Articles de yugcib
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Les manifestations qui dégènèrent dans la violence
- Par guy sembic
- Le 02/06/2026
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… L’on ne voit jamais en Russie, de manifestations de contestations qui dégénèrent et se terminent dans la violence et avec des forces de l’ordre débordées…
Ni en Iran ni en Chine ni en général dans des pays de régime autoritaire et policier…
Dans ces pays là, la Russie, la Chine, l’Iran… Les forces de l’ordre, la police, ont des effectifs importants et sont armées et peuvent tirer à balles réelles, et de surcroît si nécessaire disposent de véritables engins de guerre – des chars de combat…
Aux États Unis d’Amérique depuis que Donald Trump a été élu Président, l’on assiste à une dérive autoritaire avec une police et des forces de l’ordre dotés de pouvoirs renforcés ; cependant des manifestations de contestations aux USA – en général de minorités et de marginaux (moins souvent des « citoyens américains ordinaires)- ont lieu de temps à autre, notamment lors de « situations sensibles et dramatiques » qui se produisent, occasionnant des heurts entre manifestants et forces de l’ordre, dégâts et casse aux alentours…
En France il y a ce paradoxe entre d’une part des violences policières accrues depuis déjà plusieurs années, et d’autre part ce que certains partis politiques qualifient de laxisme dans la police, dans les forces de l’ordre, dans la justice…
Il est clair – ou tout au moins plus évident – que les violences policières en France, ne ciblent pas particulièrement, comme elles « devraient le faire », les mêmes cibles c’est à dire celles de ces cibles qui sont des groupes ultraviolents ; mais qu’elles visent plutôt « sans distinction » autant dire des gens qui manifestent sans agressivité déterminée…
Il résulte de ce paradoxe, que, lors de manifestations de contestation, ou de rassemblement de personnes lors d’événements sportifs – matches de foot notamment, concerts, etc. … Des groupes ultra violents, des « casseurs » se mêlent aux manifestants, à la foule des supporters d’une équipe médiatisée de foot, de telle sorte que lorsque le rassemblement commence à se disperser, et que s’exercent les violences, alors les forces de l’ordre – police municipale, gendarmerie – se trouvent dans une certaine incapacité à intervenir efficacement, et cela d’autant plus selon les consignes qu’ils reçoivent de leurs supérieurs…
Il y a en effet cette hantise de la « bavure » et, il faut dire aussi, ce sentiment partagé et devenu courant dans l’opinion publique, selon lequel des morts et des blessés c’est inacceptable, révoltant, scandaleux et qu’alors quand il y a oui, des victimes – surtout des morts (par exemple un jeune de 15 ans), c’est une véritable « levée de boucliers » qui s’opère…
Il est sûr qu’en Russie, en Iran ou en Chine, « il n’y a pas ce problème là » : la population dans ces pays là est comme tétanisée, n’a d’ailleurs trop guère la capacité de réagir, car la moindre « levée de boucliers » serait empêchée…
Les « ultra violents » sont d’autant plus d’ « exécrables racailles » qu’ils « prennent en otage » des centaines de personnes autour d’eux – comme le font d’ailleurs les combattants du Hezbolah au Liban, ou du Hamas à Gaza..
Et vu l’emprise, le pouvoir, l’influence, l’infiltration, la diffusion par les réseaux sociaux sur internet, de tous ces groupes ultra violents et de leurs « followers » par milliers… Une « transformation – mutation – changement de société, de génération, de sensibilité, de culture », profonde et durable… Dans un sens autre que celui que l’on subit aujourd’hui, c’est à dire « différent en mieux »… « Ce n’est pas pour demain » !
« Ils » ont en eux cette haine de nous que nous, les « autres » nous n’avons pas !
Et « c’est malheureux, très malheureux à dire » : l’ultra violence ne peut être combattue dans l’Ordre actuel, que par une même ultra violence en réponse… Réponse à la quelle il est nécessaire de s’y résoudre… Mais dans la seule perspective d’une « étape » c’est à dire « non durable » et donc, non vouée à se perpétuer dans le temps, dans l’aténuation, ou dans le renforcement et en quelque forme que ce soit…
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Le web, l'IA, les algorithmes
- Par guy sembic
- Le 02/06/2026
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- Les « mots-clés » et termes utilisés pour la recherche, ne sont plus aujourd’hui le facteur déterminant et principal, car Google et les autres moteurs de recherche se fondent désormais sur une constellation d’algorithmes complexes.
Google a tendance de plus en plus à se comporter comme un cerveau humain : il analyse l’intention et donc plus seulement les mots, il observe le comportement des utilisateurs durant une période d’environ un an, il privilégie les contenus authentiques, utiles et engageants.
En conséquence de cette évolution de Google et des moteurs de recherche, les mots-clés et les termes utilisés pour rechercher quelque chose sur le web, ne suffisent plus à « faire remonter une page » (un lien vers un site, un blog, la page d’un producteur sur Facebook, Instagram… )
- Les limites de la modération automatisée :
Les IA de contrôle appréhendent mal les contextes locaux
Les algorithmes sont entraînés sur des données biaisées
Il y a la pression commerciale
Et le volume absolument colossal des contenus
-Les algorithmes sont contrôlés par les « géants du Web » qui contrôlent aussi :
Les infrastructures, les plateformes, les systèmes de recommandation, les IA génératives.
-Le « Dark Web » :
L’on va sur le Dark Web avec TOR qui permet de naviguer sur le net anonymement, et ou avec également I2P, une plateforme open source conçue pour une communication anonyme utilisant des « tunnels » chiffrés rendant invisible l’émetteur (l’internaute).
TOR et I2P se téléchargent (I2P via Java Runtime)…
Il n’y a aucune indexation sur Google avec le Dark Web.
-Les moyens de paiement sur le Dark Web :
Bitcoin, Zcash, Dash, et Monero qui est le plus utilisé parce que privilégié pour son anonymat (Bitcoin étant courant mais traçable).
-La résistance à la domination :
Elle est – et sera- possible, oui… Mais les obstacles sont réels
L’on peut décentraliser l’accès aux savoirs, créer des contre-discours, apprendre à détecter la désinformation, automatiser des actions militantes par des veilles et des analyses, réaliser des approches multi-acteurs (sociétés civiles, ONG, associations, chercheurs et même jusqu’à des états ; s’attacher à la transparence des modèles proposés, évoluer vers une gouvernance démocratique de l’IA (ce qui implique forcément une mobilisation d’un grand nombre de personnes dans le monde)…
Les obstacles – actuellement – sont de taille : les modèles le plus puissants sont privés, les infrastructures GPU Data Centers sont la propriété des « Géants du Web », les régulations limitent l’innovation citoyenne, les IA reproduisent les biais des puissants…
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Ce qui se montre, s’exprime, se produit, se diffuse, et ce qui se recherche (pour acheter, vendre, utiliser… sur le web…
- Par guy sembic
- Le 01/06/2026
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… En lien ou en rapport avec :
Les mots-clefs, les termes les plus utilisés sur les moteurs de recherche ; et quels sont alors les 30 mots-clefs et termes dont se servent le plus souvent les gens lors de leurs recherches ?
Comment ces mots-clefs et ces termes utilisés parviennent-ils ou contribuent-ils à hisser en haut de page d’un moteur de recherche (Google en l’occurrence surtout), le ou les liens menant au site, au blog, à la page Facebook, Instagram, Tik-Tok… De l’auteur, du producteur de ce site, de ce blog, de cette page Facebbok, Instagram, Tik-Tok… ? Ou encore au sujet, au thème, au texte référent répondant à un mot-clef, à un terme saisi en barre de recherche ?
Outre l’utilisation de mots-clefs et de termes (les plus utilisés) sur les moteurs de recherche, il y a aussi à présent – notamment depuis ces 5 dernières années (et de plus en plus), le recours aux outils d’Intelligence Artificielle Générative tels que Chat-GPT, Copilot, Canva…
Je me pose la question de la manière dont interviennent les algorithmes dans les domaines de la modération, des influences, des incitations à dire et à faire…
Il est « sidérant » parfois, de constater que des propos, que des images, que des vidéos, de caractère délictueux, pourtant censés « ne pas correspondre à des standards »… Puissent quand même passer, alors que d’autres apparemment beaucoup moins délictueux, « ne passent pas »…
Il y a là, dis-je, une véritable interrogation…
Ce sont les « maîtres du monde » - les « Géants du Web », du Numérique, de l’Intelligence Artificielle ; les acteurs nouveaux de la « plus grande domination du monde et de la société humaine » que l’Histoire ait connue depuis le Néolithique…
Qui détiennent les clefs, qui ont conçu les « outils » et qui orientent et imposent les programmes de recherche, les travaux des ingénieurs, des chercheurs… Et qui investissent des milliards de dollars dans des « data centers » aussi immenses que des grandes villes…
Je me pose aussi la question de l’existence de ce que l’on appelle le « Dark Web » : comment fonctionne-t-il donc ce « dark web » ? Est-ce que c’est sur ce « dark web » que l’on achète des armes, de la drogue, où l’on accède à des productions de pornographie, de pédophilie ? Et quels moyens de paiements utilise-t-on sur ce « dark web » ? Des cryptomonnaies, du « bitcoin » ?
Je me pose encore une question que je qualifie de « centrale » : celle de l’utilisation (si elle parvient à se faire un jour) des « outils de l’Intelligence Artificielle » - Générative et autre – dans un sens « tout autre » que celui prévu, orchestré, programmé par les « Maîtres du Monde » ; c’est à dire pour résister et pour s’opposer à cette « nouvelle et écrasante domination et contrôle de la société humaine…
La question donc, de notre capacité d’êtres humains de tous pays, de toutes cultures, de toutes histoires millénaires, de nous emparer de ce pouvoir que donne l’utilisation des outils de l’IA, à notre profit et pour un « ordre du monde » différent de celui dans lequel on vit et subit, huit milliards que nous sommes sauf 80 millions d’entre nous contre nous…
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Sapiens plus ancien que l'on le pense
- Par guy sembic
- Le 31/05/2026
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… Une équipe de scientifiques – d’archéologues- en 2017, sur le site du djebel Irhoud au Maroc ( site exactement situé à environ 50 km de la ville côtière de Safi et à environ 100 km à l’ouest de Marrakech) a découvert, mis à jour lors de fouilles, des ossements humains ayant été identifiés comme étant ceux de Homo Sapiens, datant de 315 000 ans (déterminé grâce à des techniques de datation permettant de préciser mieux que par le carbone 14)…
Certes, d’autres découvertes et mises à jour d’ossements humains, avaient été faites bien avant, notamment durant le 20 ème siècle, qui confirmaient que Sapiens était présent dans la zone africaine Ethiopie Kenya Tanzanie (et originaire de cette zone) il y a 195 000 ans…
Mais la découverte faite en 2017 dans le djebel Irhoud au Maroc, remet en question -sinon l’origine même de Sapiens mais au moins la présence de Sapiens qui jusque là avant cette découverte, n’était attestée et déterminée que depuis 195 000 ans en Ethiopie Kenya Tanzanie
Désormais l’on sait, depuis 2017, que Sapiens était présent en Afrique du Nord Ouest entre l’Atlantique et au-delà des montagnes et hauts plateaux de l’Atlas Marocain, il y a 300 000 ans.
En conséquence, les Sapiens d’Afrique de l’Est en Ethiopie Kenya et Tanzanie, auraient été, cent mille ans plus tard, des migrants ayant en l’espace de quelque dizaines de milliers d’années, traversé toute cette partie de l’Afrique appelée le Sahel, d’ouest en est jusqu’à la mer rouge et l’océan indien.
Et – ce qui est « troublant » - c’est que l’homme de Néandertal (le « cousin germain » de Sapiens) serait originaire d’Afrique du nord ( de probablement de la partie Nord Ouest de l’Afrique), et que quelques dizaines de milliers d’années précèderaint Néandertal de Sapiens en Afrique du Nord Ouest…
… Cette découverte faite en 2017, concernant Sapiens présent il y a 315 000 ans au Maroc, n’a point fait l’objet, depuis, d’une « grande médiatisation » hormis sur des télés européennes proposant de temps à autre aux téléspectateurs, des émissions scientifiques et culturelles…
Et, « très certainement » l’Américain lambda du Texas ou du Montana, qui, en tant que témoin au tribunal, jure sur la Bible qu’il dira la vérité… N’a pas été mis au courant de cette découverte…
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Le, les conflits au Moyen Orient
- Par guy sembic
- Le 31/05/2026
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… C’est, ce document, une sorte de « mémoire », un texte qui a pour thème « les colons Juifs ( Israélites) installés en Cisjordanie – et, « par extension » une histoire de cette partie du Moyen Orient qui est celle de la Palestine, d’Israël, du Liban, de l’Empire Ottoman aussi, depuis le 16 ème siècle jusqu’à sa dislocation en 1919…
La compréhension de l’Histoire ne semble pas – loin s’en faut- de nos jours, être la préoccupation principale d’une grande majorité de gens quelque soit leur milieu social, leur niveau de culture, leur religion (aussi bien les Juifs que les Chrétiens et que les Musulmans) ; et, dans une méconnaissance généralisée de l’Histoire, hélas actuelle – et « entretenue », il s’avère que les « récits » qui sont faits, par les uns et par les autres, sont construits pour mobiliser mais pas pour nuancer.
Dans un conflit où chaque camp se vit comme une victime, l’Histoire se fait arme et pas « outil de compréhension ».
Trop de partis-pris, de préjugés, d’opinions et de ressentis dans une exaspération, dans des crispations démesurées… Et il faut le dire aussi, avec tout ce qui circule sur les réseaux sociaux, de haine, d’injures, de dénis, de falsifications, de raccourcis de pensée…Au sujet des Juifs, des Arabes, des migrants, que n’arrêtent pas de véhiculer les médias, les télés, avec « en boucle » toujours le camp du Bien et le camp du Mal , le camp des « bien pensants », le camp des « mal pensants », les raisons justifiées ou non de chacun selon ce qu’il a lui-même en particulier vécu et qui a fondé sa vision…
Autrement dit « une démarche » - de ma part- « anarchiste » (mais pas dans le sens que l’on a coutume d’attribuer à l’anarchie…
L’histoire du conflit au Moyen Orient est complexe parce qu’elle implique :
L’empire Ottoman, le mandat Britannique, les nationalismes arabes, le sionisme, la Shoah, la décolonisation, la guerre froide, les religions, les migrations forcées, les statuts juridiques des terres, les frontières jamais fixées… « cela fait beaucoup de choses »… Et, la plupart des gens que nous sommes n’ont ni le temps ni les outils pour une étude sérieuse…
Mais si la rigueur historique est indispensable – et nécéssaire – pour comprendre ; elle ne suffit pas, autant dire que la compréhension de l’Histoire à elle seule, ne parvient pas à contribuer à établir une paix durable, à mettre fin au conflit (à tous les conflits d’ailleurs)…
Car les conflits ne se résolvent pas par la connaissance de la « vérité historique » mais par des compromis politiques, des garanties de sécurité, des changements de génération accompagnées de transformations sociales, par des intérêts convergents des uns et des autres…
Enfin, dis-je, ce travail que j’effectue – et qui me prend disons « un certain nombre d’heures sinon de jours » représente « de ma part » un combat contre l’antisémitisme notamment… Et contre toutes les exacerbations et les violences – et les idées reçues- des uns et des autres (et de leurs « leçons de morale », jugements, condamnations etc. …)
Les Israéliens depuis 1948 et les colons de Cisjordanie depuis 1967
… Voici les questions que je me pose :
1/ Il y a ceux qui sont des descendants de la diaspora ( Amérique du Nord, Europe et ailleurs dans le monde), venus entre 1920 et 1948 du temps où la Palestine se trouvait sous mandat Britannique et qui se sont installés dans la partie de la Palestine qui allait en 1948 devenir Israël : combien sont-ils ceux là ? … Il n’existe aucune statistique à ce sujet : l’on sait seulement qu’entre 1920 et 1947, l’on a pu dénombrer entre 1920 et 1925 environ 60 à 80 mille juifs puis 630 mille juifs en 1947 voisinant avec 1,2 million d’arabes palestiniens en 1947, toute cette population de 1,9 million de personnes vivant en 1947 le long de la côte méditéranéenne et autour de Tel Aviv et Haïfa.
Dans les premières années du mandat Britannique, la nationalité des habitants de la Palestine (qui n’est plus Ottomane) est en transition : il existe là un « vide juridique ».
Mais au 1er août 1925, est créée sous le mandat Britannique, une citoyenneté palestinienne, de telle sorte que, jusqu’en 1948, un Arabe de Jaffa et un Juif du Yishouv étaient citoyens Palestiniens ( mais pas citoyens Britanniques).
2/ Il y a les descendants de la Diaspora venus après 1948 s’installer en Cisjordanie :
Un point historique est important à préciser :
Entre 1948 et 1967, la Cisjordanie n’est pas sous contrôle israélien mais annexée par la Jordanie, et il n’y a alors pas de colons installés durant cette période de 1948 à 1967 en Cisjordanie.
Les colonies israéliennes en Cisjordanie commencent après 1967 à la suite de la guerre des six jours quand Israël occupe la Cisjordanie, Jérusalem-Est, Gaza, le Golan et le Sinaï.
Combien ont-ils été ces descendants de la diaspora venus après 1948 ? Il n’y a pas de statistique ni d’étude faite à ce sujet. ( par vagues d’origine Amérique du Nord, Europe, ex URSS…)
3/ Il y a les descendants des colons et des grands propriétaires terriens du temps de l’Empire Ottoman (de la Palestine Ottomane) qui étaient déjà installés depuis le 16 ème siècle – Juifs mais aussi Chrétiens et Musulmans- du temps où la Palestine faisait partie de l’Empire Ottoman avant 1919.
Ces grands propriétaires étaient : des Arabes vivant à Beyrouth ou à Damas ; des paysans locaux (fellahs) enrichis et ayant acheté des terres, et, surtout à partir de 1890, des Juifs qui avaient acheté des terres grâce à des organisations sionistes d’Amérique du Nord et d’Europe.
À partir de 1890 durant les trente dernières années de l’Empire Ottoman, la migration des juifs de la Diaspora – des USA, du Canada et d’ailleurs dans le monde, qui avait commencé à la fin du 19 ème siècle – des Juifs « riches » ou « aisés » aspirant à s’installer « dans les terres de leurs ancêtres et demandeurs d’une nation ou d’un état leur appartenant, en capacité de « faire le voyage » à travers l’Atlantique et la Méditerranée, s’est trouvée fortement augmentée des Juifs d’Europe de l’Est et centrale, et de la Russie Tsariste à l’époque, qui étaient persécutés (pogroms)… Mais il faut dire que certains de ces juifs là, d’Europe de l’Est et de la Russie Tsariste, « certainement moins riches et de condition modeste » ont quitté les pays où ils étaient persécutés pour venir par exemple aux Pays Bas et en France, pays où ils se trouvaient « mieux accueilis »… À défaut de se rendre en Palestine Ottomane avant 1920…
Combien ont-ils été, les migrants Juifs, du temps de l’Empire Ottoman, venus d’ailleurs, du 16 ème siècle jusqu’ à la fin du 19 ème ? Il n’y a pas de statistiques fiables ni de lien généalogique traçable, l’on peut juste dire que les grands propriétaires Juifs dans la Palestine Ottomane était nettement moins nombreux que les grands propriétaires Arabes.
Tous les habitants de la Palestine Ottomane – musulmans, chrétiens, juifs – étaient des citoyens Ottomans : ainsi un Juif vivant à Jérusalem était Ottoman de nationalité.
4/ Sur ces 640 000 colons israéliens aujourd’hui installés en Cisjordanie, dont la moitié sans doute venus après 1948 donc environ 300 000, combien de ces 300 000 sont-ils des descendants de la Shoah ? (je crois « très peu », juste une petite minorité ai-je tendance à penser).
L’état d’Israël ne donne aucune indication sur l’origine de ses citoyens en ce qui concerne des colons qui seraient des descendants survivants de la Shoah, qui, s’ils existent sont aujourd’hui très âgés ; il y a eu en fait entre 1945 et 1950 ou 1960, peu de juifs rescapés de la Shoah qui sont venus s’installer en Israël, lesquels vu l’état dans lequel ils sont revenus, ne projetaient pas de s’installer comme colons car la vie dans les colonies – travail de la terre- était dure, difficile… Ils ont probablement rejoint les communautés urbaines à l’intérieur d’Israël…
Une partie des colons de Cisjordanie vient de familles ashkénazes d’Europe de l’Est et Centrale ; une autre partie vient de familles originaires du monde Arabe, ainsi que d’ ex URSS, des USA, de France, etc. …
5/ En ce qui concerne les frontières d’Israël, un « point historique » doit être précisé :
En 1947 la résolution 181 de l’ONU définit un « plan de partage » de la Palestine en un état juif et un état arabe, avec un statut international pour Jérusalem.
La frontière entre les deux états, appelée alors « ligne verte » résulte de la 1ère guerre de 1948/1949 et est l’aboutissement d’une « ligne d’armistice » séparant Israël de la Cisjordanie annexée par la Jordanie d’une part, et de la bande de Gaza administrée par l’Egypte d’autre part.
En 1967 après la guerre dite « des Six Jours » Israël occupe la Cisjordanie, Jérusalem Est, Gaza et le Golan et le Sinaï ; et c’est seulement à partir de 1967 donc, que commencent à s’établir les colonies en Cisjordanie.
Rappel : entre 1948 et 1967, la Cisjordanie n’était pas sous contrôle Israélien et était annexée par la Jordanie.
Mais le Droit International (4ème convention de Genève article 49) interdit à une puissance occupante de transférer une part de sa population civile dans un territoire occupé ; et, en conséquence, les colonies israéliennes en Cisjordanie (depuis 1967) sont illégales.
6/ En conséquence de ces questions que je me pose – de 1 à 5 – j’exclue de la vision que je me fais d’Israël ( D’Israël dont je suis un défenseur de son droit à exister et à se défendre), les colons actuels implantés en Cisjordanie depuis 1967.
Toutefois cette exclusion que je fais (et qui d’ailleurs est partagée par ceux et celles qui « pensent comme moi »), doit être « nuancée » car les colons de Cisjordanie ne forment pas un bloc homogène :
Il y a d’une part les « ultra idéologues messianiques » (les plus « durs » donc ceux qui « posent vraiment problème », les violents, ceux qui s’approprient des terres par la force, sont armés, maltraitent leurs voisins arabes)… Et d’autre part des familles venues parce que le logement est moins cher en Cisjordanie, ainsi que des gens (jeunes) nés en Cisjordanie et n’ont donc pas choisi d’y vivre, ainsi encore que des immigrés récents… (En fait, la « sociologie » des colons de Cisjordanie est complexe, diversifiée – l’on ne peut donc « pas tous les mettre dans le même sac » (les englober dans un même rejet, dans un même ressentiment à leur égard, dans une même haine comme on l’observe sur les réseaux sociaux).
… La possibilité d'un état Israélo-Palestinien (un état unique, républicain, démocratique et laïque) dans lequel les droits des israéliens et des palestiniens seraient égaux, avec une gouvernance partagée... A-t-elle été envisagée ? ...
Si oui (par qui?), la question se pose de 2 peuples dont l'Histoire, le vécu, la culture, les origines, sont différentes ; et, en conséquence, en capacité de co-exister non pas dans un "mélange" au sens de ce qu'est un mélange, mais dans une sorte d'unité diversifiée entre 2 populations qui, dans un même état, conservent chacune leur culture et ce que leur Histoire, leur vécu, leur a apporté ?
La société israélienne est-elle capable d'envisager une co-existence avec une société palestinienne ? Et la société palestinienne est-elle en capacité d'en faire autant? Ce qui implique pour chacune de ces sociétés, un changement profond dans leur mentalité d'une part, et de parvenir à surmonter tout ce que véhicule un passé de haine et de violences, de morts, de victimes, de destructions par la guerre, d’autre part.
Oui cette possibilité a été envisagée :
Par des intellectuels Juifs ( Buber, Magnes…)
Par des intellectuels Palestiniens (Edward Saïd)
Par quelques mouvements politiques marginaux
Par certains universitaires contemporains
Un état binational avait été envisagé par des pionniers Juifs entre 1920 et 1940. C’était un courant minoritaire du sionisme qui défendait un état binational judéo-arabe, qui proposait :
Un état commun, deux peuples, une égalité civique, une autonomie culturelle.
Et dans les années 1970-2000, des intellectuels palestiniens ont également défendu la même idée selon les mêmes principes, que les pionniers Juifs entre 1920 et 1940. Le plus connu d’entre eux étant Edward Saïd.
Mais cette idée d’un état binational n’a jamais été majoritaire, du fait que les deux peuples Israélien et Palestinien, ont construit leur identité depuis 1948 , pour chacun, sur un récit national exclusif.
Car du côté Israélien, l’état d’Israël est un refuge après la Shoah, un espace où les Juifs sont majoritaires et souverains
Et que du côté Palestinien, un état binational signifiait un renoncement à un état palestinien, et à devoir cohabiter avec des gens qu’ils considèrent comme des colonisateurs.
La question qui se pose – centrale à vrai dire – c’est de savoir si les deux sociétés Israélienne et Palestinienne, sont ou pourraient être en capacité de co-exister en un même état commun.
Aujourd’hui non : ni psychologiquement ni politiquement.
Les deux sociétés sont traumatisées, endeuillées, enfermées dans des récits de peur, convaincues que l’autre veut leur disparition.
En Israël il y a actuellement une pression exercée par les « plus durs » des partis politiques plus ou moins liés au nationalisme religieux
Et en Palestine une fragmentation politique, pas d’élections, l’influence du Hamas et une perte de confiance des autorités palestiniennes.
Et, démographiquement, un état binational Israël-Gaza-Cisjordanie serait composé de 7 millions de Juifs et de 7 millions de Palestiniens.
Trois transformations profondes dans les deux sociétés Israélienne et Palestinienne sont nécéssaires – et peuvent « voir le jour » dans l’avenir ; mais elles supposent (et exigent) ces transformations là :
Une révolution des récits (les deux peuples acceptant que l’autre a une Histoire, une légitimité et une souffrance
Une révolution des générations, car les conflits ne peuvent se résoudre que par ceux qui « viennent après »
Une révolution des intérêts, lorsque les deux peuples prendront conscience de ce qu’ils ont à gagner ensemble plutôt que séparés.
Quels sont dans l’actualité présente, les modèles les plus réalistes ?
Deux états ( le « modèle officiel » mais moribond)
Un état binational ( mais politiquement impossible aujourd’hui)
Un état confédéral : 2 états avec des frontières ouvertes, des institutions partagées, une sécurité garantie et coordonnée, des droits réciproques
La question – si sensible de nos jours, si débattue « dans un grand han’ de heurts » sur les réseaux sociaux et dans les espaces publics – n’est pas « Qui a raison ? Qui a tort ? » c’est « comment vivre ensemble ? ( ou, plus exactement « comment construire une relation entre les uns et les autres, autrement que sur le modèle de la domination prédation loi du plus fort et ségrégation mais plutôt sur le bon sens et sur le principe naturel et intemporel régissant la relation entre les êtres et les choses ») soit une question qui regarde vers l’avenir…
… Le « grand problème » des conflits d’aujourd’hui – notamment, outre le conflit qui oppose Israël au Hamas, au Hezbolah et à l’Iran – celui aussi, entre les États Unis d’Amérique présidés par Donald Trump et l’Iran des Gardiens de la Révolution et des Mollahs ; c’est la « radicalité absolue » des uns et des autres, des objectifs recherchés ou buts à atteindre (en fait le but à atteindre c’est la disparition de l’autre pouvant aller jusqu’à l’utilisation de l’arme atomique et, à défaut de l’arme atomique avancée comme « arme de disuasion », d’armes « conventionnelles mais scélérates » pouvant faire quasiment autant de dégâts et de victimes que l’arme nucléaire…
Les « négociations » ne sont qu’une suite de « pourparlers » sans aucune résolution ni réelle volonté des uns et des autres… Et ne servent en fait, ces « négociations », que pour prolonger un état de « statu-quo » durant lequel « on ne bombarde pas » et où l’on mène « quelques opérations ponctuelles »… (C’est ce qui se passe entre les USA et l’Iran actuellement).
De surcroît – ce qui « n’arrange pas les choses »- c’est qu’il n’existe dans les « sphères politiques et gouvernementales » actuelles, dans le monde, aucun personnage d’assez grande envergure (diplomate, chef d’état) ayant la capacité d’amorcer une approche de l’autre (de l’ennemi) pouvant déboucher sur un dialogue différent de celui qui consiste à assener er réassener les mêmes objectifs…
Et, non seulement, pas d’un tel personnage d’assez grande envergure dans le monde actuel, mais pas non plus de collectif de représentants d’un plus grand nombre possible de pays soutenus par leurs populations pour exercer vraiment une pression déterminante en vue d’une résolution du conflit.
Trump c’est un « guignol goldorak », Poutine c’est un prédateur, Xi Jinping c’est un renard et un requin, Benyamin Netanyaou ne jure que par le Likoud…
Et les dirigeants Iraniens ne cèdent rien sur le nucléaire offensif ni sur la condition des femmes dans la société de leur pays ni sur leurs objectifs de domination et d’encadrement et de contrôle et de répression policière de leur peuple…
Et le monde tout entier s’accommode bon gré mal gré d’un possible (et espéré) compromis en théorie inacceptable mais en réalité question conséquences dans la vie quotidienne, « concevable par la force des choses » (autrement dit « on baisse le pantalon)…
Une « expérience intéréssante » qui a eu lieu, c’est celle de la République d’Afrique du Sud lorsque Nelson Mandela a été élu président de la république le 10 mai 1994…
Ce que Nelson Mandela a réussi à faire en 1994 – repartir à zéro, pardonner sans pour autant « rayer le passé de la carte » - s’est maintenu (difficilement certes – et sans éradiquer la corruption et la violence dans la société ni les inégalités) durant quelques années dans ce pays qu’est l’Afrique du Sud (il n’en reste plus grand-chose aujourd’hui mais ça a quand même existé tant bien que mal)…
Ce qu’il faudrait dans le monde actuel c’est « un autre Nelson Mandela »…
L’œuvre de Nelson Mandela c’est « la plus belle prise de risque » qui s’est faite dans l’Histoire toute entière depuis le Néolithique…
Le pardon en effet est « une prise de risque considérable » - mais, je le pense sérieusement, nécéssaire… Et c’est le prix à payer, ce risque là et tout le contenu de ce risque, pour une transformation radicale de la société humaine…
Dans l’hypothèse du pardon possible et envisageable, alors le pardon s’il se fait, est forcément (et naturellement) précédé par la violence (la violence étant « une étape » incontournable » - liée à la nature humaine)…
Le problème de la violence c’est qu’au delà de sa durée en tant qu’étape incontournable, elle continue à se perpétuer (elle reste en place- atténuée ou renforcée selon le cas) …
… Pour « aller plus loin » :
Des chercheurs francophones ont travaillé sur ces questions au sujet des conflits et de l’Histoire du Moyen Orient :
Henry Laurens, professeur au collège de France, spécialiste de l’histoire de la Palestine du 19 ème siècle à nos jours ; a travaillé sur la Palestine Ottomane, le mandat Britannique, les nationalismes, les migrations juives, les statuts juridiques.
Vincent Lemire, historien français né en 1973, spécialiste de Jérusalem, de la Palestine Ottomane et du mandat britannique ; aujourd’hui l’un des chercheurs les plus rigoureux et les plus respectés sur ces questions.
Il est l’un des rares historiens maîtrisant (parlant et écrivant) l’arabe et l’hébreu… Et ayant eu accès aux archives ottomanes, ce qui lui permet une approche globale…
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Ce qu'est l'Islam, ce que sont les Sunnites et les Chiites
- Par guy sembic
- Le 29/05/2026
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… Les Sunnites et les Chiites – les deux branches de l’Islam- ont en commun les mêmes « piliers » de la Foi : la prière, le jeûne, l’aumone, le pélerinage et la profession de foi.
Les différences entre les deux branches portent sur l’autorité religieuse représentée par les Imams et par les Califes ; et aussi par la succession du prophète.
En ce qui concerne la succession du Prophète – ou plus exactement la venue du Prophète – le Chiisme dans son courant majoritaire qui est le duodécimain, est marqué par l’attente du retour de l’ « Imam légitime » soit l’« Imam caché ».
Tout comme le Sunnisme, le Chiisme est divers :
-Chiisme duodécimain, le plus répandu, où est attendu le retour de l’Imam caché, mais qui reconnaît cependant 12 Imams.
Ce Chiisme-là on le retrouve en Iran, en Irak et au Liban.
-Le Zaydisme, présent au Yemen.
- L’Ismaélisme, qui est une branche de forte dimension ésotérique, présente en Asie Centrale et en Inde.
Le Chiisme dans son ensemble (des 3 tendances) représente 15 % des musulmans…
Les Sunnites se répartissant en Arabie, Emirats, Oman, en partie en Irak avec les Chiites, en Palestine, en Jordanie, Égypte, pays du Maghreb, Lybie, Afrique Sahélienne et du côté océan Indien.
Le Sunnisme et le Chiisme ont en commun l’existence de trois grandes tendances différenciées – souvent en désaccord entre elles :
-Un courant modéré, majoritaire
-Un courant conservateur ou radical, ou fondamentaliste et rigoriste
- Un courant que l’on peut qualifier de « politico-religieux » ( très fort en Iran ce courant là) ; mais il faut dire de ce courant « politico-religieux » qu’il relève bien plus d’un contexte politique, que de la religion (l’Islam)…
Le Jihad conquérant et offensif concerne essentiellement les Sunnites des courants fondamentalistes et politico-religieux ; quoique le Jihad existe aussi chez les Chiites mais avec une dimension essentiellement axée sur un effort moral et spirituel d’une part, et avec un objectif défensif pour protéger la communauté d’autre part.
Le Jihad offensif pour les Chiites ne peut être déclaré qu’en présence de l’Imam légitime qui lui, est dans l’attente (ce qui limite fortement pour les Chiites, l’idée d’un Jihad conquérant) : il faut bien comprendre cela dans le contexte de la guerre actuelle au Moyen Orient depuis le 28 février 2026…
Les mouvements armés tels que les milices Irakiennes et que le Hezbolah du Liban (Chiites) sont politiques (et pas « doctrinaux »).
Le « problème » le plus « épineux » et le plus sensible » de l’Islam (et qui confine à nos yeux d’occidentaux à l’inacceptable) c’est la condition des femmes, le statut social de la femme, infériorisé, dans la soumission à l’homme…
Mais il faut dire que la condition de la femme, en pays de Judéo-Christianisme, n’était guère différente de la condition de la femme en pays d’Islam, jusqu’au milieu du 20 ème siècle en Amérique et en Europe…
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Une publication à venir dans les jours prochains
- Par guy sembic
- Le 28/05/2026
- Dans Anecdotes et divers
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… C’est une sorte de « mémoire », un texte en trois parties – vu la longueur – que je vais rédiger à l’intention de mes amis, de mes proches et de mes connaissances, et qui aura pour thème « les colons Juifs ( Israélites) installés en Cisjordanie – et, « par extension » une histoire de cette partie du Moyen Orient qui est celle de la Palestine, d’Israël, du Liban, de l’Empire Ottoman aussi depuis le 16 ème siècle jusqu’à sa dislocation en 1919…
La compréhension de l’Histoire ne semble pas – loin s’en faut- de nos jours, être la préoccupation principale d’une grande majorité de gens quelque soit leur milieu social, leur niveau de culture, leur religion (aussi bien les Juifs que les Chrétiens et que les Musulmans) ; et, dans une méconnaissance généralisée de l’Histoire, hélas actuelle – et « entretenue », il s’avère que les « récits » qui sont faits, par les uns et par les autres, sont construits pour mobiliser mais pas pour nuancer.
Dans un conflit où chaque camp se vit comme une victime, l’Histoire se fait arme et pas « outil de compréhension ».
Trop de partis-pris, de préjugés, d’opinions et de ressentis dans une exaspération, dans des crispations démesurées… Et il faut le dire aussi, avec tout ce qui circule sur les réseaux sociaux, de haine, d’injures, de dénis, de falsifications, de raccourcis de pensée…Au sujet des Juifs, des Arabes, des migrants, que n’arrêtent pas de véhiculer les médias, les télés, avec « en boucle » toujours le camp du Bien et le camp du Mal , le camp des « bien pensants », le camp des « mal pensants », les raisons justifiées ou non de chacun selon ce qu’il a lui-même en particulier vécu et qui a fondé sa vision…
Autrement dit « une démarche » - de ma part- « anarchiste » (mais pas dans le sens que l’on a coutume d’attribuer à l’anarchie…
L’histoire du conflit au Moyen Orient est complexe parce qu’elle implique :
L’empire Ottoman, le mandat Britannique, les nationalismes arabes, le sionisme, la Shoah, la décolonisation, la guerre froide, les religions, les migrations forcées, les statuts juridiques des terres, les frontières jamais fixées… « cela fait beaucoup de choses »… Et, la plupart des gens que nous sommes n’ont ni le temps ni les outils pour une étude sérieuse…
Mais si la rigueur historique est indispensable – et nécéssaire – pour comprendre ; elle ne suffit pas, autant dire que la compréhension de l’Histoire à elle seule, ne parvient pas à contribuer à établir une paix durable, à mettre fin au conflit (à tous les conflits d’ailleurs)…
Car les conflits ne se résolvent pas par la connaissance de la « vérité historique » mais par des compromis politiques, des garanties de sécurité, des changements de génération accompagnées de transformations sociales, par des intérêts convergents des uns et des autres…
Enfin, dis-je, ce travail que j’effectue – et qui me prend disons « un certain nombre d’heures sinon de jours » représente « de ma part » un combat contre l’antisémitisme notamment… Et contre toutes les exacerbations et les violences – et les idées reçues- des uns et des autres (et de leurs « leçons de morale », jugements, condamnations etc. …)
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Le récit, la réalité
- Par guy sembic
- Le 28/05/2026
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… Comment les croyants – vraiment croyants et sincères – Juifs, Chrétiens et Musulmans… De ces trois religions du Livre que sont le Judaïsme, le Christianisme et l’Islam, peuvent-ils intégrer en même temps dans leur esprit, dans leur pensée, le récit qui est celui de la création du monde, de l’Homme et de l’univers, tel que l’on le lit dans la Bible, dans le Coran et dans la Torah ; ET la réalité scientifique telle qu’elle existe aujourd’hui en fonction des connaissances acquises et des découvertes faites ?
Car le récit – de la Bible, du Coran et de la Torah – est totalement incompatible avec la réalité scientifique, laquelle réalité scientifique à vrai dire, existait déjà depuis avant même le soleil, la Terre, les planètes du système solaire, depuis ce que les scientifiques appellent le « Bing Bang », théorie actuelle admise consensuellement, de l’origine de l’univers, des scientifiques… Réalité existante mais jusqu’au 20ème siècle, demeurée en grande partie inconnue par absence de connaissances et de découvertes non faites encore…
Le récit, le seul récit lui-même, de la Bible, du Coran et de la Torah ; entendu, lu, par le « commun des mortels » de l’époque -en l’an 1000 ou en l’an 1900- qui pouvait être un berger, un paysan, un fabricant de sabots dans une bourgade- mais cependant, un homme ou une femme se trouvant en capacité de réflexion, d’interrogation, ne serait-ce qu’en regardant la nuit le ciel étoilé – pouvait « en ces temps là » être remis en question (du moins un bref instant, avant que l’interrogation disparaisse, effacée par la croyance au récit)…
Un croyant au 21 ème siècle, ne pouvant nier la réalité scientifique, du fait de la diffusion des connaissances acquises, se trouve confronté au récit de la Bible, du Coran ou de la Torah… Et en tant que croyant et « parce qu’il est croyant » s’il nie le récit de la Bible, du Coran ou de la Torah, il se met en « porte-à-faux » par rapport à sa foi…
D’où la question « comment un croyant peut-il intégrer dans son esprit, dans sa pensée, le récit de la création du monde, de l’Homme et de l’univers – de la Bible, du Coran, de la Torah- ET en même temps la réalité scientifique ?
Le « croyant lambda » d’ailleurs, se pose-t-il déjà cette question dans sa vie de tous les jours ? (consultant sur son smartphone, son Instagram ou son facebook avant de pénétrer dans l’église, dans la mosquée, dans la synagogue?)
C’est bien là une question à laquelle ma capacité de réflexion est impuissante à me fournir une réponse…
ET… Est-ce que l’Intelligence Artificielle d’ailleurs, est en capacité de fournir une réponse à cette question ?
… Avant les religions monothéïstes, les peuples anciens du Néolithique et avant, du Paléolithique supérieur, croyaient en des divinités ou des esprits, et selon leur culture qui se transmettait oralement, ils se fondaient sur un récit (une légende) de la création du monde… Qui était en quelque sorte une « représentation imagée accessible et « en rapport » - peut-être- avec ce qui était alors inconnu et non découvert, de la réalité scientifique…
Les religions monothéïtes – Judaïsme, Christianisme, Islam - ont « fait de même » avec un récit imagé, en fournissant un modèle, une explication simplifiée accessible… Et « peut-être aussi » en rapport (un rapport lointain) avec une réalité scientifique (qui d’ailleurs encore aujourd’hui demeure inconnue ou réduite à des hypothèses) …
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La France dans le monde ...
- Par guy sembic
- Le 27/05/2026
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La France dans le monde…
Ou « lettre ouverte à toutes les personnes des autres pays du monde » :
… La France se situe en PIB par habitant en 2026, au 21 ème rang des pays du continent Européen de 45 pays dont les 27 de l’UE…
Et au 33 ème rang de 156 pays du monde.
En 2026 la France est de 1,5 % en PIB par habitant en dessous de la moyenne européenne, alors qu’elle était de 5 % au dessus de la moyenne en 2019…
Une diminution donc, de 6,5 % en 7 ans…
Si la France demeure un pays visité par de nombreux touristes venus du monde entier (en général Chinois, Japonais, Américains et Européens – et jusqu’en 2021 Russes), les Français cependant, sont critiqués et mal perçus, assez souvent, pour leurs comportements, à l’étranger ; et dans le monde actuel circule une image défavorisée de la France…
J’ai récemment entendu cette réflexion émise par une personne qui vit et travaille en dehors du territoire français : « La France est un pays de pauvres » - sur un ton méprisant…
Quoi que l’on puisse dire de la France et des Français, en Europe et dans le monde, quelque critique – justifiée ou non – que l’on fasse de la France et des Français… En dépit de « tout ce qui ne va pas bien chez nous » et donc de tous les défauts liés à notre système social et éducatif, à la manière dont nous sommes gouvernés… Je reste pour ma part un défenseur inconditionnel de mon pays la France ; et à ces « autres » qui nous critiquent – et parfois il faut dire « nous regardent du haut de leurs certitudes et de leur superbe » (et quand bien même ils pourraient avoir « un peu raison parfois) ; je ne puis qu’opposer à ces critiques, une résistance aussi manifeste – et donc exprimée- que déterminée…
Et je leur adresse un « bras d’honneur » en leur jetant au passage un regard insolent – sans pour autant tout de même leur pointer un pistolet entre les deux yeux (rire)…
Certains Français déclarent ne plus aimer leur pays, et imputent à la France de nombreux défauts et errements, au point même d’envisager de partir s’installer, vivre et travailler dans un autre pays, notamment en dehors de l’Europe… Ce ne serait point là mon cas, qu’eûssent pu être mon niveau d’études, ma formation professionnelle, mon milieu familial et social, ou ma précarité, ma situation défavorisée économiquement parlant si cela avait été le cas, si j’étais âgé de 30 à 40 ans, ou encore en tant que retraité âgé de 60 à 70 ans…
J’aime et défends donc mon pays, la France, tel qu’il est, inconditionnement, en dépit de ma détestation de certains comportements de mes concitoyens, des errements de nos gouvernants…
J’aime la France pour ses paysages, pour bon nombre de visages de femmes, d’hommes et d’enfants que je rencontre autour de moi et dont le regard me « raconte quelque chose », pour la liberté d’expression qui y règne (bien que « canalisée et encadrée il faut dire, cette liberté), pour ses fêtes de musique, pour ses marchés sur des places publiques, ses musées, ses manifestations culturelles, ses artisans locaux, le pain que font encore de nombreux boulangers, pour l’accueil et pour le soin que prennent de chacun de nous les soignants et le personnel des hôpitaux, pour ces encore plus nombreux que l’on le croit, de jeunes enfants, d’adolescents qui te disent bonjour alors qu’ils ne te connaissent pas, pour – aussi, assez souvent- ces conversations qui débutent « à propos d’un rien » entre des personnes dans la rue ou dans un lieu public…
J’aime la France dont les grands médias radio presse télé ne parlent « presque jamais » (comme si ça n’existait pas)… Ces médias qui « en boucle » sur les JT ne parlent « que de ce qui va mal »…
Et cette France que j’aime et que je défends, je ne veux la quitter que le jour de ma mort, avec la certitude en moi que les vivants de « après moi » la perpétueront – à leur façon- je leur fais confiance à ce sujet…
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Fragilité de l'être
- Par guy sembic
- Le 26/05/2026
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… Il y a en bon nombre d’entre nous tels que nous sommes réellement, tels que nous paraissons et sommes perçus par les autres habituellement, une fragilité apparente ou réelle, ou encore assez souvent dissimulée, qui, par imprudence se trouve exposée et mise à découvert ; par des mots peu heureux que nous prononçons en public, par un regard indécis, craintif et mal assuré que nous portons ; par notre comportement lors d’une situation difficile ou imprévue, en face des autres… Une fragilité – dis-je- qui nous dessert…
Et cette fragilité est comme de petites plaies sur notre peau, laissées à découvert, mal cicatrisées et prêtes à s’ouvrir, se ré-ouvrir…
Et ces fragilités font de nous, des proies pour tous les faux amoureux dont les lèvres sont bien plus suceuses qu’effaceuses de cicatrices ; des proies de choix pour les conquérants et pour les arrogants qui nous investissent et se servent de nous en fonction de leurs intérêts…
Il n’y a presque jamais dans la relation humaine – même entre proches – cette grande force comme celle d’un enfant géant, toute droite, souveraine et inépuisable, serrant entre ses énormes bras la petite silhouette aux os qui craquotent mais ne se rompt point…
L’exploitation de la fragilité qui existe – plus ou moins – en chaque être humain , c’est – assurément – considéré dans l’Ordre du monde tel qu’il est (et qu’il a toujours été)… Comme une « vertu cardinale » de domination et de prédation…
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Dans un grand han de heurts
- Par guy sembic
- Le 23/05/2026
- Dans Anecdotes et divers
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… Lorsque les contestations se déclinent en mouvements – de foule, de groupe – et en manifestations, en expressions violentes et en crispations exacerbées, s’imposent dans l’espace public – et notamment sur les réseaux sociaux les plus utilisés – deviennent d’épuisantes polémiques entre interlocuteurs inconciliables figés dans leurs convictions ; et qu’elles s’invitent dans les débats, dans les entretiens de plateaux et émissions de télévision ; elles contribuent à l’émergence de nouvelles dominations dans un ordre établi qui se renforce…
Et ce sont alors les strates en décomposition et en brisures éparpillées de la société toute entière – locale ou à l’échelle de toute la planète- qui se heurtent en un grand han de haines et de violences que l’éclat des paillettes, que la volerie des masques et que les cérémonies ou commémorations ne parviennent pas à dissimuler…
Nous n’avons jamais été dans un aussi « grand han de heurts » !
Les JT de 13 et de 20h sur TF1 ou sur France 2, ne font chaque jour, qu’état de violences, de faits divers dramatiques de, par exemple, de parents abandonnant leurs enfants dans une forêt, d’un mari qui assassine sa femme, d’un incendiaire, d’une attaque au couteau d’un collégien ou d’un lycéen contre un professeur ou contre un autre jeune ; d’une manif (je dis une « manouf ») qui dégénère, d’un déchaînement de violence de supporters d’une équipe de foot, de bandes armées d’un trafic de stupéfiants qui terrorisent un quartier ou une cité et qui se tirent dessus et tuent des personnes aux alentours ; tout cela auxquel s’ajoutent des actes d’incivilités, des vols, des agressions, des cambriolages… Sans compter, encore et encore et à répétition, les catastrophes causées par le dérèglement climatique – tempêtes, ouragans, pluies diluviennes, inondations, incendies, tornades, qui n’épargnent aucune région, aucun lieu de notre pays ; et « pour couronner le tout » les guerres en cours…
« Ça commence à bien faire » avec ces JT de toutes les horreurs… Et avec les réseaux sociaux qui distillent de la haine, de l’invective, de l’insulte, du déni, de la menace, des informations mensongères…
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The Old Oak, film de Ken Loach...
- Par guy sembic
- Le 23/05/2026
- Dans Anecdotes et divers
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… Sur France 5 le vendredi 22 mai 2026, sorti en salle en 2023 le 25 octobre, sélectionné officiellement en compétition au festival de Cannes 2023 ainsi qu’au festival international de Locarno ; acteurs Dave Turner, Ebla Mari… Une production Britanno franco belge…
Dans une bourgade d’Angleterre durement impactée par la fermeture d’une mine de charbon, le propriétaire d’un bar qui est le seul lieu de rencontre du coin, accueille les habitués, tous des chômeurs et des gens vivant dans la précarité.
Mais lorsque tous ces gens en grande difficulté voient arriver dans leur bourgade, des réfugiés Syriens pris en charge par une association humanitaire locale en partie subventionnée par l’État ; alors survient une situation conflictuelle qui sépare les « gens du coin » vivant dans la précarité, en deux « camps » opposés, l’un des deux refusant d’accueillir ces Syriens et « le faisant savoir » autour d’eux, et particulièrement dans ce bar « The Old Oak » (le vieux chêne)…
Et la situation s’envenime lorsque « T.J », le propriétaire, met à disposition une salle désaffectée de son établissement, afin d’y faire préparer des repas pour non seulement les réfugiés Syriens mais aussi pour les précaires du coin en famille avec leurs enfants.
Des « réparations » très sommaires et très provisoires, réalisées en commun entre réfugiés et locaux, permettent la mise en place d’une cuisine avec fourneaux, tables et bancs…
Mais l’« expérience » est un échec parce qu’un jour, des canalisations se rompent et provoquent l’inondation du local et que de surcroît, survient un court circuit qui fait sauter le compteur…
Du « pur Ken Loach » ce film ! L’on y retrouve cette « dimension émotionelle » qui en fait, dépasse le caractère « purement et uniquement émotionnel » des autres films du même genre…
Notamment lorsque la jeune femme Syrienne, l’un des deux personnages centraux du film, évoque avec ses mots à elle, de tout son regard, de tout son visage, la situation des prisonniers dans son pays sous la dictature de Bachar…
Cette dimension « emblématique » on va dire, de sensibilité, de « ressenti » qui est l’une des grandes caractéristiques de ce qui divise nos sociétés notamment européennes et d’Amérique du Nord, à propos des migrants – réfugiés de pays en guerre ou réfugiés « économiques » voire « climatiques » - s’articule principalement sur une réalité ne pouvant être occultée, niée, ou évacuée, à savoir le danger que représente l’infiltration dans les flux migratoires, de terroristes, de groupes mafieux… Ainsi que sur une autre réalité qui est celle liée à la répartition de l’aide sociale faite d’une part aux « précaires locaux » et d’autre part aux réfugiés « venus d’ailleurs »… (répartition perçue « injuste ou trop délibérément partisane et donc trop en faveur des migrants, par certains)…
Mais il faut dire qu’en ce qui concerne la répartition des aides et des secours, souvent – et c’est heureux »- les précaires du coin s’associent aux réfugiés afin de collaborer ensemble en mettant en commun leurs savoirs faire en tel ou tel domaine, leur ingéniosité, leur énergie, volonté, créativité, etc. …
Ce « risque » qu’il y a – effectivement- à accueillir des réfugiés, des gens « venus d’ailleurs », lié à l’infiltration dans les flux migratoires, de personnes « vraiment dangereuses » …
Me fait penser à celui ou celle d’entre nous qui s’assoit sur un rebord de WC public de lieu très fréquenté : les fesses – donc la peau- entrant en contact avec le rebord sur lequel vient précédemment de s’asseoir une autre personne qui « peut-être » était porteuse d’un virus, d’un germe, d’une bactérie, sans le savoir (cela en effet peut arriver bien que le risque soit moindre ou quasi infime, que le risque par infiltration de personnes dangereuses dans un flux migratoire)…
« Faudrait-il » donc en arriver à éviter d’utiliser des toilettes publiques ? Et alors « comment ferait-on hors de chez soi » ?
Bien que l’on puisse « difficilement comparer » le risque qu’il y a, dans l’utilisation de toilettes publiques, d’« attraper une saloperie » ; et le risque qu’il y a dans l’accueil de migrants, de voir un jour un terroriste agresser au couteau quelqu’un dans la rue…
Une réflexion s’impose – ou « devrait s’imposer » – à mon sens- lorsque l’on se rend dans un WC public : « oui, comment on fait alors ? On évite ? On « fait dans sa culotte » ?
Et cette réflexion que l’on se fait sur l’utilisation d’un WC public, ne s’élargit-elle pas en quelque sorte, à la réflexion que l’on se fait sur l’accueil des migrants ?
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Le pain rouge, de Marie-Paul Armand
- Par guy sembic
- Le 23/05/2026
- Dans Livres et littérature
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… Marie-Paul Armand est une auteur écrivain romancière Française, de la région du Nord, qui, après des études universitaires à la faculté de Lille, enseigna les mathématiques à l’école publique durant dix ans, et s’engagea dans l’écriture…
Elle est née le 14 août 1946 et décédée le 7 octobre 2011 ; a publié son 1er livre en 1985 « La poussière des corons », puis « le vent de la haine » en 1987, « les nouvelles du Nord » en 1998, « l’enfance perdue » en 1999, « un bouquet de dentelles » en 2001, « le cri du héron » en 2004…
« Le pain rouge » est son 3ème roman, publié en 1989…
Dans ce livre « Le pain rouge », Marie-Paul Armand fait le récit de ce qu’ont été dans les villages des campagnes du département du Nord, les années de la Révolution Française entre 1789 et après 1795…
Il ressort de ce récit – à mon sens- que ces années de la Révolution Française, en 1789 au moment de l’établissement des « cahiers de doléances », puis avec l’Assemblée Constituante, suivie de la Convention et enfin du Directoire, avec les décrets dont il était fait lecture jusque dans les villages des provinces françaises, ont eu en général beaucoup plus d’impact (ont pesé davantage) dans les villes, que dans les campagnes ; en ce sens que, plus la population était nombreuse (comme à Paris et autour de Paris à l’époque) ainsi que dans les grandes villes et dans les villes moyennes – Dans le Nord Arras, Cambrai, Douai entre autres- et plus en conséquence les gens étaient « aux premières loges », impliqués et agissant… Alors que dans le fin fond des campagnes, dans les villages, il n’en était pas du tout de même, car les « nouvelles » n’arrivaient que quelques semaines plus tard, ne faisant état que de l’essentiel (et du plus marquant ou contraignant)… Et de ce fait, l’emprise des changements et des décisions survenant, de l’Assemblée Nationale, de la Convention, siégeant à Paris, était moins forte, moins prégnante que dans les grandes villes (à l’exception toutefois surtout en 1793 et en 1794, de la lutte menée par les révolutionnaires contre la religion, contre les traditions liées à la religion ; ce qui dans les campagnes était très mal ressenti…
Ce qui est « frappant » aussi – et qui « à mon sens ne m’a guère étonné »- c’est cet engouement autant provoqué qu’entretenu, pour la « cause », d’une majorité assez large de la population française en général surtout des villes, des zones densifiées d’habitat… À tel point que durant la période de la Terreur entre octobre 1793 et début juillet 1794, les gens du commun venaient assister « comme au spectacle » aux exécutions et que, pratiquement au pied même de la guillotine, des marchands de boissons et de fanfreluches, s’installaient ; que les gens « comme un seul homme » criaient « à bas les aristocrates » et autres invectives et insultes à l’adresse des condamnés menés à l’échafaut… (Les femmes n’étant point loin s’en fallait les dernières à vociférer, à crier et insulter ; pourtant mères qu’elles étaient pour bon nombre d’entre elles!)…
Il y avait d’ailleurs, organisé, prévu par les autorités en place chargées d’appliquer les décrets durant la Terreur, des gens qui étaient payés pour « crier insulter » …
C’est fou ce que de tout temps, sous tous les régimes, il y eut, il y a, toujours (c’est une réalité), une majorité de gens « servant ou adhérant à une cause, à un ordre établi ; un courant d’opinion publique majoritaire – souvent entretenu par les tenants de l’Ordre… C’est « assez désespérant » de constater cela !
« J’ai dans l’idée » que si j’avais vécu à cette époque là, adulte âgé de 30/40 ans entre 1789 et 1795, étant « ce que je suis aujourd’hui », et pour peu que j’eûsse pu diffuser autour de moi des « écrits iconoclastes et contestataires assez critiques de l’ état social et des différents régimes et ordres en place », j’aurais sans doute été « un anarchiste de tendance girondine » et assez certainement destiné à figurer sur une liste de suspects… Et guillotiné ! ( Et ce n’est point ma vindicte iconoclaste contre la Religion qui eût pu pour autant me sauver)…
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Mutation accélérée du monde (suite)
- Par guy sembic
- Le 22/05/2026
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… Dans les années vingt et trente du siècle dernier, le 20 ème, s’est également opérée une grande mutation, avec la venue et avec le début d’une généralisation dans la société Française, Européenne et d’Amérique du Nord mais aussi dans une moindre mesure dans les empires coloniaux Français et Anglais ; de l’électricité, de la transmission par les ondes (la radio), du télégraphe, du téléphone, de l’automobile, des appareils électro ménagers, du train et de l’aviation… Tout cela en fait, à l’exception toutefois de l’aviation, de la radio et des appareils électroménagers, dès les années 1890…
Ainsi les personnes qui étaient nées autour des années 1850, qui furent âgées de 70 ans en 1920 et de 80 en 1930, dans leur enfance sous le Second Empire de Napoléon III, puis dans une grande partie de leur vie active jusqu’à environ 60 ans, n’auraient jamais imaginé qu’un jour l’on puisse se parler, l’un demeurant à Lille et l’autre demeurant à Perpignan ( et à plus forte raison l’un depuis New York ou de Melboure) ; et de même n’auraient imaginé non plus, que l’on puisse recevoir des informations et des nouvelles de ce qui se passe dans l’actualité du monde, grâce à un appareil posé tel un meuble à côté de la cheminée par exemple ; ni que l’on puisse se déplacer comme on l’avait toujours fait, dans une voiture n’étant plus tirée par des chevaux, et encore moins que l’on puisse se rendre en un lieu éloigné du monde dans les airs au lieu de sur les océans…
Soit dit en passant, question rapidité de mutation technologique au 20 ème siècle, en ce qui concerne la généralisation de l’électricité déjà pour le seul éclairage, ce n’est qu’en 1950 qu’est arrivé l’éclairage électrique dans un village Vosgien Rehaupal situé entre Lépanges sur Vologne et Gérardmer… Et que, dans les villages des campagnes en France, jusqu’aux années 1940, l’on s’éclairait avec une lampe à suspension (pétrole) au dessus de la table…
Les né(e)s autour de 1950 – donc un siècle plus tard que 1850 – dans l’enfance qui fut la leur, puis dans une partie de leur vie active (au travail), n’imaginaient pas qu’un jour l’on puisse se voir et se parler et s’envoyer des images, des séquences filmées, au moyen d’un petit appareil tenu dans la main, doté d’un écran…
Et, tous ces bébés qui naissent en 2026, qui seront âgés de 74 ans en 2100, dans quel monde devenu vivront-ils la vie au quotidien qui sera la leur alors ?
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La grammaire des visages et des regards
- Par guy sembic
- Le 21/05/2026
- Dans Pensée, réflexions, notes, tags
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… Des torrents de lumière estivale, ces jours prochains de mai 2026, vont faire porter chapeaux, casquettes et lunettes de soleil…
L’haleine frisquette des jours hivernaux de ce même mai 2026 il y a dix jours à peine, faisait porter bonnets, écharpes et doudounes matelassées…
Mais par tous les temps et en tous lieux ; d’un visage rebelle au chapeau, à la casquette ou au bonnet, ainsi que d’un regard que n’occulte pas une paire de lunettes de soleil ; dans la dureté ou dans la beauté du monde, s’envolent aux alentours, tous ces mots écrits dans la langue et dans la grammaire de ce visage et de ce regard…
Ça n’existe pas un dictionnaire qui traduit des mots de visage et de regard en mots de n’importe langue du monde…
Mais les mots de visage et de regard ont néanmoins une grammaire…