Articles de yugcib
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Le discours de Macron à la télé ...
- Par guy sembic
- Le 16/10/2017
- Dans Chroniques et Marmelades diverses
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... Le discours de Macron : une vision intellectuelle... Il croit que les riches vont jouer le jeu parce qu'on sera à leur égard plus conciliant (A l'exception cependant, de quelques uns d'entre eux qui dépensent une partie de leur argent pour investir, inover et créer ainsi de l'emploi -mais pas forcément pour des raisons uniquement humanitaires)... Et il croit que les barbares vont se civiliser parce qu'on va leur faire une école qui les rendra moins barbares... (A l'exception cependant, de quelques uns d'entre eux qui seront -plus ou moins- "touchés par la grâce")...
La réalité n'est autre (et n'a jamais été autre) que :
Plus on est conciliant avec les riches, et plus ils en profitent pour devenir encore plus riches...
Et quand on fait une école pour rendre les barbares moins barbares, ils se déchaînent encore plus et finissent par foutre le feu à l'école...
Ce qu'il faut c'est combattre les barbares jusqu'à ce qu'ils disparaissent, et combattre les riches pour leur faire rendre gorge de tout ce qu'ils ont pris d'autorité et de droit à un qu'ils sont contre mille...
Et dans ce double combat, de la plus grande vigueur, contre les barbares, et contre les riches il ne faut pas "faire dans la dentelle" !
Les gouvernements, de droite et de gauche, qui se réclament de la démocratie et de la liberté, "font dans la dentelle"...
Nos sociétés qui se définissent par la voix de leurs penseurs et de leurs intellectuels, développées économiquement et de progrès social, "font dans la dentelle"...
Les dictatures "pures et dures" et les dictatures "avec un semblant de démocratie", "font moins dans la dentelle" mais elles le font, moins dans la dentelle, seulement au profit d'une minorité qui elle, possède tous les pouvoirs et toutes les richesses en s'arrogeant tous les droits...
Et globalement, dans les démocraties (ou ce qui y ressemble) et dans les dictatures ; dans les sociétés définies développées et de progrès social ou dans les sociétés définies "en voie de développement" où le commun des mortels gagne au mieux (un sur dix d'entre eux) 300 euro par mois... La loi, le droit, le pouvoir, la propriété, les richesses, tout cela c'est pour une même minorité de un contre mille... Et les intellectuels et les penseurs disent presque tous qu'il y aurait moins de barbares qui foutent le feu à l'école et des coups de couteau aux gens, s'il y avait moins de pauvreté, moins d'exclusion, moins d'injustice (et en ce sens, ils incitent les barbares à demeurer des barbares – mais des barbares définis comme étant des victimes soit dit en passant plus victimes encore que les vraies victimes !... Et il y en a très peu d'entre eux, de ces intellectuels et de ces penseurs et de ces politiques (dont Emmanuel Macron fait partie), qui disent que sept milliards d'humains sur terre exercent une pression d'activité trop forte sur la planète (Ils croient tous à une croissance qui va continuer avec un peu plus de préoccupation écologique, et ont déjà dans leurs cartons en fonction des avancées technologiques et des nouvelles innovations notamment dans la science du vivant, les plans, les projets, les prospectives de ce que sera le monde de 2090, 2100)...
En vérité, ce monde de 2090/2100, ne sera pas, ne ressemblera pas du tout, à tout ce qui a été prévu, anticipé, imaginé, rêvé, et dont les plans des "architectes" sont dans les cartons...
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Le pouvoir des mots
- Par guy sembic
- Le 13/10/2017
- Dans Pensée, réflexions, notes, tags
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... J'attends des mots qu'ils acquièrent le pouvoir de guérir, d'effacer les cicatrices et de se poser tels des doigts de jeune femme sur des attentes maltraitées...
Ces mots existent bien mais leur pouvoir n'est que potentiel, et, trop rarement, réel...
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Une définition que je me fais, de l'enfer ...
- Par guy sembic
- Le 12/10/2017
- Dans Pensée, réflexions, notes, tags
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... Certains Chrétiens définissent l’enfer par la perte de la présence de Dieu…
Je dirais de l’enfer qu’il est assurément celui des fractures relationnelles.
Quand tu as été bien avec quelqu’un, que tu as bu avec lui au même verre, que tu as partagé avec lui des émotions, traversé avec lui des espaces d’existence… Et que, suite à un énorme malentendu tu ne l'as plus jamais revu... Il y a bien là une fracture relationnelle. Et c’est ce qu’il y a de pire, je crois...
Pire que toutes ces injustices, que toutes ces hypocrisies et que toutes ces violences dont nous subissons les effets...
Dans cette si drôle d’expérience qu’est la traversée de la vie, s'en remet-on vraiment, de ce genre de fracture ?
Telle est donc ma définition de l’enfer sur Terre.
Mais si j’ai une définition de l’enfer, j’en ai une aussi du paradis ...
La vibration de bien être qui me vient entre les plis de toutes les féminités comme celle des ailes de la mouche lovée entre les plis d'un rideau dans l'instant de la chaleur d'un trait de lumière...
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Le noyau dur ...
- Par guy sembic
- Le 11/10/2017
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... C'est un "noyau dur" que celui de ces intellectuels, de ces journalistes littéraires, de ces romanciers, de ces écrivains essayistes chroniqueurs médiatisés, autour duquel gravitent les électrons que sont tous ces personnages se produisant dans les salons officiels, sur la scène publique, à la télévision et sur le Web... Tous ces personnages qui, soit dit en passant, ne vivent pas loin s'en faut avec 1200 euros par mois, et qui, pour leurs loisirs, leurs lieux de vacances, leur alimentation, leur vestiaire et leurs voitures, ne "consomment" pas du tout comme le "commun des mortels" en ce sens qu'ils sont par leur mode de vie au quotidien, dans un environnement social et culturel totalement différent de celui, justement, du "commun des mortels" dont ils sont à cent lieues des soucis, des préoccupations, entre autres le souci de trouver un travail et ou de "joindre les deux bouts" à la fin du mois comme on dit !...
Un immense espace d'audimat s’ouvre à tous ces personnages à la Une de l'actualité médiatisée, chaque jour, à chaque instant même, par ces millions de petites fenêtres sur l'actualité du monde que sont les écrans des téléphones portables, des tablettes, des appareils de télévision et des ordinateurs ; fenêtres par laquelle les seigneurs de la pensée, du propos et du discours, bardés de formation universitaire, de titres et de références, entrent dans nos univers quotidiens sans jamais le modifier en rien cet univers, autrement que par du rêve, de l'illusion...
Polluent-ils les esprits et les cœurs par des discours inaccessibles au commun des mortels ou interprétés selon des sensibilités qui s’affrontent, et voilà que les faiseurs de modes et de tendances, soutenus par la presse et par l’audiovisuel, s’empressent de les béatifier, tous ces "A-la-Une" du "noyau dur" !
Cependant s'ouvrent de ci de là, de ces petites fenêtres par lesquelles peuvent passer s'ils y parviennent, quelques "accédants" ou "postulants" que les « élus », condescendants et pourvoyeurs de marginalités récréatives, ont laissé passer, selon l'idée que "la société doit évoluer dans une diversité de plus en plus complexe et dans une reconnaissance élargie"...
Mais le manège ne prend jamais en marche les enfants pirates et ne fait jamais monter sur ses chevaux de bois les loubards de l’écriture ou de la pensée, ni les "enfants du marais" qui se balancent aux branches des arbres et font de la musique dans des bouts de roseaux percés à la pointe d'un canif...
Sans doute sont-ils légions, tous ces enfants pirates plus ou moins poètes ou philosophes dont les propos sont jugés trop simplets, trop fumeux... Et parfois vilains culs, comme ces babouins criards dont on se moque au zoo.
Eh bien tous ces pirates, ne vous en déplaise, "A-la-Une" pourvoyeurs de pensée universelle et consensuelle, bénis par les médias... tous ces pirates poussent et repoussent sur tous les terreaux du monde. Et aussi longtemps qu’il le faudra, demain, après demain ou dans mille ans, ils entreront aussi à leur manière, dans l'espace public, informels et désobéïssants dans un monde formaté...
... A Monsieur Macron et à sa clique En Marche, aux Elites de tous les Partis -de la droite la plus à droite à la gauche la plus à gauche- , à tous les arrogants même ceux qui se réclament du Peuple ; à tout ce qui, sur toutes les scènes publiques de la Tu-es-laid, du Vèbe et des parkexpos, vrombit de son verbe et clinquebrille de son esprit... A toutes les hypocrisies autant de langage que de comportements, du grand bal masqué général et du tour de table où l'on joue du coude et du genou pour accéder aux petits fours...
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Dans la définition du terrorisme, l'article 421-2 du code pénal
- Par guy sembic
- Le 10/10/2017
- Dans Articles
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L'on y peut lire ceci :
... "Le fait d'introduire dans l'atmosphère, dans le sol, dans le sous sol, dans l'alimentation ou les composants alimentaires ou dans les eaux y compris celles de la mer territoriale, une substance de nature à mettre en péril la santé de l'homme ou des animaux ou le milieu naturel" (article 421-2 du code pénal)
En vertu de cet article l'on peut affirmer que les lobbies mondialisés de l'alimentation, de l'agriculture, des semences, du médicament... Pour ne citer que quelques uns à savoir Monsanto, Bayer, Sanofi... Sont des organisations terroristes... Mais qui, non seulement bénéficient de la complaisance et du soutien des gouvernements -et des centaines de millions de gens partout dans le monde qui consomment en maugréant quelque peu de temps à autre- ; mais encore -ce qui est le plus révoltant- gagnent tous les procès que l'on leur fait -quand procès il y a- !
... Et, il faut bien le dire : sans aller jusqu'à être considéré comme un terroriste (quoique...) le fumeur qui s'en fait une petite (une roulée ou une toute faite) dehors devant l'entrée de l'hôpital, ou dans son jardin, ou à la terrasse d'un café... C'est un "pestiféré" autant que l'était, pestiféré, en 1955, un habitué du Ricard ou du ballon de rouge au bistrot du coin...
Quand on sait ce qu'introduisent ou incluent dans le tabac, dans le vin, dans les apéritifs, les lobbies de la consommation de ces produits que sont le tabac et les alcools... Des substances qui elles sont pour 70% responsables de cancers et de maladies graves... Il est permis de se demander "où est vraiment le mal" ou plus exactement "le plus du mal" ?
En 1955, le "paquet de gris" (Scaferlati) de 40 grs, n'avait pas d'agents de saveur et de texture, ni la "Gauloise"...
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Les bagages resteront sur le quai
- Par guy sembic
- Le 08/10/2017
- Dans Pensée, réflexions, notes, tags
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... Merci à tous ces visages, à tous ces esprits généreux, parfois il faut dire "quelque peu critiques" ; qui accueillent depuis tant d'années déjà, le personnage d'écriture, de poésie et de pensée que je suis... Mes tags ou mes "placards", mes révoltes, mes "salasseries", mes bras d'honneur, mes différents "registres" d'écriture ; le tout comme un torrent qui dévale des kilomètres de pentes rocailleuses...
... Merci à tous ces silences que j'ai parfois pris pour de l'indifférence mais qui étaient en fait -et de fait- les réponses les plus crédibles, les plus explicites et peut-être les plus amies, les plus fidèles...
De toute manière, à la fin, je serai comme le voyageur laissant sur le quai de la gare tous ses bagages, et, monté en marche dans un train venant de ralentir -mais pas de s'arrêter- je m'en irai au loin ; le train disparaîtra du paysage et, dans un grand ciel je m'envolerai...
Je volerai alors pour des yeux, tous ces yeux qui me verront voler et dont le regard n'est pas encore né...
Mais... Que puis-je dire de tous ces yeux qui me voyaient, dont je n'ai jamais rencontré le regard, quand, à chaque fois que je me trouvais sur le quai d'une gare avec mes bagages, je n'attendais que de voir passer des profils de visages derrière les fenêtres des trains qui passaient sans s'arrêter ?
... Cette question des bagages sur le quai à la fin (car la fin concerne bien chacun d'entre nous un jour ou l'autre – soit dit en passant le plus tard possible-)... Je l'avais déja évoquée, et j'y pense de temps à autre, en particulier lorsque me viennent doute et interrogation sur le sens de ce que l'on réalise tout au long de notre vie...
Certains jours, je range mes crayons, c'est à dire que je ne poste rien, mais les crayons cependant, demeurent à portée de ma main (ou plutôt du clavier de mon ordinateur)...
Qu'y -a-t-il à vrai dire, de vraiment plus important, de vraiment plus essentiel dans la vie, dans cette vie de chacun de nous, que ce lien, que cette relation privilégiée à savoir le lien ou la relation que nous avons avec les personnes qui sont le plus proches de nous-mêmes ? Un mari, une femme, des enfants, une famille ? Et, par extension si l'on peut dire, les amis, les connaissances... de longue date ou qui viennent d'entrer dans notre vie...
Lorsque cette relation privilégiée ou ce lien fait défaut, ou est rompu ou devient affrontement ; ce vers quoi l'on se tourne alors, prend tout son sens dès lors que ce vers quoi l'on se tourne et nous fait agir, réaliser, entreprendre... fait venir du lien, de la relation...
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ça existe, je le sais, je l'ai vu ...
- Par guy sembic
- Le 07/10/2017
- Dans Pensée, réflexions, notes, tags
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... S'il devait exister une vérité -ou une valeur- au dessus de toutes les autres ; et d'une indépendance, d'une liberté d'esprit où toute morale, où toute mode, où toute tendance, n'auraient plus le sens que le monde leur prête mais une intelligence, une énergie, en somme le principe naturel et intemporel qui fonde une relation heureuse et durable entre les êtres ; alors cette vérité -ou cette valeur- dans le monde humain, serait faite de bonté, d'accueil, d'humilité, de gentillesse...
Dans le monde humain, ça existe, je le sais, je l'ai vu, on m'a même laissé toucher... C'était tellement beau que je me suis demandé si c'était bien humain... Parce que j'avais déjà vu ça, d'une chatte de 15 ans pelotonnée sur une plaque de cuisinière et que cette chatte et moi ne communiquions que par des regards...
... Mais c'est vrai -il faut bien le dire- il y a la violence, il y a l'orgueil, il y a le mépris, et... toute l'intelligence, toute la malignité qui va avec la violence, l'orgueil, le mépris...
Mais il y a, dans la dureté du monde, comme une "gestation" qui n'en finit pas ; une "gestation" dont ne sait quel être un jour, en pourrait sortir, et auquel on prête toutes sortes de formes et de visages...
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Deux parties intégrantes de la personnalité humaine, inégales et indéfinies
- Par guy sembic
- Le 06/10/2017
- Dans Pensée, réflexions, notes, tags
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... La part d'égoïsme, de cupidité, d'intérêt personnel, de préoccupation de ce que l'on va faire, de ce dont on a besoin à titre personnel... Est partie intégrante et naturelle de la personnalité humaine, tout comme l'est aussi la part d'humanisme, de considération, d'intérêt pour l'autre...
Les deux parties intégrantes sont cependant inégales d'un être humain à l'autre, et surtout, il existe toujours entre les deux parties, une sorte de "territoire" incertain, ambigu, indéfini...
Sousestimer l'existence de la part d'égoïsme, de cupidité, d'intérêt personnel, de préoccupation et de besoin personnel, relève d'angélisme et expose à des déconvenues... Mais au contraire surrévaluer et amplifier l'existence de la part d'égoïsme et de cupidité, relève d'un pessimisme pouvant devenir obsessionnel et de nature à rendre la relation à l'autre difficile, hésitante voire à l'empêcher... Et contribue à l'isolement, au repli sur soi...
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Radicalisme, ressemblance, différence...
- Par guy sembic
- Le 05/10/2017
- Dans Chroniques et Marmelades diverses
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... Je ne conçois de radicalisme (dans l'extrême ou dans le rejet absolu) QUE contre la pédophilie et contre le fanatisme religieux qui sont à mon sens, les deux maux -et de loin par rapport à tous les autres maux- les plus inacceptables dans nos sociétés... (Quoiqu'il y ait en fait, beaucoup d'inacceptable)...
Tout le reste (la violence, la guerre, la domination des lobbies et des puissants -et des très riches-, l'hypocrisie, les inégalités sociales, le culte des apparences, la loi de l'argent, les injustices... Je le combats, je le dénonce, cela me hérisse, me met en colère, je voudrais que ça disparaisse, ça me rend par moments "épidermique"... MAIS, au delà de tout ce que je peux ressentir, me vient comme "surgi des profondeurs de la terre" (ou d'au delà d'un horizon de brume), une sorte de "conscience de la réalité du monde" qui m'incite au témoignage, et en même temps que le témoignage, à la réflexion, à l'interrogation...
Cependant, en face de la pédophilie et du fanatisme religieux, je ne puis jamais réfléchir ni m'interroger très longtemps, en effet, très vite "ça bloque" : il n'y a alors rien d'autre dans les "profondeurs de la terre" qu'une couche de roche dure qui affleure et dont l'épaisseur serait presque celle de la longueur du rayon de notre planète... Autant dire intraversable, la roche dure...
Mon "quelquechose qui ressemble à Dieu" en moi, il le sait, cela ! Je le lui dis par une écriture de moi qui ressemble à la prière du croyant...
Je ne rencontre autour de moi, et "ça dure depuis que j'ai pu le voir et le ressentir petit gosse dans les années 50", je ne rencontre le plus souvent, le plus "partout", que des gens qui dès lors qu'ils sont sensibilisés par tel ou tel sujet "qui fâche", par telle chose qui les inquiète vraiment et les rend agressifs ou contrariants, même si ces gens sont "gentils/compréhensifs/amis de longue date/intelligents/bon chrétiens croyants ou pratiquants/éduqués-et tout ce qu'on voudra de bien ou de positif"... Se révèlent alors, finalement, "dérangés qu'ils sont dans leurs valeurs, dans leurs principes, dans leur morale, dans leur rapport à l'Autre, dans leur croyance, dans leurs certitudes" ; "plus tout à fait si bons amis que cela!" ... Mais bon, en général, "ça passe comme passe le mauvais temps et le ciel redevient clair, le vent s'arrête et on entend rechanter les petits oiseaux" (rire)...
... Tiens, pour prendre des exemples de sujets qui fâchent : le Front National, la France Insoumise de Jean Luc Mélenchon, le Macronisme, l'immigration,l'Islam, les Arabes, les Juifs, Poutine, Trump, la corée du Nord, Bachar El Hassad, Erdogan la Turquie... Bon sang (remarquez je comprends bien tout ça, qui fait hérisser le poil) dès qu'est abordé l'un ou l'autre de ces sujets de discussion eh bien immanquablement "ça frite" entre les interlocuteurs... Et en plus si "t'es trop gentil" (ou trop dans la culture de la réflexion/l'interrogation), t'es pris pour un complaisant, pour "un qui fait le jeu des extrémistes" et "on te rentre dedans" !
Cela devient fatiguant à la longue tout ça, toutes ces chamailleries, toutes ces violences, tous ces épidermismes, toutes ces interprétations fallacieuses, tous ces propos agressifs et tout cela à répétition à longueur de journée ! En somme tous ces radicalismes qui sont certes, de grands maux sur Terre, mais pas comme les deux les plus vraiment nuisibles et inacceptables (la pédophilie et le fanatisme religieux)...
... Je suis surpris, à vrai dire dérouté, par tous ces gens qui en apparence -et même plus qu'en apparence- sont gentils, compréhensifs, éduqués, réfléchis, en un mot "fréquentables" en tant qu'interlocuteurs, connaissances, amis... Mais qui, dès lors que "quelque chose d'exprimé par -même un ami, même un proche- les dérange ou les froisse ou les iritent parce que le sujet leur est sensible"... Réagissent avec une certaine brusquerie lapidaire...
Et j'en viens à m'interroger sur le bien fondé, sur la valeur, sur le sens, sur la pertinence, sur ce qu'il y a de vraiment perceptible au delà de la réalité ou plutôt de ma vision de la réalité, de ce que j'exprime...
C'est bien là tout le risque qu'il y a, à vouloir partager, à vouloir communiquer... Lorsque le "vouloir partager" se heurte à ce que pense l'autre sur le sujet...
... Si la ressemblance (d'idées, de valeurs partagées, d'émotions, de pensée, de culture, de goûts, de mode de vie) entre des personnes formant un groupe, une société ; facilite la relation... La ressemblance cependant, tend à laisser se développer entre les personnes qui partagent, une "culture identitaire" dans laquelle chacun "se retrouve" et ne communique finalement qu'avec des gens avec lesquels il s'entend ; ce qui génère de l'isolationisme, du communautarisme, un sentiment fort d'appartenance, et il devient alors de plus en plus difficile, de moins en moins souhaitable, dans cette culture d'une identité entre des personnes, d'envisager une relation avec d'autres personnes dont la culture, le mode de vie, la pensée, les goûts, les aspirations, sont différentes.
En somme la ressemblance génère plus de violence, plus de rejet, plus de conflit ; que la dissemblance parce que dans la dissemblance les gens en se protégeant naturellement (en évitant de se dévoiler) parviennent à échanger (du moins ce qu'ils peuvent échanger) et chacun, en fait, demeurant sur son terrain, il se crée une séparation naturelle ayant tout de même une étanchéité... Alors que la ressemblance, elle, crée des territoires vraiment séparés par des barrières de part et d'autre desquelles, ne peuvent que se renforcer les défenses et se fourbir les armes qui vont finir par parler...
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L'étape ultime -et la plus dangereuse- de l'insécurité liée au terrorisme
- Par guy sembic
- Le 04/10/2017
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... Il se pratique dans notre pays, une "culture de la précaution de langage" à mon sens -et c'est ainsi que le ressentent des millions de gens en France- aussi abjecte, aussi révoltante, que la réalité de la violence, des attentats... Elle est même, elle se révèle, cette "culture de précaution de langage" (cette manière de ne pas nommer les choses ou de douter) en partie responsable de l'insécurité ambiante dans la mesure où elle laisse se développer une idéologie radicaliste et meurtrière aux côtés ou en parallèle d'organisations déclarées, puisqu'elle incite des individus isolés à commettre des actes de terrorisme... Ces individus, en général, ne sont pas connus de la Justice, ou ont été repertoriés en tant que délinquants ordinaires pour des délits dits "mineurs"... Inconnus qu'ils sont, de la Justice ou seulement repertoriés en tant que délinquants mineurs, ces individus sont d'autant plus dangereux qu'ils se radicalisent eux-mêmes en un temps très court (donc sans préparation, sans progression par étapes, et sans être directement influencés par d'autres individus d'un groupe) et qu'ils peuvent avec un couteau, ou au volant d'une voiture en fonçant sur des gens, semer la terreur dans un lieu public...
Ainsi le tueur isolé, qui n'a pas une kalachnikov ou une ceinture d'explosifs sur lui, qui n'est pas un spécialiste d'engin explosif ; peut-il agir à tout moment n'importe où, par n'importe quel moyen à sa portée...
C'est à ce stade d'insécurité qui est celui du risque existant en permanence désormais, que nous en sommes arrivés, ce stade étant l'étape ultime (et la plus dangereuse) d'un processus qui a commencé à se mettre en place il y a une quarantaine d'années et n'a cessé de franchir les étapes successives...
... "La République est ce lieu magique qui permet à des gens de vivre dans l'intensité de leur religion" ... Dixit Emmanuel Macron, le 1er octobre 2016...
Ce qui me gêne dans le vocable " l'intensité de leur religion", c'est que forcément -cela me paraît évident- que "l'intensité de leur religion" évoque ce qu'il y a d'excessif, de radical, d'extrême, dans la religion, dans une religion quelle qu'elle soit... Et dans ce cas, selon le propos d'Emmanuel Macron, le "lieu magique" qui est la République, devient un lieu de violence, de peur, de discorde, d'insécurité, de division entre les citoyens... N'ayant plus en conséquence la moindre "magie" et qui devient à vrai dire un enfer !
... Accepter de vivre dans une société (et avec une politique) qui conçoit de "vivre l'intensité de sa religion" (l'intensité avec tout ce qu'implique cette intensité)... Ce n'est guère "préférable" à devoir vivre dans une banlieue ou un quartier dit "difficile".
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Le Festival International de Géographie, 28ème édition, Saint Dié Vosges
- Par guy sembic
- Le 02/10/2017
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... Pays invité : l'Afrique du Sud ; thème : territoires humains, mondes animaux.
Du vendredi 29 septembre à 9h jusqu'au dimanche 1er octobre à 20h...
-7 films projetés qui, tous déjà l'ont été une première fois, présentés durant les deux journées précédentes, mercredi 27 et jeudi 28 septembre.
-220 conférences, débats et discussions cafés géographiques, rencontres littéraires, lectures présentation ouvrages.
-Animations spectacles, expositions, concerts, salon du livre, salon de la gastronomie, restauration.
Les deux "temps (ou moments) forts" du festival :
-La séance inaugurale de cette 28 ème édition du F.I.G dans la salle Yvan Goll de l'Espace Georges Sadoul ("Quartier Général" du F.I.G) le vendredi 29 septembre de 18h à 20h.
-La cérémonie de clôture dans cette même salle Yvan Goll, le dimanche 1er octobre de 16h à 18h, avec notamment le témoignage de Jean Claude Guillebaud Grand Témoin de cette édition du F.I.G 2017.
... Et j'ajouterais pour ma part, outre ces 2 "moments forts" : le Grand Entretien avec Jean Claude Guillebaud, animé par Antoine Spire, le samedi 30 septembre de 11h à 12h 30 à la cathédrale.
Les personnalités du festival :
-Michel Pastoureau, historien du Moyen Age, qui nous a présenté lors de la séance inaugurale, sa thèse portant sur le bestiaire héraldique du Moyen Age : les animaux au Moyen Age n'intéressaient que peu les historiens de l'époque, n'étaient pas considérés au moyen âge selon la classification qui s'est faite à partir de la seconde moitié du 18 ème siècle...
-Jean Claude Guillebaud, grand témoin de ce festival, est un baroudeur ayant fait du reportage tout autour de la planète. Il a obtenu en 1972, le prix Albert Londres, travaillé au journal Le Monde puis au Nouvel Observateur, et aux Editions du Seuil en tant qu'éditorialiste. Son enquête, en fait une grande partie de son oeuvre a pour thème le désarroi contemporain et il interroge les travaux des grands penseurs de toutes les disciplines afin de saisir, de comprendre les métamorphoses des civilisations.
Il écrit notamment chaque semaine dans le journal Sud Ouest Dimanche une rubrique "Paris Province" portant sur un sujet d'actualité.
-Lydie Salvayre, présidente du Salon du Livre, fille de républicains espagnols, psychiatre et romancière, ayant obtenu le prix Goncourt pour son livre "Pas pleurer".
-Gilles Fumey, professeur à l'université Paris IV et à Sciences Po, qui nous invite à une réflexion sur le confinement des animaux dans les parcs, zoos, fermes ; sur la place des animaux dans notre alimentation, sur le rôle qu'on dénie aux animaux dans la crise écologique... sans cependant faire le procès de notre époque, mais en reconnaissant les liens entre les espèces animales et les sociétés humaines.
... A mon point de vue, un certain nombre de conférences et débats portaient sur des thèmes très particuliers qui n'étaient point liés à de "grandes problématiques de premier ordre"... Aussi ai-je évité ou plus exactement fait le choix de ne point assister à aucune de ces conférences ou débats ou entretiens dont je ne pensais point qu'ils pouvaient être d'un intérêt majeur... D'ailleurs vu le nombre (quelque 220 en tout), il m'eût été impossible d'assister à plus de dix tables rondes et conférences sur les 3 jours du F.I.G...
Outre, donc, la séance inaugurale et la séance de clôture, j'ai assisté à "L'Afrique, les enjeux multiples du continent" le vendredi 29 ; à l'entretien avec Jean Claude Guillebaud et à "L'Afrique du Sud ou les visages contrastés de l'émergence" le samedi 30...
J'ai consacré environ une demi heure à la visite du salon de la gastronomie (qui est un des lieux du festival chaque année, le plus fréquenté soit dit en passant) ; deux heures au salon du livre et une heure dans les salles du musée Pierre Noël pour voir une exposition de photos "Brakpan and Flatlands" en noir et blanc, de Marc Shoul, artiste et photographe sud africain vivant et travaillant à Johannesbourg ; et "Black Beach Day" une exposition photographique de Madeleine Caillard-Pisani-Ferry, en couleurs, des vues de la plage de bonne espérance un soir de 26 décembre seul jour où cette plage est accessible aux Noirs.
Marc Shoul s'attache au travers de ses différents travaux, à mettre en exergue les questions sociales complexes (et difficiles) que traverse l'Afrique du Sud...
En fait j'ai plus appris de l'Afrique du Sud en regardant ces photographies (et à lire les commentaires associés), qu'en assistant aux conférences tables rondes... Ce qui m'a interpelé c'est cette liberté d'expression autant en politique qu'en art, qu'en expression écrite, liée à un foisonnement de diversités culturelles et d'idées mêlées en de mêmes lieux urbains, tout cela dans une quasi absence d'hypocrisie, dans une authenticité, un naturel tels qu'il n'en existe que peu ailleurs dans le monde (et avec un regard sur l'avenir, la modernité)... Mais aussi il faut le dire, tout cela dans la violence, dans une insécurité présente, sur fond de grandes inégalités sociales...
En somme l'Afrique du Sud me semble un pays "plus démocratique" en dépit de la violence, de l'insécurité et des inégalités sociales régnantes, que la plupart des pays européens... En ce sens que pour le dizième de ce que tu peux dire en Afrique du Sud sur le gouvernement, par exemple... eh bien en Turquie ou en n'importe quel autre pays d'Afrique, ou en Russie ou en Chine, tu te retrouves en taule vite fait... Jamais en Afrique du Sud (mais à côté de cela, que de violences, que d'assassinats, que de rivalités raciales ou ethniques liées aux arrivées de migrants et d'étrangers et surtout aux conditions d'extrême précarité dans laquelle vit une partie de la population)...
Le seuil de pauvreté en Afrique du Sud est situé à moins de 50 euro par mois de revenu... C'est dire que le niveau de revenu pour les gens de la "classe moyenne" doit tourner autour de quelques centaines d'euro par mois (donc beaucoup moins qu'en Europe)... 1 euro, au change, vaut 16 Rands sud africain...
Pour le tourisme (je pense au tourisme de Touropérator surtout), on peut dire que budgétairement parlant, l'Afrique du Sud est un pays "attractif" (qui mise d'ailleurs sur cette "manne" qu'est le tourisme et qui met à disposition des sites -plages et autres- pour tous les goûts, toutes sortes d'activités -randonnées, circuits etc.)... D'autant plus que durant ces deux ou trois dernières années, l'Afrique du Sud qui a connu sa période la plus "heureuse" (croissance économique) entre 1994 et 2010 en gros, est entrée en stagnation voire en récession (tout le textile a foutu le camp ainsi que d'autres industries, à cause de la concurrence et de la mondialisation)...
L'"héritage" de la période Nelson Mandela est en train -en partie- de se diluer quelque peu et l'on assiste à un retour du racisme... Cependant en dépit de cette dilution de l'"héritage", l'oeuvre de Nelson Mandela a laissé tout de même en Afrique du Sud, des traces qui ne vont pas s'effacer de sitôt...
Il faut noter aussi que la corruption (tous milieux, politiques et autres) en Afrique du Sud, fonde en partie une économie de substitution non négligeable...
Pour résumer l'Afrique du Sud : une quasi "vraie démocratie" (si l'on excepte la domination des lobbies et des cartels), moins (bien moins) d'hypocrisie qu'en Europe, plus de liberté d'expression mais plus de violence, plus d'insécurité, plus d'inégalités sociales qu'en Europe... En somme "on ferait pas trop dans la dentelle mais sur un fond de poésie, de liberté et de culture de la modernité"... du moins dans les "couches populaires" même les moins éduquées (car pour l'éducation, il y a de grandes inégalités en Afrique du Sud)...
Il faut encore noter que ce n'est que depuis 1994 que l'Afrique du Sud s'est finalement dotée d'un régime démocratique en instituant le vote jusqu'à lors réservé aux Blancs, aux Noirs : c'est d'ailleurs le vote Noir en 1994, puisqu'il y avait en Afrique du Sud davantage de Noirs que de Blancs, qui a porté au pouvoir (à la présidence de la république) Nelson Mandela.
Vers la fin des années 1980, déjà, la société tout entière évoluait en Afrique du Sud, en ce sens que l'apartheid, institué dans ce pays depuis 1948, n'avait plus l'adhésion d'une partie de la population Blanche et surtout, l'adhésion encore, des élites, des dirigeants, des catégories aisées de la population (du moins en partie) du fait que cette partie des Blancs pensaient que l'apartheid était devenu un "boulet" pour leur pays désormais impacté par la mondialisation de l'économie marchande et de surcroît faisait l'objet d'une "mise au ban des nations" et même de sanctions sous forme d'embargos (difficulté pour trouver de la clientèle à l'exportation)...
Soit dit en passant dans le même temps, en ces années 1980 et 1990, et à plus forte raison avant 1980, les Etats Unis d'Amérique pratiquaient un apartheid qui n'était pas moins dur que celui qui existait en Afrique du Sud depuis 1948. En effet dans toutes les villes américaines des années 1960/1970, les Noirs et les Blancs ne pouvaient jamais se trouver ensemble dans les mêmes autobus, transports publics, écoles, certains magazins, etc.
Mais alors même que l'Afrique du Sud était considérée par la communauté internationale comme un état "scélérat et raciste", en revanche les Etats Unis d'Amérique étaient considérés comme un "modèle de civilisation", de modernité, un partenaire incontournable et ne faisaient pas l'objet de la moindre critique au sujet de la ségrégation raciale qu'ils pratiquaient au vu et au su de tous les observateurs étrangers présents dans leur pays. C'est dire de l'hypocrisie, du niveau d'hypocrisie de l'ensemble de la communauté internationale et en particulier de l'Europe Atlantiste (pays de l'OTAN et en même temps pays partenaires économiques)...
C'est en février 1991 que Frederick De Klerk, président d'Afrique du Sud, prend la décision de mettre fin à l'apartheid, et en effet 4 mois plus tard, le parlement Sud Africain abolit les lois qui fondaient la domination blanche.
Depuis lors, et surtout à partir de 1994, l'Afrique du Sud prend un essor économique notable avec un taux de croissance supérieur à celui des pays européens et bénéficie pleinement de l'ouverture des marchés, de la mondialisation de l'économie marchande, et devient un pays qui exporte... Mais cela s'infléchit à partir des années 2008, 2009 et 2010 du fait d'une concurrence plus dure et plus diversifiée et venant de pays qui eux ont émergé dans le début des années 2000 (Brésil, Chine, autres pays d'Afrique)...
... J'ai été tout d'abord "quelque peu surpris" puis ensuite après avoir cherché à me renseigner (parce que j'arrivais pas à le croire)... Par la non présence en ce festival international de géographie édition 2017, de personnalités, enfin, de gens venus d'Afrique du Sud en délégation : autrement dit "pas le moindre petit bout de visage de vrai/vrai Africain du Sud !"... J'en étais "le cul par terre" !
Alors que lors de F.I.G précédents, où les pays invités furent le Rwunda, la Russie, La Chine... Il y avait eu de "vrais Rwundais, de vrais Russes, de vrais Chinois" !
Pourtant l'affiche (celle que je poste en image au début de mon texte) porte en inscription : "Pays invité, l'Afrique du Sud".
Si vraiment, il n'y a pas de personnes en délégation, venues d'Afrique du Sud, alors l'inscription sur l'affiche aurait dû être : "Pays présenté, l'Afrique du Sud" !
... Je formule 2 hypothèses (juste des hypothèses) :
-Soit la municipalité de Saint Dié et le comité gestionnaire du F.I.G "n'est pas -n'est plus assez riche" pour pouvoir payer les frais occasionnés par la venue d'une délégation du pays invité, notamment le billet d'avion pour 8 ou 10 personnes...
-Soit (peut-être plus logique et plus probable) que l'Afrique du Sud n'a pas elle même souhaité envoyer à ce festival, une délégation (et je crois en percevoir si c'était le cas, les raisons-en rapport de ce que j'ai écrit plus haut au sujet de la "vue de l'Europe" sur l'Afrique)...
Voici d'ailleurs ce qu'écrivent à ce sujet, Georges Ramaïoli, dessinateur Niçois ; et Tanella Boni, philosophe Ivoirienne :
-Georges Ramaïoli :
"Je trouve que le festival est un peu calme et je suis étonné par le manque de présence du pays invité d'honneur"...
Tanella Boni :
"Je suis frappée par le fait qu'il n'y ait pas plus de dialogue avec des intervenants d'Afrique du Sud et que ces derniers n'interviennent pas plus sur les tables rondes. L'Afrique est vue de l'Europe."
... C'est dommage -mais sait-on jamais à l'avenir- que je n'aie point sur le Net (en quelque forum que je fréquente ou sur Facebook) un (ou deux ou trois) "ami de longue date" Africain du Sud habitant par exemple Le Cap (Capetown) ou Johannesbourg, et avec lequel j'aurais pu correspondre... Si cela avait été le cas, je lui aurais dit "viens passer tes vacances chez moi en France, et à mon tour je lui aurais demandé de me prendre sous son aile lors d'un séjour en Afrique du Sud... Moi qui ai "une peur bleue" (à cause de l'insécurité et de la violence) à l'idée de me retrouver dans une ville telle que Johannesbourg, je dois dire que, sous l'aile d'un ami, immergé que je serais au beau milieu de tant de diversités mêlées dans un même lieu urbain, tant de diversités en apparence si impensables à coexister vu d'Europe, comme j'ai pu le voir au travers de l'exposition photographique de Marc Shoul ; tout comme Marc Shoul je me dirais sans doute que cette diversité, que cette liberté et que cette atmosphère qui s'en dégage me ferait surmonter ma peur (peur de l'insécurité, peur de la violence)...
Mais bon, je me vois mal, à bientôt 70 ans, prendre un billet d'avion aller retour et devoir visiter l'Afrique du Sud par mes propres moyens (rien que les embouteillages monstres sur les voies autoroutières enserrant Johannesbourg par exemple...)... Ni même opter pour un voyage de Touropérator de type consommation de masse loisirs vacances, ou pour une croisière le long de la côte australe dans un bateau de 2500 personnes !
... Lors de la séance de clôture du F.I.G 2017, le dimanche 1er octobre de 16h à 17h, fut annoncé par monsieur Christian Pierret fondadeur du F.I.G ( 1ère édition en 1990) le thème retenu pour 2018 ainsi que le pays invité d'honneur :
-La France demain ; la scandinavie (Norvège/Suède/Finlande/Danemark) avec en plus l'Islande.
Personnellement, le thème retenu "la France de demain" ne me convainc trop guère en ce sens que je le trouve "plus ou moins politiquement orienté" et que de ce fait, cette "France de demain" me semble plutôt être celle des "du bon côté de la barrière"... En revanche la "France de demain" ne me paraît pas être une France "si heureuse que cela à vivre" pour des millions de gens (à commencer d'ailleurs par des gens de Saint Dié et des Vosges qui ne sont guère trop favorisés socialement et économiquement)...
... Quant au thème retenu pour le F.I.G 2017 "Territoires humains, mondes animaux", les interventions de géographes, de spécialistes du monde animal, que j'ai trouvées vraiment intéressantes dans la mesure où l'on évoquait l'intelligence animale (nombreux comportements étonnants évoqués) ... Ne m'ont pas cependant fait oublier cette dramatique réalité de la disparition de nombreuses espèces animales (dont on n' a pas suffisamment parlé dans les conférences et tables rondes)...
... Je ne voudrais pas terminer mon exposé cependant, sans souligner cette initiative des organisateurs (et de la ville de Saint Dié) de faire participer les jeunes au F.I.G (cela avait d'ailleurs été le cas en 2015, en 2016)... Au travers d'animations, de petites conférences, de jeux éducatifs, de présentations de livres, de bandes dessinées. Ainsi furent mobilisés et inclus dans ces trois journées du F.I.G les enfants des écoles, collèges et lycée, bien accompagnés et encadrés... C'est bien là en effet, un souci, une heureuse initiative, de la part de la municipalité de Saint Dié, de sensibiliser et de faire participer la jeunesse à l'évolution du monde, à la géographie, à l'histoire du monde...
... Je dirai aussi, enfin, que, une grande partie de l'atmosphère de ce F.I.G, résidait dans la déambulation musicale dans les rues de Saint Dié, sur la place du marché, dans l'avenue Thiers, de la fanfare Ensemble National de Reggae sur des reprises de grands succès sud africains aux rythmes endiablés, aux mélodies par moments émouvantes dont les notes retentissaient encore après la fin des morceaux...
Une déambulation musicale de marionnettes géantes, Caramantran ; et "Au rythme du Bushmen" une chorégraphie musicale de l'association Danser sans compter... également présentes lors de ce festival...
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La lumière réfléchie sur une face du prisme
- Par guy sembic
- Le 01/10/2017
- Dans Chroniques et Marmelades diverses
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... Contester le système, tirer à boulets rouges sur les "riche-à-crever" et sur la prose des intellos, dénoncer les injustices et les hypocrisies, la folie des guerres, hurler sur la loi du fric et sur l’outrecuidance des apparences et des reconnaissances médiatisées, casser le vase sacré… Oui, c’est vrai : cela ne change en aucune façon, le monde !
Autant dire que ça fait rire, ou que ça fait hausser les épaules... quand ça ne fait pas gerber...
Dans cet espace de liberté qui est celui de l’écriture cependant, les mots s'assemblent comme pour une prière, la même prière que celle du vrai croyant qui parle à son créateur. En toute liberté, sans faux semblant, sans témoins admiratifs ou complaisants ou pourfendeurs...
Contester le monde c'est exposer la face d'un prisme dont la lumière réfléchie, fulgurante et brûlante venue de l'espace autour du prisme, violente les yeux qui ne peuvent éviter de la voir cette face...
Il faut aussi exposer les autres faces du prisme qui réfléchissent une lumière tout ausi fulgurante et brûlante venue de l'intérieur du prisme...
Exposer et donc contester son propre monde
Le monde qu’on a en soi.
Nos certitudes.
Notre propre pensée.
Alors le monde -la lumière réfléchie des faces du prisme- sera contesté... du dehors et du dedans...
Mais cela ne fera pas pour autant réfléchir sur chaque face du prisme, une lumière qui "viendrait du ciel" et ne serait plus fulgurante et brûlante...
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La bonté et l'humilité ne sont point en ce monde, en vénération !
- Par guy sembic
- Le 28/09/2017
- Dans Chroniques et Marmelades diverses
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... Lorsque les êtres bons, humbles, sans défense, dévoués aux autres jusqu'à l'abnégation, sont victimes notamment dans leur vieillesse, de certains handicaps, ils ne bénéficient guère trop auprès de leurs proches et de leurs connaissances, de la même considération que celle dont ils jouissaient plus ou moins du temps de leur bonne santé physique et intellectuelle. Mais soit dit en passant, dans cette considération dont ils jouissaient plus ou moins du temps de leur bonne santé, il y entrait davantage d'intérêt et de condescendance de la part des proches et des connaissances, que de véritable considération...
J'observe depuis mon enfance (donc cela "ne date pas d'aujourd'hui" ni du fait que "le monde serait encore plus dur qu'il ne le fut jadis")... J'observe que les êtres bons, humbles, sans défense, parfois crédules dans la mesure où l'on peut les berner facilement, les êtres que l'on dit "simples" (ou "pas trop finauds" pour employer une expression d'usage) ou même plus généralement les êtres qui ont en eux de la bonté naturelle et une "intelligence du coeur" associée aussi il faut le dire à du "bon sens des choses"... Sont souvent les êtres que la vie éprouve le plus, que les "plus forts" (en intelligence/connaissance acquise par des études plus ou moins poussées, en malignité, en culot, en débrouillardise, en maîtrise de diverses technologies actuelles et d'appareillages/équipements)... Ont tendance à "écraser" quelque peu de leur suffisance, de leurs certitudes, de leur assurance, et même de la "dimension de culture humaniste" dont ils se targuent plus ou moins ostensiblement...
"Ecraser" n'est peut-être pas forcément le terme qui convient systématiquement... Je dirais plutôt "condescendre"... (condescendre d'ailleurs assez souvent, sans en être vraiment conscient)...
... Albert Camus avait une adoration (une vénération) pour sa mère qui savait à peine lire et écrire...
Les écrivains qui ont pour les êtres humbles, simples et bons, de la considération et de l'amour, ont davantage ma faveur que les autres... Et pas seulement les écrivains mais toutes les personnes qui, ayant un "capital" tant physique qu'intellectuel normalement développé, sont bonnes pour les êtres "fragilisés" -déjà en ne profitant pas de leur fragilité... et ensuite en leur manifestant de la considération et de l'amour...
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L'ignorance
- Par guy sembic
- Le 27/09/2017
- Dans Chroniques et Marmelades diverses
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... L'ignorance sévit autant dans les sociétés démocratiques que dans les sociétés totalitaires.
Dans les démocraties l'ignorance a pour vecteurs :
-la consommation de masse en produits de loisirs et de culture dont la caractéristique principale est le nivellement par le bas afin que le plus grand nombre consomme et pendant qu'il consomme ne pense plus...
-les grands médias d'information au service des lobbies, des gouvernants et de la pensée officielle normative, diffusant tout un "prêt à savoir" n'étant qu'une parodie grossière de la connaissance.
Dans les régimes totalitaires l'ignorance du plus grand nombre est entretenue par l'autorité dirigeante et par la police sur laquelle l'autorité s'appuie, par la censure, par la radicalité de la religion ou d'une idéologie dominante impliquant l'adhésion obligatoire de tous sous peine de mort ou de prison ou même de torture... Ce sont, dans ces régimes totalitaires, souvent les femmes qui sont, plus encore que les hommes, maintenues dans l'ignorance et n'ayant que peu accès à l'école...
L'ignorance qui sévit dans les sociétés démocratiques n'est pas, à proprement parler, une ignorance venant du seul fait de la difficulté d'accès à l'école, pas plus d'ailleurs que dans les sociétés totalitaires à l'exception par exemple des Talibans qui interdisent aux filles d'aller à l'école... L'ignorance est, dans les démocraties et dans les états totalitaires, insidieuse et entretenue dans la mesure où elle affecte même des gens qui ont fait des études secondaires voire supérieures, en ce sens que la connaissance lorsqu'elle implique le questionnement, la pensée, la réflexion, n'est pas loin s'en faut ce que recherchent l'autorité dirigeante, le gouvernement, les élites, les élus pour le bien être intellectuel des citoyens... (Nos démocraties en Europe et aux Etats Unis, ne sont pas à vrai dire, des démocraties "dans le plein et juste sens du terme" puisqu'elles sont sous la domination des marchés, des lobbies, des décideurs économiques, des financiers, des actionnaires)...
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Le coup de hache sur la mer gelée
- Par guy sembic
- Le 26/09/2017
- Dans Chroniques et Marmelades diverses
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« Un livre doit être la hache qui fend la mer gelée en nous », écrivait Kafka en 1904, dans une lettre à Oskar Pollak, le 27 janvier…
Cette « mer gelée en nous » n’est-elle pas comme une banquise dont les bourrelets, les rides, les creux et les bosses à perte de vue, sont autant de repères et de marques pour ces « aventuriers » de la vie que nous sommes, alors que nous venons tout juste de franchir l’une de ces « frontières » de l’Histoire (le passage du 20ème au 21 ème siècle et le début du 21 ème siècle), sans doute la plus déterminante mais aussi la plus incertaine de toutes les frontières qui ont précédé ; et de pénétrer en un « territoire » qui pourrait être comme les « territoires » d'avant, un immense palier, une sorte de plateau au bout duquel il n’y pas d’horizon discernable ?
Et ne traversons nous pas, en nos existences qui passent comme l’éclair de l’orage ou comme une « éternité » entre deux portes, de ces « territoires paliers » qui sont autant de « banquises » à perte de vue ?
A la surface de cette « mer gelée en nous », et même, je crois, jusqu’à une certaine profondeur, s’y répètent et s’y perpétuent l’immobilisme des habitudes, certaines formes de renoncement ou d’indifférence, ou, ce qui n’est guère mieux, une forme d’espérance « angélique » et d’une consistance purement émotionnelle ; et, ce qui est sans doute pire encore, un ensemble de certitudes trop vite acquises dont on fait un « rempart sécuritaire » qui, de toute évidence, ne peut résister aux grands blizzards que les évènements autour de nous ont soulevé…
Il est assurément très peu, de ces livres ou de ces écrits, de nos jours comme par le passé, qui sont cette « hache fendant la mer gelée »… Et quand bien même voleraient en éclats tous ces repères, toutes ces habitudes, tous ces renoncements, toute cette indifférence, toutes ces « shizophrénies intellectuelles », toutes ces certitudes, tous ces angélismes et toutes ces hypocrisies… N’en viendraient-il pas d’autres, de ces bourrelets, de ces rides, de ces creux et de ces bosses à perte de vue ?
« Un livre qui fend la mer gelée » est un livre qui dérange parce qu’il casse ce sur quoi l’on marche… Et c’est fou ce que l’on s’attache à ce qui porte nos pas !
... Lorsque volent en éclats tous ces cadres bien définis que sont le roman, le récit, l'autobiographie (ou la fiction autobiographique), la nouvelle, l'essai et autres catégories... Alors les lecteurs sont déroutés... Il faut une trame, un début, une fin, une histoire en somme... Pour un livre ou une oeuvre dont on prendrait connaisance, que l'on lirait de travers, dans le désordre, qui ne commence ni ne finit, un livre ou une oeuvre "rue", un livre ou une oeuvre "paysage", un livre ou une oeuvre "kaléidoscope"... Y-a-t-il un avenir ? Et quel avenir ?