Articles de yugcib

  • Le grand nuage volcanique

     

    Qu'il est confortable et heureux de ne point devoir galérer ces jours ci en avril 2010 en quelque aéroport, grande gare SNCF ou axe routier très fréquenté!

    Etre dans son jardin, sous un beau ciel tout bleu, loin des turpitudes des axes routiers et des embarras et embouteillages et files d'attente, ne point se trouver dans des halls de gare et d'aéroport.. Alors que tant et tant de milliers de touristes, de vacanciers et de voyageurs en voyages organisés sont bloqués depuis trois jours, n'ayant d'autre possibilité que celle d'annuler ou de reporter leur voyage...

    Du fond du coeur, je regrette pour les gens “pas très riches” qui ont rêvé de ce voyage et qui pour la première fois de leur vie, ont pu l'envisager... Mais pour les autres, ceux qui en sont à leur dix ou quinzième voyage organisé dans leur vie, qui sont des touristes aux revenus confortables et déambulent un peu partout dans les “paradis touristiques” tropicaux au beau milieu d'une population locale misérable... Je ne compatis point à leur peine! Tant pis pour eux, et s'ils “l'ont dan'l'baba”... ça me fait plutôt rire!

    Ce “putain d'nuage volcanique”, va sûrement pourrir les affaires des grands touropérators et magnats de l'industrie touristique de masse, emmerder les grands proprios et actionnaires de toutes ces chaînes d'hôtels 4 étoiles/piscine/yoga/sauna -et j'en passe- que l'on voit en longs cordons de béton enserrer toutes les jolies baies du monde tropical au bord des océans...

    J'en suis fort heureux, de ce “putain d'nuage”! (fort heureux en pensant à la “gueule du Système” mais moins heureux en pensant aux pauvres bougres dont les emplois dépendent de l'industrie touristique)... Puisse-t-il, ce nuage encore sévir quelques semaines voire quelques mois!... Afin que les avions cargo transportant par exemple des cervelles d'agneau congelées de Nouvelle Zélande, ou des fruits du Chili ou encore tant et tant de produits de consommation venus de tous les pays de la planète soient empêchés d'atterrir dans les aéroports Européens...

    Vous m'direz “c'est que des détails”... Mais merde, y'a des gens qui sont depuis 3 jours à camper dans des halls d'aéroport avec toutou ou minou en panier (le pire c'est au moment de l'embarquement, l'avion qui part pas, le toutou ou le minou déjà en cale dans une cage spéciale – bonjour le caca et le pipi-) ... Et les bébés à couches, plus de couches de rechange... Plus de bouffe, plus rien, plus de clopes, même pas pouvoir sauter sa femme ou son petit ami... L'horreur, comme dans une guerre, un exode, une catastrophe naturelle...

    Si encore y'avait des bateaux pour les gens en carafe dans les Antilles ou en Amérique! Mais non! Les bateaux y sont plus que de croisière, ou des cargos!

    Et combien de temps ça va durer, ce nuage? C'est une éruption volcanique! C'est pas rien! Et le volcan trois jours après il crache autant sinon plus de cendres en gigantesques volutes à 8 km d'altitude, de plusieurs centaines de km de long, tout ça poussé par les vents au gré de la météo! Ces jours ci l'Europe, après l' Amérique du Nord, puis de l'autre côté du Pôle Nord, la Sibérie Centrale et l'Asie... ça va pas s'arrêter comme le gaz qu'on éteint!

     

    Si les gens dans une sorte d'indifférence générale ou de tacite acceptation résignée ne font pas la révolution... C'est la nature qui va la faire, la révolution! Et c'est ce qui me “console” si j'ose dire! Parce que... Sauf les pauvres bougres, les poètes, les femmes chic et les p'tits boud'chous de moins de 3 balais... Les trisomiques, les handicapés lourds, les très/très vieux et ceux qui vont mourir dans l'heure ou dans le jour... Excusez moi d'être “un peu méchant” mais putain c'est pas volé... Quand la nature fait sa révolution!

     

    ... Des chambres d'hôtel qui devaient être occupées par des touristes Chinois, Japonais et autres, à Paris ville touristique par excellence où du 1er janvier au 31 décembre cela “n'arrête pas”... Vont donc se trouver libres et seront inévitablement reproposées à d'autres touristes (qui ne viennent pas, eux, par avion)... Au même prix vu la demande, et c'est “tout bénef” (double bénef) pour les groupes ACCOR and Cie!

    Ibis, Mercure... Tous ces hôtels 3 ou 4 étoiles à 90/130 euros la nuit (p'tit dèj non compris, ni les boissons, la petite bouteille de champagne dans le frigo de la chambre à la disposition des clients)...

    Et l'hôtesse d'accueil avec son visage de revue de mode, en tailleur strict et petite bouche en anus de pigeon peinturlurée de jus de cerise qui te balance du “monsieur par ci, monsieur par là” long comme le bras et condescendant à crever...

    Et qui c'est qui est à la tête de toutes ces chaînes d'hôtels? Des grands groupes bancaires et de finance mondiale!

    Ah, putain, ce nuage volcanique il a pas fini de foutre la merde dans je ne sais pas combien de structures économico-tourico- loi-du-marché! De la cervelle d'agneau congelée de Nouvelle Zélande au ramboutan de Guyane ou d'Indonésie, du bois de Tek de Sumatra et de Java pour faire de beaux p'tits meubles à la poudre de corne de rhinocéros du Zimbawé... Y'en a du couac et du caca dans la folie du Marché, en perspective, avec tous ces avions qui peuvent plus s'envoler ni se poser! Vous m'direz “y'a encore les super tankers avec les centaines de containers empilés les uns sur les autres qu'on se demande où est le bateau”... Ces géants des mers qui se bousculent et s'embouteillent dans les détroits... Ah, y'aura bien un volcan sous marin géant qui va un de ces jours péter comme le trou du cul d'un dinosoraure marin aussi gros qu'une dorsale du milieu du Pacifique!

    Imaginez un peu une merde de lave et de feu et de gaz sortant d'un tel trou de bale et faisant bouillonner l'océan sur cent mille kilomètres carrés, et le tsunami qui va avec !

    C'est ça, le “concept révolutionnaire” de la nature!

     

    ... J'imagine, j'imagine... Le touriste Lambda, la cinquantaine, bedonnant, petite sacoche en cuir de vache en bandoulière, appareil photo camescope, bermuda à fleurs, chapeau de paille dépaillé sur les bords pour "faire bien", carte "visa premier"... Tenant en laisse un petit toutou exotique... Et sa femme (sa seconde ou sa troisième femme ou encore sa jeune amie très jolie/très "in")... l'accompagnant... Devant se sustenter après trois heures d'attente d'une misérable petite bouteille d'eau minérale et d'un sandwich club à la mayonnaise un peu "passée", devant dormir sur un lit de camp... et le petit toutou exotique qui fait son "caca nerveux" !

    ... Merde, y'a pas un auteur chanteur compositeur un peu "Yugcibien sur les bords"... qui pourra nous faire une chanson à texte sur ce thème là? Ou un as du Rapp pour nous mitrailler un putain de laïus hyper décapant sur ce même thème ?

     

     

  • Le 21 ème siècle

     

         Le système capitaliste a pour base la propriété privée, l'argent, la loi du plus fort et du plus malin... Tout le monde y veut être ministre, dictateur, président de la république, député, footballeur ou vedette car ce sont là de très bonnes places non seulement fort bien payées mais ouvrant droit à des retraites chapeau assez conséquentes...

    Le système collectiviste, communiste et soit-disant égalitaire a pour base le privilège qui remplace la proprité privée, et l'on y trouve tout en haut de la machine juchés sur des tourelles de très gros camarades qui ne sont propriétaires de rien mais jouissent de toutes sortes de privilèges.Et la machine de toute sa puissance broie les êtres qui ne sont plus des hommes et des femmes mais des individus...

    Les deux systèmes sont à abattre et à proscrire à jamais...

    Cependant, pour qu'une révolution contre l'un ou l'autre de ces deux systèmes ait quelque chance de durer et de ne pas dévier... Il faut être passé par le pire de ce qui déjà fut dans le monde en matière de violence, d'injustice, d'absurdité et d'horreur : le point de non retour, le paroxysme absolu de cette violence, de cette injustice, de cette absurdité et de cette horreur... Et je crois que depuis peu, depuis ces deux ou trois dernières années dans le monde, nous nous y acheminons à grands pas, au pire, au pire de ce qui fut jusqu'àlors...

    Le 21ème siècle sera un siècle de fer, de feu et de sang, et de surcroît la nature ne nous épargnera guère...

    La plus grande et la plus durable et aussi la moins déviante de toutes les révolutions à faire dans le monde, c'est forcément celle qui nous coûtera – et de loin par rapport aux précédentes révolutions- le plus cher...

     

  • Le parcours du combattant

     

         Un “parcours du combattant” jalonné de “bintzeries” quotidiennes et de tracasseries souvent anodines et répétitives mais aliénantes...

    Un “parcours du combattant” vécu comme une fatalité ou une réalité laminante et sans avenir...

    Un “parcours du combattant” de jour en jour plus complexifié par des préoccupations d'ordre professionnel au sein de l'entreprise ou de la “boîte” dans la quelle on “bosse”comme des dératés, par des drames ou des conflits familiaux, par toutes les innovations de la technologie, des modes et des produits de consommation, par tout ce qui nous assaille, nous envahit, pourrit nos vies et efface nos rêves...

    Et dans ce “marathon” circulaire, comme la souris au fond du seau, nous survivons...

    Est-ce vraiment une fatalité, que tout cela ? Que de ne vivre qu'ainsi ?

    L'on nous martèle ces mêmes mots : mondialisation, parts de marché, performance, compétition ; dans un discours “socio-politico-économique” façon Huhèmepé ou Socialobontin...

    Ils ont oublié ces cons là, du haut de leur tribune d'honneur (et parfois de déshonneur), tous ces cons là qui nous serinent les mêmes mélodies et nous formatent aux mêmes canevas... Qu'il en est de ces dératés qui se “déconnent” et prennent des couleurs sans pour autant porter à bout de bras des étendards ni hurler des mots d'ordre...

    Mais le pire ce ne sont peut-être pas “ces cons là”, ces cons de la “haute”, mais tant et tant d'autres cons qui eux, ne se “déconnent” jamais et n'ont de cesse de graisser toujours plus le mât de cocagne avec des jambons et les lampions suspendus au cerceau tout en haut...

    Tant que tu mettras cent balles dans le dada... pour que ça te trémousse deux minutes les miches, le manège continuera de tourner, le pompon de se balancer, la bourse de faire du yoyo et les gros crétins de se vautrer sur l'or pendant que toi, à chaque descente du manège et après avoir mille fois perdu le pompon, tu feras les poubelles et les pommes pourries des fins de marché...

     

  • L'écriture n'est jamais neutre

     

         Celui pour qui l'expression écrite n'est pas dans sa vie, l'une de ses priorités, l'une de ses aspirations essentielles, l'une de ses premières activités au jour le jour... Ne pourra jamais à mon sens, être en face de cette aspiration et de cette passion que l'autre a d'écrire, un vrai confident de cet autre...

    Il y aura toujours cette question : “Mais quel besoin éprouve-t-il de raconter ou de se raconter dans des livres, dans des écrits qu'il fait publier ou qu'il diffuse autour de lui?”

    Je ne sais que répondre ni comment réagir, à une telle question (sur le coup)...

    J'ai eu un jour l'occasion de rencontrer (quelques minutes) lors d'un festival littéraire, Jean Echenoz (prix Goncourt en ?...) et j'ai vu en face du petit groupe de gens que nous formions, un homme discret, peu enclin de toute évidence à “se mettre en avant” (contrairement à bien d'autres écrivains ou personnages d'écriture)...

    Et parmi les gens qui écrivent, il en est des “timides”, des “presque effacés” devant le public, qui tout comme un Jean Echenoz (il n'est pas le seul dans son genre et c'est heureux à mon sens) ne cherchent jamais à “se mettre en valeur”... Et pourtant, pourtant, ces gens là, ces gens d'écriture... ils écrivent, ils publient, ils diffusent ! Et on les lit...

    Alors ?

    J'ai eu une vision toute bête et toute brute, et qui me semblait assez surréaliste : un personnage (homme ou femme peu importe) se tenait debout devant un mur et au bout de l'une de ses mains tendue en face du mur, il tenait une feuille de papier couverte d'écriture, de son écriture à lui... Cela me semblait non seulement surréaliste mais aussi (et surtout) absurde...

    J'ai imaginé un autre personnage qui lui, ou elle... Priait à voix haute mais sans croire en Dieu ou en quelque chose qui ressemble à Dieu (en l'occurrence les gens de l'entourage de ce personnage)... Et je me suis dit : “À quoi bon prier s'il n'y a pas d'interlocuteur en face, ou si l'on croit que l'interlocuteur n'existe pas?”

    Toute la question est là, la question du pourquoi de l'écriture : l'écriture n'est jamais neutre, neutre comme une onde qui court à la surface de l'eau et se perd dans la brume au dessus de cette eau...

     

  • La Jet Set

     

         La “Jet Set” des plateaux Télé, des universitaires, du monde journalistique et littéraire, du Show-biz, des magazines et de la presse People... Je ressens à l'égard de ce “monde là”, ce que “ce monde là” ressent à mon égard...

    Il y a un véritable et profond abîme entre le monde de la “Jet Set” et le monde de l'être que je suis...

    Un abîme infranchissable, sans passage et sans “pont” aucun...

    ... Ah, j'oubliais l'essentiel : il y a aussi le monde immense, une sorte de “marée planétaire”, des aspirants à la “Jet Set” (et qui sont légions), et de tous ces gens, riches ou même très pauvres et d'une vie très ordinaire qui parfois pour quelques uns d'entre eux, une ou deux fois dans leur vie se voient concéder un “petit plateau Télé” ou une apparition sur une scène publique... Et tous ces petits cadors du coin que l'on applaudit dans les fêtes de village et les manifestations socio-culturelles et les spectacles réunissant quelques dizaines de spectateurs...

     

     

  • Cinq petits récits de fiction

         Voici cinq petits récits de fiction :

    -La petite pièce à changer, dans la grande machine

    -La vieille voiture

    -Les deux abîmes

    -La clef perdue

    -Les deux maisons

         A lire dans "CARNET 39" pour les 2 premiers, et dans "CARNET 40" pour les 3 autres...

     

  • Le corps obscur des rebelles

     

    Je n'écris pas pour le genre humain : je cherche le grand corps obscur des Rebelles” [Jean Sullivan]

     

    ... Le genre humain “mérite-t-il” que l'on écrive pour lui? J'ose poser cette question et la gravité même d'une telle question m'interpelle... et m'inquiète.

    Si l'écriture vient comme une forme de prière adressée au genre humain, alors c'est faire du genre humain “l'affaire de sa vie” autrement dit le fondement de sa foi... Mais alors, quelle aventure périlleuse, émouvante, douloureuse si souvent, et décevante, que cette “affaire de sa vie” qui est le genre humain ?

    L'écriture vient plus généralement pour divertir-ou pervertir- et là, elle s'adresse bien au genre humain, et c'est d'ailleurs ce qu'ont compris les écrivains qui “réussissent”...

    Le corps des Rebelles est-presque- toujours “obscur”... Parce qu'il est exclu du spectre de la lumière, un spectre de clarté qui ne “balaye” le plus souvent qu'une zone déterminée et mouvante.

    Le corps des Rebelles est “obscur” parce que la matière et surtout l'esprit dont il est composé, fait comme une foudre noire quand on le regarde... Et la foudre noire est une incongruité, une absurdité...

    Mais, à le chercher, ce grand corps des Rebelles, il y a peut-être dans sa foudre noire une clarté inconnue à trouver... Ou une clarté à retrouver.

     

  • Avec l'aléatoire vient la déliquescence dans les relations humaines

     

         Je reconnais le caractère aléatoire (dont je suis tout à fait conscient) des relations humaines...

    Tout au long de ma vie d'ailleurs, j'ai intégré dans mon esprit cette réalité du caractère aléatoire des relations humaines... Mais peut-être avec un peu moins de vraie réflexion et un peu plus d'emportement lorsqu'il m'est arrivé de manifester une trop vive affection à l'égard de quelques personnes (de ma famille, de mes amis ou de mes connaissances) et de trop croire en l'esprit et au coeur de ces mêmes personnes...

    Ce qu'il y a d'aléatoire dans les relations humaines est donc (et a toujours été) une réalité en tous temps, en tous lieux...

    Mais ce qui est nouveau depuis déjà quelques années en ce début de 21ème siècle, c'est une accélération de la déliquescence dans les relations humaines. Une déliquescence qui vient s'ajouter à ce qu'il y a d'aléatoire dans la relation.

    Et c'est bien là ce qui infirme, ou pour dire les choses plus crûment, “fout par terre” tout l'édifice de ma pensée et de ma philosophie... C'est comme si je me retrouvais poussé en exil et conduit de force sur les marges d'un territoire dont le sol se serait soudain fracturé alors même qu'auparavant ce sol demeurait cependant d'une instabilité relative (mais normale)...

    Ce sont sans doute des liens nouveaux et beaucoup plus nombreux, ayant proliféré et s'étant entremêlés, dans l'environnement de chacun, qui ont contribué d'une part, à rendre encore plus aléatoires les relations humaines... Et qui d'autre part, ont introduit dans la mouvance générale des relations humaines, une accélération de la déliquescence de ces relations...

    Qui aujourd'hui n'est pas sans cesse sollicité par tout ce que l'univers de la consommation, des modes, des loisirs, de l'information et de l'actuaité, véhicule en continu ?

    Il n'a jamais existé autant de réseaux sociaux, d'associations, de clubs, et de toutes sortes de possibilités pour les gens, de se rencontrer, de communiquer... Et tout cela de surcroît, “maëlstromé” sur le Web...

    Les liens se multiplient et s'entremêlent au point d'enserrer les êtres dans un filet dont ils ne peuvent plus se dégager... La vie des gens devient un véritable “parcours du combattant” avec force compétitions, course au succès et à la performance, défis impossibles et embûches innombrables...

    Et la déliquescence s'accélère parce que les gens se dispersent dans des rêves qui se décolorent, dans des aspirations qui les dépassent et pour la réalisation desquelles ils ne se donnent guère les moyens nécéssaires... Parce que leurs intérêts personnels et souvent égoïstes les éloignent des autres... Ou encore et plus généralement, parce que “l'air du temps” est dans l'immédiateté, dans l'émotion de l'événement présent, dans une fluidité relationnelle qui s'écoule en eau de lavage comme par le trou d'une baignoire...

    Les gens ne se quittent plus comme autrefois ils se quittaient plus nettement :

    ils ne se voient plus, ne se parlent plus, ne se répondent plus... La relation insensiblement “glisse” vers le silence puis vers l'indifférence et l'oubli... Et le “maëlstrom” du Web “n'arrange pas les choses”!

    Autant je conçois et prends en compte la réalité “naturelle” du caractère aléatoire qu'il y a dans la relation humaine... Autant je ne puis me résoudre (et encore moins me faire) à cette réalité nouvelle : l'accélération constante de la déliquescence dans les relations humaines...

     

  • Vous, chacun d'entre vous...

     

    J'ai dit, écrit et répété que Dieu... Je n'y crois pas...

    C'est sans doute vrai... Et c'est sans doute faux...

    Sans doute vrai parce que le Dieu des chrétiens, le Dieu des juifs, le Dieu des musulmans et tous les autres dieux... Je n'y crois pas.

    C'est sans doute faux parce que si Dieu c'est ma femme et mon fils, mes proches parents, mes amis (et même mes “non amis”), si Dieu c'est vous, chacun d'entre vous (et même chacune de toutes ces personnes dont je n'ai jamais entendu parler et que je ne rencontrerai jamais)... Alors ce Dieu là, j'y crois et c'est le mien... Ce Dieu là je lui écris ou lui parle...

    Dieu c'est vous, chacun d'entre vous, et même mes “non amis”... Et je trouve que c'est là, une “assez belle définition de Dieu”... Et je n'en connais... et reconnais pas d'autre...

    ... Et partant de l'idée que Dieu c'est vous, chacun d'entre vous... Dieu n'est donc pas "forcément bon"... Mais c'est Dieu, tel qu'il est... Et donc, un interlocuteur.

     

  • Ah, c'est nouveau !

     

         Tout ce qui en art, en sciences ou en toute forme d'expression, surgit et apparaît singulier, étrange, dérangeant... Et contrevient à toutes les règles, à tout se qui par habitude se pratique... Est perçu comme une incongruité, une incongruité qui dans le devenir le plus favorable est finalement reconnue “nouveauté”...

    Au stade de la reconnaissance, la nouveauté induit un “courant de pensée”... Alors les règles se trouvent modifiées et la pratique change...

    Mais ainsi la nouveauté devient-elle et impose-t-elle un ordre qui succède à un ordre...

    Une telle nouveauté n'a rien à mon sens, de nouveau...

    La nouveauté c'est quand il n'y a plus rien de nouveau, plus rien d'autre que des découvertes de ce qui existait sans qu'on le sache, plus rien d'autre aussi que ce qui existe déjà... Et que tout enfin, peut commencer... et non plus RE commencer...

     

  • Judéochrétocratie et Islamocratie

     

         Il y aurait en gros, sur cette planète, deux systèmes de « pensée unique » ou si l'on veut, deux civilisations « cultuo-culturelles » : la civilisation Judéochrétienne et la civilisation de l'Islam... Du moins pour le moment et cela depuis plusieurs siècles... Puisque les autres civilisations existantes (tout aussi « cultuo-culturelles ») ne sont pas sur cette planète aussi présentes et aussi dominantes que la civilisation Judéochrétienne et la civilisation de l'Islam... Soit Juifs et Chrétiens d'une part et Musulmans d'autre part...

    Il me paraît « assez évident » que les deux civilisations (Judéochrétienne et de l'Islam) ne sont (et ne seront jamais) entre elles comme par exemple deux familles voisines vivant au même étage et dans deux appartements communiquants, puisque nous avons bien là deux modes de vie et deux cultures totalement différentes entre elles et ne pouvant pas dans la vie de tous les jours, dans leurs pratiques, dans leurs prescriptions, s'amalgamer entre elles... Au mieux peut-on arriver à concevoir des « arrangements », des accords, des compromis ou des adaptations... qui de toute évidence sont rejetés par les factions les plus « intégristes » (et déterminées) de chacune des deux civilisations... ou des deux familles dans l'exemple que je cite plus haut...

    Pour « compliquer les choses », au sein même de chacune des deux civilisations il existe des « courants de pensée » et même des croyances différentes les unes des autres (et qui se combattent entre elles)...

    Je suis en complète et formelle opposition, et en révolte ouverte contre les valeurs Judéochrétiennes ET contre les valeurs de la civilisation de l'Islam... À l'exception cependant des seules valeurs à mes yeux, valides et communes aux deux civilisations : à savoir les valeurs d'humanisme (fraternité, solidarité, partage, amour du prochain)... Malheureusement ces valeurs humanistes dont se réclament pourtant les deux religions, sont depuis leurs origines même, bafouées ou perdues de vue en fonction des divergences d'intérêts et des situations conflictuelles...

    Je considère que le fait de se réclamer de l'une ou de l'autre de ces deux civilisations, ou d'appartenir “par tradition” à l'une ou l'autre d'entre elles, implique forcément à terme (et en fonction de la sensibilité des situations et des circonstances et des événements) un rejet ou une peur de l'Autre, de l'intolérance, de la dureté dans la relation...

    Mais dans cette révolte et dans cette opposition formelles que j'exprime – parfois avec violence – je ne souhaite pas que l'on en vienne à s'entretuer ou s'éliminer ou s'ignorer ou se rejeter entre Chrétiens, Juifs ou Musulmans ( ce qui est une réalité déjà, dans le monde)... Et je n'envisage pas non plus dans mon esprit une « éradication » de l'une ou l'autre de ces civilisations par une forme de conflit armé généralisé ou par des dispositions autoritaires et brutales visant à éliminer ou enfermer des gens ou des peuples de par le monde...

    Je pense (et c'est bien là toute mon espérance) que la civilisation Judéochrétienne et la civilisation de l'Islam... et les autres civilisations « cultuo-culturelles » ainsi que toutes les formes de « pensée unique »... finiront par disparaître peu à peu d'elles-mêmes, sous la poussée de l'évolution de l'esprit humain... (et que viendra alors une autre civilisation succédant aux anciennes).

    Ce qu'il y a de commun, aussi, entre les Judéochrétiens et les Musulmans, c'est le fait de considérer que l'esprit humain ne peut exister sans Dieu, que la Connaissance c'est Dieu qui la donne, que Dieu est le Créateur du ciel et de la Terre et de toute vie... Partant d'un tel « axiome », l'idée de « l'évolution de l'esprit humain »(sans Dieu) serait « satanique »... et donc, à combattre...

    Ce sont les Arts, la Culture, la Science, la Philosophie, la Littérature, la Poésie, la pensée et la réflexion qui contribuent ensemble à l'évolution de l'esprit humain et de tout ce qui en découle par les oeuvres et par les actes des hommes ... L'esprit humain agit comme un moteur ou un levier ou une commande : c'est alors l'ensemble de la machine dans tous ses mécanismes, qui se met en mouvement... C'est donc cela, selon la “vérité” des religions, qui serait “satanique”? C'est donc cela que les religions “surpasseraient”?

    La religion s'affirme et s'impose en tant que “modèle universel de pensée” seul et valide, et évitant à l'être humain de se poser la question de son origine et de son destin... La religion infirme ou au mieux, relativise la science, les arts, la pensée et la réflexion, à moins que ces dernières n'aient d'autre vocation que celle de louer ou de magnifier l'oeuvre du Dieu créateur de toutes choses...

    Toute la question est de savoir si l'on accepte ou non le modèle de “pensée unique” plus imposé que proposé, par la religion... Et encore faut-il avoir en soi la capacité – en toute connaissance- à accepter ou à refuser...

    Mais comment des centaines de millions d'humains peuvent-ils avoir en eux-mêmes, au plus profond d'eux-mêmes, cette connaissance, et donc, cette capacité en eux-mêmes à accepter ou à refuser... S'il ne leur est donné qu'une seule et unique forme de connaissance, celle “venue de Dieu”? Une connaissance qui “voisine” d'autre part avec toutes les imbécilités et les nourritures dont ils sont gavés à longueur de journées?

     

  • Facebook, Twitter and Cie

     

    Dans l'utilisation de Facebook ou de Twitter, ou encore de MSN ou de tout autre moyen de communication en direct (chat ou messagerie instantanée)... J'avoue que je suis “assez préhistorique” et peu enclin à devenir “expert” en ce domaine...

    Facebook, je ne sais pas vraiment comment ça fonctionne, je n'en maîtrise que très peu les fonctions de base, ni ce que l'on peut faire avec... Tous ces “amis” à valider, toutes ces invitations à je ne sais quel événement, tous ces “scoops” des uns et des autres... Je m'y perds et ça me semble un peu vain, vide de sens et d'à propos dans la mesure où tout cela s'affiche et te télescope “à tout bout de champ”... Idem pour Twitter (qui me paraît encore plus “serpent de mer” que Facebook)...

    Je sais cependant (car je m'informe) que beaucoup de gens (et pas forcément que des jeunes) afin de transmettre une nouvelle, une information, un message , à plusieurs dizaines voire centaines ou milliers d'autres personnes, le font par Facebook ou encore mieux par Twitter, grâce à des listes d'amis, de relations ou par les liens d'un réseau...

    Mais voici ce que j'en dis, de cela : “C'est pas aussi simple et aussi miraculeux qu'un bouton sur lequel on cliquerait, et te ferait connaître à l'instant (et être lu ou écouté) par des milliers de gens”...

    Si cela était, ça se saurait!

    Non, pour moi, Facebook et Twitter... Et MSN et compagnie... C'est pas le Pérou!

    Et c'est la raison pour laquelle je n'y passe point ma vie, d'autant plus que presque tout ce qu'on raconte sur Facebook, Twitter and Cie... est “à dormir debout” (pas tout le temps tout de même)...

    D'autre part je m'insurge aussi quelque peu, quand je vois dans les mails ces messages diffusés à x destinataires dont on a connaissance de leurs adresses mail... Merde! “copie cachée” c'est pas fait pour les chiens !

    Jamais je n'envoie en “liste” et jamais donc, non plus, en “copie NON cachée”!

    Disons que j'ai d'autres “travers”... Celui entre autres qui consiste à diffuser le même texte (avec parfois tout de même quelques différences) dans plusieurs forums (ou univers de communication)...

    Pour conclure je déclare ceci :

    Si d'aventure quelque “ami” ou connaissance ou l'un ou l'autre de mes lecteurs, maîtrisant très bien Facebook et Twitter et jonglant avec ces “boules” tel un “pro”... Souhaite me “facedebooker” ou me “twitteriser”, alors je lui en donne l'autorisation...

     

  • Tout ce qui se dit et s'écrit

     

         Dans un état démocratique... ou “pseudo démocratique”, mais où cependant les autorités en place ont tendance à suivre – de près ou de loin – tout ce qui se dit et s'écrit... C'est, disons, la “consensualité du monde” qui fait ou permet la liberté d'expression.

    Et dans un tel monde si “modes et tendances” et si inféodé à une forme générale de “pensée commune”, les autorités en place ne s'intéréssent que très peu voire pas du tout, à tout ce qui d'une manière ou d'une autre contrevient à un ordre de pensée dominant (et qui demeure dominant)...

    Ainsi laisse-t-on s'exprimer des artistes ou des écrivains “contestataires” parfois même considérés “amuseurs publics” et dont les représentations en salle ou dans la rue sont perçues telles des “pauses -récréations” entre ces interminables et difficiles “cours de la vie réelle” (que par ailleurs un très large public soumis de gré ou de force se plaît à fustiger constamment)...

    Si les plateaux de télévision, les scènes et les tribunes de l'espace médiatique, les pages des grands quotidiens d'information et des magazines sont plutôt le “domaine réservé” des plus lus, des plus écoutés et des plus vus... Si ces mêmes plateaux de télévision ou tribunes d'espace médiatique donnent parfois la parole à des personnages moins remarqués (mais choisis à dessein)... Le Web par contre, est le domaine “non réservé” et donc totalement libre, à toute forme d'expression (populaire, artistique ou littéraire)...

    Il est évident qu'un tel domaine, celui du Web, aussi vaste, aussi divers, aussi infini... Ne peut en aucun cas faire l'objet d'une surveillance dans le détail, constante et approfondie... À moins de “couper le robinet à la source” ( comme l'on ferait par exemple en fermant quelques vannes d'alimentation à la sortie d'un bassin principal pour que l'eau ne vienne plus dans certains réseaux de distribution)... Mais là, c'est ce que l'on fait dans les pays non démocratiques, totalitaires ou de dictature... Où la “consensualité du monde” n'y a là plus aucun sens, plus aucune réalité puisque dans ces pays totalitaires, c'est le peuple tout entier qui est “muselé”, la liberté d'expression inexistante, l'internet seulement accessible pour le pragmatique et l'utilitaire de base (ou la diffusion de la pensée dominante)...

    Certes la tendance à suivre de près ou de loin tout ce qui se dit et s'écrit – dans les pays démocratiques ou pseudo démocratiques – s'alourdit, se renforce, s'organise, se structure... Mais il n' en demeure pas moins réel aussi (et incontournable), que tout ce qui se dit et s'écrit, du fait de son immensité et de sa diversité, ne peut être suivi dans le détail et dans sa totalité... À moins de faire l'objet sur quelque requête d'une autorité, d'une recherche particulière ou d'un ciblage...

    Je pense que le meilleur combat et la plus forte et plus efficace résistante possible à un “ordre établi” ou à une forme de pensée dominante, consiste à faire peu à peu perdre du terrain à cet “ordre établi” ou à cette pensée dominante... De telle sorte que ces derniers tout en gardant l'illusion de leur pouvoir, s'affaiblissent de jour en jour jusqu'à se voir retranchés en d'ultimes redoutes qu'il faudrait alors prendre d'assaut...

     

     

  • Coup de poing sur le silence "béabêta"

     

         Ce qui me révolte ce n'est pas le pourcentage des abstentionnistes annoncé par les instituts de sondage pour le second tour des élections régionales, et donné plus important encore que lors du premier tour...

    Non, ce n'est pas ce chiffre par lui-même (de l'ordre d'environ 55 pour cent) dans son ensemble...

    Car je considère le fait de s'abstenir de se rendre aux urnes comme une “forme d'expression” dans la mesure où s'abstenir est un acte réfléchi, argumenté, pensé et exprimé tel une réponse, et donc c'est bien là une manière de voter, que de ne pas se rendre aux urnes...

    Ce qui me révolte c'est le silence... Le silence “béabêta” dirais-je... et oserais-je dire sans complaisance...

    Car ce silence là, cette forme “inconsistante” donc, de l'abstention, d'une abstention non pensée, non réfléchie, sans argumentation autre que celle de propos insipides dans le genre “ça ne m'intéresse pas”, ou “je m'en fous”, sans autre réaction qu'un haussement d'épaules ou qu'un froncement de nez ou qu'un regard vide de sens... Est un silence imbécile, un silence lourd de conséquence et qui engage un pays, un peuple tout entier, et toutes les composantes d'une société dans une déliquescence générale en ouvrant tout grand la porte à toutes les dérives possibles...

    Ce silence là, dans le fait de s'abstenir de voter, est de même nature que le silence dans la communication ou dans la relation : il y a le silence en tant que réponse, forme d'expression, et qui vaut parole... et il y a ce silence indifférent et “béabêta” qui lui, ne vaut rien du tout... Et c'est ce silence là que je tape de mes poings, que je piétine avec rage et dont je veux crever l'enflure...

    Je vais essayer d'être optimiste en pensant -avec une sorte d'espérance- que dans les probables 55 pour cent d'abstentions, il n'y aura que pour moité, voire tiers... de silence “béabêta”...

     

  • Absolument scandaleux...

     

    Christophe Hondelatte, ton débat sur RTL mardi 16 mars 2010 (“langue de vipère- On refait le monde”) à 19h 30 à propos de Jean Ferrat...

    Rappelons que ce débat quotidien entre 19h et 20h sur RTL est animé par Anne Sophie Mercier, de Charlie Hebdo ; PPDA, journaliste et écrivain ; Robert Ménard, éditeur et écrivain ; Ivan Rioufol, du Figaro...

    Autrement dit des gens qui ont “un certain rayonnement et sont lus et écoutés”...Mais de sensibiltés différentes...

    Ce débat à propos de Jean Ferrat, ce soir là, du jour même des obsèques de Jean Ferrat, était à mon sens “totalement indécent” et ne devait pas être donné ce jour là... C'était “une insulte” à la mémoire de Jean Ferrat, une discussion “imbécile” et vulgaire, inconsistante et “de parti pris”...

    L'un des interlocuteurs reprochait à Jean Ferrat dans sa chanson “Ma France” de citer Robespierre...

    Certes oui, Robespierre n'est sans doute pas “une bonne référence” dans l'histoire de notre pays... pas plus que Staline dans l'histoire de la Russie... Mais Jean Ferrat dans sa chanson “Ma France” évoque aussi (et surtout) “Monsieur Thiers”... qui fit fusiller la France (sous-entendu “une partie de la France”) lors de la “semaine sanglante” de la Commune en mai 1871...

    Et ce même interlocuteur nous explique qu'il “ne comprend pas” que Jean Ferrat puisse “cautionner” à travers son oeuvre, la barbarie de régimes révolutionnaires tels que la Terreur et le communisme ! (c'est ce qu'il laisse entendre dans son propos)... Et ça, c'est révoltant, absolument scandaleux, d'insinuer que Jean Ferrat ait pu “fermer les yeux” sur ces “laideurs du monde”... Lui qui fut un poète, un partisan de la non violence (bien que demeurant un révolté), un être paisible qui a délibérément quitté la scène en 1973 pour aller s'installer dans un village en Ardèche, un être d'une si grande modestie et d'une si émouvante simplicité dans sa relation avec ses amis et ses proches...

    D'ailleurs, rappelons aussi (car c'est important) que Jean Ferrat en dépit de sa vive et fraternelle sympathie envers le Parti Communiste, n'a jamais adhéré en prenant une carte de membre de ce parti...

    Georges Brassens, lui, chantait “Mourons pour des idées, mais de mort lente!”

    Et Léo Ferré disait à propos du drapeau noir de l'anarchie (que l'on brandit sur les barricades et dans les manifs) “ Un drapeau, même noir, même celui de l'anarchie, c'est quand même un drapeau”...

    ... Et l'on sait tous ce qui se passe, après les barricades, après que l'on ait renversé les gouvernements, liquidé les blancs ou les bleus avec les curés et les banquiers : ce sont des drapeaux, des étendards, des slogans, des mots d'ordre, des leaders (ou des meneurs) derrière lesquels on se rallie... Et ce n'est jamais comme dans la chanson de Jean Ferrat “ et c'était comme si tout recommençait, la vie, l'espérance, et le merveilleux, et le miraculeux voyage”... Non, ce n'est jamais ainsi!... Puisque tout recommence... comme avant, comme toujours !