Articles de yugcib
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Un long été de fleurs silencieuses dans le vent bruyant
- Par guy sembic
- Le 18/02/2010
- Dans Pensée, réflexions, notes, tags
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Ils savent mais ne disent jamais rien...
J'imagine qu'ils savent – et je fais en sorte qu'ils puissent savoir – mais je ne sais pas s'ils savent...
Ils savent et disent mais est-ce bien comme ils disent ?...
En fait je ne sais jamais rien...
J'étais avant-hier un vieillard de cent seize ans...
Demain j'aurai rajeuni de quelques années...
Mais dans les saisons qui passent je deviens de plus en plus vieux...
Lorsque les mots n'étaient pas encore nés ils étaient des regards...
Lorsque les mots ne seront plus ils habiteront les cielles et les cieux...
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Sur la route de Madison
- Par guy sembic
- Le 17/02/2010
- Dans Anecdotes et divers
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Laquelle, lequel d'entre vous, a vu sur France 3, mardi 16 février 2010, “Sur la route de Madison” avec Clint Eastwood et Meryl Streep ?
... L'Iowa... Une campagne Nord Américaine, une campagne telle qu'il en existe comme à l'infini dans les grandes plaines centrales entre les Appalaches et les Rocheuses... Et dans cette campagne les gens peuvent y avoir des rêves plus grands que toutes ces immensités continentales... Mais les rêves sont enfouis, jaunis et écornés comme des photos dans des cartons non ficelés que la vie a bousculés et empoussiérés...
Essayez de concevoir dans votre esprit cette image : un recoin de jardin, une sorte de tertre tout chevelu d'herbes folles et dures, un recoin jamais cultivé mais sur lequel il s'y fit des jeux d'enfant lorsqu'il y avait là du sable... Et dans la terre sous le tertre, brûlerait une fleur... Et le tertre s'entrouvrirait comme les lèvres d'une femme... Alors s'élèverait une fulgurance, une fragrance, et cette terre dont on est fait, intimement et pour toujours, fait... Nous la reconnaîtrions nôtre, bien présente, là sous nos pieds... Dans ce jardin aux allées ratissées et désherbées, aux carrés de fleurs, de plantes vivaces et de légumes dodus, dans ce jardin qui a étouffé sans jamais l'ensevelir, un autre jardin...
Une fleur qui brûle dans la terre !... L'image est impensable...
Un être surgit, venu de la route, et l'impensable devient pensable...
... Un peu dans le même style (si l'on peut dire)... Mais dans un scénario totalement différent... “Bagdad Café”...
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Crispation sur les symboles nationaux
- Par guy sembic
- Le 16/02/2010
- Dans Articles
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Dans LE MONDE du vendredi 12 février 2010, Guy Verhofstadt, Président du groupe de l'Alliance des démocrates et des libéraux au Parlement Européen, ancien premier ministre Belge, écrit :
“Cette crispation sur les symboles nationaux est le symptôme le plus patent du malaise national transpirant à travers ce débat raté. C'est un réflexe de peur incompréhensible quand on connaît le poids et l'influence de la France en Europe et dans le monde”...
Je me sens en ce qui me concerne, “un peu gêné aux entournures” lorsque tous les soirs (et plusieurs fois dans la journée), tant sur les ondes qu'à la télévision, et cela depuis plus d'un mois déjà, l'on débat sur cette question de l'identité nationale...
D'autant plus que sur les forums du Net, dans les journaux et les magazines d'actualité, l'on ne cesse de débattre et de polémiquer sur ce thème de l'identité nationale...
Je pense – mais cela me fait mal de penser cela, car cela me paraît “un peu lourd” - à cette phrase d'une chanson de Jean Ferrat “Je crois voir la photo de Pétain dans mon verre de Vichy”...
C'est vrai que ce débat sur l'identité nationale, cela finit par faire “Travail/Famille/Patrie”... Et que l'on verrait apparaître les “vieux démons” (avec de nouveaux visages et de nouveaux signes distinctifs)...
J'y vois là non pas un “signe de civilisation”, non pas non plus un “signe de progrès”... ou un “signe de diversité culturelle et d'ouverture vers un monde plus relationnel”... Mais plutôt un “signe de retour à une forme de repli culturel et social”, tout à fait caractéristique de ces époques troublées de crises, de confrontations, de guerres et de fléaux divers... Comme s'il devenait temps de se protéger de murailles, d'enceintes fortifiées, de barrages filtrants et de clôtures, parce que le monde serait plus dangereux, plus incertain qu'avant...
Débat-on ailleurs qu'en France, à ce point là, sur le thème de l'identité nationale ? Une “identité nationale”, n'est-ce pas comme un visage, un visage humain ? Un visage ne se “débat” pas : il se porte, il se voit, il s'exprime... Il est un visage parmi tous les autres visages... Nul ne peut dire que ce visage là – ou un autre – n'est point. Il est...
Alors pourquoi débattre en se crispant sur ces yeux, ce nez et cette bouche qu'il faudrait “pieusement modeler” sur son visage ? Les yeux ne sont-ils pas pour voir, le nez pour respirer et la bouche pour se nourrir ou s'exprimer ?
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C'était un bateau
- Par guy sembic
- Le 15/02/2010
- Dans Anecdotes et divers
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Non, ce n'est pas un îlot sur le fleuve Maroni...
C'est un bateau échoué qui a rouillé et qui peu à peu, fut recouvert d'une végétation luxuriante...
Que restera-t-il de nos autoroutes, de nos tours de béton, de métal et de verre, de nos aéroports et de nos gares, de nos gigantesques complexes de circulation autour de nos grandes villes, de nos grandes surfaces commerciales, de nos voitures et de nos trains à grande vitesse, de nos stades et de nos parcs expos... Au premier millénaire d'une nouvelle civilisation humaine sur une Terre qui n'aura plus la même géographie des océans et des continents ?
Déjà, passent au travers du carrelage d'un salon dans une maison abandonnée dont le toit s'est effondré, des arbres ! Et de la terre, ou du sable ou du gravier, et de l'herbe... sur les routes que l'on ne répare plus !
Alors, vous pensez! Des ordinateurs, des disques d'enregistrements, des livres, des puces électroniques et autres petits “réservoirs de savoirs et de créations”...
Sur quoi nous liront-ils les êtres ou les dieux de demain ?
Dans des poussières de lumière qui émettront du verbe, du son et de l'image ?
... La fin du monde humain ? ... C'est ma mort à coup sûr !
Je ne souhaite pas - et n'envisage pas dans mon esprit - et même je refuse - la fin du monde humain...
Le monde humain, même tel que l'on puisse ne pas l'accepter tel qu'il est, c'est le prolongement de ma vie : je meurs mais le monde humain me survit et vit de ce que je n'ai pas vécu, réalise ce que je n'ai pas réalisé... Et il a encore beaucoup à faire... En particulier : "écrire" dans ces poussières de lumière qui porteront du verbe, du son et de l'image et seront "lues" par les êtres ou les dieux en lointaine descendance directe... ou par les êtres ou les dieux qui ne sont pas encore venus...
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La Féminité ailleurs
- Par guy sembic
- Le 12/02/2010
- Dans Anecdotes et divers
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Ailleurs que sur la Terre, la Féminité serait encore la Féminité...
Mais nous les Humains, ne savons pas reconnaître sur notre Terre, la féminité de la fourmi, la féminité de l'escargot, la féminité de l'araignée, la féminité du crapaud...
Il est vrai que l'escargot est hermaphrodite, et que l'on ne dit pas “une crapaude”...
Et que mon dessin qui serait une féminité d'ailleurs, est bien un dessin typiquement humain... dans la mesure où l'humain se ferait une idée de la Féminité non humaine sur sa planète d'origine et projeterait ensuite son idée en imaginant une Féminité ailleurs...
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Twitter
- Par guy sembic
- Le 11/02/2010
- Dans Chroniques et Marmelades diverses
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Ah, Twitter! ... Twitter, le tout nouveau Twitter! Une nouvelle manière de communiquer... dans l'instantané... Et avec tout le monde! Tout “son monde” en même temps, sinon avec la planète tout entière!
Eh bien je vais vous dire moi, ce que j'en pense de Twitter...
Twitter c'est comme avec Facebook. Un Facebook encore plus “face de bouc – ou face de boucque”- que Facebook...
Twitter c'est bien, très/très bien... et très à la mode pour les gens célèbres, les grandes vedettes, les personnages médiatisés, les People de l'actualité et de la Une des magazines et des Télés... qui ont un carnet d'adresses mail et MSN de dizaines voire de centaines de pages de Web...
Et d'une manière générale – ou par extension si l'on veut – c'est aussi très bien pour des millions de gens qui “bling-blinguent” chacun d'entre eux, à travers l'espace d'une petite constellation de fans (ou “d'univers-îles”)...
Pensez donc! Le minot ou la minette de 14 balais qui blogue à tout va, des heures durant! “Tous à 8h ce soir place de la Pastille pour le show de Timothée”... “Qui craque pas pour le dernier boubou à oreillettes et à claquettes luminantes de Nouba Le Givré”...
Pensez donc! Le mec de trente balais de la Cité des Alouettes à trois plomb' du mat' en caleçon Bingo à dada sur les fesses de sa nana! “Eh les copains, on se fait samedi, un home-cinéma chez moi?”...
Pensez donc!... Plus planétaire “ Il faut sauver les bébés-baleines en cliquant tous sur Congrès 101”...
Ou encore quelque info de première, glanée sur le vif avec le camescope numérique d'un copain à l'autre bout de la planète, et bricolée pour faire papillonner des milliards d'émoticônes sur tous les i-phones du monde!
Pensez donc! ... Voilà bien le “miracle” de Twitter!
... Mais Twitter, ah, Twitter... Twitter pour les “trou-duc” (ou les trouneducunes) dans le genre “je poétise, je philosophe, je réfléchis et j'ai des tas de questions”... Twitter pour les “pas z'as de la téléphonite, de la clip-vidéonite, de la Webcamite, de la bagnolite et de la footbalite... Twitter pour les petits, très petits carnets d'adresses mail... Twitter pour les “non branchés”, les “hors circuit” et les “pas médiatisés”... Quelle utilité ?
Ah, Twitter!... Twitter et Facebook! ça serait, ça ferait... encore mieux que le viagra! ça te propulserait, t'éjecterait, t'électriserait sur le tapis de danse de Zeus le roi des dieux!
... Mais les voies de Twitter, de Facebook ou de tout autre “viagra universel du Web”... sont aussi impénétrables que celles de Zeus le roi des dieux... Et elles n'ont pas fini de nous étonner.
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Tous les trains du monde...
- Par guy sembic
- Le 09/02/2010
- Dans Anecdotes et divers
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... Rien à voir avec le "Métro-Jet" qui, dans mon livre "Au pays des guignols gris", traverse le "Grand Continent"...
Sans doute là, ce jour d'été à Canfranc, assis devant ce wagon d'un autre âge, imaginais-je Ernest Hemingway prenant place sur un siège de bois, une bouteille de wisky à la main...
Tous les trains du monde depuis que les trains existent, ont quelque part assise, une femme dans un ailleurs, une femme dont le visage et les jambes croisées, et avec le paysage qui défile par la vitre... entre en visite et fait trace dans une histoire d'homme...
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L'olibrius
- Par guy sembic
- Le 07/02/2010
- Dans Chroniques et Marmelades diverses
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Si un olibrius dans mon genre – et ils sont tout de même quelques uns sur cette planète – devenait un personnage médiatique, passait à la Télé lors d'une émission de grande écoute... On ne lui dirait pas “qu'il se lance encore dans des considérations philosophiques” !
On ne comprendrait peut-être rien à ce qu'il raconte, mais par quelque effet de mode et de grâce, on serait béat d'admiration et de dévotion...
Oh putain! Dans quel monde on vit! Comme si c'était une “tare” aux yeux de tout le monde, de se lancer dans des réflexions philosophiques à une époque où l'on massacre l'orthographe et la grammaire en déversant à longueur de forums et de textos et de SMS, toutes les acidités et les sucreries de la vie...
Oui c'est vrai : la vérité, aucune vérité, ne sortira jamais d'aucune élucubration de quelque olibrius que ce soit!
Mais du four à pain, il sort bien du pain !
Je suis sidéré de voir à quel point il sort du pain du four, sidéré de tout ce qui se dit, s'écrit et se raconte... Et dont la consistance porte si peu à mastication! Comme s'il ne s'agissait que d'engloutir dans une panse digérant à toute vitesse, toutes les purées et toutes les sauces du monde, désormais confiturées sur une suite ininterrompue de tartines fondantes !
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Religions, cultes... Et horoscope
- Par guy sembic
- Le 05/02/2010
- Dans Pensée, réflexions, notes, tags
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Embusquée ou en plein milieu du passage, la religion... Et à côté, l'horoscope !
A-t-on jamais dans notre pays, la France, dressé une statistique sur le nombre d'intellectuels, d'artistes, d'écrivains, philosophes et scientifiques... qui ne sont pas à leur mort, enterrés religieusement ?
Je suis persuadé que, dans le monde de tous ces derniers, ce serait bien là que l'on verrait apparaître les chiffres les plus bas... Quoi que la différence avec les gens d'autres “catégories” sociales, ne doit pas être “si grande que cela”...
L'enracinement des peuples et des civilisations, de tous les pays du monde, dans les religions et dans les cultes, est une réalité avec laquelle j'ai vraiment du mal à vivre ma vie...
Je comprends tout ce qu'il est “bien” -ou censé être bien – de comprendre... Je respecte la liberté de chacun... Mais au fond de moi “je ne puis m'y faire!”
À ma connaissance l'on n'a pas, comme une carte d'identité ou un passeport ou un extrait de naissance, dans son portefeuille, un certificat de baptême. Mais dans un certain nombre de formulaires (par exemple ton profil sur des réseaux sociaux du Net) on te demande quelle est ta religion. Et beaucoup de gens de toute évidence, disent qu'ils sont catholiques ou autres...
... Soit dit en passant, dans ce genre de formulaire (profil réseaux sociaux ou surtout inscription participation à des forums très populaires) on te demande aussi ton signe astral...
Ah, putain ! Toujours et encore toujours, partout, omni présente – ou “embusquée” - la religion... Et avec la religion en plus, l'horoscope !
Serait-il possible à un citoyen “lambda”, dans notre pays tout au moins, de refuser par écrit auprès d'une autorité dûment mandatée, le baptême catholique reçu quand on n'était qu'un bébé, et que la famille alors, “pas spécialement coyante et encore moins pratiquante”, avait fait administer dans l'église du village... “pour se conformer aux bons usages” ?
Le “commun des mortels” en France, dans toute l'Europe et l'Amérique, est catholique ou protestant ou de quelque religion chrétienne parmi je ne sais combien de confessions... En terre musulmane, il en est de même (et peut-être plus accentué encore). Partout, partout, la religion, les rites, les cultes, les dogmes, les pratiques, les lieux sacrés, les prières, le baptême, le cathéchisme, la communion, le mariage et l'enterrement à l'église...
Même dans le monde des intellectuels, des scientifiques, des artistes, des écrivains... la religion en “toile de fond” participe dans la composition du tableau !
Oui, c'est une réalité ! Et j'ai vraiment du mal à m'y faire !
J'ai eu dans ma vie, des amis très croyants... Qui furent vraiment pour moi des amis dans la mesure où ils retrouvaient en moi, en mon coeur et en mon esprit des valeurs et des idées qui leur étaient chères... Ils m'auraient voulu des leurs! Mais au bout du compte dans leur fort intérieur, je demeurais “un ange de lumière tel Lucifer en bute avec Le Créateur”... Soit dit en passant, les “religieux purs et durs”, très enracinés et intimement convaincus dans leur foi... pensent tous que la parole de dieu avec les écritures (coran ou bible ou torah) est “supérieure” ou “plus crédible” à la parole des philosophes, des artistes, des écrivains ou des intellectuels... à moins que ces derniers ne se rallient à la parole de dieu et louent le “Créateur” dans leurs oeuvres...
NOTE : “En bute avec le Créateur”... J'aurais du écrire “ en butte”... Mais je maintiens dans le contexte “bute” (qui me semble plus violent, plus proche de l'idée de “buter”)
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Pessimisme noir, ou optimisme délirant ?
- Par guy sembic
- Le 05/02/2010
- Dans Articles
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Suis-je un affreux pessimiste ou un optimiste délirant ? Je n'en sais rien... Peut-être que je “balance” entre une forme de désespoir et une sorte d'espérance et qu'il y a dans cette forme de désespoir ou dans cette sorte d' espérance quelque chose de déraisonnable... Mais c'est ainsi, et je le vis...
À lire certains de mes textes “il fume” pourrait-on dire...
À en lire d'autres “ce sont comme les lèvres d'une très belle femme s'approchant doucement d'une cicatrice qui, déjà électrisée par le souffle de ces lèvres entrouvertes, s'efface...
Mais il y a aussi ce regard d'apache... ou de pirate, qui dit des mots crus et ouvre des trous noirs...
Je ne pense pas que la vulgarité, associée à la médiocrité et à la banalité... soit une fatalité parce qu'on la rencontre partout sur le Net et dans la vie que nous vivons au quotidien : je crois plutôt que la vulgarité associée à la médiocrité et à la banalité est avant tout une réalité, une existence sans laquelle tout ce que l'on peut lui opposer n'aurait pas de sens, pas d'existence du tout non plus...
Je ne pense pas que la “bien-pensance” généralisée dans un monde en régression où le religieux redevient offensif... soit une fatalité parce qu'elle devient autour de nous comme l'air qu'on respire : je crois plutôt qu'elle est tout comme la vulgarité, une réalité à la quelle on peut lui opposer une autre forme de pensée...
Et ce serait là, le “vrai désespoir”, le désespoir absolu : pas d'existence, pas de réalité...comme un tracé linéaire, immobile et sans repères sur un écran muet...
Et cette sorte d'espérance qui va juqu'au délire, c'est justement celle qui dépasse toutes les révoltes possibles et justifiées, et qui ouvre une brèche dans un mur réputé infranchissable : ce mur des habitudes, des croyances, des modes, de tout ce qui doit se croire et se savoir, de tout ce dans lequel on peut se complaire, se vautrer ; et ce mur aussi, de tout ce que l'on peut maudire, contester, exclure, piétiner ou déclarer hors la loi parce que contraire au “sens giratoire”, contraire à nos valeurs personnelles...
Il y a, dans l'espérance à ouvrir la brèche, et de la voir effectivement s'ouvrir de ci de là ; il y a dans l'énergie, l'imagination, l'inspiration et le rêve que l'on met pour que la brèche s'ouvre... quelque chose de plus fou, de plus délirant et de plus heureux, que de connaître une victoire après une bataille.
Et si le mur devait tout entier tomber d'un seul coup, serait-ce encore plus fou, plus délirant et plus heureux que l'ouverture, la seule ouverture dans le mur, d'une brèche ? N'y aurait-il pas sans doute de l'autre côté, un autre mur ?
Gilles Deleuze ne pouvait se faire à l'idée de quelque “finitude” que ce soit...
Avec Albert Camus, c'est le “mythe de Sisiphe” (le rocher qu'il faut indéfiniment remonter jusqu'en haut)...
Sur le Net s'élargissent chaque jour et dans une immédiateté déconcertante, et dans une profusion sans cesse accrue ; de gigantesques univers relationnels et enseignes largement médiatisés, prisés par des constellations de bloggeurs... Cela constitue à mon sens, une opportunité. Cela “allonge le mur, les murs”... Et cela fait donc, beaucoup de brèches à ouvrir. Cela donne une dimension “phénoménale” à cette sorte d'espérance que j'évoque plus haut... C'est pourquoi, il faut y entrer, il faut y tracer, dans ces univers...
Ce qui fait défaut cependant, c'est peut-être l'insolence de la pensée, le “coeur et les tripes”, tels qu'ils étaient du temps d'un Jacques Brel, d'un Coluche, d'un Léo Ferré, d'un Georges Brassens, d'un Jean Ferrat, d'un Serge Gainsbourg, d'un Pierre Desproges ou d'un Cavana...(par exemple).
Il faut que le Net demeure un espace de liberté totale, que tout, absolument tout puisse y exister et s'y exprimer... C'est “l'affaire de chacun” de ne pas se laisser “coloniser” par quelque sensibilité, quelque langage, quelque forme de pensée, quelque incitation à faire, que ce soit... C'est l'affaire de chacun de se dire “à chaque pas que je fais en avant, à chaque brèche que je parviens à ouvrir, je ne colonise pas un territoire ni un espace, mais je rencontre ce que jusqu'à lors je ne savais pas, je dois désormais compter avec ce qui marche contre mes pas”...
Sur le Net – tout comme dans la vie d'ailleurs- ce qui me “désespère” le plus, c'est l'ennemour. Plus encore que la vulgarité associée à la médiocrité et à la banalité, plus encore que la violence, le “m'as-tu-vu-isme”, le “sexe à gogo – et surtout tel que l'on en parle-”, la “démolition en mitraille de l'autre”, et toutes les perversions possibles et imaginables... Mais bon, même l'ennemour est une réalité... Il me faut bien compter avec cette “denrée” !
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Le maillon dans la chaîne
- Par guy sembic
- Le 03/02/2010
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Mon “moralomètre” - je l'avais déjà évoqué – variait selon le sens de la courbe de la Bourse...
En hausse cette courbe, et je fulminais et tempêtais ; en baisse cette même courbe, et je me réjouissais...
Une autre courbe influe également – et avec le même impact – sur mon “moralomètre”... C'est celle de la cote d'Obama...
En hausse cette courbe, et je me réjouis ; en baisse cette même courbe, et je fulmine...
Que la Bourse “monte” et en même temps, que la courbe de la cote d'Obama s'infléchisse... Alors la colonne de mercure dans le “moralomètre” se contracte d'autant plus...
Ce type, Obama, avec sur cette planète quelques uns de ses semblables “petits et humbles” ou “célèbres et puissants” représente à mon sens un “maillon de la chaîne”... Le “maillon” à partir du quel la chaîne, l'autre partie de la chaîne qui suit, sera peu à peu d'une texture ou d'une composition différente de la partie de la chaîne qui précède...
Je ne dis pas cependant que la chaîne sera forcément d'une meilleure qualité, au delà du “maillon”, mais elle sera je le pressens, moins exposée à la “marque”, la marque de l'obscurantisme et de “l'inhumanité”, une sorte de “rouille”...
Ce “maillon” de la chaîne, bon nombre d'humains sur cette planète – tout aussi “petits et grands”- que les semblables d'Obama, voudraient le voir “sauter” et remplacé par un “maillon de série courante”... Aussi, ces si nombreux – trop nombreux- “petits et grands”, tirent-ils de toutes leurs forces sur la chaîne, du côté où la chaîne a toujours la même consistance, la même texture, la même composition...
Il faut croire que tous ces “petits et grands”, aspirant à voir sauter le “maillon”, ne manquent pas en leurs rangs, de ces “mécaniciens”disposés à remettre en place un “maillon de série courante”... Car sans “maillon” bien sûr, la chaîne serait rompue et il faut à tout prix, à n'importe quel prix, que la chaîne soit continue, sans extrémité si possible devant soi et toujours bien tendue... d'obscurantisme et d'inhumanité au seul profit de ces “petits et grands” qui, tirant sur la chaîne, aspirent à une position plus avancée dans le rang... Car l'obscurantisme et l'inhumanité sans cesse tirées dans le sens qui “arrange” sont les meilleurs moteurs pour les uns, de l'avancée dans le rang tout au long de la chaîne...
Ce n'est point qu'ils n'aient “rien compris” - en fait ils ont bien et même très bien compris – ceux qui voudraient voir sauter le “maillon” Obama... Mais ils ne peuvent se faire à l'idée de cette chaîne qui, au delà du “maillon”, serait moins exposée à la “marque” d'inhumanité et d'obscurantisme, cette “marque” qui les conforte dans la vision qu'ils ont du monde, et dans les privilèges et dans les pouvoirs qu'ils en tirent.
Il en vient sans cesse tout au long de la chaîne, de ces “maillons de série nouvelle” qui seraient ceux annonçant que la chaîne, au delà, deviendrait moins exposée à la “marque” de l'usure ambiante.
Mais ces “maillons” là ne sont que des “maillons” de série courante avec un peu de lumière en fins et minuscules éclats... Il n'y a jamais personne pour faire sauter ces “maillons” là et les remplacer par quelque sorte d'Obama que ce soit... En soi déjà.
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Est-ce par pur hasard ?
- Par guy sembic
- Le 30/01/2010
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Les destinées sont curieuses... À dire vrai, c'est cette part d'aléatoire (ou de hasard si l'on veut) qui les rend soudain insolites – parfois glorieuses- et comme “scellées” dans les mémoires des hommes...
Serge Gainsbourg aurait-il été Gainsbourg ? Et Jacques Brel, Brel ? Et Albert Camus, Camus ?
Serge Gainsbourg (Lucien Ginzburg de son vrai nom) né en 1929 et décédé en 1991, voulait être peintre... Artiste peintre. Initié par son père à la musique, il jouait dans des boîtes de nuit au piano pour gagner sa vie et écrivait des chansons pour les femmes, ces femmes entraîneuses ou artistes qu'il rencontrait dans les établissements de nuit... Et c'est une chanson qu'il fit pour Brigitte Bardot qui le “propulsa” sur la grande scène... Et à cette époque là, tous les militaires du contingent avaient dans leurs chambrées, collée au mur une photo de Brigitte Bardot.
Jacques Brel “tira la langue” quatre années durant... Les critiques étaient désastreuses : celle de France Soir par exemple “ Monsieur Brel est Belge, nous lui rappelons qu'il existe d'excellents trains pour Bruxelles”... Et Marc Robine, dans Le roman de Jacques Brel “ C'est l'éternelle histoire du Vilain petit canard d'Andersen, dont nul ne pouvait prévoir qu'il était un cygne royal en train d'arriver lentement à sa plénitude. Nul, sauf Jacques Canetti”...
En 1924 à Alger, l'instituteur Louis Germain dans le petit appartement d'un immeuble de Belcourt, un quartier ouvrier et populaire, est en discussion avec madame Sintès la grand mère d' Albert. Dehors, Albert attend dans la rue... Le père d'Albert était tonnelier de son état, avant d'aller mourir en France au tout début de la guerre de 14-18. La grand mère avait dit, après le certificat d'études : “il fera comme son père”...
Louis Germain rejoint Albert dans la rue... “ça y est, c'est décidé, tu te présentes au concours des Bourses et tu iras au Lycée”...
Il fallait assurément s'appeler (et être) Louis Germain, pour convaincre une femme telle que madame Sintès, la grand mère d'Albert !
... L'on ne peut certes, évoquer le seul hasard... Hasard, ce n'est pas la même chose que “aléatoire”...
Il y a déjà ce qui est “particulier”, ou “hors du commun” chez un être humain. Il y a aussi l'environnement familial, culturel, social ( si l'on est “riche” ou “pauvre”)... Mais c'est aléatoire pour un être humain d'avoir une destinée “hors du commun”... Lucien Ginzburg par exemple, aurait pu le plus naturellement du monde, devenir un très bon pianiste professionnel, payé au cachet dans des établissements de nuit de renom... Sans jamais être Serge Gainsbourg...
Albert Camus aurait pu devenir tonnelier comme son père, et le dimanche il aurait fait du théâtre amateur, ou animé une équipe de joueurs de football...
Et ce sont des gens tels que Louis Germain, ou Jacques Canetti... Qui surgissent un jour de ce brouillard qu'est l'aléatoire... Dans la vie de ces êtres dont nul ne savait qu'ils étaient “hors du commun” - et pas même eux-mêmes- .
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Intelligible et plaisant, ou inintelligible et ennuyeux ?
- Par guy sembic
- Le 30/01/2010
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Pour le commun des mortels qui vivait à l'époque où des hommes de pensée, de réflexion et d'une certaine connaissance du monde et de l'univers ; traçaient des figures géométriques, réalisaient des dessins ou gravaient des signes sur la pierre face au ciel... Pour ce “commun des mortels” donc, les signes ainsi tracés étaient inintelligibles... Et le “commun des mortels” alors, disait même, évoquant l'existence de ces signes, qu'ils étaient des oeuvres de débiles ou de fous... dont le sens demeurait obscur...
Et les auteurs de ces signes sans doute, ne pensaient pas que le “commun des mortels” puisse être jamais l'un de ces dieux “lecteurs privilégiés”...
Aussi ces auteurs de signes, de figures et de dessins étaient-ils assez mal considérés par les hommes de cette époque, parce qu'ils passaient pour des gens inaccessibles et ennuyeux...
De nos jours c'est l'espace du Web qui est devenu le ciel... Ou encore l'espace de l'écriture par toutes sortes de livres, oeuvres de roman ou de divertissement... Et ce sont les forums du Web, les sites et les blogs... Ou encore les feuillets ou les pages des auteurs de livres qui sont devenus les pierres face au ciel...
Autrefois les “lecteurs privilégiés” du commun des mortels qui lui, produisait auprès de ses semblables des figures et des dessins “intelligibles et plaisants” dans les assemblées ordinaires de personnes, étaient les mêmes gens que de nos jours, dont l'esprit habité par les dieux et leurs serviteurs et les idées du monde, se porte vers ce qui est “intelligible et plaisant”...
Et tout homme ou femme, aujourd'hui comme autrefois, de pensée, de réflexion et d'une certaine connaissance du monde et de l'univers, qui se risque à produire ce que ses contemporains délaissent ou “zappent”... Passe pour débile, fou ou obscur... Alors cet homme ou cette femme là, écrit comme autrefois traçaient ses prédecesseurs sur la pierre face au ciel...
Il n' y a pas d'étrangeté dans l'opposition entre ce qui est perçu comme intelligible, et ce qui est perçu comme inintelligible... Il n'y a que la réalité du monde, des êtres et de l'univers.
Il vient toujours du questionnement et de la recherche, avec la connaissance qui ne vient pas des dieux et des idées du monde...
Il vient toujours du contentement et des habitudes, avec la connaissance qui vient des dieux et des idées du monde...
C'est le questionnement et la recherche qui rendent difficiles le langage et la communication...
C'est le contentement et les habitudes qui rendent si aisés le langage et la communication...
Il n'y pas d'étrangeté dans l'opposition entre ce qui est perçu comme intelligible, et ce qui est perçu comme inintelligible... Mais il n'y a pas non plus dans ce qui est perçu, de vérité...
Si la connaissance qui vient des dieux et des idées du monde, en particulier lorsqu'elle s'impose, est une connaissance “toute cousue (et bien cousue)”... D'où vient et qu'est la connaissance qui ne vient pas des dieux et des idées du monde ? Peut-on dire qu'elle est vérité?



