Articles de yugcib

  • Tout dire, tout écrire...

         Il est une réalité qui me paraît absolument fondamentale (et qui ne doit pas être remise en cause) : la liberté d'expression, la liberté dans les propos et dans les écrits, dans ce que l'on publie en particulier sur le Net...

    La liberté d'expression n'est pas un “domaine réservé” aux seuls autorisés ou aux seules personnes “pouvant se permettre de dire et d'écrire”, mais un domaine universel qui est autant celui des intellectuels, écrivains, poètes et penseurs, que celui de toutes les personnes ne pouvant s'exprimer qu'en fonction de leurs émotions, de leur ressenti, avec les seuls mots qu'elles connaissent, sans fioritures, sans belles phrases, parfois avec brutalité et vulgarité.

    Le seul et véritable problème avec la liberté d'expression, c'est que ce qui est dit ou écrit peut faire du mal, répandre de la souffrance, de la haine, de la peur, du mensonge, du leurre, de la calomnie... Mais tout cela, le mal, la souffrance, la haine, le mensonge, le leurre, la calomnie, la séduction et la prédation (je pense aux maniaques sexuels, aux escrocs et à tous les malveillants qui s'expriment sur le Net)... Tout cela est comme la nature tout entière qui nous entoure, une nature sauvage, inclémente, hostile, emplie de dangers, de pièges, de cruauté, d'animaux et d'insectes prédateurs mais aussi de beauté, d'émouvante beauté... Et que serait le monde, ce monde, notre monde, sans nature ?

    Par la poésie, par le roman, par la littérature, l'on peut transposer dans la fiction, par l'image, la manière de dire, tout ce qui d'ordinaire dans la relation entre les êtres, est brutalement et directement exprimé... Mais il demeure cependant entre les êtres que nous sommes dans nos vies ordinaires, cette relation à l'état brut, et donc cette liberté d'expression aussi réelle que l'existence indéniable d'une nature sauvage, inclémente, hostile... et parfois très belle...

    ... Il y a aussi ce que la loi interdit. La loi du monde reposant sur le socle des valeurs “éthiques et morales” d'une part, et d'autres valeurs telles que la propriété, l'argent, l'économie de marché d'autre part. Et la loi du pays dans lequel on vit, qui peut être un pays de dictature... La loi donc, restreint la liberté d'expression et expose les contrevenants à la loi, à des poursuites judiciaires et pénales...

    ... Je défendrai toujours la liberté d'expression, de l'écrit, de la parole, de l'image, et cela quelque forme que prenne cette liberté, de toute sensibilité, de toute culture ou “inculture” ; je défendrai toujours cette possibilité que l'on a de dire et d'écrire ce qui fait mal, tout le mal que l'on dit et écrit (et que cependant je combats avec acharnement et violence)...

    Je n'accepte de reconnaître, de toutes les dispositions qui limitent la liberté d'expression... Que celles de ces dispositions prises afin d'assurer une protection contre toutes les perversions et abus des maniaques et prédateurs sexuels.

     

    ... D'ailleurs à ce sujet, voici ce que j'ai imaginé (cela pourrait même être le scénario d'un film sur le modèle de LA RAFLE) :

    Une opération policère de grande envergure, bien organisée et bien préparée, visant à interpeller le matin très tôt, à leur domicile, et cela dans toutes les villes de France, les gens qui à plusieurs reprises ont consulté sur internet des sites de pédophilie ou se sont rendus sur des forums ou des blogs de jeunes adolescents pour “draguer” et proposer des rendez-vous à ces jeunes adolescents ou enfants...

    Dans la perspective de cette opération policière d'envergure, une enquête approfondie avait permis de dresser une liste, dans chaque ville de France, de toutes les personnes qui ont consulté ces sites, ces blogs et ces forums, et sont intervenues par messages et photos ou images adressés à des enfants.

    La date fut décidée, les rues où les gens demeuraient furent barrées, des quartiers entiers furent bouclés...

    Les contrevenants furent réveillés en sursaut, leurs portes enfoncées, priés de s'habiller rapidement et de se munir d'une petite valise contenant leurs effets de toilette et linge de rechange. Rassemblés dans un premier temps en petits groupes dans la rue ou sur une place, ils furent conduits en voitures de police vers des stades ou des salles de sport désaffectés auparavant aménagés pour un “séjour” forcé dans des conditions d'hygiène assez “sommaires”...

    Et l'on imagine tous ces vicieux qui menaient une existence bourgeoise et vivaient dans le confort, regroupés dans ces lieux, avec peu d'eau (froide) et ne disposant que d'un WC à la turque perpétuellement bouché, sans aucune nourriture autre qu'un sandwich par jour, un méchant sandwich au pâté de foie (certains gardiens avaient même fait les sandwichs avec du “pâté de toutou”)...

    Le “traitement” infligé à ces personnes était “assez spartiate et assez brutal” : en règle générale les “raflés” étaient pour l'essentiel des hommes (les plus de 50 ans étaient les plus nombreux) et ils recevaient, pour un oui pour un non, de manière tout à fait arbitraire, des coups de matraque sur le bas ventre...

    Les populations inévitablement, furent informées de cette opération, mais seulement le jour où elle eut lieu. Il y eut de nombreux curieux, de visiteurs, de voisins de palier ou d'immeubles, qui assistèrent aux arrestations, mais personne, absolument personne n'éleva la voix, ne manifesta la moindre opposition ou résistance à la vue de ces arrestations qui, il faut le dire, furent “assez musclées”... D'ailleurs, il n'y eut non plus aucune action de résistance par quelque association que ce soit, humanitaire ou autre...

    L'on en “avait fait autant” avec les Juifs en 1942, l'on en “fait presque autant” de nos jours avec les clandestins que l'on enferme dans des centres de rétention (aux conditions d'hygiène désastreuses)... Alors vous pensez, des pédophiles, des violeurs de mômes, des pervers qui donnent des rendez vous à des petites filles et des petits garçons!

    Et que devinrent ces gens à l'issue d'un séjour d'une semaine environ en ces lieux de “rétention”?

    Ils furent “triés” selon des critères “psychologiques”, les uns conduits dans des hôpitaux afin d'y subir une opération de castration chimique et définitive... Et les autres, jugés non seulement irrécupérables mais dangereux, “euthanasiés” par injection létale...

    ... Quelques mois passèrent... Il était commun de dire, au comptoir du bistrot du coin, lorsque l'on évoquait cette “affaire” : “ C'était un détail de l'histoire”... Parce que l'on “avait le droit” désormais, de dire cela... sans risquer la moindre poursuite, le moindre jugement de réprobation...

    “Avaient-ils une âme ces gens là, ces vieux (et moins vieux) cons?” disait-on aussi. “Non, ils n'avaient pas d'âme, juste un barreau de chaise huilé à la place du cerveau”...

    Je maintiens “ juste un barreau de chaise huilé à la place du cerveau”... C'est ça, aussi, la liberté d'expression...

    ... Je ne pense pas que mon “histoire” soit “bien vue” par Gabriel Matzneff (un auteur, un écrivain que cependant il m'arrive de lire mais dont je ne partage pas les émotions qu'il éprouve en ce qui concerne les jeunes adolescents)... Je dis seulement à propos de Gabriel Matzneff... “qu'il a un peu autre chose qu'un simple barreau de chaise huilé à la place du cerveau”... Vous me direz “on peut en dire autant des autres”... Mais bon... De toute manière à certains moments de l'Histoire, en fonction des rejets, des oppressions, des modes, de la pensée unique du temps, selon l'idée qu'on se fait d'une morale ou d'une éthique... Il y a (et il y aura) toujours... des “boucs puants” à occire!

    Alors... autant “choisir à bon escient” (et si possible selon les plus “cardinales” -ou plus sensibles- de toutes les vertus)... les “boucs à occire”!

    Pour conclure... N'oublions pas que le monde sans la nature(y compris humaine) telle qu'elle est... Ne serait plus le monde... Et que... Puisque je prends la liberté d'écrire tout ce que j'écris, pourquoi les autres ne pourraient-ils en dire ou en écrire autant sinon plus et mieux encore?

     

     

  • Hememène

     

         C'est un contradicteur sévère et brutal, une personne retranchée dans ses valeurs, ses repères et ses certitudes mais aussi dans ses croyances, et pour qui l'être et le paraître ont une grande importance. Une personne souvent malveillante dont les propos acerbes, critiques et désobligeants sont destructeurs ou déstabilisants... Ainsi “hememène”manifeste à ton égard insolence, mépris et condescendance ; insulte et braille, infirme ou invalide tes propos, ta pensée et ta sensibilité... “Hememène” ne te “construit” jamais, ne t'apporte rien d'autre qu'un coup de bâton dans le dos...

    Toutefois “Hememène” a un autre sens :

    “Hememène” peut être ce personnage fictif qui est en fait un espèce de “double de toi-même”, une sorte de “fantôme” ou de “petit diablotin” venant te sussurer à l'oreille quelques “vérités-coups-de-bâton” (des “vérités” qui te concernent personnellement)... Ainsi ce “Hememène” là se révèle-t-il parfois ton “meilleur ennemi”, car “mine de rien” il va te faire réfléchir... et en définitive il te “construit”... Mais ce n'est pas sans conflit, sans hargne à son égard (il est tenace, coriace et toujours sans la moindre complaisance)...

    Et plus tu avances dans la vie, dans le vécu, dans l'expérience de la relation, au gré des évènements et des situations... Et plus “Hememène” insiste et houspille, alors même que tu te construis et que ta pensée évolue, que tu te “blindes” et te renforces dans tes convictions intimes... Et plus tu voudrais que ce “hememène” te foute enfin la paix, qu'il disparaisse de ton paysage, de ton ciel... Car tu sens venir peu à peu ce moment où tu n'aura plus besoin de lui!

     

  • S'alzeimériser

          Être dans une situation “d'autisme double” par réaction d'une part contre tout ce qui vient du monde, des gens et du sens commun dès lors que le monde, les gens et le sens commun n'ont aucune reconnaissance de ta pensée et de ta sensibilité ; par réaction d'autre part contre tes propres valeurs, contre la récurrence de certains de tes souvenirs et une remise en cause ou une critique de ton “système de pensée”...

    Autrement dit : “dans un monde où tu te sens étranger, inaccueilli et comme perdu dans les allées d'un immense marché dont les odeurs, les couleurs, les bruits, les voix, le boire et le manger, le jouer et le façonner, le voir et l'entendre, le faire et ne pas faire, le rire et le pleurer, le jouir et le souffrir, le penser et l'agir... ne te sont plus qu'hiéroglyphes ou signes ou symboles ou lettre morte, ou encore te blessent ou t'agressent... dans ce monde là oui, tu te sens devenir un intrus, une sorte de vieillard ou d'enfant retranché dans des rêves qui se métamorphosent en pensée et parfois en images écrites...

    Mais il y a aussi ce “monde intérieur” qui est fait de tout le vécu jusqu'alors, avec la pesanteur de certains souvenirs, tout ce qui a été pensé, revu et corrigé, imaginé et rêvé, exprimé ou inexprimé, tout ce qui a été ressenti, “porté aux nues” ou vilipendé, oublié ou indifféré... Ce “monde intérieur” dans lequel tu te sens devenir aussi un intrus, une sorte de vieillard qui ne veut plus ou ne peut plus se souvenir de ses rêves, une sorte d'enfant qui ne veut plus ou ne peut plus jouer avec ses rêves...

    Merci à ces êtres, amis ou proches, ou même inconnus et jamais rencontrés, à tous ces êtres d'une seule fois dans la vie en un si bref instant, à tous ces êtres dont je sais l'existence et dont les mots qui ne blessent pas me parviennent par delà les terres, les océans et les ondes hertziennes... à ces êtres dont le visage, le regard, les paroles ou les mots écrits... M'ont “désalzeimérisé”...

    Et merde, mille fois merde, à tous ces autres visages qui eux, “m'alzeimérisent” chaque jour un peu plus... à ces visages d'inconnus ou de “hememènes” aux yeux desquels je ressemble à une sorte de vieillard impotent ou de gosse mal mouché dont l'existence est pour eux une gêne, une défécation d'un ailleurs incongru, un “caca nerveux”. Selon ces visages là, j'ai “la peau dure” et ne crève pas assez vite, et lorsque mes yeux seront à jamais fermés - “le pauvre, c'est mieux pour lui, il ne souffrira plus”- que m'importe ce que deviendront mes carnets et mes petits trésors, que m'importe le destin de mes écrits diffusés... Dans leur “paradis”, le paradis des “hememènes”, des “fous de Dieu”, des “élus” et des “bien vus”, des “ah il était ceci il était cela”... Il y a tout comme en dehors des villes et des villages... des déchetteries où ils “fourguent” tout ce qui ne leur plaît pas, tout ce qui les encombre, tout ce qui leur est indésirable...

    Leur “paradis”? Même “convié de mon vivant” à y entrer, je n'en veux pas!

     

  • Démesure dans la déraison

     

         L'on voudrait tout faire selon les possibilités actuelles de la technologie, des applications et des expériences en matière scientifique, selon les progrès réalisés, selon les toutes dernières innovations qui déterminent nos modes de vie...

    L'on voudrait jouir de tout, se rendre en quelques heures à l'autre bout de la planète par avion, habiter une maison là où l'eau d'une rivière ou de la mer ne peut plus venir parceque l'on a édifié de puissantes et hautes digues ; l'on voudrait que tout soit sûr, le plus sûr possible, le plus fiable, qu'il n'y ait pas le moindre empêchement, que l'on puisse être remboursé en cas de “pépin”, n'importe quel “pépin”...

    L'on veut un monde totalement sécurisé, aseptisé, médicalisé, “assurisé” contre tous les aléas et désaléas possibles et imaginables... Parce qu'il faut à tout prix que le “dada” puisse continuer de trémousser nos fesses, que l'eau du robinet puisse couler claire et potable, que les trains roulent, que les marchandises venues de toute la planète par bateau, avion cargo ou camion, arrivent à bon terme dans les grands entrepôts puis dans nos magazins et même directement à notre domicile... Parce qu'il faut à tout prix que l'argent rentre dans les caisses et fasse bondir la Bourse et grossir les dividendes d'actions... Parce que l'on ne peut attendre ni demain ni encore moins après demain, parce que si ça arrive pas, c'est un autre qui fera arriver... Ou l'on ira voir ailleurs (ou on “fera ballon” dans le pire des cas)... Alors il faut des garanties, toujours plus et de meilleures garanties, et l'on s'assure, se réassure, s'ultrassure...

    Oui, l'on voudrait tout faire, tout pouvoir, tout concevoir, rendre l'impossible possible... Et ne rien risquer! Absolument rien risquer!

    C'est ça, la déraison, l'absurdité, la démesure de la déraison !

    Alors... Un “gros pépin”? Ah, putain, “ils l'ont dan'l baba, les gros culs”? Ceux qui ont misé, prêté, engagé, fourni (parcequ'ils avaient “les reins solides, les reins renforcés de tous nos éreintements”)... “Ils l'ont dan'lbaba”dira-t-on, chantera-t-on en choeur tous ensemble, tous les pauvres bougres de la Terre ? Oui, c'est vrai, dans un très/très gros pépin, ils l'ont effectivement dan'l'baba!... Mais le gouffre financier, le pognon perdu, les affaires en déconfiture, les avions cloués au sol, les camions et les trains qui roulent plus, la dette devenue insupportable et surtout irremboursable... Pour tout ça, oui pour tout ça... Y'a encore des milliards de poches à faire car le calcul est très simple : deux/trois p'tits sous pris chaque jour dans chaque poche multiplié par six milliards et demi, ça fait un sacré pactole!... D'autant plus que ces deux/trois p'tits sous chaque jour (en moyenne) pris dans la poche de chaque homme ou femme de ce monde, et partout dans ce monde... On les trouve toujours! Et quand il y en a qui n'ont vraiment rien, rien de rien, y'en a plein qui en ont un peu, tant soit peu...

     

  • Le grand corps d'une Terre vivante

     

         Il est de ces chagrins, de ces vrais chagrins, qui sont comme des chagrins d'enfant, de très jeunes enfants... Et ces chagrins là, ils laissent quelque part sur le grand corps d'une Terre vivante, une blessure... Une longue blessure fissurée, craquelée, bourrelée, et qui de temps à autre explose et se soulève contre ce que les hommes ont fait...

    Mais cette blessure elle se fait aussi, du fond du grand corps de la Terre, à dire vrai du coeur de la Terre... Ecriture. Alors les bourrelets se couvrent de verdure, le temps d'une saison...

    C'est dans la démesure, dans toute sa violence et sans aucune réserve que la blessure explose... et efface le vert de part et d'autre du bourrelet.

    Le chagrin est devenu cette colère qui ne voit plus les petites bêtes ni les petites herbes qui elles, émerveillent toujours le regard et ne font jamais pleurer...

    Le chagrin est devenu cette colère venue du fond du grand corps de la Terre et coulant sur la surface de la Terre car à la surface de la Terre l'on s'y moque de la vie, l'on s'y livre aux plus absurdes des pantomines et l'on y butine et y pond comme des mouches dans la chair vivante...

    L'écriture peut tuer cette colère, l'écriture peut taire le chagrin... Même si l'écriture demeure encore ce chagrin, cette colère...

     

    Je pense à tous ces rêves qui sont comme des rêves d'enfant, de ces rêves que l'on est tout près , enfin, de réaliser : un voyage, une rencontre, une vie autre que celle que l'on vit... Je pense, oui, à tous ces rêves qui sont vraiment des rêves et qui font bouger nos vies... Et que toutes les colères des hommes, d' un homme, de la nature... Dans leur démesure et leur indistinction, emportent dans un même flot, avec toutes ces autres choses des hommes qui elles ne sont pas des rêves mais des désirs, de l'orgueil, de la violence, de l'absurde...

    Je pense, oui, à ce grand corps d'une Terre vivante qui, parcouru de toutes ses blessures anciennes et nouvelles, peut soudain mourir ou disparaître tant il est fragile et comme une chrysalide toute légère et toute habitée, suspendue dans l'espace... Un espace dont on ne sait rien ou presque en vérité, et en particulier de ces champs, de ces courants, de ces forces, de ses mouvements, de ses mécaniques dont il est fait...

    Je pense à cette urgence qu'il y a, à réaliser certains rêves plutôt que d'autres... À cette urgence qu'il y a, à faire bouger nos vies dans le sens et dans la dynamique de certains de ces rêves...

     

  • Le grand nuage volcanique

     

    Qu'il est confortable et heureux de ne point devoir galérer ces jours ci en avril 2010 en quelque aéroport, grande gare SNCF ou axe routier très fréquenté!

    Etre dans son jardin, sous un beau ciel tout bleu, loin des turpitudes des axes routiers et des embarras et embouteillages et files d'attente, ne point se trouver dans des halls de gare et d'aéroport.. Alors que tant et tant de milliers de touristes, de vacanciers et de voyageurs en voyages organisés sont bloqués depuis trois jours, n'ayant d'autre possibilité que celle d'annuler ou de reporter leur voyage...

    Du fond du coeur, je regrette pour les gens “pas très riches” qui ont rêvé de ce voyage et qui pour la première fois de leur vie, ont pu l'envisager... Mais pour les autres, ceux qui en sont à leur dix ou quinzième voyage organisé dans leur vie, qui sont des touristes aux revenus confortables et déambulent un peu partout dans les “paradis touristiques” tropicaux au beau milieu d'une population locale misérable... Je ne compatis point à leur peine! Tant pis pour eux, et s'ils “l'ont dan'l'baba”... ça me fait plutôt rire!

    Ce “putain d'nuage volcanique”, va sûrement pourrir les affaires des grands touropérators et magnats de l'industrie touristique de masse, emmerder les grands proprios et actionnaires de toutes ces chaînes d'hôtels 4 étoiles/piscine/yoga/sauna -et j'en passe- que l'on voit en longs cordons de béton enserrer toutes les jolies baies du monde tropical au bord des océans...

    J'en suis fort heureux, de ce “putain d'nuage”! (fort heureux en pensant à la “gueule du Système” mais moins heureux en pensant aux pauvres bougres dont les emplois dépendent de l'industrie touristique)... Puisse-t-il, ce nuage encore sévir quelques semaines voire quelques mois!... Afin que les avions cargo transportant par exemple des cervelles d'agneau congelées de Nouvelle Zélande, ou des fruits du Chili ou encore tant et tant de produits de consommation venus de tous les pays de la planète soient empêchés d'atterrir dans les aéroports Européens...

    Vous m'direz “c'est que des détails”... Mais merde, y'a des gens qui sont depuis 3 jours à camper dans des halls d'aéroport avec toutou ou minou en panier (le pire c'est au moment de l'embarquement, l'avion qui part pas, le toutou ou le minou déjà en cale dans une cage spéciale – bonjour le caca et le pipi-) ... Et les bébés à couches, plus de couches de rechange... Plus de bouffe, plus rien, plus de clopes, même pas pouvoir sauter sa femme ou son petit ami... L'horreur, comme dans une guerre, un exode, une catastrophe naturelle...

    Si encore y'avait des bateaux pour les gens en carafe dans les Antilles ou en Amérique! Mais non! Les bateaux y sont plus que de croisière, ou des cargos!

    Et combien de temps ça va durer, ce nuage? C'est une éruption volcanique! C'est pas rien! Et le volcan trois jours après il crache autant sinon plus de cendres en gigantesques volutes à 8 km d'altitude, de plusieurs centaines de km de long, tout ça poussé par les vents au gré de la météo! Ces jours ci l'Europe, après l' Amérique du Nord, puis de l'autre côté du Pôle Nord, la Sibérie Centrale et l'Asie... ça va pas s'arrêter comme le gaz qu'on éteint!

     

    Si les gens dans une sorte d'indifférence générale ou de tacite acceptation résignée ne font pas la révolution... C'est la nature qui va la faire, la révolution! Et c'est ce qui me “console” si j'ose dire! Parce que... Sauf les pauvres bougres, les poètes, les femmes chic et les p'tits boud'chous de moins de 3 balais... Les trisomiques, les handicapés lourds, les très/très vieux et ceux qui vont mourir dans l'heure ou dans le jour... Excusez moi d'être “un peu méchant” mais putain c'est pas volé... Quand la nature fait sa révolution!

     

    ... Des chambres d'hôtel qui devaient être occupées par des touristes Chinois, Japonais et autres, à Paris ville touristique par excellence où du 1er janvier au 31 décembre cela “n'arrête pas”... Vont donc se trouver libres et seront inévitablement reproposées à d'autres touristes (qui ne viennent pas, eux, par avion)... Au même prix vu la demande, et c'est “tout bénef” (double bénef) pour les groupes ACCOR and Cie!

    Ibis, Mercure... Tous ces hôtels 3 ou 4 étoiles à 90/130 euros la nuit (p'tit dèj non compris, ni les boissons, la petite bouteille de champagne dans le frigo de la chambre à la disposition des clients)...

    Et l'hôtesse d'accueil avec son visage de revue de mode, en tailleur strict et petite bouche en anus de pigeon peinturlurée de jus de cerise qui te balance du “monsieur par ci, monsieur par là” long comme le bras et condescendant à crever...

    Et qui c'est qui est à la tête de toutes ces chaînes d'hôtels? Des grands groupes bancaires et de finance mondiale!

    Ah, putain, ce nuage volcanique il a pas fini de foutre la merde dans je ne sais pas combien de structures économico-tourico- loi-du-marché! De la cervelle d'agneau congelée de Nouvelle Zélande au ramboutan de Guyane ou d'Indonésie, du bois de Tek de Sumatra et de Java pour faire de beaux p'tits meubles à la poudre de corne de rhinocéros du Zimbawé... Y'en a du couac et du caca dans la folie du Marché, en perspective, avec tous ces avions qui peuvent plus s'envoler ni se poser! Vous m'direz “y'a encore les super tankers avec les centaines de containers empilés les uns sur les autres qu'on se demande où est le bateau”... Ces géants des mers qui se bousculent et s'embouteillent dans les détroits... Ah, y'aura bien un volcan sous marin géant qui va un de ces jours péter comme le trou du cul d'un dinosoraure marin aussi gros qu'une dorsale du milieu du Pacifique!

    Imaginez un peu une merde de lave et de feu et de gaz sortant d'un tel trou de bale et faisant bouillonner l'océan sur cent mille kilomètres carrés, et le tsunami qui va avec !

    C'est ça, le “concept révolutionnaire” de la nature!

     

    ... J'imagine, j'imagine... Le touriste Lambda, la cinquantaine, bedonnant, petite sacoche en cuir de vache en bandoulière, appareil photo camescope, bermuda à fleurs, chapeau de paille dépaillé sur les bords pour "faire bien", carte "visa premier"... Tenant en laisse un petit toutou exotique... Et sa femme (sa seconde ou sa troisième femme ou encore sa jeune amie très jolie/très "in")... l'accompagnant... Devant se sustenter après trois heures d'attente d'une misérable petite bouteille d'eau minérale et d'un sandwich club à la mayonnaise un peu "passée", devant dormir sur un lit de camp... et le petit toutou exotique qui fait son "caca nerveux" !

    ... Merde, y'a pas un auteur chanteur compositeur un peu "Yugcibien sur les bords"... qui pourra nous faire une chanson à texte sur ce thème là? Ou un as du Rapp pour nous mitrailler un putain de laïus hyper décapant sur ce même thème ?

     

     

  • Le 21 ème siècle

     

         Le système capitaliste a pour base la propriété privée, l'argent, la loi du plus fort et du plus malin... Tout le monde y veut être ministre, dictateur, président de la république, député, footballeur ou vedette car ce sont là de très bonnes places non seulement fort bien payées mais ouvrant droit à des retraites chapeau assez conséquentes...

    Le système collectiviste, communiste et soit-disant égalitaire a pour base le privilège qui remplace la proprité privée, et l'on y trouve tout en haut de la machine juchés sur des tourelles de très gros camarades qui ne sont propriétaires de rien mais jouissent de toutes sortes de privilèges.Et la machine de toute sa puissance broie les êtres qui ne sont plus des hommes et des femmes mais des individus...

    Les deux systèmes sont à abattre et à proscrire à jamais...

    Cependant, pour qu'une révolution contre l'un ou l'autre de ces deux systèmes ait quelque chance de durer et de ne pas dévier... Il faut être passé par le pire de ce qui déjà fut dans le monde en matière de violence, d'injustice, d'absurdité et d'horreur : le point de non retour, le paroxysme absolu de cette violence, de cette injustice, de cette absurdité et de cette horreur... Et je crois que depuis peu, depuis ces deux ou trois dernières années dans le monde, nous nous y acheminons à grands pas, au pire, au pire de ce qui fut jusqu'àlors...

    Le 21ème siècle sera un siècle de fer, de feu et de sang, et de surcroît la nature ne nous épargnera guère...

    La plus grande et la plus durable et aussi la moins déviante de toutes les révolutions à faire dans le monde, c'est forcément celle qui nous coûtera – et de loin par rapport aux précédentes révolutions- le plus cher...

     

  • Le parcours du combattant

     

         Un “parcours du combattant” jalonné de “bintzeries” quotidiennes et de tracasseries souvent anodines et répétitives mais aliénantes...

    Un “parcours du combattant” vécu comme une fatalité ou une réalité laminante et sans avenir...

    Un “parcours du combattant” de jour en jour plus complexifié par des préoccupations d'ordre professionnel au sein de l'entreprise ou de la “boîte” dans la quelle on “bosse”comme des dératés, par des drames ou des conflits familiaux, par toutes les innovations de la technologie, des modes et des produits de consommation, par tout ce qui nous assaille, nous envahit, pourrit nos vies et efface nos rêves...

    Et dans ce “marathon” circulaire, comme la souris au fond du seau, nous survivons...

    Est-ce vraiment une fatalité, que tout cela ? Que de ne vivre qu'ainsi ?

    L'on nous martèle ces mêmes mots : mondialisation, parts de marché, performance, compétition ; dans un discours “socio-politico-économique” façon Huhèmepé ou Socialobontin...

    Ils ont oublié ces cons là, du haut de leur tribune d'honneur (et parfois de déshonneur), tous ces cons là qui nous serinent les mêmes mélodies et nous formatent aux mêmes canevas... Qu'il en est de ces dératés qui se “déconnent” et prennent des couleurs sans pour autant porter à bout de bras des étendards ni hurler des mots d'ordre...

    Mais le pire ce ne sont peut-être pas “ces cons là”, ces cons de la “haute”, mais tant et tant d'autres cons qui eux, ne se “déconnent” jamais et n'ont de cesse de graisser toujours plus le mât de cocagne avec des jambons et les lampions suspendus au cerceau tout en haut...

    Tant que tu mettras cent balles dans le dada... pour que ça te trémousse deux minutes les miches, le manège continuera de tourner, le pompon de se balancer, la bourse de faire du yoyo et les gros crétins de se vautrer sur l'or pendant que toi, à chaque descente du manège et après avoir mille fois perdu le pompon, tu feras les poubelles et les pommes pourries des fins de marché...

     

  • L'écriture n'est jamais neutre

     

         Celui pour qui l'expression écrite n'est pas dans sa vie, l'une de ses priorités, l'une de ses aspirations essentielles, l'une de ses premières activités au jour le jour... Ne pourra jamais à mon sens, être en face de cette aspiration et de cette passion que l'autre a d'écrire, un vrai confident de cet autre...

    Il y aura toujours cette question : “Mais quel besoin éprouve-t-il de raconter ou de se raconter dans des livres, dans des écrits qu'il fait publier ou qu'il diffuse autour de lui?”

    Je ne sais que répondre ni comment réagir, à une telle question (sur le coup)...

    J'ai eu un jour l'occasion de rencontrer (quelques minutes) lors d'un festival littéraire, Jean Echenoz (prix Goncourt en ?...) et j'ai vu en face du petit groupe de gens que nous formions, un homme discret, peu enclin de toute évidence à “se mettre en avant” (contrairement à bien d'autres écrivains ou personnages d'écriture)...

    Et parmi les gens qui écrivent, il en est des “timides”, des “presque effacés” devant le public, qui tout comme un Jean Echenoz (il n'est pas le seul dans son genre et c'est heureux à mon sens) ne cherchent jamais à “se mettre en valeur”... Et pourtant, pourtant, ces gens là, ces gens d'écriture... ils écrivent, ils publient, ils diffusent ! Et on les lit...

    Alors ?

    J'ai eu une vision toute bête et toute brute, et qui me semblait assez surréaliste : un personnage (homme ou femme peu importe) se tenait debout devant un mur et au bout de l'une de ses mains tendue en face du mur, il tenait une feuille de papier couverte d'écriture, de son écriture à lui... Cela me semblait non seulement surréaliste mais aussi (et surtout) absurde...

    J'ai imaginé un autre personnage qui lui, ou elle... Priait à voix haute mais sans croire en Dieu ou en quelque chose qui ressemble à Dieu (en l'occurrence les gens de l'entourage de ce personnage)... Et je me suis dit : “À quoi bon prier s'il n'y a pas d'interlocuteur en face, ou si l'on croit que l'interlocuteur n'existe pas?”

    Toute la question est là, la question du pourquoi de l'écriture : l'écriture n'est jamais neutre, neutre comme une onde qui court à la surface de l'eau et se perd dans la brume au dessus de cette eau...

     

  • La Jet Set

     

         La “Jet Set” des plateaux Télé, des universitaires, du monde journalistique et littéraire, du Show-biz, des magazines et de la presse People... Je ressens à l'égard de ce “monde là”, ce que “ce monde là” ressent à mon égard...

    Il y a un véritable et profond abîme entre le monde de la “Jet Set” et le monde de l'être que je suis...

    Un abîme infranchissable, sans passage et sans “pont” aucun...

    ... Ah, j'oubliais l'essentiel : il y a aussi le monde immense, une sorte de “marée planétaire”, des aspirants à la “Jet Set” (et qui sont légions), et de tous ces gens, riches ou même très pauvres et d'une vie très ordinaire qui parfois pour quelques uns d'entre eux, une ou deux fois dans leur vie se voient concéder un “petit plateau Télé” ou une apparition sur une scène publique... Et tous ces petits cadors du coin que l'on applaudit dans les fêtes de village et les manifestations socio-culturelles et les spectacles réunissant quelques dizaines de spectateurs...

     

     

  • Cinq petits récits de fiction

         Voici cinq petits récits de fiction :

    -La petite pièce à changer, dans la grande machine

    -La vieille voiture

    -Les deux abîmes

    -La clef perdue

    -Les deux maisons

         A lire dans "CARNET 39" pour les 2 premiers, et dans "CARNET 40" pour les 3 autres...

     

  • Le corps obscur des rebelles

     

    Je n'écris pas pour le genre humain : je cherche le grand corps obscur des Rebelles” [Jean Sullivan]

     

    ... Le genre humain “mérite-t-il” que l'on écrive pour lui? J'ose poser cette question et la gravité même d'une telle question m'interpelle... et m'inquiète.

    Si l'écriture vient comme une forme de prière adressée au genre humain, alors c'est faire du genre humain “l'affaire de sa vie” autrement dit le fondement de sa foi... Mais alors, quelle aventure périlleuse, émouvante, douloureuse si souvent, et décevante, que cette “affaire de sa vie” qui est le genre humain ?

    L'écriture vient plus généralement pour divertir-ou pervertir- et là, elle s'adresse bien au genre humain, et c'est d'ailleurs ce qu'ont compris les écrivains qui “réussissent”...

    Le corps des Rebelles est-presque- toujours “obscur”... Parce qu'il est exclu du spectre de la lumière, un spectre de clarté qui ne “balaye” le plus souvent qu'une zone déterminée et mouvante.

    Le corps des Rebelles est “obscur” parce que la matière et surtout l'esprit dont il est composé, fait comme une foudre noire quand on le regarde... Et la foudre noire est une incongruité, une absurdité...

    Mais, à le chercher, ce grand corps des Rebelles, il y a peut-être dans sa foudre noire une clarté inconnue à trouver... Ou une clarté à retrouver.

     

  • Avec l'aléatoire vient la déliquescence dans les relations humaines

     

         Je reconnais le caractère aléatoire (dont je suis tout à fait conscient) des relations humaines...

    Tout au long de ma vie d'ailleurs, j'ai intégré dans mon esprit cette réalité du caractère aléatoire des relations humaines... Mais peut-être avec un peu moins de vraie réflexion et un peu plus d'emportement lorsqu'il m'est arrivé de manifester une trop vive affection à l'égard de quelques personnes (de ma famille, de mes amis ou de mes connaissances) et de trop croire en l'esprit et au coeur de ces mêmes personnes...

    Ce qu'il y a d'aléatoire dans les relations humaines est donc (et a toujours été) une réalité en tous temps, en tous lieux...

    Mais ce qui est nouveau depuis déjà quelques années en ce début de 21ème siècle, c'est une accélération de la déliquescence dans les relations humaines. Une déliquescence qui vient s'ajouter à ce qu'il y a d'aléatoire dans la relation.

    Et c'est bien là ce qui infirme, ou pour dire les choses plus crûment, “fout par terre” tout l'édifice de ma pensée et de ma philosophie... C'est comme si je me retrouvais poussé en exil et conduit de force sur les marges d'un territoire dont le sol se serait soudain fracturé alors même qu'auparavant ce sol demeurait cependant d'une instabilité relative (mais normale)...

    Ce sont sans doute des liens nouveaux et beaucoup plus nombreux, ayant proliféré et s'étant entremêlés, dans l'environnement de chacun, qui ont contribué d'une part, à rendre encore plus aléatoires les relations humaines... Et qui d'autre part, ont introduit dans la mouvance générale des relations humaines, une accélération de la déliquescence de ces relations...

    Qui aujourd'hui n'est pas sans cesse sollicité par tout ce que l'univers de la consommation, des modes, des loisirs, de l'information et de l'actuaité, véhicule en continu ?

    Il n'a jamais existé autant de réseaux sociaux, d'associations, de clubs, et de toutes sortes de possibilités pour les gens, de se rencontrer, de communiquer... Et tout cela de surcroît, “maëlstromé” sur le Web...

    Les liens se multiplient et s'entremêlent au point d'enserrer les êtres dans un filet dont ils ne peuvent plus se dégager... La vie des gens devient un véritable “parcours du combattant” avec force compétitions, course au succès et à la performance, défis impossibles et embûches innombrables...

    Et la déliquescence s'accélère parce que les gens se dispersent dans des rêves qui se décolorent, dans des aspirations qui les dépassent et pour la réalisation desquelles ils ne se donnent guère les moyens nécéssaires... Parce que leurs intérêts personnels et souvent égoïstes les éloignent des autres... Ou encore et plus généralement, parce que “l'air du temps” est dans l'immédiateté, dans l'émotion de l'événement présent, dans une fluidité relationnelle qui s'écoule en eau de lavage comme par le trou d'une baignoire...

    Les gens ne se quittent plus comme autrefois ils se quittaient plus nettement :

    ils ne se voient plus, ne se parlent plus, ne se répondent plus... La relation insensiblement “glisse” vers le silence puis vers l'indifférence et l'oubli... Et le “maëlstrom” du Web “n'arrange pas les choses”!

    Autant je conçois et prends en compte la réalité “naturelle” du caractère aléatoire qu'il y a dans la relation humaine... Autant je ne puis me résoudre (et encore moins me faire) à cette réalité nouvelle : l'accélération constante de la déliquescence dans les relations humaines...

     

  • Vous, chacun d'entre vous...

     

    J'ai dit, écrit et répété que Dieu... Je n'y crois pas...

    C'est sans doute vrai... Et c'est sans doute faux...

    Sans doute vrai parce que le Dieu des chrétiens, le Dieu des juifs, le Dieu des musulmans et tous les autres dieux... Je n'y crois pas.

    C'est sans doute faux parce que si Dieu c'est ma femme et mon fils, mes proches parents, mes amis (et même mes “non amis”), si Dieu c'est vous, chacun d'entre vous (et même chacune de toutes ces personnes dont je n'ai jamais entendu parler et que je ne rencontrerai jamais)... Alors ce Dieu là, j'y crois et c'est le mien... Ce Dieu là je lui écris ou lui parle...

    Dieu c'est vous, chacun d'entre vous, et même mes “non amis”... Et je trouve que c'est là, une “assez belle définition de Dieu”... Et je n'en connais... et reconnais pas d'autre...

    ... Et partant de l'idée que Dieu c'est vous, chacun d'entre vous... Dieu n'est donc pas "forcément bon"... Mais c'est Dieu, tel qu'il est... Et donc, un interlocuteur.

     

  • Ah, c'est nouveau !

     

         Tout ce qui en art, en sciences ou en toute forme d'expression, surgit et apparaît singulier, étrange, dérangeant... Et contrevient à toutes les règles, à tout se qui par habitude se pratique... Est perçu comme une incongruité, une incongruité qui dans le devenir le plus favorable est finalement reconnue “nouveauté”...

    Au stade de la reconnaissance, la nouveauté induit un “courant de pensée”... Alors les règles se trouvent modifiées et la pratique change...

    Mais ainsi la nouveauté devient-elle et impose-t-elle un ordre qui succède à un ordre...

    Une telle nouveauté n'a rien à mon sens, de nouveau...

    La nouveauté c'est quand il n'y a plus rien de nouveau, plus rien d'autre que des découvertes de ce qui existait sans qu'on le sache, plus rien d'autre aussi que ce qui existe déjà... Et que tout enfin, peut commencer... et non plus RE commencer...