Articles de yugcib
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La littérature c'est encore mieux qu'une révolution
- Par guy sembic
- Le 30/09/2009
- Dans Pensée, réflexions, notes, tags
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“Les gouvernements suspectent la littérature parce qu'elle est une force qu'on ne peut maîtriser” [Emile Zola]
La littérature fait mieux que de s'opposer ou de résister aux gouvernements : elle rend les gouvernements inutiles, et tout aussi inutiles les religions et les cultes. Elle rend même inutile le gouvernement qu'elle pourrait imposer au monde par son esprit et par sa force...
Le problème c'est que cette littérature n'existe pas encore. Quel gouvernement d'ailleurs, quelle civilisation, ferait exister cette littérature là, si d'aventure elle venait à naître?
Ce que les gouvernements et les religions ne peuvent faire disparaître, même avec les moyens dont ils disposent, même avec leurs armées, leurs polices et leurs prêtres ; c'est cette capacité de réflexion que les gens et les peuples ont encore en dépit de tous les mensonges proférés.
Ainsi la littérature qui s'opposera et résistera aux gouvernements et aux religions, viendra et se répandra dans le monde. La littérature n'est pas seulement de la pensée et de l'imaginaire, de l'écrit dans les livres et de la parole sur les scènes. La littérature c'est aussi de l'action, de l'oeuvre, de l'accomplissement... Une sorte de symbiose entre l'agissement, le “faire”, le “paraître”, l'être”, le “devenir” d'une part ; et la pensée, l'imagination, la réflexion, le dit et l'écrit d'autre part.
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Star Académie planétaire
- Par guy sembic
- Le 29/09/2009
- Dans Anecdotes et divers
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Il y a bien dans l'immédiat un certain contentement, c'est à dire du plaisir et de l'intérêt, à découvrir tout ou partie de l'oeuvre d'un auteur ou d'un artiste... Lorsque ce qui est produit atteint un public, émeut, surprend, rejoint des aspirations communes et populaires ou conforte dans des croyances, dans des rêves, dans des espérances...
Il faut sans doute pour que le contentement du public soit réel, un talent particulier de l'auteur ou de l'artiste... Et quelque support médiatique ou autre.
Mais l'on se moque bien en vérité, du devenir de l'onde de choc du contentement , et l'on ne fait jamais rien dans l'immédiat pour assurer un prolongement à cette onde de choc, le prolongement qui devrait lui faire suite...
Une sorte de “Star Académie” planétaire s'est substituée aux représentations théâtrales, aux troupes de comédiens, aux écoles de peinture et de littérature qui elles duraient et tout en évoluant et se renouvelant, traversaient les générations.
Cependant si l'on ne fait jamais rien dans l'immédiat, de nos jours et dans le monde actuel pour assurer un prolongement à l'onde de choc produite dans le public par une création artistique ou littéraire... N'en a-t-il pas été de même par le passé?
En 1863 lors d'une visite d'exposition de tableaux de peinture, Napoléon III interpellé par certaines oeuvres jugées “barbares” défiant la tradition classique et l'esprit des différentes écoles, autorisa l'ouverture d'un Salon des Refusés... Ce qui d'ailleurs ne mit point pour autant “en vogue” les artistes les plus engagés dans une manière de peindre toute nouvelle et assez dérangeante à l'époque. Et cent ans plus tard sur les murs de tous les plus grands musées du monde, étaient accrochés les tableaux devenus célèbres d'artistes jadis décriés par le public ou bannis des écoles traditionnelles...
L'immédiat c'est à dire le temps présent ou le temps historique en une période donnée de quelques années ou de l'espace d'une génération, l'immédiat peuplé des gens de ce temps présent, est dans l'ignorance complète de ce qui plus tard sera... L'immédiat se satisfait de ce qui le conforte et rejette ce qui le dérange ou lui est étranger.
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L'ennemour n'est jamais heureux
- Par guy sembic
- Le 26/09/2009
- Dans Anecdotes et divers
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L'ennemour n'est jamais heureux...
Il n'y a pas d'amour heureux? Je n'en suis pas sûr!
Il n'y a pas d'ennemour heureux? Cela j'en suis vraiment sûr!
L'ennemour vécu en soi comme l'air qu'on respire ou que le pipi qu'on fait dix fois par jour, est toujours malheureux sans être ressenti comme le grand malheur qu'en vérité il est et ne cesse de se pérenniser et de se répandre dans le monde...
L'ennemour « singe » très mal l'amour. À la limite je lui préfèrerais presque la haine.
Nous vivons d'ennemour, de loisirs formatés et de produits consommo-jetables, et je n'appelle pas cela vivre même si l'on passe sa vie à l'écrire sur Facebook, dans les blogs et sur les forums du Web... Car se donner l'illusion d'une vie intérieure et d'une pensée qui n'existent que par la volonté de s'exister à tout prix, c'est -excusez moi le terme - « faire son petit caca nerveux »...
« Chier » est un vilain mot que l'on emploie « à gogo » dans une sorte d'Espéranto d'ennemour à chaque mouvement d'humeur morose et trépignante. En langage Yugcibien je dirais « chouer », appuyant bien sur le OU en séparant le son OU du son É ; ou contractant OU et É en un seul son très bref selon le contexte :
« Il ou elle a chOU-É » pour un caca « face de bouc » (ou de boucque) bien en évidence sur le tapis du salon...
« Il ou elle a cho'é » pour un caca intempestif, sournois et scélérat tel celui d'un minou malpropre derrière le grand living du salon...
Quoiqu'il en soit de « chOU-É » ou de « cho'é », c'est l'ennemour qui s'exprime comme l'air du poumon qui s'expire.
Il y a un ennemour fou, inintelligent, scandaleux et planifié, érigé en académie ; à ne pas exister ce qui devrait être existé...
Il y a un ennemour fou qui « singe » très mal l'amour, à faire exister ce qui apporte dans le moment un contentement immédiat...
Il y a un ennemour fou (parfois émouvant cependant) à passer sa vie à « face-de-boucquiser »...
Toutefois, il faut le reconnaître, Facebook, les blogs et les forums demeurent tout de même des espaces de visibilité, de création artistique, d'écriture, de dialogue et de communication...
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J'ai triché, je l'avoue
- Par guy sembic
- Le 18/09/2009
- Dans Anecdotes et divers
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Déjà à l'époque en 1996, en 2001 puis en 2005, je me disais : “Si j'étais mort ou si j'avais cessé d'écrire depuis deux ans il n'y aurait pas tout ce que j'ai écrit ces deux dernières années”...
Vers la fin de l'année 2007 je me suis dit : “Si je devais bientôt mourir ou cesser aujourd'hui d'écrire je me sens assez heureux d'avoir pu encore produire ce que j'ai écrit durant ces derniers mois passés”...
Et il n'y aurait point eu ce que j'ai écrit depuis 2008... s'il était inscrit sur une urne “Guy Sembic dit Yugcib 1948-2007”...
Rétrospectivement il me semble toujours au jour où je suis, avoir enfin écrit l'essentiel de ce que je voulais écrire.
Et je me pose cette question : “l'essentiel, le vrai essentiel ; n'est-il pas à venir et ne manquera-t-il pas à mon oeuvre d'écriture si je ne parviens à l'écrire?”
Ce que jamais je n'accepterai, même comme un long faux plat descendant lors d'une interminable randonnée à bicyclette ; c'est le déclin. Et en cette occurrence je cesserais vraiment d'écrire.
Mais le regard que je porte sur le déclin n'est pas dans le sens du monde. Il y a en effet de ces déclins qui ressemblent trop à des chemins tout illuminés montant droit au ciel et jusqu'aux étoiles lointaines... Et cela ne me convient guère.
Rétrospectivement, quelques écrits de mes premiers carnets, ceux d'avant 1996, m'étonnent cependant, à les relire... Je leur trouve un air presque actuel.
Je me livre ici à une confidence :
Sur mon site et sur mon blog, les textes que j'ai glanés de ces premiers carnets, du moins certains d'entre eux, ne sont pas vraiment tout à fait d'origine...
En effet je ne me suis point risqué à les reproduire tels qu'ils furent écrits à l'époque. Quant à ceux qui ne figurent pas sur mon site ni sur mon blog, sans doute demeureront-ils “en l'état” et dans mes carnets aux pages écrites de ma main et au crayon... À moins que je n'en exhume une partie afin de “conjurer” ce déclin que je ne saurais accepter de voir venir. Il va de soi que ce serait là une “conjuration en haut lieu”...
J'ai triché, je l'avoue! Par petites touches... ou par omission puisque ces premiers carnets sont une “jolie petite écharpe de femme” éclipsant l'ombre d'un grand corps dégingandé de géant.
A cette époque là, de mes premiers carnets, jusqu'en 1995, il n'y avait pas d'informatique, pas d'internet, pas de forums du Web, pas de blogs... Et je ne publiais donc pas... Ou parfois tout à fait occasionnellement dans quelque revue littéraire (Missives, de la Société Littéraire de la Poste ; Revue des Ecrivains Vosgiens, par exemple)...
Je n'aurais pas non plus contacté ni un éditeur, ni un imprimeur... Et les journaux régionaux de l'époque ne publiaient pas encore de courriers de lecteurs...
J'étais surtout “oral” : dans les réunions de travail avec mes collègues de la poste, dans certaines réunions d'amis... En fait mes écrits ressortaient dans les propos que je tenais alors... Comme je ne pouvais publier, je “faisais avec mon regard, ma voix, mes gestes”...
A présent, au temps du Net et des forums, et des blogs... Je souhaite publier (puisque c'est possible sans dépendre d'un éditeur, d'un organisme ou de quelque média ou autorité officielle et reconnue)...
Et puisque je peux publier, alors autant publier ce qui me semble publiable : il est certain que je ne vais pas me risquer à publier par exemple , tel qu'il est, le contenu de mes carnets (du moins le contenu des premiers)... D'où un “ravalement de façade” assez conséquent !
Cependant, un “ravalement de façade” demeure tout de même une opération “hasardeuse” (qui à mon sens peut être une sorte de “tricherie” c'est à dire une manupilation dans le but de “se rendre meilleur que l'on est en réalité”)...
En fait je ne souhaite pas avoir cette démarche là : celle du “ravalement de façade” selon la ou les procédures les plus couramment employées (et qui “payent” assez bien il faut le reconnaître)...
Je pense qu'une oeuvre est un tout, et non pas seulement “quelques façades bien ravalées” ou encore seulement quelques belles réalisations en particulier... Ce que j'appelle “les trous noirs” font aussi partie de l'oeuvre intégrale et doivent peut-être demeurer visibles...
Disons que si je “triche” comme je dis (sans doute le terme est-il en l'occurrence incorrect) je “triche” dans le sens de “travailler tel un alchimiste”... Et un alchimiste de toute évidence, ne va pas travailler avec n'importe quelle matière, des matières qui sont présentes dans l'atelier de l'alchimiste, des matières “nobles” certes, pour certaines d'entre elles, mais inutiles ou sans consistance. Par contre il peut y avoir dans l'atelier de l'alchimiste des matières moins “nobles” dont l'alchimiste tire des réalisations qui ne vont pas faire sa gloire aux yeux de quelques personnes qui le connaissent ou le découvrent...
Aimer, ce n'est peut-être pas aimer si l'on n'aime que ce qui est beau, qui fait du bien, qui est utile, que tout le monde apprécie...
... Tartempion, que je ne connaissais ni d'Ève ni d'Adam, lorsqu'il lisait mes “articles” (courrier des lecteurs) dans Sud Ouest Dimanche en 2002... Ce Tartempion là, lui aussi ne me connaissait ni d'Ève ni d'Adam...
Il n'y avait donc aucune raison que Tartempion réagisse à mon “article” et m'écrive...
J'écrivais alors des “articles” dans le courrier des lecteurs de Sud Ouest Dimanche parce que c'était le seul moyen pour moi à l'époque, de me donner une petite visibilité, puisqu'il n'existait encore ni forums ni blogs sur un Internet en “bas débit” d'ailleurs...
Avec l'arrivée des forums, des blogs et du haut débit ; j'ai peu à peu cessé d'envoyer des “articles” dans le courrier des lecteurs de Sud Ouest Dimanche.
De l'aléatoire (à être publié) je passai directement à la certitude de me publier moi-même sans devoir être choisi ou sélectionné.
Tartempion existe aussi sur le Net tout comme il existait dans le Grand Aquitaine de Sud Ouest Dimanche...
Certes Sud Ouest Dimanche avait alors un tirage de 330 000 exemplaires mais de toute évidence il n'y avait jamais 330 000 personnes lisant le courrier des lecteurs...
Ce qui m'intéressait c'était d'être lu par des personnes de ma connaissance : par exemple les collègues de la Poste des Landes, des gens demeurant autour de chez moi, des personnes de ma famille ou plus largement si je puis dire, un public aimant me lire... J'appelais ces “courriers” des “missiles”et leur attribuais des vertus de “simples” plutôt qu'un pouvoir “décapant” quoique parfois ils “décapassent”...
Ai-je davantage de visibilité sur le Net auprès de ces personnes là, qu'au temps de mes “articles” dans Sud Ouest Dimanche? C'est à voir...
Rien ne vaudrait peut-être mieux – si cela était faisable mais cela ne l'est point – que je puisse disposer dans Sud Ouest Dimanche d'une page entière!
Et rien ne vaudrait encore mieux – si cela était faisable mais cela ne l'est point – que l'on me donne une salle ou un lieu public pour lire mes textes!
Je ne me suis jamais senti dès mon enfance, enclin à demeurer tout seul entre quatre murs ou dans un jardin ou un bois. Les murs n'ont pas d'oreilles ni d'yeux, le jardin ou le bois c'est très beau mais sans visages c'est un peu raide...
Je ne crois pas en Dieu parce que pour moi, Dieu c'est comme un mur... Un mur auquel on a inventé des yeux et des oreilles...
Je veux de vrais yeux et de vraies oreilles en face de moi... Pas un mur blanc et lisse, un mur de briques ou de terre, un mur n'importe quel mur... Un mur “bulle de roche vu de l'intérieur”.
Dieu, ça serait vous : vos visages, vos yeux, votre voix, vos mains, vous tout entier là devant moi! Et c'est vous qui me créez!
Tout a commencé lorsque j'ai cabriolé dans le couloir à trois ans devant ma cousine âgée elle aussi de trois ans.
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L'écrivain original
- Par guy sembic
- Le 18/09/2009
- Dans Pensée, réflexions, notes, tags
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“L'écrivain original n'est pas celui qui n'imite personne, mais celui que personne ne peut imiter”
[ Chateaubriand, dans “Génie du Christianisme”]
... Imiter n'est pas copier ni plagier (copier c'est “mécanique” quoiqu'intentionnel, plagier c'est s'emparer d'un écrit qui n'est pas le nôtre quitte à le “transformer” un peu)...
Imiter est un art, un vrai art... Il n'y a d'ailleurs que de très rares “bons imitateurs”... Qui pourrait par exemple, imiter Coluche... Ou Louis Ferdinand Céline?
Imiter c'est donner une interprétation, produire une facture personnelle de ce qui fut, de ce qui est, de ce qui sera même... Et cela est inimitable.
Imiter c'est comme le travail d'un traducteur... Et qui traduirait un écrivain intraduisible?
L'écrivain original, celui que personne ne peut imiter, ni même traduire tant sa facture est empreinte de ses propres signes, est forcément un écrivain dont le rayonnement ne peut traverser un grand ciel, ne peut être reçu comme il se doit sous les grandes tentes des déserts où en définitive l'on parle le même genre de langage...
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Le silence, une forme de vengeance ?
- Par guy sembic
- Le 18/09/2009
- Dans Pensée, réflexions, notes, tags
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"Et si le silence, une certaine forme de silence sans ressentiment ni amertume, était en quelque sorte, une vengeance ? "
Si cela était, c'est ainsi que je me vengerais! Car la plus efficace (et la meilleure) forme de vengeance à mon sens, c'est la vengeance qui est, non pas “un plat qui se mange froid” ou bien “trois odorantes boulettes de viande au fond d'un vase à long col fin”, mais une assiette vide, blanche et sans aucune tache... Ou quelque petite oeuvre messagère et chargée de sens - un film, une musique, une poésie, un conte, une nouvelle, un écrit – ne mettant directement en cause ou ne nommant aucun personnage réel...
En somme une telle forme de vengeance accorde le “bénéfice du doute”, libère son auteur de tout ressentiment et de toute amertume, et exerce la violence d'une interrogation, soit par l'assiette blanche, vide et sans tache ; soit par le message...
L'assiette blanche, vide et sans tache, c'est peut-être encore plus “radical” que le message.
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Les jeunes loups rassis pétant haut dans les cocktails
- Par guy sembic
- Le 18/09/2009
- Dans Anecdotes et divers
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“On a la retraite que l'on mérite!” dit-on...
C'est à dire le montant de la pension de retraite que l'on perçoit chaque mois.
Si mes renseignements sont exacts, mes collègues de la poste où j'étais en activité jusqu'à la fin de l'année 2004 ; et qui eux “sont allés jusqu'au bout”(de leur carrière) ... Ne perçoivent guère plus de 200 ou 300 Euros par mois de plus que moi ayant cessé mon activité à la poste 3 ans avant l'âge de 60 ans.
De surcroît il en fut de mes collègues qui, de leur temps à la poste, se montrèrent “foudre de guerre”, carriéristes, opportunistes, “bien dans leur peau” dans un système qu'ils encensaient et auquel ils adhéraient, un système fondé sur des valeurs de productivité, de management et d'objectifs atteints ou dépassés...
“Jeunes loups” de 50 à 55 ans, on les voyait se pavaner dans les cocktails de la Direction. Je les revois encore se pressant autour de la “sainte table” chargée de viandes froides et de petits fours salés et sucrés, en costume cravate et formant un “barrage” de leurs dos et de leurs épaules, interdisant toute approche des autres collègues en pulls et jeans... Et ces femmes en “grand chic” minaudant auprès du Directeur.
Pour ma part j'ai achevé ma carrière à la poste des Landes 3 ans avant l'heure, doté d'un blâme et d'une notation “D” (défavorable), la plus mauvaise des notations lors de l'entretien annuel d'appréciation (par le N plus 1, supérieur hiérarchique).
Ce n'est point que j'en fasse une gloire mais je l'exprime ici dans ce forum ainsi que sur mon blog, tel un acrobate en équilibre scabreux exécutant une pirouette sans doute inutile au bord de l'un de ces “trous noirs” de mon être... Sachant que depuis lors, “bien d'eau a coulé sous le pont” et qu'en définitive le rebelle, le meneur d'action de grève et de manif, le marginal, le “fouteur de merde” mais aussi le poète, l'anarchiste, le barbouilleur d'écran d'ordinateur (de la poste) que j'étais... N'est même plus aujourd'hui à la poste des Landes, un vague souvenir... Pas plus que ne sera dans quelques années si je venais à déserter les forums du Web, le Yugcib présent, devenant un aussi vague souvenir, un “crachat cosmique” de poussières et d'éclats de roches agglutinés...
Ah, ces “jeunes loups” ayant fini rassis et “si bien dans leur peau”, à la bonne heure et même après un petit quart d'heure supplémentaire! Ils ont ramé, ramé/ramé, étaient notés “E” (excellent), fini à un indice majoré dans quelque poste de management ou aux commandes d'un nouveau service...
Et aujourd'hui à l'heure où la retraite sonne, ils ne perçoivent pas même 200 Euros de plus que moi, de pension!
Vous me direz “50% des retraités Français n'ont pas 1000 Euros par mois”... Mais bon...
Une petite anecdote :
À la poste des Vosges à Bruyères où j'ai exercé durant 23 ans de 1976 à 1999 dont les dix dernières années conseiller financier, j'avais fini par devenir une sorte de “vedette” (sans doute à cause de mes élucubrations humoristiques et de mon langage de pirate lors des fameux “Harpon 1er, Harpon II, III, IV... “ des différentes campagnes commerciales orchestrées par la direction des clientèles financières)... À tel point qu'au jour de mon “arrosage” le 14 janvier 1999 pour fêter mon départ, ce fut une “nouba” légendaire qui se termina “en boîte” à Gérardmer en compagnie de mes “intimes”... Rien à voir avec la fête toute modeste et “sans tambours ni trompettes” que je fis un même 14 janvier en 2005 à la poste de Saint-Julien-en-Born dans les Landes le jour où j'ai cessé mon activité : étaient présents ce jour là à mes côtés, quelques uns de ces “Brigadiers EAR” que j'avais soutenus jusqu'au bout lors de leur grève contre une restructuration qui les brisait.
Lors de l'un de mes nombreux retours dans les Vosges je rencontrais assez souvent le jeune conseiller financier de la poste de Bruyères qui m'avait succédé et que d'ailleurs j'avais “formé sur le tas” avant mon départ après ses deux années passées à l'école de la poste... Et qui est toujours mon ami.
Il me conta un jour cette histoire navrante et bête comme chou dans la mesure où “ça fait un peu léger pour un roman même de gare” :
L'une des filles de notre équipe du Groupement postal de Saint-Dié, mariée comme moi un 9 Août, divorça au bout de 6 mois pour se “mettre” avec le nouveau directeur du groupement, passa un “EDA” (une sorte d'examen de promotion), et eut pour première action de venir “emmerder” l'un des collègues de notre équipe qui ne remplissait pas ses objectifs.
Mon ami me dit aussi “depuis que tu es parti c'est plus ça, on se marre plus du tout et c'est devenu chiant à mourir”...
Comme tout cela est loin en 2009! Et comme tout sera plus loin encore en 2030, de ces années actuelles des forums du Web, à la vitesse où tout évolue, se consume, se dilue et finit par disparaître ou tout au mieux à se restructurer...
Ce ne sont pas les pensions de retraite qui vont vraiment diminuer : ce sont les impôts, les taxes foncières et d'habitation, le prix de l'énergie, le prix de la santé et des nécessités qui vont augmenter! Et peut-être bien aussi le “terrain” sur le Web!
Imaginez le coût de l'unité de 100 Mo d'espace perso dans un univers “très prisé”...
Et si nous construisions le “Web catacombique” afin que nous ne devenions point les uns et les autres, les “crachats cosmiques” d'un univers entièrement formaté et barricadé?
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Petite ou grande immortalité ?
- Par guy sembic
- Le 13/09/2009
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Antoine, sur un forum d'alexandrie éditions, écrit :
“Kundera, dans son livre "L'immortalité", distingue deux types de postérité : la "petite immortalité" (celle qui a lieu au niveau des proches, descendants et amis) et la "grande immortalité" (qui a lieu au niveau de l'humanité tout entière). En ce qui concerne les auteurs du web, je ne suis pas suffisamment technicien pour savoir ce qu'il en est de la "grande immortalité" (assez misérable, j'imagine, en particulier si en effet les hébergements seront coupés).”
... La "petite immortalité" c'est exactement la même chose que l'espace de l'univers dans lequel se meuvent le système solaire et ses planètes (dont la Terre), puis les étoiles ou systèmes d'étoiles proches du système solaire dans une dimension disons, de "quelques années de lumière"... par rapport à la "grande immortalité" qui serait l'univers "infini" selon la pensée des humains.
La "grande immortalité" serait donc inaccessible puisque nous ne pouvons l'appréhender dans sa totalité, une "totalité" qui n'a pas de sens et ne peut être définie...
L'on pourrait dire - et on le dit - que la "grande immortalité" alors, serait comparable par exemple à une dimension exprimée (toujours selon un concept humain) en "parsecs" (1 parsec égale la distance Terre Soleil)... Autrement dit, cent millions de parsecs serait une distance "appréciable" (et donc espérée) pour une "grande immortalité"!
Certaines "fictions" (ou mythes) au sujet de certains personnages "célèbres", "universels" et dont l'existence non prouvée scientifiquement est néanmoins affirmée ; sont assurément "de grande immortalité"... Sans doute certains de ces personnages ont-ils réellement existé, mais ils n'étaient de leur temps, que des personnages tout à fait ordinaires ayant accompli quelque action plus ou moins déterminante dans leur entourage. Ainsi naissent les mythes : dans un contexte historique, économique et social, un personnage en particulier symbolise par son action et par sa parole, une aspiration et une espérance collectives. Alors ce personnage devient “légendaire” et doté de pouvoirs que les autres gens n'ont pas... Mais c'est le mythe qui a le pouvoir, un pouvoir qui n'est que virtuel et dont la virtualité devient un moteur pour toutes les idéologies ou les religions en marche ; une “pépinière” de tyrans, de chefs de guerre, de dictateurs, de papes et de prophètes, de “sauveurs du monde” et de leurs lieutenants et officiants...
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Résonance
- Par guy sembic
- Le 08/09/2009
- Dans Pensée, réflexions, notes, tags
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Les mots ont une résonance : prononcés ou écrits mais surtout écrits. Et c'est bien cette résonance là, la résonance des mots, qui d'elle même, diffuse dans l'espace tout ce qu'elle contient...
Et dans l'espace qui n'est pas seulement géographique, cosmique ou universel, il y a aussi tout ce qui vient des êtres vivants, de chaque être vivant en particulier et qui, d'une manière ou d'une autre, fait trace...
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Petite Fleur et Cactus Bleu
- Par guy sembic
- Le 03/09/2009
- Dans Pensée, réflexions, notes, tags
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Petite Fleur et Cactus Bleu
Certains administrateurs ou gestionnaires de forums – et je les comprends très bien – éliminent de leurs listes de membres celles et ceux d'entre ces membres ou adhérents qui depuis plus d'un an n'ont guère donné signe de vie...
Toutefois cette “purge” (si l'on peut appeler cela ainsi) n'est sans doute pas envisageable sur des sites d'édition (tels qu'Alexandrie par exemple), sites communautaires d'écrivains et d'auteurs produisant leurs ouvrages et qui incluent des forums où l'on peut s'exprimer, échanger...
Mais sur ces sites là, il me paraît évident que les membres ou adhérents ont pour priorité de produire leurs oeuvres avant tout ; et ce n'est qu'accessoirement qu'ils s'expriment dans l'un ou l'autre des différents forums du site...
Le fait de devoir chaque année renouveler son adhésion implique une “réalité première” absolument nécessaire : celle d'être vivant, en bonne santé intellectuelle et jouissant de sa conscience. Un mort ou un “légume” ne peut renouveler son adhésion!
Et la voici, la question “cruciale” (à laquelle les gestionnaires ou administrateurs de forums ont peut-être pensé mais sans rien prévoir en l'occurence) :
Que devient une “Petite Fleur” ou un “Cactus Bleu” qui, mort ou réduit à l'état de “légume” ne renouvelle pas son adhésion ?
Si c'est dans un forum uniquement d'expression et d'échange, alors il ou elle disparaît tout simplement comme s'en vont bien des gens...
Si c'est dans un forum comme Alexandrie où “Petite Fleur” ou “Cactus Bleu” , morts, n'ont pas renouvelé leur adhésion mais ont néanmoins un ou plusieurs ouvrages dans la bibliothèque du site... Tant que durera la bibliothèque, “Petite Fleur” ou “Cactus Bleu” figureront encore dans la liste des auteurs sur le site...
Si c'est un blog ou un site dont l'auteur est “Petite Fleur” ou “Cactus Bleu”, et s'il n'y a pas eu renouvellement d'adhésion à la date prévue, auprès de l'hébergeur de site (pour cause de décès) alors que devient le site ou le blog? Est-il archivé, supprimé, accessible et donc encore lisible?
Sur monsite.com (hébergeur de site) par exemple, s'il n'y a pas eu renouvellement d'adhésion, le site de l'auteur, qui était du vivant de l'auteur en “version pro”, passe quand même automatiquement en version gratuite (et donc continue d'exister)...
Certes, de très nombreux sites et blogs, du fait de leur contenu (journal perso, blog de copains/copines) n'ont pas “vocation à postérité”, d'autant plus qu'ils sont “écrits comme parlés”; et ont tout naturellement le même destin que ces cartons de vieilles photos et de vieux cahiers sortis d'un grenier ou d'une cave et qui, n'intéressant personne, passent à la déchetterie ou au feu...
Mais le Net étant encore comme l'Amérique des découvreurs du 16ème siècle, personne ne s'est demandé si une “oeuvre littéraire” pouvait être issue du Net par l'existence d'un blog ou d'un site... Puisqu'une “oeuvre littéraire” par définition classique est un ensemble d'ouvrages édités et diffusés sous forme de livres, d'un auteur reconnu...
Le Net c'est (tout comme les rivières d'or de l'Amérique du 16ème siècle) une manne d'immédiateté, d'intantanéité du succès, un moyen de gagner de l'argent facilement, un “lupanar planétaire virtuel” où l'on peut baiser, draguer ; une grande loterie de toutes sortes de jeux, une foire, un marché...
... Et que devient un nom de domaine (par exemple : http://petite-fleur.fr ) à la mort de l'auteur, du fait que cet auteur ne peut plus renouveler son adhésion à 35 ou 40 euros par an pour son nom de domaine?
Je suggère que “sentant sa mort venir” (ou même à un certain moment de sa vie) un auteur de site ou de blog qui souhaite conserver son nom de domaine, puisse par exemple souscrire alors à une formule “définitive” : au lieu de payer 35 ou 40 euros pour un an, comme il le faisait auparavant ; payer cash en une seule fois une somme disons, de 300 euros (ou plus selon les services offerts par l'hébergeur)... De telle sorte que le site ou le blog aurait une garantie de vie après la mort...
Bien sûr il y a encore une autre possibilité :
Si l'auteur du blog ou du site confie à un proche ou à un ami son mot de passe pour l'accès à la page d'administration, page à partir de laquelle on peut tout concevoir, créer, modifier, ajouter etc.
Mais quelle décision “difficile à prendre” (et peut-être périlleuse ou aléatoire), que de confier son mot de passe, fût-ce à sa femme, à son fils ou à sa fille, ou à quelqu'un envers qui on aurait la plus grande confiance! Car au delà même de cette personne, qu'adviendrait-il?
Sans doute la meilleure manière de “résoudre le problème” (à mon idée) serait l'existence d'une sorte d'association d'amis de l'auteur (un groupe de personnes – comme une tribu ou un clan- a forcément beaucoup plus de chances de “survie” ou de pérennité dans le temps qu'une seule ou que des seules personnes isolées dans l'espace... )
Et pour terminer sur cette question, n'oublions pas qu'en cas de déclin brutal de notre civilisation, en particulier si du jour au lendemain nous sommes privés de tout ce dont on jouit aujourd'hui (téléphone, internet, électricité, moyens de transport...) alors fini/fini les “Petite Fleur” et les “Cactus Bleu”!
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Le sucre d'orge et l'olive bien huilée
- Par guy sembic
- Le 31/08/2009
- Dans Pensée, réflexions, notes, tags
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Le sucre d'orge et l'olive bien huilée
La religion – toutes les religions – et y compris toutes les idéologies ayant à leur tête quelque personnage genre “zorro” ou quelque groupe de personnages d'autorité et de décision , et encore toute pratique pseudo religieuse ; toutes les fables, toutes les fictions et tous les mythes, tout ce qui produit des expédients métaphysiques et en organise le trafic... Oui tout cela dis-je, n'a jamais été ni ne sera jamais un espace de réflexion, de culture, de connaissance, de savoir et de progrès pour l'être humain...
C'est comme un énorme sucre d'orge reproduit à des milliers d'exemplaires et vendu sur tous les marchés de la planète, un sucre d'orge trempé dans tous les colorants possibles et imaginables qui te “branle le bout de la langue et te liquéfie le cerveau”, ou comme une olive bien huilée en forme de suppositoire qui te chatouille l'orifive anal, avant de te cuire le boyau si tu ne suis pas les prescriptions édictées par les “toubibs”...
Et pour finir “t'y crèves quand même”! Mais qu'importe, y'a le “tunnel de lumière”, les tables qui tournent, la boule de cristal... Et le Paradis, et l'Enfer, et les Anges, la psychologie ésotérique, la philosophie judéochrétienne avec Dieu en sourdine et l'athéisme devenu lui aussi une religion, l'idolâtrie, le Fric Roi et le “Matuvuisme”!
L'autorité et le pouvoir étaient avant que ne vienne l'homme sur la planète, des forces naturelles et intemporelles... L'être humain comme tous les êtres vivants, eut ces forces en lui dès les premiers âges de son histoire.
L'autorité et le pouvoir sont des forces qui ne peuvent être reconnues en tant que telles, que si elles n'entraînent pas, ne poussent pas et n'inclinent pas les hommes à devenir “le plus beau, le plus riche, le plus savant, le plus fort, le plus intelligent, le plus ceci ou le plus cela”... En effet dès lors que tu ne correspond plus, même momentanément, à cette image que l'on s'est fabriquée de toi, ton autorité et ton pouvoir (et l'aura qui va avec)... “se font la malle”, et “tu n'es plus bon à rien”!
L'autorité et le pouvoir sont dans et de la réalité naturelle et intemporelle, dans le sens de la relation entre les êtres et les éléments qui constituent un environnement, dans la symbiose ou dans l'alliance se réalisant, évoluant et s'organisant entre les êtres... L'autorité et le pouvoir ne sont ni dans un ou des dieux, ni dans la religion ni entre les mains d'un maître ni dans la morale...
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La grippe qui fait peur
- Par guy sembic
- Le 29/08/2009
- Dans Anecdotes et divers
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La grippe qui fait peur
La réalité : mortalité 7 pour 1000...
Par comparaison : la petite vérole (variole) 1 sur 7
Et la "grippe espagnole" (1918 - 1922) 1 sur 7
... Pour 7 pour 1000 de mortalité, on va "foutre en l'air" l'économie et la vie d'un pays en fermant 3 mois les écoles, les bureaux, les ateliers, les usines, les lieux publics, etc. ?
Bonjour les examens, les concours, les études, les formations et tout et tout!
7 pour 1000! La route, le coeur et le cancer font bien plus, autrement plus, que 7 pour 1000!
... Et je ne parle pas des suicides!
Merde! Un masque pour "luminer sa femme", pour aller pisser, pour "gnaquer" dans un sandwich... "Ils sont fous ces Humanuscules"!
... Et si la "terrible petite bête à 7 pour 1000" passait aussi par internet?
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Home, sweet home, sweet Téterre
- Par guy sembic
- Le 29/08/2009
- Dans Anecdotes et divers
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Home, sweet home, sweet Téterre...
HOME ? Un somnifère de première! Mais tout de même : un "BON" somnifère... Cela me rappelle un film de science fiction épouvante "SOLEIL VERT" où l'on fait se suicider les "vieux" dans une sorte de "Centre médico social" : on leur passe sur plafond et murs un film en 3D avec des images bouleversantes d'une grande beauté et très émouvantes, et une musique "céleste" berce les "suicidés volontaires" qui bien sûr meurent doucement, "sucés et branlés jusqu'à la moelle de leurs os"... Car la science de l'époque (cela se passe en 2022 à New York) a inventé un "narcotique" conduisant de la sorte à la mort...
Et le "Système" (politico économique social - et "intellectomane") dont les gouvernants et les dirigeants sont tous de grands seigneurs de la finance et des affaires... "récupère" les cadavres des "suicidés" pour en faire du "soleil vert" (un produit alimentaire de 1er choix sous forme de biscuits )!
Et ce "soleil vert" génère des profits fabuleux, c'est la "grande affaire" de l'époque avec toutes les conséquences sociales et économiques possibles et imaginables...
HOME c'est bouleversant et cela fait réfléchir, certes! Et je pense qu'à la base c'est sincère... Mais derrière tout cela je sens l'ombre des "Humanuscules"...
Trop nombreux encore à mon sens, tous ces gens (petits et grands et de toutes conditions) qui vivent tels des arbres sans branches et sans racines et avec 2 trous dans le tronc, un devant pour avaler, un derrière pour évacuer (quand pour certains ce n'est pas un seul trou comme le trou du cul buccal des oursins!)
... SOLEIL VERT, film sorti je crois, vers 1975. A cette époque là, nous versions culturellement dans le “catastrophisme romantique et émouvant” et les gens “aimaient à se faire peur” en imaginant un monde “pourri” tel une bombe à retardement qui “allait tout faire péter”... Mais comme par miracle, il y avait des survivants, des sortes de “messies” de la science, d'une nouvelle éthique ou morale, et le monde “repartait” avec ses bonnes vieilles valeurs judéochrétiennes...
Je ne pense pas que ce film, SOLEIL VERT, s'il était aujourd'hui conçu même par un cinéaste de renom, puisse être produit et diffusé dans les grandes salles de spectacle du monde. D'ailleurs, depuis l'époque de sa sortie, il n'a jamais été – et pour cause – remis en scène”! La seule fois où j'ai pu le revoir c'était lors d'un festival Fantastic' Arts à Gérardmer en 1998.
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Trompe la mort
- Par guy sembic
- Le 24/08/2009
- Dans Anecdotes et divers
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Je pensais, ce dimanche 23 Août 2009 sur la plage de Saint Girons dans les Landes, au beau milieu de tous ces estivants et touristes venus de toute la France et de toute l'Europe, en ce magnifique après midi d'été de grande affluence, de parasols qui champignonnent, de crêtes blanches explosives se brisant avec fracas et éclats de lumière sur le sable, de cerfs volants claquant au vent...
Je pensais, oui, à ce “Lézard Lumineux”, ce colporteur des soirs de feux d'artifice proposant ses “lézards” verts, rouges et bleus aux enfants qui, dans la nuit naissante, font tourbillonner ces “lézards” avant que n'explose la féerie des fusées et des fleurs pleurant de joie dans le ciel...
Ce “Lézard Lumineux”qui, les soirs d'orage, “lumine” sa femme !
Et je me dis :
“ Un homme dans l'attente qu'il a et qu'il vit d'une femme, dans ce bien être fou qui le saisit en la présence de cette femme, durant tout le temps que s'étend, se lève et se raidit cette attente au plus profond de lui-même... Peut-il, cet homme à ce moment là, mourir?
Ainsi “Lézard Lumineux” luminant sa femme les soirs d'orage, et se luminant d'elle en colportant ses “lézards”... Trompe la mort.
... Dans l'attente d'une femme... Dans cette attente heureuse et folle de bien être, d'une femme... Ou de la féminité... Est-il possible de mourir?
... VOIR dans Carnet 38 "Lézard Lumineux" ...
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Visages à peine entrevus...
- Par guy sembic
- Le 23/08/2009
- Dans Pensée, réflexions, notes, tags
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Fragrances aussi fugitives qu'agréables... Ces visages passent, soudainement fous et (ou) heureux de dire bonjour, de dire qui ils sont...
... Mais qui dans les jours qui caracolent puis s'éloignent, ne viennent ou ne reviennent plus...
... Et l'on ne sait pas, on ne sait plus... On croit, on pense, on “échafaude”, on médit, on se met en transe, on oublie...
Un visage à peine entrevu, qui nous a montré sa petite lumière, qui nous a souri... Et que l'on aurait pu aimer... Est-il vraiment perdu ?