Articles de yugcib

  • Poison des mots

     

    Les mots vils

    les mots acides

    les mots perfides

    les mots sans vie

    les mots amers

    les mots qui crient et qui pètent

    les mots inutiles

    les mots « pour arranger »

    les mots trompeurs

    les mots menteurs

    les mots en supernova

    les mots en jolie pochette à la veste du costume

    les mots du sexe cru et nu

    les mots « crevettes qui puent »

    et tous ces mots à propos de tous les maux...

    et tous ces mots que l'on ne dit jamais... Que l'on n'entend jamais

    et ces mots qui claquent comme des coups de fouet sur le dos des ânes et des chevaux rétifs...

    ces mots de la guerre et ces mots des passions exacerbées...

    ces mots portés à bout de voix tels des étendards

    ces mots en cortèges ou en processions

    ces mots mille fois scandés, hurlés...

    ces mots d'ennemour

    ces mots d'une si grande Une à la Une mais d'une si courte saison!

    Ah qu'il s'en dit, qu'il s'en écrit, de ces mots!

    Mais faut-il les bannir ou les occire tous ces mots?

    Faut-il en user de certains d'entre eux, afin qu'ils « missilent » les cités des poisonneurs?

     

  • Une très longue lettre

     

    J'ai imaginé que mes lecteurs (et lectrices), du moins ceux et celles qui me lisent depuis maintenant plusieurs années... Étaient une femme... La femme, à dire vrai... Avec un très grand visage, mais je ne sais pas si cette femme est belle, si elle est bien habillée ou vêtue d'un sac de patates... C'est tout autre chose, que l'apparence qu'elle a... Tellement autre chose, et indéfinissable...

    Elle pourrait être, cette femme qui est La femme, l'institutrice que j'ai eu lorsque je suis allé à l'école pour la première fois... Alors elle serait forcément très belle et très bien habillée (elle l'était)...

    Elle pourrait être aussi ma mère, dont je ne verrai jamais la vieillesse et qui elle non plus, ne me verra pas vieillir parce qu'elle morte...

    Elle pourrait être l'une ou l'autre de ces femmes que j'ai dans ma vie une fois, une seule fois même, regardé, et dont je n'ai jamais oublié le visage...

    Je ne sais pas si je suis amoureux de cette femme comme quand on veut “se la faire”... C'est autre chose, tout autre chose encore et bien delà... C'est indéfinissable...

    C'est comme une sorte d'histoire qui ne peut pas être écrite dans un livre ni racontée avec un début, des chapitres et une fin... L'histoire d'ailleurs – si histoire il y a – est comme une “Terre à faire” dont la géographie n'est pas assise “pour toujours et à jamais” sur un magma de roches en fusion tenant lieu de siège...

    Et mon “Bon-Dieu” c'est cette femme... La femme.

    Et à cette femme j'écris...

    Je lui ai fait – je lui fais- une lettre de quelques milliers de pages...

    ... Mais puis-je "tout lui dire", à cette femme ? Dans cette "lettre de quelques milliers de pages" dont les éclats de mots peuvent être trouvés dans la rue, sur le bord des fenêtres ou devant des portes ouvertes ou fermées, par des êtres qui ne "seraient pas comme cette femme"?...

    Tout réside en fait, dans la manière dont la lettre est tournée... À savoir si cette lettre contient surtout les mots qui flattent et conviennent aux masses en étant "la mieux tournée possible" et "la mieux dans le sens où tourne le monde"... Ou si cette lettre contient les mots qui "déterrent ou écartent les ronces".

    Et les mots qui déterrent ou écartent les ronces sont précisément les mots qui, aussi, font sauter les cailloux à la tête, et en écartant les ronces, déchirent la peau...

    La femme, cette femme qui est comme un seul visage de milliers de visages, à laquelle j'écris une lettre de quelques milliers de pages, n'est pas une "poupée de porcelaine de vitrine magique" ni une "maîtresse dont on trousse les dessous dans une voiture"... C'est, cette femme, une femme libre et non soumise, et dont le "non" qu'elle dit est aussi précieux, aussi grave et aussi vrai, que le "oui" qu'elle dit...

     

  • Des lapins sur la Toile...

         Mes lapins se sont échappés...

    Je les tenais dans un jardinet clôturé, les beaux mâles reproducteurs bien plantureux, les mères prolifiques à souhait avec leurs bébés dans des alvéoles aménagées, et les jeunots tout juste sevrés gambadant auprès de moins jeunes encore impubères... Et quelques "atypiques" à l'oeil malicieux, au poil broussailleux ou d'allure étrange...

    Un vieux mâle "un peu spécial" que je destinais à quelque concours de foire locale, et dont les dents étaient longues et les griffes bien crochues, me fit un trou de belle taille sous la clôture...

    Et toute une bande de mes lapins "se fit la malle" dans les bois...

    ... Si vous pouviez m'aider à les courser afin que de nouveau je les puisse remettre dans le jardinet où ils me feraient de nouvelles générations de lapins...

    Des lapins sur la Toile.pdf

     

     

  • Quand ce qui se dit et écrit, colle à la peau du monde

     

         Un site, un blog, ou encore un forum d'internautes, devrait-il avoir un autre but, une autre portée, que d'échanger en courtes phrases ou petits messages, toutes sortes d'informations purement utilitaires... Ou de diffuser dans un cercle de connaissances ses "coups de coeur ou ses coups de gueule", ses états d'âme, ses amours ratés ou tout un ensemble de banalités de la vie de chaque jour ?

    Si je pose cette question là, celle de la portée, voire de l'utilité ou de la pertinence de tout ce qui s'écrit, se dit et se diffuse sur Facebook, sur les forums, sur les blogs... C'est peut-être parce que, d'une manière générale, nous sommes bien là dans des univers relationnels qui "collent à la peau du monde"... Et la "peau du monde" tend à devenir lisse, sans consistance, terne et couverte de taches jaunâtres...

    Mais il arrive que se qui se dit, s'écrit et se diffuse sur le Net, parfois ne "colle plus à la peau du monde"... Et se met à résonner étrangement, comme des notes discordantes d'un instrument de musique inaccordé au "La" de la gamme commune...

     

    Pierre Desproges disait " Quand un philosophe me répond, je ne comprends plus ma question"...

    Alors il y aurait peut-être deux sortes de "philosophes" : celui dont la réponse qu'il donne, invalide la question et la rend même incongrue voire idiote ou déraisonnable, de telle sorte que celui qui pose la question se sent "comme botté en touche" ; et celui dont la réponse qu'il donne est un coup de bâton aussi banal que brutal sur la question posée, un coup de bâton ayant aussi pour effet, de "botter en touche" celui qui pose la question...

    Mais peut-être (et dans ce cas ce serait heureux)... Le "philosophe" donnerait une réponse qui serait si pertinente et si vraie, que celui qui pose la question alors, ne comprendrait plus pourquoi il l'a posée tant elle contient la réponse...

    Le coup de bâton en somme, serait une "philosophie collant à la peau du monde" et tombant sur toi sous la forme d'un propos péremptoire et cassant, voire d'une banalité, d'une inconsistance ou d'une vulgarité laminantes, à chaque note en marge de la gamme, que tu produis et qui est prise pour ce qu'elle n'est point ; à chacune de tes questions qui dérangent ou sont jugées incompréhensibles...

    Merde, et merde, à ces "philosophes" qui, les uns, te "bottent en touche" par un discours qui fleure sa "petite élite du coin" ... Ou qui, les autres, ne donnent que des coups de bâton sur ta question !

     

     

  • La démocratie de la rue

     

         La démocratie (enfin dirais-je plutôt "la pensée populaire suivie d'agissements") de la rue, conduit parfois (et d'une manière insidieuse, ou ingérable, ou perverse)... à des formes de dérives qui elles, peuvent avoir des conséquences dramatiques !

    Mais je pense aussi que ces dérives sont avant tout le fait de meneurs, de gens qui d'une manière ou d'une autre, cherchent à entraîner les autres dans une voie censée être "meilleure" mais qui en fait, ne sera "meilleure" que pour la "caste" ayant pris le pouvoir.

    ... Mais il est vrai aussi que la rue, demeure le lieu où peuvent s'exprimer des pensées qui, dans un système trop formel ou trop cadré ou trop consensuel, ne sont jamais prises en compte...

    Rares, très rares, trop rares à mon sens, (et à ma connaissance) sont les "meneurs" qui, lorsqu'un mouvement ou un soulèvement ou un changement est en marche, et produit des effets "relativement désirables" aux yeux d'une population dans son ensemble... "passent le relais" à leurs "héritiers" dans l'action du changement ; partagent le pouvoir qu'ils ont pris et ouvrent vraiment la voie, non plus à une "caste" attachée à ses privilèges et à ses prérogatives, mais à tout un peuple désormais composé de gens responsables et agissant dans un esprit communautaire... Un esprit communautaire qui cependant, n'élimine jamais par la violence ou par l'autorité sélective et répressive, la pensée de chacun faisant l'objet d'un débat lorsqu'elle est exprimée publiquement...

     

  • Quel patron penserait que...

     

         Quel patron vraiment patron, soit un "patron/patron bien dans le sens des valeurs de pognon, de rentabilité, de profit et de culture du résultat"... Aurait dans son idée que ses employés, ou que l'un ou l'autre de ses employés, penserait du bien de lui ?

    Quel membre d'une famille, perturbateur et du genre "à problèmes" penserait qu'il serait bien vu et aimé des siens ?

    La pensée que l'on développe et entretient en soi, n'a plus aucun sens si elle ne peut être projetée, ou si elle demeure enfermée comme dans une pièce aux portes et fenêtres toujours closes, une pièce où l'on est seul...

    La pensée ne peut, non plus, être obligée par d'autres personnes, à être comme on voudrait qu'elle soit... Même non exprimée, même enfermée et solitaire, elle demeure la liberté fondamentale, intime et imprescriptible de l'être humain.

    Facebook, les blogs, les sites, les forums du Net ; sont des lieux virtuels accessibles à tous en temps réel ... Des lieux en lesquels on projette ou diffuse ce que l'on pense au fond de soi des gens, des situations vécues, du monde en général, des événements, de l'actualité...

    Alors, si l'on se fait virer pour avoir dit du mal de son patron ou des dirigeants de son entreprise sur Facebook, l'on devrait aussi être viré ou interdit, de partout où l'on peut s'exprimer, que ce soit dans des journaux, à la télévision, à la radio, dans des livres, sur des forums du Net, sur des sites et des blogs... Et cela sur la seule présomption d'une pensée de l'autre ou des autres que l'on croit être critique, désastreuse, caricaturale ou insolente ou ennemie, alors même que cette pensée n'aurait pas été exprimée ouvertement !

    Il ne resterait plus qu'à penser tout seul entre ses quatre murs, avec des yeux au regard qui parle mais demeurerait intraduisible par les "capteurs – violeurs" inévitablement dissimulés dans les murs...

    Merde! Ça en fait du monde à virer! ... À bien réfléchir !

     

  • Un grand et brutal bras d'honneur aux créanciers !

     

         Tous ces pays si lourdement endettés, dont certains déjà tels la Grèce et maintenant l'Irlande, qui ont posé des problèmes à l'union Européenne... Et ces autres pays d'Europe d'ailleurs, tels le Portugal, l'Espagne, L'Italie et la France qui bientôt seront complètement étranglés par une dette qui s'accroît, quelque soient les dispositions prises... Tous ces pays, oui, devraient faire comme les Russes en 1917 : un grand bras d'honneur à leurs créanciers!

    Rappelez vous l'histoire des emprunts Russes du temps du dernier Tsar : ce n'étaient pas l'ouvrier Parisien ni le journalier d'une ferme ni la lingère ou la domestique de maison, qui avaient placé leurs économies dans les emprunts Russes! C'étaient, les créanciers de l'époque, de bons bourgeois bien repus de finance et de biens immobiliers, de gros patrons d'industrie et des grands propriétaires fonciers... Des riches, quoi!

    Sans compter les spéculateurs en tout genre, qui pour la plupart d'entre eux, ne mettaient pas leurs oeufs dans le même panier et donc, prenant un bouillon avec les emprunts Russes, avaient suffisamment d'arrières (lesquels arrières d'ailleurs se trouvaient sans cesse consolidés)...

    Seuls les créanciers "gogos", ceux qui avaient tout misé dans cette affaire des emprunts Russes, l'ont eu dans le baba !

    Ce n'est donc pas un "crime" de ne pas rembourser l'argent que l'on doit aux riches sachant que ces riches demeureront assez riches encore malgré un bouillon pris dans telle ou telle affaire!

    Allez, piétinons le tableau d'amortissement sur dix, vingt, trente ans, et à la place sur le bureau, faisons, tous les pays endettés, un grand bras d'honneur aux créanciers vampires !

    Il n'y a que ça à faire pour s'en sortir et repartir à zéro comme si de rien n'était !

    Pensez donc! Imaginez un pauvre type qui gagne 1000 euros par mois, et qui le 30 de chaque mois, se retrouve en débet de 999 euros et risquant s'il dépasse les 1000 euros de "découvert autorisé" d'être "interdit bancaire"!

    Cela ne serait-il pas mieux, infiniment mieux, pour ce pauvre type, de repartir le 1er du mois avec ses mille euros ?Au lieu de commencer le mois avec un avoir proche de zéro?

     

  • Valse de milliards, mais dettes colossales

     

         Assez de ces milliards que l'on fait valser d'un côté ou d'un autre, au gré des opportunités de tel ou tel marché !

    Quel paradoxe! Quelle absurdité! D'un côté toute cette volée de milliards et de milliards, réels ou fictifs, qui changent de "poches" sur un ordre passé sur le Net... Et d'autre part ces dettes colossales qui sont celles de divers pays, ces budgets "serrés", ces restrictions de plus en plus sévères que les populations de ces pays doivent supporter...

    Les créanciers, les très gros créanciers, qui sont, entre autres, des sociétés de banque ou des groupes de bancassurance, du fait même de l'existence réelle de tous ces milliards, sont assez riches à mon avis, sans le remboursement de tout ce qui est dû par les pays emprunteurs...

    Je me souviens de cette image d'une rue d'une ville Américaine dans laquelle chaque maison avait devant sa porte sur une pancarte "For Sale"...

    Les propriétaires de ces maisons avaient été jetés à la rue, mais les banquiers ne pouvaient revendre ces maisons faute de nouveaux acheteurs... La ville et sa région environnante étant un désert industriel et économique... Il eût été plus "logique" de laisser dans ces maisons les occupants devenus insolvables, ce qui aurait eu pour résultat, au moins, d'éviter la dégradation consécutive à l'inoccupation...

    En face de tous ces milliards réels ou fictifs (mais qui au bout du compte existent bel et bien sous une forme ou une autre), une rupture de contrat par la force s'impose : les créanciers, déjà et encore milliardaires, forcés de renoncer au recouvrement !

    Assez de ces systèmes de notation selon la capacité des pays à se désendetter ! Assez de ces hauts et de ces bas de toutes les places boursières du monde et de toutes ces transactions scélérates générant des bénéfices insolents et prédateurs pendant que des millions de gens crèvent de misère et que tant de pays ne cessent de devoir s'endetter auprès, justement, de ces prédateurs arrogants et féroces au "cul déjà bordé de nouilles" !

     

  • Du Psychlo !... Ou : en direct de l'Elysée

     

         C'était du Psychlo fortement terriennisé qui pouvait encore impressionner un certain nombre de nos concitoyens "pas forcément de droite mais non de gauche"...

    Du Psychlo qui est aussi celui des "amis du CAC 40" et de tous les "mastodontes" de l'industrie, de la finance et des "grosses affaires" dont la "culture générale" n'est autre que celle des valeurs marchandes et de la réussite par l'argent...

    Cependant, les "ethnologues", amateurs ou professionnels, qui "décryptent" ce Psychlo là, et en démontent le mécanisme plus ou moins bien huilé des mots ; parlent eux-mêmes un Psychlo "à mille lieues" des préoccupations quotidiennes, des soucis et de la vie de nos concitoyens.

     

    ... "Les ethnologues" : j'ai employé ce terme pour désigner de manière caricaturale, les journalistes, animateurs et gens de télévision, intellectuels, critiques (politique, actualité), rédacteurs ou directeurs de magazines (express, le point, marianne, nouvel obs, etc.)... dans le genre par exemple, de ces personnages que l'on voit autour de sortes de "tables rondes" chez Yves Calvi (C'est dans l'air) ou chez Arlette Chabot (A vous de juger) ou même encore chez Laurent Ruquier (On est pas couché)...

    Ces personnages, certes, "disent des choses très intéréssantes" et pertinentes parfois, mais on sent bien que c'est là un "discours", un genre de discours demeurant assez éloigné de la sensibilité et du ressenti au quotidien, de milliers voire de millions de gens dans notre pays, qui eux, non seulement n'ont pas la capacité de "discourir ainsi" parcequ'ils n'ont pas le profil de formation pour cela, mais surtout sont écrasés, laminés, emportés dans le courant d'un quotidien banal, insipide, et doivent sans cesse essayer de se raccrocher à tout ce qui les empêche de se noyer...

    Non pas que le discours de ces "ethnologues" soit en désaccord avec ce que ressent le "citoyen Lambda", mais c'est la manière dont le discours est tourné, le mécanisme des mots et les mots employés, toute cette "mise en scène" dans l'intervention qui "éclaire et met en valeur" le ou les personnages interrogés... qui, en quelque sorte, "renvoie le citoyen Lambda dans son monde", un monde de solitude, d'exclusion, un monde où persistent toutes les difficultés et répétitions du quotidien...

    Or, il se trouve que ces milliers, ces millions de gens (les gens ordinaires que nous sommes dans ce pays)... Ont une sensibilité à eux qui leur est propre, un ressenti à l'état brut et sans fioritures, quelques rudiments de culture dans tel ou tel domaine, une âme, un coeur, une pensée, une vie en somme... Une vie faite le plus souvent de précarité, de soucis, de drames et de problèmes de santé...

    Et pour "parler de ces gens là", c'est à dire de nous qui sommes bien plus nombreux que les "ethnologues" (que j'appelle aussi "grands herbivores observateurs critiques de carnassiers dans la savane)... Il n'y a que quelques écrivains, quelques artistes, quelques humoristes...

     

    ... "Psychlo" : j'ai employé ce terme pour désigner de manière caricaturale, le langage de notre président de la République, le langage des patrons du CAC 40 et des décideurs économiques, le langage des gouvernants et des banquiers et des "ultra-riches"...

    Et j'ai tiré ce terme de la lecture d'une trilogie de science fiction de L.Ron.Hubbard : Les derniers hommes, La reconquête, Le secret des Psychlos... (Psychlo est une planète de prédateurs qui dominent tout l'univers)...

    ... Mais, (soit dit en passant) je n'ai pas de sympathie ou d'admiration particulière pour le personnage de L.Ron.Hubbard, parce qu'il est l'un des "papes" de la scientologie... (et je déteste la scientologie comme je déteste toutes ces sectes qui foutent en l'air la vie des gens).

     

     

  • Grands carnassiers, grands herbivores et petites bêtes

     

         Quelle différence entre d'une part, le mode de vie des petites, toutes petites bêtes dans le désert de pierrailles, de sable et de terres arides ; la peur, la précarité de l'existence, le souci de la moindre pitance à trouver chaque jour pour toutes ces petites bêtes... Et d'autre part, le mode de vie des carnassiers de toutes tailles et de tous poids, qui se partagent ou se disputent des quartiers de viande juteux et saignants dans la savane de l'autre côté du désert !

    Et que dire de ces grands herbivores à cornes torsadées, aux fortes têtes et aux grands museaux, qui, bien nourris des herbes hautes et drues de la savane, se moquent des grands carnassiers ou les observent d'un gros oeil critique !

    Quel abîme entre la vie des petites bêtes dont aucune d'entre elles ne peut rivaliser avec la taille du plus petit même de tous les carnassiers ; et la vie de tous ces carnassiers qui n'ont d'autre souci que celui de se pourvoir en plus grosses proies et de se hisser sur une bosse de la savane afin de dominer du regard tout le paysage !

    Et il y a aussi le même abîme entre la vie des petites bêtes du désert, et la vie des grands herbivores qui observent les carnassiers ou se moquent d'eux !

    Les grands herbivores et les grands ou moins grands carnassiers sont dans l'ignorance de la manière dont vivent les petites bêtes du désert... Et quand bien même herbivores et carnassiers auraient vent du genre de vie des petites bêtes, cela leur serait indifférent...

     

  • Des lapins dans la tête

     

         Avec son petit film de vingt minutes, réalisé en 1964, "Des lapins dans la tête", Paul Carpita fut en 2002 à l'âge de 80 ans, le héros du festival du court métrage à Contis-Plage...

    Né à Marseille en 1922 d'un père docker et d'une mère marchande de poissons, ce réalisateur utopiste et rebelle mène sa vie durant, des combats qui semblent "perdus d'avance" parce le pouvoir des gouvernants et des financiers, l'autorité en place et la puissance médiatique ont orchestré et organisé un modèle social, politique et économique qui "doit fonctionner et s'imposer coûte que coûte" comme le seul modèle possible et logique...

    Il aborde des sujets difficiles, en particulier avec un film réalisé en 1995 sur la vie de travailleurs immigrés exploités dans les champs de Camargue dans les années 1950 (Les sables mouvants).

    En 1955, son film "Le rendez vous des quais" est censuré parce qu'il montre dans toute sa réalité, son authenticité et sa violence, la grande grève des dockers et les manifestations contre les guerres d'Indochine et d'Algérie... Les autorités politiques de l'époque lui reprochent de vouloir "torpiller" la "mission" de l'armée Française...

    Paul Carpita fut non seulement interdit mais de surcroît vilipendé et rejeté par la plupart des autres réalisateurs et scénaristes et acteurs et comédiens de l'époque.... Comme s'il "portait la peste" sur lui !

    À partir de la fin des années 90 cependant, et dans la mouvance d'une évolution déjà amorcée depuis les années 60, semblait s'ouvrir comme une "ère nouvelle" avec la reconnaissance de certains artistes, écrivains, réalisateurs de films, considérés marginaux voire rebelles... Mais ce n'était là qu'un "effet de mode" et l'expression d'un consensualisme hypocrite et condescendant de la part des médias et du pouvoir en place s'attachant par pur intérêt à "lâcher un peu de lest"... Et, il faut le dire "récupérer à bon compte" des valeurs "morales et humanistes"...

    Avec ses derniers films, "Marche ou rêve", "Les homards de l'utopie", Paul Carpita nous souffle un vent de fraîcheur et d'humour... Ou "quelque chose d'indéfinissable dans son oeuvre" dirais-je, qui finit par émerger comme au delà de la seule dimension de la rébellion et de l'utopie...

    ... "Des lapins dans la tête" (film réalisé en 1964) : À neuf ans, un petit garçon rêveur et poète, ne peut fixer son attention en classe. Il donne vie à un dessin, un bonhomme de papier qui devient son complice et l'invite à l'évasion.

    ... Paul Carpita, héros du festival de Contis en 2002 à l'âge de 80 ans; héros longtemps méconnu ou rejeté... Et décédé le 24 octobre 2009...

    Ce sont ces "héros" là, ces héros d'un jour d'un festival ou d'une manifestation ou d'une fête ou d'une représentation populaires... si locales ou si régionales ou même si parisiennes soient-elles... Ce sont ces "héros là", ces "héros d'un jour" qui parviennent à fixer l'attention d'un public, ces artistes rebelles d'où "quelque chose d'indéfinissable" dans leur oeuvre, apparaît au delà de leur rébellion... Qui sont eux, de véritables héros, ces héros qui font le plus souvent défaut dans le tourbillon habituel des festivals et des manifestations artistiques, culturelles ou littéraires... tous plus ou moins "bien dans le vent de la mode et des idées du moment"...

    ... Un "pavé qui tombe dans une mare à l'eau agitée et trouble ; et dont le choc brutal et insolite à la surface miroitante, éclabousse de paillettes piquantes les visages des promeneurs arrêtés sans salir de boue leurs vêtements"... Tel est le pavé qu'il serait souhaitable à mon sens de voir tomber dans la mare...

     

  • Bulle dans une masse rocheuse

     

         Il y avait vendredi 12 novembre 2010 sur France 5, à 20h 35, un documentaire "Empreintes" Stéphane Hessel, Sisyphe heureux...

    Stéphane Hessel est un ancien résistant, ambassadeur de France, militant des causes "orphelines", il est âgé de 92 ans en 2010.

    Vivement critiqué pour sa prise de position contre la politique d'Israël menée dans les territoires occupés, il écrit :

     

    "Je pense bien évidemment que le terrorisme est inacceptable, mais il faut reconnaître que lorsqu'on est occupé avec des moyens militaires infiniment supérieurs aux vôtres, la réaction populaire ne peut pas être que non violente"...

     

    Et, samedi 13 novembre alors que je "jetais un coup d'oeil" sur "Champs Elysées" de Michel Drucker, je suis tombé sur Pierre Perret qui chantait "la femme grillagée"...

     

    La femme grillagée, donc, du côté des intégristes musulmans "purs et durs"... Et d'un autre côté, les puissances militaires, économiques et financières qui imposent leur dictature et clôturent les peuples...

    Ou : la religion d'un côté, qu'elle soit la religion des Chrétiens, ou la religion des Juifs ou celle encore des Musulmans ; et d'un autre côté, la puissance infiniment écrasante et esclavagiste de l'argent et du profit au bénéfice d'un nombre restreint de privilégiés, au détriment des peuples...

    Ou encore, d'un côté : la liberté d'expression épiée et contrôlée ou méprisée ; et d'un autre côté la prison, le poteau d'exécution ou les camps ou l'exil pour les femmes et les hommes qui résistent, disent, écrivent et font...

     

    Si je devais et pouvais dessiner l'obscurantisme, je le représenterais par l'image d'une Terre qui ne serait plus une sphère dans l'espace, tournant autour du soleil, mais une bulle prise dans une masse rocheuse infinie, une bulle de même dimension que la Terre, creuse, avec un ciel intérieur, et un soleil éclatant qui l'illuminerait...

     

    ... L'obscurantisme ne cesse jamais de tenter de s'imposer comme une science exacte !... Mais, mais... comme c'est drôle : sur la ligne de l'horizon en cette Terre creuse , les prêtres de toutes les religions et les dignitaires de tous les régimes n'arrivent pas à "truquer" l'image de l'extrémité de la flèche du clocher de l'église, tout au loin, qui apparaît, puis du clocher et de l'église émergeant peu à peu dans le paysage alors que l'on avance sur la route... (Et oui, comment alors, à l'horizon d'une Terre creuse, peut-on voir apparaître le bout de la flèche puis ensuite le clocher et l'église ?)

    Ah les salauds! Ils te forcent à baisser toujours les yeux ou à regarder seulement ce qui se passe sous ton nez, qui brille "faux/vrai" de mille éclats, qui sonne "faux/vrai" sous tes pas guidés...

     

  • Lessive ministérielle sans nouvel Ariel

     

         Borloo avec sa tête de crapaud, c'est rapé ! "On" (ou plutôt "il") reprend Fillon et sa tête de grillon... Christine Lagarde sapée gris-bleu, vieux beau lézard ! (au mini stère mais pas de bois) de la Connomie et des Vidanges... Et l'on voit surgir Juppé (mais pas en Kilt des High-Lands Ecossais)...

    ... Cela fait une belle jambe tout ça, au chômeur longue durée et à la caissière de l'Intermarché qui n'aura la retraite qu'à 67 ans ! ... Et pendant ce temps là, s'étend le désert industriel sur la France tout entière, l'artisan en zinguerie couverture plomberie court après la pièce qu'il lui manque pour finir un chantier, et l'avion présidentiel se dote d'un baisodrome derrière la cabine de pilotage...

    Elle "cause psychlo" cette clique ministérielle sans nouvel Ariel : "Sâhârr-kô-zii deuheu-mil'douz" clame-t-elle !

     

  • Vers un millénaire ou une ère d'absurdité ?

     

         L'être humain dans sa forme , dans sa morphologie et dans ses caractères actuels, est le même être humain que celui qui vivait il y a trente cinq mille ans en Europe, et dont on retrouvait des représentants du même genre à quelques variantes près en Afrique et en Asie centrale, et un peu plus tard en Amérique...

    Si son contemporain de l'époque ( de – 40 000 à – 15 000) l'homme dit "de Néanderthal"(et qui lui, peuplait des régions de notre planète depuis 120 000 mille ans) a progressivement disparu entre – 25 000 et – 15 000 ; l'homme "moderne" quant à lui, a commencé d'exister vers - 40 000 c'est à dire durant la dernière glaciation (qui a cependant, un peu reculé entre – 35 000 et – 25 000).

    Alors que les Néanderthaliens étaient en voie de disparition, vers – 25 000 la glaciation entre dans sa phase terminale et se renforce même, de – 20 000 à – 18 000.

    L'homme "moderne" s'est non seulement développé durant la période glaciaire (un peu atténuée certes) mais il a survécu à la dernière phase sévère de la glaciation...

     

    ... Il semble que notre espèce actuelle qui a 40 000 ans d'existence environ, entre dans un "millénaire d'absurdité" (absurdité économique, sociétale, intellectuelle, civilisationnelle)...

    Et je me demande si une glaciation (si elle devait survenir) ne serait pas encore "préférable" à un millénaire (ou à un temps indéterminé) d'absurdité...

    Survivre à une ère d'absurdité économique, sociétale, intellectuelle et civilisationnelle... Me paraît très incertain si l'être humain n'entre pas peu à peu dans une autre phase de son évolution...

    Dans notre patrimoine génétique, nous aurions, nous, descendants directs de cet "homme moderne" qui vivait il y a trente cinq mille ans ; un peu moins de 5% des gènes des Néanderthaliens... Ce qui prouverait que les deux espèces d'êtres humains, même si elles avaient à peu près le même mode de vie, la même technologie dans la fabrication des outils, la même "intelligence", étaient donc assez différentes l'une de l'autre...

    Nous serions peut-être (c'est une hypothèse que j'ose avancer), en notre état d'homme "moderne" actuel, des sortes de "Néanderthaliens" qui pourraient prochainement coexister avec une nouvelle forme d'homme "moderne" empruntant elle aussi tout comme il y a 40 000 ans, 5% (plus ou moins) du patrimoine génétique de l'espèce existante...

     

  • Il y a trente cinq mille ans...

     

         Il y a trente cinq mille ans, il n'y avait pas de Bible, pas de Coran ni aucun autre « livre saint »... Pas d'églises, pas de mosquées ni de temples ni de cathédrales ; pas de Chrétiens, pas de Musulmans ni de Juifs..

    Mais il y avait les Esprits !

    Ah, les Esprits! Ces « putains d'esprits » (bons ou mauvais) qui régissaient la vie des communautés humaines éparpillées sur les continents de la Terre d'alors... !

    Les humains de ces époques lointaines observaient les viscères des animaux morts, et en déduisaient à quoi servait tel ou tel organe ; ils connaissaient les vertus de toutes sortes d'herbes et de plantes... Mais la bactérie, le virus, le pus, le gonflement, la douleur, l'empoisonnement, tout cela c'était « les Esprits »...

    Et les tremblements de terre, la foudre, le vent, la pluie, l'incendie, l'inondation, l'éboulement de roches... Cela aussi c'était « les Esprits »...

    Et les esprits étaient aussi dans la relation, la relation des humains entre eux et avec les plantes, les animaux, les objets...

    Et, entre les humains, les humains ordinaires et vaquant à leurs occupations quotidiennes... Et les Esprits, il y avait les Sorciers... qui n'étaient comme leurs congénères que des humains, mais investis de pouvoir et d'autorité...

    En somme, les Esprits, c'était la Science, la science encore inconnue et comme un paysage dont on voit tout ce qui le compose dans le détail et dans son ensemble ; la science en le seul état de ce qui se voit et se ressent mais que l'on ne peut expliquer autrement que par l'existence des esprits...

    Je dis « ces putains d'esprits » parce qu'on leur faisait dire à l'époque, à ces esprits, « tout ce qu'on voulait qu'ils disent » selon les aspirations ou les intérêts du moment des uns ou des autres...

    Avec la Bible et les curés, avec le Coran et les Imans, il s'est avéré que les intérêts et les aspirations du moment, soutenus ou confortés par la « révélation », l'écriture et le prêche, se sont affirmés avec plus de force et plus de violence...

    En définitive ces « Esprits » d' il y a trente cinq mille ans... Quoiqu'ils m'eussent pompé l'air si j'eus vécu en ce temps là... Je les trouve « plus crédibles » ou « mieux fondés » que nos religions et cultes actuels (qui ne sont peut-être que des « copies relookées de scribes sortis de diverses écoles d'un monde policé et civilisé »)