Le p'tit coin de Yugcib
Bienvenue dans mon petit coin : ici c'est l'entrée et vous accrochez vos manteaux, vos vestes, vos impers... Ensuite je vous convie à la découverte de ces billets qui viennent les uns à la suite des autres depuis mai 2009...
NOTE : les billets sont classés par catégories qui figurent dans le menu à gauche : faire défiler jusqu'à BLOG où apparaissent les noms des catégories du blog, puis la liste des derniers billets publiés.
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Aux heures de retransmission en direct des matches de la coupe du monde
- Par guy sembic
- Le 17/06/2010
- Dans Anecdotes et divers
Merci à celles et ceux d'entre vous qui, aux heures de retransmission en direct des matches de football de la coupe du monde, ont recherché sur le Net mon blog « Paroles et Visages » ou mon site « yugcib » sur « monsite com »... Et ont lu quelques pages ou textes de moi...
... Je le dis et je le répète « je chie sur les Bleus » et « je chie sur le Foot-Fric-Roi »... Mais cela ne m'empêche point d'être de tout coeur avec les passionnés de Foot (ou d'autres sports) qui, très certainement pour beaucoup d'entre eux, aiment le jeu, l'ambiance du jeu, la technique et l'art du jeu... et ne pensent pas, alors même qu'ils suivent toutes les parties, que des montagnes de fric et des emmêlements de combines crasseuses peuvent être derrière tout cela... Car l'on peut oublier oui, les palaces, les disparités, les « coups bas », le Fric-Roi, les « monstres sacrés », l'orgie médiatique, tout l'orgueil du monde, tout le sens du monde... puisque l'essentiel demeure toujours : l'Art !
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Tout au bout du couloir : mur ou ouverture béante ?
- Par guy sembic
- Le 17/06/2010
- Dans Articles
L'arrivée d'Internet à la fin du 20ème siècle et son essor au début du 21ème, c’est comme l'arrivée de l'imprimerie à la fin du 15ème siècle. J’irais même jusqu’à dire que vivre sa vie actuelle en étant totalement étranger à la pratique du Web et de l’informatique, est une forme d’illettrisme comparable à l’analphabétisme qui régnait au 19ème siècle avant la loi de Jules Ferry rendant l'école publique, gratuite et obligatoire... Quoique depuis le milieu du 18ème siècle et même avant, l'instruction des enfants avait commencé de se généraliser.
Certes je ne blâme pas les inconditionnels de la culture, de l’information et de l’expression écrite sans le Web, pas plus que je n’aurais blâmé au 19ème siècle les gens qui n’envoyaient pas leurs enfants à l’école mais qui néanmoins les éduquaient selon des pratiques ancestrales, des principes et des valeurs, des connaissances de la vie et de la nature, et leur apprenaient un métier…
Mais je pense tout de même que la révolution informatique et que la pratique du Net changent notre vie dans le monde présent et futur tout comme en son temps le fit la découverte de l’imprimerie. Et qu’il n’est donc pas raisonnable à mon sens de demeurer à l’écart de ces nouvelles technologies de la communication en dépit de tous les dangers, de tous les risques et de toutes les dérives possibles...
Qu’en serait-il aujourd’hui de la culture en général et de l’expression écrite, par les seules concentrations de sociétés d'édition et de diffusion de l'information désormais entre les mains d’un Lagardère, d’un Dassault ou de quelque groupe financier ?
Si le Web est un moteur de vulgarisation du vulgaire et du sens commun à tel point qu’il envahit de ses productions « polluantes » tous les univers sociaux, il est aussi un moteur de développement culturel, par la diffusion NON MARCHANDE des œuvres de l’esprit que les éditeurs et les producteurs prostitués à la loi de l’argent ne “vulgarisent” que dans une moindre mesure...
Il y a -et il y aura je crois bien pour longtemps encore- des inconditionnels du “sans le Web dans leur vie”, comme il y a des “réfractaires” à la carte bleue, au téléphone portable... et des nostalgiques de la machine à écrire... Et ces inconditionnels là, ou ces “réfractaires”, sont de tous milieux sociaux, de tous âges et l'on compte même parmi eux des écrivains et des intellectuels...
Mais de quel côté, à bien réfléchir – et avec une certaine gravité- sont la raison ou la sagesse ou la folie ? Le progrès ou l'obscurantisme ? Dès lors que l'on se “mure” ou que l'on se retranche dans une certitude, dans un concept, dans des valeurs, dans quelque aspiration à “vivre autrement”, ou dans quelque rejet ou refus, dans un mode de vie, dans une culture ?
Dès lors que, adhérant aux certitudes aussi anciennes et traditionnelles que nouvelles et actuelles, l'on se “mure” ou se retranche par ailleurs dans un “devoir d'accompagnement ou de refus”, dans une forme d'intégrisme “solennel, partisan et ostentatoire”?
Il me semble qu'entre la certitude et le devoir d'une part... Et la conviction intime en soi et la réflexion d'autre part ; il y a une différence :
-Être sûr et devoir, c'est comme avancer dans un couloir qui, si long soit-il et avec des portes ouvertes ou fermées sur ses côtés, aboutit à un mur d'une épaisseur infinie...
-Être intimement convaincu et réfléchir, c'est comme avancer dans un même couloir aussi long soit-il et avec des portes ouvertes ou fermées sur ses côtés, mais tout au bout du couloir s'ouvre, béant et infini, un espace qui semble vide et ne l'est pas cependant... Et c'est bien la conviction intime et profonde, et la réflexion, qui fondent de l'espérance dans ce regard ignorant que l'on a, au seuil de l'ouverture béante et infinie...
Plutôt que d'être sûr et de devoir, ce qui me désespère... Je préfère cette conviction intime et profonde que j'ai en moi, du possible ou de l'ailleurs ou de l'autrement, et toute la réflexion qui accompagne cette conviction...
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La femme habillée
- Par guy sembic
- Le 16/06/2010
- Dans Anecdotes et divers
La femme habillée serait-elle plus « attirante » que nue comme un ver ? C’est possible… Lorsque ce qu’elle porte et la manière dont elle le porte lui sied au plus vrai, au plus intime, au plus émouvant de ce qu’elle est et qui émane d’elle...
Et le regard dont j'étreins alors cette femme, ce regard à oser dire vrai qui est le mien et tel qu'il respire jusqu'à même haleter, soudain jailli du ciel comme un éclair de foudre blanche, vitrifie toutes ces laideurs que j'ai du monde, éteint toutes ces violences que je porte contre le monde... Et même toutes les morts me deviennent comme irréelles ou incongrues... Et le temps qui passe n'a plus d'espace... Ce sont des hardiesses et des inspirations qui me viennent et non plus ces hésitations, ces « pourquoi » et ces « comment » si lourds à porter...
Et je me plais dans ce regard dont j'étreins une femme lorsque cette femme porte sur elle ce qui la fait être elle, elle seule au monde et pas une autre... J'aime la femme qui fait de son apparence non pas une afféterie afin de plaire devant le monde ou de suivre une mode, mais un don d'elle même, un don de ce qu'elle porte en elle de vrai et d'unique et qu'elle exprime de la manière dont elle s'habille, se coiffe, s'arrange...
Cela dit, il y a dans la nudité quelque chose d'émouvant et d'intime qui ne devrait jamais être pornographié...
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Le combat est inégal mais l'espérance magnifique !
- Par guy sembic
- Le 13/06/2010
- Dans Pensée, réflexions, notes, tags
Toute certitude heureuse, tout acquis n’est que tête de pont à tenir aussi longtemps que possible... Le combat est inégal, toujours inégal, entre cette force en soi que l'on déploie et cette force du monde qui nous bouscule...
Il n’y a pas de miracle : le meilleur en nous-mêmes ne suffit pas, aussi crédible et aussi rayonnant qu'il soit.
Il n’y a pas de miracle mais seulement une espérance magnifique, déraisonnable même.
Et c’est par cette espérance-là et tout ce qui l’anime en nous que la tête de pont parvient à tenir.
Il n'y a peut-être qu'une seule certitude heureuse : celle d'un visage ou d'un regard qui un jour, alors que rien de nous-mêmes n'était su, s'est tourné vers nous comme pour nous parler...
Sans doute y-a-t-il une manière à nulle autre pareille, de porter un regard sur un être... Alors même que tous nos regards ne sont habituellement que prières muettes ou questions ou rêves, ou viols ou effrois ou indifférences ou encore présences de soi éclaboussées...
... Porter ce regard là sur un être, ce regard à nul autre pareil ! Ce regard avec lequel on ne regarde jamais...
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"Des possédants possédés par ce qu'ils possèdent" [Charles De Gaulle]
- Par guy sembic
- Le 11/06/2010
- Dans Articles
“Je veux m'entourer d'hommes purs et distingués – loin de moi les fats, je veux voir des artistes – Liszt, Delacroix,Berlioz,Meyerbeer, je ne sais qui encore. Je serai homme avec eux et on jasera d'abord, on le niera, on en rira”...
[George Sand]
... Assurément il y a de l'actualité dans cette réflexion de George Sand... Ces hommes (et ces femmes) d'aujourd'hui, “purs et distingués”, sont devenus rares et certains d'entre eux même, sont infréquentables du fait de leur mode de vie, de leur comportement et de ces choix qu'ils font à l'encontre du sens du monde...
Non pas que ces hommes et ces femmes d'aujourd'hui (artistes, écrivains ou autres) soient “purs” au sens religieux, au sens de l'ascétisme ou d'un engagement absolu... Car ils sont “purs” tout simplement parcequ'ils sont authentiques et fidèles à eux-mêmes et aux valeurs en lesquelles ils croient, et qu'au delà de leur authenticité transparaît en outre leur singularité...
Non pas que ces hommes et ces femmes d'aujourd'hui soient seulement “distingués” au sens de la culture, de la connaissance, de leur élégance dans leurs gestes et dans leurs propos et leur manière de vivre et de communiquer avec leurs semblables... Car ils sont “distingués” tout simplement parceque leur esprit et leur coeur, et donc leur intelligence, sont étrangers aux corruptions du monde et n'entrent pas dans le jeu du monde, ce jeu dans lequel il faut qu'il y ait toujours un ou des gagnants (et bien sûr de nombreux perdants)...
À l'époque de George Sand, la femme n'avait pratiquement aucun droit, aucun statut dans une société régie par les hommes. Une femme ne pouvait être écrivain ou artiste que sous le nom de son mari ou de la signature d'un homme (souvenons nous de ce qu'était la société en France et en Europe au 19ème siècle, une société essentiellement régie selon le droit Romain et de surcroît dominée par la religion imposant la soumission et l'obéissance de la femme à l'homme)...
George Sand devait donc à son époque, se faire homme, c'est à dire vivre comme un homme, afin d'exister – de “s'exister et de se faire exister”- parmi les hommes et en particulier parmi les artistes et les écrivains hommes...
Aujourd'hui nous sommes entourés d' êtres (hommes et femmes) qui, comme l'écrivait le général De Gaulle, sont “des possédants possédés par ce qu'ils possèdent”... Et la société tout entière, Européenne ou mondiale, est désormais régie selon la loi de l'économie de marché, des profits, de la consommation, de la rentabilité et du résultat immédiat, et tout cela au détriment d'un bien-être ou d'un meilleur-être commun à plus long terme... Et cette société là produit forcément beaucoup plus de fats que d'hommes (ou de femmes) “purs et distingués”...
Mais ces hommes et ces femmes d'aujourd'hui, “purs et distingués” parce qu'authentiques, singuliers et n'entrant pas dans le jeu du monde, aussi rares qu'ils soient, existent et sont d'ailleurs connus sinon reconnus... Et ils existent bel et bien dans “ce monde là”, ce monde de la fatuité, de la performance et de la rentabilité.
Être homme ou femme aujourd'hui parmi ces “purs”... L'on en jase d'abord parce que cela semble “perdu d'avance”, ou parce que l'on en nie la possibilité et l'utilité, ou parce que l'on en rit avec condescendance...
Tous ces “possédants possédés par ce qu'ils possèdent”... Que possèdent-ils ? Des propriétés, des maisons, des voitures, une fonction plus ou moins “valorisante” dans quelque organisme ou association, un “poste clef” dans une entreprise commerciale, un mandat électoral, une culture générale, un diplôme, une clef, un droit, un accès, une légitimité... ? Ou même encore, un talent, une intelligence, une capacité à réaliser , une notoriété, un pouvoir de conviction?
Quoique l'on possède, que ce soit un bien matériel, une propriété ou de l'argent ; que ce soit un bien “immatériel”, un talent ou une capacité... Nous sommes et demeurons “possédés par ce que nous possédons”... Et il n'y a donc pas, à priori, d'êtres “purs et distingués” parmi les Humains... Seulement des êtres qui s'efforcent “de par leur nature” à devenir “purs” (et qui sont rares et infréquentables)...
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Un grand vol d'étourneaux
- Par guy sembic
- Le 04/06/2010
- Dans Pensée, réflexions, notes, tags
Éternel...
Je pense à « étourneau »...
Un grand vol d'étourneaux emplissant tout le ciel...
Pas même le temps d'une aube ou d'un crépuscule...
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Les yeux fous
- Par guy sembic
- Le 04/06/2010
- Dans Chroniques et Marmelades diverses
Ce que je n’ai ni écrit ni exprimé mais qui m’a néanmoins traversé, est encore plus immense que tout ce que l'on peut lire de moi...
Tout cela réuni, le dit et le non dit, est une partie d’un univers inachevé, relié à d’autres univers.
Ainsi sommes nous tous, êtres de tous les mondes : nous disparaissons avec l’immensité de tout ce que nous n’avons jamais exprimé.... C’est la raison pour laquelle le regard que je porte sur les êtres de ce monde est un regard grave et recueilli. Et qu'une interrogation me vient, comme celle d’un enfant dont les yeux tournés en direction des étoiles rêvent de toucher d’inaccessibles lèvres de lumière...
J'ai imaginé ce regard aussi grave que recueilli, tracé sur une grande feuille de dessin...
J'ai voulu conjurer la laideur du monde qui salit et viole les êtres... Ou les rend silencieux...
J'ai voulu entrer dans les souvenirs, dans les non dits et dans l'inexprimé des êtres...
De mes yeux fous et de tout ce que je n’ai pas dit ou écrit mais qui m’a traversé, j’ai rêvé de vous immortaliser, êtres de ce monde émiettés dans l'histoire et dans la géographie.
De mes yeux fous, j'ai cherché ce qui a été aimé et perdu.
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L'on saura que tu es, ou que tu fus... Mais...
- Par guy sembic
- Le 01/06/2010
- Dans Anecdotes et divers
Le Web éternise les regards qui parlent... Et les éternuements qui piaillent.
Que ce soit par hasard ou par recherche, l'on saura que tu es ou que tu fus...
Cette postérité à la quelle rêvent tous les artistes, tous les écrivains et même tout un chacun selon ce qu'il réalise en sa vie... Est devenue universelle, permanente et toute proche... Aussi proche que ce que tu vois par ta fenêtre ouverte ou par un livre trouvé ou choisi dans une très grande bibliothèque...
Et ce sont Google, tous les moteurs de recherche sur la Toile, tous les mots clefs possibles et imaginables, qui font cette postérité là...
La postérité a changé de champ visuel (ou de champ de connaissance) : elle était celle des écrivains et des artistes ou des inventeurs dont les oeuvres traversaient les siècles et se répandaient de mémoire en mémoire ; elle appartient désormais à tout un chacun et elle est par une trace de toi qui demeure parmi toutes les autres traces à jamais laissées...
La postérité c'est aujourd'hui une sorte de “Bac” ou de “Deug” que tout un chacun sur cette planète peut passer, une sorte de “Bac” ou de “Deug” dont le résultat est connu d'avance : tout le monde est reçu (avec ou sans mention)...
Alors vous me direz : “ il vaut mieux être reçu avec une mention très bien.”... Comme si le champ visuel (ou de connaissance) de la postérité pouvait se “rétrécir” c'est à dire reprendre la dimension qu'il avait avant ! (avant Google, avant le Net, avant les moteurs de recherche, les archives et bibliothèques virtuelles, les blogs et les forums)...
Non, tant que la Toile sera, le champ visuel ou le champ de connaissance ne “rétrécira” jamais... Bien au contraire il s'élargira.
Artistes, écrivains, grands ou petits blogueurs... Quel que soit votre talent, votre “discours”, votre “vision du monde”, votre niveau d'études ou de culture, quoi que vous écriviez ou produisiez... ou éternuiez... Vous êtes désormais “éternaux” (c'est à dire de cette “éternité” aussi provisoire que l'existence de la Terre, du Soleil, des Hommes et des civilisations)...
Est-ce que c'était “mieux”, la postérité, avant ?
Est-ce que ce sera “mieux”, la postérité par Google et par le Net... Cette postérité de champ très élargi et si universel qui “reçoit” toutes les copies de Bac? Toutes ces copies parmi elles, dont la trace “éternelle” ne fera pas la postérité rêvée mais la postérité dont on se passerait bien...