Articles de yugcib

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Centres d'intérêts : Ecriture, littérature

À propos de l'auteur : Guy, dit "yugcib", le pirate vivant dont l'écriture est plus proche du langage du coeur que du langage des intellectuels... Mais cette écriture de pirate a plusieurs registres cependant...

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  • La pensée complexe

    … Selon Edgar Morin, la pensée complexe n’est pas inscrite dans les programmes de l’Education (de l’enseignement à l’école élémentaire, au collège, au lycée et même en université et dans les grandes écoles).

    L’on continue à privilégier – et de plus en plus – une pensée compartimentée ou ciblée ou orientée dans un domaine particulier censé être porteur d’emplois et d’activités dans un futur proche. Mais cette pensée est réductrice, ne porte que sur l’immédiat en termes de résultat et d’objectif, et exclue l’essentiel, tout ce qui fait partie d’un ordre universel, naturel, intemporel, depuis avant que l’Homme ne soit venu sur la Terre.

    Non seulement la pensée complexe n’est pas inscrite dans les programmes éducatifs, mais aussi elle n’entre pas non plus dans la manière dont nous fonctionnons en tant qu’être unique, en tant que société, en tant que civilisation ; du fait de notre conditionnement à un ordre référent établi et dominant…

    L’Intelligence Artificielle avec ses outils, ses applications, censée « compenser » une pensée complexe dont les « embryons » ont été « comme oubliés au fond du tube à essai »… Est la béquille – ou la prothèse – que l’Homme a inventée et créée, pour se maintenir debout et avancer – pour ne pas dire « s’envoler »…

    Les « embryons » ont bel et bien existé… Ils ne viennent pas forcément de l’Homme… Ils ont laissé, les « embryons », des traces chimiques, des « isotopes » dans la roche (des traces qie l’on retrouve d’ailleurs dans des corps célestes tels que des météorites, des comètes, des astéroïdes)… Et sans doute – c’est à voir – sur des planètes autour d’étoiles de notre galaxie ou d’autres galaxies…

    Retrouver les embryons… Et leur faire reprendre leur développement, leur « élan »… C’est un exercice à réaliser, plus difficile que de créer des outils d’Intelligence Artificielle…

    Encore faudrait-il faire reprendre le développement ou l’élan aux embryons retrouvés, « pas tout à fait comme l’on penserait devoir le faire » (on a vu ce que ça a donné)…

     

     

  • Lettre ouverte à Jérôme Barella

    … L’assassin de la petite Lhyanna 11 ans…

     

    « Tu es aujourd’hui l’homme le plus détesté, le plus haï de la France…

    En janvier 2026 c’était Jacques Moretti.

    Entouré de gardiens comme tu l’es, l’on ne peut t’approcher pour t’esquinter la tête.

    Il y a des lois contre une justice faite par soi-même mais il y a la liberté de s’exprimer, et, à défaut de couteau pour t’égorger ou de barre de fer pour t’éclater la tête, il y a tous ces mots pour te dire la haine que l’on a pour toi.

    Si nous étions en 1965 au lieu d’être en 2026, jugé que tu aurais été, tu aurais été guillotiné.

    La guillotine en 2026 en France n’existe plus, et ne peut donc plus mettre fin en 1, 2 ou 3 ans, de procédure, à ta vie.

    Tu écoperas perpète…

    Mais la perpète tout le monde sait qu’elle ne dure au maximum que 22 ans.

    Alors, autant dire que dans 22 ans quand tu sortiras, et que les nouvelles générations sauront qui tu es et ce que tu as fait, ta vie continuera à être pour toi un enfer jusqu’à ce que tu crèves.

    Déjà, en prison, tu seras seul ; parce que si on te mets avec 2 ou 3 autres dans une même cellule, tu te feras esquinter… Tout le monde en prison sait d’où on vient, sait ce qu’on a fait… L’info, en taule, ça fonctionne…

    Tu ne trouveras personne pour te tendre la main, pour aller te voir au parloir ; ni ta femme ou compagne ni tes enfants…

    En 2048 quand tu seras dehors, il n’y aura peut-être plus de RSA ; tu ne trouveras pas un boulot, personne pour t’embaucher, tu sera un paria…

    Il vaudrait mieux pour toi que tu meures dans les jours qui viennent, mais en prison c’est pas facile de mettre fin à ses jours (tu peux toujours essayer)…

    Ta vie va être un enfer jusqu’à ce que tu crèves rassis, vieille peau ratatinée, ou grabataire sur un « pieu à caca »… (En 1965 avec la guillotine, « au moins », c’était « plus expéditif » avec un « enfer moins long »)…

     

    Dans cette « lettre ouverte » je dis aussi ma détestation de cette justice et de cette gendarmerie qui « dans cette affaire là » n’ont point fait leur travail ; les gendarmes ne t’ayant pas même interrogé lors d’une enquête précédante, ni consulté un fichier mentionnant des faits avérés te concernant.

     

    Enfin « par extension » dans cette « lettre ouverte » je dis également ma détestation de ceux et de celles qui, un beau jour dans leur vie, cessent toute relation avec leur mère ou leur père ou leurs parents, pour un tout autre motif que celui d’abandon ou de maltraitance manifeste d’enfant… Mais qui – là on atteint à la fois l’horreur et l’absurde- lorsque meurt la vielle maman ou le vieux papa (qu’on n’a plus vu depuis 20 ou 30 ans) se manifeste pour l’héritage ne serait-ce que de 2 ou 3 mille euro – si c’est une baraque n’en parlons pas…

     

     

     

     

  • L'Ukraine et la Russie

    … Chaque fois que l’Ukraine réalise une opération par drones qui détruit un site énergétique, militaire ou industriel en Russie, j’applaudis et me réjouis…

    En revanche chaque fois que la Russie détruit par des drones un immeuble à Kiev, je souffre…

     

    Cela dit, le PIB par habitant par an, moyen, en Ukraine, est en 2026 de 2248 dollars (USD), soit 187,2 USD de revenu mensuel moyen, avec un salaire minimum de 173 USD…

    Ce qui fait de l’Ukraine, le pays le plus pauvre du continent Européen… Avec, en conséquence, pour le marché économique mondialisé concurrentiel, une main d’œuvre « très peu coûteuse ; d’où dans les fast-food et dans les surfaces alimentaires « Discount » en France, outre du « poulet brésilien », du « poulet ukrainien » - aux hormones de croissance et « bourré de pesticides » …

    Même le rôtisseur sur le marché local vend du poulet Ukrainien ou Brésilien (et bien sûr « plus cher » du « vrai poulet du producteur du coin »)

     

    En Russie poutinienne où le PIB moyen par habitant et par an est de 18525 USD en 2026 soit 1543 USD mensuel, en Chine et en Iran, le pouvoir en place, totalitaire et avec pour dirigeant un dictateur, s’appuie sur une caste « élargie » de gens fidèles au service de ce pouvoir totalitaire ; suffisamment élargie à vrai dire, jusqu’à des « gens du commun » qui adhèrent « bon gré mal gré » à l’« idéologie »… Pour que l’« édifice » parvienne à « tenir debout » sans trop de fissures, de lézardes…

    C’est que la Chine a un potentiel de 300 millions d’habitants en capacité de consommer ; la Russie n’en ayant que tout juste 30 millions, et l’Iran 15 millions…

    C’est ce « potentiel en millions de consommateurs » qui fait que le régime tient… C’est la raison pour laquelle me vient la pensée, que, lors de bombardements,  quelques unes des victimes civiles en Russie ou en Iran, ne m’incitent guère à beaucoup de compassion et de tristesse…

     

    En Ukraine si le PIB moyen annuel par habitant est si faible (2248 USD) il n’en demeure pas moins que l’inégalité de revenu est flagrante, considérable même : en effet, les voitures ukrainiennes que l’on voit circuler en France sont quasiment toutes des voitures puissantes de grand confort et standing !

     

    Et… Que dire de cette « taupe journaliste pro russe » interpellée dernièrement par les services Français de sûreté nationale ?

    Et… Du « cancer hypothétique – de la tyroïde ? – de Vladimir Poutine qui, à 74 ans en 2026, ne met peut-être pas 4 minutes chrono pour pisser ? (quand je le vois à la télé ce type, Poutine, je baisse les yeux, ne pouvant supporter sa vue tant il m’horrifie et me donne envie de vomir)…

     

    Et… Xi Jinping qui, à le voir – son visage- « on lui donnerait le bon dieu sans confession » !

     

     

     

     

  • L'obscurantisme pavé d'habileté

    … Il y a ceux et celles dans notre pays la France et partout ailleurs dans le monde d’aujourd’hui, qui en connaissent plus, bien plus, sur :

    -Les footballeurs

    -Les vedettes du show biz

    -Les bagnoles

    -Les procédures et modes d’emploi, par exemple pour :

    Comment régler avec les 4 boutons de chaque côté, une montre digitale à chiffres heures minute date qui s’affichent

    Comment appuyer ou faire glisser le bout du doigt sur la touche d’une télécommande de télé dans un hôtel B and B (qui en fait comprennent tout de suite qu’il faut faire glisser le doigt vers le haut ou vers le bas plutôt que d’appuyer)

    Comment monter un meuble à étagères en Kit une fois sorti du carton d’emballage « sans se prendre la tête »

    Qui maîtrisent dès la première utilisation un robot culinaire multi fonctions

    Et toute une installation de domotique

    Qui savent tout de suite comment ça marche et ce qu’il faut faire

    Et qui en général prennent pour des « demeurés » et « regardent de haut » les personnes qui ne savent pas trop faire

    Qui en connaissent bien plus donc, sur tous ces nouveaux appareils, procédures et modes d’emploi, footballeurs, vedettes, bébés princiers, personnages de télé, bagnoles, lieux branchés où il faut avoir été vu et filmé…

    Mais…

    Qui en matière de pensée, de réflexion, de connaissance de l’Histoire, de la géographie de leur pays et de la Terre, de bons sens naturel dans la relation humaine…

    Ne sont pas – loin, très loin s’en faut - « des lumières »…

    Cela dit il y a des lumières qui aveuglent bien plus qu’elles n’éclairent… Et souvent « comme par hasard » les « illumineurs » savent aussi, faire… Avec le meuble en kit, la montre digitale, le robot culinaire…

    L’obscurantisme est « pavé d’habileté »

     

     

  • Re-re-errance littératoque

    Roule ta bille dans le sable brûlant

    Exècre les lunettes de soleil grosses comme des soucoupes volantes sous un ciel gris en ville au milieu de la foule en rue piétonne

    Imagine un lapin octopode sans queue ni tête

    Un coq en petites bottes

    Un buvard taché de sang

    Un bidon empli d’essence congelée jeté dans un feu de la Saint Jean

    Un porc centaure

    Une oie à quatre ailes

    Un marathon de limaces

    Tu sais pas dessiner tout ça ?

    Canva te le produit

    Mais tout de même pas Fatma Zorra en niqab avec son petit Mohamed de 3 ans tous deux juchés sur un joli cochon de manège

    La vie est un chemin au moins tridimensionnel sinon multidimensionel

    Toujours vu comme sortant d’une forêt et s’effaçant à l’entrée d’un champ

    Ou comme un torrent sorti d’entre des roches de flanc de montagne devenant rivière puis fleuve avant de se jeter dans la mer

    Il n’y a pas d’ennemour heureux

    Mais on arrive à faire des œufs carrés

    Le chemin de la vie dans le cosmos c’est comme des cailloux plus petits que des têtes d’épingle qui se rencontrent venus d’aussi loin que de très près et qui réunis forment une chevelure compacte en une trajectoire finissant par s’effilocher, les fils se fragmentant en grains de poussière

    Se jeter dans la solitude de tout seul dans sa peau d’un autre être que soi, y enfouir son immense chagrin et toutes les questions que l’on se pose de petit bébé à vieux pépé vieille mémé, quand bien même on ne trouve pas de réponse dans l’étreinte, ça vaut bien… Vous savez quoi je fais pas un dessin…

     

     

  • Le marché du livre

    … Le marché des biens culturels, en particulier celui du livre, avec les difficultés que connaissent actuellement les libraires, non seulement les « petits libraires » de villes moyennes ou de bourgades de trois à cinq mille habitants mais aussi les « grandes enseignes » telles que par exemple Gibert ou Mollat ; traverse une crise profonde liée d’une part à l’organisation et à l’orientation du marché tous biens de consommation confondus ; et aussi, d’autre part (et surtout) à la désaffection d’une plus grande partie de la population pour la lecture.

     

    L’on observe depuis 2021 un recul de 15 % du volume des ventes de livres, et une forte pression exercée sur les marges de bénéfices, du fait de la concurrence par « vente en ligne » - Amazon et autres…

     

    Les « boîtes à livre » débordent – l’on va même jusqu’à déposer par terre à côté de la « boîte à livres » des cartons pleins de livres (dont certains n’ont pas même été lus d’ailleurs)…

    Dans les « vide-greniers », dans les « Easy-Cash » l’on brade des paquets de 5, de 10 livres pour 5 euros, un seul livre pour 1 euro…

     

    Et, si 85 % des personnes qui lisent des romans, des récits, des essais de divers auteurs, privilégient le « livre papier », le livre numérique (l’e-book) lui, ne progresse que très peu en nombre de ventes en ligne, ne concerne qu’à peine 15 % des lecteurs… (Dont je fais partie quoique n’ayant point pour autant abandonné le « livre papier »)…

     

    Et il est aussi un autre secteur qui périclite – pour ne pas dire qu’il disparaît carrément – c’est celui des pathétèques et des fournitures de papiers, d’articles pour l’écriture, de crayons, stylo-plume, etc. …

    En effet, à l’heure de l’« e-mail », de la « pièce jointe », du SMS, de l’image, de la photo, de la vidéo partagée sur smartphone, sur un réseau social ; à l’heure du clavier d’ordinateur, du clavier virtuel sur smartphone et tablette ; de moins en moins de gens, notamment les « jeunes générations de moins de 40 ans », se servent de papier pour écrire (cahier, carnet, calepin, feuilles volantes), et de crayon, stylo bille ou stylo-plume…

    Et cela se constate lorsque l’on lit du texte manuscrit : plus personne ne « calligraphe » c’est à dire forme ses lettres selon les règles de tracé, avec de « belles majuscules ampoulées » , et d’ailleurs quand on écrit à la main, soit on est illisible pour les autres tant l’écriture est déformée, maladroite ; soit on est au contraire très lisible du fait que l’on écrit « comme on le voit imprimé » (soit dit en passant, les règles de typographie on « s’y assoit dessus »)…

     

    Ce qui ne cesse de me questionner, c’est cette emprise que prend la morale, par le biais d’opinions « tranchées comme des couteaux aiguisés », de tous ces « parti-pris » des uns et des autres, des « pour » et des « contre », tous autant dans l’exacerbation et dans la crispation, dans la violence, dans le raccourci des propos, dans les commentaires lapidaires d’une désolante brièveté… Au sujet de tout ce qui change dans l’évolution des technologies impliquant de nouvelles habitudes et comportements…

    Comme si chacun voulait absolument avoir raison, avec sa « vérité » assenée et répétée, son argumentation fondée sur de l’émotion, sur du vécu et sur du ressenti personnel…

    Tout cela s’inscrivant dans une « culture 21 ème siècle » se substituant à une culture « intemporelle » qui avait été celle des sociétés et des civilisations depuis le néolithique jusqu’aux dernières années du 20 ème siècle…

    D’où la question du sens même de la résistance à un « ordre référent » (ou au contraire à un « anti ou contre ordre » tout aussi « référent » aux yeux d’acteurs de ce monde plus ou moins reliés entre eux (mais à vrai dire « chacun tout seul dans sa peau jusqu’à la fin ses jours »)…

    D’où la question de la révolte : quelle révolte en fait ?

     

     

  • La culture du maïs en France

    … Récemment sur France 5 lors de l’émission « Sur le front », le lundi 25 mai 2026, a été diffusée une émission documentaire reportage «  Que fait-on de tout ce maïs » ?

    Environ 3 millions d’hectares en France ont produit en 2025 :

    -De l’alimentation pour le bétail notamment et surtout les bovins, les porcs et les volailles

    -De l’amidon pour l’alimentation humaine transformée, et pour la chimie

    -Du bioéthanol (biocarburant)

    -Du méthane dont la production progresse et concerne surtout de gros exploitants agricoles (le nombre d’unités de méthanisation augmente chaque année), et les exploitations méthanières se concentrent principalement dans l’ouest et le sud-ouest, dans le grand est de la France et dans le nord hauts-de-France…

    -Du fourrage pour l’ensilage, qui prend une part plus importante que le grain, pour l’alimentation des vaches (produire davantage de lait et de viande).

     

    Pour nourrir les bovins, les porcs et les volailles : 1,5 million d’hectares dont plus de la moitié ensilage et le reste en grain

    Pour l’amidon : 600 000 hectares

    Pour du bioéthanol : 300 000 hectares

    Pour du méthane : 600 000 hectares

    Total donc 3 000 000 hectares soit 30 000 kilomètres carrés ou… Cinq fois la surface du département des Vosges (ou 3 fois et demi le département des Landes).

     

    Il faut par année environ 2,5 milliards de mètres cubes d’eau pour irriguer tout ce maïs, eau captée directement dans les rivières ainsi que dans des bassines (sortes d’immenses « piscines »).

    Lors de périodes de sècheresse durant lesquelles des dispositions préfectorales limitent la consommation d’eau (jardins, lavage de voitures, usage domestique), en revanche pour la culture du maïs il n’y a pas de restriction.

     

    Si les prélèvements en eau dans les rivières, en hiver et au printemps, sont trop importants lorsque le temps est sec ou en cas d’insuffisance des précipitations pluie et neige, il y a un impact réel sur les nappes phréatiques et sur les zones humides.

    Et dans les bassins déficitaires en quantité d’eau, le maïs irrigué est un facteur majeur de tension sur la ressource en eau durant l’été.

     

    Les herbicides (glyphosate en particulier), les insecticides utilisés en masse, ainsi que les néonicotinoïdes et les fongicides, sont des polluants que l’on retrouve dans les sols ; et, combinés tous ces produits, avec l’étendue de la monoculture et avec l’irrigation sur de grandes surfaces ; ont des conséquences sur la biodiversité : les petits mammifères, les insectes et les oiseaux disparaissent du fait d’un environnement qui leur devient défavorable, et d’un manque de refuges et de nourriture.

     

    Les aliments riches en amidon, produits industriellement dans une logique de marché (c’est pour cette raison qu’une partie du maïs cultivé « part en amidon ») les plus commercialisés et les plus consommés ( pains, pâtes, riz, pommes de terre, lentilles, haricots secs etc. …) ainsi que les  produits transformés tels que les sauces, les potages, les desserts lactés, les bonbons à base d’amidon de maïs et de blé ; de surcroît contenant outre des pesticides et des néonicotinoïdes mais aussi du cadmium ; affectent la santé des gens (obésité, cancers, maladies dégénératives, déficiences diverses, maladies pulmonaires, diabète, insuffisance rénale, etc. …)

    Même le « bio » notamment de « grande surface genre Biocoop ou So Bio » est impacté (certes avec les pesticides en moins), la pluie qui tombe n’est pas « bio » loin s’en faut, et s’il n’y a pas les pesticides dans le bio, il y a quand même « tout le reste » !

     

    Cela dit (petite parenthèse) « il n’y a jamais eu, paradoxalement, autant de centenaires » ! (Mais cela ne durera pas, on en reparlera aux abords des années 2100)…

     

    Une remarque s’impose cependant « dans cette affaire là » : c’est que les télés, les médias, les contestants, les anti ceci/cela… Entretiennent des « campagnes » et des actions par le biais d’associations, de courants d’opinions exacerbées qui se révèlent « contre-productifs » ; dans la mesure où des journalistes de reportage filment dans des zones où les phénomènes sont le plus visible, et où ils interrogent les acteurs directement concernés sur les lieux mêmes (des agriculteurs dans leur champ sur leur tracteur, des riverains ; et cela dans le but d’un enjeu national et dans un cadre ou un récit narratif plus ou moins déformé ou arrangé pour la cause)…

     

    En somme « on fait du catastrophisme dans la catastrophe » ! (la catastrophe est bien réelle oui, mais « à dessein » soit on la minimise ou on l’occulte pour cause de développement économique de marché, soit au contraire on amplifie le catastrophisme par pur intérêt (intérêt marchand également) en alimentant les colères, en exacerbant les sensibilités : c’est la « grande caractéristique » cette « culture là » en ce second quart de 21ème siècle !

     

     

  • Un rêve très bizarre et stressant au possible, nuit du 2 au 3 juin 2026

    … J’étais âgé de 16 ans et devais me rendre lors d’une rentrée scolaire dans un nouveau lycée – un énorme et long bâtiment de deux étages au dessus d’un rez-de-chaussée comportant des bureaux donnant à l’arrière sur une cour entourée des trois ailes de ce bâtiment d’un aspect assez sinistre quoique d’architecture « très 21 ème siècle »…

    J’avais reçu trois jours auparavant sur mon smartphone un e-mail me précisant que ma classe était une Seconde M et que je devais me présenter avant 14h le jour de la rentrée dans le grand hall d’accueil.

    Mais au matin de ce jour de la rentrée je ne retrouvai plus cet e-mail (que j’avais sans doute par mégarde supprimé) et ne me souvenais plus si ma classe était une Seconde M1 ou 2 ou 3…

    Je savais juste que dans cette Seconde M le 1er cours à 14h devait être « Maths » ; l’e-mail précisait aussi l’emploi du temps de la semaine, je ne disposai plus rien de tout cela…

    Mon père devait me conduire en voiture à ce lycée… C’était une voiture rouge, décapotable, que mon père avait décidé de s’acheter « par défi » (et parce qu’il était perturbé à la suite de la rupture d’avec sa 4 ème compagne après la mort de ma mère, cette dernière compagne ayant été une femme exécrable et extravagante)…

    Le trajet pour se rendre au lycée était compliqué, avec de fréquents ralentissements causés par la difficulté de circulation et par des travaux d’aménagement de rues… De telle sorte qu’en dépit de la bonne volonté de mon père pour me faire arriver à l’heure, je pénétrais dans le hall d’accueil à 14h 03 où il n’y avait plus personne, les cours ayant commencé…

    Au secrétariat l’on m’avait dit « prenez cet escalier qui mène au 1er étage » et, déjà quelque peu « déboussoulé » j’oubliais sur le comptoir du bureau d’accueil, ma sacoche contenant mon ordinateur.

    Parvenu au 1er étage, je vois un long couloir avec de chaque côté des portes de salles de cours et, tout juste en haut de l’escalier avant le couloir, une sorte de « coin détente » avec des bancs, des tables basses, des meubles à étagères pour des livres… Et un gros type en costume s’affairant et rangeant des objets dans cette pièce, ce type me paraissant d’un abord sympathique, quoique affreusement louchant ( tout le milieu de chaque œil était tourné du côté du nez)… Dans un certain sens, ce type me faisait penser à un copain arabe de mon père quand ce dernier, mon père, travaillait en Tunisie en 1957/1958 dans « l’automatique rural » (anciennement PTT)…

    Déboussolé que j’étais, je m’adressai à ce type en lui expliquant ma situation… Il me dit « je vais voir ce que je peux faire »… Il prend son téléphone portable, appelle le secrétariat, explique tout comme je lui ai dit, et environ 5 minutes après, on lui répond que, vérification faite, ma classe est une Seconde M 1 située au bout du couloir à gauche…

     

     

    Mais il m’avait fallu en expliquant ma situation au type, sortir ma carte d’identité, le ou les documents dont je disposais – mais je n’avair rien de précis – tout déballé l’intérieur de ma sacoche en désordre sur une table basse… Le stress atteignant son maximum d’intensité…

    Finalement je me dirige vers la porte de la salle de cours au fond (je n’avais pas encore pensé à récupérer mon ordinateur laissé en bas au secrétariat), j’entre…

    Et… Je ne vous dis pas les regards hallucinés et inamicaux d’une trentaine de jeunes de mon âge tournés vers moi d’un air de dire « Qu’est-ce qu’il vient foutre celui-là, d’où il sort ? »… Et le regard, également, du prof ; un regard dédaigneux, méprisant, d’une grande dureté…

    Je me sentais d’autant plus déboussolé qu’en maths – c’était le 1er cours à 14h ce jour là - « je ne brillais pas particulièrement » !

    Je m’éveillai, regardai ma montre : il était 3h 40 ce mercredi 3 juin 2026… (78 ans soit-dit en passant, et non pas ou plus… 16)…

    J’étais et devais demeurer un certain temps, réveillé, « dans un grand état de stress »…

     

     

  • Les manifestations qui dégènèrent dans la violence

    … L’on ne voit jamais en Russie, de manifestations de contestations qui dégénèrent et se terminent dans la violence et avec des forces de l’ordre débordées…

    Ni en Iran ni en Chine ni en général dans des pays de régime autoritaire et policier…

    Dans ces pays là, la Russie, la Chine, l’Iran… Les forces de l’ordre, la police, ont des effectifs importants et sont armées et peuvent tirer à balles réelles, et de surcroît si nécessaire disposent de véritables engins de guerre – des chars de combat…

    Aux États Unis d’Amérique depuis que Donald Trump a été élu Président, l’on assiste à une dérive autoritaire avec une police et des forces de l’ordre dotés de pouvoirs renforcés ; cependant des manifestations de contestations aux USA – en général de minorités et de marginaux (moins souvent des « citoyens américains ordinaires)- ont lieu de temps à autre, notamment lors de « situations sensibles et dramatiques » qui se produisent, occasionnant des heurts entre manifestants et forces de l’ordre, dégâts et casse aux alentours…

    En France il y a ce paradoxe entre d’une part des violences policières accrues depuis déjà plusieurs années, et d’autre part ce que certains partis politiques qualifient de laxisme dans la police, dans les forces de l’ordre, dans la justice…

    Il est clair – ou tout au moins plus évident – que les violences policières en France, ne ciblent pas particulièrement, comme elles « devraient le faire », les mêmes cibles c’est à dire celles de ces cibles qui sont des groupes ultraviolents ; mais qu’elles visent plutôt « sans distinction » autant dire des gens qui manifestent sans agressivité déterminée…

    Il résulte de ce paradoxe, que, lors de manifestations de contestation, ou de rassemblement de personnes lors d’événements sportifs – matches de foot notamment, concerts, etc. … Des groupes ultra violents, des « casseurs » se mêlent aux manifestants, à la foule des supporters d’une équipe médiatisée de foot, de telle sorte que lorsque le rassemblement commence à se disperser, et que s’exercent les violences, alors les forces de l’ordre – police municipale, gendarmerie – se trouvent dans une certaine incapacité à intervenir efficacement, et cela d’autant plus selon les consignes qu’ils reçoivent de leurs supérieurs…

    Il y a en effet cette hantise de la « bavure » et, il faut dire aussi, ce sentiment partagé et devenu courant dans l’opinion publique, selon lequel des morts et des blessés c’est inacceptable, révoltant, scandaleux et qu’alors quand il y a oui, des victimes – surtout des morts (par exemple un jeune de 15 ans), c’est une véritable « levée de boucliers » qui s’opère…

    Il est sûr qu’en Russie, en Iran ou en Chine, « il n’y a pas ce problème là » : la population dans ces pays là est comme tétanisée, n’a d’ailleurs trop guère la capacité de réagir, car la moindre « levée de boucliers » serait empêchée…

    Les « ultra violents » sont d’autant plus d’ « exécrables racailles » qu’ils « prennent en otage » des centaines de personnes autour d’eux – comme le font d’ailleurs les combattants du Hezbolah au Liban, ou du Hamas à Gaza..

    Et vu l’emprise, le pouvoir, l’influence, l’infiltration, la diffusion par les réseaux sociaux sur internet, de tous ces groupes ultra violents et de leurs « followers » par milliers… Une « transformation – mutation – changement de société, de génération, de sensibilité, de culture », profonde et durable… Dans un sens autre que celui que l’on subit aujourd’hui, c’est à dire « différent en mieux »… « Ce n’est pas pour demain » !

     

    « Ils » ont en eux cette haine de nous que nous, les « autres » nous n’avons pas !

    Et « c’est malheureux, très malheureux à dire » : l’ultra violence ne peut être combattue dans l’Ordre actuel, que par une même ultra violence en réponse… Réponse à la quelle il est nécessaire de s’y résoudre… Mais dans la seule perspective d’une « étape » c’est à dire « non durable » et donc, non vouée à se perpétuer dans le temps, dans l’aténuation, ou dans le renforcement et en quelque forme que ce soit…

     

     

  • Le web, l'IA, les algorithmes

    - Les « mots-clés » et termes utilisés pour la recherche, ne sont plus aujourd’hui le facteur déterminant et principal, car Google et les autres moteurs de recherche se fondent désormais sur une constellation d’algorithmes complexes.

    Google a tendance de plus en plus à se comporter comme un cerveau humain : il analyse l’intention et donc plus seulement les mots, il observe le comportement des utilisateurs durant une période d’environ un an, il privilégie les contenus authentiques, utiles et engageants.

    En conséquence de cette évolution de Google et des moteurs de recherche, les mots-clés et les termes utilisés pour rechercher quelque chose sur le web, ne suffisent plus à « faire remonter une page » (un lien vers un site, un blog, la page d’un producteur sur Facebook, Instagram… )

     

    - Les limites de la modération automatisée :

    Les IA de contrôle appréhendent mal les contextes locaux

    Les algorithmes sont entraînés sur des données biaisées

    Il y a la pression commerciale

    Et le volume absolument colossal des contenus

     

    -Les algorithmes sont contrôlés par les « géants du Web » qui contrôlent aussi :

    Les infrastructures, les plateformes, les systèmes de recommandation, les IA génératives.

     

    -Le « Dark Web » :

    L’on va sur le Dark Web avec TOR qui permet de naviguer sur le net anonymement, et ou avec également I2P, une plateforme open source conçue pour une communication anonyme utilisant des « tunnels » chiffrés rendant invisible l’émetteur (l’internaute).

    TOR et I2P se téléchargent (I2P via Java Runtime)…

    Il n’y a aucune indexation sur Google avec le Dark Web.

     

    -Les moyens de paiement sur le Dark Web :

    Bitcoin, Zcash, Dash, et Monero qui est le plus utilisé parce que privilégié pour son anonymat (Bitcoin étant courant mais traçable).

     

    -La résistance à la domination :

    Elle est – et sera- possible, oui… Mais les obstacles sont réels

    L’on peut décentraliser l’accès aux savoirs, créer des contre-discours, apprendre à détecter la désinformation, automatiser des actions militantes par des veilles et des analyses, réaliser des approches multi-acteurs (sociétés civiles, ONG, associations, chercheurs et même jusqu’à des états ; s’attacher à la transparence des modèles proposés, évoluer vers une gouvernance démocratique de l’IA (ce qui implique forcément une mobilisation d’un grand nombre de personnes dans le monde)…

    Les obstacles – actuellement – sont de taille : les modèles le plus puissants sont privés, les infrastructures GPU Data Centers sont la propriété des « Géants du Web », les régulations limitent l’innovation citoyenne, les IA reproduisent les biais des puissants…

     

     

  • Ce qui se montre, s’exprime, se produit, se diffuse, et ce qui se recherche (pour acheter, vendre, utiliser… sur le web…

    … En lien ou en rapport avec :

     

    Les mots-clefs, les termes les plus utilisés sur les moteurs de recherche ; et quels sont alors les 30 mots-clefs et termes dont se servent le plus souvent les gens lors de leurs recherches ?

    Comment ces mots-clefs et ces termes utilisés parviennent-ils ou contribuent-ils à hisser en haut de page d’un moteur de recherche (Google en l’occurrence surtout), le ou les liens menant au site, au blog, à la page Facebook, Instagram, Tik-Tok… De l’auteur, du producteur de ce site, de ce blog, de cette page Facebbok, Instagram, Tik-Tok… ? Ou encore au sujet, au thème, au texte référent répondant à un mot-clef, à un terme saisi en barre de recherche ?

     

    Outre l’utilisation de mots-clefs et de termes (les plus utilisés) sur les moteurs de recherche, il y a aussi à présent – notamment depuis ces 5 dernières années (et de plus en plus), le recours aux outils d’Intelligence Artificielle Générative tels que Chat-GPT, Copilot, Canva…

     

    Je me pose la question de la manière dont interviennent les algorithmes dans les domaines de la modération, des influences, des incitations à dire et à faire…

    Il est « sidérant » parfois, de constater que des propos, que des images, que des vidéos, de caractère délictueux, pourtant censés « ne pas correspondre à des standards »… Puissent quand même passer, alors que d’autres apparemment beaucoup moins délictueux, « ne passent pas »…

    Il y a là, dis-je, une véritable interrogation…

     

    Ce sont les « maîtres du monde » - les « Géants du Web », du Numérique, de l’Intelligence Artificielle ; les acteurs nouveaux de la « plus grande domination du monde et de la société humaine » que l’Histoire ait connue depuis le Néolithique…

    Qui détiennent les clefs, qui ont conçu les « outils » et qui orientent et imposent les programmes de recherche, les travaux des ingénieurs, des chercheurs… Et qui investissent des milliards de dollars dans des « data centers » aussi immenses que des grandes villes…

     

    Je me pose aussi la question de l’existence de ce que l’on appelle le « Dark Web » : comment fonctionne-t-il donc ce « dark web » ? Est-ce que c’est sur ce « dark web » que l’on achète des armes, de la drogue, où l’on accède à des productions de pornographie, de pédophilie ? Et quels moyens de paiements utilise-t-on sur ce « dark web » ? Des cryptomonnaies, du « bitcoin » ?

     

    Je me pose encore une question que je qualifie de « centrale » : celle de l’utilisation (si elle parvient à se faire un jour) des « outils de l’Intelligence Artificielle » - Générative et autre – dans un sens « tout autre » que celui prévu, orchestré, programmé par les « Maîtres du Monde » ; c’est à dire pour résister et pour s’opposer à cette « nouvelle et écrasante domination et contrôle de la société humaine…

    La question donc, de notre capacité d’êtres humains de tous pays, de toutes cultures, de toutes histoires millénaires, de nous emparer de ce pouvoir que donne l’utilisation des outils de l’IA, à notre profit et pour un « ordre du monde » différent de celui dans lequel on vit et subit, huit milliards que nous sommes sauf 80 millions d’entre nous contre nous…

     

     

  • Sapiens plus ancien que l'on le pense

    … Une équipe de scientifiques – d’archéologues- en 2017, sur le site du djebel Irhoud au Maroc ( site exactement situé à environ 50 km de la ville côtière de Safi et à environ 100 km à l’ouest de Marrakech) a découvert, mis à jour lors de fouilles, des ossements humains ayant été identifiés comme étant ceux de Homo Sapiens, datant de 315 000 ans (déterminé grâce à des techniques de datation permettant de préciser mieux que par le carbone 14)…

     

    Certes, d’autres découvertes et mises à jour d’ossements humains, avaient été faites bien avant, notamment durant le 20 ème siècle, qui confirmaient que Sapiens était présent dans la zone africaine Ethiopie Kenya Tanzanie (et originaire de cette zone) il y a 195 000 ans…

     

    Mais la découverte faite en 2017 dans le djebel Irhoud au Maroc, remet en question -sinon l’origine même de Sapiens mais au moins la présence de Sapiens qui jusque là avant cette découverte, n’était attestée et déterminée que depuis 195 000 ans en Ethiopie Kenya Tanzanie

     

    Désormais l’on sait, depuis 2017, que Sapiens était présent en Afrique du Nord Ouest entre l’Atlantique et au-delà des montagnes et hauts plateaux de l’Atlas Marocain, il y a 300 000 ans.

    En conséquence, les Sapiens d’Afrique de l’Est en Ethiopie Kenya et Tanzanie, auraient été, cent mille ans plus tard, des migrants ayant en l’espace de quelque dizaines de milliers d’années, traversé toute cette partie de l’Afrique appelée le Sahel, d’ouest en est jusqu’à la mer rouge et l’océan indien.

     

    Et – ce qui est « troublant » - c’est que l’homme de Néandertal (le « cousin germain » de Sapiens) serait originaire d’Afrique du nord ( de probablement de la partie Nord Ouest de l’Afrique), et que quelques dizaines de milliers d’années précèderaint Néandertal de Sapiens en Afrique du Nord Ouest…

     

    … Cette découverte faite en 2017, concernant Sapiens présent il y a 315 000 ans au Maroc, n’a point fait l’objet, depuis, d’une « grande médiatisation » hormis sur des télés européennes proposant de temps à autre aux téléspectateurs, des émissions scientifiques et culturelles…

    Et, « très certainement » l’Américain lambda du Texas ou du Montana, qui, en tant que témoin au tribunal, jure sur la Bible qu’il dira la vérité… N’a pas été mis au courant de cette découverte…

     

     

  • Le, les conflits au Moyen Orient

    … C’est, ce document, une sorte de « mémoire », un texte qui a pour thème « les colons Juifs ( Israélites) installés en Cisjordanie – et, « par extension » une histoire de cette partie du Moyen Orient qui est celle de la Palestine, d’Israël, du Liban, de l’Empire Ottoman aussi, depuis le 16 ème siècle jusqu’à sa dislocation en 1919…

     

    La compréhension de l’Histoire ne semble pas – loin s’en faut- de nos jours, être la préoccupation principale d’une grande majorité de gens quelque soit leur milieu social, leur niveau de culture, leur religion (aussi bien les Juifs que les Chrétiens et que les Musulmans) ; et, dans une méconnaissance généralisée de l’Histoire, hélas actuelle – et « entretenue », il s’avère que les « récits » qui sont faits, par les uns et par les autres, sont construits pour mobiliser mais pas pour nuancer.

     

    Dans un conflit où chaque camp se vit comme une victime, l’Histoire se fait arme et pas « outil de compréhension ».

    Trop de partis-pris, de préjugés, d’opinions et de ressentis dans une exaspération, dans des crispations démesurées… Et il faut le dire aussi, avec tout ce qui circule sur les réseaux sociaux, de haine, d’injures, de dénis, de falsifications, de raccourcis de pensée…Au sujet des Juifs, des Arabes, des migrants, que n’arrêtent pas de véhiculer les médias, les télés, avec « en boucle » toujours le camp du Bien et le camp du Mal , le camp des « bien pensants », le camp des « mal pensants », les raisons justifiées ou non de chacun selon ce qu’il a lui-même en particulier vécu et qui a fondé sa vision…

    Autrement dit « une démarche » - de ma part- « anarchiste » (mais pas dans le sens que l’on a coutume d’attribuer à l’anarchie…

     

    L’histoire du conflit au Moyen Orient est complexe parce qu’elle implique :

    L’empire Ottoman, le mandat Britannique, les nationalismes arabes, le sionisme, la Shoah, la décolonisation, la guerre froide, les religions, les migrations forcées, les statuts juridiques des terres, les frontières jamais fixées… « cela fait beaucoup de choses »… Et, la plupart des gens que nous sommes n’ont ni le temps ni les outils pour une étude sérieuse…

     

    Mais si la rigueur historique est indispensable – et nécéssaire – pour comprendre ; elle ne suffit pas, autant dire que la compréhension de l’Histoire à elle seule, ne parvient pas à contribuer à établir une paix durable, à mettre fin au conflit (à tous les conflits d’ailleurs)…

     

    Car les conflits ne se résolvent pas par la connaissance de la « vérité historique » mais par des compromis politiques, des garanties de sécurité, des changements de génération accompagnées de transformations sociales, par des intérêts convergents des uns et des autres…

     

    Enfin, dis-je, ce travail que j’effectue – et qui me prend disons « un certain nombre d’heures sinon de jours » représente « de ma part » un combat contre l’antisémitisme notamment… Et contre toutes les exacerbations et les violences – et les idées reçues- des uns et des autres (et de leurs « leçons de morale », jugements, condamnations etc. …)

     

     

     

     

    Les Israéliens depuis 1948 et les colons de Cisjordanie depuis 1967

     

    … Voici les questions que je me pose :

     

    1/ Il y a ceux qui sont des descendants de la diaspora ( Amérique du Nord, Europe et ailleurs dans le monde), venus entre 1920 et 1948 du temps où la Palestine se trouvait sous mandat Britannique et qui se sont installés dans la partie de la Palestine qui allait en 1948 devenir Israël : combien sont-ils ceux là ? … Il n’existe aucune statistique à ce sujet : l’on sait seulement qu’entre 1920 et 1947, l’on a pu dénombrer entre 1920 et 1925 environ 60 à 80 mille juifs puis 630 mille juifs en 1947 voisinant avec 1,2 million d’arabes palestiniens en 1947, toute cette population de 1,9 million de personnes vivant en 1947 le long de la côte méditéranéenne et autour de Tel Aviv et Haïfa.

     

    Dans les premières années du mandat Britannique, la nationalité des habitants de la Palestine (qui n’est plus Ottomane) est en transition : il existe là un « vide juridique ».

    Mais au 1er août 1925, est créée sous le mandat Britannique, une citoyenneté palestinienne, de telle sorte que, jusqu’en 1948, un Arabe de Jaffa et un Juif du Yishouv étaient citoyens Palestiniens ( mais pas citoyens Britanniques).

     

     

    2/ Il y a les descendants de la Diaspora venus après 1948 s’installer en Cisjordanie :

    Un point historique est important à préciser :

    Entre 1948 et 1967, la Cisjordanie n’est pas sous contrôle israélien mais annexée par la Jordanie, et il n’y a alors pas de colons installés durant cette période de 1948 à 1967 en Cisjordanie.

     

    Les colonies israéliennes en Cisjordanie commencent après 1967 à la suite de la guerre des six jours quand Israël occupe la Cisjordanie, Jérusalem-Est, Gaza, le Golan et le Sinaï.

    Combien ont-ils été ces descendants de la diaspora venus après 1948 ? Il n’y a pas de statistique ni d’étude faite à ce sujet. ( par vagues d’origine Amérique du Nord, Europe, ex URSS…)

     

     

    3/ Il y a les descendants des colons et des grands propriétaires terriens du temps de l’Empire Ottoman (de la Palestine Ottomane) qui étaient déjà installés depuis le 16 ème siècle – Juifs mais aussi Chrétiens et Musulmans- du temps où la Palestine faisait partie de l’Empire Ottoman avant 1919.

    Ces grands propriétaires étaient : des Arabes vivant à Beyrouth ou à Damas ; des paysans locaux (fellahs) enrichis et ayant acheté des terres, et, surtout à partir de 1890, des Juifs qui avaient acheté des terres grâce à des organisations sionistes d’Amérique du Nord et d’Europe.

    À partir de 1890 durant les trente dernières années de l’Empire Ottoman, la migration des juifs de la Diaspora – des USA, du Canada et d’ailleurs dans le monde, qui avait commencé à la fin du 19 ème siècle – des Juifs « riches » ou « aisés » aspirant à s’installer « dans les terres de leurs ancêtres et demandeurs d’une nation ou d’un état leur appartenant, en capacité de « faire le voyage » à travers l’Atlantique et la Méditerranée, s’est trouvée fortement augmentée des Juifs d’Europe de l’Est et centrale, et de la Russie Tsariste à l’époque, qui étaient persécutés (pogroms)… Mais il faut dire que certains de ces juifs là, d’Europe de l’Est et de la Russie Tsariste, « certainement moins riches et de condition modeste » ont quitté les pays où ils étaient persécutés pour venir par exemple aux Pays Bas et en France, pays où ils se trouvaient « mieux accueilis »… À défaut de se rendre en Palestine Ottomane avant 1920…

    Combien ont-ils été, les migrants Juifs, du temps de l’Empire Ottoman, venus d’ailleurs, du 16 ème siècle jusqu’ à la fin du 19 ème ? Il n’y a pas de statistiques fiables ni de lien généalogique traçable, l’on peut juste dire que les grands propriétaires Juifs dans la Palestine Ottomane était nettement moins nombreux que les grands propriétaires Arabes.

    Tous les habitants de la Palestine Ottomane – musulmans, chrétiens, juifs – étaient des citoyens Ottomans : ainsi un Juif vivant à Jérusalem était Ottoman de nationalité.

     

     

     

    4/ Sur ces 640 000 colons israéliens aujourd’hui installés en Cisjordanie, dont la moitié sans doute venus après 1948 donc environ 300 000, combien de ces 300 000 sont-ils des descendants de la Shoah ? (je crois « très peu », juste une petite minorité ai-je tendance à penser).

    L’état d’Israël ne donne aucune indication sur l’origine de ses citoyens en ce qui concerne des colons qui seraient des descendants survivants de la Shoah, qui, s’ils existent sont aujourd’hui très âgés ; il y a eu en fait entre 1945 et 1950 ou 1960, peu de juifs rescapés de la Shoah qui sont venus s’installer en Israël, lesquels vu l’état dans lequel ils sont revenus, ne projetaient pas de s’installer comme colons car la vie dans les colonies – travail de la terre- était dure, difficile… Ils ont probablement rejoint les communautés urbaines à l’intérieur d’Israël…

    Une partie des colons de Cisjordanie vient de familles ashkénazes d’Europe de l’Est et Centrale ; une autre partie vient de familles originaires du monde Arabe, ainsi que d’ ex URSS, des USA, de France, etc. …

     

    5/ En ce qui concerne les frontières d’Israël, un « point historique » doit être précisé :

    En 1947 la résolution 181 de l’ONU définit un « plan de partage » de la Palestine en un état juif et un état arabe, avec un statut international pour Jérusalem.

    La frontière entre les deux états, appelée alors « ligne verte » résulte de la 1ère guerre de 1948/1949 et est l’aboutissement d’une « ligne d’armistice » séparant Israël de la Cisjordanie annexée par la Jordanie d’une part, et de la bande de Gaza administrée par l’Egypte d’autre part.

    En 1967 après la guerre dite « des Six Jours » Israël occupe la Cisjordanie, Jérusalem Est, Gaza et le Golan et le Sinaï ; et c’est seulement à partir de 1967 donc, que commencent à s’établir les colonies en Cisjordanie.

    Rappel : entre 1948 et 1967, la Cisjordanie n’était pas sous contrôle Israélien et était annexée par la Jordanie.

    Mais le Droit International (4ème convention de Genève article 49) interdit à une puissance occupante de transférer une part de sa population civile dans un territoire occupé ; et, en conséquence, les colonies israéliennes en Cisjordanie (depuis 1967) sont illégales.

     

     

     

    6/ En conséquence de ces questions que je me pose – de 1 à 5 – j’exclue de la vision que je me fais d’Israël ( D’Israël dont je suis un défenseur de son droit à exister et à se défendre), les colons actuels implantés en Cisjordanie depuis 1967.

    Toutefois cette exclusion que je fais (et qui d’ailleurs est partagée par ceux et celles qui « pensent comme moi »), doit être « nuancée » car les colons de Cisjordanie ne forment pas un bloc homogène :

    Il y a d’une part les « ultra idéologues messianiques » (les plus « durs » donc ceux qui « posent vraiment problème », les violents, ceux qui s’approprient des terres par la force, sont armés, maltraitent leurs voisins arabes)… Et d’autre part des familles venues parce que le logement est moins cher en Cisjordanie, ainsi que des gens (jeunes) nés en Cisjordanie et n’ont donc pas choisi d’y vivre, ainsi encore que des immigrés récents… (En fait, la « sociologie » des colons de Cisjordanie est complexe, diversifiée – l’on ne peut donc « pas tous les mettre dans le même sac » (les englober dans un même rejet, dans un même ressentiment à leur égard, dans une même haine comme on l’observe sur les réseaux sociaux).

     

     

     

    … La possibilité d'un état Israélo-Palestinien (un état unique, républicain, démocratique et laïque) dans lequel les droits des israéliens et des palestiniens seraient égaux, avec une gouvernance partagée... A-t-elle été envisagée ? ...

    Si oui (par qui?), la question se pose de 2 peuples dont l'Histoire, le vécu, la culture, les origines, sont différentes ; et, en conséquence, en capacité de co-exister non pas dans un "mélange" au sens de ce qu'est un mélange, mais dans une sorte d'unité diversifiée entre 2 populations qui, dans un même état, conservent chacune leur culture et ce que leur Histoire, leur vécu, leur a apporté ?

    La société israélienne est-elle capable d'envisager une co-existence avec une société palestinienne ? Et la société palestinienne est-elle en capacité d'en faire autant? Ce qui implique pour chacune de ces sociétés, un changement profond dans leur mentalité d'une part, et de parvenir à surmonter tout ce que véhicule un passé de haine et de violences, de morts, de victimes, de destructions par la guerre, d’autre part.


     

    Oui cette possibilité a été envisagée :

    Par des intellectuels Juifs ( Buber, Magnes…)

    Par des intellectuels Palestiniens (Edward Saïd)

    Par quelques mouvements politiques marginaux

    Par certains universitaires contemporains


     

    Un état binational avait été envisagé par des pionniers Juifs entre 1920 et 1940. C’était un courant minoritaire du sionisme qui défendait un état binational judéo-arabe, qui proposait :

    Un état commun, deux peuples, une égalité civique, une autonomie culturelle.

    Et dans les années 1970-2000, des intellectuels palestiniens ont également défendu la même idée selon les mêmes principes, que les pionniers Juifs entre 1920 et 1940. Le plus connu d’entre eux étant Edward Saïd.

    Mais cette idée d’un état binational n’a jamais été majoritaire, du fait que les deux peuples Israélien et Palestinien, ont construit leur identité depuis 1948 , pour chacun, sur un récit national exclusif.

    Car du côté Israélien, l’état d’Israël est un refuge après la Shoah, un espace où les Juifs sont majoritaires et souverains

    Et que du côté Palestinien, un état binational signifiait un renoncement à un état palestinien, et à devoir cohabiter avec des gens qu’ils considèrent comme des colonisateurs.


     

    La question qui se pose – centrale à vrai dire – c’est de savoir si les deux sociétés Israélienne et Palestinienne, sont ou pourraient être en capacité de co-exister en un même état commun.

    Aujourd’hui non : ni psychologiquement ni politiquement.

    Les deux sociétés sont traumatisées, endeuillées, enfermées dans des récits de peur, convaincues que l’autre veut leur disparition.

    En Israël il y a actuellement une pression exercée par les « plus durs » des partis politiques plus ou moins liés au nationalisme religieux 

    Et en Palestine une fragmentation politique, pas d’élections, l’influence du Hamas et une perte de confiance des autorités palestiniennes.

    Et, démographiquement, un état binational Israël-Gaza-Cisjordanie serait composé de 7 millions de Juifs et de 7 millions de Palestiniens.


     

    Trois transformations profondes dans les deux sociétés Israélienne et Palestinienne sont nécéssaires – et peuvent « voir le jour » dans l’avenir ; mais elles supposent (et exigent) ces transformations là :

    Une révolution des récits (les deux peuples acceptant que l’autre a une Histoire, une légitimité et une souffrance

    Une révolution des générations, car les conflits ne peuvent se résoudre que par ceux qui « viennent après »

    Une révolution des intérêts, lorsque les deux peuples prendront conscience de ce qu’ils ont à gagner ensemble plutôt que séparés.


     


     

    Quels sont dans l’actualité présente, les modèles les plus réalistes ?

    Deux états ( le « modèle officiel » mais moribond)

    Un état binational ( mais politiquement impossible aujourd’hui)

    Un état confédéral : 2 états avec des frontières ouvertes, des institutions partagées, une sécurité garantie et coordonnée, des droits réciproques


     

    La question – si sensible de nos jours, si débattue « dans un grand han’ de heurts » sur les réseaux sociaux et dans les espaces publics – n’est pas « Qui a raison ? Qui a tort ? » c’est « comment vivre ensemble ? ( ou, plus exactement « comment construire une relation entre les uns et les autres, autrement que sur le modèle de la domination prédation loi du plus fort et ségrégation mais plutôt sur le bon sens et sur le principe naturel et intemporel régissant la relation entre les êtres et les choses ») soit une question qui regarde vers l’avenir…


     

    … Le « grand problème » des conflits d’aujourd’hui – notamment, outre le conflit qui oppose Israël au Hamas, au Hezbolah et à l’Iran – celui aussi, entre les États Unis d’Amérique présidés par Donald Trump et l’Iran des Gardiens de la Révolution et des Mollahs ; c’est la « radicalité absolue » des uns et des autres, des objectifs recherchés ou buts à atteindre (en fait le but à atteindre c’est la disparition de l’autre pouvant aller jusqu’à l’utilisation de l’arme atomique et, à défaut de l’arme atomique avancée comme « arme de disuasion », d’armes « conventionnelles mais scélérates » pouvant faire quasiment autant de dégâts et de victimes que l’arme nucléaire…

    Les « négociations » ne sont qu’une suite de « pourparlers » sans aucune résolution ni réelle volonté des uns et des autres… Et ne servent en fait, ces « négociations », que pour prolonger un état de « statu-quo » durant lequel « on ne bombarde pas » et où l’on mène « quelques opérations ponctuelles »… (C’est ce qui se passe entre les USA et l’Iran actuellement).

    De surcroît – ce qui « n’arrange pas les choses »- c’est qu’il n’existe dans les « sphères politiques et gouvernementales » actuelles, dans le monde, aucun personnage d’assez grande envergure (diplomate, chef d’état) ayant la capacité d’amorcer une approche de l’autre (de l’ennemi) pouvant déboucher sur un dialogue différent de celui qui consiste à assener er réassener les mêmes objectifs…

    Et, non seulement, pas d’un tel personnage d’assez grande envergure dans le monde actuel, mais pas non plus de collectif de représentants d’un plus grand nombre possible de pays soutenus par leurs populations pour exercer vraiment une pression déterminante en vue d’une résolution du conflit.


     

    Trump c’est un « guignol goldorak », Poutine c’est un prédateur, Xi Jinping c’est un renard et un requin, Benyamin Netanyaou ne jure que par le Likoud…

    Et les dirigeants Iraniens ne cèdent rien sur le nucléaire offensif ni sur la condition des femmes dans la société de leur pays ni sur leurs objectifs de domination et d’encadrement et de contrôle et de répression policière de leur peuple…

    Et le monde tout entier s’accommode bon gré mal gré d’un possible (et espéré) compromis en théorie inacceptable mais en réalité question conséquences dans la vie quotidienne, « concevable par la force des choses » (autrement dit « on baisse le pantalon)…


     

    Une « expérience intéréssante » qui a eu lieu, c’est celle de la République d’Afrique du Sud lorsque Nelson Mandela a été élu président de la république le 10 mai 1994…

    Ce que Nelson Mandela a réussi à faire en 1994 – repartir à zéro, pardonner sans pour autant « rayer le passé de la carte » - s’est maintenu (difficilement certes – et sans éradiquer la corruption et la violence dans la société ni les inégalités) durant quelques années dans ce pays qu’est l’Afrique du Sud (il n’en reste plus grand-chose aujourd’hui mais ça a quand même existé tant bien que mal)…

    Ce qu’il faudrait dans le monde actuel c’est « un autre Nelson Mandela »…

    L’œuvre de Nelson Mandela c’est « la plus belle prise de risque » qui s’est faite dans l’Histoire toute entière depuis le Néolithique…

    Le pardon en effet est « une prise de risque considérable » - mais, je le pense sérieusement, nécéssaire… Et c’est le prix à payer, ce risque là et tout le contenu de ce risque, pour une transformation radicale de la société humaine…

    Dans l’hypothèse du pardon possible et envisageable, alors le pardon s’il se fait, est forcément (et naturellement) précédé par la violence (la violence étant « une étape » incontournable » - liée à la nature humaine)…

    Le problème de la violence c’est qu’au delà de sa durée en tant qu’étape incontournable, elle continue à se perpétuer (elle reste en place- atténuée ou renforcée selon le cas) …


     

    … Pour « aller plus loin » :


     

    Des chercheurs francophones ont travaillé sur ces questions au sujet des conflits et de l’Histoire du Moyen Orient :

    Henry Laurens, professeur au collège de France, spécialiste de l’histoire de la Palestine du 19 ème siècle à nos jours ; a travaillé sur la Palestine Ottomane, le mandat Britannique, les nationalismes, les migrations juives, les statuts juridiques.


     

    Vincent Lemire, historien français né en 1973, spécialiste de Jérusalem, de la Palestine Ottomane et du mandat britannique ; aujourd’hui l’un des chercheurs les plus rigoureux et les plus respectés sur ces questions.

    Il est l’un des rares historiens maîtrisant (parlant et écrivant) l’arabe et l’hébreu… Et ayant eu accès aux archives ottomanes, ce qui lui permet une approche globale…


     


     


     

  • Ce qu'est l'Islam, ce que sont les Sunnites et les Chiites

     

     

    … Les Sunnites et les Chiites – les deux branches de l’Islam- ont en commun les mêmes « piliers » de la Foi : la prière, le jeûne, l’aumone, le pélerinage et la profession de foi.

    Les différences entre les deux branches portent sur l’autorité religieuse représentée par les Imams et par les Califes ; et aussi par la succession du prophète.

    En ce qui concerne la succession du Prophète – ou plus exactement la venue du Prophète – le Chiisme dans son courant majoritaire qui est le duodécimain, est marqué par l’attente du retour de l’ « Imam légitime » soit l’« Imam caché ».

     

    Tout comme le Sunnisme, le Chiisme est divers :

    -Chiisme duodécimain, le plus répandu, où est attendu le retour de l’Imam caché, mais qui reconnaît cependant 12 Imams.

    Ce Chiisme-là on le retrouve en Iran, en Irak et au Liban.

    -Le Zaydisme, présent au Yemen.

    - L’Ismaélisme, qui est une branche de forte dimension ésotérique, présente en Asie Centrale et en Inde.

     

    Le Chiisme dans son ensemble (des 3 tendances) représente 15 % des musulmans…

    Les Sunnites se répartissant en Arabie, Emirats, Oman, en partie en Irak avec les Chiites, en Palestine, en Jordanie, Égypte, pays du Maghreb, Lybie, Afrique Sahélienne et du côté océan Indien.

     

     

    Le Sunnisme et le Chiisme ont en commun l’existence de trois grandes tendances différenciées – souvent en désaccord entre elles :

    -Un courant modéré, majoritaire

    -Un courant conservateur ou radical, ou fondamentaliste et rigoriste

    - Un courant que l’on peut qualifier de « politico-religieux » ( très fort en Iran ce courant là) ; mais il faut dire de ce courant « politico-religieux » qu’il relève bien plus d’un contexte politique, que de la religion (l’Islam)…

     

    Le Jihad conquérant et offensif concerne essentiellement les Sunnites des courants fondamentalistes et politico-religieux ; quoique le Jihad existe aussi chez les Chiites mais avec une dimension essentiellement axée sur un effort moral et spirituel d’une part, et avec un objectif défensif pour protéger la communauté d’autre part.

    Le Jihad offensif pour les Chiites ne peut être déclaré qu’en présence de l’Imam légitime qui lui, est dans l’attente (ce qui limite fortement pour les Chiites, l’idée d’un Jihad conquérant) : il faut bien comprendre cela dans le contexte de la guerre actuelle au Moyen Orient depuis le 28 février 2026…

    Les mouvements armés tels que les milices Irakiennes et que le Hezbolah du Liban (Chiites) sont politiques (et pas « doctrinaux »).

     

    Le « problème » le plus « épineux » et le plus sensible » de l’Islam (et qui confine à nos yeux d’occidentaux à l’inacceptable) c’est la condition des femmes, le statut social de la femme, infériorisé, dans la soumission à l’homme…

    Mais il faut dire que la condition de la femme, en pays de Judéo-Christianisme, n’était guère différente de la condition de la femme en pays d’Islam, jusqu’au milieu du 20 ème siècle en Amérique et en Europe…

     

     

  • Une publication à venir dans les jours prochains

    … C’est une sorte de « mémoire », un texte en trois parties – vu la longueur – que je vais rédiger à l’intention de mes amis, de mes proches et de mes connaissances, et qui aura pour thème « les colons Juifs ( Israélites) installés en Cisjordanie – et, « par extension » une histoire de cette partie du Moyen Orient qui est celle de la Palestine, d’Israël, du Liban, de l’Empire Ottoman aussi depuis le 16 ème siècle jusqu’à sa dislocation en 1919…

     

    La compréhension de l’Histoire ne semble pas – loin s’en faut- de nos jours, être la préoccupation principale d’une grande majorité de gens quelque soit leur milieu social, leur niveau de culture, leur religion (aussi bien les Juifs que les Chrétiens et que les Musulmans) ; et, dans une méconnaissance généralisée de l’Histoire, hélas actuelle – et « entretenue », il s’avère que les « récits » qui sont faits, par les uns et par les autres, sont construits pour mobiliser mais pas pour nuancer.

     

    Dans un conflit où chaque camp se vit comme une victime, l’Histoire se fait arme et pas « outil de compréhension ».

    Trop de partis-pris, de préjugés, d’opinions et de ressentis dans une exaspération, dans des crispations démesurées… Et il faut le dire aussi, avec tout ce qui circule sur les réseaux sociaux, de haine, d’injures, de dénis, de falsifications, de raccourcis de pensée…Au sujet des Juifs, des Arabes, des migrants, que n’arrêtent pas de véhiculer les médias, les télés, avec « en boucle » toujours le camp du Bien et le camp du Mal , le camp des « bien pensants », le camp des « mal pensants », les raisons justifiées ou non de chacun selon ce qu’il a lui-même en particulier vécu et qui a fondé sa vision…

    Autrement dit « une démarche » - de ma part- « anarchiste » (mais pas dans le sens que l’on a coutume d’attribuer à l’anarchie…

     

    L’histoire du conflit au Moyen Orient est complexe parce qu’elle implique :

    L’empire Ottoman, le mandat Britannique, les nationalismes arabes, le sionisme, la Shoah, la décolonisation, la guerre froide, les religions, les migrations forcées, les statuts juridiques des terres, les frontières jamais fixées… « cela fait beaucoup de choses »… Et, la plupart des gens que nous sommes n’ont ni le temps ni les outils pour une étude sérieuse…

     

    Mais si la rigueur historique est indispensable – et nécéssaire – pour comprendre ; elle ne suffit pas, autant dire que la compréhension de l’Histoire à elle seule, ne parvient pas à contribuer à établir une paix durable, à mettre fin au conflit (à tous les conflits d’ailleurs)…

     

    Car les conflits ne se résolvent pas par la connaissance de la « vérité historique » mais par des compromis politiques, des garanties de sécurité, des changements de génération accompagnées de transformations sociales, par des intérêts convergents des uns et des autres…

     

    Enfin, dis-je, ce travail que j’effectue – et qui me prend disons « un certain nombre d’heures sinon de jours » représente « de ma part » un combat contre l’antisémitisme notamment… Et contre toutes les exacerbations et les violences – et les idées reçues- des uns et des autres (et de leurs « leçons de morale », jugements, condamnations etc. …)