Articles de yugcib
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Les vrais amis...
- Par guy sembic
- Le 12/11/2009
- Dans Articles
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À qui confier ses préoccupations d'ordre littéraire ou artistique sinon à ses “vrais amis” ?
C'est à dire à ces très rares personnes qui, une fois rencontrées, vues et revues, n'ont jamais cessé de se manifester d'une manière ou d'une autre que ce soit en entretenant une relation par courrier ou par un forum du Web ou un blog, ou par des rencontres rendues possibles, ou encore par quelque chose existant dans la relation, que je définirais comme le contraire d'une forme d'autisme?
Car il y a bien -à mon sens – une forme d'autisme (n'ayons pas peur du mot) à se senir “étranger”- et donc farouchement solitaire voire grégaire et sans doute en révolte ouverte – dans un monde relationnel ayant pour fondements essentiels les valeurs d'apparence et d'appartenance à un système.
Je dis, j'affirme qu'il n'y a pas d'amis dans “ce monde là”, ce monde de la compétition, des apparences et de la notorité, du charisme, des médias, de la “Star Académy planétaire”! Ce monde des forums-scènes du Web, des blogs-cathédrales et de toutes sortes de productions diffusées à grands coups de pubs, ce monde de polémiques à n'en plus finir, ce monde où tout un chacun veut avoir le dernier mot, ce monde de violences et d'hypocrisies et de condescendances, ce monde “trou-de-balesque”, parfois raciste, sexiste et dont les représentants (humains) les plus en vue, les mieux considérés et les plus influents se prennent quasiment tous pour des “cadors”, sont sortis des grandes écoles... Ou sont partis de rien -comme ils disent- avant d'être devenus ce qu'ils sont aujourd'hui...
Non il n'y a aucun ami dans un tel monde : seulement et de temps à autre au gré des modes et des engouements (et de la grossière alchimie des Médias)... Des admirateurs, des “fans”, des “clones”, des gens qui t'applaudissent et te bissent mais te maudissent si tu ne plais plus ou si tu te “plantes”!... Ou si tu “fais un peu le con”!
Dans un tel monde au milieu de telles gens, et dans le genre de relation qui se construit et se déconstruit dans ce monde là... Vient cette forme d'autisme de celui ou celle qui devient incapable de s'intégrer et de participer à ce monde là... Il vient là, oui, un véritable et insurmontable problème de communication avec des gens qui déjà, alors que tu viens à peine de commencer à t'exprimer, te “clouent le bec” ne serait-ce que par le regard qu'ils portent sur toi!
Là où tu es irrémédiablement “écrasé” (pour ne pas dire écrabouillé)... Tu n'es plus rien, tu n'as plus ta place... Il ne te reste alors que ta violence et la volonté farouche, démesurée, laminante, de donner du talent et de la consistance à cette violence, de lui faire prendre parfois un coeur et un esprit d'enfant, afin qu'elle étonne tout au moins, si elle ne peut faire tomber les murs...
Avec les “vrais amis” il n'y a plus d'autisme. C'est à dire : plus cette forme d'autisme. Et “ce monde là” alors, commence à crever dès lors qu'on commence à plusieurs, à le faire crever. Car il faut qu'il crève, ce monde là! Ou qu'il devienne minoritaire, qu'il “morde à son tour la poussière”!
À qui confier ses préoccupations d'ordre littéraire ou artistique lorsque ces préoccupations ne sont pas -ou plus – tout à fait les mêmes que celles de tous ces autres aspirants à “la place au soleil”, sinon à ses “vrais/vrais amis”?
Chacun sait bien qu'il n'y a pas en vérité, de place pour tous, sous le soleil! Et qu'il en faut monter, toujours plus haut, de ces échafaudages afin d'accéder à cette gigantesque plate-forme soit-disant plus proche du soleil que le fond de la vallée d'ombre où l'on se meurt d'ennui et de piétinements.
S'il n'y a pas de place pour tous sous le soleil, c'est peut-être son propre soleil qu'il faut tenter d'inventer, ou d'extraire de cette parcelle d'univers que l'on porte en soi... Et si on le peut, diffuser l'idée qu'il est possible d'extraire le soleil que l'on porte en soi dans son univers.
Mais on ne passe pas au travers de cet “autisme en soi devant le monde barricadé” sans y laisser un peu ou beaucoup de sa peau...
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Le style
- Par guy sembic
- Le 12/11/2009
- Dans Pensée, réflexions, notes, tags
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Rivarol, non sans hauteur mais avec beaucoup de lucidité, a déclaré :
“Le style n'est rien, mais rien n'est sans le style”...
Et je dis pour ma part :
“Le style n'est rien, parce qu'en règle générale il en fout plein la vue même s'il véhicule des jolis mots dans son mouvement le plus élégant qui soit... Alors s'il arrive à en foutre plein la vue avec des mots plats ou vides de sens, n'en parlons pas!
... Mais rien n'est sans le style quand le style vient tout droit -et comme la lave d'un volcan- du plus profond du coeur du réacteur en soi... Et c'est en règle non générale que l'on fait du style avec le coeur de son réacteur. Et c'est dommage que l'on fasse si souvent du coeur de son réacteur avec seulement des mots-pets sans un pet de style... Comme on le fait la plupart du temps dans ces forums du Web de cinquante mille inscrits et aux cinquante mille réactions épidermiques, dans ces blogs confettis qui se satellisent autour d'une même étoile appelée Facebook ou Skyrock”...
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"Affreuseries" de la vie
- Par guy sembic
- Le 11/11/2009
- Dans Bateau pirate
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Les petites “bintzeries” de la vie quotidienne, à poil dans l'appart'!
Toutes ces singeries civilisées entre voisins de palier ou dans le hall de la mairie!
Nénés qui frétillent au dessus d'une poêle à frire!
Jolie femme qui pète!
Bel homme qui rote!
Fromages qui puent et longues traînées brunes sur le verre du grand pot de moutarde presque vide!
Frigos qui fleurent, la porte un instant entrebaillée!
Assiettes de la veille au soir enduites de beurre d'escargot refroidi!
Salades composées barbouillées de mayonnaise rose au jaune d'oeuf et aux crevettes puant le sexe sale sur des assiettes en carton posées sur les genoux, une fesse sur le canapé en face de la télé!
Pourvu qu'il y ait un trou et que ça fleure bon la fesse fraîche!
Haleines de bébés-dinosaures au p'tit dèj, en pyjama fripé et gratouilles les ongles noirs dans l'entrejambe!
Café au lait tiède “peauhant” en surface et tartines beurrées au munster avancé!
Le choc des viandes sur un lit défait qui pue la sueur et le foutre!
L'ordi qu'on rallume, une canette de bière à côté du clavier, en bermuda de clown torse à poil à midi moins le quart quand toute la famille et les invités sont prêts à se mettre à table!
Cartons de pizza balancés de la bagnole sur le trottoir et cendriers vidés au feu rouge!
Coups de klaxon et appels de phare rageurs de jeunes et vieux chauffards mâles, imbéciles et pressés!
Pourvu qu'il y ait un trou et que ça fleure sexe la fesse!
Pourvu qu'il y en ait pour moi!
« T'as pas cinq euros, je vais chercher un DVD? » Glapit « Bac plus 2 » vautré sur le canapé devant la télé!
« Ah, putain qu'elle est lourde la carafe d'eau! » Gémit le pauvre vieux au bras tremblant et fragile comme une allumette en paille, à la table de réfectoire de la maison de retraite!
« Merde! Y'a plus un radis sur le livret bleu d'la mémé! » Crie comme un putois le jeune neveu aux dents longues et au portable 3G plus !
« Alors il se maille le cul ce connard? » Gueule comme un veau de la vitre baissée de sa bagnole, le trentenaire bouffé de crédits et pressé d'enfiler le rond-point!
... C'est contre toutes ces “affreuseries”, déjà, qu'il faut se battre! Qu'il faut se révolter!
... Et de toute mon écriture je me révolte! De cette écriture que je diffuse et qui se love dans les plis de la Toile jusqu'à ce qu'un « Slip Bingo basse taille/ Bac plus 2 pète devant le frigo ouvert » ou une « Troune du Cune tout aussi Bac plus 2 et soft citadine/portable 3G/ Macdo/ Macdrive » ou encore un « p'tit costard attaché case/crédit conforama/télé home cinéma/ pressé dans les rond-points »... Y tombe dessus! Et que ça fasse comme la grosse mouche réveillée qui d'un brusque et insolent bourdonnement, te saute au visage depuis le pli de la Toile où elle était lovée, en embuscade !
...Pour que la carafe d'eau soit plus aussi lourde sur la table de la maison de retraite!
Pour qu'il y ait un peu plus de “chic”, de “classe” et de gentillesse entre les gens que nous sommes!
Ça n'a l'air de rien, mais ça commence peut-être par un coup de brosse à dents avant le p'tit dèj , le pet qu'on retient, l'ordi qu'on allume pas avant de se mettre à table, et tous les coups de klaxon rageurs en moins!
«Parole, parole... » chantait Dalida!
«Bagnole, bagnole... klaxonne, klaxonne... Télé, oh Télé, c'que t'es laide... » Chant'-je!
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Sous postérité de 600 ans, ou postérité de 50 ans ?
- Par guy sembic
- Le 10/11/2009
- Dans Anecdotes et divers
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"Il suffit d'ouvrir un manuel de littérature grecque ou latine pour constater que les belles époques littéraires sont d'un demi-siècle alors que les littératures dites de décadence durent six-cents ans"
[Julien Benda]
... Il me sied peu, fort peu sinon pas du tout, pour ma part, d'entrer dans une postérité qui durerait six-cents ans...
A priori, la postérité d'une durée de cinquante ans me conviendrait mieux!
... A mon avis l'on doit "se sentir mieux" dans une époque littéraire qui entre dans une postérité d'un demi-siècle.
... Qu'en est-il de NOTRE EPOQUE littéraire ? Que penser d'une "postérité en exil" comme un étrange pays que l'on n'oublie pas après l'avoir vu et visité mais dont la carte figure sur un immense Atlas complètement décoloré, un atlas dont on tournera les pages durant six-cents ans?
Et ne vaut-il pas mieux que "l'étrange pays que l'on n'oublie pas et vers lequel on retourne" puisse figurer sur un bel Atlas dont aucune page n'est décolorée ?
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Concours de nouvelles Skyprods 29 novembre 2009
- Par guy sembic
- Le 10/11/2009
- Dans Anecdotes et divers
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Je viens de recevoir un mail de Skyprods me disant que mon inscription au concours de nouvelles est validée et que le résultat sera annoncé le 29 novembre au festival qui aura lieu à Puteaux dans les Hauts de Seine, et que de même que tous les participants je suis invité à venir au festival.
... Mais je ne vais de toute évidence, "pas faire le voyage" si je ne gagne pas!
(En règle générale, dans ce genre de manifestation -festivalesque ou autre - je ne suis guère partant pour faire du "shopping" ou du "straponting" dans les allées ou entre les tréteaux... tel un "clodo littératoque bandant et salivant de l'âme" à la vue de femmes chic (auteures ou simples passantes) et de tous ces personnages officiels, écrivains, journalistes, "tous sur pied de guerre... ou de grue"...)
J'ai déjà vu "ce que ça donnait"... Le dimanche 10 juillet 1999 à Créon en Gironde lors du festival Jules Verne (où j'avais gagné un prix pour une nouvelle)... (j'ai déjà raconté l'histoire sur mon blog et sur mon site - je sais plus quand -)
... Ah putain, tout de même! L'histoire de la "petite mimi" de la "bibliothèque océane"... elle est "pas piquée des hannetons"!
Ah celle là, (en version intégrale) elle ne quittera jamais "yugcib-textes-voix" ... Et je la "splatcherais bien" sur une scène devant un parterre de Messieux-Dames de toutes confessions et de toutes aspirations!
... Ces Messieux-Dames, balancés sur les essieux souvent grinçants de leur voiture toute “campinguée” de ces bagages qu'ils ouvrent et étalent toujours devant eux!... Mais si les essieux se rompaient? Si le paysage tout entier, si les visages qui habitent le paysage, entraient dans les bagages?
... Ne vous "foutez pas de ma gueule" : JE M'EN CHARGE !
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Dimanche 1er Novembre
- Par guy sembic
- Le 01/11/2009
- Dans Anecdotes et divers
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Tout le catholicisme pratiquant, bien pensant et pieux, en ce dimanche de la Toussaint par toutes les villes et les campagnes de notre beau pays de France, s'est donné rendez -vous à l'heure de l'office religieux...
Quoique... De tous ces catholiques pratiquants et bien pensants, il y en ait de moins pieux ne se rendant aux offices qu'à Pâques et à la Toussaint.
La très grande majorité de nos concitoyens se marient et s'enterrent à l'église, les jeunes enfants sont baptisés, puis vont au cathéchisme et font leur communion solennelle...
... L'absoute... “cela est juste et bon”, ça me fout le bourdon!
Et au beau milieu de tous ces “bons chrétiens” dans ce “désert” d'une pensée bien pensante et pesante de décorations, de distinctions honorifiques, de références sociales, associatives et professionnelles, de titres et de fortunes, et de patrimoine et de maisons et de terrains et d'immeubles affichés ; oui dans ce désert de pensée bien pensante – et bien griffue, bien plantureuse de certitudes confortables, si ennemie de ce qui dérange, bien condescendante et seulement accueillante à dessein... Je me sens en exil, ou en révolte ouverte!
Mais il en est aussi de ces chrétiens pieux et se rendant aux offices, qui sont humbles et gentils, et de “quelque esprit”... Ceux-là n'ont pas le même visage que les autres et ne s'habillent pas pareil, surtout les femmes. Ceux-là t'écoutent et t'accueillent, et jamais ne te disent qu'ils sont partis de rien avant d'être aujourd'hui ce qu'ils sont.
Et je ne me sens pas en exil ni en révolte ouverte en face de la pensée de ceux-là qui tout comme les autres, se marient et s'enterrent à l'église. Et je me dis “s'il y avait eu un avant la naissance, sans doute nous serions nous connus et peut-être aimés pour avoir eu en nos esprits quelque chose qui nous rapproche en dépit de nos différences”...
Alors dans un territoire qui m'est étranger mais dans lequel je ne me sens pas en exil, la liberté que je porte en moi et avec laquelle je veux voler de mes ailes, n'est jamais dans ce territoire, investie ou violée ; je ne me sens pas contraint de m'éloigner d'elle, ou de lui faire sortir des griffes...
De tous les territoires qui me sont étrangers – et il y en a beaucoup – il en est en lesquels je ne me sens pas en exil.
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Compètes, podiums et vase sacré
- Par guy sembic
- Le 31/10/2009
- Dans Pensée, réflexions, notes, tags
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Ce qui pète le monde, ce sont les compètes, les podiums et le vase sacré ! Et l'on a inventé – du moins certains ont inventé – le “coaching”, le “timing” et les consultants... D'où cette rage, cette fureur, cette prédation à une “excellence au delà de l'excellence” pour être le meilleur, ce meilleur qui ne suffit jamais, ce meilleur qui se tortille comme un ver canibale dans les viandes déchirées...
Les compètes font de l'humain une machine, les podiums font des pantins gesticulants et le vase sacré c'est pour recueillir les oboles jetées par les foules.
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Le rapport de force
- Par guy sembic
- Le 30/10/2009
- Dans Pensée, réflexions, notes, tags
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Le vrai rapport de force, c'est le mur des peuples non pas en armes, mais debout par tout l'horizon, debout et immobile et les yeux plus jamais baissés, les bras croisés et attendant qu'au centre même du cercle infernal, baissent les bras de ceux qui tiennent les fusils, les caisses d'or, les dividendes d'actions, les promesses scélérates et ce pouvoir qu'ils ont sur le monde.
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La mise à mort du travail
- Par guy sembic
- Le 30/10/2009
- Dans Pensée, réflexions, notes, tags
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Voici l' appel qui devrait être fait par toutes les centrales syndicales à tous les salariés, à toutes les populations de tous les pays du monde, pour une action de grande envergure contre la mise à mort du travail : un appel à une grève générale en France, en Europe, partout dans le monde.
Que la planète tout entière s'arrête de tourner économiquement, que plus rien ne fonctionne, ni usines, ni ateliers, ni bureaux, ni services, ni commerces ni transports... Un jour, deux jours, trois jours... Et le “robinet à fric” s'arrête de couler : plus rien dans le seau des actionnaires!
Je vous invite à prendre connaissance déjà, de ce documentaire diffusé en 3 épisodes sur FR3 :
http://www.francetvod.fr/site-vod/la-mise-a-mort-du-travail/
Les discussions autour de tables de négociations, les actions dispersées, les arrêts de travail de 24h, les responsables syndicaux qui fréquentent plus souvent le palais de l'Elysée que la rue et les lieux de travail... C'est cela qui, directement ou non, contribue aussi à la mort du travail...
Le documentaire en trois épisodes diffusé sur FR3, est la vérité même, la réalité telle qu'elle est : brutale et abjecte.
Seulement 9% des Français ont regardé ce documentaire... Et pourtant... 90% de la population est directement concernée dans son quotidien tel qu'il est vécu, dans la manière d'acheter, de consommer, de se comporter, de communiquer...
Il est certain qu'une grève générale serait préjudiciable à ceux qui “profitent le plus” dans la mesure où plus rien ne fonctionnerait et où toute production cesserait.
Qui achète le plus? Le plus beau, la meilleure qualité? Ce sont les plus riches !
Et qui met, des centaines de millions de fois par jour, d'une manière ou d'une autre, sans même en avoir conscience, et parce que “ça branle cinq minutes”... “Cent balles dans le dada”?
Et que deviendrait, comment vivrait... Un être humain sur sept sur cette planète si les six autres décident de demeurer debout les bras croisés et immobiles, et les yeux plus jamais baissés?
C'est ce “comment vivrait” aux yeux d'un humain sur sept, qui “pose problème”. C'est ce “comment vivrait” qui fait mettre toujours davantage “cent balles dans le dada” par un humain sur sept...
“Cent balles dans le dada” qui vont dans des “dadas” de plus en plus gros!
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Cent balles dans le dada
- Par guy sembic
- Le 28/10/2009
- Dans Chroniques et Marmelades diverses
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Tous ces grands succès je les voudrais damnés car ils ne sont que succédanés !
Quelles sont vos habitudes de vie et de consommation, en particulier dans la manière dont vous traitez ce qui chaque jour tombe dans votre boîte aux lettres que ce soit celle du facteur ou celle de votre adresse courriel, ce qui est porté à votre connaissance par les enseignes de publicité, ce que la presse et l'audiovisuel vous affiche en matière de succès de tel ou tel livre, de tel ou telle personnalité du milieu littéraire ou artistique ?
Vous ne pouvez pas savoir – en vérité certains d'entre vous qui me connaissez s'en doutent – avec quel mépris et quel “je-m'en-foutisme” je traite les publicités qui tombent dans ma boîte aux lettres : je les jette systématiquement et sans en regarder aucune dans une vieille caisse à bois refermée d'un couvercle et quand la caisse est pleine, je porte tout le tas à la déchetterie.
J'ai bien une fois collé l'étiquette “pas de pub” sur ma boîte aux lettres mais avec la pluie et le temps qui passe, l'étiquette s'est décollée... Et j'oublie d'en remettre une autre...
En ce qui concerne les messages ou informations publicitaires ou d'offres de services genre “le dernier i-phone en vogue” dans ma boîte mail, je clique sur supprimer sans jamais ouvrir. Et les jours où ne viennent dans ma boîte mail, que ces “pourriels de merde”, c'est avec rage que j'appuie sur le bouton “supprimer”, comme je taperais de ma main un moucheron posé sur ma manche...
Et dire que des gens lisent ces encarts publicitaires, ces catalogues et ces brochures tout comme ils lisent des revues “people” ou autres inepties photoshopées vendues dans les kiosques à journaux! Et ils ne lisent d'ailleurs que cela, rien d'autre et disent même : “à la télé c'est nul” et passent leurs soirées à lire des brochures genre le dernier passage du camion Outilor, par exemple... Mais ça, ce genre de lecture, c'est plutôt celui de certains retraités “qui ne savent pas quoi faire de leur peau” et “tournent en rond” et tous les matins font les Champion, les Leclerc, les Netto histoire de se dégourdir les jambes et de voir les prix et surtout de se divertir en attendant le jour du car pour Ibardin (frontière Espagnole et “ventas”)...
J'ai imaginé une “tempête sélective” (tout comme il y a des désherbants sélectifs) qui mettrait à terre tous les panneaux géants de pub à l'entrée des villes...
J'ai imaginé des mouches mortes sur les bandes rouges ou bleues des bouquins à succès dans les maisons de la presse...
J'ai imaginé des SMS incendiaires et irrespectueux envoyés à la pelle lors d'émissions de télé réalité...
... Tous ces grands succès que l'on nous impose, je les voudrais damnés car ils ne sont que succédanés...
Par la manière dont on traite ces succédanés que l'on a dédamnés pour en faire des succès... Une manière “par dessous la jambe et avec un bras d'honneur” ou (et) par l'indifférence et le mépris... Il y aurait peut-être moyen de “faire s'écrouler” le Système car le Système ne marche que tant que l'on continue à “mettre cent balles dans le dada”...
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Les folies du Net et la main gantée de Big Brother
- Par guy sembic
- Le 27/10/2009
- Dans Anecdotes et divers
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Big Brother and Cie...
... De Carla, sur le forum de Nota Bene http://notabene.forumactif.com/ à la suite de “LIBERTE ENCADREE,FICHEE OU MUSELEE” :
J'ai recemment entendu parler d'une émission de radio sur une radio essentiellement écoutée par une population plutôt jeune - et, du coup je l'ai écoutée pour savoir si c'était aussi horrible que ce qu'on m'en avait dit - et c'était malheureusement le cas.
Il s'agit d'une émission où les animateurs proposent de vérifier en direct la sincérité des sentiments éprouvés par M. X ou Mle Y, quand Mle X ou M. Y ont des doutes. Pour être plus claire : "bonjour je m'appelle Samantha je sors avec Kevin depuis trois mois mais depuis qq jours il reçoit pleins de SMS et il ne veut pas me dire qui c'est, et il coupe son téléphone dès que celui-ci sonne, je voudrais pouvoir vérifier si il est vraiment sincère et qu'il n'aime que moi."
"Pas de problème (animateur de ladite radio), on va appeler Kévin, et se faire passer pour un fleuriste en lui faisant croire qu'il a gagné un bouquet de rose à envoyer à la personne de son choix. Tu es d'accord ? Si oui, tu dois dire clairement à l'antenne "moi, Samantha, je suis d'accord pour que la radio X appelle Kévin pour savoir s'il me trompe" (vous noterez l'hypocrisie de la prise de précaution de la radio, Ponce Pilate n'aurait pas fait mieux)."
"Moi, Samantha, etc, etc."
"Allo, ici le fleuriste RosesAtout'heure, je vous appelle..."
Bon, pas la peine de vous faire un dessin : Kevin était un peu surpris mais enchanté finalement, et a décidé d'accompagner le bouquet d'un petit mot "Pour mon bébé d'amour, Jessica".
Et Samantha qui se prend un rateau en pleine poire en "direct live" à l'antenne.
L'emission se poursuivait avec un nouvel appel à Kevin, pour le mettre en face de sa traîtrise ! Je ne sais pas comment ça s'est passé, j'étais tellement écoeurée que j'ai zappé.
Bref : liberté encadrée, fichée ou muselée : la question est dépassée.
Aujourd'hui Big Brother ce n'est plus une émanation d'un quelconque pouvoir (dictature, théocratie...) : ce sont les gens eux-mêmes, qui s'en vont gaiement surveiller leur petit(e) ami(e) au mépris de tout respect d'autrui, qui s'en vont joyeusement s'inscrire sur Facebook pour draguer ou surveiller les amis de leurs amis, qui s'en vont gentillement draguer sur Meetic en photoshopant leur photo afin de paraître 10 ans de moins, ce qui donnera à leur conjoint l'occasion de poser la question sur le forum "comment ça marche.com" : "qui pourrait m'aider à cracker les mots de passe de mon ami(e) ?"
J'en ai assez – à dire vrai c'est plus qu'un coup de poing sur la table mais une rage à déchirer et à piétiner ces kilomètres de pages sur le web où l'on expose sa vie privée, ses petits problèmes de merde genre coucheries avec l'un ou l'autre – oui j'en assez de cette inculture, de cette vulgarité, de cette médiocrité et de cette banalité ambiantes ; entretenues par les médias, chauffées à blanc par toutes sortes d'effets spéciaux, de prouesses technologiques en matière de mise en scène et de communication... J'en ai assez de ce qu'on fait de la liberté d'expression, de la manière dont on la traite pour affirmer qu'elle existe.
J'en ai assez de ce “Big Brother” désormais à la portée de tout un chacun, et qui permet de savoir si l'on est aimé ou pas, ce que l'autre pense, où et avec qui il va, ce qu'il fait, ce qu'il raconte...
Nous vivons – et cela s'accentue, s'infiltre, se répand, se généralise, s'officialise même – des temps de misère, de vraie misère, d'endémique misère : misère physique, misère intellectuelle, misère dans le travail, misère dans sa vie...
Est-ce possible une telle misère alors même qu'en dépit des restrictions budgétaires, de choix économiques et politiques aussi désastreux pour la culture, parviennent à se maintenir autant de petits théâtres, de petites scènes, de petits festivals ; arrivent à exister des artistes, des poètes, des gens, des groupes engagés, créatifs et motivés ?
L'on sent bien qu'il y a, en face de cette immense médiocrité générale, en face du pouvoir des gens qui nous dirigent, de la financiarisation et de la pression des médias, oui l'on sent bien qu'il y a en face de tout cela... comme de petites lumières rouges de ci de là sur une nappe de cendres et de scories...
Il y a bien là un vrai paradoxe entre d'une part l'immensité de l'inculture et d'autre part la force de ce qui tente d'exister contre l'inculture... Et le même paradoxe entre d'une part tout ce dont les gens peuvent profiter en matière de communication, d'information et de connaissances – et qui n'existait pas autrefois – et d'autre part tout ce qui isole et oppose les gens, tout ce qui produit obscurantisme, superstition, banalité, vulgarité – et qui ne devrait plus exister dans un monde aussi évolué scientifiquement, aussi différent de ce qu'il était avant -
Pourquoi les gens, et surtout les jeunes en particulier, sont-ils aujourd'hui “bardés de diplômes” et surinformés, et peuvent-ils avoir une si mauvaise expression écrite ou même parlée?
... “Big Brother” c'est peut-être pire qu'un flic idiot à la gâchette facile. J'appelle ça un “immense camp de concentration intellectuel” où pour pisser t'es obligé de montrer ta queue à la caméra, où pour penser t'es obligé d'aller dans la baraque à penser, et où tu peux si tu veux quand tu veux, filmer le pet que tu fais pour le mettre sur internet, et crocheter dans la vie intime de ton copain ou de n'importe qui...
...“Big Brother” c'est aussi terrible que l'Inquisition, les Chrétiens, les Juifs et les Musulmans intégristes, les Khmers rouges, le Stalinisme, le Sionisme, le Capitalisme mondialisé, tous les flics et toutes les armées du monde, toutes les prisons et toutes les certitudes et béatitudes castratrices...
... Chez Big Brother, c'est vrai qu'il n'y a pas de vrais/vrais bûchers au sens de corps qui flambent sur des fagots, qu'il n' y a pas non plus des milliers de morts et de blessés comme dans les guerres avec des bombes et des mitrailleuses, qu'il n' y a pas de goulags ni de Guantanamo... Mais c'est “tout comme” d'une autre manière, d'une autre manière qui nous assassine à petit feu, nous pousse au suicide, nous fait crever de toutes sortes de maladies...
... Facebook (que je surnomme pour rire “face de bouc – et de boucque -” )... Devrait-être, conçu comme il l'a été, un “bon outil” de communication et un lien social, un lien entre les personnes, une possibilité pour les gens de “s'exister” et “d'exister” les autres... Mais on en fait une “machine d'inquisition”, une “usine” à produire des kilomètres de conneries insipides, de pets feu-d'artificiques ou incendiaires, une “boîte à drague”, un “lupanar” pseudo intellectuel, un kaléidoscope de fantasmes... C'est le sommet de l'hypocrisie, du chantage affectif et de l'égocentrisme, de l'”ennemour” à la puissance mille... Le “caviar” des “en manque”, des “givrés”, des “trouduks déguisés en génies”... Et dire que “'tout le monde y est”, sur Facebook : le citoyen lambda comme le présentateur télé, le président de la république ou même l'académicien!
... Les vrais forums littéraires semblent avoir passé leur “temps de gloire”, ce temps où les uns et les autres, animés de quelque esprit créatif, s'exprimaient et ouvraient des fils de discussion qui parfois duraient des semaines... Mais ces forums se “vident” peu à peu et ne sont plus visités que dans la mesure où ils offrent à leurs inscrits des services qui leur conviennent tout à fait personnellement, entre autres la possibilité de publier en ligne le bouquin qu'ils ont écrit... Et puis basta! Fini les échanges et les fils de discussion ou d'informations partagées! Désormais on fait des sites et des blogs, on fait son “univers personnel” et adieu les fils animés et intéressants!
Mais les sites et les blogs sont bien souvent des “annexes” satellisées autour de Facebook, la planète-soleil central qui illumine le Net. Et tapidansent à l'infini des récits plus ou moins intimes, truffés de sexe et sentant le foutre, des imprécations mille fois martelées sur son enclume, des textes où les mots les plus simples même sont orthographiés autrement qu'ils ne se prononcent, où pullulent les participés passés en “er” et autres laideurs, où tout comme dans le langage parlé on “bouffe” les syllabes, écorche les mots...
Et avec la folie des innovations de photoshop, la téléphonite à oreillettes où l'on reçoit à la seconde même les derniers potions de l'actualité des copains et des coquins et tous les “X” et tous les “boum/boum musicaux” et tous les clips à la mode et tous ces jeux à la con... Cela ne s'arrange pas dans le sens de la culture!
Quelle époque! Quelle époque, ça me pète l'âme! Et pourtant je continue à “y croire” !
... Ah, j'oubliais : il y a encore la voyance... Madame Sonia qui voit tout/sait tout et conseille utile, Psynocchio le faiseur de gagnants et le raccordeur d'âmes brisées!
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Petits papiers épars d'hier et d'aujourd'hui 2
- Par guy sembic
- Le 26/10/2009
- Dans Anecdotes et divers
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La banalité et la vulgarité (qui sont les "deux mamelles de la médiocrité")... Par leur persistance et par leur faculté à s'étendre davantage à la surface du monde... C'est cela qui permet à certaines âmes d'exister...
Tout comme une rose sur un tas de fumier, au lieu de la même rose dans un champ de roses...
Et si la rose cependant, risquait sa beauté et sa délicatesse, suait le foutre qu'elle véhicule dans ses veinules, sur ce fumier qu'il lui siérait de voir devenir terreau?
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... Peut-être que les plus belles, les plus laminantes et les plus efficaces... et aussi les plus utiles... de toutes les révolutions ; sont celles qui se font... Une bise sur un visage qui t'explose l'âme et quelque chose de dur dans le pantalon qui te propulse le coeur du réacteur à la hauteur des rêves les plus fous devenus soudains accessibles...
... Mais non... "Ils" en sont encore au lance-pierre et au seau plein d'huile de vidange en équilibre au dessus d'une porte entrebaillée... Et à la trique dans le pantalon avec rien d'autre dans la tête qu'un tapis de danse...
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Il était une fois un trou du cul qui pensait...
Et pour un trou du cul, aux dires des trous de bouche bien dessinés... Penser c'est un péché, cela pue et dérange!
Au lieu de vous péter un fa dièse bien naturel dans une réunion mondaine, ça vous fait un vent musiqué de prose qui vous fouette le visage.
Peut-on étrangler un trou du cul qui pense? Le boucher d'un suppositoire afin qu'il ne fasse que des la mineur, le planter sur un vélo sans selle afin qu'il largue ses vérités dans le tube et n'empêche pas de pédaler?
Un trou du cul qui pense ça fait perdre aux cervelles le sens des points cardinaux.
Un trou du cul qui pense ça gêne les trous du cul ordinaires qui pètent avec le cul des autres...
Un trou du cul qui pense ça se laisse pas forcément baiser sur des couchettes de première classe...
Un trou du cul qui pense ça n'a pas de religion, ça pète sur la politique et sur la morale et c'est moins hémorroïdé qu'un trou du cul qui se prend pour une cervelle.
Un trou du cul qui pense ne laisse souvent rien d'autre à son notaire que la peau dont il est fait...
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Tous les défilés sont inutiles et ostentatoires en fonction de l'esprit et des desseins de ceux qui en haut lieu, les organisent une fois l'an, l'anniversaire ou le siècle et les font précéder de discours, de pompierreries et de décorations sur les vestons, en souvenir de victoires, de batailles ou d'événements historiques...
Les défilés ne redonnent jamais aux gueules cassées le visage de leur jeunesse avant la bataille et ne font pas repousser des phallus là où l'éclat d'un obus avait mordu...
Les défilés, ça dédouane, ça justifie, ça sanctifie... Et avec les messes de surcroît, ça fait puer bon les certitudes qui branlent le monde et produisent de nouveaux champs de bataille, n'éteignent jamais les haines et enrichissent les mêmes forbans...
Un jour on fera peut-être même un défilé planétaire pour sanctifier quelque révolution culturelle ou autre d'importance et de portée universelle... Et ce jour là, on ne saura pas encore qu'il n'y aura aucun palier historique de franchi...
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La liberté encadrée, fichée ou muselée
- Par guy sembic
- Le 25/10/2009
- Dans Pensée, réflexions, notes, tags
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La liberté encadrée, fichée ou muselée
Lorsque l'on n'aime pas en France Nicolas Sarkozy et sa politique ni en Italie Silvio Berlusconi et sa politique...
Vaut-il mieux être Français sous Nicolas Sarkozy ou Italien sous Silvio Berlusconi?
Toute la réponse à cette question tient à la liberté d'expression – ou du moins ce qui demeure encore de la liberté d'expression.
Chez nous en France, en dépit de tous les trafics d'influence, de toutes les magouilles politico-financières, de tous les scandales et de toutes les pressions, de tout ce que les médias produisent en matière de sensationnel ou d'effets spéciaux induisant directement ou non des comportements, des modes ou une manière formatée de pensée... Et bien que nous soyons quasiment tous fichés, suivis, répertoriés, filmés, écoutés, lus et tout ce que l'on voudra... Il n'en demeure pas moins que le “citoyen lambda”, l'artiste de scène ou de télévision, l'écrivain, le poète, l'humoriste, le comédien, le chanteur... Peut encore s'exprimer librement dans la rue, sur les forums du web, sur une scène dans une salle, dans un journal, dans un livre, à la télévision...
Autrement dit, la liberté dans un pays tel que la France est sans doute surveillée, encadrée et conditionnée... Mais elle n'est pas muselée comme en bien d'autres pays du monde où l'artiste, le journaliste, l'écrivain, le citoyen lambda, le poète, l'écrivain est emprisonné, assassiné ou interdit de paraître...
Il y a encore -si l'on peut dire – une “différence” entre l'Italie de Silvio Berlusconi et la Chine des dirigeants Chinois... En matière de liberté d'expression.
Mais pour ma part, je préfère encore être Français sous Nicolas Sarkozy, qu'Italien sous Silvio Berlusconi...
La liberté d'expression se défend quand elle est encore défendable. Et c'est beaucoup plus difficile pour un écrivain, un penseur, un poète ou un artiste totalement muselé dans un pays de dictature absolue... Ainsi une oeuvre, une pensée peuvent-elles être ignorées du monde ou difficilement accessibles.
Mais la liberté d'expression dans la mesure et dans les conditions où elle peut exister, contient en elle-même son propre pouvoir d'anéantissement ou de dilution dans l'espace relationnel. Et ce pouvoir là est plus sûr, plus pernicieux, plus laminant – que des forces de police, des prisons, des caméras de surveillance, des fichiers, des pelotons d'exécution et toutes sortes de trafics d'influence et de pressions.. Ce pouvoir a deux composantes : la vulgarité et la banalité.
Ce qui est banal, répétitif, “de toutes les sauces touillé”, dispersé à tous les vents, et vulgaire, perdant toute consistance et toute influence réelle, rend inopérante la liberté d'expression... Qui ne devient alors qu'un “jouet d'enfant plus ou moins gâté faisant un caca nerveux de temps à autre...
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Petits papiers épars, d'hier et d'aujourd'hui 1
- Par guy sembic
- Le 23/10/2009
- Dans Anecdotes et divers
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En chic froissé, ta coiffure défaite, ton écharpe dénouée, l'un de tes hauts talons éculé, tu me faisais des idées chic et crasse : j'étais avec toi derrière le rocher mais c'était “une belle crasse” qui me venait...
“Dis, papa, qu'est-ce qu'elle fait la dadade?”
“ça mon fils, c'est pas du cinéma en vrai pour les mômes!”
“On dirait qu'elle se régale en se tortillant, la dadade!”
“Bah, il vaut mieux voir ça en vrai qu'au ciné : là au moins c'est la nature qui parle alors qu'au ciné c'est des crasses de salauds”...
Empalée du derrière sur un trognon de branche sorti à la bonne hauteur, du tronc de l'arbre ; la dadade avait l'air de trouver bon de se tortiller...
Les beaux discours ne sont que des coquilles vides... Et rien ne vient au monde, d'une coquille vide...
Elle ressemblait à un soleil refroidi qui, dans une région éloignée et inconnue de l'univers, ou dans une autre partie de notre univers proche, n'aurait peut-être pas perdu sa chaleur...
Et je la regardais, blonde et pâle, passant entre ces jours de saints de glace en mai, belle et mystérieuse en face de moi...
Dessinateur de visages – mais je ne le suis point – je l'aurais tracée tendre et sévère à la fois, avec des boules Quiès dans les oreilles...
... En souvenir de Josiane, du temps des réunions de conseillers financiers de la Poste à Saint Dié des Vosges
Gratte-cul
On l'appelle “gratte-cul”... Et depuis tant et tant d'années dans cette petite ville des Vosges, il tient boutique au point le plus “stratégique” de cette ville... Mais ne voit jamais entrer personne dans sa boutique... En fait, sa boutique, ou plutôt la porte vitrée de sa boutique derrière laquelle il est assis... ou debout, est pour lui comme un point d'observation, une “vue plongeante” sur cette bonne ville des Vosges...
Des gens de la ville racontent qu'à l'âge de trois ans il avait encore des couches, et que sa mère lui faisait faire le tour de la place, attaché comme un chien à une corde...
Un jeune homme “beloud” qu'il a été, disent-ils aussi, les gens, les gens de sa génération...
Alors les filles, c'était pas pour lui! Et pourtant il est riche! Il a hérité!
Riche mais seul, toujours habillé pareil... Une vie de riens, sans aucun “extra”...
Et quand il ne sera plus, la grand rue -et toute la ville – aura perdu l'un de ses orphelins... cousu d'or mais déconsidéré, englouti dans la “petite histoire” que les Historiens n'écrivent jamais – sauf peut-être les écrivains de terroir...
... “gratte-cul”... Mais il est musicien et homme de grande culture. Il ne parle à personne (en fait personne ou presque ne lui parle)...
Mais moi, le type du guichet de la poste de cette ville à l'époque, je lui parlais, et il me parlait...
[ A un ami Vosgien dont la vie en 2009 n'a guère changé...]
Les filles des années 70
Elles avaient toutes, vu “Le docteur Jivago”, visité la cathédrale de Strasbourg, elles étaient pour bon nombre d'entre elles, catholiques pratiquantes, souvent timides, aimant la lecture et le tricot, les promenades en forêt... Elles avaient toutes “une peur bleue du grand méchant loup”, elles préparaient un trousseau pour “quand elles se marieraient”, avaient un “coquet livret d'épargne” ; elles étaient “mademoiselle joliment arrangée dans un petit studio”, rêvaient d'une belle maison, d'un bon mari gagnant bien sa vie, voulaient des enfants, un grand chien ou peut-être même un cheval ; ne se rendaient jamais aux manifestations et ne faisaient pas grève, aspiraient à une meilleure promotion dans leur travail...
Et pourtant leurs tartinettes battaient comme des castagnettes sous de beaux rêves tendres si joliment guirlandés de petits dessous...
Quel crétin ce Jean-Charles! Lui qui rêvait – cet anarchiste et poète incurable qui ne possédait qu'un sac à dos et un vélo et qui n'habitait au jour le jour que dans des auberges de jeunesse – lui qui rêvait à s'en faire des cartes de France dans ses culottes – d'une fille “bien”... Il en avait trouvé une, chic et classe, gentille à en crever de régal, et pas emmerdante pour deux sous question principes, bondieuseries et autres “sens-du-monderies chocolat-glacetées à flanquer la colique trois jours après” ... Elle s'appelait Craqueline et elle était infirmière dans un hôpital de banlieue pourrie...
Le Jean-Charles, il avait été reçu dans la famille de Craqueline, et invité, et écouté car il était poète... Et la Craqueline avec sa frêle silhouette, son joli visage, ses fringues chic, sa petite voiture, et sa “vision du monde” si peu dérangeante, et sa gentillesse de fille simple... Elle “en pinçait” ma foi, pour le Jean-Charles!
Un jour elle l'avait accompagné jusque sur le quai du port d'embarquement : il se rendait en Angleterre par le ferry avec son vélo.
... Quel crétin ce Jean-Charles! Il ne lui a même pas envoyé une carte postale, depuis le fin fond des High-Lands ou de la verte Erin!
... Et quelques années plus tard lors d'un “coup de blues” un jour de pluie, claquemuré dans sa piaule et aux prises avec une solitude viscérale, il s'était décidé à lui écrire une lettre de dix pages, ayant retrouvé son adresse dans un vieux carnet... Une lettre qu'il soigna, qui fut presque un “monument littéraire”... Mais à laquelle il n'eut jamais de réponse...
[En souvenir de Jean-Charles, un copain anarchiste et poète, sac à dos et vélo, qui revenait de Grèce où il avait vendu son sang pour acheter à bouffer, et rencontré au centre de tri postal PLM à Paris... Il a fini par en trouver une, par annonce, dans une agence matrimoniale catholique et “bien pensante”. Il m'a invité un jour chez lui, présenté sa femme... qui effectivement, était “très chic, très simple, très gentille et pas emmerdante du tout, avec un joli visage... Et catholique pratiquante]
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Racisme et affirmation d'un dieu créateur : deux écueils de taille...
- Par guy sembic
- Le 22/10/2009
- Dans Articles
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Dans ces sensibilités et ces cultures de l'Autre que je sens et perçois différentes ou même opposées aux miennes, rien à dire vrai me pose un réel problème... Si ce n'est deux choses :
le racisme et l'affirmation d'un Dieu créateur du ciel, de la Terre, de l'homme et de l'univers.
La race n'existe pas dans l'espèce humaine. Il n'y a qu'une seule et unique espèce humaine et l'on est noir ou blanc comme on a les yeux bleus ou marrons ou les cheveux blonds, châtains ou noirs...
Et un Dieu créateur du ciel, de la Terre et de l'Univers, c'est la négation des découvertes de la Science en matière d'archéologie humaine.
Je ne peux pas être poli ou respecteux devant une personne qui dit que les gens à la peau blanche ont une intelligence (une capacité cérébrale) supérieure à celle des gens à la peau noire.
Je ne peux pas souffrir que l'on dise bêtement “C'est Dieu qui tout créé”...
Mais je conçois que l'on puisse être Chrétien et Scientifique (ou philosophe ou homme de lettres et cultivé – et Chrétien-) en même temps :
Un Chrétien et Scientifique n'affirme pas et ne croit pas, par exemple, que Dieu a fait la première femme en prenant une côte du premier homme...
Aucun philosophe Chrétien, aucun homme de culture et de connaissance Chrétien, ne jette sur la table ou depuis une tribune que “Dieu a fait le monde en sept jours”...
J'avoue, en dépit de ma très grande ouverture d'esprit et de reconnaissance de toute sensibilité et de toute culture, que je me sens très mal à l'aise – ou très agressif et incapable d'accueillir et d'écouter – en face de gens “bêtement et vulgairement racistes” d'une part, ou en face de gens qui “crient comme des veaux que Dieu a tout créé”... Et le pire ce sont les racistes créationnistes : avec ces gens là je pense qu'il n'y aura jamais de dialogue ou d'approche possible... Du moins dans les temps que nous vivons.
Mais je pense aussi en tant qu'homme d'écriture animé si je puis dire de quelque esprit scientifique et philosophique... Que l'espèce humaine évoluera puisqu'elle a déjà évolué depuis sa venue sur la planète en devant nécessairement s'adapter lorsque l'environnement naturel et relationnel devenait différent voire hostile...
Si l'être humain a pu survivre à une glaciation de cent mille ans, pourquoi ne survivrait-il pas à tout ce qui pourrait le détruire dans les temps qui viennent?
Il n' y a pas de fatalité, rien n'est écrit que ce soit dans le ciel ou par la “main de Dieu”. Rien n'est figé, rien n'est immuable, tout change, tout évolue, tout se fait et se défait ou se refait, tout n'est que matière, intelligence naturelle, énergie, vie et symbiose... La pesanteur actuelle de l'obscurantisme, de la bêtise et de la violence, de l'intolérance et de l'injustice programmée et organisée entre les hommes... Ne me fait pas peur et ne me désespère pas. Je ne crois pas qu'il en sera toujours ainsi, de ce monde dans lequel nous vivons... Dans quelques milliers d'années ou en une autre ère, en une autre histoire...