Le p'tit coin de Yugcib

P1000015 1Bienvenue dans mon petit coin : ici c'est l'entrée et vous accrochez vos manteaux, vos vestes, vos impers... Ensuite je vous convie à la découverte de ces billets qui viennent les uns à la suite des autres depuis mai 2009... 

NOTE : les billets sont classés par catégories qui figurent dans le menu à gauche : faire défiler jusqu'à BLOG où apparaissent les noms des catégories du blog, puis la liste des derniers billets publiés. 

  • "Affreuseries" de la vie

     

    Les petites “bintzeries” de la vie quotidienne, à poil dans l'appart'!

    Toutes ces singeries civilisées entre voisins de palier ou dans le hall de la mairie!

    Nénés qui frétillent au dessus d'une poêle à frire!

    Jolie femme qui pète!

    Bel homme qui rote!

    Fromages qui puent et longues traînées brunes sur le verre du grand pot de moutarde presque vide!

    Frigos qui fleurent, la porte un instant entrebaillée!

    Assiettes de la veille au soir enduites de beurre d'escargot refroidi!

    Salades composées barbouillées de mayonnaise rose au jaune d'oeuf et aux crevettes puant le sexe sale sur des assiettes en carton posées sur les genoux, une fesse sur le canapé en face de la télé!

    Pourvu qu'il y ait un trou et que ça fleure bon la fesse fraîche!

    Haleines de bébés-dinosaures au p'tit dèj, en pyjama fripé et gratouilles les ongles noirs dans l'entrejambe!

    Café au lait tiède “peauhant” en surface et tartines beurrées au munster avancé!

    Le choc des viandes sur un lit défait qui pue la sueur et le foutre!

    L'ordi qu'on rallume, une canette de bière à côté du clavier, en bermuda de clown torse à poil à midi moins le quart quand toute la famille et les invités sont prêts à se mettre à table!

    Cartons de pizza balancés de la bagnole sur le trottoir et cendriers vidés au feu rouge!

    Coups de klaxon et appels de phare rageurs de jeunes et vieux chauffards mâles, imbéciles et pressés!

    Pourvu qu'il y ait un trou et que ça fleure sexe la fesse!

    Pourvu qu'il y en ait pour moi!

    « T'as pas cinq euros, je vais chercher un DVD? » Glapit « Bac plus 2 » vautré sur le canapé devant la télé!

    « Ah, putain qu'elle est lourde la carafe d'eau! » Gémit le pauvre vieux au bras tremblant et fragile comme une allumette en paille, à la table de réfectoire de la maison de retraite!

    « Merde! Y'a plus un radis sur le livret bleu d'la mémé! » Crie comme un putois le jeune neveu aux dents longues et au portable 3G plus !

    « Alors il se maille le cul ce connard? » Gueule comme un veau de la vitre baissée de sa bagnole, le trentenaire bouffé de crédits et pressé d'enfiler le rond-point!

     

    ... C'est contre toutes ces “affreuseries”, déjà, qu'il faut se battre! Qu'il faut se révolter!

    ... Et de toute mon écriture je me révolte! De cette écriture que je diffuse et qui se love dans les plis de la Toile jusqu'à ce qu'un « Slip Bingo basse taille/ Bac plus 2 pète devant le frigo ouvert » ou une « Troune du Cune tout aussi Bac plus 2 et soft citadine/portable 3G/ Macdo/ Macdrive » ou encore un « p'tit costard attaché case/crédit conforama/télé home cinéma/ pressé dans les rond-points »... Y tombe dessus! Et que ça fasse comme la grosse mouche réveillée qui d'un brusque et insolent bourdonnement, te saute au visage depuis le pli de la Toile où elle était lovée, en embuscade !

    ...Pour que la carafe d'eau soit plus aussi lourde sur la table de la maison de retraite!

    Pour qu'il y ait un peu plus de “chic”, de “classe” et de gentillesse entre les gens que nous sommes!

    Ça n'a l'air de rien, mais ça commence peut-être par un coup de brosse à dents avant le p'tit dèj , le pet qu'on retient, l'ordi qu'on allume pas avant de se mettre à table, et tous les coups de klaxon rageurs en moins!

    «Parole, parole... » chantait Dalida!

    «Bagnole, bagnole... klaxonne, klaxonne... Télé, oh Télé, c'que t'es laide... » Chant'-je!

     

  • Sous postérité de 600 ans, ou postérité de 50 ans ?

     

    "Il suffit d'ouvrir un manuel de littérature grecque ou latine pour constater que les belles époques littéraires sont d'un demi-siècle alors que les littératures dites de décadence durent six-cents ans"

    [Julien Benda]

     

    ... Il me sied peu, fort peu sinon pas du tout, pour ma part, d'entrer dans une postérité qui durerait six-cents ans...

    A priori, la postérité d'une durée de cinquante ans me conviendrait mieux!

    ... A mon avis l'on doit "se sentir mieux" dans une époque littéraire qui entre dans une postérité d'un demi-siècle.

     

    ... Qu'en est-il de NOTRE EPOQUE littéraire ? Que penser d'une "postérité en exil" comme un étrange pays que l'on n'oublie pas après l'avoir vu et visité mais dont la carte figure sur un immense Atlas complètement décoloré, un atlas dont on tournera les pages durant six-cents ans?

    Et ne vaut-il pas mieux que "l'étrange pays que l'on n'oublie pas et vers lequel on retourne" puisse figurer sur un bel Atlas dont aucune page n'est décolorée ?

     

  • Concours de nouvelles Skyprods 29 novembre 2009

     

    Je viens de recevoir un mail de Skyprods me disant que mon inscription au concours de nouvelles est validée et que le résultat sera annoncé le 29 novembre au festival qui aura lieu à Puteaux dans les Hauts de Seine, et que de même que tous les participants je suis invité à venir au festival.

    ... Mais je ne vais de toute évidence, "pas faire le voyage" si je ne gagne pas!

    (En règle générale, dans ce genre de manifestation -festivalesque ou autre - je ne suis guère partant pour faire du "shopping" ou du "straponting" dans les allées ou entre les tréteaux... tel un "clodo littératoque bandant et salivant de l'âme" à la vue de femmes chic (auteures ou simples passantes) et de tous ces personnages officiels, écrivains, journalistes, "tous sur pied de guerre... ou de grue"...)

    J'ai déjà vu "ce que ça donnait"... Le dimanche 10 juillet 1999 à Créon en Gironde lors du festival Jules Verne (où j'avais gagné un prix pour une nouvelle)... (j'ai déjà raconté l'histoire sur mon blog et sur mon site - je sais plus quand -)

    ... Ah putain, tout de même! L'histoire de la "petite mimi" de la "bibliothèque océane"... elle est "pas piquée des hannetons"!

    Ah celle là, (en version intégrale) elle ne quittera jamais "yugcib-textes-voix" ... Et je la "splatcherais bien" sur une scène devant un parterre de Messieux-Dames de toutes confessions et de toutes aspirations!

    ... Ces Messieux-Dames, balancés sur les essieux souvent grinçants de leur voiture toute “campinguée” de ces bagages qu'ils ouvrent et étalent toujours devant eux!... Mais si les essieux se rompaient? Si le paysage tout entier, si les visages qui habitent le paysage, entraient dans les bagages?

    ... Ne vous "foutez pas de ma gueule" : JE M'EN CHARGE !

     

  • Dimanche 1er Novembre

     

    Tout le catholicisme pratiquant, bien pensant et pieux, en ce dimanche de la Toussaint par toutes les villes et les campagnes de notre beau pays de France, s'est donné rendez -vous à l'heure de l'office religieux...

    Quoique... De tous ces catholiques pratiquants et bien pensants, il y en ait de moins pieux ne se rendant aux offices qu'à Pâques et à la Toussaint.

    La très grande majorité de nos concitoyens se marient et s'enterrent à l'église, les jeunes enfants sont baptisés, puis vont au cathéchisme et font leur communion solennelle...

    ... L'absoute... “cela est juste et bon”, ça me fout le bourdon!

    Et au beau milieu de tous ces “bons chrétiens” dans ce “désert” d'une pensée bien pensante et pesante de décorations, de distinctions honorifiques, de références sociales, associatives et professionnelles, de titres et de fortunes, et de patrimoine et de maisons et de terrains et d'immeubles affichés ; oui dans ce désert de pensée bien pensante – et bien griffue, bien plantureuse de certitudes confortables, si ennemie de ce qui dérange, bien condescendante et seulement accueillante à dessein... Je me sens en exil, ou en révolte ouverte!

    Mais il en est aussi de ces chrétiens pieux et se rendant aux offices, qui sont humbles et gentils, et de “quelque esprit”... Ceux-là n'ont pas le même visage que les autres et ne s'habillent pas pareil, surtout les femmes. Ceux-là t'écoutent et t'accueillent, et jamais ne te disent qu'ils sont partis de rien avant d'être aujourd'hui ce qu'ils sont.

    Et je ne me sens pas en exil ni en révolte ouverte en face de la pensée de ceux-là qui tout comme les autres, se marient et s'enterrent à l'église. Et je me dis “s'il y avait eu un avant la naissance, sans doute nous serions nous connus et peut-être aimés pour avoir eu en nos esprits quelque chose qui nous rapproche en dépit de nos différences”...

    Alors dans un territoire qui m'est étranger mais dans lequel je ne me sens pas en exil, la liberté que je porte en moi et avec laquelle je veux voler de mes ailes, n'est jamais dans ce territoire, investie ou violée ; je ne me sens pas contraint de m'éloigner d'elle, ou de lui faire sortir des griffes...

    De tous les territoires qui me sont étrangers – et il y en a beaucoup – il en est en lesquels je ne me sens pas en exil.

     

  • Compètes, podiums et vase sacré

     

    Ce qui pète le monde, ce sont les compètes, les podiums et le vase sacré ! Et l'on a inventé – du moins certains ont inventé – le “coaching”, le “timing” et les consultants... D'où cette rage, cette fureur, cette prédation à une “excellence au delà de l'excellence” pour être le meilleur, ce meilleur qui ne suffit jamais, ce meilleur qui se tortille comme un ver canibale dans les viandes déchirées...

    Les compètes font de l'humain une machine, les podiums font des pantins gesticulants et le vase sacré c'est pour recueillir les oboles jetées par les foules.

     

  • Le rapport de force

     

    Le vrai rapport de force, c'est le mur des peuples non pas en armes, mais debout par tout l'horizon, debout et immobile et les yeux plus jamais baissés, les bras croisés et attendant qu'au centre même du cercle infernal, baissent les bras de ceux qui tiennent les fusils, les caisses d'or, les dividendes d'actions, les promesses scélérates et ce pouvoir qu'ils ont sur le monde.

     

  • La mise à mort du travail

     

    Voici l' appel qui devrait être fait par toutes les centrales syndicales à tous les salariés, à toutes les populations de tous les pays du monde, pour une action de grande envergure contre la mise à mort du travail : un appel à une grève générale en France, en Europe, partout dans le monde.

    Que la planète tout entière s'arrête de tourner économiquement, que plus rien ne fonctionne, ni usines, ni ateliers, ni bureaux, ni services, ni commerces ni transports... Un jour, deux jours, trois jours... Et le “robinet à fric” s'arrête de couler : plus rien dans le seau des actionnaires!

    Je vous invite à prendre connaissance déjà, de ce documentaire diffusé en 3 épisodes sur FR3 :

     

     

    http://www.francetvod.fr/site-vod/la-mise-a-mort-du-travail/


    Les discussions autour de tables de négociations, les actions dispersées, les arrêts de travail de 24h, les responsables syndicaux qui fréquentent plus souvent le palais de l'Elysée que la rue et les lieux de travail... C'est cela qui, directement ou non, contribue aussi à la mort du travail...

    Le documentaire en trois épisodes diffusé sur FR3, est la vérité même, la réalité telle qu'elle est : brutale et abjecte.

    Seulement 9% des Français ont regardé ce documentaire... Et pourtant... 90% de la population est directement concernée dans son quotidien tel qu'il est vécu, dans la manière d'acheter, de consommer, de se comporter, de communiquer...

    Il est certain qu'une grève générale serait préjudiciable à ceux qui “profitent le plus” dans la mesure où plus rien ne fonctionnerait et où toute production cesserait.

    Qui achète le plus? Le plus beau, la meilleure qualité? Ce sont les plus riches !

    Et qui met, des centaines de millions de fois par jour, d'une manière ou d'une autre, sans même en avoir conscience, et parce que “ça branle cinq minutes”... “Cent balles dans le dada”?

    Et que deviendrait, comment vivrait... Un être humain sur sept sur cette planète si les six autres décident de demeurer debout les bras croisés et immobiles, et les yeux plus jamais baissés?

    C'est ce “comment vivrait” aux yeux d'un humain sur sept, qui “pose problème”. C'est ce “comment vivrait” qui fait mettre toujours davantage “cent balles dans le dada” par un humain sur sept...

    Cent balles dans le dada” qui vont dans des “dadas” de plus en plus gros!

     

  • Cent balles dans le dada

     

    Tous ces grands succès je les voudrais damnés car ils ne sont que succédanés !

     

    Quelles sont vos habitudes de vie et de consommation, en particulier dans la manière dont vous traitez ce qui chaque jour tombe dans votre boîte aux lettres que ce soit celle du facteur ou celle de votre adresse courriel, ce qui est porté à votre connaissance par les enseignes de publicité, ce que la presse et l'audiovisuel vous affiche en matière de succès de tel ou tel livre, de tel ou telle personnalité du milieu littéraire ou artistique ?

    Vous ne pouvez pas savoir – en vérité certains d'entre vous qui me connaissez s'en doutent – avec quel mépris et quel “je-m'en-foutisme” je traite les publicités qui tombent dans ma boîte aux lettres : je les jette systématiquement et sans en regarder aucune dans une vieille caisse à bois refermée d'un couvercle et quand la caisse est pleine, je porte tout le tas à la déchetterie.

    J'ai bien une fois collé l'étiquette “pas de pub” sur ma boîte aux lettres mais avec la pluie et le temps qui passe, l'étiquette s'est décollée... Et j'oublie d'en remettre une autre...

    En ce qui concerne les messages ou informations publicitaires ou d'offres de services genre “le dernier i-phone en vogue” dans ma boîte mail, je clique sur supprimer sans jamais ouvrir. Et les jours où ne viennent dans ma boîte mail, que ces “pourriels de merde”, c'est avec rage que j'appuie sur le bouton “supprimer”, comme je taperais de ma main un moucheron posé sur ma manche...

    Et dire que des gens lisent ces encarts publicitaires, ces catalogues et ces brochures tout comme ils lisent des revues “people” ou autres inepties photoshopées vendues dans les kiosques à journaux! Et ils ne lisent d'ailleurs que cela, rien d'autre et disent même : “à la télé c'est nul” et passent leurs soirées à lire des brochures genre le dernier passage du camion Outilor, par exemple... Mais ça, ce genre de lecture, c'est plutôt celui de certains retraités “qui ne savent pas quoi faire de leur peau” et “tournent en rond” et tous les matins font les Champion, les Leclerc, les Netto histoire de se dégourdir les jambes et de voir les prix et surtout de se divertir en attendant le jour du car pour Ibardin (frontière Espagnole et “ventas”)...

    J'ai imaginé une “tempête sélective” (tout comme il y a des désherbants sélectifs) qui mettrait à terre tous les panneaux géants de pub à l'entrée des villes...

    J'ai imaginé des mouches mortes sur les bandes rouges ou bleues des bouquins à succès dans les maisons de la presse...

    J'ai imaginé des SMS incendiaires et irrespectueux envoyés à la pelle lors d'émissions de télé réalité...

    ... Tous ces grands succès que l'on nous impose, je les voudrais damnés car ils ne sont que succédanés...

    Par la manière dont on traite ces succédanés que l'on a dédamnés pour en faire des succès... Une manière “par dessous la jambe et avec un bras d'honneur” ou (et) par l'indifférence et le mépris... Il y aurait peut-être moyen de “faire s'écrouler” le Système car le Système ne marche que tant que l'on continue à “mettre cent balles dans le dada”...