Articles de yugcib

  • L'imaginaire

    … « L’imagination ne veut pas dire le mensonge, elle consiste à voir les choses autrement que la banalité du jour » [ Émile Zola ]

     

    … De l’imagination, des imaginaires – de chacun – qu’en est-il de nos jours ? Qu’en devient-il de nos jours ?

    L’imaginaire est-il « seulement » l’apanage des artistes, des écrivains, des créateurs d’œuvres ?

    A-t-il quitté, l’imaginaire, le « commun des mortels » ? Les jeunes surtout ? Les plus de 40 ans, les plus de 60 ans ?

    Autant de questions – avec tant d’autres- qui sont toutes autres que « banales » ( donc autres que de savoir si oui ou non on va acheter ceci ou cela, ou mettre dans son jardin telle sorte de haricot, ou suivre telle ou telle de ses connaissances sur Instagram) … Autant de questions donc, qui ne sont pour ainsi dire jamais posées, notamment sur les réseaux sociaux ?

     

    L’imaginaire « est-il en train de se faire la malle » ?

    N’est-il pas de plus en plus au fil des ans, et surtout depuis ces 2 dernières années, investi par des « Chat GPT », par des « Canva », par toutes sortes d’IA génératives », de logiciels, d’applications sur smartphone, qui « font à notre place » sur demande ? De telle sorte qu’il ne demeure d’imaginaire, que la demande elle-même ?

     

    L’imaginaire investi par l’IA et par les algorithmes, par les Chat GPT et Canva et autres, alors oui, « ça c’est du mensonge »…

    Du mensonge qui emplit le vide fait en toi…

     

    La vocation de l’imaginaire, c’était – du temps d’Émile Zola, du temps des Gravettiens, des Solutréens, des Magdaléniens… Jusqu’à la venue au début du 21 ème siècle, des premiers réseaux sociaux internet… Oui, « de voir les choses autrement que la banalité du jour » … Et d’ailleurs, en l’an mil, un jeune berger de 10 ans illettré a peut-être imaginé une sorte de petite boîte tenant dans la paume de la main, avec laquelle on pouvait envoyer très loin une histoire inventée ou poser une question a un ami qui avait quitté le village pour vivre dans une autre contrée.

     

    La vocation de l’imaginaire, de nos jours, c’est de court-circuiter l’IA et tous ses outils, en somme de « battre l’IA à la course » …

    Dans les eucaryotes dont nous venons, d’il y a 3,5 milliards d’années… Et dans « l’ère de Planck » de presque zéro jusqu’au moment où l’univers eut un diamètre de 1,616 X 10 puissance moins 35 mètre… « il y avait déjà tout ce qu’il fallait »…

     

     

     

     

  • Octobre Rose au RN

    … Dans une « écrasante majorité d’entre eux » - les 143 députés du Rassemblement National élus le 7 juillet 2024, ont voté CONTRE la prise en charge des dépassements d’honoraires pour le cancer ( consultations, examens scanner IRM, soins et suivi) et en particulier pour le cancer du sein qui depuis quelques années en Octobre fait porter le petit ruban rose bien visible sur le costard ou sur le vêtement porté… Sur les bancs de l’Assemblée Nationale par les députés de toutes les formations dont le RN, sur les plateaux télé les présentateurs d’émissions, et dans la rue toute personne qui « dans son cœur » souscrit à cette opération médiatisée Octobre Rose.

     

    Ce petit ruban rose ainsi arboré, quant on « conçoit » que la prise en charge – pour le cancer du sein (mais aussi pour tous les autres cancers) – ne soit pas totale – à 100 % et avec également la prise en charge pour le transport au centre de soins Hôpital cancérologie)… C’est bien là une aberration, une indécence !

     

    Quand on pense au nombre de femmes chaque année, en France, 62 000, qui sont suivies, soignées pour un cancer du sein, « ça fait froid dans le dos » !

     

    Prenons cet exemple :

     

    Une femme de 71 ans qui habite à Hagetmau dans les Landes, dont le cancer du sein vient d’être diagnostiqué ; pension de retraite de 1386 euros par mois, vivant seule, son fils demeurant à Melun en Seine et Marne ; pouvant compter sur sa jeune voisine qui, éventuellement pourrait si nécéssaire la conduire à l’hôpital de Dax pour ses séances de radiothérapie puis de chimiothérapie.

    Mais nous sommes en 2029, et cette femme avait voté pour Marine Le Pen dès le 1er tour en 2027. Et la majorité parlementaire composée d’élus RN et LR, avec 1 er ministre Jordan Bardella, présidente Marine Le Pen ; vient de voter la suppression de certaines aides médicales notamment le remboursement des dépassements d’honoraires même en ALD, ainsi que la prise en charge du transport en taxi médicalisé ou ambulance…

    Son ontologue à Dax lui a recommandé Bergonié à Bordeaux pour son traitement ; mais vu le coût du transport en taxi, environ 800 euro d’Hagetnau à Bergonié au centre de Bordeaux, multiplié par autant de séances de radiothérapie puis de chimiothérapie, ou encore si elle se faisait accompagner par sa jeune voisine qui elle, ne gagne que 1640 euro par mois donc hors de question qu’elle partage les frais d’essence ; cette femme décide de ne pas aller à Bergonié pour son traitement, et de se faire soigner en cancérologie de l’hôpital de Dax « un peu moins bien équipé que Bergonié »…

    Cette femme mourra en 2031 de son cancer du sein… La question est de savoir si à Bergonié, elle aurait eu « plus de chances »…

    Soit dit en passant à l’entrée de Bergonié se trouve bien en vue un grand panneau d’information où l’on lit « 12 % des patients traités ici décèdent avant cinq ans » ( donc l’on « mesure » en conséquence le taux de survie après cinq ans)…

     

    Le pire qui peut arriver c’est si un jour, « au train où vont les choses » en matière d’assistance, prise en charge et aide médicale, il faille devoir vendre sa maison pour essayer de guérir d’un cancer !

     

    Alors « Octobre Rose » … « Vous m’en direz tant » ! (oui je suis de tout cœur… Mais il faut arrêter l’hypocrisie, les larmes de crocodile!)… Et savoir pour qui « ne pas voter en 2027 »…

     

     

     

  • Ils sont rares ...

    Hommage

    … Les musulmans – et surtout leurs chefs religieux – à ne pas considérer les Juifs et le peuple d’Israël, comme ennemis…

    Rappel :

    Le Judaïsme – qui se fonde sur l’Ancien Testament et sur la Torah

    Le Christianisme – qui se fonde sur le Nouveau Testament, sur Jésus-Christ et la « Loi Nouvelle » qui fait suite à la « Loi ancienne » celle de l’Ancien Testament

    L’Islam – qui se fonde sur le Coran, sur le prophète Muhammad en quelque sorte « fondateur » avec d’ailleurs Jésus-Christ reconnu comme étant le prophète qui précède Muhammad au même titre que d’autres prophètes anciens

    Sont La Religion du Livre…

    Ce qui signifie qu’il y a une « continuité  chronologique dans le temps » dont le sens – de l’avant à l’après est le Judaïsme puis le Christiannisme puis l’Islam… Et par conséquent un lien.

    Les trois religions ou trois foi, ou trois croyances, ne sont pas séparées

     

    En revanche les Pharisiens, du vivant de Jésus-Christ ( des « pinailleurs », des sectaires, des fanatiques) ; et les jihadistes d’aujourd’hui, de l’Islam ; ainsi que les catholiques intégristes et les adeptes des branches dérivées (des sortes de pharisiens eux-aussi) du Christiannisme avec la Réforme (les Protestants) …

    Eux sont séparés les uns des autres…

     

     

    Des trois, le Judaïsme, le Christiannisme et l’Islam ; outre la foi, outre la croyance en la divinité (que l’on a ou que l’on n’a pas) … Il y a ce « socle commun » qui est celui se fondant sur la relation humaine dans ses principes intemporels (et qui existait déjà bien avant « la religion du Livre » et que la « religion du livre » a intégré dans ses fondements tels que l’on le découvre dans les écrits bibliques ancien et nouveau testament puis coran)…

     

    La photo de ce chef religieux musulman assis devant l’étoile de David, symbolise ce « socle commun » (celui de la relation humaine ) qui est le lien entre les trois croyances, les trois religions…

    Et des chefs religieux du Judaïsme et du Christiannisme, ont fait de même, aussi peu nombreux à vrai dire, à l’égard des musulmans…

     

     

  • Une guerre d'anéantissement, menée par les hordes du Mal Absolu

    … Selon Yves Thréard, directeur adjoint de la rédaction du Figaro – souvent présent sur des plateaux de télévision lors d’émissions de débats portant sur la politique et sur la société - « une certaine jeunesse idéologique et wokiste dont font partie entre autres étudiants et jeunes adultes, des élèves de Science-Po qui lèvent le poing en face des forces de l’ordre et dénoncent les violences policières ; réagit ainsi en face de la police, par la violence, comme si cette police était celle d’une dictature »…

     

    Sauf que… Cette jeunesse qui casse, qui détruit, qui incendie, qui jette des mortiers d’artifice, qui met à sac des salles de travaux dans des lycées, qui occasionne des dégâts considérables, qui lancent des matériaux lourds – entre autres des éléments de toiture depuis le haut d’immeubles- sur les forces de l’ordre en bas… N’est pas la même que celle des étudiants de Science-Po, pas la même que celle des lycéens de 16 et 17 ans, pas la même que celle des collégiens de 13 à 15 ans…

    Mais une jeunesse de la voyoucratie prédatrice ultra violente des bandes de dealers et de toutes sortes de trafiquants ( d’armes, d’objets volés etc.), cette jeunesse là, qui depuis le plus jeune âge, déserte l’école et le collège, ne sait « lire » que ce qu’elle voit sur un smartphone, et dont beaucoup de ces voyous ultra violents sont des exclus de collèges et de lycées pour comportements agressifs à répétition, non récupérables tant leur niveau scolaire est déficient…

     

    Cette jeunesse là, on ne la verra jamais dans le monde du travail et de l’emploi, il n’y rien, absolument rien à en attendre… Et aucun gouvernement, aucun système, aucun ordre de quoi que ce soit, n’en viendra à bout… Et elle croît comme une tumeur maligne, elle essaime comme des métastases…

     

    On la voit cette jeunesse de la voyoucratie ultra violente, dans toutes les manifestations y compris les mieux encadrées, dans les grandes villes, à Paris et partout en France jusque dans des agglomérations de 5000 habitants ; elle « fausse tous les jeux », elle pervertit tout, elle est totalement en marge, en fait, des idéologies, des religions, elle est nihiliste, elle s’étiquette anarchiste (et en ce sens est une insulte à l’anarchie, aux fondements premiers même de l’anarchie)…

     

    Cette jeunesse là mène une « guerre d’anéantissement » à la société dans toutes ses institutions, ses structures, ses composantes… Elle est aussi dangereuse, aussi assassine, aussi barbare, aussi terroriste, que l’islamisme radical jihadiste, et que les cartels et les armements de Vladimir Poutine, et des Gardiens de la révolution et Ayatollahs d’Iran…

     

    Elle est même – c’est une réalité- indirectement sinon directement l’alliée de l’islamisme radical jihadiste, de l’antisémitisme, et du Poutinisme… Et encore, toute illettrée et inculte qu’elle soit, elle se dope, outre que de stupéfiants, d’IA et de toutes les dernières technologies, ainsi que de la puissance de diffusion des réseaux sociaux internet…

     

    Bon oui, d’accord il y a le wokisme, les idéologies contre-productives du « vivre ensemble », de l’écoute de l’autre, de la complaisance, du « il ne faut surtout pas faire trop de mal et encore moins tuer, il faut doser, mesurer etc.... »

     

    Sauf que…

     

    Comment fait-on, avec quels moyens, en face et directement confronté que l’on est, en face de ce qui de loin et dans une toute autre dimension, dépasse ET les idélogies, Et les religions, Et les Ordres ET les systèmes ET les gouvernements ?

    Comment fait-on, comment réagit-on, comment se défend-on, confronté au « Mal Absolu » ?

     

    … Ces casseurs et groupes ultraviolents prennent les étiquettes, les uns majoritaires, d’extrême gauche ; les autres plutôt minoritaires quoqu’actifs, d’extrême droite…

    Ils en prennent les étiquettes et aussi les apparences.

    Et il faut dire également que les médias, que l’opinion publique en général, les télés et les divers intervenants de l’autorité publique les qualifient eux-aussi d’extrême gauche ou d’extrême droite…

    Et qu’ainsi sont attribuées systématiquement toutes ces violences urbaines, dégradations et destructions, agressions de policiers, de gendarmes, de pompiers, à « l’ultra gauchisme » ou à « l’ultra droitisme » de ces groupes.

    À vrai dire – et c’est bien une réalité « occultée » - ces groupes n’ont absolument aucune idéologie, aucune appartenance à quelque parti que ce soit, ce sont des nihilistes, ils ne font que casser, détruire, spolier ; se moquent autant des riches que des pauvres, s’attaquent à tout ce qui est représentatif de l’ordre, des institutions, de l’état, en uniforme ou pas, ne font donc pas de différence entre par exemple une boutique de luxe ou un garage de voitures de marque sur les Champs Élysées, et l’intérieur d’un collège ou d’un lycée ou encore d’un véhicule de pompiers…

    l’« étiquette » ou l’apparence qu’ils se donnent (ou qu’on leur donne) d’extrême gauche ou d’extrême droite… « Fausse le jeu » ou « rebat les cartes dans le mauvais sens », et exacerbe les tensions, les parti-pris, les préjugés, les communautarismes, toutes sortes de revendications chacune minoritaire mais qui s’accumulent, s’imbriquent les unes dans les autres…

    Et c’est là ce qu’il y a de pire, dans une société : « le pire au-delà du pire » contre lequel une société ne peut plus se défendre… Car il faudrait une « réponse » aussi violente, aussi brutale que la leur à ces groupes ; et nous sommes dans une société – du moins dans les pays dits occidentaux de régimes libéraux démocratiques de par les constitutions de ces pays – où l’on ne répond pas à la barbarie, à l’ultraviolence, par la même barbarie, la même ultraviolence puisque c’est « contraire à la civilisation »…

    C’est que, depuis Philippe le Bel – pour parler de la France - « on a changé d’époque » ! La roue, le gibet, la torture, l’écartellement, les têtes coupées à la hache… C’est plus d’actualité !

     

     

     

     

  • Puissent ces mots...

    Puissent ces mots …

     

    Puissent ces mots que j'écris là, se poser, telles de douces lèvres de femme, sur ce qui fait mal, sur les blessures, sur les cicatrices encore vives, sur les attentes si fortes et parfois si désespérées, de tous ces visages que je connais et dont je ne cesse de me souvenir, pour les avoir une seule fois rencontés ou si souvent vus...

     

    Puissent ces mots venus de mon âme, de ma pensée, telles de douces lèvres de femme, ôter ce qui fait mal, répondre aux attentes si fortes, guérir même de ces maux les plus graves lorsque la médecine ne fait que retarder la progression d'un mal ou mutile…

     

    Puissent ces mots  ouvrir le passage vers cet espace en un point de l'horizon dont la lumière se laisse percevoir au travers d'une brume incandescente mais aussi intraversable qu'un mur de pierre...  

     

    Puissent ces mots se poser sur ces visages dont je sais si peu au fond, d'eux, de ce qu'ils sont quand on est tous chacun,  toute sa vie durant tout seul dans sa peau...

     

    Puisse s'exercer le pouvoir de mon écriture de poète qui n'est pas sortie des grandes écoles, qui n'a commencé que par des images, des rêves éveillés, et de tout ce que j'ai observé avant que je sorte de mon enfance sans pour autant la quitter...

     

    Puisse s'exercer le pouvoir de mon écriture non pas pour monter le rocher jusqu'en haut de la montagne et le maintenir tout en haut sans que jamais il ne retombe, non pas pour que m'illuminent et me grisent les éclairages de scène ; mais pour que le mal, pour que la peine, pour que la souffrance, pour que la solitude de tous ces êtres sur lesquels mon regard s'est porté, et qui sont au fond, très nombreux ; pour que le mal, la peine, la souffrance, la solitude  puissent s'envoler, quitter leur peau, leur chair, leur esprit, à tous ces êtres,  ne laissant plus même de cicatrice nulle part sur leur peau, ni dans leur regard ni dans leur âme…

     

    ... Toutes ces taches noires et sales que l'on parvient toujours à extraire et à porter aux regards de tous tout autour, ne parviennent pas pour autant à ôter de ma vue, ce qui, dans la page toute entière, de la première à la dernière ligne, demeure tel un paysage de tableau de peinture devant lequel on n'a pas fait que passer, ou tel un récit que l'on est parvenu à lire jusqu'entre les lignes...

     

    ... Le tableau est raté mais une part de ce qui le compose est à ce point sublime que cette part de sublime  nous le fait aimer, ce tableau raté...

     

    ... Ces mots je les jette comme si je jetais un sort mais un sort heureux qui troue le cul à toutes les chiennes du monde. Je pense à tous ces visages qui me sont chers et que la chienne du monde visite, je pense aussi à tous ces visages qui me sont moins chers, moins chers parce que je les méconnais ou que leur regard me griffe...

     

     

  • Autorité et limites

    … « Il faut arrêter de se raconter des histoires. Ce qui se passe aujourd’hui dans nos lycées est aussi le résultat de décennies de renoncement à l’autorité. Les parents doivent redevenir les premiers éducateurs, les professeurs des figures d’autorité et les jeunes doivent retrouver des limites » [ Odile Téqui, directrice générale du Syndicat de la Famille ]

    … Soit !


     

    Mais qu’est-ce que l’autorité aujourd’hui ? Sinon celle que l’on confond avec la domination ?

    De quel côté se trouve la violence ? Sinon bien davantage du côté des dominants que celle qui s’exerce du côté des manifestants ?

    Ets-ce que le « si tu travailles bien à l’école tu auras un bon métier » ça donne effectivement un métier ?

    Et si de surcroît l’Intelligence Artificielle s’invite de force et « par consensus » à la fois dans le discours des dominants et dans ce que décident et mettent en place les dominants… Et que la gouvernance investit 4 milliards d’euro pour l’IA – mais seulement une « rallonge » de 400 millions d’euros pour les lycées…

    Et avec tous les dangers accrus des cinq dernières années, qui pèsent sur le monde, sur la société, sur l’avenir des jeunes…

    Avec cette triste et sombre perspective pour une grande majorité de jeunes (même issus de familles aisées) d’une vie qui dans 20 ou 30 ans ne sera plus la même que celle de leurs parents…


     

    Tout cela sur fond de déliquescence générale – de la société, des institutions, de l’état… Dépasse ce qui résulte de plusieurs décennies de renoncements…


     

    « Retouver des limites » ?

    Certes…

    Mais « plus tout à fait les mêmes limites que celles auxquelles on pense » ( des limites plutôt, à ce qui détruit, à ce qui dénature, à ce qui abîme, la relation humaine, à la pire de toutes les violences faites à la relation humaine – par la numérisation, le formatage, le clivage, l’uniformisation, la standardisation, la robotique, l’automatisation, le gigantisme et la mondialisation de l’économie de marché, la transformation défiguration bétonnement et aménagements mobiliers des paysages urbains et même des paysages en général depuis les rivages océaniques jusqu’aux plus hautes montagnes… Et toujours plus de milliards de poulets, de cochons, de vaches dans les élevages industriels… Et du « tout par internet » de 6 à 99 ans)…


     

    Les technologies du 21 ème siècle – toutes et dans tous les domaines des activités humaines- ne devraient plus être la propriété exclusive des dominants et des décideurs… Mais la propriété des populations (ou le « patrimoine de l’humanité toute entière »)… Et cela dans une réhabilitation de la relation humaine telle qu’elle avait peut-être existé du temps où des sociétés très anciennes d’avant l’Histoire vivaient en communion avec l’ordre naturel des choses ( leur environnement naturel)…


     


     

  • La buse Uhlémane

    … Il n’est pas « de bon aloi » - dans le contexte actuel qui est celui d’une prise en compte empreinte de complaisance et mêlée de peur d’ostraciser, soit l’ implantation croissante d’un islamisme que l’on qualifie de « bon enfant » (mais n’en demeurant pas moins « plus ou moins engagé » notamment au sujet de Gaza et des Palestiniens – et ce consensus gravitant autour de idéologie du « vivre ensemble » …

    Il n’est pas « de bon aloi » donc, pour un artiste, pour un écrivain, d’envisager -dans la prépararation, dans le travail d’écriture d’un roman ou d’un essai ou d’un recueil de textes – en vue de publication (fut-ce par une maison d’édition recherchant des auteurs et des œuvres atypiques – et iconoclastes tant soit peu -)… De se risquer dans son texte, à quelque vocable, terme, phrase, désignant « des musulmans » en ironisant, en critiquant, et plus encore risquer tout un texte visant des musulmans…


     


     

    Je pense par exemple à un auteur en particulier qui envisage de présenter son texte – un ouvrage d’environ 200 pages format 14/21 – au comité de lecture de l’une de ces maisons d’édition publiant des « auteurs atypiques »…

    Il ne va sans doute pas, cet auteur, choisir parmi ses nombreux textes pour réaliser un ouvrage de 200 pages, l’un ou l’autre de ses textes où l’on lit (je cite) : « Et voici que la buse Uhlémane fit entendre son cri de ralliement » - entre autres expressions, néologismes, tournures verbales « de son style »… Qui, «indirectement ou de façon détournée » on va dire, cible l’islamisme et les musulmans en général…


     

    Sur un blog, un site, dans un forum, ou encore même sur Facebook « c’est envisageable » (ça n’ira jamais bien loin : ou on voit pas, ou on zappe, ou au mieux ça fait applaudir 2 ou 3 de ses «amis suiveurs »…

    En revanche « dans un bouquin » là, c’est une « toute autre affaire » ! Même dans l’éventualité d’une maison d’édition qui accepterait de publier le livre (et que ce livre se trouverait en étal en maison de la presse ou librairie du coin – là où habite l’auteur) …


     

    C’est que « par les temps qui courent » même dans un bled de la « France profonde », où il y a une école, un collège… Et où « Marie Sophie » (qui va au cathéchisme) est amie avec Farah (qui porte l’abaya) … Imaginez un Jean Lanchois, auteur de « structures verbales d’un témoin de son temps » dont le livre figure en présentoir à la maison de la presse de « Sainte Tarte de la Midoue » où demeure Jean Lanchois…

    Dans un texte de ce livre, il est question d’une « Buse Uhlémane » dont le cri déchire un ciel chaotique de gros cumulo-nimbus ; et s’ensuivent dans le texte quelques propos iconoclastes pouvant heuter des musulmans « modérés »…

    Imaginez les parents de Marie Sophie, catholiques « de tradition » et « souscrivant » à l’idéologie du « Vivre ensemble » et « du genre couscous de l’amitié avec nos amis musulmans… Avoir acheté le livre de Jean Lanchois et lu cette phrase commençant par « la buse Uhlémane… »

    … « Je ne vous en dis pas plus »…


     

    En somme – et de fait – la liberté de dire n’est autre que celle de ton dire à peine audible qui se fond dans l’immensité d’un murmure… Mais lorsque du murmure surgit un cri qui dérange, alors interviennent les gardiens de l’Ordre et grimacent les visages animés des mêmes tics communs au plus grand nombre de ces visages…


     


     

  • Une migration de populations, très ancienne

    … Dans son livre « Sapiens en France » 35 000 ans d’Histoire, à la page 115 « Des changements culturels ? », Boris Valentin l’auteur de ce livre, professeur à l’université Paris-I Sorbonne, lors d’une période marquant la transition entre les Solutréens (-26 à – 23 000) et les Magdaléniens (-19 500 à -11 500)… Soit l’« intermède » dit « Badegoulien » de -23 000 à -19 500) ; écrit (je cite) – à propos de cette période des « Badegouliens » :

    « Aujourd’hui la paléogénétique met à notre disposition des outils bien plus sûrs pour traquer les mouvements de populations, même si l’on ne peut encore en apprécier l’exacte ampleur. Or la dernière grande étude sur le sujet signale, à la fin du Paléolithique récent, des flux de populations en provenance du Proche Orient, via les Balkans et l’Italie, à destination de la France et de l’Espagne.../… Cette étude suggère que ces flux pourraient remonter à la période du Badegoulien... »


     

    Or à cette période comprise entre -23 et -19 500, nous étions encore – depuis – 26 000 – au maximum de la glaciation dite « de Würm » et à cette époque là, le climat de l’Espagne et de la France dans ses 2/3 sud partie ouest avec des paysages de toundra, peu boisés ; pouvait être comparable au climat régnant sur la péninsule arabique, les actuels Israël Syrie Jordanie Irak et Iran, avec des paysages semblables à ceux de France et d’Espagne…

    Qu’est-ce qui aurait pu être la cause d’une telle migration… Qui d’ailleurs n’a pu que se faire dans un temps « relativement long » - d’environ plusieurs siècles voire un millénaire ?

    Reste à savoir, au Proche Orient de la Mer Rouge au Golfe Persique, à cette époque là, ce qu’il en était de cet « encore maximum glaciaire » : quels paysages dans cette aire géographique, quelles ressources pour les chasseurs-cueilleurs nomades en gibiers, en végétaux, fruits pour se nourrir (sans compter aussi les gisements pour la taille de la pierre afin de fabriquer des outils) ?

    L’on imagine mal en effet que, dans les conditions climatiques, de paysages et de ressources, de cette époque… Une telle migration vers l’Ouest Européen ait pu se faire (il faut nécéssairement une cause déterminante)…

    D’autre part, le niveau des mers et océans à cette époque, était de 120 mètres en dessous de son niveau actuel ; de telle sorte que dans la migration évoquée par Boris Valentin à la page 115 de son livre, le détroit ou passage du Bosphore entre l’extrémité de la Turquie et l’Europe, devait être traversable à pied…

    Peut-on parler vraiment de « flux migratoire » - dans le sens qui est celui d’usage de nos jours » ?

    À la fin du maximum glaciaire, certains groupes de population vivant au Proche Orient, avaient des caractéristiques génétiques semblables à ceux de l’Ouest Européen et, par vagues successives durant 2 ou 3 millénaires, ont progressé – par les Balkans- (donc pas forcément par le Bosphore) en contournant par le Nord la Mer Noire… Et les descendants de ces groupes, génétiquement proches, ont ainsi atteint l’Ouest Européen… Lors de mouvements, donc, lents et diffus…

    Dans les sociétés anciennes de chasseurs -cueilleurs, les mouvements de populations – en général de quelques dizaines de personnes- suivent les troupeaux d’animaux – bisons, rennes, chevaux, etc. …

    Et peuvent apparaître des tensions d’ordre soit démographique, soit de coexistence entre « communautés » …

    D’autre part, les rapports et liens de relation – notamment matrimoniaux- incitent les groupes à se disperser, se déplacer – parfois sur de longues distances (n’oublions pas qu’à l’époque des Gravettiens puis des Solutréens de -35 à -20 000, l’Europe de l’Atlantique à l’Oural avait ou a eu au maximum cent mille habitants)…

    Il est certain qu’à cette époque autour de -20 000, il y avait en Europe Occidentale, de vastes espaces de steppes peuplés de troupeaux de rennes et de chevaux, ce qui constituait un attrait pour des « migrants » venus par vagues et enclins à s’installer ( à ne pas « refaire le chemin inverse)…

    Pour conclure :

    Ce sont en réalité non pas « une » cause déterminante mais « plusieurs » qui ont fait migrer les populations dans le sens du Proche Orient vers l’Ouest Européen… Et cela sur un temps « relativement long » (d’au moins 1 ou 2 millénaires)…


     


     

  • 37 ème édition du Festival International de Géographie à Saint-Dié dans les Vosges

    Fig 2026

    … Sur le thème «  paysage » avec pour pays invités la Roumanie et la Bulgarie, deux états de l’Union Européenne séparés par le fleuve Danube qui, au temps des Gravettiens et des Solutréens ( des Sapiens comme nous aujourd’hui) au Paléolithique Supérieur, soit entre -35 000 et – 22000, était appelé « La Grande Rivière Mère »…

    En cette fin d’été et de début d’automne 2026, après plusieurs mois de sécheresse et de canicules à répétition de la mi mai jusque fin septembre, ce fleuve qui traverse le continent Européen en longueur depuis le massif de la Forêt Noire en Allemagne du Sud Ouest jusqu’à la mer Noire, se trouve à son plus bas niveau, ce qui devient gênant pour la navigation et a un impact sur le transport, sur l’économie Européenne et au-delà dans le monde…

     

    Une conférence en particulier, animée par le géographe Pascal Clerc, lauréat du Prix du Livre de Géographie 2026 ; « Se perdre », pose cette question de la disparition des repères urbains tels que nous les avons connus avant l’uniformisation des paysages urbains – non seulement des villes mais aussi des villages en France et en Europe et dans le monde…

    Pascal Clerc également dans cette conférence, met en évidence l’uniformisation excessive et accélérée au-delà des villes et des villages – ce qui est encore plus préoccupant- des paysages… Rejoignant ainsi l’ « éthique camusienne de la mesure » qui, en géographie, invite l’Homme (l’humain) à nouer une relation équilibrée, réfléchie et responsable – et sensorielle aussi- avec le territoire (son environnement)…

    Le rond-point Albert Camus avec son bassin, à Saint-Dié, s’inscrit, lui, dans une géographie urbaine celle là « bien pensée », et qui « tranche » avec cette uniformisation et avec ces aménagements et architectures 21 ème siècle que l’on retrouve partout en France, en Europe et dans le monde…

     

    Les paysages tels qu’ils sont par eux-mêmes et évoluent naturellement dans le temps, d’une part ; et tels que l’activité humaine les fait devenir, d’autre part… Nous racontent mieux le monde que ne le fait l’Histoire écrite par les historiens et par les auteurs des romans historiques…

    Les paysages, de tout ce dont ils sont faits – de terre, de pierre, de plaines, de montagnes, de plantes, d’arbres, d’êtres vivants et donc d’humains, d’étendues d’eau… Avec les êtres vivants qui habitent les paysages…

    Ne sont jamais, n’ont jamais été, ne seront jamais, comme l’humain – le Sapiens- « dans l’anthropocentrisme » c’est à dire dans la comparaison et dans le référencement « en rapport avec l’Homme (l’humain) » qui lui, est le seul être vivant sur la planète Terre à « tout voir, tout comparer, tout ramener à lui – entre autre à comparer intelligence par intelligence de chaque être vivant… Alors qu’il n’y a aucune, absolument aucune « hiérarchie des intelligences »… (Il n’y a que des différences, et avec les différences, la diversité)…

     

    Et, en ce qui concerne tout ce que nous avons découvert ( par la connaissance scientifique et par les travaux de recherche), nous nous fondons sur des traces (des objets en général en pierre ou en des matériaux « qui durent »), des ossements, des fresques, des peintures, des gravures… Mais ces traces, aussi nombreuses soient-elles, de matériaux – pierre, ossements – qui durent… Ne représentent qu’une « infime partie » de toutes les traces que l’on n’a pas encore trouvées (et que l’on ne trouvera sans doute jamais)…

    Et pour « arranger les choses », les traces on ne sait pas forcément les lire, alors on les interprète…

    Parce que pour les lire les traces, il faudrait retrouver tout l’« historique » détaillé, complet, tout le pourquoi et le comment de ce qui a fait la trace de ce qui a été en un temps très éloigné du nôtre…

     

    En 2027 le thème sera « consommer » et le pays invité le Canada… Et… En 2100, « on verra »…

     

     

  • Le sens premier d'un mot

    … Ainsi donc le prochain thème annoncé pour 2027 à la séance de clôture du Festival de Géographie sera « Consommer »…

     

    Je m’interroge sur ce terme « consommer » qui, « à priori » ne me semble pas en rapport avec la géographie…

    À moins de parler de « géographie de l’humain » … Auquel cas la consommation « en général » fait partie des habitudes – et des activités- des humains ; et en ce sens « procède » d’une « géographie de l’humain ( de ce qu’est l’humain – de ses comportements, de la manière dont il établit une relation avec son environnement et avec ses semblables)…

     

    « Consommer » dans son sens premier, c’est absorber des aliments (se nourrir) et donc, les acheter, se les procurer, ces aliments – de la viande, des légumes, des céréales, des fruits, tout ce que l’on trouve dans les magasins, les supermarchés, sur les étals des marchés de quartier, de village…

    « Consommer » c’est aussi consommer de l’énergie – de l’électricité, du gaz, de l’essence, de l’eau…

    « Consommer » c’est encore, « par proche extension » du « sens premier » de consommation, utiliser, avoir recours à un service (un service « marchand ») ; c’est aussi acheter ou se procurer des vêtements pour s’habiller, des appareils dont on a besoin, ou des objets de décoration ou d’usage courant; des outils, etc. …

     

    Alors oui, tout cela procède de la « géographie humaine »…

     

    … Pour en revenir au « sens des mots », il est clair que de nos jours, l’on donne aux mots un sens élargi qui les dénature et dont on leur fait prendre un autre sens parfois… Et que  parallèlement à une géographie de humain, s’établit une « géographie du langage » (laquelle « géographie du langage » induit une « géographie des comportements, des habitudes (habitudes de consommation notamment)…

     

    Et nous sommes dans un « Ordre du monde » - de dominations ( par les technologies du numérique, de l’intelligence artificielle, des logiciels et des applications sur smartphone, par la « mise en conditionnement », par l’uniformisation – et jusque dans l’incitation forcée)… Qui s’empare de cette « géographie des comportements et des habitudes » ( et à cette fin s’empare de la « géographie du langage, faisant en sorte que le langage soit délité, galvaudé, « lissé » ) - et cela dans le dessein de renforcer, de pérenniser, la domination exercée par une minorité de décideurs, de détenteurs de pouvoir et d’argent…

     

     

  • Une trace "c'est une trace" !

    … L’on ne sait pas forcément la « lire », la trace ; et donc l’on peut « interpréter »… Mais « une trace » c’est du réel, du concret, et « ça ne s’invente pas » - quoique l’on puisse faire de « fausses traces » pour « prouver que… »

    Au vu et au su des toutes dernières découvertes scientifiques, notamment celles d’archéologues, de paléontologues anthropologistes ; j’ai de plus en plus de mal avec le « récit » qui est fait, de l’origine de l’Homme et du monde, par les religions, ce « récit » biblique, coranique ou autre…

    Et de même je n’accrédite pas non plus toutes ces « légendes » qui « racontent » l’origine du monde, transmises de génération en génération et faisant l’objet, elles aussi ces « légendes » d’un « récit »…

     

     

  • Comme cela s'est passé, ou comme cela aurait pu être ?

    … Aurais-tu pu être un autre personnage que celui que tu es toute ta vie durant c’est à dire tout autre qu’un personnage d’écriture sur la Toile ?

    Avoir eu à tes côtés toute ta vie durant depuis que tu es marié, une autre femme – ou un autre homme ?

    Avoir eu durant les quarantes années de ta vie active, une autre profession que celle que tu as exercée ?

    Un « parcours de vie » - famille, environnement social, métier, aspirations, réalisations, rencontres – différent de celui que tu as eu ?

    Ce que l’on appelle « prédestination » n’est-ce point une « pure vue de l’esprit » ? Une « non-réalité » comme « instituée » réalité (réalité découlant d’une « logique d’enchaînement-entraînement de situations, d’événements « qui font que... ») ?

     

    Ainsi, dans un conte (une histoire) que j’ai imaginé « Paris-Colmar » ( texte dont j’ai réalisé une version audible avec ma voix), vers la fin du texte je présente deux « voies » (destins) différents : l’une réelle « comme ça s’est vraiment passé » et l’autre fictive « comme cela aurait pu être »…

     

    Le « comme ça s’est réellement passé », il est ce qu’il est avec ses aléas, son pire et son meilleur, tout cela d’une seule et unique fois et qui est « ton histoire à nulle autre pareille autour de toi, des autres »…

     

    Dans le « comme cela aurait pu être » s’il avait été, tu serais peut-être mort depuis pas mal d’années… Ou être une vedette sur Youtube ou sur un réseau social, ou encore un grand écrivain reconnu dont les ouvrages sont publiés par centaines de milliers d’exemplaires… Ou cocufié bafoué par ton conjoint… Ou dans un fauteuil roulant… Ou « héros du jour » d’un Toro-piscine à Saint Julien en Born dans les Landes au mois d’août… Ou lauréat d’un concours Lépine… Ou caissier dans un supermarché… Ou l’un des rares « recalés au Bac »…

     

    Ce qu’il y a de sûr c’est que le « comme ça s’est réellement passé » et le « comme cela aurait pu être » se rejoignent « comme dans la chevelure d’une comète dont le sillage n’est visible à l’œil humain qu’un bref instant… Mais ne cesse de suivre sa trajectoire orbitale durant un temps indéfini »…

     

     

  • Y-a-t-il une mécanique de la violence ?

    … S’il y en a une – et il y en a vraiment une – elle est, la violence d’une mécanique, très complexe :

     

    Par exemple, si, en tant que « personnage d’un certain niveau de culture, ayant acquis des savoirs, des connaissances, et homme ou femme de réflexion, de pensée »… Tu ne sais pas résoudre une équation du second degré, et que dans ta vie au quotidien depuis tes seize ans, cette incapacité qui est la tienne de résoudre une équation du second degré, à aucun moment de ta vie ne te gêne, n’est pour toi un handicap… Ce n’est point pour autant que tu vas agresser, violenter une personne qui elle, sait résoudre une équation du second degré…

     

    En revanche, si, « prenant de l’âge » tu es impacté par une déficience auditive se traduisant par une difficulté de compréhension à l’écoute de l’autre… Que tu te trouves assis dans une cathédrale où se tient une conférence, « pas trop mal placé », muni de prothèses auditives ; le conférencier s’exprimant dans un micro « bien réglé » et que, sur les piliers de la cathédrale, sont installés des haut-parleurs diffusant le son partout… Mais qu’il y a manifestement une résonnance assez forte pour rendre difficilement compréhensive la parole du conférencier, et qu’en conséquence tu ne comprends absolument rien de ce que dit le conférencier… Alors que le monsieur qui est assis à côté de toi, lui, n’ayant pas l’air d’une personne spécialement antipathique, semble parfaitement comprendre et applaudit le conférencier… Quelque chose en toi surgit qui t’incline à de l’agressivité à l’égard de ce monsieur qui a la capacité que tu n’as pas, à comprendre le conférencier…

    « Pourquoi lui il comprend, et moi pas ? » tu te dis… Il y a là « comme une aberration », et de l’inacceptable en somme, d’où ce sentiment d’injustice qui te fait réagir dans l’agressivité, dans la contestation de la capacité de ce monsieur qui lui, perçoit et comprend, «arrive à comprendre en dépit d’une résonance rendant difficile la compréhension de ce qui se dit »…

     

    Dans une manifestation qui « dégénère » dans la violence, un jeune de 16 ans qui n’est pas ordinairement, un « casseur » ni un voyou… Dans une incapacité qui est la sienne d’accéder à ce que l’ordre du monde met en place pour lui (fait l’effort de mettre en place en fonction des moyens dont dispose cet Ordre)… Réagit dans l’agressivité, dans une violence le poussant à détruire, à casser, ce qui matériellement représente ce à quoi il ne peut accéder et qui lui est en fait refusé par un Ordre prétendant le lui offrir…

     

    Car c’est bien là le paradoxe ( l’aberration, l’inpensable) : d’un côté « tout ce qui est fait » (pour ou contre) et qui « devrait » résoudre, remédier – les médiathèques, les écoles et les lycées « de la modernité », les infrasctructures pour le sport, pour la culture – et les personnels formés au service des populations, des jeunes notamment…

    Et d’un autre côté l’impuissance de tout ce qui est mis en place, de tous ces agents formés, de ces éducateurs, de ces initiatives de la « puissance et de l’ordre public »…

     

    En somme « à la base même de la mécanique de la violence » il y a cette « énorme fossé », ce « vide », cette « inadéquation » entre d’une part la « volonté de faire – de faire au mieux – qui émane de l’Ordre (ou de l’Autorité)… Et d’autre part, la réalité sur le terrain, le « dans sa peau dans son ressenti de chacun », toutes les difficultés, tous les manques, tous les besoins, toutes les aspirations qui ne sont « pas prises en compte » ou « repoussés sous le tapis » … Et tous les obstacles, toutes les barrières dont à la base, à l’origine l’on trouve la ségrégation par l’argent, par le fait d’être « mieux né qu’un autre », issu de tel ou tel environnement social, milieu familial… Tout cela dans un contexte de déliquescence de la société… Et de surcroît encore, dans le contexte des dangers qui pèsent sur le monde, la planète, la société, la civilisation humaine, avec les guerres – Ukraine/Russie, Moyen Orient- avec les désastres liés au changement climatique – incendies, inondations, ouragans et pénuries alimentaires, impact sur les approvisionnement, conséquences des sécheresses et des guerres…

     

    Au salon du Livre lors de la 37 ème édition du Festival Internationnal de Géographie de Saint Dié dans les Vosges, figurait cet ouvrage de Magali Reghezza-Zitt, grand témoin de ce FIG 2026 : Bienvenue en 2055 (Le Seuil 2026)…

    Ce monde « possible », donc, de 2055, complètement décarbonné et – si l’on veut- « meilleur » (avec des technologies « adaptées » et de « nouveaux modes de vie plus éco-responsables ») … L’auteur le reconnaît elle-même « il n’existera peut-être jamais »… Du fait que pour qu’il soit, ce monde, cela implique que la société actuelle dans laquelle on vit, cesse de se déliter dans la violence, dans l’individualisme exacerbé, dans la décomposition de ses « tissus et structures » : famille, éducation, état, institutions, autorité ( confondue ou remplacée par la domination)…

     

     

  • Médiapart "fait le fond des poubelles"

    … C’est vrai, « plus que vrai même »… Qu’en « faisant les poubelles » et en « allant jusqu’au fond, au « fond du fond »… L’on trouve toujours quelque chose qui nous dénonce, qui fait qu’on reconnaît que ça vient de nous (bon c’est vrai aussi : ça a peut-être été déposé par quelqu’un d’autre qui l’a fabriqué comme si c’était nous qui l’avait fait)…

     

    … N’ayant jamais eu la moindre sympathie pour Jordan Bardella, ce « proche de la Jet-Set des biens nés et des dominants, présent dans toutes les Garden-Party des Élites ultra-friquées »… Ni la moindre empathie ni adhésion au Rassemblement National ex Front National ex Ordre Nouveau…

    Je m’interroge néanmoins sur la « politique » de ce « journal » Médiapart, dont la « ligne éditoriale » - si l’on peut appeler ça comme ça – consiste pour l’essentiel à rechercher « dans un passé lointain » (récent aussi parfois) de « grosses fautes et erreurs de jeunesse faisant tache sur un personnage controversé ( d’un côté « adulé » et d’un autre côté « honni »)…

     

    Nous avons tous, presque tous, dans notre adolescence, commis « quelques excès » de langage, de propos désolants ; eu des comportements inacceptables ; commis « quelques bourdes »… Et, « à ce titre » il faudrait quasiment tous « nous passer sous les fourches caudines » et dire de chacun de nous qui ont « cent ou mille amis sur Instagram ou sur Facebook », que nous ne sommes pas crédibles dans ce que l’on raconte – de nos vies, du monde qu’on voit autour de soi… Et que nous sommes des personnages peu fiables, ne méritant pas d’avoir le moindre rayonnement… Du moins pas le rayonnement dont on bénéficie…

     

    Est-ce que François Mitterrand aurait « mérité » d’être 2 fois durant sept ans, de 1981 à 1995, Président de la République Française ; sachant qu’il fut un collaborationiste dans le début de sa « carrière politique » ?

     

    Et en ce qui « me concerne personnellement en tant qu’ homme d’écriture sur la Toile », si « l’on fait les poubelles » on va trouver en date de début juillet 2021 ce propos de moi, lorsqu’il était question de vaccination pour le covid : « les non vaccinés pour les reconnaître il faudrait les obliger à porter une étoile verte » ! … « Rien que pour ça » en sortant ça de la poubelle, plus personne ne devrait lire ce que je poste presque chaque jour !

     

    En revanche – et « ça c’est patent » - ce qui, de chacun de nous à nul autre pareil d’heureux, d’utile, tout en faisant partie de nous-même se retrouve en beaucoup d’entre nous… Ça, c’est presque jamais retenu…

     

     

  • Et si l'IA avait eu cent ans d'avance ?

    … Lorsqu’apparurent la vidéo, les cassettes VHS puis les DVD, ce ne fut point la fin du film de cinéma en salle…

    Lorsque les plats cuidinés tout-prêts en barquettes, ou surgelés, sont apparus dans les grandes surfaces alimentaires, ce ne fut point la fin de la cuisine traditionnelle…

     

    L’apparition de livres écrits avec l’Intelligence Artificielle – ce qui est déjà une réalité depuis plusieurs années conjointement avec l’écriture de livres par des « nègres littéraires » ; ne sonne point le glas du livre papier ou du livre numérique humainement imaginé et rédigé…

     

    Sauf que pour …

     

    « À la recherche du temps perdu » de Marcel Proust ; « Mort à Crédit » de Louis Ferdinand Céline…

    En postulant que ces deux ouvrages auraient été contemporains d’une « IA 1922 de cent ans en avance »…

    Il eût fallu assurément que cette « IA 1922 » ait été capable de « faire du Proust ou du Céline »…

     

    Et pour « C’est ça ou mourir » de Théysson Orélien ; avec l’« IA 2026 » ; il eût fallu que Théysson Orélien ait été capable de « faire un enfant dans le dos à l’IA 2026 »…

    D’où cette question qui me vient à l’esprit :

     

    Qu’est ce qui est le plus important, qui a le plus d’impact, si l’IA peut faire à la fois : de la langue de Voltaire ET de la langue d’un écrivain atypique à nulle autre pareille :

     

    L’auteur de l’ouvrage, sa personnalité, son rayonnement, qu’il soit encensé sur les réseaux sociaux, suivi sur Youtube, présent dans les grands salons du Livre… ?

     

    Ou …

     

    Le contenu même du livre, avec ce qu’il veut dire, le message qu’il porte ; et qui, tout en étant « de cet auteur là » écrit comme l’auteur l’a écrit avec l’aide oui ou non de l’IA, n’est pas pour autant « propriétaire » de ce qui le dépasse, de ce qui le transcende – mais est « du patrimoine de l’humanité toute entière » ?

     

    Je « penche » pour :

     

    « Faire un enfant dans le dos à l’IA avec une œuvre qui entre dans le patrimoine d’une humanité-propriétaire » … Laquelle humanité-propriétaire est faite d’auteurs qui font un enfant dans le dos à l’IA, mais aussi d’auteurs qui sont des gens du commun faisant quelque chose dans leur vie d’utile et si possible d’heureux pour les autres…