Le p'tit coin de Yugcib
Bienvenue dans mon petit coin : ici c'est l'entrée et vous accrochez vos manteaux, vos vestes, vos impers... Ensuite je vous convie à la découverte de ces billets qui viennent les uns à la suite des autres depuis mai 2009...
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Beau et gentil ? Pour qui et pourquoi ?
- Par guy sembic
- Le 28/05/2010
- Dans Chroniques et Marmelades diverses
Tu couines comme un petit chat, les pattes de devant tendues, à plat ventre, avec la queue en l’air et les yeux pleins d’amour... Et l'on te marche dessus sans savoir que tu existes…
Tu aboies, tu mords, tu pisses et tu chies sur le trottoir devant une charcuterie fine ou une pâtisserie... Et l'on te donne des coups de pied au cul !
Tu fais le beau et le gentil.. Ou tu fais le laid et le con... Tu fais surtout Toi en pensant que... mais mon cul, y'a rien qui vient... ou des coups de tatane ou un grand silence blême.
Dans cette Europe socialement et économiquement nivelée par le bas, le boulot que tu fais ne vaut plus rien et, cadre moyen ou trouduc, chomdu ou retraité, tu es vaissellisé et tu pars en glouglou dans le grand égout puant du monde...
Se lever à 5heures du matin, rouler cent bornes aller retour en bagnole cinq jours sur sept…
Se décarcasser pour qu'enfin ça marche et que des paumés autant que des huiles se tapent sur la panse en te regardant courir...
Ou péter le vase sacré, brandir des pancartes dans les manifs, grèveter par ci par là un jour ou deux, puer du bec sur les décolletés des femmes dans les coktailsd'entreprise, larguer une perlouze dans le métro entre deux attaché-case...
Faire le beau et le gentil... Ou le laid et le con...
Pour qui, pourquoi et contre ou avec qui ou quoi?
C'est tout bardé de militaires et de policiers, guirlandé dans les rues de caméras, pollué de cultes et de modes et de Télédébilité, épié par les renifleurs de quartier ou de cité qui caftent aux autorités tous les couinements suspects autour des poubelles renversées...
Faire le beau et le gentil ? On te marche dessus sans savoir que tu existes ! Faire le laid ou le con, traîner la savate la bave aux lèvres, lacérer quelques mollets potelés, pisser sur les choux des platebandes municipales? On s'en fout car l'on passe... Ou l'on sort la trique quand ça dépasse la mesure!
Entre Shopi la peau du pis, Champion la peau du croupion, Super U la peau du cul (car ils sont tous accros de nos porte-monnaies) et les panneaux géants de pub à perte de vue... Entre tous ces tarés en bagnole qui t’engueulent au moindre prétexte, ces « riche-à-crever » pleins de placements et d’arrogance, ces pauvres que s’ils étaient riches ils t’en feraient peut-être encore plus chier que les riches nés riches… Oui, il y a de quoi se taper le crâne!... Ou se murer dans sa petite forteresse personnelle, ou se silencer, s'indifférer entre des écrans aux couleurs de lézards lumineux...
L’amour, ça paie pas ! Et quand t’es mort, c’est trop tard ! Ils peuvent se les foutre au cul, les fleurs sur ton âme !
La gueulante ça paie pas non plus! Et quand ça rapporte que des coups de tatane, ça te rend encore plus sale cabot!
Il faut peut-être devenir poète ou artiste...
Ou menuisier ou plombier ou cafetier ou brocanteur...
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Les nouvelles invasions
- Par guy sembic
- Le 26/05/2010
- Dans Anecdotes et divers
Dans l'été qui vient, de nombreux Français aux budgets écornés ne vacanceront plus comme ils vacancèrent jusqu'aux étés 2007 et 2008...
Mais d'autres vacanciers viennent, aux finances insolentes et aux budgets nouvellement dopés par une croissance économique en éveil récent... Ce sont les touristes Russes, Chinois, Asiatiques, Nord Américains ou d'autres pays lointains, gens d'affaires et de marché et d'industrie relativement aisés, riches ou même très riches... Ces “hordes” de gens qui n'ont souvent d'autre culture que celle du fric et de la réussite sociale et des nouvelles modes, et qui dépensent sans compter durant leurs séjours dans nos montagnes, sur nos plages, dans nos villes d'eaux ou de plaisirs... Et les hôteliers, les loueurs de résidences meublées, les restaurateurs (je veux dire ceux d'entre eux qui affichent des prix de chambre à 50 euros et plus, des menus à partir de 25 euros) ne seront guère affectés par la crise et par l'austérité Européenne ambiantes car ils verront arriver par pleins cars ou en voitures de location, tous ces étrangers friqués.
Il est assez évident que les tenanciers de fast-food, que les petits boutiquiers de plage et que les restaurateurs au menu du jour à onze euros, et que les petits “hôtels à la papa” (dont bon nombre d'entre eux d'ailleurs ont fermé ces dernères années) n'ont pas pour clientèle privilégiée ces riches étrangers venus de Russie ou de Chine... Et qu'ils ne peuvent pas trop compter sur les familles Françaises des congés payés qui emportent provisions et intendance dans leurs voitures pour un séjour d'à peine une semaine en camping...
De quels visages devrions nous accueillir ces “hordes” de touristes étrangers “riches à crever”, aux achats insolents, qui se “bâfrent” dans nos meilleurs restaurants et dorment dans nos hôtels 3 ou 4 étoiles?
Cette saison d'été 2010, je la sens déjà toute puante de cette nouvelle médiocrité culturelle bardée de pognon d'affaires qui va nous envahir partout, occuper nos casinos, nos plages et nos stations de montagne, nos villes d'eaux... Sans compter tout ce que l'intelligentsia des cartels Russes et Chinois et de toutes les mafias du monde, achète comme terrains et immeubles dans nos plus belles régions de France désormais colonisées et parc-de-loisirées...
Je verrais bien quelques bandes d'anarchistes, ou de “mauvais garçons”, ou même de “terroristes économiques”, tous bien décidés et bien organisés, nous nettoyer “tout ça” en un certain nombre d'actions “coup de poing” menées “à la hussarde et sans faire dans la dentelle”!
L'Europe est en train de devenir un “pays de bonitude touristique” désormais squatté par les populations aisées des nouveaux empires Nord Américain, Russe et Chinois... Avec pour régions privilégiées et aménagées en conséquence, la France, l'Espagne, l'Italie, la Grèce, la Croatie et accessoirement la Tchéquie et la Pologne et la Hongrie... Les matières premières, la grande industrie, la métallurgie, les “affaires”, les cartels, les groupes financiers, les banques, le commerce, le textile, l'automobile, l'informatique et la technologie ... et tout le salariat qui va avec... Tout ça maintenant c'est ailleurs qu'en Europe...
Mais il est vrai aussi que du 16ème siècle jusqu'au milieu du 20ème siècle, c'était l'Europe qui imposait sa loi au monde (et surtout aux régions du monde qu'elle colonisait et exploitait)...
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Scénario fou !
- Par guy sembic
- Le 26/05/2010
- Dans Chroniques et Marmelades diverses
J'imaginai, j'imaginai... D'un rêve de clodo littératoque, d'un rêve à me faire “trouer le cul” par tous les accros du “dada à cent balles”, “des pompons à choper” et de la “nique aux pestiférés”... j'imaginai, j'imaginai oui, ce scénario fou...
Une maison commune pour les « humains pelés »… Un grand centre d’hébergement et de séjour, d’accueil, de gentillesse et de convivialité, d’éducation et insertion sociale pour les « gavatchos », les rejetés, les seuls, les « nuls », les moches, les déglingués, les moitié fous… En bref tous les pauvres mecs et les pauvres nanas qui ont pas eu de pot dans leur vie ! Et des gens dévoués et compétents pour s’occuper de ce centre. Une dynamique autour d’un tel projet afin d’obtenir l’appui des médias, de certains organismes et du Gouvernement. Tous les soirs, la fête avec les paumés, plus du tout de crasse, de puanteur, et surtout plus du tout de mépris ni de regards et de propos condescendants.
Pourquoi un tel projet, me direz vous, et pour ces gens là ? Et pas pour une autre cause ? Des projets humanitaires, des associations internationales, il y en a dans le monde. Cela fonctionne… plus ou moins bien, c’est vrai ! Mais pour les « humains pelés », excusez moi, il n’y a pas grand-chose à l’heure actuelle.
Pour un peu plus d'un milliard d'entre vous tous, chers habitants de ma planète en bonne santé, au milieu de vos familles, avec votre « statut » social si modeste soit-il, vos valeurs, vos repères… Vous qui n’avez pas trop faim de nourriture ou d’affection, vous qui n’avez que de légers handicaps, vous, riches ou pauvres mais avec vos deux guiboles et une cervelle qui fonctionne normalement, oui, pour vous tous je ne me fais aucun souci : vous y arriverez toujours ! Les fins de mois seront difficiles, vos enfants ne feront peut-être pas les études qu’ils auraient souhaité, mais je ne vous plains pas !
Par contre les pauvres gens totalement déshérités et oubliés de vous tous, ceux là qui, en dépit des générosités de façade et même des bonnes sœurs et des restos du cœur, crèvent dans la crasse et la solitude au fond d’un « trou à rats », oui, ne vous en déplaise braves gens « bien dans le sens du monde », ça me fait chier de les voir crever comme ça !
Mais poursuivons le scénario... Ne peut-on pas faire partout dans le monde, dans chaque ville ou même village, de ces « maisons » ?
Aujourd’hui on fait du fric avec n’importe quoi. Le talent, ou même la notoriété, ou « quelques références » littéraires ou autres, n’expliquent pas à eux seuls le succès fulgurant de certaines œuvres, ni l’essor prodigieux de modes ou de tendances qui d’ailleurs ne durent pas. Ce sont les médias qui allument les feux. Alors, avec la publicité, l’exploitation de quelques engouements porteurs, il est aisé de lancer sur le marché un courant, une mode… La technologie de la communication fait le reste. Comment croyez vous que des conneries telles que Loft Story , Star Académy, la ferme célébrités ; que tous ces best sellers, tous ces grands matches et tous ces jeux, ces nouvelles chansons et spectacles de grand public aient pu avoir autant de succès ? Drainé autant de pognon ? Tout ce qui est bon à branler des foules de touristes et de curieux, c’est toujours bon pour que ça fasse des entrées payantes avec des marchands de frites et de merguez et de “lézards lumineux” pour les gosses... Ajoutez à cela un gigantesque orage de cuivres, de tambours et de cymbales, quelques belles lumières aux couleurs vives, des filles à poil avec des plumes au cul, un distributeur automatique de vidéos pornos, et vous aurez, médias, sponsors et propagandistes de la culture bêta, le grand bordel universel, celui qui verrouille les révoltes, anesthésie les cerveaux, coule dans les gosiers jusqu’à ce qu’une saoûlographie générale éteigne toute pensée, réflexion ou interrogation.
Quand je pense à tout ce pognon qui coule comme à flots de la grande branlerie générale, je me dis qu'en pouvoir s'il était possible, détourner un modeste ruisseau, ce serait bien là une oeuvre “pas si humanitoque que ça”!
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Le lundi de Pentecôte
- Par guy sembic
- Le 24/05/2010
- Dans Anecdotes et divers
Je pense à ce lundi de Pentecôte qu'en 2003 après l'été torride des 15000 “vieux” morts de chaleur, le papa Raffarin voulut nous supprimer au nom de la solidarité avec les “vieux”...
La mesure devait prendre effet à compter de l'année 2005 et effectivement ce jour là en 2005 avait cessé d'être un jour férié...
Un “fiasco” complet, une cacophonie de première, l'application de cette mesure! Et depuis, ce jour là est redevenu férié (en rouge sur le calendrier, comme avant)...
Le papa Raffarin? Dans les livres d'Histoire des Temps Futurs, on lira : “ Raffarin, premier ministre en 2003, c'est le pourfendeur du lundi de Pentecôte, celui que l'on voyait en première page du journal Sud Ouest un dimanche en Août 2003 en train de tendre un gobelet de flotte à un vieux d'une maison de retraite médicalisée”!
Aujourd'hui lundi 24 mai 2010, lundi de Pentecôte il fait beau, très beau et chaud comme un grand et magnifique jour d'été, et c'est un jour de congé pour des millions de gens qui dès demain matin mardi à la première heure vont de nouveau “galérer”, c'est à dire “fissa/fissa”- “daye/daye” turbin/métro-le gosse à la crèche -les courses et la Télédébile et les conneries du Net et les factures et tout le fourbi qui nous pompe...
Et c'est ce jour là, ce lundi de Pentecôte, qu'il voulait nous sucrer, le papa Raffarin! Pour les “vieux”! (mais plutôt pour que la “boutique tourne” et que le pognon rentre)...
Je pense aussi – dans la foulée – à tous ces jours fériés de fêtes religieuses qui rythment la vie quotidienne de millions de gens en France et dans tous les pays Chrétiens, à ces mêmes jours de fêtes religieuses dans les pays de l'Islam, dans les pays de Bouddah ou chez les Juifs... Et je me dis “c'est fou ce que la religion prend de place dans la vie des gens et dans les différents pays du monde, avec d'une part tous ces jours pour un Saint ou pour une célébration et d'autre part tous ces signes et objets de culte, monuments et églises, toutes ces pratiques, tous ces rites et traditions”...
Ainsi en France par exemple, ce sont, outre le clocher de l'église de chaque village, le calvaire à chaque croisée de chemins, le crucifix au dessus du lit conjugal, la petite branche de buis le dimanche des rameaux, le gosse qu'on envoie au cathéchisme et auquel on fait faire la communion tout de blanc vêtu, l'enterrement à l'église et le “grand pieu” de marbre avec une grande croix au cimetière, le mariage religieux et le baptême... Ainsi en Algérie ce sont, outre mosquées et minarets partout, les femmes voilées, le Coran sacré, les prières cinq fois par jour, le pélerinage au moins une fois dans sa vie à la Mecque... Ainsi en Asie c'est Bouddah, le grand Bouddah et toutes les offrandes au pied du Bouddah, avec autant de rites et de traditions et de célébrations et de jours de fête... A Jérusalem le Mur des lamentations... Et encore en Chine le Capitalisme grossièrement déguisé en Communisme de type Stalinien ( pas de liberté d'expression, prison ou mort pour les opposants dont les oeuvres artistiques et littéraires contreviennent au Régime), et... autres sortes de dieux Chinois... tous ces millions de contenainers géants qui flottent sur toutes les mers du monde et déversent leur contenu dans les grandes surfaces commerciales de toutes les villes...
Et je me dis que ce monde pue l'encens, le fric et la haine!
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J'ai rien pompé à ce merdier !
- Par guy sembic
- Le 22/05/2010
- Dans Pensée, réflexions, notes, tags
Je ne comprends pas la vie telle qu’elle nous est enseignée, avec le nuisible, le dangereux, le mauvais, le laid, voire l’inutile d’un côté ; et le bon, l’utile, le joli, le sent bon, de l’autre…
Je ne comprends pas la mort telle que la nature humaine nous la fait sentir avec la conscience aigue de sa réalité et de son irrémédiabilité.
Je ne comprends pas la haine.
Je ne comprends pas l’amour mélangé avec le culinaire, les courses et les toilettes.
Je ne comprends pas pourquoi il faut BAC plus 5.
Je ne comprends pas tout ce qui se dit ou s’écrit et qui ne change rien ni dans notre vie ni dans la vie des gens qu’on aime.
Je ne comprends pas la politique, ni pourquoi les races, les religions, la nostalgie, le passé, l’avenir, les grandes idées…
Je ne comprends pas ce que l’on nous fait croire ni ce que l’on ne nous fait pas croire.
Je ne comprends pas les mots qui trompent.
Je ne comprends pas l’argent.
Je ne comprends pas être ou ne pas être.
Je ne comprends pas « je t’aime » à répétition comme quatre bises vives sur les joues à chaque bonjour…
Pour qui, pourquoi, comment et ça sert à quoi « je t’aime » si après, « ça se fait la malle »?
Je ne comprends pas ce ciel et ces rêves à ras de terre sans savoir ou sentir qu’on a des ailes…
Je ne comprends pas de vivre et de mourir, de jouir et de souffrir, d’aimer ou de ne pas aimer, tout cela dans un mouvement de soufflet de forge qui n’en finit pas de s’épuiser après avoir agité braises et cendres…
Je ne comprends pas ce monde.
Je ne comprends pas ce que je vois ni ce que je ne vois pas.
Je ne comprends pas l’enfer d’un « ici bas » ou d’un « au-delà »… Ni le paradis, d’ailleurs.
Je ne comprends pas pourquoi les élus et les pas élus, les bons et les mauvais, les beaux et les pas beaux…
Je n’ai rien compris !
Pourquoi les cons et les pas cons ?
Pourquoi BAC plus 5 plus et je ne sais combien d’années encore ?
Pourquoi le cancer, le sida, l’hôpital, la maison de retraite, les banlieues pourries, le cimetière des toutous en plus de celui des humains, les œuvres d’artistes disparus valant la peau de cent mille fesses?
Pourquoi tout ça ?
Pourquoi une belle maison, une belle bagnole, 250 mètres carrés de surface habitable pour un tout seul avec piscine en plus ?
Pourquoi un loyer de mille euro alors qu’on gagne moins de mille euro par mois ?
Pourquoi 20 ans pour payer une baraque ?
Je n’ai rien compris !
Je suis fatigué.
Merde à la Thune !
Merde au succès !
Merde à l’inégalité de l’homme et de la femme !
Merde aux religions , merde à Jésus-de-Nazar-des-Mecs, merde aux prophètes !
Merde à BAC plus 5 !
Merde au pinard à 100 euro la bouteille !
Merde aux piscines privées plus grosses que des piscines municipales !
Merde à trois semaines en bateau palace autour de l’Antarctique à 35000 euro !
Merde aux ventres ronds nombril en plein milieu, entre maillot ultra court et pantalon moulant taille basse !
Merde à la Télé !
Merde au foot – fric !
Merde à la beauté sans âme !
Et merde aux Ames Vénérées !
Merde à « tu m’emmerdes » !
Merde à « je t’aime rien que pour te baiser » !
Merde aux Gros Culs dont on hume la pète comme on humerait une haleine d’orchidée !
Je n’ai encore rien pompé à ce merdier Humanusculaire… Où l’on dit pourtant qu’il y a des choses très belles…
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A propos de ce que l'on dit être de la transmission de pensée...
- Par guy sembic
- Le 20/05/2010
- Dans Articles
L'on dit “transmission de pensée”... Lorsque, par une étrange et singulière coïncidence, deux personnes (ou plusieurs) pensent l'une à l'autre au même moment, ou dans les mêmes jours...
Je ne crois pas du tout à la “transmission de pensée”...
Je suis persuadé que lorsque je pense à une personne en particulier en un moment donné, cette personne là est “à cent lieues” de penser à moi en ce moment là... ou en un autre moment, tout bonnement parce que j'ai pensé à elle et comme si par une sorte de “miracle relationnel” impliquant osmose, intimité et complicité mutuelles, s'établirait dans l'instant une communication avec cette personne ! De toute manière je ne crois ni aux “contes de fées” ni en quelque “puissance empirique” ou “ésotérique”, qui influerait sur ma vie aussi bien intérieure qu'extérieure! Je ne crois qu'en l'énergie, qu'au dynamisme, qu'à tout ce que l'on entreprend après l'avoir imaginé et conçu en esprit, qu'aux moyens que l'on se donne afin de parvenir à un but, qu'à tout ce que l'on peut puiser dans le coeur de son propre réacteur! D'ailleurs à ce sujet les “vrais Chrétiens” (ou croyants en Dieu ou en Allah) lorsqu'ils formulent des prières, ces prières sont plutôt des sortes de conversations avec leur Dieu et dans et par lesquelles prières ils se donnent eux-mêmes les moyens, la force et l'énergie nécessaires pour que leurs voeux soient exhaussés...
Ne prenons pas (à vrai dire jamais) les gens pour des imbéciles en leur faisant miroiter quelque “miracle possible” qui viendrait de quelque “truc magique”dernièrement inventé et diffusé à tout va par la Société de Consommation, par exemple pour avoir la femme ou la fille de leur rêve, pour gagner beaucoup d'argent, pour réussir dans la vie, etc.
Et de même si une personne en particulier pense à moi en un moment donné, je suis aussi “à cent lieues” de penser à cette personne au même moment ou en un autre moment...
Quant à savoir si les pensées se rejoignent, se retrouvent et communiquent, dans un espace de temps beaucoup plus vaste qu'un jour ou qu'une saison... Peut-être, oui, peut-être! Mais alors, ce sont des pensées qui ne se “touchent pas” du fait qu'elles ont été émises en des moments différents...
Il y aurait “transmission de pensée” - directe et réelle- si les pensées l'une et l'autre se “touchaient”, si la pensée de l'un devait, par quelque explication logique ou scientifique ou selon une disposition de la nature, être perçue par l'autre (directement perçue et non pas seulement pressentie ou subodorée). Après tout, la Science et la connaissance du possible dans la nature des êtres et des choses, nous réserve encore quelques surprises, et tout n'a pas été découvert...
N'est-ce point, par exemple, par la connaissance de la parthénogénèse que l'on a découvert que parfois (très rarement il est vrai), d'un être “femelle” sans l'intervention de l'être “mâle”, peut venir un être nouveau?
Un exemple de ce que l'on dit être de “la transmission de pensée”? Lorsque tu penses à un ami qui dans les cinq minutes qui viennent (cinq minutes ou un quart d'heure ou un jour je m'entends) compose le numéro de ton téléphone ou t'envoie un message dans ta boîte couriel... Ce n'est là qu'un hasard, une pure coïncidence... Et non pas cette “transmission de pensée” selon l'idée populaire et répandue qui n'a quant à elle aucun fondement scientifique... Et c'est fou, vraiment fou, tout ce qui court comme “conneries”, dans tout ce que l'on raconte et qui vient de tout ce que le monde produit en matière de “simplifications”, “d'idées reçues”, de soit-disant véridique, de “paraît-il éprouvé confirmé”, avec de nombreux témoins, de “solides” argumentations... Et même que des intellectuels se mêlent et se prêtent à l'une ou l'autre de toutes ces “conneries” qui circulent sur la planète!
De toute manière lorsque je pense, lorsque tu penses à quelqu'un en particulier en un moment donné, la pensée que j'ai, la pensée que tu as, alors, est soit une “bonne pensée”, soit une pensée critique ou “mauvaise”... Mais souvent erronée ou sujette à une interprétation selon un ressenti personnel ou un avis extérieur... Et cette pensée n'est absolument pas perçue par l'autre ni au moment où elle est pensée ni à un autre moment ni peut-être jamais... À moins qu'elle ne soit écrite telle quelle ou “transposée” dans un texte littéraire, poétique ou dans un roman ou un récit... Écrite et diffusée...
Nous vivons puis mourons avec toutes ces pensées que nous avons, des êtres que nous aimons ou n'aimons pas, mais qui jamais ne seront perçues.
Nous vivons puis mourons sans jamais connaître ces pensées, “bonnes ou mauvaises”, que tant et tant d'êtres (et parfois des plus proches) ont de nous...
... Mais il y a l'Art, c'est à dire la littérature, la poésie, le cinéma, le théâtre, la peinture, la musique... Et d'une manière plus générale, plus universelle sans doute, il y a la “facture” (ou “marque de fabrique”) si l'on peut dire, de chaque être... Puisque l'on “fait” selon ce que l'on vit, et qui lui se perçoit, se voit, s'entend, se sent, se touche, lorsqu'il transparaît...
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Tant et tant de livres !
- Par guy sembic
- Le 19/05/2010
- Dans Pensée, réflexions, notes, tags
L'enfance est comme une bibliothèque avec peu de livres mais chaque livre tour à tour peut être ouvert, il y a l'émotion, l'émerveillement, et à lui seul ce livre là ou un autre semble aussi grand que la bibliothèque tout entière...
Peu à peu l'enfance s'éloigne, la bibliothèque se charge de livres, de plus en plus de livres, et il vient un temps où il y a tellement de livres que beaucoup de ces livres ne peuvent plus être ouverts... Ou alors parfois il s'en ouvre un, puis un autre et un autre encore, qui semble aussi grand que la bibliothèque tout entière...
La bibliothèque est comme un bateau qui, au bout d'un certain nombre de traversées d'océans, remisera, cadavre de ferraille dans un port cimetière... Et il y aura tous ces livres demeurés fermés qui n'auront plus été ouverts... Et pourtant chacun de ces livres, un jour, fut...
Le livre c'est cet “espace d'existence”, vécu, si petit soit-il et ne contenant qu'une image fugitive, ou d'une dimension plus ou moins grande et qui contient comme un film, une séquence en images et en mouvement, des personnages, des lieux, des évènements... et tout cela avec des voix, des mots, des bruits, et ce que l'on peut appeler “une atmosphère”... Il y a aussi le “ressenti”, de la même manière que “l'odeur” perçue à l'intérieur du livre.
Il y a donc tout au long de l'existence humaine, tous ces “livres” de plus en plus nombreux, comme sur les étagères d'une bibliothèque, ces “livres” serrés, de plus en plus serrés les uns contre les autres... Et cependant certains de ces “livres” qui ne sont pas toujours ceux dont la tranche est la plus “marquante au regard”, par la place qu'ils occupent sur l'étagère, sont souvent visités et revisités... Alors que tant et tant d'autres semblent “dormir”, recouverts d'une couche de poussière et dont le titre sur la tranche s'est quelque peu effacé... Mais ils existent, ces “livres”, ils sont bien là, sur l'étagère, à leur place et comme des témoins de ce qui fut, avec toutes leurs pages, toutes leurs images, et comme “tout le film qu'ils contiennent”...
Et à l'heure de la “remise” dans le port cimetière de toutes les “bibliothèques”, il y aura tous ces “livres” dont la tranche ne sera pas revenue au regard...
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La chaîne du chien
- Par guy sembic
- Le 17/05/2010
- Dans Anecdotes et divers
Dans l'un de ses livres, “D'Ici Là”, John Berger écrit :
“La chaîne du chien, là bas, est trop courte. Qu'on la change, qu'on l'allonge! Alors le chien pourra atteindre l'ombre, se coucher et arrêter d'aboyer. Et le silence rappellera à la femme qu'elle voulait un canari en cage dans sa cuisine. Et au chant du canari, elle abattra plus de repassage. Et les épaules du mari, dans sa chemise fraîchement repassée, lui paraîtront moins rouillées quand il ira travailler. Et en rentrant à la maison, le soir, il plaisantera parfois, comme avant, avec sa fille adolescente. Et la fille changera d'avis, elle décidera d'inviter son amoureux un soir à la maison, juste une fois. Et un autre soir, le père proposera au jeune homme d'aller avec lui à la pêche...
Qui sait, dans ce vaste monde, ce qui peut arriver? Il suffit d'allonger la chaîne.
... Allonger la chaîne du chien n'est-ce point illusoire?
Ce serait là en somme, rendre le préservatif de plus en plus fin, de telle sorte qu'on ne le sente plus sur la peau ; doter le préservatif d'un appendice encore plus étiré pour une joie projetée comme sans retenue...
Ce serait tout aussi bien... faire du trapèze volant en rapprochant le filet, raccourci, du sol... Ou rouler à “tombeau ouvert” sur une route de plus en plus hérissée de bosses...
La chaîne, si longue soit-elle devenue, ne nous fait jamais rejoindre ce que l'on dit être mieux... Et qui n'est que différent en réalité.
Il serait à désespérer que l'art, la littérature, la science, la poésie, la musique, l'écriture... Que toute la connaissance du monde et des êtres vivants... Ne soient que des chaînes ouvragées à sans cesse rallonger... Plutôt que ces chemins entre nous et le ciel ou la terre ou les visages ou les maisons ou les paysages...