Articles de yugcib

  • Pipi dans un violon

    Pipi dans un violon

    ... Je pisse dans un violon mais je pisse gras et crème brûlée...

    Surtout et pour l'essentiel dans les violons du CON SERVATOIRE ...

    Dans ces violons qui accompagnent la lénifiante rengaine du vent en poupe...

     

  • Comment imaginait-on le futur au Moyen Age ?

    Le pâtre ou le paysan de l'an mille, ne sachant ni lire ni écrire et n'ayant jamais quitté son village, pour l'essentiel préoccupé de sa survivance, de trouver chaque jour de quoi se nourrir ; dans l'adversité des intempéries, du passage d'une troupe de mercenaires ou de pillards, des maladies et de la mort omni présente autour de lui et emportant sa femme et ses enfants…

    Et même l'étudiant ou l'érudit d'une université du Moyen Age…

    N'a imaginé le monde de l'an 2018…

    Et si d'aventure il s'y est essayé, avec ce qu'il lui pouvait venir en tête dans ses rêves, peut-être a-t-il “vu” une sorte de boîte tenant dans la main, permettant de parler à des gens au loin et d'apercevoir le visage de ces gens…

    Le troubadour, le poète des rues, le raconteur d'histoires, dont le quotidien de vie était fait de rencontres et d'itinérances, lui, a peut-être imaginé le futur…

    Comment les gens vivant sous le règne de Louis XVI, sous la Révolution ou sous Napoléon, pouvaient bien imaginer le futur… si toutefois ils l'imaginaient dans la dureté, dans le souci, dans la violence, dans la précarité du présent ?

    Aujourd'hui en 2018 l'on se parle et l'on se voit, l'un assis à la terrasse d'un café parisien, sa “boîte” à la main, et l'autre dans sa chambre assis sur son lit, sa “boîte” à la main également, au 34 ème étage d'un grand immeuble à Shangaï… Et cela grâce à une colonne-tour métallique de 30 mètres de hauteur, relais local de l'internet mondial…

    Mais en vérité, le monde de 2240 ou de 3125, n'aura rien à voir avec tout ce que l'on peut imaginer en 2018…

     

  • Les ailleurs et les autrement

    Aux Alouettes, sur les quinze pavillons du lotissement, neuf étaient à vendre…

    Ils rêvaient tous, aux Alouettes, de Bac plus 2 à la soixantaine dévastée, de quelque ailleurs et de quelque autrement…

    Aux Alouettes, aux Tulipes, aux Hortensias… l’on ne compte plus ces ailleurs et ces autrement, dont ne sait bien souvent, de quoi ils sont faits…

    De Bac plus 2 à la soixantaine dévastée en passant par la trentaine endettée, l'on rêve de ces étés que l'on ne verra jamais, de ces visages que l'on rencontrera peut-être, de ces mots que l'on dirait bien mais que personne probablement n'écouterait…

    Les ailleurs et les autrement volent en éclats parce que le moindre petit arrêt de chienne jaune efflanquée devant la porte , le moindre petit bout de jardin dévasté par un coup de vent furieux, est tout de suite ressenti comme un coup de bâton dans le dos … Et qu'il faut alors, la chienne jaune efflanquée, chasser à coups de balai, et le petit bout de jardin dévasté, de nouveau arranger… Et d'autres coups, de l'adversité, recevoir…

    Les ailleurs et les autrement par la grandeur de leur taille et par tout ce qu'ils contiennent, sont sans rapport avec la dimension réduite et la pesanteur oppressante de la réalité de l'ici et du maintenant…

    De ces rêves qui viennent, de tous ces ailleurs et de tous ces autrement qui sont dans nos pensées, l'on finit par leur claquer la porte par laquelle on ne les voit jamais entrer, et la quête d'un meilleur ailleurs et d'un meilleur autrement s'épuise…

    Dans les quinze pavillons des Alouettes, l’on vivait étrangers les uns des autres mais parfois et occasionnellement reliés entre voisins, un soir d'apéritif ou de barbecue…

    Les neuf pavillons à vendre, aux Alouettes, étaient ceux des partis pour cause de travail, de divorce, de décès, d'endettement…

     

  • Voies royales

    Voies royales partout sur la Terre et dans le cosmos…

    Voies royales tracées par les hommes ou par les dieux…

    Il n'y a pas de voies royales…

    Rien que, vu du ciel de notre planète, la nuit sous les étoiles, des points et des traits de lumière sur les terres et les mers…

    Ou, vus en imagination à bord d'un astronef à deux millions d'années lumière de la Terre, de longs couloirs lumineux parcourus d'ondes magnétiques menant à des dômes métalliques sur Bêta 2 d'Epsilon d'Andromède…

     

  • L'univers et la vie

    L'UNIVERS :

     

    Zéro---- “t” ------------------------------------------10MA-------------13,7MA-----------

     

    - Zéro, ou point zéro “Big-Bang” : ce point est inatteignable, l'on s'en approche indéfiniment sans pouvoir l'atteindre”… Mathématématiquement, cela se traduit par “tendant vers zéro”

     

    -De Zéro à “t” : L'on appelle cette période de temps indéfinie, non mesurable et ne pouvant donc être ni perçue ni quantifiée : l'ère de Planck.

     

    t” : c'est l'instant “t” que l'on situe à 10 puissance moins 43 seconde après le point Zéro, soit à un temps qui est celui de 0, 000 000… (43 zéros) seconde après l'origine big bang zéro…

    Au delà de “t” vers zéro, le temps et l'espace ne sont plus mesurables.

    A l'instant “t”, l'univers a un diamètre de 1,62.10 puissance moins 35 mètre. (1,62 multiplié par 0, 000 000… 35 zéros) C'est la dimension la plus petite mesurable (appelée “longueur de Planck”).

     

    -De “t” jusqu'à 10MA (dix milliards d'années environ) :

    C'est le temps durant lequel il n'existe dans tout l'univers dans son évolution formation expansion, aucune forme de vie.

    Lorsque l'univers était âgé de 2,5MA, il était déjà d'une dimension proche de 20% de ce qu'il est aujourd'hui.

     

    -A partir de 10MA (soit pour la Terre et partout dans l'univers il y a 3,7MA) : naissance de la vie dans ses formes les plus simples d'origine.

     

    -13,7 MA : c'est l'âge actuel de l'univers. Le diamètre de l'univers actuel est estimé à 1,3.10 puissance 26 mètre (1,3.10 suivi de 26 zéros). Et son volume, à 4.10 puissance 80 mètres cubes (4.10 suivi de 80 zéros).

     

     

     

     

    LA VIE :

     

    De -4,6MA naissance de la Terre à 3,8MA : Hadéen

    De -3,8MA à -2,5MA : Archéen

    De -2,5MA à 0,540 MA : Protérozoïque

     

    Adéen, Archéen et Protérozoïque sont les 3 périodes du Précambrien (avant le début de l'ère primaire le Paléozoïque, qui commence il y a 0,540 MA soit il y a 540 millions d'années).

     

    A la fin de l'Hadéen entre -3,8 et -3,7 MA, l'on trouve des traces dans des dépôts de cristaux de zircon (constituants de roche sous forme de sédiments), de produits organiques et donc d'une activité biologique ou prébiotique. Ce sont des composés organiques carbonés indiquant une vie fondée sur la photosynthèse (processus permettant aux plantes, aux algues et à certaines bactéries qui vont apparaître au paléoarchéen vers -3,2MA, de constituer de la matière organique en utilisant la lumière du soleil).

     

     

    A l'éoarchéen (période la plus ancienne de l'Archéen) entre -3,8 et -3,7 MA :

    Les procaryotes : organismes unicellulaires sans noyau, contenant un ADN circulaire et unique dans un nucléoïde non séparé de la cellule et contenant le matériel génétique.

     

    Au paléoarchéen faisant suite à l'éoarchéen, vers -3,2MA, l'on trouve la plus ancienne forme de vie connue : une bactérie (être vivant).

     

    Au néoarchéen, dernière période de l'archéen avant le protérozoïque, vers -2,5MA, en milieu aquatique peu profond, se développent les stromatolithes, structures laminaires calcaires formées de feuillets superposés de 0,1 à 5 millimètres d'épaisseur, constitués de une couche de bactéries et de une couche sédimentaire.

     

    Au Protérozoïque entre -1,7 et -1,6 MA : constitution des plus anciens eucaryotes connus : ce sont des organismes vivants comportant le matériel génétique enfermé dans le noyau cellulaire, des brins linéaires se condensant lors de divisions cellulaires (chromosomes), c'est là le point de départ de la formation évolution diversification des espèces et êtres vivants.

     

    De “t” à -10MA environ, l'univers était ainsi fait (en évolution, formation, expansion, en tout ce qui le composait gaz, matière etc.) que la vie ne pouvait naître, les conditions n'étant nulle part encore favorables.

    Ce qui s'est passé pour la Terre à partir de -3,8/-3,7 MA, s'est à mon avis passé plus ou moins de la même manière (même processus) ailleurs sur d'autres planètes partout dans l'univers… à plus ou moins de quelques dizaines ou centaines de millions d'années près autour de -4 et -3,5MA.

    Je considère donc que la vie existe dans l'univers depuis à peu près -4 ou -3,8 MA, que ce soit dans notre galaxie (la voie lactée) ou dans celle d'Andromède ou d'une autre dans le cosmos…

    Cependant, il est possible que la vie dans ses toutes premières manifestations (et cela dans des conditions environnementales quasiment impropres à son développement et notamment sans eau) ait pu apparaître avant -3,8 ou -4MA, donc avant la formation de la Terre et d'autres planètes et systèmes … Du fait que, dès -2,5 MA lorsque l'univers n'était que d'une dimension de 20% de ce qu'il est aujourd'hui, l'on a récemment trouvé qu'il existait 1, ou plusieurs planètes très anciennes, dans un système d'étoile double (l'un des premiers systèmes stellaires formés, il y a 11,2MA…

     

     

  • Lunettes de soleil

    Derrière des lunettes de soleil, on peut regarder qui on veut, en particulier un joli visage… Jusqu'à ce que le rêve qui nous a brûlé les yeux, s'envole… Ou s'invite dans le souvenir…

    Mais les lunettes de soleil voilent, à qui l'on regarde, le regard que l'on porte…

     

  • Tom Wolfe

    Tom wolfe

    Lundi 14 mai 2018, Tom Wolfe nous quitte…

    Nous laissant son oeuvre immortelle tant qu'il y aura des Hommes sur la Terre…

    Une douzaine de romans publiés, dont le plus connu “Le bûcher des vanités” adapté au cinéma en 1990 par Brian de Palma… “Un homme, un vrai” en 1999, et “Moi Charlotte Simmons” en 2006, son troisième roman…

    Tom Wolfe est né à Richmond en Virginie en 1931.

    Dans les années 1970 il se fait connaître dans un genre nouveau, du “journalisme à l'américaine”, après avoir débuté au Washington Post, puis au New York Herald Tribune.

    Il est un observateur éclairé de la société de son temps, et en même temps, un témoin… Le “greffier du siècle” selon son expression…

    Avec son troisième roman “MOI CHARLOTTE SIMMONS”, mille pages, il nous parle du monde clos aux règles impitoyables des grandes écoles, d'une Amérique qui forme ses élites dans la pétaudière de la branchitude, de la coolitude, de la paresse et de la servitude sexuelle…

    Dans un “look de dandy au chic démodé”, Tom Wolfe incarne à mon sens, une vision du monde et de la société, en réaction contre ce qu'il y a d'impitoyable, de vulgaire et de “bienpensance nauséabonde” dans cette société “policée” mais aussi clanique, sélective et gangstérisée, voyoucratisée et -dis-je- pourrie comme un melon par la queue…

    Un peu de chic et de classe, dans cette société voyeuriste et vulgaire, notamment parmi les élites mais aussi jusqu'en bas de l'échelle sociale… Un peu de chic et de classe et avec une âme bien trempée, belle et forte… ça fait du bien, de temps à autre…

    C'est un géant qui nous a quitté… Non seulement de la littérature américaine, mais de la littérature toute entière…

     

  • Le festival de Can(n)es

    Festival de canes

    C'est la vision que j'ai, du festival de Cannes…

     

    De leurs pattes palmées, les canes ne poussent pas les gobelets en plastique éparpillés au sol, dans les pelles de ramassage des employés municipaux…

     

    Autant dire que pour moi, et comme pour d'ailleurs des millions de mes concitoyens ; tout ce qui se passe, se dit, s'affiche entre gens de scène et d'autour de la scène lors de ces grands rendez-vous annuels que sont le Printemps de Bourges, le festival de Cannes, le Festival d'Avignon, les Francofolies de la Rochelle… Et les universités d'été…

    Est un monde situé à mille lieues du monde dans lequel je vis, ainsi que la plupart de mes concitoyens, au quotidien…

    Il y a ce goût du rêve comme celui des fraises poussées hors sol sous serre et en abondance sur les marchés…

    Il y a cet attrait de la scène qui s'invite en bordure des rues et sur les places, tout comme l'attrait de ces grands restaurants qui étendent leurs tables en terrasses…

    Le goût du rêve, l'attrait de la scène… Pour ceux qui vivent à mille lieues du monde des gens de scène… et qui eux, ces gens de scène, ne font jamais la vaisselle…

     

  • Le terrier

    Si, par ce “meilleur de nous mêmes” que nous portons en chacun de nous, nous n'arrivons pas à changer notre vie ni celle des autres autour de nous, en particulier la vie de nos proches…

    C'est, parce que ces deux mondes que sont l'un, l'intérieur de nous-mêmes et l'autre celui des autres, ne sont parcourus et explorés, que dans la partie accessible, visible ou imaginée, de l'un ou de l'autre de ces deux mondes…

    Et, que ce qui est accessible, visible ou imaginé ; exerce une attraction dont on ne peut se libérer.

    Mais je crois que l'attraction dominante est celle qui s'exerce sur notre marche et sur notre vue, dans les galeries du terrier que nous creusons afin de nous abriter…

    Le meilleur de nous mêmes c'est peut-être cette capacité d'amour que l'on peut porter en soi, et qui nous fait aimer sans comprendre, et sans que ce meilleur de nous mêmes soit reconnu ou tout juste entrevu… S'il peut être entrevu…

     

     

  • Gabegie de dividendes

    J'entends ce midi, bulletin d'infos France Culture (lundi 14 mai) que la France est championne du monde des versements de dividendes… Dont les principaux bénéficiaires sont les grands pontes du Marché mondialisé les premiers et mieux servis…

    Mais je pense aussi à de nombreux “beaucoup moins riches” et même à de “modestes salariés” qui, trouvant que le livret A ne rapporte pratiquement plus rien (0,5% d'intérêt) placent leurs économies dans des portefeuilles d'actions servant des dividendes ! (Une “clientèle” soit dit en passant, ou du moins une partie de cette “clientèle” de placements en actions, qui se gave de tout ce que la consommation de masse propose et publicite en produits de toutes sortes, alimentaires, vestimentaires, guignoleries Gifi-iques et autres… Et qu'on voit sur des bateaux de croisière de 2500 personnes en Méditérannée… Et qui achète sur internet des billets d'avion ou de train “à l'arrache”, qui a sur ses téléphones mobiles I-phones smartphones des tas d'applications pour “aller faire pipi/les courses/les programmes de ciné/des jeux à la con/des tas de services gadgétiques)…

    Bien sûr y'a ces salariés de grosses boîtes qu'on oblige à prendre un compte d'actions “maison”… Ils devraient tous se lever comme un seul homme pour exiger de leur employeur, de leur direction, qu'on leur verse le “petit plus” occasionnel sur leur compte au lieu d'actions avec dividende !

    Hypocrisie ou litanie à vomir de dégoût, de rejet, que ces “rouspétances” sur “le monde qui va mal/lapoliticaille/ces pourris qui nous gouvernent/les parasites/les jeunes de banlieue difficile/ le chômage/la vie chère/les grèves/et de mon temps ceci cela/ c'est plus comme avant/ la violence/les guerres/les islamistes/ le temps qui s'détraque/la pollution/on bouffe que de la merde… Et j'en passe de quoi en faire un roman”…

    Le smartphone accroché à la ceinture/l'oreillette dans le trou de l'oreille en métro bus train avion ou à table et même en baisant…

    Et dans les manifs avec la casquette du syndicat sur la tête, des pancartes et des slogans et des fusées de brume rouge… Et des pneus qu'on brûle devant le portail de l'usine qu'est délocalisée au Maroc…

    S'il y a autant de dividendes versés et que selon ce qu'on se dit entre “résignés par la force des choses” à savoir “après tout la soupe est pas si mauvaise que ça”… Y'a pas le moindre souffle de vent de vraie/vraie anarchie pour balayer tout ça… Y'en a marre de ce merdier que je vois pas comment à part la poésie on peut s'en sortir, avec les yeux dans les yeux pour dire à c'lui ou celle d'en face qu'on l'aime… qu'on l'aime même sans vraiment le comprendre à cause de ceci de cela qu'on partage pas…

     

     

  • La porte étroite

    Je pense à cette chanson de Jean Ferrat : “La porte du bonheur est une porte étroite...”

    Cette “porte du bonheur” si étroite, serait comme un film encore bien plus fin et plus transparent que par exemple, le film de plastique utilisé pour recouvrir les pots de confiture ...

    Un film extrêmement ténu, transparent et traversable, séparant deux mondes, mais qui serait un passage sans épaisseur… Et donc, invisible…

    Et parce que le passage ne se voit pas, nous croyons être dans le même et unique monde. Mais ce monde n'est que celui que nous connaissons et dont nous appréhendons la réalité…

    La vocation de l'artiste ou du poète, c'est de nous faire passer par des mots, par des images, par des sons ou encore par des objets confectionnés, comme à travers le film, dans l'existence de cet autre monde que nous ne voyons pas…

    Mais cela ne veut pas dire que seuls, les artistes ou les poètes ont le pouvoir de nous faire passer au travers du film…

    C'est peut-être cette lumière (l'esprit, la pensée, l'intelligence, la connaissance acquise, l'énergie vitale) qui existe en chacun de nous, et dont nous pouvons rassembler les éclats dispersés en autant d'êtres que nous sommes… Qui est le passage, le film transparent entre deux mondes d'un même monde… Deux mondes dont nous n'en connaissons qu'un des deux avec l'idée que l'autre existe…

    Le bonheur, trouvé chacun de nous à notre manière et selon nos aspirations différentes et dissemblables souvent opposées… Dans le seul monde que nous connaissons et appréhendons, est un bonheur incomplet et illusoire…

     

     

  • Eurovision 2018, suite mon message d'hier

    C'est à 2h 15 de la nuit, que je me suis décidé, étant à ce moment là éveillé, à regarder sur mon smartphone les résultats… D'ailleurs ce spectacle de l'Eurovision avec la séquence finale de l'attribution des points (jurys et publics de 43 pays) venait tout juste de se terminer (à 2h 07 je crois)…

    Vers 22h j'ai regardé durant environ une demi heure, c'était au moment où j'allumai la télé, la chanson portugaise… Que j'ai trouvé “assez nulle”… Un peu plus tard est venue la chanson française “Mercy”, dont les paroles ne me semblaient pas, à l'écoute, très audibles (je connaissais le texte pour l'avoir lu précédemment)…

    Tous ces effets d'éclairage et de flashs, de scène, ainsi que les décors, les robes, costumes, coiffures des candidats et candidates, tout cela dans une gabegie de technologie du paraître et des effets spéciaux… M'a quelque peu “gonflé” on va dire… (je suis “contre” tout ça, que je trouve trop en “adéquation” avec ce monde d'aujourd'hui, du paraître et du “bling/bling”)!

    Finalement, j'ai éteint la télé avant 23h, n'envisageant point de veiller jusqu'à la fin… Et bien m'en a pris, puisque ça c'est terminé vers 2h…

    Je suis assez surpris du vote des jurys et surtout des publics pour la chanson Israélienne “Toy”, de Netta Barzilai… La gagnante de cet Eurovision 2018, ayant obtenu 529 points en tout (public, jury)…

    Surpris, oui, très surpris -pour ne pas dire “très interpelé dans un sens que je n'arrive pas à définir”- que ce soit la chanson israélienne qui ait remporté le prix… En effet, dans le contexte politique internationnal où Israël “n'est pas tout à fait en odeur de sainteté” ; et où dans un contexte “sociétal” où la condition de la Femme (en matière de droits, d'emploi, d'égalité, de “sexisme”) n'est pas non plus “en odeur de sainteté”… Il est surprenant, voire “assez surréaliste” que cette chanson “Toy”, sur le thème du respect des femmes ; ait pu avoir l'adhésion d'un public aussi élargi, lequel public étant constitué assez majoritairement de gens qui “trouvent peu à dire de la condition féminine et se résignent -ou même parfois considèrent “normal” le statut de la femme tel qu'il est encore…

    Je me pose cette question, à savoir que la chanson (en Anglais dans le texte et avec une phrase en Hébreu) écoutée par des millions d'Européens, n'a pas forcément incité les gens à utiliser la fonction “subtitle” (sous titre) sur leur télécommande, ou une fonction “traduction” sur leur ordinateur ou I-phone… Et donc, les paroles n'ont pas été comprises sur le moment…

    En revanche je n'ai pas du tout été surpris (pour les raisons que j'ai expliquées hier) par le score de la chanson française “Mercy” (13 ème place au classement général sur 43 -je m'attendais à pire )… D'ailleurs les publics tous pays confondus n'ont donné que 59 points à “Mercy”… C'est dire que les Slovènes, les Hongrois et les Autrichiens -toujours pour les raisons que j'évoquais hier- n'ont pas dû donner beaucoup de points à la France…

     

  • Eurovision 2018

    C'est plié, complètement plié à l'avance, pour la chanson française “Mercy”, de Madame et Monsieur, le duo formé par Emilie Satt et Jean-Karl Lucas, écrit le 21 mars 2018…

    Car avec ces paroles là :

    Au milieu de la mer/entre deux pays…/… Tous ces enfants que la mer a pris…/… Un navire ami a redonné sa chance à notre survie…”

    Il est dans un “à priori” très fortement fondé et qui colle à la réalité actuelle de ce que ressentent plusieurs peuples européens ; absolument impossible que cette chanson puisse remporter le prix Eurovision de la chanson…

    En effet, comment voulez vous que des Hongrois, que des Tchèques, que des Slovaques, que des Polonais, entre autres… apportent leur voix à cette chanson “Mercy”, de la France ? Avec de telles paroles ?

    Certes, la chanson par elle même, avec sa musique et ses paroles, est bouleversante et “chargée de sens”…

    Mais elle est, cette chanson, à mon avis (même si elle m'émeut et même si j'adhère au message qu'elle porte)… “beaucoup trop thématique d'actualité” dans le contexte politique et social de profonde division culturelle qui est celui de l'Europe (l'Europe de 28 pays)…

    En quelque sorte, les paroles de “Mercy” sont “comme une pierre insidieusement jetée à dessein et faisant figure de leçon de morale” dans le jardin d'un Hongrois, d'un Tchèque, d'un Slovaque, d'un Polonais…

    Si les décideurs organisateurs promoteurs et gens de culture Français, de cet Eurovision 2018, s'imaginent que par le choix de cette chanson ils vont “faire passer un message fédérateur”, “ils se foutent le doigt dans l'oeil” !

    La réalité de ce que vivent au quotidien et de ce que ressentent plusieurs peuples européens (parmi les 28), et en particulier ceux du centre et est-européen, dans la violence, dans la dureté, dans la loi du Marché ; est “à mille lieues” de ce “conte de fée d'un monde où l'on s'aime et s'accueille, qu'une Intelligentsia politico-culturelle (de Droite et de Gauche et D'en Marche) s'évertue à nous réciter du haut d'un nuage ! … (Mais qui, soit dit en passant, vend des armes et des avions de combat à l'Arabie Saoudite et laisse se rassembler 1200 Blacks Blocs lors d'une manifestation de premier mai, dont certains de ces Blacks Blocs sont chaussés de godaces à 220 euro, et sont des fils de grands pontes du Capitalisme !)…

    Merde !

    Je vous attends ce soir très tard (ou demain matin) pour le résultat de cet Eurovision 2018 et je prends les paris :

    Pour la France : Slovaquie Zéro, Tchéquie Zéro, Pologne Zéro, Hongrie Zéro…

    Quant à Israël n'en parlons pas…

    Au fait, est-ce qu'il y a des pays du Magreb et du Moyen Orient, dans l'Eurovision ?

    Manquerait plus que l'Amérique de Trump et la Russie de Poutine, avec la Turquie d'Erdogan et l'Iran d'Hassan Rohani…

    Allez la France, allez la France… (rire)…

     

     

  • Visages nouveaux

    ... Je ne sais pas si ces visages nouveaux, entrés dans cet espace où je vis, sont plus -ou moins- "ceci ou cela", que d'autres...

    Ni d'où ils viennent ni ce qu'ils ont été autour d'eux avant qu'ils n'entrent dans l'espace où je vis...

    Je sais seulement que je les vois, comme je vois les étoiles, les nuits sans nuages...

     

  • ASCENSION

    ... C'est aujourd'hui jeudi 10 mai jour de l'ascension que les as vont en Sion...

    Sion, la Nouvelle Jérusalem 21ème siècle des concepteurs du Marché, du Consensualisme Cognitif, du Formalisme d'opinion, du Performisme, du Rentabilisme et de l'Intelligence Artificielle...

    La Nouvelle Jérusalem 21ème siècle de l'Arbre Sans Racines Sans Branches Avec Un Trou Bouche en Haut du Tronc et Un Trou Anus en Bas du Tronc...

    Mais au fait...

    Quels as vont en Sion ?

    Et qui sont ces as qui vont en Sion ?

    Sont-ce les as Tico, sont-ce les as Semblés, sont-ce les as Sots, sont-ce les as Ourdis, sont-ce les as Scènés ?

    De quelles écoles sont-ils issus tous ces as ?

    Si ce n'est de ces écoles aux codes et aux bisutages impitoyables et aux cours de récré-baisodrome ?

    Et de la route des Crêtes, hein, ne les voit-on pas empapahouter de leurs fuckings discours, des millions de pas-as-du tout ?

    L'ascenseur du Haut, du mi ou du quart Neck est en panne...

    L'as arbore en plein milieu sur le devant ou le derrière de son tee-short sa marque culte en grosses lettres blanches.

    De tous ces as qu'sont té vont en Sion

    Qué courent en Sion comme des dératés pour choper le pompom de tonton La Finance

    Et qué puent en Sion

    Et qué empapahoutent le pauvre monde

    Je me fous et contre fous de leurs oscars, de leurs festivaux...

    Et les bras-d'honneurise