Articles de yugcib

  • Une publication à venir dans les jours prochains

    … C’est une sorte de « mémoire », un texte en trois parties – vu la longueur – que je vais rédiger à l’intention de mes amis, de mes proches et de mes connaissances, et qui aura pour thème « les colons Juifs ( Israélites) installés en Cisjordanie – et, « par extension » une histoire de cette partie du Moyen Orient qui est celle de la Palestine, d’Israël, du Liban, de l’Empire Ottoman aussi depuis le 16 ème siècle jusqu’à sa dislocation en 1919…

     

    La compréhension de l’Histoire ne semble pas – loin s’en faut- de nos jours, être la préoccupation principale d’une grande majorité de gens quelque soit leur milieu social, leur niveau de culture, leur religion (aussi bien les Juifs que les Chrétiens et que les Musulmans) ; et, dans une méconnaissance généralisée de l’Histoire, hélas actuelle – et « entretenue », il s’avère que les « récits » qui sont faits, par les uns et par les autres, sont construits pour mobiliser mais pas pour nuancer.

     

    Dans un conflit où chaque camp se vit comme une victime, l’Histoire se fait arme et pas « outil de compréhension ».

    Trop de partis-pris, de préjugés, d’opinions et de ressentis dans une exaspération, dans des crispations démesurées… Et il faut le dire aussi, avec tout ce qui circule sur les réseaux sociaux, de haine, d’injures, de dénis, de falsifications, de raccourcis de pensée…Au sujet des Juifs, des Arabes, des migrants, que n’arrêtent pas de véhiculer les médias, les télés, avec « en boucle » toujours le camp du Bien et le camp du Mal , le camp des « bien pensants », le camp des « mal pensants », les raisons justifiées ou non de chacun selon ce qu’il a lui-même en particulier vécu et qui a fondé sa vision…

    Autrement dit « une démarche » - de ma part- « anarchiste » (mais pas dans le sens que l’on a coutume d’attribuer à l’anarchie…

     

    L’histoire du conflit au Moyen Orient est complexe parce qu’elle implique :

    L’empire Ottoman, le mandat Britannique, les nationalismes arabes, le sionisme, la Shoah, la décolonisation, la guerre froide, les religions, les migrations forcées, les statuts juridiques des terres, les frontières jamais fixées… « cela fait beaucoup de choses »… Et, la plupart des gens que nous sommes n’ont ni le temps ni les outils pour une étude sérieuse…

     

    Mais si la rigueur historique est indispensable – et nécéssaire – pour comprendre ; elle ne suffit pas, autant dire que la compréhension de l’Histoire à elle seule, ne parvient pas à contribuer à établir une paix durable, à mettre fin au conflit (à tous les conflits d’ailleurs)…

     

    Car les conflits ne se résolvent pas par la connaissance de la « vérité historique » mais par des compromis politiques, des garanties de sécurité, des changements de génération accompagnées de transformations sociales, par des intérêts convergents des uns et des autres…

     

    Enfin, dis-je, ce travail que j’effectue – et qui me prend disons « un certain nombre d’heures sinon de jours » représente « de ma part » un combat contre l’antisémitisme notamment… Et contre toutes les exacerbations et les violences – et les idées reçues- des uns et des autres (et de leurs « leçons de morale », jugements, condamnations etc. …)

     

     

     

  • Le récit, la réalité

    … Comment les croyants – vraiment croyants et sincères – Juifs, Chrétiens et Musulmans… De ces trois religions du Livre que sont le Judaïsme, le Christianisme et l’Islam, peuvent-ils intégrer en même temps dans leur esprit, dans leur pensée, le récit qui est celui de la création du monde, de l’Homme et de l’univers, tel que l’on le lit dans la Bible, dans le Coran et dans la Torah ; ET la réalité scientifique telle qu’elle existe aujourd’hui en fonction des connaissances acquises et des découvertes faites ?

    Car le récit – de la Bible, du Coran et de la Torah – est totalement incompatible avec la réalité scientifique, laquelle réalité scientifique à vrai dire, existait déjà depuis avant même le soleil, la Terre, les planètes du système solaire, depuis ce que les scientifiques appellent le « Bing Bang », théorie actuelle admise consensuellement, de l’origine de l’univers, des scientifiques… Réalité existante mais jusqu’au 20ème siècle, demeurée en grande partie inconnue par absence de connaissances et de découvertes non faites encore…

    Le récit, le seul récit lui-même, de la Bible, du Coran et de la Torah ; entendu, lu, par le « commun des mortels » de l’époque -en l’an 1000 ou en l’an 1900- qui pouvait être un berger, un paysan, un fabricant de sabots dans une bourgade- mais cependant, un homme ou une femme se trouvant en capacité de réflexion, d’interrogation, ne serait-ce qu’en regardant la nuit le ciel étoilé – pouvait « en ces temps là » être remis en question (du moins un bref instant, avant que l’interrogation disparaisse, effacée par la croyance au récit)…

    Un croyant au 21 ème siècle, ne pouvant nier la réalité scientifique, du fait de la diffusion des connaissances acquises, se trouve confronté au récit de la Bible, du Coran ou de la Torah… Et en tant que croyant et « parce qu’il est croyant » s’il nie le récit de la Bible, du Coran ou de la Torah, il se met en « porte-à-faux » par rapport à sa foi…

    D’où la question « comment un croyant peut-il intégrer dans son esprit, dans sa pensée, le récit de la création du monde, de l’Homme et de l’univers – de la Bible, du Coran, de la Torah- ET en même temps la réalité scientifique ?

    Le « croyant lambda » d’ailleurs, se pose-t-il déjà cette question dans sa vie de tous les jours ? (consultant sur son smartphone, son Instagram ou son facebook avant de pénétrer dans l’église, dans la mosquée, dans la synagogue?)

    C’est bien là une question à laquelle ma capacité de réflexion est impuissante à me fournir une réponse…

    ET… Est-ce que l’Intelligence Artificielle d’ailleurs, est en capacité de fournir une réponse à cette question ?

     

    … Avant les religions monothéïstes, les peuples anciens du Néolithique et avant, du Paléolithique supérieur, croyaient en des divinités ou des esprits, et selon leur culture qui se transmettait oralement, ils se fondaient sur un récit (une légende) de la création du monde… Qui était en quelque sorte une « représentation imagée accessible et « en rapport » - peut-être- avec ce qui était alors inconnu et non découvert, de la réalité scientifique…

    Les religions monothéïtes – Judaïsme, Christianisme, Islam - ont « fait de même » avec un récit imagé, en fournissant un modèle, une explication simplifiée accessible… Et « peut-être aussi » en rapport (un rapport lointain) avec une réalité scientifique (qui d’ailleurs encore aujourd’hui demeure inconnue ou réduite à des hypothèses) …

     

     

  • La France dans le monde ...

    La France dans le monde…

    Ou « lettre ouverte à toutes les personnes des autres pays du monde » :

     

    … La France se situe en PIB par habitant en 2026, au 21 ème rang des pays du continent Européen de 45 pays dont les 27 de l’UE…

    Et au 33 ème rang de 156 pays du monde.

    En 2026 la France est de 1,5 % en PIB par habitant en dessous de la moyenne européenne, alors qu’elle était de 5 % au dessus de la moyenne en 2019…

    Une diminution donc, de 6,5 % en 7 ans…

     

    Si la France demeure un pays visité par de nombreux touristes venus du monde entier (en général Chinois, Japonais, Américains et Européens – et jusqu’en 2021 Russes), les Français cependant, sont critiqués et mal perçus, assez souvent, pour leurs comportements, à l’étranger ; et dans le monde actuel circule une image défavorisée de la France…

    J’ai récemment entendu cette réflexion émise par une personne qui vit et travaille en dehors du territoire français : « La France est un pays de pauvres » - sur un ton méprisant…

     

    Quoi que l’on puisse dire de la France et des Français, en Europe et dans le monde, quelque critique – justifiée ou non – que l’on fasse de la France et des Français… En dépit de « tout ce qui ne va pas bien chez nous » et donc de tous les défauts liés à notre système social et éducatif, à la manière dont nous sommes gouvernés… Je reste pour ma part un défenseur inconditionnel de mon pays la France ; et à ces « autres » qui nous critiquent – et parfois il faut dire « nous regardent du haut de leurs certitudes et de leur superbe » (et quand bien même ils pourraient avoir « un peu raison parfois) ; je ne puis qu’opposer à ces critiques, une résistance aussi manifeste – et donc exprimée- que déterminée…

    Et je leur adresse un « bras d’honneur » en leur jetant au passage un regard insolent – sans pour autant tout de même leur pointer un pistolet entre les deux yeux (rire)…

     

    Certains Français déclarent ne plus aimer leur pays, et imputent à la France de nombreux défauts et errements, au point même d’envisager de partir s’installer, vivre et travailler dans un autre pays, notamment en dehors de l’Europe… Ce ne serait point là mon cas, qu’eûssent pu être mon niveau d’études, ma formation professionnelle, mon milieu familial et social, ou ma précarité, ma situation défavorisée économiquement parlant si cela avait été le cas, si j’étais âgé de 30 à 40 ans, ou encore en tant que retraité âgé de 60 à 70 ans…

     

    J’aime et défends donc mon pays, la France, tel qu’il est, inconditionnement, en dépit de ma détestation de certains comportements de mes concitoyens, des errements de nos gouvernants…

     

    J’aime la France pour ses paysages, pour bon nombre de visages de femmes, d’hommes et d’enfants que je rencontre autour de moi et dont le regard me « raconte quelque chose », pour la liberté d’expression qui y règne (bien que « canalisée et encadrée il faut dire, cette liberté), pour ses fêtes de musique, pour ses marchés sur des places publiques, ses musées, ses manifestations culturelles, ses artisans locaux, le pain que font encore de nombreux boulangers, pour l’accueil et pour le soin que prennent de chacun de nous les soignants et le personnel des hôpitaux, pour ces encore plus nombreux que l’on le croit, de jeunes enfants, d’adolescents qui te disent bonjour alors qu’ils ne te connaissent pas, pour – aussi, assez souvent- ces conversations qui débutent « à propos d’un rien » entre des personnes dans la rue ou dans un lieu public…

     

    J’aime la France dont les grands médias radio presse télé ne parlent « presque jamais » (comme si ça n’existait pas)… Ces médias qui « en boucle » sur les JT ne parlent « que de ce qui va mal »…

     

    Et cette France que j’aime et que je défends, je ne veux la quitter que le jour de ma mort, avec la certitude en moi que les vivants de « après moi » la perpétueront – à leur façon- je leur fais confiance à ce sujet…

     

     

  • Fragilité de l'être

    … Il y a en bon nombre d’entre nous tels que nous sommes réellement, tels que nous paraissons et sommes perçus par les autres habituellement, une fragilité apparente ou réelle, ou encore assez souvent dissimulée, qui, par imprudence se trouve exposée et mise à découvert ; par des mots peu heureux que nous prononçons en public, par un regard indécis, craintif et mal assuré que nous portons ; par notre comportement lors d’une situation difficile ou imprévue, en face des autres… Une fragilité – dis-je- qui nous dessert…

    Et cette fragilité est comme de petites plaies sur notre peau, laissées à découvert, mal cicatrisées et prêtes à s’ouvrir, se ré-ouvrir…

    Et ces fragilités font de nous, des proies pour tous les faux amoureux dont les lèvres sont bien plus suceuses qu’effaceuses de cicatrices ; des proies de choix pour les conquérants et pour les arrogants qui nous investissent et se servent de nous en fonction de leurs intérêts…

    Il n’y a presque jamais dans la relation humaine – même entre proches – cette grande force comme celle d’un enfant géant, toute droite, souveraine et inépuisable, serrant entre ses énormes bras la petite silhouette aux os qui craquotent mais ne se rompt point…

    L’exploitation de la fragilité qui existe – plus ou moins – en chaque être humain , c’est – assurément – considéré dans l’Ordre du monde tel qu’il est (et qu’il a toujours été)… Comme une « vertu cardinale » de domination et de prédation…

     

     

  • Dans un grand han de heurts

    … Lorsque les contestations se déclinent en mouvements – de foule, de groupe – et en manifestations, en expressions violentes et en crispations exacerbées, s’imposent dans l’espace public – et notamment sur les réseaux sociaux les plus utilisés – deviennent d’épuisantes polémiques entre interlocuteurs inconciliables figés dans leurs convictions ; et qu’elles s’invitent dans les débats, dans les entretiens de plateaux et émissions de télévision ; elles contribuent à l’émergence de nouvelles dominations dans un ordre établi qui se renforce…

    Et ce sont alors les strates en décomposition et en brisures éparpillées de la société toute entière – locale ou à l’échelle de toute la planète- qui se heurtent en un grand han de haines et de violences que l’éclat des paillettes, que la volerie des masques et que les cérémonies ou commémorations ne parviennent pas à dissimuler…

    Nous n’avons jamais été dans un aussi « grand han de heurts » !

    Les JT de 13 et de 20h sur TF1 ou sur France 2, ne font chaque jour, qu’état de violences, de faits divers dramatiques de, par exemple, de parents abandonnant leurs enfants dans une forêt, d’un mari qui assassine sa femme, d’un incendiaire, d’une attaque au couteau d’un collégien ou d’un lycéen contre un professeur ou contre un autre jeune ; d’une manif (je dis une « manouf ») qui dégénère, d’un déchaînement de violence de supporters d’une équipe de foot, de bandes armées d’un trafic de stupéfiants qui terrorisent un quartier ou une cité et qui se tirent dessus et tuent des personnes aux alentours ; tout cela auxquel s’ajoutent des actes d’incivilités, des vols, des agressions, des cambriolages… Sans compter, encore et encore et à répétition, les catastrophes causées par le dérèglement climatique – tempêtes, ouragans, pluies diluviennes, inondations, incendies, tornades, qui n’épargnent aucune région, aucun lieu de notre pays ; et « pour couronner le tout » les guerres en cours…

    « Ça commence à bien faire » avec ces JT de toutes les horreurs… Et avec les réseaux sociaux qui distillent de la haine, de l’invective, de l’insulte, du déni, de la menace, des informations mensongères…

     

     

  • The Old Oak, film de Ken Loach...

    … Sur France 5 le vendredi 22 mai 2026, sorti en salle en 2023 le 25 octobre, sélectionné officiellement en compétition au festival de Cannes 2023 ainsi qu’au festival international de Locarno ; acteurs Dave Turner, Ebla Mari… Une production Britanno franco belge…

    Dans une bourgade d’Angleterre durement impactée par la fermeture d’une mine de charbon, le propriétaire d’un bar qui est le seul lieu de rencontre du coin, accueille les habitués, tous des chômeurs et des gens vivant dans la précarité.

    Mais lorsque tous ces gens en grande difficulté voient arriver dans leur bourgade, des réfugiés Syriens pris en charge par une association humanitaire locale en partie subventionnée par l’État ; alors survient une situation conflictuelle qui sépare les « gens du coin » vivant dans la précarité, en deux « camps » opposés, l’un des deux refusant d’accueillir ces Syriens et « le faisant savoir » autour d’eux, et particulièrement dans ce bar « The Old Oak » (le vieux chêne)…

    Et la situation s’envenime lorsque « T.J », le propriétaire, met à disposition une salle désaffectée de son établissement, afin d’y faire préparer des repas pour non seulement les réfugiés Syriens mais aussi pour les précaires du coin en famille avec leurs enfants.

    Des « réparations » très sommaires et très provisoires, réalisées en commun entre réfugiés et locaux, permettent la mise en place d’une cuisine avec fourneaux, tables et bancs…

    Mais l’« expérience » est un échec parce qu’un jour, des canalisations se rompent et provoquent l’inondation du local et que de surcroît, survient un court circuit qui fait sauter le compteur…

    Du « pur Ken Loach » ce film ! L’on y retrouve cette « dimension émotionelle » qui en fait, dépasse le caractère « purement et uniquement émotionnel » des autres films du même genre…

    Notamment lorsque la jeune femme Syrienne, l’un des deux personnages centraux du film, évoque avec ses mots à elle, de tout son regard, de tout son visage, la situation des prisonniers dans son pays sous la dictature de Bachar…

     

    Cette dimension « emblématique » on va dire, de sensibilité, de « ressenti » qui est l’une des grandes caractéristiques de ce qui divise nos sociétés notamment européennes et d’Amérique du Nord, à propos des migrants – réfugiés de pays en guerre ou réfugiés « économiques » voire « climatiques » - s’articule principalement sur une réalité ne pouvant être occultée, niée, ou évacuée, à savoir le danger que représente l’infiltration dans les flux migratoires, de terroristes, de groupes mafieux… Ainsi que sur une autre réalité qui est celle liée à la répartition de l’aide sociale faite d’une part aux « précaires locaux » et d’autre part aux réfugiés « venus d’ailleurs »… (répartition perçue « injuste ou trop délibérément partisane et donc trop en faveur des migrants, par certains)…

    Mais il faut dire qu’en ce qui concerne la répartition des aides et des secours, souvent – et c’est heureux »- les précaires du coin s’associent aux réfugiés afin de collaborer ensemble en mettant en commun leurs savoirs faire en tel ou tel domaine, leur ingéniosité, leur énergie, volonté, créativité, etc. …

     

    Ce « risque » qu’il y a – effectivement- à accueillir des réfugiés, des gens « venus d’ailleurs », lié à l’infiltration dans les flux migratoires, de personnes « vraiment dangereuses » …

    Me fait penser à celui ou celle d’entre nous qui s’assoit sur un rebord de WC public de lieu très fréquenté : les fesses – donc la peau- entrant en contact avec le rebord sur lequel vient précédemment de s’asseoir une autre personne qui « peut-être » était porteuse d’un virus, d’un germe, d’une bactérie, sans le savoir (cela en effet peut arriver bien que le risque soit moindre ou quasi infime, que le risque par infiltration de personnes dangereuses dans un flux migratoire)…

    « Faudrait-il » donc en arriver à éviter d’utiliser des toilettes publiques ? Et alors « comment ferait-on hors de chez soi » ?

    Bien que l’on puisse « difficilement comparer » le risque qu’il y a, dans l’utilisation de toilettes publiques, d’« attraper une saloperie » ; et le risque qu’il y a dans l’accueil de migrants, de voir un jour un terroriste agresser au couteau quelqu’un dans la rue…

    Une réflexion s’impose – ou « devrait s’imposer » – à mon sens- lorsque l’on se rend dans un WC public : « oui, comment on fait alors ? On évite ? On « fait dans sa culotte » ?

    Et cette réflexion que l’on se fait sur l’utilisation d’un WC public, ne s’élargit-elle pas en quelque sorte, à la réflexion que l’on se fait sur l’accueil des migrants ?

     

     

     

  • Le pain rouge, de Marie-Paul Armand

    Cvt le pain rouge 1140

    … Marie-Paul Armand est une auteur écrivain romancière Française, de la région du Nord, qui, après des études universitaires à la faculté de Lille, enseigna les mathématiques à l’école publique durant dix ans, et s’engagea dans l’écriture…

    Elle est née le 14 août 1946 et décédée le 7 octobre 2011 ; a publié son 1er livre en 1985 « La poussière des corons », puis « le vent de la haine » en 1987, « les nouvelles du Nord » en 1998, « l’enfance perdue » en 1999, « un bouquet de dentelles » en 2001, « le cri du héron » en 2004…

    « Le pain rouge » est son 3ème roman, publié en 1989…

     

    Dans ce livre « Le pain rouge », Marie-Paul Armand fait le récit de ce qu’ont été dans les villages des campagnes du département du Nord, les années de la Révolution Française entre 1789 et après 1795…

     

    Il ressort de ce récit – à mon sens- que ces années de la Révolution Française, en 1789 au moment de l’établissement des « cahiers de doléances », puis avec l’Assemblée Constituante, suivie de la Convention et enfin du Directoire, avec les décrets dont il était fait lecture jusque dans les villages des provinces françaises, ont eu en général beaucoup plus d’impact (ont pesé davantage) dans les villes, que dans les campagnes ; en ce sens que, plus la population était nombreuse (comme à Paris et autour de Paris à l’époque) ainsi que dans les grandes villes et dans les villes moyennes – Dans le Nord Arras, Cambrai, Douai entre autres- et plus en conséquence les gens étaient « aux premières loges », impliqués et agissant… Alors que dans le fin fond des campagnes, dans les villages, il n’en était pas du tout de même, car les « nouvelles » n’arrivaient que quelques semaines plus tard, ne faisant état que de l’essentiel (et du plus marquant ou contraignant)… Et de ce fait, l’emprise des changements et des décisions survenant, de l’Assemblée Nationale, de la Convention, siégeant à Paris, était moins forte, moins prégnante que dans les grandes villes (à l’exception toutefois surtout en 1793 et en 1794, de la lutte menée par les révolutionnaires contre la religion, contre les traditions liées à la religion ; ce qui dans les campagnes était très mal ressenti…

     

    Ce qui est « frappant » aussi – et qui « à mon sens ne m’a guère étonné »- c’est cet engouement autant provoqué qu’entretenu, pour la « cause », d’une majorité assez large de la population française en général surtout des villes, des zones densifiées d’habitat… À tel point que durant la période de la Terreur entre octobre 1793 et début juillet 1794, les gens du commun venaient assister « comme au spectacle » aux exécutions et que, pratiquement au pied même de la guillotine, des marchands de boissons et de fanfreluches, s’installaient ; que les gens « comme un seul homme » criaient « à bas les aristocrates » et autres invectives et insultes à l’adresse des condamnés menés à l’échafaut… (Les femmes n’étant point loin s’en fallait les dernières à vociférer, à crier et insulter ; pourtant mères qu’elles étaient pour bon nombre d’entre elles!)…

    Il y avait d’ailleurs, organisé, prévu par les autorités en place chargées d’appliquer les décrets durant la Terreur, des gens qui étaient payés pour « crier insulter » …

     

    C’est fou ce que de tout temps, sous tous les régimes, il y eut, il y a, toujours (c’est une réalité), une majorité de gens « servant ou adhérant à une cause, à un ordre établi ; un courant d’opinion publique majoritaire – souvent entretenu par les tenants de l’Ordre… C’est « assez désespérant » de constater cela !

     

    « J’ai dans l’idée » que si j’avais vécu à cette époque là, adulte âgé de 30/40 ans entre 1789 et 1795, étant « ce que je suis aujourd’hui », et pour peu que j’eûsse pu diffuser autour de moi des « écrits iconoclastes et contestataires assez critiques de l’ état social et des différents régimes et ordres en place », j’aurais sans doute été « un anarchiste de tendance girondine » et assez certainement destiné à figurer sur une liste de suspects… Et guillotiné ! ( Et ce n’est point ma vindicte iconoclaste contre la Religion qui eût pu pour autant me sauver)…

     

     

     

  • Mutation accélérée du monde (suite)

    … Dans les années vingt et trente du siècle dernier, le 20 ème, s’est également opérée une grande mutation, avec la venue et avec le début d’une généralisation dans la société Française, Européenne et d’Amérique du Nord mais aussi dans une moindre mesure dans les empires coloniaux Français et Anglais ; de l’électricité, de la transmission par les ondes (la radio), du télégraphe, du téléphone, de l’automobile, des appareils électro ménagers, du train et de l’aviation… Tout cela en fait, à l’exception toutefois de l’aviation, de la radio et des appareils électroménagers, dès les années 1890…

    Ainsi les personnes qui étaient nées autour des années 1850, qui furent âgées de 70 ans en 1920 et de 80 en 1930, dans leur enfance sous le Second Empire de Napoléon III, puis dans une grande partie de leur vie active jusqu’à environ 60 ans, n’auraient jamais imaginé qu’un jour l’on puisse se parler, l’un demeurant à Lille et l’autre demeurant à Perpignan ( et à plus forte raison l’un depuis New York ou de Melboure) ; et de même n’auraient imaginé non plus, que l’on puisse recevoir des informations et des nouvelles de ce qui se passe dans l’actualité du monde, grâce à un appareil posé tel un meuble à côté de la cheminée par exemple ; ni que l’on puisse se déplacer comme on l’avait toujours fait, dans une voiture n’étant plus tirée par des chevaux, et encore moins que l’on puisse se rendre en un lieu éloigné du monde dans les airs au lieu de sur les océans…

    Soit dit en passant, question rapidité de mutation technologique au 20 ème siècle, en ce qui concerne la généralisation de l’électricité déjà pour le seul éclairage, ce n’est qu’en 1950 qu’est arrivé l’éclairage électrique dans un village Vosgien Rehaupal situé entre Lépanges sur Vologne et Gérardmer… Et que, dans les villages des campagnes en France, jusqu’aux années 1940, l’on s’éclairait avec une lampe à suspension (pétrole) au dessus de la table…

    Les né(e)s autour de 1950 – donc un siècle plus tard que 1850 – dans l’enfance qui fut la leur, puis dans une partie de leur vie active (au travail), n’imaginaient pas qu’un jour l’on puisse se voir et se parler et s’envoyer des images, des séquences filmées, au moyen d’un petit appareil tenu dans la main, doté d’un écran…

    Et, tous ces bébés qui naissent en 2026, qui seront âgés de 74 ans en 2100, dans quel monde devenu vivront-ils la vie au quotidien qui sera la leur alors ?

     

     

  • La grammaire des visages et des regards

    … Des torrents de lumière estivale, ces jours prochains de mai 2026, vont faire porter chapeaux, casquettes et lunettes de soleil…

    L’haleine frisquette des jours hivernaux de ce même mai 2026 il y a dix jours à peine, faisait porter bonnets, écharpes et doudounes matelassées…

    Mais par tous les temps et en tous lieux ; d’un visage rebelle au chapeau, à la casquette ou au bonnet, ainsi que d’un regard que n’occulte pas une paire de lunettes de soleil ; dans la dureté ou dans la beauté du monde, s’envolent aux alentours, tous ces mots écrits dans la langue et dans la grammaire de ce visage et de ce regard…

    Ça n’existe pas un dictionnaire qui traduit des mots de visage et de regard en mots de n’importe langue du monde…

    Mais les mots de visage et de regard ont néanmoins une grammaire…

     

     

     

  • Exit le temps des "films Marylin"

    … Les films produits sur les chaînes de télévision de la TNT, sur Netflix ; sont inaudibles tant les dialogues sont étouffés, hâchés, rapides, en succession de propos mal articulés et donc incompréhensibles ; y compris pour des personnes malentendantes dotées de prothèses auditives…

    En revanche, les bruits de fond, une musique d’accompagnement en général de tam-tam, toute l’ambiance sonore en fait, perce les tympans.

    Et il en est de même pour la plupart des films de cinéma qui sortent en salle.

    « Il faut croire » que, de nos jours – et c’est bien là une tendance en croissance – le dialogue (et d’ailleurs aussi le sens même du film) perd de sa nécéssité, de son importance, de son message… Au profit de l’effet produit, bien éclatant, bien sonore…

     

     

     

  • La mutation accélérée du monde

    … Dans un monde qui, depuis un an ou deux en gros, est en pleine mutation de hautes technologies et d’intelligence artificielle, de robotique, de numérique, d’automatismes, de toutes sortes de machines et d’appareillages – tels que par exemple les drones – qui mettent les gens devenus des « individus » et la société toute entière « sous contrôle », tout cela dans une nouvelle forme de totalitarisme, de dépendances et de conditionnements…

    Et dans cette mutation qui s’opère sur le mode accéléré d’ une évolution et d’ un développement aussi rapide que généralisé…

    Quelle va être désormais, dans les années qui viennent, tout au long du 21 ème siècle, la place du penseur, du poète, de l’écrivain, de l’intellectuel, de l’artiste… Dans « ce monde là » ?

    Que vaudront un Baccalauréat des lycées, un « cursus » de formation tout d’abord d’école élémentaire, puis de collège puis de lycée, ensuite de formation universitaire, de grandes écoles d’ingénieurs ?

    Et, ces gens de télévision, chroniqueurs, journalistes, meneurs de débats, présentateurs d’émissions de spectacle, de divertissements… Dans « ce monde là » qui, quels personnages en tant qu’humains (ce qu’il demeurera d’humain en eux) seront-ils ?

    Que vaudra tout ce que l’on verra – ce que l’on voit déjà d’ailleurs – sur l’écran d’un smartphone, d’une tablette, d’un ordinateur (l’on imagine même que l’écran à cristaux liquides tel que celui que l’on connaît aujourd’hui, sera remplacé par une image en 3 dimensions, holographique et comme « suspendue dans l’air ambiant au dessus ou à côté d’un « appareil » tenant dans le creux de la main, voire fixé autour du poignet ou au bout d’un doigt – pourquoi pas dans l’œil- et avec non plus un clavier mais une transmission vocale voire par la pensée)…

    Que vaudra donc ce que l’on verra ainsi d’un « contenu » produit et diffusé, d’un contenu d’image, de photo, de clip vidéo, généré par de l’intelligence artificielle en fonction de l’effet que l’on cherche à produire auprès de ses « amis » ou « followers » ?

    Quel sera le sens du contenu ? Quelle sera la finalité ou le but de ce contenu ?

    Ne sera-ce point tel un flash qui s’imprime sur la rétine quand on ferme les yeux, et disparaît, suivi d’un autre flash et ainsi de suite ?…

    Que restera – t – il de la pensée vraie en soi, de la capacité de réflexion, d’analyse, de mémorisation, de choix, de la possibilité de résister, de « faire, dire, se comporter autrement »… Dans « ce monde là » ?

    Dans les temps anciens – des civilisations qui nous ont précédé ( Égéenne, puis grecque, puis romaine) ; dans le temps des sociétés qui étaient celles des guildes marchandes des 17ème et 18 ème siècle en Europe autour des cités portuaires ; dans le temps des dominations par les rois, par les princes, par les grands bougeois et grands propriétaires terriens, des capitaines d’industrie et des familles régnantes… Dans « ces temps là » pouvait exister une résistance à la domination, certes très souvent empêchée cette résistance, mais existant tout de même…

    Or, dans la nouvelle domination qui s’opère et s’accélère, celle des hautes technologies, de l’intelligence artificielle, de la robotique, des drones, du numérique, des outils et appareils de contrôle des « individus » et de la société…

    … Quelle résistance ? Quel choix ?

     

     

  • La pensée du jour

    … Donald Trump comme sur une scène de théâtre tragique sur laquelle figurent pour acteurs les Grands de ce monde, est un guignol gesticulant dont la boîte vocale dans son ventre reproduit tout un répertoire de perroquet, d’imprécations et de propos lapidaires…

     

  • Le déclin des forums après 2012

    … 7 causes majeures à ce déclin ont pour ainsi dire « historiquementr pesé » :

     

    1/ Facebook, Instagram et Tik-Tok ont absorbé la sociabilté en ligne.

    L’internet avant 2010 était décentralisé, chaque forum était une « île », une « communauté » avec son identité, ses règles et chartes, ses modérateurs…

    Après 2010 Facebook en premier lieu a offert un seul compte, un seul fil d’actualité, un seul lieu pour toutes les interactions ; de telle sorte que les gens n’ont plus éprouvé le besoin de se disperser sur plusieurs forums différents.

     

    2/ La facilité d’usage : les forums devenaient « trop techniques » (inscription conditionnée, pseudos, avatars, catégories, naviguer dans les fils thématiques, etc. )…

     

    3/ Les smartphones, mieux adaptés aux réseaux sociaux, ont largement contribué à la désaffection et au désertement des forums.

     

    4/ Sans financement, les forums ne pouvaient perdurer au-delà de quelques années, en effet des réseaux tels que Facebook, Instagram entre autres, reposent sur des milliards de dollars, sur des équipes d’ingénieurs, sur la publicité, sur les algorithmes… Les forums ne pouvant rivaliser en face des puissances technologiques et de l’argent.

     

    5/ Un changement culturel de masse manifeste et accru : la discussion longue a été supplantée par l’instantanéité, par l’immédiateté de la communication, notamment avec l’image, la vidéo.

     

    6/ La modération sur les forums s’est avérée impossible avec trop de spams (de robots), trop de conflits internes, d’obligations légales ; les bénévoles n’ayant plus la possibilité de gérer au mieux… Alors que les réseaux sociaux ont eux, des outils automatiques et des algorithmes.

     

    7/ Les communautés avec les réseaux sociaux, se sont fragmentées en devenant mouvantes, multiples, éphémères, les gens ne s’attachant plus à un « lieu » mais à un « flux »… Alors que les forums étaient des communautés stables où les membres inscrits s’y trouvaient connus, plus ou moins suivis…

     

    … Il faut dire enfin, que, tant pour les réseaux sociaux que pour les forums, en vérité réalité, ce qui peut être gênant pour l’utilisateur, c’est la « virtualité » de la communication, de l’échange, du fait que celui ou celle qui poste, produit, s’exprime, apparaît non pas sous son vrai nom prénom, mais souvent sous un pseudo et sous un avatar (une image ou une icône le représentant)… Ce qui rend l’échange ou le partage illusoire, superficiel, non durable… D’autant plus en tenant compte de l’éloignement, de la distance séparant des interlocuteurs qui ne se rencontreront jamais de leur vie…

    Et sans compter aussi les robots, les faux profils de personnes, les usurpations d’identité, les spoliations de contenus « soit disant protégés » (mais captés frauduleusement)…

     

     

     

  • Totalitarismes

    … Il existe de nos jours deux formes de totalitatismes :

     

    Le totalitarisme direct, c’est à dire coercitif, punitif, qui emprisonne, assassine… Tel celui des régimes politiques de la Russie, de la Chine, de l’Iran, et des pays de dictatures comme par exemple en Birmanie ou en Turquie, ou encore dans des pays notamment africains où le pouvoir en place est plus ou moins lié au pouvoir religieux et aux rites et traditions ancestrales empiriques qui fixent un ordre dans le mode de vie et dans les comportements, habitudes, manières de penser, manières de s’habiller, des gens… Et qui réprouve par exemple l’homosexualité, certaines minorités de population jugées gênantes qu’il faut exclure…

     

     

     

    Et le totalitarisme insidieux qui lui, existe aussi (et à la fois ou en même temps) dans ce qu’il a d’insidieux, dans les pays de totalitarisme direct… C’est à dire en Russie, en Chine, en Iran…

    Mais également dans les pays « dits » (prétendus) démocratiques de « liberté d’expression relative encadrée » tels par exemple – pour en citer quelques uns- la plupart des pays des deux amériques dont les USA, les pays de l’Union Européenne dont la France (en général les pays dont on dit d’eux qu’ils font partie du monde occidental)…

     

    Et ce « totalitarisme insidieux » c’est celui qui crée les conditions de mise en silence, de mise en méconnaissance – ou de « mise en zappe » - de toute personne qui critique l’ordre établi, et qui, surtout, fonde sa critique sur de l’observation, sur de la réflexion, sur de l’analyse, et que cette personne cherche à diffuser autour d’elle… Toutefois, ces conditions de mise en silence et de mise en méconnaissance – qui sont l’œuvre du pouvoir politique en place (mais pas seulement du pouvoir mais aussi des puissances médiatiques qui s’appuient sur une opinion publique de grand courant porteur) ne parviennent pas pour autant à empêcher les « éclaireurs » les plus emblématiques et connus du public, de diffuser en fonction du « rayonnement et de la portée » qui sont les leurs… (Les « éclaireurs » à vrai dire « ne sont pas légion »!)

     

    Toute la « consistance » (tout le contenu, tous les « outils ») de ce « totalitarisme insidieux » repose, se construit sur la consommation (sur le consumérisme) de la plupart des biens et des produits et des services dont on a besoin et dont on dépend (il y a le loisir, le jeu notamment) …

     

    Et ce « totalitarisme insidieux » c’est lui, autant que le totalitarisme direct, qui est en train, progressivement, de faire disparaître la démocratie et qui tend à formater ou même à faire disparaître aussi la liberté d’expression…

     

    Le totalitarisme insidieux depuis 2015 et surtout depuis après 2020 encore davantage et en croissance et en pression accrue, « gagne du terrain » partout dans le monde, et dans certains pays tels que la Russie, la Chine et l’Iran, il est associé au totalitarisme direct…

     

    Juste pour conclure une remarque :

    L’on n’ a jamais vu de nos jours, dans les pays de totalitarisme direct et de totalitarisme insidieux associé, autant de smartphones entre les mains des gens ; et l’on voit dans ces pays là, de plus en plus de gens qui accèdent à des biens de consommation et de loisirs, jeux, séries télévisées, etc. …

     

    C’est que « à partir du moment où tu fais pas de politique, où tu critiques pas l’ordre établi ni le système, tu peux faire et dire ce que tu veux » (c’est ça d’ailleurs qui fait les « Jack-pots » de tous les grands truands du monde)…

     

     

     

     

  • Internet les sites les blogs les forums les réseaux sociaux : évolution depuis 1995

    … Au temps des premières versions de Windows de 1995 à 2000, et jusque vers 2004, apparaissaient pour l’essentiel sur la Toile – le World Wide Web – des sites soit d’organismes, soit de particuliers.

    Il faut dire que les particuliers avant 2004, devaient, pour créer leur site, en avoir la capacité, du fait qu’il n’existait pas encore – ou très peu- d’hébergeurs de sites proposant des formats prêts à l’emploi.

    Et lorsque les hébergeurs de site sont apparus, à partir notamment de 2005, ils ont été également hébergeurs de blogs.

     

    En fait – à l’origine même – les blogs font leur apparition à la fin des années 1990, avant de commencer à se démocratiser à partir du début des années 2000 ; les deux premiers ayant été Skyblog lancé en 2002, qui eut très vite un énorme succès ; puis Blogger en 1999.

    À partir de 2004/2005, et accentué encore en 2006, l’essor des blogs devient exponentiel, ces blogs se multipliant massivement.

     

    Outre les sites et les blogs « personnels » apparaissent en forte croissance entre 2000 et 2005, les forums généralistes, thématiques, associatifs, ou de communautés de personnes autour de centres d’intérêt, gérés par des administrateurs et des modérateurs, et ayant chacun de ces forums de quelques dizaines à plus d’un millier de membres inscrits en général sous des « pseudos » et des « avatars » (image représentative)…

    Entre 2005 et 2012, se situe la période d’apogée des forums « grand public », dont il faut souligner le rôle central dans la « culture internet » : entraide, débats, créations, fictions, jeux, loisirs, informatique etc. …

     

    Mais à partir de 2012 et ce jusqu’en 2015, l’on assiste à un recul progressif des forums ; du fait des réseaux sociaux qui captent davantage l’attention, avec les jeunes générations migrant vers Facebook, Instagram et Twitter ; de telle sorte que les forums pour bon nombre d’entre eux, deviennent inactifs…

     

    Les réseaux sociaux ont commencé d’exister à vrai dire, bien avant 2005, mais leur prise de pouvoir se réalise en plusieurs étapes.

    Le tout premier réseau social moderne est SixDegrees créé en 1997 ; suivi par « Friendster » en 2002, par MySpace en 2003 (énorme succès jusqu’en 2008) , également en 2003 Linkedin, puis Facebook en 2004, Youtube en 2005, Twitter en 2006, Instagram en 2010, Snapchat en 2011 et enfin Tik-Tok entre 2014 et 2016.

     

    Entre 2005 et 2010, durant la période d’apogée des forums, se fait une montée rapide des réseaux sociaux, Facebook devenant public en 2006, MySpace dominant jusqu’en 2008, Twitter arrivant en 2006 ; ces réseaux commençant alors à concurrencer les forums sans toutefois vraiment les remplacer.

     

    C’est entre 2010 et 2015, que s’observe l’effondrement des forums au profit des réseaux sociaux qui prennent le dessus et s’imposent, de telle sorte qu’après 2015, Facebook devient « hégémonique » et que Instagram se met à attirer les moins de 30/40 ans et surtout les jeunes ou adolescents.

    Ne parviennent à survivre après 2015, que les forums spécialisés en informatique, mécanique, animaux, santé… Ou de communautés professionnelles.

     

    … À suivre dans un prochain post, les sept causes majeures du déclin des forums…