Articles de yugcib
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Ah, ces voeux pieux !
- Par guy sembic
- Le 19/12/2009
- Dans Chroniques et Marmelades diverses
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J'ai horreur de cette période de fin d'année où les gens te balancent des “bonané” (ou des “voeux pieux” bien “consensuaux” et bien “passe pommade”)... Avant, dès le 2 de l'An, de te pourfendre de première pour un oui/un non, ou encore le plus souvent et tout au long de l'année, ne répondent jamais aux courriers ou aux messages que tu leur envoies...
Aussi, chaque 1 (ou 2 ou 3 ou 4...) de l'An, m'arrive-t-il d'exprimer à ma manière par quelque réflexion dans l'un ou l'autre des forums du Net, ce que je ressens de ce “trou-d' balisme” relationnel sans envergure qui fleurit autant sur la Toile que dans la vie réelle...
Et toutes ces “noëlleries”, ces tonnes de confiseries, de foie gras, de beurre d'escargot, d'huîtres et de tourteaux et de poulardes et de dindes farcies et chocolateries sans compter les apéros, le champagne, les liqueurs, les vins fins... Tous ces joujoux et gadgets électroniques, nouveaux modèles de téléphones portables, ordi dernier cri... Cela me “gonfle” ! (et en plus cette année il y a le “fiasco” complet du sommet de Copenhague!)
Alors mon “message” si je puis dire, dans les forums du Net, sera le suivant :
“Noëllisez, bonanénisez, faites bien vos voeux pieux (y' a le choix avec ces milliers de petites illustrations toutes faites que les serveurs de mails et les sites dédiés proposent à gogo)...”
Et aux “purs”, aux “sincères”, aux “fidèles”, aux “vrais amis”, aux “gentils”... je leur dis à ceux là merci d'avance pour la pensée qu'ils auront... (et de mon côté je leur dis -non pas “bonané”- mais “bonne année en bon Français bien d'esprit et de coeur”)...
Quant aux “autres” je n'ai rien de particulier à leur dire – ou ne pas leur dire – sinon peut-être que si c'est “rien”, il n'y a dans ce “rien” aucun ressentiment, aucune amertume, aucune acidité, et que ce “rien” n'a rien à voir avec une certaine forme d'indifférence plus ou moins consciente, affichée et accompagnée de silence... (je n'ai jamais cette indifférence là car je la juge “trou-d' balique” et donc sans consistance)... Disons, pour dire les choses “franc et net”... Qu'il y aurait dans ce “rien”, quelque sourire ou quelque regard avec quelque “pensée”, comme par le hublot d'un avion grande ligne à dix mille mètres d'altitude...
De toute manière je ne vais pas “donner signe de vie par voeux pieux” là où j'ai “déserté” depuis des lunes... Ni m'émouvoir outre mesure à quelque “voeu pieu” tombé d'un ciel de long silence blanc...
Comme j'ai dit en page d'accueil sur mon site “ La poussière des étoiles est réductrice de toutes les vanités, se souvient de tous les visages et retrouve ce qui a été perdu”...
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Les petits mondes
- Par guy sembic
- Le 18/12/2009
- Dans Articles
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Les “petits mondes” artistant, théâtrant, contant, parolant... Sont encore plus indécrottables dans la souveraine indifférence avec laquelle ils traitent le nouvel aspirant à la scène, que ces “Grands Mondes” courant et officiant par tout le pays...
Les “petits mondes” ont eux aussi tout comme les “Grands”, leurs médias interposés... De petits médias cependant... Mais tout aussi indécrottables dans leurs indifférences.
Il est peut-être plus aisé, quoique fort aléatoire, pour l'aspirant à la scène et à la reconnaissance, d'essayer de passer par la “grande porte”, celle qui ouvre la “voie royale”.
Les “petits mondes”, dès lors qu'ils se sentent convaincus d'être les vrais révolutionnaires de la culture, ne souffrent pas que l'on soit plus révolutionnaire qu'eux et que l'on s'introduise dans la “famille” qu'ils pensent être...
Les “petits mondes” ont déjà leur public, un public même restreint, “trié sur le volet des sensibilités”, un public sans doute acquis à l'idée que la culture peut prendre des chemins surprenants ou étranges...
Les “petits mondes” n'ont que faire de quelque “fou dérangeant non identifié” qui pourrait par sa venue sur leurs scènes, indisposer un public si difficilement acquis. Quant aux médias, aux petits médias qui les servent et sont en général des associations culturelles, des personnalités, des journalistes régionaux ou locaux, des municipalités... Ils ne s'intéressent qu'aux retombées économiques, sociales, touristiques et financières...
Ainsi voit-on très mal “monsieur le Maire” ou monsieur le Conseiller Général”... Ou madame la représentante de la Fédération des Artistes Auteurs Ecrivains Poètes et Compositeurs de la Région... Souscrire à quelque projet de manifestation artistique (en salle ou dans la rue) totalement informel, sans références et n'apportant rien sur le plan économique, financier ou touristique parce que gratuit et sans valeur marchande...
La culture qui porte en elle du talent, de la force, de la dimension et du pouvoir sur l'ordre de la vie et du vécu des gens, devient vraiment révolutionnaire lorsqu'elle n'a plus de valeur marchande ni ces “retombées” que tout le monde attend pour son confort et pour ses certitudes...
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Le ridicule en littérature
- Par guy sembic
- Le 17/12/2009
- Dans Chroniques et Marmelades diverses
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“De nos jours, en littérature, le ridicule ne tue plus : il tire à cent mille exemplaires”
[Georges Elgozy]
...Mais ce sont cent mille exemplaires comme cent mille fois en Grande Surface Commerciale la même marque de papier hygiénique...
Et l'on s'en torche le trou-d' bale lecturo-loisiresque, de ce ridicule devenu matière “penso-fécale efféspécialisée de spots-commentaires publicitaires”... Qui finit en vide-grenier à un demi euro l'exemplaire aux pages maculées de culinaire...
Le ridicule ne tue plus : forcément, il s'articule de tout ce dont les gens pensent se désarticuler et ainsi se mettre à vivre autrement et comme “naissant” à un monde nouveau ou différent...
En fait le ridicule a changé de sens : il était dérision, insignifiance et médiocrité... et alors il tuait...
Il est aujourd'hui, encore tout cela, mais bardé de “trou-de-balisme” intellectuel et de formation universitaire, parfois aussi de beurre d'escargot et de crème aux morilles...et alors il déifie (et donc tire à cent mille exemplaires)...
Et il y a bien, cependant, un ridicule qui aujourd'hui, tue vraiment et quasi définitivement : c'est cette dimension de réflexion, de pensée, de poésie et de mots du coeur et de l'esprit, devenue elle, le “nouveau ridicule” dont personne ne veut, que les élus et nominés écrasent, et qui jamais ne tirera à cent mille exemplaires...
... J'écoutais hier entre 18 et 19h sur la Cinq “ C'est dans l'air” : il y était question du “Berlusconisme... À la fin de l'entretien, l'on évoquait ces réunions littéraires entre intellectuels Berlusconiens et intellectuels anti Berlusconi : aucun dialogue, aucun échange, aucune communication n'était possible entre deux pensées aussi inconciliables. C'est dire le fossé qui existe, infranchissable, entre les deux “visions du monde”.
Les uns disent quelque chose comme “il faut tuer le ridicule qui risque un jour de tirer à cent mille exemplaires”... Et les autres “ il faut tuer le ridicule qui tire à cent mille exemplaires”...
On le voit bien : de part et d'autre, il faut tuer !
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Le "Trou-d' balisme", suite...
- Par guy sembic
- Le 15/12/2009
- Dans Bateau pirate
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Des millions de gens parmi ceux qui ont un emploi, bossent dans le Trou-d' balisme. Et ceux qui cherchent un emploi n'en trouvent le plus souvent que dans le Trou-d' balisme.
Le Trou-d' balisme ce sont tous ces boulots de banque, de “consulting”, de cabinets d'affaires, d'immobilier, de vente de voitures ou de produits de consommation, d'assurances et d'une manière générale tous les boulots où ne règnent que les seules lois de la performance et de la rentabilité...
Partout où il faut sans cesse du matin jusqu'au soir, et recommencer tous les jours, galérer pour atteindre des objectifs de plus en plus démentiels, assister à des réunions de training, de phoning, d'exercices de “mise en situation”et subir toutes sortes de contraintes et de pressions...
Lorsque j'étais conseiller financier à la Poste de Bruyères dans les Vosges, je bossais donc dans le Trou-d' balisme...
Mais le Trou-d' balisme avant l'arrivée de l'Euro, celui des années 90 du siècle dernier, était alors “un peu moins trou-d' balique” que le Trou-d' balisme d'aujourd'hui... Car en ce temps là existait encore parfois une certaine qualité dans la relation humaine.
Et voici quel portrait aujourd'hui je ferais d'un “aficionado (ou d'une aficionadette) du Trou-d' balisme” :
C'est un personnage, un être humain, qui a “muté”: il a acquis la faculté de hausser son cul au niveau de ses épaules... Et de péter – non des gaz intestinaux- mais... du feu d'artifice ! C'est à dire que de son trou de bale jaillit une “flamme-fusée” avec une “olive lumineuse” tournoyante au bout de la flamme... Et l'olive éclate en larmes florales de toutes les couleurs retombant en pluie de cendres... Il faut péter et repéter, péter encore plus fort et plus haut ou plus loin ; c'est le “chef artificier” qui te le dit, lui même “poussé au cul” par les “Représentants-Consultants” de la Grande Maison dont plus personne ne sait de quel Grand Domaine elle est...
... Dernières nouvelles (j'entends cette information sur France Inter vers 8h 30 ce mardi 15 décembre 2009) :
Il paraît qu'on va remplacer les “Traders” par des robots électroniques hyper sophistiqués qui vont désormais gérer des sommes astronomiques et décider comment placer au mieux sur les marchés financiers...
Donc, les “Traders” au chômage !... Jetés comme des Kleenex!
Comme quoi, c'est pas parce que tu pèteras plus haut, plus loin, plus beau, plus “effet spécial” que ton “copéteur”ou que ta “copèteresse”... que la Grande Maison du Grand Domaine Anonyme te gardera dans ses gratte-ciels d'affaire...
Au sommet de Copenhague, on fera jamais le grand procès du “Trou-d' balisme” !
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Visages proches ou lointains, connus ou inconnus
- Par guy sembic
- Le 11/12/2009
- Dans Chroniques et Marmelades diverses
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Dans ce "petit coin de Yugcib” il me vient la pensée que de part et d'autre des océans ou des espaces qui nous séparent géographiquement, la vie pour chacun de nous est faite de joies et de peines, et que nous sommes des êtres fragiles, tout comme la vie est fragile, et même précaire...
Mais ce qui n'est pas précaire c'est l'espérance qui nous anime, et dans cette espérance l'énergie qui nous vient... C'est ce que l'on transmet et qui rayonne depuis ce “coeur du réacteur en nous, luminant ces êtres proches ou lointains que l'on atteint”...
... Alors, bisous et encore des bisous, par delà les océans et les espaces géographiques... À tous ces visages de femmes, de filles, d'enfants, d'hommes, de "pépés et de mémés", de "champions de quelque chose" ou de "pas champions du tout"... Ces visages qui rient ou pleurent, que je ne rencontrerai peut-être jamais, dont j'invente des souvenirs que nous aurions pu avoir ensemble...
Et contre cette précarité de la vie, contre ces peines et ces bobos petits et gros... Contre tout ce qui nous égare, nous trompe, nous enferme ; contre ces réponses que nous ne trouvons pas, contre ce dernier souffle qui un jour viendra, contre ces yeux immobiles et ouverts d'enfants et de femmes sur les lieux de guerre, contre ces solitudes et ces peurs que l'on va endormir avant l'entrée dans la salle d'opération, contre ces chirurgies mutilantes, contre ces médecines du désespoir qui retardent une échéance prévisible, contre ce qu'il faut être et qui ne peut plus être comme avant... Oui contre tout cela, contre cette fragilité, contre cette précarité... Je souffle mille et mille bisous sur tous ces visages, je presse dans mes mains mille et mille pauvres petits doigts qu'ils fussent de fées ou de "pas fées du tout"... Car des doigts qui souffrent sont toujours de pauvres petits doigts... Et je n'ai pas d'autre médecine que celle de l'amour, tout en croyant à celle de la Faculté, que je n'ai pas étudiée...
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Le "Trou-d' balisme"
- Par guy sembic
- Le 11/12/2009
- Dans Chroniques et Marmelades diverses
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Le “Trou-d' balisme” c'est cette forme quasi universelle de Bien-Pensance” fondée sur les modes, les apparences, les habitudes de consommation, les loisirs formatés, les comportements plus ou moins irresponsables ou d' “arrangement pour sa pomme”, les certitudes bétonnées... Et qui s'appuie sur une base tout aussi bétonnée de pensée Judéo-Chrétienne et de traditionalisme figé...
Le “Trou-d' balisme”a un humour que je ne partage pas, lorsque par exemple cet humour se manifeste lors de soirées “arrosées”...
Le “Trou-d' balisme” a ses tics, ses clichés, sa vulgarité, son “ennemourité”, sa banalité, ses “senteurs”, ses codes, ses valeurs, sa pestilence...
Le “Trou-d' balisme” est antipoétique et sans consistance, il n'est fait que de ce que l'on pète souvent plus haut que l'on a le cul...
Il faudrait m'entendre dire “trou-d' balisme”... Avec ma voix, l'expression de mon visage, mes yeux... Pour s'en convaincre de la signification que je lui porte à ce terme de “trou-d' balisme”!
Toutefois je ne dirai jamais à mon prochain, les yeux dans les yeux, qu'il est “trou-d' balesque” parce que je crois qu'il pourrait l'être... Car je sais qu'il y a en chacun de nous – plus ou moins – quelque forme de “trou-d' balisme”.
C'est le “Trou-d' balisme” lui-même dans ce qu'il a de plus général et de plus répandu dans le monde, que je déplore... Et déflore comme un bouquet dont je fais avec insolence tomber les pétales des fleurs aux couleurs lavasse qui puent la mayonnaise et le cornichon éventés.
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Ce que je dis des voyages...
- Par guy sembic
- Le 11/12/2009
- Dans Anecdotes et divers
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Je n'aime pas les voyages organisés dans de beaux cars, dans de grands hôtels, avec des circuits proposés, et surtout dans des pays “pauvres” où l'on se ballade en “touriste riche”, appareil photo/camescope et sacoche cuir de vache en bandoulière, grand chapeau de cirque sur la tête, le soir des danses où l'on se tortille le cul au rythme de lambada ou autre musique troudebalesque ; piscine, nanas à poil, et fêtes style club med... Alors qu'à deux pas du palace quatre étoiles, meurent de faim ou de misère des tas de gens...
Voici la carte, par moi dessinée à la main, du voyage que je fis en Norvège du 14 juin au 18 juillet 2009 :
En voiture, par étapes et la tente plantée tous les jours, jusqu'au delà du Cercle Polaire, et 70 degrés de latitude...
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Bannière au vent !
- Par guy sembic
- Le 06/12/2009
- Dans Chroniques et Marmelades diverses
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... Je ne comprends rien, rien de rien, aux “bannières”... Il faut paraît-il, afin de présenter son site pour être répertorié et “annuarisé”, copier/coller une “formule algébrique longue comme une limousine” et “placarder” en haut de la page d'accueil du site, un “lien” sous forme d'un logo (ou quelquechose dans ce genre là)...
Il faut donc aussi, par conséquent créer sa bannière... ( gratuit et pas gratuit).
D'autre part, il y a encore ces échanges de bannières (qui font que, si tu échanges avec je ne sais combien d'autres partenaires ou amis ou sites amis, tu te retrouves avec plein de pavés de pub et d'annonces qui occupent de l'espace sur les pages de ton site)...
Non, tout ça, c'est trop compliqué pour moi... Et j'en vois pas, j'en discerne pas la pertinence... Tout le monde fait son “cocorico” et c'est comme si tu “pissais dans un violon”!
Et aussi ces “votes” en mitraille qui ne riment à rien... Par exemple “Booster ou Over Blog” qui t'envoie un mail pour te dire que tu es classé 3 mille et quelque, et qui t'invite à adopter leur procédure pour que tu obtiennes un meilleur classement...
Quelle stupidité que tout cela! Celui ou celle qui se “gargarise” de cette consensualité troudebalesque et cocoricohène sur le Net, en catapultant des bannières, en se faisant à gogo voter pour lui... Et qui ainsi deviendrait un jour un “grand écrivain”... Je voudrais bien le voir!
... Le monde n'a-t-il jamais été aussi “cul par dessus tête”?
Bon sang! A une époque où on découvre des “exoplanètes”, avec toutes ces encyclopédies et cet immense, immense réservoir de connaissances, de sciences, de technologie ; avec ces sommes phénoménales d'informations sur l'actualité du monde entier, avec toutes ces bibliothèques, ces écoles, ces musées... Je ne comprends pas que l'on puisse se “scotcher” à ces “troudebaleries cocoricohènes” en y croyant comme à un “sésame” qui va ouvrir la porte de la gloire et du succès!
Il y a des sites spécialisés dans les campagnes publicitaires qui proposent des services pour obtenir par exemple trois cent mille visiteurs en quelques mois, et cela garanti ! Je veux bien croire que pour un site commercial, d'entreprise artisanale personnelle ou familiale, un site où l'on a “quelque chose à vendre”... Cela puisse s'avérer utile et même parfois nécessaire...
Mais pour un site d'écriture, de poésie, de pure création artistique, ou de communication par l'image, le blog, la vidéo... Je ne vois pas comment ni par quel “miracle” trois cent mille visiteurs plus ou moins réguliers au lieu d'une centaine ou de mille, cela peut “changer la vie” de l'auteur du site d'écriture, de poésie, de création artistique... Car trois cent mille visiteurs ne seront jamais trois cent mille amis avec lesquels il faudrait vivre trois cent mille vies !
Et d'autre part à quoi bon avoir trois cent mille visiteurs pour ton site, si les jours caracolant tels des chevaux fous à travers un paysage démesuré, il ne vient aucun ou si peu de ces visages d'explorateurs venant frapper à ta porte ?
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Sommet de Copenhague décembre 2009, réflexion marginale
- Par guy sembic
- Le 05/12/2009
- Dans Pensée, réflexions, notes, tags
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Ma contribution -si je puis dire – au sommet de Copenhague, consiste par exemple à :
ne pas prendre entre mes doigts un faucheux posé sur la tapisserie de ma chambre afin de ne pas casser l'une de ses longues pattes si fragile...
À me baisser dans l'étroit passage sous les lauriers au fond de mon jardin pour ne pas déchirer une toile d'araignée...
À sortir un lézard tombé au fond d'une grande bassine aux parois lisses près du cabanon où je range mes vélos et mes outils de jardinage...
Le destin de l'être humain c'est celui qui sera, selon ce que l'être humain est et fait sur cette planète...
Mais si ce destin devait être irréversible et tragique, il m'est douloureux de penser que dans un tel destin, puissent se trouver entraînés dans une spirale accélérée, tous les autres êtres vivants, les plus petits comme les plus gros.
Je me moque de savoir si oui ou non, le faucheux aux longues pattes si fragiles, posé sur la tapisserie de ma chambre, est un “utile” ou un “nuisible”. Mais je sais que les bêtes petites et grosses, développent des “stratégies” contre ce pouvoir abusif des Hommes, octroyé – paraît-il – par Dieu...
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Ah, le Téléthon, le Téléthon !...
- Par guy sembic
- Le 05/12/2009
- Dans Bateau pirate
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Ah le Téléthon, le Téléthon!... La grande nuit du Téléthon ! Durant trois jours on bouffe du Téléthon à la Télé !
Ah les millions d'euros du Téléthon ! Du temps où c'était en Francs, je donnais cent francs... puis cent vingt dans les trois dernières années des francs...
Soixante francs en moins sur mon revenu imposable!
À présent je donne vingt euros. Soit dix euros en moins sur mon revenu imposable... Et je n'ai sans doute pas suivi l'inflation, me demandant si je ne devrais pas donner 25 voire 30 euros...
... Et combien donnent-ils les actionnaires aux dividendes astronomiques, pour le Téléthon?
Ainsi va le monde : les uns se r'rh'rrégalent comme de gros asticots gorgés de sang et de viande se tortillant sur le steak tendre et juteux dans lequel en même temps ils chient tout leur pus ; pendant que des mouches aux ailes arrachées, que des faucheux aux pattes coupées, que des lézards estropiés, se traînent sur le sol...
Je ne fis qu'une seule nuit du Téléthon devant la Télé : celle où l'on y voyait Jane Birkin...
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Montmartre du Web
- Par guy sembic
- Le 05/12/2009
- Dans Pensée, réflexions, notes, tags
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Imaginons un Montmartre du Web... Tel le Montmartre avec sa place du Tertre à Paris au début du dernier siècle...
En fait, il existe bel et bien, le Montmartre du Web... Ou plutôt des Montmartre, autant de lieux de vie, d'écriture, d'images, d'expression artistique... Et dans chacun de ces Montmartre, l'on y est, non plus comme dans le Montmartre de Paris, un artiste peintre ou un poète planté debout au beau milieu de la foule et de tous les autres artistes et poètes, mais un être dont les rêves et les créations n'ont que des murs tout autour, que des ondes dans l'air pour les porter... Autant dire que dans tous ces Montmartre, si l'on peut s'y pourfendre, s'y cocufier, s'y aimer, tout comme dans un village ; l'on ne peut s'y toucher, s'y étreindre, s'y boxer, s'y entrechoquer des verres, y effleurer des lèvres et des nuques et des visages et des étoffes de dames... Et quand bien même les Montmartre du Web deviendraint-ils tactiles, olfactifs et “3D”, ils ne seraient jamais Montmartre...
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Eau vive et étranges nuages
- Par guy sembic
- Le 05/12/2009
- Dans Pensée, réflexions, notes, tags
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Parfaitement compréhensibles et le mieux exprimés qu'ils puissent l'être, il manque souvent aux mots, aux écrits, ce qui les rend merveilleusement incompréhensibles afin qu'ils soient compris comme il se doit...
Incompréhensibles et bizarrement exprimés, les mots, les écrits, parfois, sont aussi clairs que l'eau d'un torrent de montagne...
Ainsi l'eau vive et pure chante-t-elle toutes ces voix d'une montagne impénétrable...
Ainsi le ciel aux étranges nuages ne pouvant être traduit en le temps qui survient, devient-il merveilleusement familier...
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Livre d'or
- Par guy sembic
- Le 05/12/2009
- Dans Pensée, réflexions, notes, tags
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Un livre d'or n'est utile que s'il est consulté tout d'abord, et qu'ensuite par les messages qu'il contient et qui sont lus ; il incite à visiter le site, le blog ou le forum, à y devenir un voyageur et encore mieux un explorateur...
Je sais de ces lieux de rencontre, des lieux de vie artistique, culturelle ou même de loisirs ; des lieux de mémoire ou de recueillement... Où les “livre d'or” sont tout emplis de messages qui eussent pu retenir le regard d'un explorateur avisé. Mais il ne vient que des fourmis géantes fringuées comme des vacanciers et ressemblant à des artistes. Alors le livre d'or ne sert à rien.
Ce qu'il faut pour un site, un blog, un forum... C'est un cartel de fourmis exploratrices qui, après avoir vu et tourné les pages du livre d'or, exploreront le site...
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Harry Potter, et Le seigneur des anneaux, entre autres récits et romans fantastiques
- Par guy sembic
- Le 02/12/2009
- Dans Articles
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J'aime beaucoup (et même énormément) le fantastique, la science fiction (romans, nouvelles, récits)... Le merveilleux, tout ce qui fait rêver...
MAIS, mais... Il faut qu'il y ait dans l'histoire, dans la relation des faits, des personnages et des événements, quelquechose de "crédible" (ou de "vraisemblable")... Une crédibilité derrière laquelle on sent un "message" (philosophique, de réflexion, de pensée profonde... Avec de l'émotion, du rêve bien sûr).
Si c'est trop "magique" (avec par exemple des sorciers bons ou mauvais, des anges, des démons, des maléfices, des miracles, des fantômes ou autres créatures bizzaroïdes genre gnomes ou elfes et j'en passe)... Alors le "message" ne passe plus!
Pour moi quand je parle de "fées" je pense à des femmes, des jeunes femmes réelles d'une vraie et émouvante gentillesse...
C'est ce qu'il y a parfois, de "surréaliste" dans la réalité... qui me fait rêver et me semble avoir du sens... C'est aussi ce moment d'interrogation lorsque la science est encore impuissante. Lorsque l'inconnu devient "perceptible" et semble “prendre forme” par une sorte d'intuition - et cela dans un moment de profonde réflexion... C'est l'Histoire d'avant l'Histoire (et qui suscite doutes, interrogations et pousse à la recherche - recherche scientifique, analytique, basée sur des indices, des découvertes)... C'est le “devenir” possible des êtres, de l'Histoire, de la nature, de notre monde... C'est le “possible ailleurs” et toutes ses formes de vie, d'évolution de la vie...
... C'est la raison pour laquelle un type dans mon genre ne peut JAMAIS souscrire de coeur ou d'esprit à des histoires d'anges et de démons, de Dieu ou de Diable, de paradis ou d'enfer, de magie, de sorcellerie, d'horoscope...
Dans le mythe ou dans la légende, il faut qu'il entre du "solide", du "sens", du "crédible" ou disons "une certaine dimension de pensée" et que les personnages mythifiés ou devenus légendaires soient ou aient été des personnages "hors du commun" à cause de ce qu'ils ont réalisé, découvert, insufflé, porté à bout de bras leur vie durant, et que ces personnages ne soient pas "pure fiction"...
J'ai réussi à lire en totalité Le Seigneur des Anneaux (dont j'ai par ailleurs vu le film qui en a été tiré)... J' ai senti – dans le livre – une certaine dimension de pensée et de réflexion, et je reconnais la valeur littéraire et tout de même quelque peu “philosophique” voire “morale” de l'oeuvre ; et j'aimé aussi les descriptions de pays, les cartes géographiques, tout ce qui touchait (imaginé par l'auteur) à la vie des gens en ces temps très éloignés et anciens... Mais tous ces démons, ces créatures aux pouvoirs surnaturels, cette sorcellerie, ces armées de morts surgies de la poussière... cela ne “passe pas” car je ne suis point de cette pensée là...
Quant à Harry Potter, cette oeuvre gigantesque en plusieurs volumes de quelque mille pages chacun... Je ne risque pas d'en tenter la lecture ! Les images de couverture des livres sont pour moi suffisamment évocatrices !
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Le jardin enchanté
- Par guy sembic
- Le 01/12/2009
- Dans Pensée, réflexions, notes, tags
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Être aimé du plus grand nombre, c'est comme se promener dans un jardin enchanté à l'intérieur duquel on finit par ne plus être enchanté du tout... Et d'ailleurs, de ce jardin enchanté, l'on n'en connait peut-être pas les extérieurs aménagés...
Ce jardin enchanté, dans les allées où l'on peut (et l'on ne s'en prive pas) s'y déculotter et déposer son caca , et où l'on y croise des visages amis louant nos fleurs cultivées et même parfois nos cacas qui les amusent... Ce jardin enchanté, il faudrait être convié par un jardinier de la Ville, à s'en extraire...
Mais seulement voilà : aucun jardinier de la Ville ne vient... Et s'il vient, il est le plus souvent un imposteur ou une sorte de proxénète.
Et pourtant, et pourtant... Il faudrait le faire le Voyage!... Le Voyage imprévisible et dangereux aux périls possibles en pays inhospitaliers...
Aucun jardinier de la Ville ne venant, ou cet imposteur, ce proxénète venant et étant éconduit... Alors jamais le Voyage décidé...
Entreprendre le Voyage sans y être convié... C'est peut-être ainsi que l'on quitte le moins ses amis, et que l'on en rencontre d'autres...
