Articles de yugcib
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Beau et gentil ? Pour qui et pourquoi ?
- Par guy sembic
- Le 28/05/2010
- Dans Chroniques et Marmelades diverses
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Tu couines comme un petit chat, les pattes de devant tendues, à plat ventre, avec la queue en l’air et les yeux pleins d’amour... Et l'on te marche dessus sans savoir que tu existes…
Tu aboies, tu mords, tu pisses et tu chies sur le trottoir devant une charcuterie fine ou une pâtisserie... Et l'on te donne des coups de pied au cul !
Tu fais le beau et le gentil.. Ou tu fais le laid et le con... Tu fais surtout Toi en pensant que... mais mon cul, y'a rien qui vient... ou des coups de tatane ou un grand silence blême.
Dans cette Europe socialement et économiquement nivelée par le bas, le boulot que tu fais ne vaut plus rien et, cadre moyen ou trouduc, chomdu ou retraité, tu es vaissellisé et tu pars en glouglou dans le grand égout puant du monde...
Se lever à 5heures du matin, rouler cent bornes aller retour en bagnole cinq jours sur sept…
Se décarcasser pour qu'enfin ça marche et que des paumés autant que des huiles se tapent sur la panse en te regardant courir...
Ou péter le vase sacré, brandir des pancartes dans les manifs, grèveter par ci par là un jour ou deux, puer du bec sur les décolletés des femmes dans les coktailsd'entreprise, larguer une perlouze dans le métro entre deux attaché-case...
Faire le beau et le gentil... Ou le laid et le con...
Pour qui, pourquoi et contre ou avec qui ou quoi?
C'est tout bardé de militaires et de policiers, guirlandé dans les rues de caméras, pollué de cultes et de modes et de Télédébilité, épié par les renifleurs de quartier ou de cité qui caftent aux autorités tous les couinements suspects autour des poubelles renversées...
Faire le beau et le gentil ? On te marche dessus sans savoir que tu existes ! Faire le laid ou le con, traîner la savate la bave aux lèvres, lacérer quelques mollets potelés, pisser sur les choux des platebandes municipales? On s'en fout car l'on passe... Ou l'on sort la trique quand ça dépasse la mesure!
Entre Shopi la peau du pis, Champion la peau du croupion, Super U la peau du cul (car ils sont tous accros de nos porte-monnaies) et les panneaux géants de pub à perte de vue... Entre tous ces tarés en bagnole qui t’engueulent au moindre prétexte, ces « riche-à-crever » pleins de placements et d’arrogance, ces pauvres que s’ils étaient riches ils t’en feraient peut-être encore plus chier que les riches nés riches… Oui, il y a de quoi se taper le crâne!... Ou se murer dans sa petite forteresse personnelle, ou se silencer, s'indifférer entre des écrans aux couleurs de lézards lumineux...
L’amour, ça paie pas ! Et quand t’es mort, c’est trop tard ! Ils peuvent se les foutre au cul, les fleurs sur ton âme !
La gueulante ça paie pas non plus! Et quand ça rapporte que des coups de tatane, ça te rend encore plus sale cabot!
Il faut peut-être devenir poète ou artiste...
Ou menuisier ou plombier ou cafetier ou brocanteur...
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Les nouvelles invasions
- Par guy sembic
- Le 26/05/2010
- Dans Anecdotes et divers
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Dans l'été qui vient, de nombreux Français aux budgets écornés ne vacanceront plus comme ils vacancèrent jusqu'aux étés 2007 et 2008...
Mais d'autres vacanciers viennent, aux finances insolentes et aux budgets nouvellement dopés par une croissance économique en éveil récent... Ce sont les touristes Russes, Chinois, Asiatiques, Nord Américains ou d'autres pays lointains, gens d'affaires et de marché et d'industrie relativement aisés, riches ou même très riches... Ces “hordes” de gens qui n'ont souvent d'autre culture que celle du fric et de la réussite sociale et des nouvelles modes, et qui dépensent sans compter durant leurs séjours dans nos montagnes, sur nos plages, dans nos villes d'eaux ou de plaisirs... Et les hôteliers, les loueurs de résidences meublées, les restaurateurs (je veux dire ceux d'entre eux qui affichent des prix de chambre à 50 euros et plus, des menus à partir de 25 euros) ne seront guère affectés par la crise et par l'austérité Européenne ambiantes car ils verront arriver par pleins cars ou en voitures de location, tous ces étrangers friqués.
Il est assez évident que les tenanciers de fast-food, que les petits boutiquiers de plage et que les restaurateurs au menu du jour à onze euros, et que les petits “hôtels à la papa” (dont bon nombre d'entre eux d'ailleurs ont fermé ces dernères années) n'ont pas pour clientèle privilégiée ces riches étrangers venus de Russie ou de Chine... Et qu'ils ne peuvent pas trop compter sur les familles Françaises des congés payés qui emportent provisions et intendance dans leurs voitures pour un séjour d'à peine une semaine en camping...
De quels visages devrions nous accueillir ces “hordes” de touristes étrangers “riches à crever”, aux achats insolents, qui se “bâfrent” dans nos meilleurs restaurants et dorment dans nos hôtels 3 ou 4 étoiles?
Cette saison d'été 2010, je la sens déjà toute puante de cette nouvelle médiocrité culturelle bardée de pognon d'affaires qui va nous envahir partout, occuper nos casinos, nos plages et nos stations de montagne, nos villes d'eaux... Sans compter tout ce que l'intelligentsia des cartels Russes et Chinois et de toutes les mafias du monde, achète comme terrains et immeubles dans nos plus belles régions de France désormais colonisées et parc-de-loisirées...
Je verrais bien quelques bandes d'anarchistes, ou de “mauvais garçons”, ou même de “terroristes économiques”, tous bien décidés et bien organisés, nous nettoyer “tout ça” en un certain nombre d'actions “coup de poing” menées “à la hussarde et sans faire dans la dentelle”!
L'Europe est en train de devenir un “pays de bonitude touristique” désormais squatté par les populations aisées des nouveaux empires Nord Américain, Russe et Chinois... Avec pour régions privilégiées et aménagées en conséquence, la France, l'Espagne, l'Italie, la Grèce, la Croatie et accessoirement la Tchéquie et la Pologne et la Hongrie... Les matières premières, la grande industrie, la métallurgie, les “affaires”, les cartels, les groupes financiers, les banques, le commerce, le textile, l'automobile, l'informatique et la technologie ... et tout le salariat qui va avec... Tout ça maintenant c'est ailleurs qu'en Europe...
Mais il est vrai aussi que du 16ème siècle jusqu'au milieu du 20ème siècle, c'était l'Europe qui imposait sa loi au monde (et surtout aux régions du monde qu'elle colonisait et exploitait)...
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Scénario fou !
- Par guy sembic
- Le 26/05/2010
- Dans Chroniques et Marmelades diverses
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J'imaginai, j'imaginai... D'un rêve de clodo littératoque, d'un rêve à me faire “trouer le cul” par tous les accros du “dada à cent balles”, “des pompons à choper” et de la “nique aux pestiférés”... j'imaginai, j'imaginai oui, ce scénario fou...
Une maison commune pour les « humains pelés »… Un grand centre d’hébergement et de séjour, d’accueil, de gentillesse et de convivialité, d’éducation et insertion sociale pour les « gavatchos », les rejetés, les seuls, les « nuls », les moches, les déglingués, les moitié fous… En bref tous les pauvres mecs et les pauvres nanas qui ont pas eu de pot dans leur vie ! Et des gens dévoués et compétents pour s’occuper de ce centre. Une dynamique autour d’un tel projet afin d’obtenir l’appui des médias, de certains organismes et du Gouvernement. Tous les soirs, la fête avec les paumés, plus du tout de crasse, de puanteur, et surtout plus du tout de mépris ni de regards et de propos condescendants.
Pourquoi un tel projet, me direz vous, et pour ces gens là ? Et pas pour une autre cause ? Des projets humanitaires, des associations internationales, il y en a dans le monde. Cela fonctionne… plus ou moins bien, c’est vrai ! Mais pour les « humains pelés », excusez moi, il n’y a pas grand-chose à l’heure actuelle.
Pour un peu plus d'un milliard d'entre vous tous, chers habitants de ma planète en bonne santé, au milieu de vos familles, avec votre « statut » social si modeste soit-il, vos valeurs, vos repères… Vous qui n’avez pas trop faim de nourriture ou d’affection, vous qui n’avez que de légers handicaps, vous, riches ou pauvres mais avec vos deux guiboles et une cervelle qui fonctionne normalement, oui, pour vous tous je ne me fais aucun souci : vous y arriverez toujours ! Les fins de mois seront difficiles, vos enfants ne feront peut-être pas les études qu’ils auraient souhaité, mais je ne vous plains pas !
Par contre les pauvres gens totalement déshérités et oubliés de vous tous, ceux là qui, en dépit des générosités de façade et même des bonnes sœurs et des restos du cœur, crèvent dans la crasse et la solitude au fond d’un « trou à rats », oui, ne vous en déplaise braves gens « bien dans le sens du monde », ça me fait chier de les voir crever comme ça !
Mais poursuivons le scénario... Ne peut-on pas faire partout dans le monde, dans chaque ville ou même village, de ces « maisons » ?
Aujourd’hui on fait du fric avec n’importe quoi. Le talent, ou même la notoriété, ou « quelques références » littéraires ou autres, n’expliquent pas à eux seuls le succès fulgurant de certaines œuvres, ni l’essor prodigieux de modes ou de tendances qui d’ailleurs ne durent pas. Ce sont les médias qui allument les feux. Alors, avec la publicité, l’exploitation de quelques engouements porteurs, il est aisé de lancer sur le marché un courant, une mode… La technologie de la communication fait le reste. Comment croyez vous que des conneries telles que Loft Story , Star Académy, la ferme célébrités ; que tous ces best sellers, tous ces grands matches et tous ces jeux, ces nouvelles chansons et spectacles de grand public aient pu avoir autant de succès ? Drainé autant de pognon ? Tout ce qui est bon à branler des foules de touristes et de curieux, c’est toujours bon pour que ça fasse des entrées payantes avec des marchands de frites et de merguez et de “lézards lumineux” pour les gosses... Ajoutez à cela un gigantesque orage de cuivres, de tambours et de cymbales, quelques belles lumières aux couleurs vives, des filles à poil avec des plumes au cul, un distributeur automatique de vidéos pornos, et vous aurez, médias, sponsors et propagandistes de la culture bêta, le grand bordel universel, celui qui verrouille les révoltes, anesthésie les cerveaux, coule dans les gosiers jusqu’à ce qu’une saoûlographie générale éteigne toute pensée, réflexion ou interrogation.
Quand je pense à tout ce pognon qui coule comme à flots de la grande branlerie générale, je me dis qu'en pouvoir s'il était possible, détourner un modeste ruisseau, ce serait bien là une oeuvre “pas si humanitoque que ça”!
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Le lundi de Pentecôte
- Par guy sembic
- Le 24/05/2010
- Dans Anecdotes et divers
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Je pense à ce lundi de Pentecôte qu'en 2003 après l'été torride des 15000 “vieux” morts de chaleur, le papa Raffarin voulut nous supprimer au nom de la solidarité avec les “vieux”...
La mesure devait prendre effet à compter de l'année 2005 et effectivement ce jour là en 2005 avait cessé d'être un jour férié...
Un “fiasco” complet, une cacophonie de première, l'application de cette mesure! Et depuis, ce jour là est redevenu férié (en rouge sur le calendrier, comme avant)...
Le papa Raffarin? Dans les livres d'Histoire des Temps Futurs, on lira : “ Raffarin, premier ministre en 2003, c'est le pourfendeur du lundi de Pentecôte, celui que l'on voyait en première page du journal Sud Ouest un dimanche en Août 2003 en train de tendre un gobelet de flotte à un vieux d'une maison de retraite médicalisée”!
Aujourd'hui lundi 24 mai 2010, lundi de Pentecôte il fait beau, très beau et chaud comme un grand et magnifique jour d'été, et c'est un jour de congé pour des millions de gens qui dès demain matin mardi à la première heure vont de nouveau “galérer”, c'est à dire “fissa/fissa”- “daye/daye” turbin/métro-le gosse à la crèche -les courses et la Télédébile et les conneries du Net et les factures et tout le fourbi qui nous pompe...
Et c'est ce jour là, ce lundi de Pentecôte, qu'il voulait nous sucrer, le papa Raffarin! Pour les “vieux”! (mais plutôt pour que la “boutique tourne” et que le pognon rentre)...
Je pense aussi – dans la foulée – à tous ces jours fériés de fêtes religieuses qui rythment la vie quotidienne de millions de gens en France et dans tous les pays Chrétiens, à ces mêmes jours de fêtes religieuses dans les pays de l'Islam, dans les pays de Bouddah ou chez les Juifs... Et je me dis “c'est fou ce que la religion prend de place dans la vie des gens et dans les différents pays du monde, avec d'une part tous ces jours pour un Saint ou pour une célébration et d'autre part tous ces signes et objets de culte, monuments et églises, toutes ces pratiques, tous ces rites et traditions”...
Ainsi en France par exemple, ce sont, outre le clocher de l'église de chaque village, le calvaire à chaque croisée de chemins, le crucifix au dessus du lit conjugal, la petite branche de buis le dimanche des rameaux, le gosse qu'on envoie au cathéchisme et auquel on fait faire la communion tout de blanc vêtu, l'enterrement à l'église et le “grand pieu” de marbre avec une grande croix au cimetière, le mariage religieux et le baptême... Ainsi en Algérie ce sont, outre mosquées et minarets partout, les femmes voilées, le Coran sacré, les prières cinq fois par jour, le pélerinage au moins une fois dans sa vie à la Mecque... Ainsi en Asie c'est Bouddah, le grand Bouddah et toutes les offrandes au pied du Bouddah, avec autant de rites et de traditions et de célébrations et de jours de fête... A Jérusalem le Mur des lamentations... Et encore en Chine le Capitalisme grossièrement déguisé en Communisme de type Stalinien ( pas de liberté d'expression, prison ou mort pour les opposants dont les oeuvres artistiques et littéraires contreviennent au Régime), et... autres sortes de dieux Chinois... tous ces millions de contenainers géants qui flottent sur toutes les mers du monde et déversent leur contenu dans les grandes surfaces commerciales de toutes les villes...
Et je me dis que ce monde pue l'encens, le fric et la haine!
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J'ai rien pompé à ce merdier !
- Par guy sembic
- Le 22/05/2010
- Dans Pensée, réflexions, notes, tags
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Je ne comprends pas la vie telle qu’elle nous est enseignée, avec le nuisible, le dangereux, le mauvais, le laid, voire l’inutile d’un côté ; et le bon, l’utile, le joli, le sent bon, de l’autre…
Je ne comprends pas la mort telle que la nature humaine nous la fait sentir avec la conscience aigue de sa réalité et de son irrémédiabilité.
Je ne comprends pas la haine.
Je ne comprends pas l’amour mélangé avec le culinaire, les courses et les toilettes.
Je ne comprends pas pourquoi il faut BAC plus 5.
Je ne comprends pas tout ce qui se dit ou s’écrit et qui ne change rien ni dans notre vie ni dans la vie des gens qu’on aime.
Je ne comprends pas la politique, ni pourquoi les races, les religions, la nostalgie, le passé, l’avenir, les grandes idées…
Je ne comprends pas ce que l’on nous fait croire ni ce que l’on ne nous fait pas croire.
Je ne comprends pas les mots qui trompent.
Je ne comprends pas l’argent.
Je ne comprends pas être ou ne pas être.
Je ne comprends pas « je t’aime » à répétition comme quatre bises vives sur les joues à chaque bonjour…
Pour qui, pourquoi, comment et ça sert à quoi « je t’aime » si après, « ça se fait la malle »?
Je ne comprends pas ce ciel et ces rêves à ras de terre sans savoir ou sentir qu’on a des ailes…
Je ne comprends pas de vivre et de mourir, de jouir et de souffrir, d’aimer ou de ne pas aimer, tout cela dans un mouvement de soufflet de forge qui n’en finit pas de s’épuiser après avoir agité braises et cendres…
Je ne comprends pas ce monde.
Je ne comprends pas ce que je vois ni ce que je ne vois pas.
Je ne comprends pas l’enfer d’un « ici bas » ou d’un « au-delà »… Ni le paradis, d’ailleurs.
Je ne comprends pas pourquoi les élus et les pas élus, les bons et les mauvais, les beaux et les pas beaux…
Je n’ai rien compris !
Pourquoi les cons et les pas cons ?
Pourquoi BAC plus 5 plus et je ne sais combien d’années encore ?
Pourquoi le cancer, le sida, l’hôpital, la maison de retraite, les banlieues pourries, le cimetière des toutous en plus de celui des humains, les œuvres d’artistes disparus valant la peau de cent mille fesses?
Pourquoi tout ça ?
Pourquoi une belle maison, une belle bagnole, 250 mètres carrés de surface habitable pour un tout seul avec piscine en plus ?
Pourquoi un loyer de mille euro alors qu’on gagne moins de mille euro par mois ?
Pourquoi 20 ans pour payer une baraque ?
Je n’ai rien compris !
Je suis fatigué.
Merde à la Thune !
Merde au succès !
Merde à l’inégalité de l’homme et de la femme !
Merde aux religions , merde à Jésus-de-Nazar-des-Mecs, merde aux prophètes !
Merde à BAC plus 5 !
Merde au pinard à 100 euro la bouteille !
Merde aux piscines privées plus grosses que des piscines municipales !
Merde à trois semaines en bateau palace autour de l’Antarctique à 35000 euro !
Merde aux ventres ronds nombril en plein milieu, entre maillot ultra court et pantalon moulant taille basse !
Merde à la Télé !
Merde au foot – fric !
Merde à la beauté sans âme !
Et merde aux Ames Vénérées !
Merde à « tu m’emmerdes » !
Merde à « je t’aime rien que pour te baiser » !
Merde aux Gros Culs dont on hume la pète comme on humerait une haleine d’orchidée !
Je n’ai encore rien pompé à ce merdier Humanusculaire… Où l’on dit pourtant qu’il y a des choses très belles…
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A propos de ce que l'on dit être de la transmission de pensée...
- Par guy sembic
- Le 20/05/2010
- Dans Articles
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L'on dit “transmission de pensée”... Lorsque, par une étrange et singulière coïncidence, deux personnes (ou plusieurs) pensent l'une à l'autre au même moment, ou dans les mêmes jours...
Je ne crois pas du tout à la “transmission de pensée”...
Je suis persuadé que lorsque je pense à une personne en particulier en un moment donné, cette personne là est “à cent lieues” de penser à moi en ce moment là... ou en un autre moment, tout bonnement parce que j'ai pensé à elle et comme si par une sorte de “miracle relationnel” impliquant osmose, intimité et complicité mutuelles, s'établirait dans l'instant une communication avec cette personne ! De toute manière je ne crois ni aux “contes de fées” ni en quelque “puissance empirique” ou “ésotérique”, qui influerait sur ma vie aussi bien intérieure qu'extérieure! Je ne crois qu'en l'énergie, qu'au dynamisme, qu'à tout ce que l'on entreprend après l'avoir imaginé et conçu en esprit, qu'aux moyens que l'on se donne afin de parvenir à un but, qu'à tout ce que l'on peut puiser dans le coeur de son propre réacteur! D'ailleurs à ce sujet les “vrais Chrétiens” (ou croyants en Dieu ou en Allah) lorsqu'ils formulent des prières, ces prières sont plutôt des sortes de conversations avec leur Dieu et dans et par lesquelles prières ils se donnent eux-mêmes les moyens, la force et l'énergie nécessaires pour que leurs voeux soient exhaussés...
Ne prenons pas (à vrai dire jamais) les gens pour des imbéciles en leur faisant miroiter quelque “miracle possible” qui viendrait de quelque “truc magique”dernièrement inventé et diffusé à tout va par la Société de Consommation, par exemple pour avoir la femme ou la fille de leur rêve, pour gagner beaucoup d'argent, pour réussir dans la vie, etc.
Et de même si une personne en particulier pense à moi en un moment donné, je suis aussi “à cent lieues” de penser à cette personne au même moment ou en un autre moment...
Quant à savoir si les pensées se rejoignent, se retrouvent et communiquent, dans un espace de temps beaucoup plus vaste qu'un jour ou qu'une saison... Peut-être, oui, peut-être! Mais alors, ce sont des pensées qui ne se “touchent pas” du fait qu'elles ont été émises en des moments différents...
Il y aurait “transmission de pensée” - directe et réelle- si les pensées l'une et l'autre se “touchaient”, si la pensée de l'un devait, par quelque explication logique ou scientifique ou selon une disposition de la nature, être perçue par l'autre (directement perçue et non pas seulement pressentie ou subodorée). Après tout, la Science et la connaissance du possible dans la nature des êtres et des choses, nous réserve encore quelques surprises, et tout n'a pas été découvert...
N'est-ce point, par exemple, par la connaissance de la parthénogénèse que l'on a découvert que parfois (très rarement il est vrai), d'un être “femelle” sans l'intervention de l'être “mâle”, peut venir un être nouveau?
Un exemple de ce que l'on dit être de “la transmission de pensée”? Lorsque tu penses à un ami qui dans les cinq minutes qui viennent (cinq minutes ou un quart d'heure ou un jour je m'entends) compose le numéro de ton téléphone ou t'envoie un message dans ta boîte couriel... Ce n'est là qu'un hasard, une pure coïncidence... Et non pas cette “transmission de pensée” selon l'idée populaire et répandue qui n'a quant à elle aucun fondement scientifique... Et c'est fou, vraiment fou, tout ce qui court comme “conneries”, dans tout ce que l'on raconte et qui vient de tout ce que le monde produit en matière de “simplifications”, “d'idées reçues”, de soit-disant véridique, de “paraît-il éprouvé confirmé”, avec de nombreux témoins, de “solides” argumentations... Et même que des intellectuels se mêlent et se prêtent à l'une ou l'autre de toutes ces “conneries” qui circulent sur la planète!
De toute manière lorsque je pense, lorsque tu penses à quelqu'un en particulier en un moment donné, la pensée que j'ai, la pensée que tu as, alors, est soit une “bonne pensée”, soit une pensée critique ou “mauvaise”... Mais souvent erronée ou sujette à une interprétation selon un ressenti personnel ou un avis extérieur... Et cette pensée n'est absolument pas perçue par l'autre ni au moment où elle est pensée ni à un autre moment ni peut-être jamais... À moins qu'elle ne soit écrite telle quelle ou “transposée” dans un texte littéraire, poétique ou dans un roman ou un récit... Écrite et diffusée...
Nous vivons puis mourons avec toutes ces pensées que nous avons, des êtres que nous aimons ou n'aimons pas, mais qui jamais ne seront perçues.
Nous vivons puis mourons sans jamais connaître ces pensées, “bonnes ou mauvaises”, que tant et tant d'êtres (et parfois des plus proches) ont de nous...
... Mais il y a l'Art, c'est à dire la littérature, la poésie, le cinéma, le théâtre, la peinture, la musique... Et d'une manière plus générale, plus universelle sans doute, il y a la “facture” (ou “marque de fabrique”) si l'on peut dire, de chaque être... Puisque l'on “fait” selon ce que l'on vit, et qui lui se perçoit, se voit, s'entend, se sent, se touche, lorsqu'il transparaît...
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Tant et tant de livres !
- Par guy sembic
- Le 19/05/2010
- Dans Pensée, réflexions, notes, tags
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L'enfance est comme une bibliothèque avec peu de livres mais chaque livre tour à tour peut être ouvert, il y a l'émotion, l'émerveillement, et à lui seul ce livre là ou un autre semble aussi grand que la bibliothèque tout entière...
Peu à peu l'enfance s'éloigne, la bibliothèque se charge de livres, de plus en plus de livres, et il vient un temps où il y a tellement de livres que beaucoup de ces livres ne peuvent plus être ouverts... Ou alors parfois il s'en ouvre un, puis un autre et un autre encore, qui semble aussi grand que la bibliothèque tout entière...
La bibliothèque est comme un bateau qui, au bout d'un certain nombre de traversées d'océans, remisera, cadavre de ferraille dans un port cimetière... Et il y aura tous ces livres demeurés fermés qui n'auront plus été ouverts... Et pourtant chacun de ces livres, un jour, fut...
Le livre c'est cet “espace d'existence”, vécu, si petit soit-il et ne contenant qu'une image fugitive, ou d'une dimension plus ou moins grande et qui contient comme un film, une séquence en images et en mouvement, des personnages, des lieux, des évènements... et tout cela avec des voix, des mots, des bruits, et ce que l'on peut appeler “une atmosphère”... Il y a aussi le “ressenti”, de la même manière que “l'odeur” perçue à l'intérieur du livre.
Il y a donc tout au long de l'existence humaine, tous ces “livres” de plus en plus nombreux, comme sur les étagères d'une bibliothèque, ces “livres” serrés, de plus en plus serrés les uns contre les autres... Et cependant certains de ces “livres” qui ne sont pas toujours ceux dont la tranche est la plus “marquante au regard”, par la place qu'ils occupent sur l'étagère, sont souvent visités et revisités... Alors que tant et tant d'autres semblent “dormir”, recouverts d'une couche de poussière et dont le titre sur la tranche s'est quelque peu effacé... Mais ils existent, ces “livres”, ils sont bien là, sur l'étagère, à leur place et comme des témoins de ce qui fut, avec toutes leurs pages, toutes leurs images, et comme “tout le film qu'ils contiennent”...
Et à l'heure de la “remise” dans le port cimetière de toutes les “bibliothèques”, il y aura tous ces “livres” dont la tranche ne sera pas revenue au regard...
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La chaîne du chien
- Par guy sembic
- Le 17/05/2010
- Dans Anecdotes et divers
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Dans l'un de ses livres, “D'Ici Là”, John Berger écrit :
“La chaîne du chien, là bas, est trop courte. Qu'on la change, qu'on l'allonge! Alors le chien pourra atteindre l'ombre, se coucher et arrêter d'aboyer. Et le silence rappellera à la femme qu'elle voulait un canari en cage dans sa cuisine. Et au chant du canari, elle abattra plus de repassage. Et les épaules du mari, dans sa chemise fraîchement repassée, lui paraîtront moins rouillées quand il ira travailler. Et en rentrant à la maison, le soir, il plaisantera parfois, comme avant, avec sa fille adolescente. Et la fille changera d'avis, elle décidera d'inviter son amoureux un soir à la maison, juste une fois. Et un autre soir, le père proposera au jeune homme d'aller avec lui à la pêche...
Qui sait, dans ce vaste monde, ce qui peut arriver? Il suffit d'allonger la chaîne.
... Allonger la chaîne du chien n'est-ce point illusoire?
Ce serait là en somme, rendre le préservatif de plus en plus fin, de telle sorte qu'on ne le sente plus sur la peau ; doter le préservatif d'un appendice encore plus étiré pour une joie projetée comme sans retenue...
Ce serait tout aussi bien... faire du trapèze volant en rapprochant le filet, raccourci, du sol... Ou rouler à “tombeau ouvert” sur une route de plus en plus hérissée de bosses...
La chaîne, si longue soit-elle devenue, ne nous fait jamais rejoindre ce que l'on dit être mieux... Et qui n'est que différent en réalité.
Il serait à désespérer que l'art, la littérature, la science, la poésie, la musique, l'écriture... Que toute la connaissance du monde et des êtres vivants... Ne soient que des chaînes ouvragées à sans cesse rallonger... Plutôt que ces chemins entre nous et le ciel ou la terre ou les visages ou les maisons ou les paysages...
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Oh Foot reprend ton vol, que je te fiente dessus en l'air !
- Par guy sembic
- Le 16/05/2010
- Dans Chroniques et Marmelades diverses
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Oh foot reprend ton vol, que je te fiente dessus en l'air!
Foot, foot, et refoot! On va bouffer du foot sur toutes les télés, dans tous les grands canards, presse people and Cie... Durant plus d'un mois.
Il est vrai que dans les pays de l'hémisphère Austral, et en particulier en Afrique du Sud, ce sera l'hiver... À ce propos d'ailleurs, les Européens et Américains du Nord, plus les Chinois de Pékin et les Japonais du nord de Tokyo devront “à prix d'or” (voyage en avion, hôtels de luxe et structures d'accueil de touristes plus bien sûr le prix des places dans les stades) quitter leur été boréal de juin et retrouver comme chez eux en décembre des jours plus courts...
Toute la planète va vibrer, péter, au rythme des matchs de foot ; prier, adorer, se prosterner au nom du Foot, ce “Dieu” que même les Chrétiens et les Musulmans et les Juifs vont “un peu et pour un temps” confondre -si l'on peut dire- avec le Dieu créateur du ciel, de la Terre et de l'Univers...
... Je pense à ces caricaturistes de journaux satiriques, si décriés et si attaqués lors de la publication de dessins insolents contre des chefs religieux... qui devraient à mon sens, plutôt que de se foutre du Pape et des cardinaux et des Imans et de Mahomet, nous “pondre” quelque super horreur bien pétante, bien crasse et bien iconoclaste contre le Dieu Foot, les “seigneurs-héros” du Foot et toute la “machinerie commerciale mondialisée” organisée et orchestrée et martelée autour du Foot Roi...
Foot, foot, foot et refoot! Déjà, à quinze jours environ du début de cet évènement planétaire (que l'on reproduit d'ailleurs tous les quatre ans)... Je “chie sur le Foot”, sur ces slogans commerciaux censés créer un lien entre des milliers de gens et leurs sociétés et leurs entreprises et leur équipe en bleu, ces slogans commerciaux d'une simplicité aussi vulgaire que primaire, que l'on voit en lettres géantes sur fond bleu à l'entrée de Carrefour et des Grandes Surfaces “partenaires et sponsors” ! Je “chie” (je me répète) sur tous ces jeux à la con, vidéos et autres, sur tous ces concours pour gagner un maillot, un ballon ou Un Million d'Euro, sur ces couvertures de magazines où l'on voit les héros souriants... Sur cette orgie médiatique, sur ces fêtes futures, sur tout ce fric insolent et presque sans limite qui va passer sous le nez de plus de 90 % des habitants de cette planète alors qu'on est au vrai dans une crise très grave (économie et civilisation)... Sur ces joueurs adulés comme les plus grands gladiateurs du temps des Romains et qui perçoivent des salaires et des primes absolument colossaux...
Foot/foot/foot... Je me fous du foot et pas un seul soir de match je vais trépigner sur le canapé devant la Téléfoot !
Que ne suis-je point ce caricaturiste produisant le “dessin du siècle” le plus iconoclaste, le plus insolent et le plus ravageur qui n'ait jamais été produit sur Terre... contre le culte “sacré” dédié au Foot par toute la planète! Quitte à me faire incendier et proscrire, d'une “fatwa générale” lancée par tout le Monde Civilisé!
Outre le foot planétaire et universel des stades de grandes capitales et des télés, je “chie” également sur tous ces sports à la mode, en particulier (et surtout) ceux qui mobilisent de fantastiques sommes d'argent, de gigantesques infrastructures et organisations qui grèvent le budget de la plupart des pays, qui font déferler des milliers voire des millions de supporters... Ces sports à la mode dont les “héros” sont surpayés et vénérés tels des dieux Romains, ces sports où tous les gosses pauvres de la planète rêvent d'être des champions du monde, où l'on se dope, se vend et s'achète les principaux acteurs, ces sports où règnent combines et magouille...
Et ce ne serait plus alors un “petit dessin assassin et iconoclaste” de caricaturiste, mais une fresque géante taguée sur le mur circulaire du Stade de France!
... Je ne dis pas cependant que je “chie” sur le sport, que ce soit le football, le rugby ou le tennis ou le ski ou le vélo... Car il y a en vérité, un autre, un tout autre niveau de sport : celui moins médiatisé, moins dépendant du Fric-Roi, celui des “petites équipes locales”, de jeunes sur un terrain de banlieue, d'entraîneurs plus “formeurs d'hommes et de caractère” que sélectionneurs à la solde des puissances financières...
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La dette Grecque, et toutes les autres dettes
- Par guy sembic
- Le 15/05/2010
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Dans mon livre “AU PAYS DES GUIGNOLS GRIS” j'avais imaginé une monnaie mondiale : le parsécu...
Imaginons (bien que ce soit “un peu plus compliqué” à imaginer)... Que dans le monde d'aujourd'hui depuis l'an 2000 l'on soit au parsécu...
Tempêtes financières... Crash boursiers... Révolutions... De nombreux pays surendettés... Une économie de marché qui s'effondre... Et l'on prête à des pays, à des gens, avec de l'argent que l'on n'a pas, de l'argent emprunté! De la folie!
La monnaie unique éclate... De nombreux pays reviennent à leur ancienne monnaie.
Voilà... L'on t'a prêté, à toi état déjà surendetté, cent millions de parsécus et tu dois rembourser dix millions de parsécus par an durant dix ans... à 5 pour cent.
Grec, tu reviens au drachme ; Espagnol tu reviens à la peseta... Il va falloir que tu rembourses chaque année l'équivalent en parsécus de tes drachmes ou de tes pesetas qui ne valent plus rien. Autant dire qu'à chaque échéance annuelle, tu devras pousser des brouettes de drachmes ou de pesetas pour que ça fasse le poids des dix mille parsécus... sans compter les cinq pour cent d'intérêt...
Et comment vas-tu remplir les brouettes? Avec tout ce que les gens ont acheté à crédit, tous ces équipements de loisirs et divers matériels et produits de consommation, avec les campings-cars, les résidences de vacances, les baraques, les jardins d'agrément, les bagnoles... Avec tout ce qui ne se bouffe pas, se dégrade d'année en année? Car tout ce “fourbi” là ne se reconvertit pas en argent, même s'il peut encore passer de main en main ou se revendre en brocante !
Voilà... On t'a prêté cent millions de parsécus, et parce que tu risques d'être insolvable, les créanciers “l'auront dans le cul”! Et comme cet argent les créanciers eux-mêmes l'ont emprunté et doivent rembourser, alors où et comment trouver l'argent ailleurs qu'au fond des poches du plus grand nombre possible de gens?
Imaginez un Errèmiste ou un chômeur ou encore un salarié précaire à qui l'on prêterait la somme nécessaire à l'achat de la BMW qu'il désire acquérir! ( Il paraît que l'Allemagne vend des sous-marins à la Grèce, ce qui revient au même que de vendre à crédit une BMW à un chômeur)... Au fait, un chômeur a-t-il besoin de circuler en BMW? La marine Grecque a-t-elle besoin de posséder des sous-marins?
L'argent que l'on emprunte il faut bien aller le chercher, directement ou indirectement, là où il est réellement! Et les gens qui prêtent c'est qu'ils ont les moyens de prêter! (mais quelle idiotie de prêter avec de l'argent emprunté!)...
Où est l'argent? Là où il circule en dehors du circuit, là où aucun flic, aucune douane, aucune “disposition légale” ne le règlemente, ne le prélève au passage... C'est à dire dans des caisses que personne ne voit, des caisses dans lesquelles d'ailleurs il ne reste jamais très longtemps puisqu'un humain sur dix ou sur cent cela dépend, achète avec cet argent là, du “fourbi” dont la grande masse des autres humains ne verra jamais la couleur sauf de loin, dans les vitrines et dans les rêves... Et quand c'est pas du “fourbi” c'est de la “jouissecrade”...
Il y en a assez de ce système qui est en fait comme un tonneau percé que l'on ne cesse de remplir et se vide plus vite qu'il ne se remplit alors que plus il se vide et plus on ouvre le robinet! Ce système économique et cette “loi du marché”, de la croissance éternelle et exponentielle dont les acteurs sont les pauvres qui jouent les cadors, d'une part, et les riches qui pompent tout d'autre part! Tout cela finira bien un jour par péter dur/dur. Les riches se feront flinguer, et les pauvres qui n' arrêtent pas de faire les cons se feront bouffer par des pauvres encore plus pauvres mais qui eux n'ont jamais eu les moyens de faire les cons...
Mais pour en arriver là, il faudra vraiment que tout soit complètement foutu et qu'il n'y ait plus que de la poussière à bouffer!
L'Europe, la “grande Europe”... qui n'est qu'un “foutoir” de “gouvernance” (un concept vide de sens), et de divers traités “boiteux”... S'est “fendue” de 750 milliards d'Euros dont une partie avec des “fonds de garantie” et une autre partie avec un prêt du FMI... Et les états membres de cette grande Europe du marché ont tous décidé un “tour de vis budgétaire”... Résultat, les bourses reprennent dix pour cent en un jour, mais après l'euphorie des marchés boursiers, les courbes de variation s'infléchissent de nouveau...
C'est que la Bourse, elle “ne fait pas dans la dentelle”! Elle est peut-être (et même sans doute) totalement amorale mais elle est réaliste!
Comment concevoir en effet une reprise significative de “bonne santé économique” si les gens de tous les pays de la “grande Europe”, dont les budgets sont de plus en plus serrés, n'achètent plus, ne consomment plus?
Ce n'est pas vraiment la “croissance” qui “dope” un pays ou une économie, mais l'activité et le travail! “Croissance” (ou “décroissance” d'ailleurs), “développement”... sont des concepts qui “ne veulent rien dire”... Ce que l'on appelle “croissance” n'est que l'idée absurde selon laquelle on peut s'enrichir rapidemment en dévalorisant le travail, en se passant même du travail ; par la seule production en masse et au moindre coût de fabrication, de gestion et de transport, de toutes sortes de bien de consommation et de services...
Et la bourse ne“plonge” pas seulement par quelque effet négatif de pure spéculation sur l'évolution aux conséquences fâcheuses d'un évènement... Elle “plonge” aussi du fait de la réduction de l'activité, du gel des financements nécessaires et des investissements, et de l'absence de ressources pour un grand nombre de gens, et de la mise à mal du travail... Autrement dit, la Bourse “plonge” aussi par réalisme “pur et dur”...
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Apéro géant, on est dix mille et après?
- Par guy sembic
- Le 14/05/2010
- Dans Anecdotes et divers
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Si l'on peut se servir de Facebook pour provoquer un grand rassemblement de personnes en un lieu déterminé, en l'occurrence un “apéro géant”... Alors cela veut dire aussi que l'on peut se servir de Facebook dans un tout autre but de rencontre entre personnes, en l'occurrence une manifestation artistique ou littéraire tout à fait spontanée et informelle mais rassemblant comme pour l'apéro géant, quelques centaines voire milliers de personnes sur un simple appel diffusé en chaîne...
Je reconnais le caractère “convivial” certes, d'un “apéro géant” réunissant des milliers de gens en un lieu fixé, mais cela ne me semble en aucune manière un évènement révolutionnaire car après la dispersion“tout redevient comme avant”...
Ah, je la volerais bien, la clef de ces portes que je voudrais bien voir s'ouvrir enfin!... La clef de ces portes où après, ce n'est plus du vent...
Soit dit en passant, je ne demande pas qu'après, ce soit “du feu” ou “de la lumière blanche”, une fois ces portes enfin ouvertes... Juste un “petit air” un peu plus respirable...
Ah, c'est vrai... J'oubliais, j'oubliais... qu'il faut sur Facebook un “sacré carnet d'adresses et d'amis et d'amis d'amis”... Un téléphone portable de la dernière génération, un “messenger de cador de cité”, une célérité et une agilité digitale de première, être “bien branché et bien dans le vent soufflant fort”.... Et tant qu'on en sera là, bonjour le monde tel qu'il est, bien dans la pète, la clicque et les spots...
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Ecrire, est-ce un acte physique et épuisant ?
- Par guy sembic
- Le 13/05/2010
- Dans Articles
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Lors d'une interview sur “Zone Littéraire”, voici la question qui fut posée à Jean Echenoz :
“Vous sentez-vous crevé, vidé, après avoir terminé l'écriture d'un roman?”
Voici la réponse de Jean Echenoz :
“L'écriture est très physique, donc crevé mais pas vidé. La dernière version d'un ouvrage est la plus fatigante mais la plus intéressante, c'est également un temps où d'autres idées naissent, où d'autres projets se mettent en place. Une période où l'on se place dans l'après, où personnellement, j'essaie toujours de prendre le contrepied de ce que j'ai dit et écrit auparavant... L'occasion de casser une mécanique qui s'est mise en place pour ne pas se répéter. Donc jamais de vide ; plutôt soulagé, libéré et déjà dans une réalisation future!”
Si l'écriture est vraiment “physique” - et elle l'est certainement- alors comme tout travail physique (puisque l'écriture est un travail), elle devrait effectivement “épuiser”...
S'il y a une “dernière version” d'un ouvrage ou même d'un texte, d'un seul texte... C'est qu'il y a bien là un travail de la pensée, de la composition du texte dans sa forme et dans sa présentation... Il n'est jamais aisé, en effet, de “casser cette mécanique” qui se met sans cesse en place pour faire “tourner notre moteur habituel”, un moteur qui va répéter ses halètements, ses grincements, et finalement ses mêmes mouvements...
Et d'autre part, lors de cette “dernière version” du texte ou de la phrase, jaillit une idée nouvelle... Ou du texte d'origine, ou de la phrase initiale... surviennent d'autres mots, d'autres images, tout comme un fil posé sur une pièce de tissu, qui une fois tourné entre les doigts, se sépare en plusieurs fils plus fins...
En ce sens, ce sens d'une écriture “physique” impliquant la nécessité d'une “dernière version”, il n'y pas d'épuisement et encore moins ce “vide” survenant...
Lorsque le texte semble “achevé” enfin, et que le fil donc, a été tourné et retourné entre les doigts, et que les mots, les images se sont dévidés en filaments issus du fil... Il vient une sorte de sérénité, une sorte “d'instant karma”... Et lorsqu'au delà du tableau “achevé” se sont déjà formés dans leurs grands traits les prochains tableaux, alors “l'instant karma” se prolonge comme s'il ne devait pas prendre fin...
Ce qui serait réellement et cruellement épuisant – je dirais “insoutenable”- pour un écrivain, ce serait “d'être aujourd'hui, de main encore et pour combien de temps, complètement à sec”! De sentir venir les idées, de voir se former les images, s'entremêler ou se bousculer les mots... et ne pas pouvoir écrire! D'être devant un paysage, en face d'un visage, de se trouver en une situation de relation ou d'observation... sans cette pensée qui donne les mots à écrire mais avec seulement du ressenti à l'état brut...
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Le volcan Islandais
- Par guy sembic
- Le 12/05/2010
- Dans Articles
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L'un des volcans Islandais est celui qui a inspiré Jules Verne pour “Voyage au centre de la Terre...
Jules Verne qui fut un romancier “visionnaire” mais aussi un scientifique, avait imaginé que ce voyage dans les entrailles de la Terre débutait à partir d'une faille ouverte dans le fond du cratère de l'un de ces volcans d'Islande, sans doute du plus grand et du plus potentiellement dangereux de ces volcans, celui dont la “cheminée” (ou boyau) s'enfonce le plus loin à l'intérieur de la Terre...
Tout au long de son récit, Jules Verne nous décrit un trajet sinueux et complexe à travers l'écorce terrestre c'est à dire uniquement situé dans ces couches rocheuses encore éloignées du “noyau” (en fusion) de la Terre...
Soit dit en passant, un “vrai” (et sérieux) romancier de science fiction “s'arrange” pour que son récit ait “une certaine crédibilité”, s'appuie et se fonde sur des connaissances techniques et scientifiques pour construire son récit, même si lui même en tant qu'auteur ainsi que chacun de ses lecteurs se rendent bien compte que nous demeurons tout de même dans le domaine de la pure fiction...
Voilà-t-il pas que ce “satané volcan” entrerait dans une phase explosive... Peut-être comme certains autres par le passé et en plusieurs lieux de la Terre, ce qui pour un temps modifia le climat local et obscurcit le ciel et provoqua “d'étranges phénomènes”... et quelques catastrophes? Ou pire encore, ces volcans de la fin du Tertiaire qui “pétaient” en ceintures de feu et de laves sur de grandes distances?
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L'astronef imaginaire
- Par guy sembic
- Le 11/05/2010
- Dans Anecdotes et divers
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L'astronef imaginaire
C'est un astronef imaginaire. Il vient de se poser là devant moi. Je ne l'attendais pas...
Une sorte de lessiveuse avec des trous carrés et un couvercle en béton surmonté d'un périscope de sous-marin...
Cet astronef imaginaire « branle » drôlement... Comme une lessiveuse jouant à la machine à laver en phase d'essorage... Je ne sais rien des éventuels « cosmonautes » qui pourraient venir d’un autre monde, à bord de cet « autobus de l’espace ».
Seraient-ils, ces « gens », porteurs de quelque message? Viendraient-ils d’un monde meilleur que la Terre ? Je n’en sais rien.
Le jour que j'ai devant moi est une boule de verre en deux moitiés séparées par une pellicule intérieure qui semble faite de poussière...
Ainsi est ce jour, d'une moitié de la boule, où j’ ai envie de vous dire d'une voix à peine plus audible que le cri d'un oiseau : « continuez sans moi, j'en ai assez de vos indifférences, de vos mépris, de vos clameurs, de vos rumeurs, de vos humeurs et de vos agitations, je n'ai plus rien à vous dire ; je monte dans l’ astronef, je viens d’ apercevoir une sorte d’ échelle de corde jaillie d’un trou carré »... Et ce jour là je fonce droit vers l’ astronef de tout mon être tendu vers un « ailleurs » inconnu. Et peu m’importe la destination.
De là où je serais parvenu, très peu de personnes sur la Terre recevraient un message de moi...
Ainsi est ce jour, de l'autre moitié de la boule, où je regarde l’ astronef et me dis : « Non, je ne monte pas aujourd’hui dans l'astronef... Peut-être parce qu’un regard, un sourire, un visage ce jour-là, est tombé du ciel... Et non pas du « trou carré de la lessiveuse »...
Alternance entre ces jours où j’ai envie de partir dans la lessiveuse des étoiles... Et ces jours où visages et regards bouillonnant dans l'astronef de terre, me mettent des étoiles dans les yeux...
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Le vécu peut être plus beau que l'écrit
- Par guy sembic
- Le 09/05/2010
- Dans Chroniques et Marmelades diverses
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Plus nombreux que nous sommes lors de certaines rencontres qui nous réunissent, une heure, un jour... À peine plus nombreux à dire vrai... Vivons nous entre nous dans une même communion de pensée et de rêves, et de projets peut-être ?
J'ai dit que le “vécu” parfois, était plus beau que l'écrit... C'est la raison pour laquelle dans les jours heureux d'une rencontre entre proches ou amis ou connaissances, je n'écris jamais rien, alors...
Dans le temps de l'évènement heureux, du partage, de la relation... Les mots qui seront plus tard écrits, existent déjà avant qu'ils ne soient nés. Les mots que nous nous disons dans ce temps de l'évènement heureux, et que nous n'écrivons pas, sont nos plus beaux écrits.
Nos visages, nos regards, nos complicités, nos voix et nos mains lors de telles rencontres, se touchent. Nous sommes comme des enfants et la brutalité du monde avec ses égoïsmes, ses mystifications et ses obscurités, ne peuvent plus nous atteindre... Nous devenons “voyants et émerveillés” parce que nos pensées sont pures et vraies, et nos esprits préparés... Et les émotions les plus souveraines si elles peuvent et doivent être exprimées, ne nous aveuglent pas cependant, ne nous enferment pas dans une sorte de “bulle de roche”...
Il y a ces “piqûres d'héroïne” qui valent vingt fois l'acte d'amour mais dont les effets secondaires sont si dévastateurs!
Serait-on éprouvés à la mesure de ce que nous sommes capables de surmonter? Serait-on heureux à la mesure de notre capacité à ressentir le bonheur? Je le crois...
Nous avons tous, auteurs, artistes, écrivains en particulier – et cependant êtres ordinaires par ailleurs et d'entre tous les humains- des “parcours de vie”assez chaotiques, des expériences souvent difficiles, des souvenirs brûlants ; de la gravité, de l'émotion, du drôle et du tragique en nous... Mais aussi des aspirations, des besoins fondamentaux, des obscurités, des motivations tout à fait personnelles, une part d'ingérable en nous-mêmes... Tout cela constituant et “existant” cet être que nous sommes, cet être “à nul autre pareil”... Et c'est avec tout cela aussi, que nous disparaissons un jour, dont il ne demeure qu'une chrysalide desséchée, transparente et légère suspendue sur l'un des innombrables fils d'une immense “toile de souvenirs”...
Nous pouvons, ensemble, aussi différents que nous sommes les uns des autres, trouver ce “passage aussi rêvé et cherché qu'impossible”, que les glaces et les brumes nous cachent, ou que des feux le long des rivages nous suggèrent afin de nous naufrager...
“La porte du bonheur est une porte étroite”nous chante Jean Ferrat...
Il y a aussi tous ces feux qui courent tels des feux de brousse, les feux de la rumeur, de l'opinion, nourris de tout ce que l'on y jette dedans... Et dont les cicatrices noires sur un paysage brûlé ne s'effacent jamais.
Il y a encore des feux que l'on alimente et perpétue autour d'un même foyer, dans un même campement, entre les mêmes visages, les mêmes espérances, rêves et complicités... Ces feux là ne courent pas dans la brousse mais peuvent nous retrancher du monde alors que ce monde parfois, nous tendrait bien une “petite menotte au bout de son grand bras blessé”... Il ne faut donc pas faire de ces feux un refuge, ou une forteresse de lumière pour des “seuls élus” que nous serions tentés d'espérer être mais que nous ne sommes en vérité jamais...
Il y a déjà cette “transparence”... si belle, encore si embryonnaire, si fragile, si fugitive, dans le regard d'un être vivant...