Articles de yugcib
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J'ai rien pompé à ce merdier !
- Par guy sembic
- Le 22/05/2010
- Dans Pensée, réflexions, notes, tags
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Je ne comprends pas la vie telle qu’elle nous est enseignée, avec le nuisible, le dangereux, le mauvais, le laid, voire l’inutile d’un côté ; et le bon, l’utile, le joli, le sent bon, de l’autre…
Je ne comprends pas la mort telle que la nature humaine nous la fait sentir avec la conscience aigue de sa réalité et de son irrémédiabilité.
Je ne comprends pas la haine.
Je ne comprends pas l’amour mélangé avec le culinaire, les courses et les toilettes.
Je ne comprends pas pourquoi il faut BAC plus 5.
Je ne comprends pas tout ce qui se dit ou s’écrit et qui ne change rien ni dans notre vie ni dans la vie des gens qu’on aime.
Je ne comprends pas la politique, ni pourquoi les races, les religions, la nostalgie, le passé, l’avenir, les grandes idées…
Je ne comprends pas ce que l’on nous fait croire ni ce que l’on ne nous fait pas croire.
Je ne comprends pas les mots qui trompent.
Je ne comprends pas l’argent.
Je ne comprends pas être ou ne pas être.
Je ne comprends pas « je t’aime » à répétition comme quatre bises vives sur les joues à chaque bonjour…
Pour qui, pourquoi, comment et ça sert à quoi « je t’aime » si après, « ça se fait la malle »?
Je ne comprends pas ce ciel et ces rêves à ras de terre sans savoir ou sentir qu’on a des ailes…
Je ne comprends pas de vivre et de mourir, de jouir et de souffrir, d’aimer ou de ne pas aimer, tout cela dans un mouvement de soufflet de forge qui n’en finit pas de s’épuiser après avoir agité braises et cendres…
Je ne comprends pas ce monde.
Je ne comprends pas ce que je vois ni ce que je ne vois pas.
Je ne comprends pas l’enfer d’un « ici bas » ou d’un « au-delà »… Ni le paradis, d’ailleurs.
Je ne comprends pas pourquoi les élus et les pas élus, les bons et les mauvais, les beaux et les pas beaux…
Je n’ai rien compris !
Pourquoi les cons et les pas cons ?
Pourquoi BAC plus 5 plus et je ne sais combien d’années encore ?
Pourquoi le cancer, le sida, l’hôpital, la maison de retraite, les banlieues pourries, le cimetière des toutous en plus de celui des humains, les œuvres d’artistes disparus valant la peau de cent mille fesses?
Pourquoi tout ça ?
Pourquoi une belle maison, une belle bagnole, 250 mètres carrés de surface habitable pour un tout seul avec piscine en plus ?
Pourquoi un loyer de mille euro alors qu’on gagne moins de mille euro par mois ?
Pourquoi 20 ans pour payer une baraque ?
Je n’ai rien compris !
Je suis fatigué.
Merde à la Thune !
Merde au succès !
Merde à l’inégalité de l’homme et de la femme !
Merde aux religions , merde à Jésus-de-Nazar-des-Mecs, merde aux prophètes !
Merde à BAC plus 5 !
Merde au pinard à 100 euro la bouteille !
Merde aux piscines privées plus grosses que des piscines municipales !
Merde à trois semaines en bateau palace autour de l’Antarctique à 35000 euro !
Merde aux ventres ronds nombril en plein milieu, entre maillot ultra court et pantalon moulant taille basse !
Merde à la Télé !
Merde au foot – fric !
Merde à la beauté sans âme !
Et merde aux Ames Vénérées !
Merde à « tu m’emmerdes » !
Merde à « je t’aime rien que pour te baiser » !
Merde aux Gros Culs dont on hume la pète comme on humerait une haleine d’orchidée !
Je n’ai encore rien pompé à ce merdier Humanusculaire… Où l’on dit pourtant qu’il y a des choses très belles…
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A propos de ce que l'on dit être de la transmission de pensée...
- Par guy sembic
- Le 20/05/2010
- Dans Articles
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L'on dit “transmission de pensée”... Lorsque, par une étrange et singulière coïncidence, deux personnes (ou plusieurs) pensent l'une à l'autre au même moment, ou dans les mêmes jours...
Je ne crois pas du tout à la “transmission de pensée”...
Je suis persuadé que lorsque je pense à une personne en particulier en un moment donné, cette personne là est “à cent lieues” de penser à moi en ce moment là... ou en un autre moment, tout bonnement parce que j'ai pensé à elle et comme si par une sorte de “miracle relationnel” impliquant osmose, intimité et complicité mutuelles, s'établirait dans l'instant une communication avec cette personne ! De toute manière je ne crois ni aux “contes de fées” ni en quelque “puissance empirique” ou “ésotérique”, qui influerait sur ma vie aussi bien intérieure qu'extérieure! Je ne crois qu'en l'énergie, qu'au dynamisme, qu'à tout ce que l'on entreprend après l'avoir imaginé et conçu en esprit, qu'aux moyens que l'on se donne afin de parvenir à un but, qu'à tout ce que l'on peut puiser dans le coeur de son propre réacteur! D'ailleurs à ce sujet les “vrais Chrétiens” (ou croyants en Dieu ou en Allah) lorsqu'ils formulent des prières, ces prières sont plutôt des sortes de conversations avec leur Dieu et dans et par lesquelles prières ils se donnent eux-mêmes les moyens, la force et l'énergie nécessaires pour que leurs voeux soient exhaussés...
Ne prenons pas (à vrai dire jamais) les gens pour des imbéciles en leur faisant miroiter quelque “miracle possible” qui viendrait de quelque “truc magique”dernièrement inventé et diffusé à tout va par la Société de Consommation, par exemple pour avoir la femme ou la fille de leur rêve, pour gagner beaucoup d'argent, pour réussir dans la vie, etc.
Et de même si une personne en particulier pense à moi en un moment donné, je suis aussi “à cent lieues” de penser à cette personne au même moment ou en un autre moment...
Quant à savoir si les pensées se rejoignent, se retrouvent et communiquent, dans un espace de temps beaucoup plus vaste qu'un jour ou qu'une saison... Peut-être, oui, peut-être! Mais alors, ce sont des pensées qui ne se “touchent pas” du fait qu'elles ont été émises en des moments différents...
Il y aurait “transmission de pensée” - directe et réelle- si les pensées l'une et l'autre se “touchaient”, si la pensée de l'un devait, par quelque explication logique ou scientifique ou selon une disposition de la nature, être perçue par l'autre (directement perçue et non pas seulement pressentie ou subodorée). Après tout, la Science et la connaissance du possible dans la nature des êtres et des choses, nous réserve encore quelques surprises, et tout n'a pas été découvert...
N'est-ce point, par exemple, par la connaissance de la parthénogénèse que l'on a découvert que parfois (très rarement il est vrai), d'un être “femelle” sans l'intervention de l'être “mâle”, peut venir un être nouveau?
Un exemple de ce que l'on dit être de “la transmission de pensée”? Lorsque tu penses à un ami qui dans les cinq minutes qui viennent (cinq minutes ou un quart d'heure ou un jour je m'entends) compose le numéro de ton téléphone ou t'envoie un message dans ta boîte couriel... Ce n'est là qu'un hasard, une pure coïncidence... Et non pas cette “transmission de pensée” selon l'idée populaire et répandue qui n'a quant à elle aucun fondement scientifique... Et c'est fou, vraiment fou, tout ce qui court comme “conneries”, dans tout ce que l'on raconte et qui vient de tout ce que le monde produit en matière de “simplifications”, “d'idées reçues”, de soit-disant véridique, de “paraît-il éprouvé confirmé”, avec de nombreux témoins, de “solides” argumentations... Et même que des intellectuels se mêlent et se prêtent à l'une ou l'autre de toutes ces “conneries” qui circulent sur la planète!
De toute manière lorsque je pense, lorsque tu penses à quelqu'un en particulier en un moment donné, la pensée que j'ai, la pensée que tu as, alors, est soit une “bonne pensée”, soit une pensée critique ou “mauvaise”... Mais souvent erronée ou sujette à une interprétation selon un ressenti personnel ou un avis extérieur... Et cette pensée n'est absolument pas perçue par l'autre ni au moment où elle est pensée ni à un autre moment ni peut-être jamais... À moins qu'elle ne soit écrite telle quelle ou “transposée” dans un texte littéraire, poétique ou dans un roman ou un récit... Écrite et diffusée...
Nous vivons puis mourons avec toutes ces pensées que nous avons, des êtres que nous aimons ou n'aimons pas, mais qui jamais ne seront perçues.
Nous vivons puis mourons sans jamais connaître ces pensées, “bonnes ou mauvaises”, que tant et tant d'êtres (et parfois des plus proches) ont de nous...
... Mais il y a l'Art, c'est à dire la littérature, la poésie, le cinéma, le théâtre, la peinture, la musique... Et d'une manière plus générale, plus universelle sans doute, il y a la “facture” (ou “marque de fabrique”) si l'on peut dire, de chaque être... Puisque l'on “fait” selon ce que l'on vit, et qui lui se perçoit, se voit, s'entend, se sent, se touche, lorsqu'il transparaît...
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Tant et tant de livres !
- Par guy sembic
- Le 19/05/2010
- Dans Pensée, réflexions, notes, tags
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L'enfance est comme une bibliothèque avec peu de livres mais chaque livre tour à tour peut être ouvert, il y a l'émotion, l'émerveillement, et à lui seul ce livre là ou un autre semble aussi grand que la bibliothèque tout entière...
Peu à peu l'enfance s'éloigne, la bibliothèque se charge de livres, de plus en plus de livres, et il vient un temps où il y a tellement de livres que beaucoup de ces livres ne peuvent plus être ouverts... Ou alors parfois il s'en ouvre un, puis un autre et un autre encore, qui semble aussi grand que la bibliothèque tout entière...
La bibliothèque est comme un bateau qui, au bout d'un certain nombre de traversées d'océans, remisera, cadavre de ferraille dans un port cimetière... Et il y aura tous ces livres demeurés fermés qui n'auront plus été ouverts... Et pourtant chacun de ces livres, un jour, fut...
Le livre c'est cet “espace d'existence”, vécu, si petit soit-il et ne contenant qu'une image fugitive, ou d'une dimension plus ou moins grande et qui contient comme un film, une séquence en images et en mouvement, des personnages, des lieux, des évènements... et tout cela avec des voix, des mots, des bruits, et ce que l'on peut appeler “une atmosphère”... Il y a aussi le “ressenti”, de la même manière que “l'odeur” perçue à l'intérieur du livre.
Il y a donc tout au long de l'existence humaine, tous ces “livres” de plus en plus nombreux, comme sur les étagères d'une bibliothèque, ces “livres” serrés, de plus en plus serrés les uns contre les autres... Et cependant certains de ces “livres” qui ne sont pas toujours ceux dont la tranche est la plus “marquante au regard”, par la place qu'ils occupent sur l'étagère, sont souvent visités et revisités... Alors que tant et tant d'autres semblent “dormir”, recouverts d'une couche de poussière et dont le titre sur la tranche s'est quelque peu effacé... Mais ils existent, ces “livres”, ils sont bien là, sur l'étagère, à leur place et comme des témoins de ce qui fut, avec toutes leurs pages, toutes leurs images, et comme “tout le film qu'ils contiennent”...
Et à l'heure de la “remise” dans le port cimetière de toutes les “bibliothèques”, il y aura tous ces “livres” dont la tranche ne sera pas revenue au regard...
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La chaîne du chien
- Par guy sembic
- Le 17/05/2010
- Dans Anecdotes et divers
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Dans l'un de ses livres, “D'Ici Là”, John Berger écrit :
“La chaîne du chien, là bas, est trop courte. Qu'on la change, qu'on l'allonge! Alors le chien pourra atteindre l'ombre, se coucher et arrêter d'aboyer. Et le silence rappellera à la femme qu'elle voulait un canari en cage dans sa cuisine. Et au chant du canari, elle abattra plus de repassage. Et les épaules du mari, dans sa chemise fraîchement repassée, lui paraîtront moins rouillées quand il ira travailler. Et en rentrant à la maison, le soir, il plaisantera parfois, comme avant, avec sa fille adolescente. Et la fille changera d'avis, elle décidera d'inviter son amoureux un soir à la maison, juste une fois. Et un autre soir, le père proposera au jeune homme d'aller avec lui à la pêche...
Qui sait, dans ce vaste monde, ce qui peut arriver? Il suffit d'allonger la chaîne.
... Allonger la chaîne du chien n'est-ce point illusoire?
Ce serait là en somme, rendre le préservatif de plus en plus fin, de telle sorte qu'on ne le sente plus sur la peau ; doter le préservatif d'un appendice encore plus étiré pour une joie projetée comme sans retenue...
Ce serait tout aussi bien... faire du trapèze volant en rapprochant le filet, raccourci, du sol... Ou rouler à “tombeau ouvert” sur une route de plus en plus hérissée de bosses...
La chaîne, si longue soit-elle devenue, ne nous fait jamais rejoindre ce que l'on dit être mieux... Et qui n'est que différent en réalité.
Il serait à désespérer que l'art, la littérature, la science, la poésie, la musique, l'écriture... Que toute la connaissance du monde et des êtres vivants... Ne soient que des chaînes ouvragées à sans cesse rallonger... Plutôt que ces chemins entre nous et le ciel ou la terre ou les visages ou les maisons ou les paysages...
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Oh Foot reprend ton vol, que je te fiente dessus en l'air !
- Par guy sembic
- Le 16/05/2010
- Dans Chroniques et Marmelades diverses
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Oh foot reprend ton vol, que je te fiente dessus en l'air!
Foot, foot, et refoot! On va bouffer du foot sur toutes les télés, dans tous les grands canards, presse people and Cie... Durant plus d'un mois.
Il est vrai que dans les pays de l'hémisphère Austral, et en particulier en Afrique du Sud, ce sera l'hiver... À ce propos d'ailleurs, les Européens et Américains du Nord, plus les Chinois de Pékin et les Japonais du nord de Tokyo devront “à prix d'or” (voyage en avion, hôtels de luxe et structures d'accueil de touristes plus bien sûr le prix des places dans les stades) quitter leur été boréal de juin et retrouver comme chez eux en décembre des jours plus courts...
Toute la planète va vibrer, péter, au rythme des matchs de foot ; prier, adorer, se prosterner au nom du Foot, ce “Dieu” que même les Chrétiens et les Musulmans et les Juifs vont “un peu et pour un temps” confondre -si l'on peut dire- avec le Dieu créateur du ciel, de la Terre et de l'Univers...
... Je pense à ces caricaturistes de journaux satiriques, si décriés et si attaqués lors de la publication de dessins insolents contre des chefs religieux... qui devraient à mon sens, plutôt que de se foutre du Pape et des cardinaux et des Imans et de Mahomet, nous “pondre” quelque super horreur bien pétante, bien crasse et bien iconoclaste contre le Dieu Foot, les “seigneurs-héros” du Foot et toute la “machinerie commerciale mondialisée” organisée et orchestrée et martelée autour du Foot Roi...
Foot, foot, foot et refoot! Déjà, à quinze jours environ du début de cet évènement planétaire (que l'on reproduit d'ailleurs tous les quatre ans)... Je “chie sur le Foot”, sur ces slogans commerciaux censés créer un lien entre des milliers de gens et leurs sociétés et leurs entreprises et leur équipe en bleu, ces slogans commerciaux d'une simplicité aussi vulgaire que primaire, que l'on voit en lettres géantes sur fond bleu à l'entrée de Carrefour et des Grandes Surfaces “partenaires et sponsors” ! Je “chie” (je me répète) sur tous ces jeux à la con, vidéos et autres, sur tous ces concours pour gagner un maillot, un ballon ou Un Million d'Euro, sur ces couvertures de magazines où l'on voit les héros souriants... Sur cette orgie médiatique, sur ces fêtes futures, sur tout ce fric insolent et presque sans limite qui va passer sous le nez de plus de 90 % des habitants de cette planète alors qu'on est au vrai dans une crise très grave (économie et civilisation)... Sur ces joueurs adulés comme les plus grands gladiateurs du temps des Romains et qui perçoivent des salaires et des primes absolument colossaux...
Foot/foot/foot... Je me fous du foot et pas un seul soir de match je vais trépigner sur le canapé devant la Téléfoot !
Que ne suis-je point ce caricaturiste produisant le “dessin du siècle” le plus iconoclaste, le plus insolent et le plus ravageur qui n'ait jamais été produit sur Terre... contre le culte “sacré” dédié au Foot par toute la planète! Quitte à me faire incendier et proscrire, d'une “fatwa générale” lancée par tout le Monde Civilisé!
Outre le foot planétaire et universel des stades de grandes capitales et des télés, je “chie” également sur tous ces sports à la mode, en particulier (et surtout) ceux qui mobilisent de fantastiques sommes d'argent, de gigantesques infrastructures et organisations qui grèvent le budget de la plupart des pays, qui font déferler des milliers voire des millions de supporters... Ces sports à la mode dont les “héros” sont surpayés et vénérés tels des dieux Romains, ces sports où tous les gosses pauvres de la planète rêvent d'être des champions du monde, où l'on se dope, se vend et s'achète les principaux acteurs, ces sports où règnent combines et magouille...
Et ce ne serait plus alors un “petit dessin assassin et iconoclaste” de caricaturiste, mais une fresque géante taguée sur le mur circulaire du Stade de France!
... Je ne dis pas cependant que je “chie” sur le sport, que ce soit le football, le rugby ou le tennis ou le ski ou le vélo... Car il y a en vérité, un autre, un tout autre niveau de sport : celui moins médiatisé, moins dépendant du Fric-Roi, celui des “petites équipes locales”, de jeunes sur un terrain de banlieue, d'entraîneurs plus “formeurs d'hommes et de caractère” que sélectionneurs à la solde des puissances financières...
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La dette Grecque, et toutes les autres dettes
- Par guy sembic
- Le 15/05/2010
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Dans mon livre “AU PAYS DES GUIGNOLS GRIS” j'avais imaginé une monnaie mondiale : le parsécu...
Imaginons (bien que ce soit “un peu plus compliqué” à imaginer)... Que dans le monde d'aujourd'hui depuis l'an 2000 l'on soit au parsécu...
Tempêtes financières... Crash boursiers... Révolutions... De nombreux pays surendettés... Une économie de marché qui s'effondre... Et l'on prête à des pays, à des gens, avec de l'argent que l'on n'a pas, de l'argent emprunté! De la folie!
La monnaie unique éclate... De nombreux pays reviennent à leur ancienne monnaie.
Voilà... L'on t'a prêté, à toi état déjà surendetté, cent millions de parsécus et tu dois rembourser dix millions de parsécus par an durant dix ans... à 5 pour cent.
Grec, tu reviens au drachme ; Espagnol tu reviens à la peseta... Il va falloir que tu rembourses chaque année l'équivalent en parsécus de tes drachmes ou de tes pesetas qui ne valent plus rien. Autant dire qu'à chaque échéance annuelle, tu devras pousser des brouettes de drachmes ou de pesetas pour que ça fasse le poids des dix mille parsécus... sans compter les cinq pour cent d'intérêt...
Et comment vas-tu remplir les brouettes? Avec tout ce que les gens ont acheté à crédit, tous ces équipements de loisirs et divers matériels et produits de consommation, avec les campings-cars, les résidences de vacances, les baraques, les jardins d'agrément, les bagnoles... Avec tout ce qui ne se bouffe pas, se dégrade d'année en année? Car tout ce “fourbi” là ne se reconvertit pas en argent, même s'il peut encore passer de main en main ou se revendre en brocante !
Voilà... On t'a prêté cent millions de parsécus, et parce que tu risques d'être insolvable, les créanciers “l'auront dans le cul”! Et comme cet argent les créanciers eux-mêmes l'ont emprunté et doivent rembourser, alors où et comment trouver l'argent ailleurs qu'au fond des poches du plus grand nombre possible de gens?
Imaginez un Errèmiste ou un chômeur ou encore un salarié précaire à qui l'on prêterait la somme nécessaire à l'achat de la BMW qu'il désire acquérir! ( Il paraît que l'Allemagne vend des sous-marins à la Grèce, ce qui revient au même que de vendre à crédit une BMW à un chômeur)... Au fait, un chômeur a-t-il besoin de circuler en BMW? La marine Grecque a-t-elle besoin de posséder des sous-marins?
L'argent que l'on emprunte il faut bien aller le chercher, directement ou indirectement, là où il est réellement! Et les gens qui prêtent c'est qu'ils ont les moyens de prêter! (mais quelle idiotie de prêter avec de l'argent emprunté!)...
Où est l'argent? Là où il circule en dehors du circuit, là où aucun flic, aucune douane, aucune “disposition légale” ne le règlemente, ne le prélève au passage... C'est à dire dans des caisses que personne ne voit, des caisses dans lesquelles d'ailleurs il ne reste jamais très longtemps puisqu'un humain sur dix ou sur cent cela dépend, achète avec cet argent là, du “fourbi” dont la grande masse des autres humains ne verra jamais la couleur sauf de loin, dans les vitrines et dans les rêves... Et quand c'est pas du “fourbi” c'est de la “jouissecrade”...
Il y en a assez de ce système qui est en fait comme un tonneau percé que l'on ne cesse de remplir et se vide plus vite qu'il ne se remplit alors que plus il se vide et plus on ouvre le robinet! Ce système économique et cette “loi du marché”, de la croissance éternelle et exponentielle dont les acteurs sont les pauvres qui jouent les cadors, d'une part, et les riches qui pompent tout d'autre part! Tout cela finira bien un jour par péter dur/dur. Les riches se feront flinguer, et les pauvres qui n' arrêtent pas de faire les cons se feront bouffer par des pauvres encore plus pauvres mais qui eux n'ont jamais eu les moyens de faire les cons...
Mais pour en arriver là, il faudra vraiment que tout soit complètement foutu et qu'il n'y ait plus que de la poussière à bouffer!
L'Europe, la “grande Europe”... qui n'est qu'un “foutoir” de “gouvernance” (un concept vide de sens), et de divers traités “boiteux”... S'est “fendue” de 750 milliards d'Euros dont une partie avec des “fonds de garantie” et une autre partie avec un prêt du FMI... Et les états membres de cette grande Europe du marché ont tous décidé un “tour de vis budgétaire”... Résultat, les bourses reprennent dix pour cent en un jour, mais après l'euphorie des marchés boursiers, les courbes de variation s'infléchissent de nouveau...
C'est que la Bourse, elle “ne fait pas dans la dentelle”! Elle est peut-être (et même sans doute) totalement amorale mais elle est réaliste!
Comment concevoir en effet une reprise significative de “bonne santé économique” si les gens de tous les pays de la “grande Europe”, dont les budgets sont de plus en plus serrés, n'achètent plus, ne consomment plus?
Ce n'est pas vraiment la “croissance” qui “dope” un pays ou une économie, mais l'activité et le travail! “Croissance” (ou “décroissance” d'ailleurs), “développement”... sont des concepts qui “ne veulent rien dire”... Ce que l'on appelle “croissance” n'est que l'idée absurde selon laquelle on peut s'enrichir rapidemment en dévalorisant le travail, en se passant même du travail ; par la seule production en masse et au moindre coût de fabrication, de gestion et de transport, de toutes sortes de bien de consommation et de services...
Et la bourse ne“plonge” pas seulement par quelque effet négatif de pure spéculation sur l'évolution aux conséquences fâcheuses d'un évènement... Elle “plonge” aussi du fait de la réduction de l'activité, du gel des financements nécessaires et des investissements, et de l'absence de ressources pour un grand nombre de gens, et de la mise à mal du travail... Autrement dit, la Bourse “plonge” aussi par réalisme “pur et dur”...
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Apéro géant, on est dix mille et après?
- Par guy sembic
- Le 14/05/2010
- Dans Anecdotes et divers
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Si l'on peut se servir de Facebook pour provoquer un grand rassemblement de personnes en un lieu déterminé, en l'occurrence un “apéro géant”... Alors cela veut dire aussi que l'on peut se servir de Facebook dans un tout autre but de rencontre entre personnes, en l'occurrence une manifestation artistique ou littéraire tout à fait spontanée et informelle mais rassemblant comme pour l'apéro géant, quelques centaines voire milliers de personnes sur un simple appel diffusé en chaîne...
Je reconnais le caractère “convivial” certes, d'un “apéro géant” réunissant des milliers de gens en un lieu fixé, mais cela ne me semble en aucune manière un évènement révolutionnaire car après la dispersion“tout redevient comme avant”...
Ah, je la volerais bien, la clef de ces portes que je voudrais bien voir s'ouvrir enfin!... La clef de ces portes où après, ce n'est plus du vent...
Soit dit en passant, je ne demande pas qu'après, ce soit “du feu” ou “de la lumière blanche”, une fois ces portes enfin ouvertes... Juste un “petit air” un peu plus respirable...
Ah, c'est vrai... J'oubliais, j'oubliais... qu'il faut sur Facebook un “sacré carnet d'adresses et d'amis et d'amis d'amis”... Un téléphone portable de la dernière génération, un “messenger de cador de cité”, une célérité et une agilité digitale de première, être “bien branché et bien dans le vent soufflant fort”.... Et tant qu'on en sera là, bonjour le monde tel qu'il est, bien dans la pète, la clicque et les spots...
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Ecrire, est-ce un acte physique et épuisant ?
- Par guy sembic
- Le 13/05/2010
- Dans Articles
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Lors d'une interview sur “Zone Littéraire”, voici la question qui fut posée à Jean Echenoz :
“Vous sentez-vous crevé, vidé, après avoir terminé l'écriture d'un roman?”
Voici la réponse de Jean Echenoz :
“L'écriture est très physique, donc crevé mais pas vidé. La dernière version d'un ouvrage est la plus fatigante mais la plus intéressante, c'est également un temps où d'autres idées naissent, où d'autres projets se mettent en place. Une période où l'on se place dans l'après, où personnellement, j'essaie toujours de prendre le contrepied de ce que j'ai dit et écrit auparavant... L'occasion de casser une mécanique qui s'est mise en place pour ne pas se répéter. Donc jamais de vide ; plutôt soulagé, libéré et déjà dans une réalisation future!”
Si l'écriture est vraiment “physique” - et elle l'est certainement- alors comme tout travail physique (puisque l'écriture est un travail), elle devrait effectivement “épuiser”...
S'il y a une “dernière version” d'un ouvrage ou même d'un texte, d'un seul texte... C'est qu'il y a bien là un travail de la pensée, de la composition du texte dans sa forme et dans sa présentation... Il n'est jamais aisé, en effet, de “casser cette mécanique” qui se met sans cesse en place pour faire “tourner notre moteur habituel”, un moteur qui va répéter ses halètements, ses grincements, et finalement ses mêmes mouvements...
Et d'autre part, lors de cette “dernière version” du texte ou de la phrase, jaillit une idée nouvelle... Ou du texte d'origine, ou de la phrase initiale... surviennent d'autres mots, d'autres images, tout comme un fil posé sur une pièce de tissu, qui une fois tourné entre les doigts, se sépare en plusieurs fils plus fins...
En ce sens, ce sens d'une écriture “physique” impliquant la nécessité d'une “dernière version”, il n'y pas d'épuisement et encore moins ce “vide” survenant...
Lorsque le texte semble “achevé” enfin, et que le fil donc, a été tourné et retourné entre les doigts, et que les mots, les images se sont dévidés en filaments issus du fil... Il vient une sorte de sérénité, une sorte “d'instant karma”... Et lorsqu'au delà du tableau “achevé” se sont déjà formés dans leurs grands traits les prochains tableaux, alors “l'instant karma” se prolonge comme s'il ne devait pas prendre fin...
Ce qui serait réellement et cruellement épuisant – je dirais “insoutenable”- pour un écrivain, ce serait “d'être aujourd'hui, de main encore et pour combien de temps, complètement à sec”! De sentir venir les idées, de voir se former les images, s'entremêler ou se bousculer les mots... et ne pas pouvoir écrire! D'être devant un paysage, en face d'un visage, de se trouver en une situation de relation ou d'observation... sans cette pensée qui donne les mots à écrire mais avec seulement du ressenti à l'état brut...
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Le volcan Islandais
- Par guy sembic
- Le 12/05/2010
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L'un des volcans Islandais est celui qui a inspiré Jules Verne pour “Voyage au centre de la Terre...
Jules Verne qui fut un romancier “visionnaire” mais aussi un scientifique, avait imaginé que ce voyage dans les entrailles de la Terre débutait à partir d'une faille ouverte dans le fond du cratère de l'un de ces volcans d'Islande, sans doute du plus grand et du plus potentiellement dangereux de ces volcans, celui dont la “cheminée” (ou boyau) s'enfonce le plus loin à l'intérieur de la Terre...
Tout au long de son récit, Jules Verne nous décrit un trajet sinueux et complexe à travers l'écorce terrestre c'est à dire uniquement situé dans ces couches rocheuses encore éloignées du “noyau” (en fusion) de la Terre...
Soit dit en passant, un “vrai” (et sérieux) romancier de science fiction “s'arrange” pour que son récit ait “une certaine crédibilité”, s'appuie et se fonde sur des connaissances techniques et scientifiques pour construire son récit, même si lui même en tant qu'auteur ainsi que chacun de ses lecteurs se rendent bien compte que nous demeurons tout de même dans le domaine de la pure fiction...
Voilà-t-il pas que ce “satané volcan” entrerait dans une phase explosive... Peut-être comme certains autres par le passé et en plusieurs lieux de la Terre, ce qui pour un temps modifia le climat local et obscurcit le ciel et provoqua “d'étranges phénomènes”... et quelques catastrophes? Ou pire encore, ces volcans de la fin du Tertiaire qui “pétaient” en ceintures de feu et de laves sur de grandes distances?
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L'astronef imaginaire
- Par guy sembic
- Le 11/05/2010
- Dans Anecdotes et divers
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L'astronef imaginaire
C'est un astronef imaginaire. Il vient de se poser là devant moi. Je ne l'attendais pas...
Une sorte de lessiveuse avec des trous carrés et un couvercle en béton surmonté d'un périscope de sous-marin...
Cet astronef imaginaire « branle » drôlement... Comme une lessiveuse jouant à la machine à laver en phase d'essorage... Je ne sais rien des éventuels « cosmonautes » qui pourraient venir d’un autre monde, à bord de cet « autobus de l’espace ».
Seraient-ils, ces « gens », porteurs de quelque message? Viendraient-ils d’un monde meilleur que la Terre ? Je n’en sais rien.
Le jour que j'ai devant moi est une boule de verre en deux moitiés séparées par une pellicule intérieure qui semble faite de poussière...
Ainsi est ce jour, d'une moitié de la boule, où j’ ai envie de vous dire d'une voix à peine plus audible que le cri d'un oiseau : « continuez sans moi, j'en ai assez de vos indifférences, de vos mépris, de vos clameurs, de vos rumeurs, de vos humeurs et de vos agitations, je n'ai plus rien à vous dire ; je monte dans l’ astronef, je viens d’ apercevoir une sorte d’ échelle de corde jaillie d’un trou carré »... Et ce jour là je fonce droit vers l’ astronef de tout mon être tendu vers un « ailleurs » inconnu. Et peu m’importe la destination.
De là où je serais parvenu, très peu de personnes sur la Terre recevraient un message de moi...
Ainsi est ce jour, de l'autre moitié de la boule, où je regarde l’ astronef et me dis : « Non, je ne monte pas aujourd’hui dans l'astronef... Peut-être parce qu’un regard, un sourire, un visage ce jour-là, est tombé du ciel... Et non pas du « trou carré de la lessiveuse »...
Alternance entre ces jours où j’ai envie de partir dans la lessiveuse des étoiles... Et ces jours où visages et regards bouillonnant dans l'astronef de terre, me mettent des étoiles dans les yeux...
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Le vécu peut être plus beau que l'écrit
- Par guy sembic
- Le 09/05/2010
- Dans Chroniques et Marmelades diverses
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Plus nombreux que nous sommes lors de certaines rencontres qui nous réunissent, une heure, un jour... À peine plus nombreux à dire vrai... Vivons nous entre nous dans une même communion de pensée et de rêves, et de projets peut-être ?
J'ai dit que le “vécu” parfois, était plus beau que l'écrit... C'est la raison pour laquelle dans les jours heureux d'une rencontre entre proches ou amis ou connaissances, je n'écris jamais rien, alors...
Dans le temps de l'évènement heureux, du partage, de la relation... Les mots qui seront plus tard écrits, existent déjà avant qu'ils ne soient nés. Les mots que nous nous disons dans ce temps de l'évènement heureux, et que nous n'écrivons pas, sont nos plus beaux écrits.
Nos visages, nos regards, nos complicités, nos voix et nos mains lors de telles rencontres, se touchent. Nous sommes comme des enfants et la brutalité du monde avec ses égoïsmes, ses mystifications et ses obscurités, ne peuvent plus nous atteindre... Nous devenons “voyants et émerveillés” parce que nos pensées sont pures et vraies, et nos esprits préparés... Et les émotions les plus souveraines si elles peuvent et doivent être exprimées, ne nous aveuglent pas cependant, ne nous enferment pas dans une sorte de “bulle de roche”...
Il y a ces “piqûres d'héroïne” qui valent vingt fois l'acte d'amour mais dont les effets secondaires sont si dévastateurs!
Serait-on éprouvés à la mesure de ce que nous sommes capables de surmonter? Serait-on heureux à la mesure de notre capacité à ressentir le bonheur? Je le crois...
Nous avons tous, auteurs, artistes, écrivains en particulier – et cependant êtres ordinaires par ailleurs et d'entre tous les humains- des “parcours de vie”assez chaotiques, des expériences souvent difficiles, des souvenirs brûlants ; de la gravité, de l'émotion, du drôle et du tragique en nous... Mais aussi des aspirations, des besoins fondamentaux, des obscurités, des motivations tout à fait personnelles, une part d'ingérable en nous-mêmes... Tout cela constituant et “existant” cet être que nous sommes, cet être “à nul autre pareil”... Et c'est avec tout cela aussi, que nous disparaissons un jour, dont il ne demeure qu'une chrysalide desséchée, transparente et légère suspendue sur l'un des innombrables fils d'une immense “toile de souvenirs”...
Nous pouvons, ensemble, aussi différents que nous sommes les uns des autres, trouver ce “passage aussi rêvé et cherché qu'impossible”, que les glaces et les brumes nous cachent, ou que des feux le long des rivages nous suggèrent afin de nous naufrager...
“La porte du bonheur est une porte étroite”nous chante Jean Ferrat...
Il y a aussi tous ces feux qui courent tels des feux de brousse, les feux de la rumeur, de l'opinion, nourris de tout ce que l'on y jette dedans... Et dont les cicatrices noires sur un paysage brûlé ne s'effacent jamais.
Il y a encore des feux que l'on alimente et perpétue autour d'un même foyer, dans un même campement, entre les mêmes visages, les mêmes espérances, rêves et complicités... Ces feux là ne courent pas dans la brousse mais peuvent nous retrancher du monde alors que ce monde parfois, nous tendrait bien une “petite menotte au bout de son grand bras blessé”... Il ne faut donc pas faire de ces feux un refuge, ou une forteresse de lumière pour des “seuls élus” que nous serions tentés d'espérer être mais que nous ne sommes en vérité jamais...
Il y a déjà cette “transparence”... si belle, encore si embryonnaire, si fragile, si fugitive, dans le regard d'un être vivant...
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L'enfant géant et son souffle d'amoureux
- Par guy sembic
- Le 06/05/2010
- Dans Chroniques et Marmelades diverses
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... Il serre entre ses doigts la petite silhouette aux os qui craquotent. Mais la silhouette ne se rompt point, son battement de coeur d'oiseau emplit le géant... Et le géant rit et pleure.
Il n' y a plus cette fragilité de l'être dans la petite silhouette... Rien qu'une grande force toute droite, souveraine, inépuisable... Que l'enfant géant vient de soulever entre ses doigts.
Lorsque transparaît la fragilité de l'être dans sa voix, dans son regard, dans son visage, dans ses gestes maladroits et dans ses hésitations... Le “Kador”, cette espèce d'humain qui court les rues, les publics, les marchés et toutes les petites affaires selon les arrangements ou les plaisirs qu'il cherche... Se pourlèche, ses flancs vibrent de la faim qu'il sent en lui, de cet être dont il va se régaler ou qu'il va écarteler ou salir de ses baves...
Mais il ne “sévit” point que des “Kadors” en ce monde... Il y a aussi ces enfants géants au souffle d'amoureux, conscients ou non de ces étranges forces qui les habitent ; ces enfants géants qui d'une autre manière “sévissent” (mais ne sévissent qu'aux yeux des Kadors et des Hememènes)... Ces enfants géants vibrant de toute leur âme d'une faim différente de celle des Kadors, d'une faim qui ne “prédate” pas, d'une faim qui se soulève comme une respiration d'amoureux. Alors ce qui est ressenti, ce qui émeut à la vue de cet être fragile devenu soudain si proche, fait vibrer le grand corps du géant tout entier.
Et il n'ose, l'enfant géant, approcher et encore moins toucher ce qui l'émeut autant...
Il va donc la chérir, cette fragilité apparente de l'être, la chérir d'un amour de géant, chercher à la protéger de toutes ces lèvres brûlantes qui rôdent en pleine lumière ou dans les plis mouvants de l'ombre.
Nous avons tous, parfois, de ces fragilités qui sont comme de petites plaies ouvertes sur notre peau...
Les lèvres de l'enfant géant au grand souffle d'amoureux, ne sont jamais putrides, suceuses ou buveuses... Elles se posent doucement sur la plaie qu'elles cicatrisent.
Ainsi est la faim de l'enfant géant au souffle d'amoureux : une faim qu'il communique et partage de tout son être avec l'être dont la fragilité l'émeut...
... Les plus belles joies du monde sont celles qui nous viennent mouillées comme des oisillons heureux d'être nés, alors même qu'elles demeurent par nature, dures et tendues comme des bouts de bois...
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Le caractère exceptionnel de certaines rencontres
- Par guy sembic
- Le 05/05/2010
- Dans Anecdotes et divers
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... Qui ne sont pas des rencontres virtuelles comme sur le Net, mais des rencontres réelles qui auparavant, étaient virtuelles...
Soit dit en passant, “Web Cam” (bientôt en 3D), MSN and Cie et autres prouesses de la technologie en matière de “rapprochement des êtres”... Tout cela n'est à mon sens qu'un “pis aller” ou une sorte de “meilleur des mondes possible”...
Je pense à cette chanson de Mouloudji (qui jamais ne prendra la moindre ride autant que durera la Terre et les hommes) : “un jour tu verras on se rencontrera”...
Imaginons un couple d'oiseaux qui, après avoir construit un nid et “fait ce qu'il fallait” pour assurer sa descendance, veille sur deux ou trois petites coquilles ovales d'un vert presque transparent taché de brun... “L'oiselle” va, durant quinze jours demeurer couchée sur ces si fragiles coquilles.
Alors viendra l'éclosion... De petits êtres mouillés vont apparaître et ouvrir leur bec...
Je dis qu'une rencontre entre des visages qui ne sont pas encore vus – ou seulement vus sur un écran d'ordinateur – je dis qu'une rencontre entre des mots qui furent tout un temps écrits et ces mêmes mots qui sont enfin échangés de vive voix... Peut être aussi belle, aussi émouvante, aussi simple et aussi vraie... Mais aussi aléatoire que la naissance de ces oisillons.
Ce sont les orages et les intempéries, les fils ténus de la vie qui se rompent, la ronde sombre des prédateurs à l'affût et prêts à fondre ; toutes ces incandescences endormies toutes prêtes à se réveiller, et ces accidents de la vie... Qui rendent aussi aléatoire la naissance des oisillons... et les plus belles histoires d'amour.
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Une très belle définition de l'écrivain
- Par guy sembic
- Le 03/05/2010
- Dans Anecdotes et divers
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Sur la page d'accueil du forum de Nota Bene (forum littéraire) je lis ce matin du 3 mai 2010 ceci :
“Pour André Pieyre de Mandiargues : l'écrivain est une sorte de voyant émerveillé”...
C'est la plus belle définition (et de loin) que je n'ai jamais pu lire de ma vie, de l'écrivain...
D'ailleurs à mon sens, l'écrivain ne devrait être QUE (et uniquement) cela, cette sorte de “voyant émerveillé”.
Un “voyant” donc... Pas un sorcier.
“Emerveillé” oui! Et il doit écrire son (et ses) émerveillement(s) tel un enfant devenu adulte sans s'en apercevoir et sans jamais tout au long de sa vie, faire ces “cabrioles” imbéciles et prétentieuses devant une assistance médusée ou inféodée au jeu des lumières, des sons et des images-cultes...
Ecrire ses émerveillements, oui... Mais aussi écrire ses colères, ses révoltes et laisser parler son coeur et ses tripes...
... Si je dis “l'écrivain ne devrait être que cela( un voyant émerveillé)”... Je dois aussi préciser qu'un écrivain romancier ou (et) essayiste essentiellement et globalement dans son oeuvre... S'il n'est pas ou s'il est peu, un “voyant émerveillé”, il est tout de même un écrivain... Un écrivain de roman policier, de roman d'aventure, par exemple... Il n'est donc pas “nécessaire” (et primordial) pour un écrivain, de chercher à n'être que ce “voyant émerveillé” (quoique l'écrivain “voyant et émerveillé” s'il l'est vraiment et essentiellement, doit l'être très nettement)...
Toutefois il existe une “catégorie” d'écrivains que je définirais “artisans plutôt qu'artistes” : ce sont les écrivains de “littérature de gare”, littérature sentimentale ou mélodramatique, dans le genre de tous ces romans “grand public” que tout le monde achète dans les maisons de presse, tous ces romans que l'on lit en fonction de ses affinités ou prédilections en matière de lecture de détente et de loisirs... Et dans ce domaine là, on peut dire (et même affirmer) qu'il existe de “très/très bons artisans-écrivains”... qui d'ailleurs savent émerveiller et se révèlent “voyants” à l'occasion, dans une fiction qui anticiperait certains évènements probables devant survenir un jour...
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Le journal des années noires, de Jean Guéhenno
- Par guy sembic
- Le 03/05/2010
- Dans Articles
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Voici ce qu'écrivait le 17 janvier 1941, Jean Guéhenno dans son journal des années noires... Journal qu'il tînt, d'ailleurs “sans tambours ni trompettes” et comme “pétrifié” par cet esprit du temps, par cette pensée dominante et par cette atmosphère “empoisonnée” de l'époque... “pétrifié” à tel point qu'il pensait qu'un écrivain (et certainement l'écrivain qu'il était) ne pouvait en aucun cas se “mettre en avant”, ou “pérorer” ou continuer de produire dans un environnement intellectuel aussi “prostitué” aux “idées de ce temps de honte et de collaboration du nouveau régime de Vichy.
Jean Guéhenno disait que les intellectuels, les artistes et les écrivains alors, se donnaient tous comme justification le fait de “perpétuer” la culture et la littérature Française “envers et contre tout”. Ainsi certains acceptaient de collaborer, et donc de se faire reconnaître par les autorités occupantes et le régime de “l'état français”... D'autres bon gré mal gré, parvenaient à se maintenir, à se faire publier, à jouer sur scène, à chanter, à se produire devant le public... “Pourvu que leur nom paraisse dans les journaux, dans les chroniques littéraires” : ainsi continuaient-ils d'exister! (il est évident que tous ces intellectuels, artistes, écrivains là... “ne se sont guère mouillés”, du moins ceux qui sans jamais collaborer, ont simplement risqué quelques “bons mots” de temps à autre)... Et les occupants, les hommes de Vichy, n'étaient point dupes : ils “laissaient faire” dans la mesure où tout cela passait pour être de “l'amusement”...
Écoutons donc Jean Guéhenno :
“Jamais tant d'hommes en Europe ne surent lire, et jamais cependant il n'y eut tant de bêtes de troupeau, tant de moutons. Un homme d'autrefois qui ne savait pas lire se sauvait par la méfiance. Il se savait ignorant, aussi bien qu'un Descartes, et était en garde contre quiconque parlait trop bien. Il pensait seul, ce qui est l'unique manière de penser. Un homme d'aujourd'hui qui a appris à lire, écrire et compter, n'est par rien protégé contre sa vanité. Un diplôme certifie son savoir. Il y croit, il en est fier. Il lit le journal, il écoute la radio, comme les autres, avec les autres. Il ne pense plus jamais seul. Il croit ce que lui disent le journal, la radio, comme les autres, avec les autres. Il est livré à la publicité, aux propagandes. Une chose est vraie dès qu'il l'a lue. La vérité n'est-elle pas dans les livres? Il ne pense pas que le mensonge y est aussi.
Je le vérifie tous les jours. Notre enseignement est beaucoup trop un enseignement des résultats. Il n'entretient trop souvent qu'une faculté pédante et une mémoire docile. Cent jeunes gens à qui je parle sont bien plus savants en géométrie que ne l'était Euclide, mais peu d'entre eux sont capables de faire réflexion qu'Euclide est un grand géomètre et eux, rien. Plus que les résultats des sciences, il faudrait enseigner leur histoire, révéler aux esprits ce qu'est une intelligence dans son action et son mouvement, communiquer le sens profond de la science, faire comprendre qu'un savant n'est pas un homme qui sait mais un homme qui cherche, accablé et exalté tout ensemble par l'idée de ce qu'il ne sait pas. Ainsi ferait-on des hommes indépendants et forts et non des bêtes vaniteuses et serviles.”
En mai 2010 alors que 69 ans se sont écoulés depuis et qu'une transition s'est opérée entre deux “mondes” (de 1990 à 2010), le monde “ancien” d'avant la chute du mur de Berlin le 9 novembre 1989 et le monde “nouveau” dans lequel nous sommes à présent de “plein pied” depuis cette année même 2010... Cette réflexion de Jean Guéhenno “n'a pas pris une ride”. Elle est même d'une réalité tout à fait actuelle. Il n'y a jamais eu en effet en Europe (et dans le monde de la civilisation dite “occidentale à économie de marché et développée”) autant de gens non seulement sachant lire et écrire mais surtout issus de toutes sortes de formations scolaires, universitaires et de surcroît “surinformés” de tout et dans l'instant même de l'actualité... Et il n'y a jamais eu tout comme en 1941 dans l'Europe occupée par les nazis, autant de “moutons”(pour ne pas dire comme le Général de Gaulle dans les années 60 “des veaux”)... La différence sans doute est que l'on ne croit plus trop aux diplômes et qu'en plus des livres et des journaux et de la radio, il y a surtout la Télé et Internet...
Les gens, et les jeunes en particulier (je veux dire ceux que l'on ne voit jamais dans les manifestations ni dans aucune action de résistance aux puissances d'argent) se sentent bien plus savants (et le font savoir) qu'un Euclide, qu'un Aristote, qu'un Léonard de Vinci, qu'un Pascal ou qu'un Einstein... ou que les professeurs de classe de terminale de leurs enfants... Et effectivement, vu ce qu'ils ont étudié, vu les sources d'information dont ils disposent, vu la formation universitaire qu'ils ont reçue, vu tout ce qu'ils ont lu et vu sur “tout archi tout”, et même dans des disciplines telles que la médecine, l'aéronautique, les sciences et les techniques nouvelles, l'économie de marché, etc. ... on peut dire qu'ils sont des “savants” à tel point qu'il leur semble permis de se demander s'ils “n'en savent pas plus encore” que les savants de jadis...
Mais ce sont tous là, tant qu'ils sont... “des bêtes vaniteuses et serviles”...
Si Jean Guéhenno pouvait en janvier 1941, être “pétrifié” en face de cette pensée unique et dominante du temps, et renoncer à se “mettre en avant”, renoncer à écrire et diffuser et à ce que son nom paraisse... L'être que je suis au plus profond de moi ne peut que comprendre d'autant mieux ce que Jean Guéhenno devait éprouver en ces “années noires”...
Faut-il, pour assurer la sauvegarde et la pérennité de la littérature, des arts et de la poésie... Accepter de se compromettre en “collaborant” à une forme (ou à diverses formes) de pensée unique de notre temps... Faut-il, si l'on ne “collabore” que mollement (ou pas du tout), se résoudre à “jouer le jeu du chat et de la souris” (où c'est le Minou qui est souvent ridiculisé, ce qui fait rire tout le monde) ?
Je le disais plus haut, la différence entre 1941 et 2010 c'est que, outre les livres que l'on écrit et fait publier, outre la radio (et de nos jours la Télé) où l'on peut “causer et se faire voir”, outre la presse écrite où l'on peut s'exprimer dans les pages d'opinions... Outre tout cela oui, où il faut nécessairement être “introduit”, invité, sélectionné entre tant et tant d'autres “contributeurs”... Il y a Internet et là nous sommes bien dans un univers, un espace qui nous appartient à tous et dans lequel la question de la sauvegarde et de la pérennité de la littérature et de la poésie (et de la pensée) ne se pose plus du tout de la même manière que dans un environnement où il faut, soit “collaborer”, soit être reconnu pour un “trublion amuseur”...
En somme, en 2010 (nous y sommes vraiment à présent dans le 21ème siècle), je me sens tout de même “un peu moins pétrifié” (ou désespéré) que Jean Guéhenno en janvier 1941... Parce qu'il y a Internet, et que sur Internet c'est davantage ta pensée, ton coeur et tes tripes... Que ton nom et que ce que tu gagnes... qui vole, qui court, qui porte, qui voyage...