Articles de yugcib

  • Un paysage

    Un paysage où les arbres sont des “peut-être oui” ou des “peut-être non”

     

    Il y a des êtres qui par leur nature, par ce qui brûle en eux comme la lumière d'une étoile – une lumière vers la quelle pour la voir il faut lever les yeux - “investiraient” bien leurs émotions, leurs rêves et leurs aspirations dans les relations qu'ils ont avec leurs proches, leurs amis ou même certaines de leurs connaissances...

    Sans doute dans leur vie ont-ils ainsi “investi”, ont-ils cru, ont-ils espéré, ont-ils même parfois connu...

    “Echaudés”, ces êtres là le furent... A un moment ou un autre de leur vie... Mais l'on n'est pas “échaudé” pour un petit espace de silence, pour une attention qui ne s'est pas manifestée, pour un propos “hasardeux”... Pour une brûlure sans gravité sur la peau, en somme...

    Ce qui “échaude” en fait, c'est ce qui se révèle d'un être, que l'on n'aurait jamais cru, quelque trahison, ce que j'appelle un “accident relationnel”, une obscurité soudaine, un “long silence blanc dont on ne sait comment il a commencé”, une certaine pesanteur, immobile et lancinante dans une relation dont on ne sait si elle s'épuise ou si elle se perd...

    Nous vivons dans un espace relationnel comme dans un paysage d'arbres qui seraient non pas des baobabs ou des palmiers, des pins ou des bouleaux, des hêtres ou des accacias... Mais des “peut-être oui”, “peut-être non”...

    “Investir” dans ses émotions, dans ses rêves et dans ses aspirations, dans ces “peut-être oui” de bois doré ou de bois-cathédrale... Ce n'est sans doute pas comme dans une eau dans laquelle il faut se jeter... A moins d'être “très bon nageur”.

     

  • Dernière fois

    Après lecture d'un livre de François Gautheret “Les corps perdus”... Il me vient cette pensée... (dans le livre il y est question de puits dans lesquels sont enfermés des gens...)

    ... Il y eut une “dernière fois” sans que jamais l'on sût si c'était bien là une “dernière fois”... D'ailleurs l'auteur de cette “dernière fois” ne savait pas lui même que c'était “la dernière fois”...

    Alors des pistes se croisèrent au dessus du couvercle de bois qui obturait le puits... Et l'on vit aussi au delà des chemins qui se croisaient, des couvercles de bois sur le sol. Et personne jamais, ou alors comme par un étrange hasard, ne soulevait l'un de ces couvercles de bois...

    Sous le couvercle de bois qui obturait le puits, il y avait une voix que l'on entendait lorsqu'on posait le pied sur le couvercle... Alors il en était, de ces passants qui parfois soulevaient le couvercle et, comme pour répondre à la voix qu'ils entendaient, descendaient un seau dans le puits. Dans le seau il y avait à boire et à manger... Ou de la voix, de la pensée, de la question, ou du visage, ou du regard...

    ... Et ce jour là, de ce temps là, de ce temps qui avait passé dont on ne sait s'il est encore le même ou s'il n' a pas pris d'autres couleurs... La voix ne se fit plus entendre : elle avait retenti et même fait trembler le couvercle, une “dernière fois” sans que personne ne sût ou n'imaginât que c'était “la dernière fois”... Et la voix elle même demeurait pleine encore de ce qu'elle allait dire...

    Continuer de dire...

    Le temps chargé de tous les vents recouvrit de terre ou de sable le couvercle qui obturait le puits où vivait la voix. Et les pistes ici au dessus du couvercle, venues du grand paysage, se croisèrent et du monde, bien du monde passa sans que jamais personne ne sût qu'il y avait là un couvercle obturant un puits avec une voix dedans.

    La voix ne sentait plus au bout de ses doigts la paroi du puits, le regard de la voix ne voyait plus le noir de l'intérieur du puits : la voix était devenue comme un foyer d'énergie immobile et silencieux que rien ne pouvait altérer ni atteindre. La voix n'émettait plus mais existait désormais comme une étoile dont on ne voit pas encore – ou dont on ne voit plus – la lumière...

    Quelques uns de ceux qui passaient par là, en cet endroit où les pistes se croisent, savaient qu'il y avait là un couvercle obturant un puits et qu'avant, l'on entendait une voix : ils enlevèrent la terre ou le sable, soulevèrent le couvercle et descendirent dans le puits un seau contenant leur voix, leur visage, leur regard, une question... Mais lorsqu'ils remontèrent le seau, ils virent que tout ce qu'ils y avaient mis dedans revenait sans aucune trace de la voix de l'intérieur du puits... Alors ils ne comprirent pas...

    Mais la voix à l'intérieur du puits... Avait – peut-être- pour un temps, pris une sorte de tunnel sous la terre (si elle n'était pas devenue comme un foyer d'énergie immobile et silencieux)...

    Ils ne comprirent pas, mais certains cependant, pensèrent que la voix reviendrait se faire entendre...

     

     

  • Vous et le Net : sondage, enquête...

    Que privilégiez vous sur le Net? En priorité “première”, ensuite en “second” et enfin plus “accessoirement”?

      Pour vous donner une idée, je commence :

    1 : Mes mails : lecture, réponse immédiate ou réponse remise à plus tard...

    2 : Mes forums préférés (il y en a 4). Je regarde alors :

    -Si y'a eu une réaction sur l'un des messages que j'ai postés...

    -Ensuite je consulte 2 ou 3 fils de discussion selon le sujet titré et qui est l'auteur du sujet...

    -Et je réagis oui ou non dans le sujet...

    3 : Je poste un nouveau sujet, soit directement sans brouillon, soit à partir d'un copié/collé d'un de mes textes récents écrit dans un fichier...

    4 : Je mets à jour mon site et mon blog (copié/collé de mes derniers textes)...

    5 : Si je le juge nécessaire (et selon mon inspiration) je rajoute quelque propos dans un fil que je viens d'ouvrir (en particulier si sur ce message il n'y a pas eu encore de réaction)...

    6 : A ce stade là (après avoir fait ce qui précède) on entre dans “l'accessoire” (pas tous les jours) : je consulte mes statistiques (site et blog) et je vérifie si oui ou non y'a des commentaies (en général “ça s'bouscule pas au portillon et c'est pour ça que je regarde pas tous les jours)

    7 : Entre 5 et 10 fois dans le mois en cours, je consulte un site ou un blog d'ami (ami d'un de mes forums préférés)

    8 : Moins “accessoire” mais d'une régularité très variable : j'écris des mails à des amis (ou à des personnes de ma famille à qui je peux dire “certaines choses” en étant sûr que ça aura de “l'écho”)...

    (7 et 8 n'ont pas cependant de caractère “accessoire” dans la mesure où je décide de le faire, mais pas aussi régulièrement que par exemple 1 et 2).

     

    Ce que je ne fais jamais sur le Net :

    Les jeux de hasard, de “passe temps”; le cul “salaud”, les blogs des gens célèbres (que tout le monde visite) (j'en ai marre de toutes ces “locomotives” qui traînent derrière elles les wagons du monde)... L'horoscope (j'ai horreur de ça), les débats politiques, les forums “débiles” genre la mayonnaise me monte au nez bourrés de fautes d'orthographe et d'une vulgarité à vomir , les pubs où on te dit que tu vas gagner de l'argent...

    Il m'arrive toutefois (en dehors de ce qui est purement culturel ou littéraire ou scientifique, ou historique...) de visiter (avec un oeil allumé) des sites de mode et de prêt à porter féminin (mais pas les sites style catalogue ou “grandes boîtes”)

     

    Compte tenu de tout cela, lorsque j'ouvre ma boîte mail (première action) et que je ne vois aucun message intéressant, aucune réponse attendue ou espérée... Et que de surcroît sur les forums c'est “le calme plat” ou le silence... Alors je ne reste pas longtemps sur le Net! (sauf peut-être pour me rendre tout de même sur 2 ou 3 fils – on ne sait jamais, je peux être inspiré pour une participation-). A noter qu'à ce sujet, y'a parfois “une mine d'or qui se présente à ciel ouvert!...

     

    Pète-devan-lefrigo-qui-baille répond au sondage...

     

    C'est " Pète-devan-lefrigo-qui-baille" (il participe au sondage) et voici ce qu'il dit :

     

    1/ Je vais sur Face de Bouc et je ponds un placard où je raconte que hier j'avais la colique, et j'écris un mail sur Face de Bouc à Patrick Sébastien...

     

    2/ Je me scotche sur un jeu de stratégie guerrière (peu importe s'il est trois heures du matin et si je suis chez de la famille)

     

    3/ Je vais sur un site de cul salaud

     

    4/ J'achète mon billet d'avion pour Caracas "à l'arrache" et par chance j'ai une réduc super!

     

    Ce que je ne fais jamais :

    -Ecrire de longs mails (j'écris que 3 ou 4 mots style "Va Zeu KC" )

    -les sites et les blogs littéraires

    -aller sur mon compte de la banque

    -voir le blog de mon tonton poète

     

     

  • Les yeux des kiwis

    J'arrache les yeux aux kiwis avant de les peler.

    Le kiwi est un cyclope chauve sans nez, sans bouche, sans oreilles et sans corps avec un oeil sur le crâne et un autre oeil sous le menton...

    Quand j'étais petit j'arrachai les ailes aux mouches mais je n'avais pas encore ma plus belle âme...

    Sauf quand j'ai défendu une tortue maltraitée par trois galopins plus costauds que moi à la sortie du lycée Duveyrier à Blida en Algérie en 1960...

    Le kiwi c'est bon pour le ventre.

    J'arrache les yeux aux kiwis avant de les peler mais je n'arrachai pas les yeux aux lapins que ma grand mère me faisait tuer (c'était ainsi que dans les campagnes parfois on saignait les lapins : en leur arrachant un oeil avec la pointe d'un couteau)...

    ... ça ne sert à rien de regretter d'avoir coupé les ailes aux mouches, car ce qui est accompli ne peut plus être “désaccompli”... Ce que l'on peut faire par contre, c'est décider de ne plus jamais couper les ailes aux mouches (entre autres...)

     

     

  • Le chemin très emprunté

     

    Il en est de ces chemins qui sont très empruntés... Mais ils sont d'une même direction générale quoique d'aventure “méandrant” un peu.

    Il serait astucieux pour un voyageur disert et visageux d'emprunter l'un de ces chemins déjà tracés portant visages, regards, lèvres et pas. Il y a bien là une possibilité d'existence et de visibilité pour le voyageur.

    Ce chemin si emprunté est presque toujours celui qui, le plus naturellement, le plus “de circonstance et d'actualité”, s'invite tout auréolé de l'intérêt qu'il suscite auprès du plus grand nombre...

    Mais voilà : ce chemin a une direction, une orientation ; il est défini, il a des repères bien précis.

    L'astuce pour le voyageur disert et visageux qui n'avait pas pris ce chemin et en aurait bien ouvert un autre (mais à la possibilité d'existence et de visibilité réduite ou limitée) serait de “prendre pied” sur le chemin très emprunté qui porte visages, regards et pas... Et de se glisser dans l'un de ces inévitables méandres. Ainsi au lieu d'un nouveau chemin s'ouvrant, viendrait dans le méandre une dérivation... La dérivation que le voyageur avait en vue.

    Un chemin très emprunté a au moins un grand avantage : le fait que justement il soit très emprunté!

    L'astuce c'est de s'en servir comme d'une planche à voile afin de voler sur la vague où l'on sera suivi...

     

  • Ce que l'on sait déjà, et ce que l'on découvre...

     

    Il y a ce que l'on sait, sans l'avoir espéré ; et qui vient comme un petit être tombé du ciel posé sur notre épaule, dont on perçoit la vibration des ailes...

    Il y a ce que l'on sait après l'avoir appris ou découvert (parfois fortuitement) alors qu'auparavant rien de déterminant ne survenait afin que l'on le sache pour de bon... Et que cependant l'on attendait dans une sorte d'espérance emplie d'interrogation...

    Ainsi en est-il de ces êtres qui nous sont acquis et dont l'esprit, le coeur et l'affection nous sont si proches (et si habituels au point que l'on ne perçoive plus leur vibration)...

    Ainsi en est-il de ces êtres qui nous ont plu, mais dont on ne savait pas s'ils nous étaient acquis...

    C'est assurément l'une des plus belles joies du monde dans la traversée de notre vie, que celle de savoir après l'avoir découvert... Ce « fin mot de l'histoire » dont on avait rêvé...

    Mais que de fragilité dans ce qui est si beau, si délicat, si palpitant, si fou, si inattendu, si fragrant... !

    C'est comme tenir entre ses doigts un petit être pouvant s'envoler à tout moment... Parce que l'on a un peu trop appuyé ou soufflé...

     

  • Un vocable proprement insupportable...

    Trou-du-cul au féminin c'est : “Troune-du-cune”. Ou si l'on veut, orthographié différemment : “Troun' du Cune”...

    Quoiqu'il en soit, dans une conception “Yugcibienne” de la Féminité, ce “vocable” est proprement insupportable et ne devrait jamais, au grand jamais être utilisé...

    Dans ma vie j'ai connu pour moins des doigts d'une seule main, de ces “troun' du cune” (jeune fille, jeune femme “sans consistance” genre soft, dédaigneuse, consensuelle, “bien dans sa peau/bien de son temps”, indifférente aux “choses profondes de l'esprit et du coeur” et surtout aux développements d'écriture à rallonges)...

    J'en ai connu une ou deux, de ces “troune-du-cune” qui avait comme on dit “du bagage”! (Qui avait fait des Etudes Littéraires)...

    ... Pardonnez moi d'être “aussi dur” mais bon... “ça aussi c'est du Yugcib” (et pas du meilleur)!

    ... Grâce au ciel elle ne me verra pas vieillir et je n'aurai jamais à toquer à sa porte pas plus qu'elle n'aura à toquer à la mienne!

    C'est fou ce que l'on vit très bien en l'absence de gens auprès desquels on vivrait très mal...

          Ma tante Jeanne Dupouy, d'Arengosse dans les Landes, disparue le 6 mai 2005 à l'âge de 94 ans... Et avec laquelle j'avais de si intéressantes discussions tant nos esprits étaient proches... Aurait bien ri si elle m'avait entendu prononcer à propos de ce genre de fille ou de jeune femme "sans consistance": "troune-du-cune"! Car elle non plus n'aimait guère ce "genre là", et d'ailleurs, elle fustigeait avec un humour décapant, avec un réalisme cocasse, ces jeunes femmes "sans consistance"... Mais ma tante d'Arengosse c'était comme je dis "un monument" (en tant que personnage - et le "patrimoine culturel de la famille"-)

     

     

     

  • Ce ne serait pas un canular !

     

    J'organisai ma mort afin qu'elle fût crédible... Mais je ne mourus point.

    Je ne vous dis pas les détails car ne n'est pas là le but de mon propos. Je puis tout de même dire que le plan que je conçus et que les dispositions que je pris furent de toute évidence des mieux organisés et imaginés qui soient... A tel point que tout le monde y crut.

    Alors je vis...

    En premier lieu je pris connaissance de ce que les membres et visiteurs de certains forums du Web avaient écrit après ma mort. Ils avaient ouvert des fils de discussion et je pus également constater que d'autres fils que j'avais ouverts de mon vivant et qui étaient demeurés sans suite furent comme par “enchantement” activés...

    Cela m'amusa et dans une certaine mesure j'en fus ému... Ce qui eût pu me “contrarier” à la lecture de ce que l'on postait à mon sujet, prenait dans mon esprit une dimension nouvelle : la dimension d'une connaissance que toute ma vie durant j'avais recherchée et m'avait semblée non pas inaccessible, mais atteignable. Certes il y avait bien encore toutes ces incertitudes, ces interrogations, mais un espace s'ouvrait dans lequel disparaissaient tout ressentiment et toute amertume, toute nostalgie ou toute désespérance : je volais comme un oiseau avec une âme énorme dans une toute petite cervelle...

    Ensuite je “visitais” mes proches, mes amis, mes voisins, mes anciens collègues de La Poste où j'avais passé 38 ans de ma vie ; quelques filles et jeunes femmes du temps d'avant mon mariage (et aussi d'autres femmes jeunes ou moins jeunes que j'avais connues jusqu' à mes “derniers temps”)...

    De tous ces gens, je pris conscience à quel point certains me regrettaient et d'autres s'en foutaient pas mal que je sois mort... J'entendais ces “Ah il était ceci / il était cela” et je sus ce que je n'avais jamais su mais dont je m'étais douté...

    Je réalisai – quoique je ne m'en réjouisse point – que mon “jugement” était bien plus sévère à l'égard des gens qui m'avaient ignoré, méconnu ou fustigé mais qui apprenant ma mort me “regrettaient” subitement et comme par “enchantement”... Qu'à l'égard des gens qui disaient ouvertement “bon débarras, il ne nous emmerdera plus, il ne nous fatiguera plus”... Et j'eûs donc pour ces derniers là, “une pensée pieuse”...

    Lorsque j'eûs fait le tour de tout cela, après avoir vu et su... Je m'aperçus seulement que j'avais un autre visage, un autre esprit... Quoiqu'entre cet autre esprit et l'esprit qui avait été le mien, se soit opéré une “transition”... La transition nécessaire pour que je voie et pour que je sache...

    ... “Oh putin” me dis-je “j'ai fait une belle connerie! Car il va maintenant falloir que je me ré-existe!(puisque je ne suis pas mort). Je ne suis plus Yugcib, j'ai un autre visage et un autre esprit.”

    Je pourrais il est vrai, déclarer que c'était un canular. Et me ré-yugciber. Je vois déjà la tête de celles et ceux que j'avais “royalement emmerdés”! J'entends ces “il nous a bien eu le Yugcib”!

    Un canular? Un tel canular? Et dire ensuite que c'était un canular? Non, ça non, vraiment non! Je suis allé trop loin dans la crédibilité... Yugcib est mort, il est enterré (ou incinéré)... Il faut que je me ré-existe. Et tant que durera le souvenir dans l'être que je suis maintenant, le souvenir de l'être que je fus... Je vais découvrir un plus terrible exil que tous les exils que j'avais traversés auparavant... Parce que je vais regretter – entre autres – ce ressenti que j'avais de la Féminité... Et bien d'autres choses encore... Dans lesquelles finalement je “ne me sentais pas si mal que ça”...

    L'exil de ce que l'on fut, dans un nouvel exil qui vient forcément (parce qu'il y a toujours de l'exil) ... C'est peut-être le pire de tous les exils.

    Alors me viendra cette volonté : surmonter l'exil de ce que je fus dans le nouvel exil qui sera le mien après avoir fait croire à tout le monde que j'étais mort...

     

  • Le Grand Concours Général des Génités

     

    Imaginons un concours où tous les concourants seraient les génités d'un même géniteur...

    Il n'y aurait pas : premier prix, deuxième prix puis premier à sixième accessit, comme dans les distributions de prix. D'ailleurs il n'y a plus de nos jours dans les écoles, de distribution des prix en fin d'année scolaire... Il y a bien assez de prix déjà, dans le monde de la littérature, du cinéma et de la chanson par exemple...

    Non, tous ces concourants, génités d'un même géniteur, concourraient pour être situés dans le groupe du Top-Select ou à défaut dans des groupes de second ou troisième niveau...

    Pourquoi ce concours?

    Tous les génités d'un même géniteur ne sont-ils pas chacun d'entre eux, aussi désireux de se voir sélectionnés (et donc vus) dans un même espace ?

    Mais pour cela, il faudrait que cet espace en son entier puisse absorber tous les génités, oui tous, vraiment tous...

    Ce n'est guère possible : l'espace si immense soit-il, ne peut accueillir une immensité de génités. Car des génités, il y en a en très grand nombre, et il en vient sans cesse de nouveaux...

    Alors, il faut peut-être un concours pour départager, classifier quelques uns de ces génités afin que certains d'entre eux au moins, puissent entrer dans l'espace...

    Et lesquels de ces génités seront primés? Car chacun d'entre eux est lui même un monde avec sa dimension... Chacun d'entre eux postule à l'espace. Aucun d'entre eux ne se résout à demeurer dans la boîte à chaussures “Ocasou” sur une étagère dans une pièce garage...

     

  • Eternité provisoire

     

    Je sais des êtres pour lesquels je n'ai aucune éternité provisoire et vers lesquels je ne m'existe pas. Ces êtres là, qui parfois découvrent mon existence à travers des écrits de moi leur tombant sous les yeux ; ne me donneront jamais dans leur coeur et dans leur esprit la moindre petite parcelle d'éternité provisoire...

    Je sais des êtres qui me regretteront et pour lesquels j'aurai une éternité provisoire...

    Je sais d'autres êtres pour lesquels je suppose que je n'aurai pas d'éternité provisoire, et de ces êtres là il en est vers qui je m'existe tout de même dans une sorte d'espérance sans doute déraisonnable...

    A ces êtres qui me regretteront et pour lesquels j'aurai une éternité provisoire, je leur dis :

    “Il vous faudra désormais faire sans moi, et j'espère que tout ce que j'ai exprimé vous servira et surtout vous accompagnera”...

    A ces êtres pour lesquels je n'aurai pas d'éternité provisoire – et cela pour les raisons que je sais et ayant entendu, pressenti et éprouvé ces raisons – je leur dis :

    “Je m'en fous comme d'une canette de bière vide jetée brutalement dans une poubelle”...

    A ces êtres pour lesquels je suppose que je n'aurai pas d'éternité provisoire et vers qui je me suis tout de même existé dans une sorte d'espérance sans doute déraisonnable, je leur dis :

    “Toi et moi nous nous sommes ratés, et il n'y avait pour toi comme pour moi, qu'une seule et unique traversée”...

     

    ... Eternité provisoire : c'est le souvenir que l'on porte en soi d'une personne disparue. Un souvenir qui peut se transmettre et passer plusieurs générations.

    Le souvenir finit par se diluer et disparaître. La preuve? Que reste-t-il de ce berger ou de ce paysan illettré de l'an mille qui racontait aux veillées de si belles histoires?

    Il n'y a que les légendes qui sont des éternités provisoires beaucoup plus longues... Mais les légendes ont travesti, embelli ou transgressé ce qui, une seule et unique fois, fût...

     

  • Une définition de ce que j'appelle l'ennemour...

     

    Julien Green dans “Minuit”, l'un de ses romans :

     

    Il en arrivait à l'espèce de ligne flottante où l'égoïsme se confond avec une bienveillance qui n'est pas tout à fait la bonté, mais qui en prend la place aux yeux du monde”...

     

    Voici bien là une phrase dont le sens rejoint en partie, sans doute dans sa partie la plus essentielle, ce que je définis comme étant de “l'ennemour”... L'ennemour, cette “marée” planétaire qui va et qui vient en un mouvement se perpétuant au rythme des pulsations les plus communes et les plus habituelles de l'histoire des hommes. Cette “marée” comme celle d'une mer tropicale ou méditérranéenne toute chaude d'un soleil de vacances qui berce nos rêves et ressemble à une caresse mais n'a cependant jamais cet effet si heureux et si profond et si durable qu'a le “vrai” amour... Cette “marée” qui est parfois aussi, une “marée noire” lorsqu'elle finit par nous devenir insupportable et désespérante...

     

  • Un ami Vosgien

     

    J'avais dans les Vosges un ami âgé de 88 ans en 2008 qui, tout comme moi effectuait le voyage aller retour entre les Landes et les Vosges. Mais lui ne séjournait dans les Landes que de fin mai à début septembre dans une maison (une ancienne bergerie) qu'il avait restaurée et aménagée lui même...

    Cet ami a disparu le 1 er avril 2008. Un homme d'une grande intelligence, d'une grande délicatesse, un scientifique, un inventeur, un bricoleur ingénieux, et qui de surcroît était un homme humble et discret...

    Dans les dernières années de son existence, autant dans sa maison des Vosges que dans celle des Landes ; maisons qu'il ne cessait d'aménager en artiste qu'il était et de doter de diverses commodités nouvelles, lorsque je le rencontrais j'avais l'impression que le poids des ans n'avait aucune prise sur lui...

    Je ne vous dis pas le genre de conversation que nous avions ensemble lors de nos rencontres sur des sujets de philosophie, de littérature, de sciences, de géographie, d'histoire ou d'astronomie ou même encore de religion, lui qui semblait si détaché de toute foi et de tout culte... (et moi de même). Et ce regard sur le monde, sur l'actualité, sur les évènements, sur les gens ; que nous portions et qui nous rapprochaient... Un sujet entre autres que nous évoquions avec beaucoup d'émotion et d'humour était celui de la féminité...

    Un jour mon ami me confia que son voisin le plus proche lui avait déposé dans sa boîte aux lettres un petit billet l'informant que, passé 5heures de l'après midi un arrêté municipal stipulait que l'utilisation de tondeuse à moteur ou autre engin bruyant était proscrit...

    Mon ami, qui à ce moment là revenait des Landes, avec l'aide de l'un de ses fils, avait donc mis en marche sa tondeuse autour de sa maison. Il devait être dans les 4h de l'après midi, et bien sûr deux ou trois heures environ avaient été nécessaires pour effectuer le travail... En fait le voisin réside à plus de cent mètres, et mon ami ignorait totalement l'existence de l'arrêté municipal.

    “Il aurait pu tout de même venir me le dire de vive voix, au lieu de déposer le lendemain matin un billet dans ma boîte aux lettres, et nous nous serions expliqués, je me serais excusé...” M'avait dit mon ami...

    Les règlements sont ainsi faits qu'ils doivent être appliqués et que l'on s'y conforme... Au risque de se voir poursuivi ou dénoncé... Les règlements n'ont en général que faire de certaines particularités d'environnement et de circonstance, ou d'entente réciproque entre des parties qui ensemble conviennent au mieux de leurs besoins... Les règlements parfois sont aussi “bêtes” que les gens sont “de mauvais coucheurs”...

    Je ne pense pas que la bêtise, la méchanceté, la mesquinerie et la médiocrité relationnelle ou même l'indifférence ou la violence directe ou indirecte... Soient une fatalité, un “ordre des choses” absolument implacable et permanent. Ce n'est peut-être là qu'une sorte de pesanteur... Une pesanteur comme un ciel gris, bas et plombé qui n'en finit pas de voiler le bleu au dessus, et existe depuis toujours...

    Si ce voisin là avait su qui était vraiment mon ami, aurait-il eu le même comportement?

    Peut-être que non...

    Peut-être que oui...

     

  • Ce blog ne sera pas vraiment un journal intime...

         Bonjour à vous tous qui ici me rejoignez dans cet espace...

         Comme vous avez pu le remarquer, sur ma page d'accueil le "menu" à gauche de l'écran n'en finit plus de "descendre" lorsque l'on fait défiler la page!

    Au lieu désormais d'ajouter des "rubriques cachées" à mes "Alvéoles" (il y en a déjà 9 dans le menu et 3 en rubriques cachées accessibles par des liens)... Je préfère utiliser le module BLOG lié à mon site... L'on découvre donc l'existence de ce module en haut de l'écran à droite...

    Je sais bien que d'ordinaire sur le Web il est plus "normal" de considérer qu'un blog est plutôt une sorte de journal personnel ; mais je fais un choix différent de l'utilisation (et de la diffusion) d'un blog...

    Vous y trouverez des catégories et les billets que je rédigerai seront répartis dans les catégories.

    Toutefois en ce qui concerne certaines rubriques dans le sommaire de mon site (Visages, Bateau pirate, Super Pirate par exemple, et les rubriques où je donne des extraits de mes oeuvres publiées  ainsi que les commentaires de mes lecteurs et mes réponses)... Je rajouterai si nécessaire pour ces rubriques là des "suites" par des liens d'accès vers les "rubriques cachées"...

     

      

  • Collusion entre religions et vie sociale, économique et politique

     

         Toutes les grandes civilisations d'avant l'ère Chrétienne, d'avant les Musulmans, les Juifs, les Bouddah... érigeaient d'immenses monuments à la gloire de divinités et pratiquaient des offices, des cultes ; offraient des sacrifices, en l'honneur de toutes ces divinités...

    Et l'existence de ces cultes et de ces pratiques impliquaient dans la vie quotidienne, sociale, familiale et économique même, tout un ensemble d'obligations, d'adhésions, de présence, d'agissements codifiés, organisés selon une sorte d'éthique ou de “bien pensance” imposée à tous... D'où le lien entre d'une part la vie matérielle et pratique c'est à dire le travail, les besoins de chacun, les évènements familiaux ou sociaux, la politique et l'économie ; et d'autre part la vie cultuelle ou spirituelle organisée autour de la ou des divinités...

    Ce lien si puissant et si indissoluble s'imposait de lui même et toutes les sociétés humaines le reconnaissaient comme l'air que l'on respire, l'existence de la nuit et du jour...

    Puis au delà des Incas et des Mayas en Amérique, au delà des Mésopotamiens et des Egyptiens au Moyen Orient, au delà des Grecs et des Romains en Méditérranée, au delà des Etrusques et des Celtes en Europe, au delà des civilisations d'Océanie, de l'Inde et de l'Asie et de l'Afrique... Et peut être d'autres civilisations encore plus anciennes... Vinrent les Juifs, les Chrétiens, les Musulmans, les Bouddah... Qui “essaimèrent” et eurent pour objectif de se répandre dans les différentes parties du monde, en particulier les Chrétiens et les Musulmans.

    Partout où les “grandes religions” s'étendaient et ralliaient les peuples (souvent par la force), elles dominaient la vie sociale, politique, économique...

    Et le lien entre le temporel et le spirituel se renforçait...

    Il est une question entre toutes, outre celle posée par la terrible réalité de la guerre au nom d'un Dieu (et ses implications d'ordre stratégique et économique ou de revendication de puissance et d'hégémonie)... Une question qui m'interpelle : c'est celle de cette réalité qui existe depuis le fond des âges humains, et qui consiste en l'édification d'immenses monuments à la gloire de divinités puis d'un Dieu...

    Il faut voir déjà ce qui reste de ce que les Mayas, les Incas, les Mésopotamiens, les Egyptiens, les Grecs, les Romains, les Etrusques, les Celtes, les civiliations d'Océanie, d'Asie et d'Afrique ont construit...

    Il faut considérer ensuite ce que les Chrétiens, les Juifs, les Musulmans et les Bouddah ont édifié...

    ... Et la différence qu'il y a entre tous ces grands et somptueux monuments ; et les demeures et habitations personnelles des gens (à l'exception toutefois des palais de rois, de princes ou de seigneurs ou de gouvernants)...

    Tant de travail, d'énergie, de dépense pour édifier ces monuments ! Et que n'eût-on fait pour la vie pratique des gens, si l'on n'avait point déployé une telle somme d'énergie et de travail et de dépense... Pour ces “choses de l'au delà” et ces Dieux ou divinités!

    Il n'y a que chez l'espèce humaine que l'on voit cela! Il semble que l'espèce humaine soit dotée d'une forme d'intelligence qui n'est pas celle qui existe communément, universellement et intemporellement... Et qui est celle de tous les autres êtres vivants de ce monde (et peut-être d'ailleurs)...

    La forme d'intelligence de l'humain (et qui pourrait aussi s'apparenter à celle d'une autre espèce quelque part dans l'univers)... Serait dirais-je, une sorte d'”aberration” (ou d'exception) aux lois fondamentales qui régissent la vie en général et sous toutes ses formes...

    Alors d'où viendrait cette “aberration” ou exception? Comment et à partir de quoi s'est-elle produite?

    Pourquoi “faut-il” qu'il y aurait eu un Dieu, un Créateur, une “essence supérieure”... Et dans ce cas, pourquoi y-a-t-il deux formes d'intelligence si différentes (et en même temps si “équivalentes” en complexité et en organisation), celle de l'humain d'une part et celle de tous les autres êtres vivants d'autre part?

    Dieu, la divinité, le créateur, l'essence supérieure... C'est à mon avis pour pallier à une “insuffisance” de notre forme d'intelligence à nous les humains...

    Reste à savoir si cette “insuffisance” demeurera toujours une réalité?

    Des peuples très anciens en Amérique, en Océanie, en Patagonie, en Europe, en Afrique et partout dans le monde, avaient pour croyance de détenir leurs connaissances et leur technologie... D'êtres “venus de l'espace” (forme de divinité ou réalité ?)

    Mais ces êtres “venus de l'espace”, qui les explique? Qui sait d'où ils viendraient, connaîtrait leur histoire? (Ce sont les légendes qui “”racontent”)...

     

    La loi de 1905 en France sur la séparation de l'église et de l'état n'a en fait rien changé tant l'héritage judéo chrétien perdurait et perdure encore plus de cent ans après...

    Presque tout le monde, dans la modernité actuelle du téléphone portable, du numérique et de l'internet et de l'information ultra diversifiée, modernité qui pourrait rompre avec l'héritage judéo chrétien (mais ne rompt pas cependant)...Presque tout le monde donc, en France, est baptisé catholique ; beaucoup d'enfants vont au cathéchisme et font leur communion, l'on s'enterre et se marie à l'église... Tout cela par une sorte d'habitude ou de conformisme séculaire, ancestral et comme “allant de soi”... Alors que la plupart des gens en définitive, ne sont pas “spécialement croyants ou religieux”! A tel point que se démarquer du “commun des mortels” en refusant systématiquement de se conformer à quelque “obligation tacite” en matière de religion, cela surprend toujours... Et peut même être considéré comme indélicat, marginal ou subversif, y compris par des gens qui ne vont jamais dans une église...

    D'autre part, beaucoup d'écoles dites “privées”, du fait qu'elles sont en partie ou totalement subventionnées par l'état, la région... (les jeunes enfants en primaire dans les écoles privées y reçoivent comme dans le public un enseignement identique et gratuit) n'imposent pas d'autorité comme avant 1905, un enseignement religieux (il y est seulement “fortement conseillé et comme allant de soi”)...

    Et cela c'est pour la France, pays “de tradition catholique”... Dans d'autres pays Européens “de tradition luthérienne, protestante” ce sont les mêmes habitudes, les mêmes croyances ancestrales, les mêmes principes religieux et “comme un passage libre et communiquant” entre la vie sociale, politique, économique ; et la religion dominante du pays...

    En Amérique du Nord la collusion entre le civil et le religieux est encore plus nette ; dans les pays de tradition musulmane, c'est soit la loi islamique, soit la même collusion entre le civil et le religieux tout comme en Amérique du Nord.

    On le voit bien : à l'ère de la Science, de l'Atome, d'une certaine connaissance du monde et de l'univers, et des nouvelles technologies de communication... Les religions et les cultes (avec leurs monuments, leurs églises, leurs temples et leurs mosquées) ont “la peau dure”!

    Voltaire disait qu'il fallait tout de même pour le peuple “un peu de religion” (pour qu'il puisse se référer à certaines valeurs, faute d'éducation et de culture)...

     

    Quand bien même les religions cesseraient d'avoir la peau dure, il resterait encore la philosophie, l'athéisme, la non croyance et toutes les idéologies possibles et imaginables... Qui sont que l'on le veuille ou non, des sortes de religions (parfois plus “sectaires” si l'on peut dire, que les religions elles mêmes)!

    L'humain est la seule espèce au monde à fonctionner ainsi (dans la collusion entre la vie en société et la vie religieuse ou pensante).

    Une communauté de fourmis, de termites, de loups, de lapins ou de crapauds par exemple, ne fonctionne pas selon le même principe qu'une communauté d'humains mais n'assure pas moins la continuité de l'existence de son espèce (et même mieux) par ses adaptations dans un environnement souvent hostile et qui évolue... Cela, si je puis ainsi m'exprimer, c'est “le miracle” de toute cette intelligence “non humaine” qui permet à n'importe quelle espèce animale ou végétale, d'exister, de se développer et d'évoluer.

    ... Et quelle serait donc la place d'un “dieu créateur du ciel, de la Terre et de la vie” dans cette si complexe “architecture universelle” qui inclue aussi l'existence récente de l'humain ?

    Assurément pour l'humain il fallait “de toute nécessité”, que cette “architecture universelle” fût l'oeuvre d'un dieu ou d'une divinité...

    Certaines religions chrétiennes plus “puristes et plus rigoristes” que d'autres ; certains “courants” de la religion musulmane, et d'une manière générale toute religion dite “intégriste” (et se réclamant de ses principes originels fondamentaux)... Affirment publiquement par la parole ou par l'écrit, que la pensée philosophique et réflexionnelle, que la littérature, la science, la poésie, les arts, l'athéisme, la libre pensée... En tant que seules “valeurs vraies” (c'est à dire sans Dieu)... C'est “une route d'égarement ou de perdition”...

    Mais je dis, moi, que ces “vraies valeurs” avec ou sans Dieu sont en réalité des routes d'aventure, de courage d'entreprendre et de volonté d'exprimer, des routes le long desquelles en définitive il y a peu de différence entre une araignée qui tisse sa toile, une oie sauvage qui se déplace entre deux cercles polaires deux fois par révolution terrestre autour du soleil, l'édification d'une fourmilière, le chant des baleines ou des dauphins... Et ce que réalisent les humains dans leurs ouvrages !