Billets de yugcib

guy sembic

Localisation :
Tartas
Profession :
Retraité de la Poste
Centres d'intérêts :
Ecriture, littérature
Citation préférée :
Administrateur de ce site : modifiez votre profil dans votre zone membre.

À propos de l'auteur :

Guy, dit "yugcib", le pirate vivant dont l'écriture est plus proche du langage du coeur que du langage des intellectuels... Mais cette écriture de pirate a plusieurs registres cependant...

Billets de yugcib

Un critère de considération des gens ...

... S'il est en ce qui me concerne, un critère de considération des gens -et ce critère là existe bel et bien chez moi manifestement et sans détour- c'est celui de la manière dont on traite les personnes qui ont, disons, perdu certaines des facultés -plus "intellectuelles" si l'on veut, que "physiques"- du fait d'une maladie invalidante, d'un vieillissement avancé... Ou même encore, qui, sans être atteintes de quelque handicap réel, sont des personnes que l'on dit "simples", sans défense, d'une bonté sur laquelle on "marche dessus", jeunes ou plus âgées et qui donc, sont les oubliées, ces "pauvres personnes" toujours comme on dit, des grands événements familiaux, fêtes, réceptions, anniversaires... Ces personnes auxquelles nul autour d'elles n'adresse la parole ou tout juste deux ou trois mots...

J'ai souvent observé que les proches même, de ces "pauvres personnes" -et à plus forte raison l'entourage des connaissances, voisins, etc. , notamment lorsqu'elles ont perdu -ou commencé à perdre- ces personnes, certaines des facultés qu'elles avaient auparavant, du fait de leur viellissement, d'une "fragilité", d'une incapacité qu'elles peuvent avoir à se débrouiller seules ou à se gérer au quotidien... J'ai souvent observé que proches et connaissances par les limitations et restrictions imposées, par une attitude "infantilisante", par leurs interventions de plus en plus fréquentes et autoritaires ; contribuent à une accélération d'un processus maladif ou invalidant qui dans son évolution normale "suivrait son chemin peu à peu" (et peut-être de façon peu visible)...

... Cette manière de traiter les personnes "fragilisées" par la maladie, par le vieillissement, par quelque handicap d'ordre "mental" ... Et d'une manière générale, cette manière de traiter les personnes "simples", humbles, sans défense, d'une bonté sur laquelle on marche dessus sans retenue sans complexe et avec suffisance et mépris... Me révolte... Et je le dis, et l'exprime tout net, d'un "bras d'honneur à m'en bleuir le creux du coude" à l'égard de tous ces gens qui pètent de santé physique et mentale, de certitudes de leurs pouvoirs, de leur charisme de merde, de leur orgueil, de leurs belles baraques et de leurs bagnoles, de leurs équipements high tech, de leur culture, de leurs relations, de leurs fringues, de leur apparence dans le monde, de leurs préjugés, des modes qu'ils suivent, de leur compte bancaire, de leurs croisières, voyages, de leurs réussites etc. ... Et je me fous et contrefous de tout ça, qui fait l'essentiel et le superflu de leurs existences, vautrés qu'ils sont dans le consumérisme, la pensée consensuelle et dans l'hypocrisie ! Je ne me sens aucunement solidaire de tous ces gens là, qui traitent les simples, les humbles, les vieux, les handicapés notamment mentaux -ou "Alzeimer" pour appeler un chat un chat- avec autant de déconsidération !


 

La parka disparue

... Inès ne retrouvait pas la parka de sa fille Émilie...

La veille dans l'après midi étaient venus Isabelle et Yves les amis d'Inès et Alain, avec leur fille Célestine...

Et Célestine quelques semaines plus tard, avait écrit à Inès pour lui dire la joie de ces retrouvailles par cette magnifique journée de fin Août. Isabelle et Yves, Inès et Alain, ne s'étaient pas revus depuis le déménagement d' Inès et Alain en février de l'année d'avant...

La lettre de Célestine était demeurée sans réponse...

Lorsqu' Isabelle et Yves étaient revenus de vacances début septembre, Isabelle eut un appel au téléphone, d'Inès : “Dis-moi, ta fille, n'aurait-elle pas pris la parka d'Émilie pour s'en faire un doudou avant de s'endormir? Tu m'avais dit que ta fille se faisait un doudou de tout ce qui lui semblait pelucheux et doux? C'est curieux, après votre départ j'ai voulu faire un peu de rangement dans la maison et je ne retrouve plus la parka d'Émilie!”

Et Isabelle avait répondu : “ Non, ce soir là, je m'en souviens, Célestine s'est mise au lit en tenant entre ses mains la ceinture du peignoir de bain d'Yves”...

Et Isabelle s'était dit qu' une parka tout de même, dans un sac de voyage ou dans un coffre de voiture... Cela ne serait pas passé inaperçu, et qu'il était invraisemblable que Célestine, une petite fille bien élevée, dans les valeurs d'honnêteté et d'intégrité qui sont celles de ses parents, ait pu d'elle même mettre cette parka dans le coffre de la voiture !

Il n'était venu personne durant les deux semaines précédant le séjour d'Isabelle et Yves, chez Alain et Inès...

Alors?

Alors quoi?

Amis, ils avaient été si proches, du temps où ils demeuraient, Isabelle et Yves, Inès et Alain, à Saint Georges du Vairon, Isabelle et Yves au "Pré de la motte", et Inès et Alain "square des acacias" dans deux cités HLM de Saint Georges du Vairon...

Ah, cette parka disparue si "mystérieusement" (ou si inexplicablement), qui mit un terme à une relation d'amitié!

Et les années passèrent...


 

... Cette histoire de parka disparue, est à rapprocher de celle de la carte postale équivoque (écrite récemment, le 30 juin dernier) ; les deux histoires évoquant ce que j'appelle "fracture relationnelle", et ce qu'il y a d'absurde ou de surréaliste parfois, qui peut ainsi, pour une cause ou une autre, infondée, supposée... Mettre un terme à une relation d'amitié...

... Reste l'écriture... L'écriture de ces deux histoires réelles en lesquelles les lieux et les noms de personnes sont fictifs... Histoires jetées sur la Toile dont les protagonistes ont aujourd'hui comme on dit "pris un coup de vieux" (parce que bien des années ont passé)...

Mais l'interrogation demeure... Du moins pour l'un des protagonistes, celui qui a écrit l'histoire...


 

... Inès et Alain, et leur fille Emilie, de la parka disparue ; et Gisèle et Antoine et leur petit garçon Corentin, de la carte postale équivoque... à des années-lumière comme la galaxie d'Andromède de la Voie Lactée notre galaxie... Ou bien tout juste de l'autre côté du film transparent et donc invisible qui partage la "bulle" en deux "hémisphères" l'un celui du monde connu et l'autre celui du monde inconnu (en fait le même monde) ?

... Je pense à ce qu' écrivait Frantz Kafka : "Ce paradis dont nous n'avons jamais été chassés mais dont nous nous sommes en réalité, exclus par nous-mêmes... un jour tout ce qui a été perdu sera retrouvé et apparaitra à la lumière" (la lumière, en fait une clarté ou une vérité si l'on veut, intemporelle)...


 

Errances littératoques, suite ...

... De petits anchois sucrés dans le panier des poux dragueurs de mantes religieuses, entourent de grosses olives violettes enduites d'huile de palme.

De gros bérets jaunes piqués de plumes de geai dans la baignoire bleue de la reine des pissenlits homologués, flottent avant de sombrer, emplis de billes cassées, au fond de la baignoire...

Ciseaux, couteaux, bobos, caca pot, yaourts à la noix de cajou, fanfreluches féminines soldées et coccyx cassés...

Pété dans le seau à champagne, roté dans le bidet et bu toute la bouteille de white spirit.

A bas les anchois sucrés sacralisés et les barbarismes préfacés !

Une vieille rombière aux mille sortilèges, un canard gigotant entre ses cuisses, sirote lentement son jus de trique, secoue silencieusement ses fesses molles.

Il pleut des frites sans moutarde ni ketchup, et plouf, le veau à l’eau, et, vloff, cent kilos de fraises pourries dans le plumard, et splasch, une caille écrasée dans un chausson de singe savant, et, fichtre -mais ça on s'y attendait- quarante mégots sous une couche de suppositoires à moitié fondus, de gélules molles et de pilules roses...

Et trois enfoirés sourd-muets dans un champ de queues de boucs, mille pastèques éclatées sur le tapis bleu des culs-de-jatte en caleçon long le dos appuyé contre des rebords de banquette dans la salle d'attente de Médiapart...

Le beau p’tit orgue électrique arrosé de sirop d’orgeat, les quatre fers en l’air....

Eh, coccyx cassé, T’as pas vu passer un buffle devant le tas de tuiles émiettées du grand basané ?

Eh, hardie coccinelle, est-ce que les ploucs aux chapeaux pointus ont ramé les petits pois et flytoxé les doryphores ?

Eh, rombière en tutu, si l'homme descend du singe, pourquoi la vache ne descendrait-elle pas de Pythagore ?

Il n’y avait rien d’essentiel à ajouter après les discours véreux des fossiles pensants et les discus philorasoir…

Et la Conne rit, et la Nonne hennit, et le baudet s’accroupit.

Pipi de mal en pis assis sur un tabouret dans l'étable pour pas aller jusqu'à la rigole dehors, le robinet miro visant le pis de la vache, tant pis mouillant l’épi tombé du pantalon...

Saugrenu, le grand basané offre nu aux incongrues son ventre mou, ses loques à terre et son béret posé entre deux tags géants tracés sur le trottoir.

Sot mont de piété culturelle, intelligent trou -de bale plutôt que de Vittel, frais minet/sec toutou, bébé grenouille dans un bocal de cervelles d’agnelles Chiliennes, pépé grenaille et sa pétoire en trompette…

Bikini sur la plage oui, bique dans le salon nenni.

Veni vidi vici, pénis vidéo whisky rateau vélo business man rat de feu vêle veau buse inepte manpower horrible cul vérolé hors cible cuvée rollerball papier pape hier papy-y est (sur le pot) hôtel terminus terminal en panne bip be bop kaho kapout… Tout est faussé, court circuité, TILT, merde, adieu la valise !

 

La chauve souris

... La chauve souris, au pays des souris, montre ses dents pour  prouver  qu'elle est une souris…

Mais au pays des souris, la chauve souris volerait bien comme un oiseau lorsque les souris dorment...

Au pays des oiseaux, la chauve souris montre ses ailes pour  prouver  qu'elle est un oiseau…

Mais au pays des oiseaux, la nuit venue pendant que dorment les oiseaux dans les arbres, la chauve souris grignoterait bien des croûtes de fromage à terre près des poubelles du camping de la Vacherie...

Au pays des souris où dansent tout le jour (et même la nuit) les souris au bas des poubelles du camping, la chauve souris s' ennuie d’attendre que les souris s’endorment, pour pouvoir voler comme un oiseau, d’autant plus que les souris ne s’endorment jamais toutes en même temps, de jour ou de nuit…

Au pays des souris où la chauve souris veut quand même pouvoir voler comme un oiseau, la chauve souris peut laisser entendre à des souris peu futées, qu'elle est une souris volante… Mais il faudrait que les souris peu futées, ayant aperçu la chauve souris déployant ses ailes, ne disent jamais aux souris rusées qu'elles ont vu une drôle de souris qui vole...

Et, au pays des oiseaux, comment y vivre une vie de chauve souris, qui n’est ni une vie de souris, ni une vie d’oiseau ?

Ils ont des becs, les oiseaux. Certes, avec un bec on peut aussi piqueter du fromage. Mais la chauve souris ne peut tout de même laisser entendre à l’oiseau qui becte le fromage, qu'elle est un drôle d’oiseau avec des ailes et pas de bec…

Si l’oiseau est peu futé, il croira peut-être la chauve souris. Et s’il est rusé, il dira à la chauve souris : « ébouriffe ton plumage" !

Le pays de la chauve souris en définitive, ne peut être que celui où l'on dort la tête en bas pendant le jour dans les greniers, et les ailes déployées les soirs d'été au dessus des jardins et autour des arbres.

Et, au pays des souris comme au pays des oiseaux, l’on n’y peut vivre, chauve souris, ni en souris ni en oiseau…

 

 

Les fouilleurs de poubelles font la Loi et la Une de l'actualité

... Ce sont les "fouilleurs de merde" avec leurs "sensationnelles révélations preuves à l'appui (documents, séquences vidéos, enregistrements, photos, etc.)"... Qui "font la pluie et le beau temps" de l'actualité politique et sociale, n'ayant de cesse de dénoncer toutes sortes d'abus, d'irrégularités, de détournements d'argent, de privilèges exorbitants dont jouissent des élus de la Nation, des personnages influents ou de notoriété...

Il y a dans la médiatisation, dans le "roman feuilleton" de chaque affaire en laquelle est impliquée un personnage politique ou en vue, quelque chose de malsain, de puant à vrai dire, et cela est d'une hypocrisie d'autant plus écoeurante que les "tireurs de ficelle" ou meneurs et principaux acteurs de ces fracassantes dénonciations, qui s'investissent et font leur marché de ce "fouillage de merde", sous couvert de "moralisation" et d'information au "bon citoyen irréprochable qui trime et gagne peu", sont loin, dans leur vie, d'être eux-mêmes irréprochables, "mettant eux aussi, mine de rien, la main dans le sac" !

Il faut croire que les séries télévisées américaines et autres, à effet d'émotion et à intrigues amoureuses, que les toro-piscines des fêtes locales d'été, que les soirées festives en croisières, que tout ce qui pète/qui clique/qui rutile/qui fait du bruit/qui attire du monde... ça suffit pas, il faut encore une "affaire bien pourrie", une révélation nauséabonde concernant un personnage soit disant "propre" ou "normal", devenant jour après jour feuilleton de la saison avec rebondissements, nouvelles trouvailles encore plus scandaleuses... Plus ça pue et plus ça attire du monde !

Bon c'est vrai, quand y'a le Tour de France ou le mundial de foot, les feuilletons d'affaires pourries et de personnages véreux ont alors un peu moins de portée...

Pauvre France, pauvre monde, pauvre civilisation ! C'est les jeux des Romains, ces affaires là ! Du cirque avec d'indécents numéros de clowns grossièrement grimés et tarte à la crème en main prête à jeter !

Et durant tout le temps d'un spectacle dont les producteurs jouent les prolongations, sévissent la misère des gens les plus démunis, la pauvreté, les difficultés de vivre au quotidien, les injustices, et tout ce qui dégrade la condition humaine, tout cela dont tant d'entre nous s'accordent "par la force des choses", et qui ne fait aucunement ou seulement par sursaut occasionnel, la Une de la l'actualité, et que même assez souvent il faut dire, l'on recouvre de morale, de résolutions de principe qui demeurent sans effet réel, de pudibonderie, de larmoiements...

"La croisière s'amuse, se goinfre, se pavane, potine et tape des mains et des pieds" !

Dénoncer, témoigner, informer... Oui... Mais sans que cela devienne du spectacle, du jeu de cirque... Ou que cela prenne forme de "nouvelle gouvernance" au nom d'une "justice tambour battant", une "justice" d'ailleurs, bafouée...

 

... Comment se fait-il – parceque c'est patent- que tant de gens (autour de soi, entourage, connaissances, famille) lorsqu'on évoque cette médiatisation au sujet d'affaires scandaleuses, avec eux de vive voix dans un échange, une conversation ; comment se fait-il que tous ces gens qui, apparemment selon ce qu'ils répondent en déplorant le caractère "spectacle" de ces affaires, et font montre de quelque réflexion (en "petit comité")... N'en demeurent pas moins pour autant que ce qu'ils laissent croire, tout comme ces autres qu'ils critiquent, des lecteurs avides du délayage de ces affaires, des téléspectateurs "gourmands" de ces affaires, et n'en "redemandent-ils pas" eux aussi ? Il y a là quelque chose d'absurde qui me déconcerte et qui me fait – sur le moment- désespérer de la nature humaine !

Après tout, si les "fouilleurs de merde" font tant d'audience, c'est assurément que la demande est bien là, omni présente, omni potente, en face de l' "offre" qui est faite !

Il me semble qu'éteindre la télé ou la radio, et passer la page du journal, juste après avoir pris connaissance de l'information (la seule information point barre c'est à dire les faits -réels autant que possible) ; c'est "faire acte de résistance" à cette violence, à ces vociférations, à tout ce qui dégrade la condition humaine, qui ne fait pas "avancer le schmilblic d'un iota", et qui, en aucune façon n'est un facteur de progrès de civilisation !

 

La liberté

... La liberté est trop belle pour que l'on fasse n'importe quoi avec...

Passe encore notamment sur la Toile tous ces déversements d'états d'âme, d'amours ratés, de toutes sortes d'événements de sa vie mis en images et en séquences vidéo, d'intimités divulguées, avec des participes passés en "er" et des formulations SMS...

Mais de grâce, assez de violences, d'injures, de vociférations brutales, de haine, de propos réducteurs...

Assez de cette violence exercée sur une personne en particulier, ou sur telle sorte de gens pour telle ou telle raison...

La liberté est trop belle pour que l'on fasse n'importe quoi avec...

Elle doit être avant tout, la liberté, un soutien, un mode de pensée et d'expression qui, dans sa manière d'être et de dire, fait de l'homme ou de la femme révolté, aussi déchiré qu'il -elle-soit, un être responsable.

Mais ce sont les êtres responsables, témoins de leur temps, graves, réfléchis, agissants, qui, bien souvent, sont traqués jusque dans leurs derniers retranchements, à cause de cette révolte en eux qui ne s'exprime pas de la même façon que celle de leurs semblables autour d'eux, et ne prend pas non plus, les mêmes chemins...

... C'est, en somme, l'homme révolté, d'Albert Camus... L'homme dont la révolte n'a pas de sens politique, mais est un refus de la condition humaine dégradée. Et contrairement à la révolution par l'expression et par la manifestation de la violence, la révolte (celle dont parle Albert Camus) n'a pas de plan, pas de doctrine, pas de meneurs, pas d'étendard, pas de rangs de suiveurs, pas de partisans fanatisés, pas de "cible" particulière désignée ou stigmatisée... Elle agit, tout simplement, à sa manière et dans la liberté qu'elle se donne... Et si elle a pour ainsi dire un ennemi à abattre, cette révolte là, c'est bien celui de la condition humaine dégradée...

 

Le Nautilus ressuscité avec à son bord un nouveau capitaine Nemo

... J'ai imaginé -pour rire- naviguant par exemple en méditerranée, le Nautilus, de vingt mille lieues sous les mers, de Jules Verne, ressuscité (ou reproduit technologie 21ème siècle) avec à son bord un nouveau capitaine Nemo... Surgissant brusquement au large de la Crète, envoyant une torpille explosive sur le Harmony of the Seas, à l'heure de l'apéritif où des centaines de touristes croisiéristes boivent des cocktails servis par des robots, ou encore au moment où ces mêmes gens consommateurs de séjours de croisières , des retraités occidentaux et asiatiques pour la plupart d'entre eux, en tenues vestimentaires de soirée de réveillon ou de carnaval ; applaudissent le célèbre crooner du spectacle de variétés offert par les organisateurs... Soit dit en passant en 2019 on va dire que la "soirée du commandant" est "passée de mode" (rire) mais qu'en revanche, les jeux, distractions High Tech, ainsi que les activités nautiques en piscine géante sur le Pont supérieur, ont plus de succès que la soirée de variétés avec le crooner nostalgique des années de jeunesse des seniors et des senioresses se tortillant le derrière au rythme d'une musique battement coeur de pieuvre...

En quelques minutes, ce géant des mers qu'est le Harmony of the Seas, atteint de la torpille explosive du Nautilus 21ème siècle, s'enfonce dans les flots avec tout ce qu'il contient de vivant à l'intérieur, milliers de passagers, équipage, petits toutous exotiques des mamies relookées liftées, et homards encore vivants des buffets à volonté, réfrigérés, des salles de restaurant...

Ce Nautilus, il devient la "terreur des mers", on le voit trois jours plus tard dans le Golfe Persique, il coule un autre géant des mers, puis un autre encore en mer de Chine et ainsi de suite un peu partout au large des côtes sous les tropiques, en mer de Norvège, au delà du cercle polaire boréal sous le soleil de minuit...

https://www.sudouest.fr/2019/07/15/le-developpement-des-croisieres-devient-un-probleme-environnemental-mondial-6338559-706.php?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=MaNewsletter&utm_term=20190716

 

Le mur de Facebook

... Qu'est -ce que le "mur" de Facebook ?

Je pose cette question parce que, lorsque l'on ouvre sa page "Machin-chouette.facebook.com" effectivement une PAGE apparaît sur la quelle on voit écrit "exprimez vous" (avec la petite icône photo à côté -image de soi ou avatar)...

 

Une PAGE peut-elle en même temps être un MUR ?

 

Il me semble qu'une PAGE ne peut être que comme un blog c'est à dire un espace d'écriture et d'images et de productions dont on est l'auteur, le créateur, le diffuseur... ET aussi sur laquelle -selon le choix que l'on a fait : seulement les "amis" ou bien "public" (tout le monde)- les autres personnes qui consultent peuvent répondre, commenter, participer à la suite de l'un ou de l'autre message ou post ou publication de l'auteur de la PAGE...

Et en ce sens, l'on devrait pouvoir différencier la PAGE du MUR...

Soit la PAGE qui est comme un blog, d'une part... Et le MUR en tant qu'espace en lequel les autres écrivent quelque chose ou mettent une image, d'autre part...

Sur un blog par exemple (le blog d'un tel/d'une telle) on n'écrit pas directement comme si l'on était l'auteur du blog, on écrit en tant que répondant, commentateur...

C'est la raison pour laquelle, personnellement, jamais je ne poste quelque chose dont je suis l'auteur ou le créateur, directement sur la PAGE d'un tel/d'une telle (mais toujours en tant que répondant ou commentateur à la suite d'un écrit ou d'une production image ou vidéo d'un tel/d'une telle)...

Je ne conçois donc pas de voir affiché sur ma PAGE, directement, quelque chose posté par un tel une telle (comme si c'était moi-même qui avait posté à "exprimez vous" ...

Il y a le bouton "répondez" ou "commentaire...

Il devrait y avoir, sur Facebook, un bouton "MUR" qui ouvrirait effectivement sur un MUR c'est à dire un espace différencié de la PAGE... (avec un bouton "écrivez sur le mur")...

Le MUR comme le terme de MUR l'indique, désigne un espace public où tout le monde s'exprime librement, le MUR étant celui de tout le monde, ne doit pas être confondu avec sa PAGE... ("exprimez vous" c'est pour les productions de soi-même)...

... Quoi qu'il en soit, ce n'est pas clair ! En fait la page se confond avec le mur...

 

D'autre part, le fait de publier un message, un texte, sur sa page, et comme, en somme il n'y a qu'une page, une page qui peut être très longue et qui contient jour après jour si n'est pas un seul texte mais deux ou trois voire quatre dans la journée, il en résulte que les personnes qui consultent ou lisent la page, ne voient que ce qui a été tout dernièrement posté, et que pour atteindre un texte ou un message datant d'un mois ou plus, il faut faire défiler la page, ce qui implique de devoir faire défiler la page pour lire ceci ou cela qui a été posté il y a plusieurs semaines, plusieurs mois...

Une page Facebook ce n'est donc pas comme un blog où il y a des rubriques (même si sur un blog n'apparaissent que les derniers billets publiés journellement)... Et encore moins comme sur un site où là, on voit les catégories, un menu, et où l'on choisit ce que l'on veut lire...

 

Bateau pirate

Bateau pirate

Sur les océans, dans les détroits, d'un cercle polaire à l'autre...

Sans boussole et sans sextant et avec seulement les étoiles la nuit pour repères et le soleil et le vent d'où il vient le jour...

L'immensité de l'océan à étreindre comme une silhouette de femme...

Tant pis pour les tempêtes, les glaces polaires, les déserts de mer, les brouillards des hautes latitudes, les brûlures de l'équateur et des tropiques, les îles peuplées de cannibales...

 

Bateau pirate

Sans drapeau noir et sans port d'attache

Sans route définie

Mais dans tous les ports atteints

Un même regard jeté

Sous la visière d'une mèche rebelle de cheveux

Et jamais sous la visière d'une casquette

 

Bateau pirate

Et pas bateau de croisière où en salle de jeux se font des parties de pêche virtuelle au requin

 

"Fake New" made bibi

... Au festival d' Avignon, un soir de juillet 2019 en "off" cette pièce de théâtre jouée par "les comédiens du peuple" :

 

"Les petits dîners de François de Rugy chez les lobbystes de l'éco-consommation"

 

Le décor choisi pour ce spectacle est celui de la terrasse du grand restaurant avec vue sur la piscine d'un bateau de croisière , un décor reconstitué pour la pièce par des intermittants du spectacle recrutés "au noir"... L'on y voit d'élégantes silhouettes allongées sur des transats, des serveurs en livrée et des plateaux de fruits de mer arrangés sur les tables décorées... Et bien sûr, le personnage principal, premier rôle, incarné par le comédien jouant François de Rugy...

 

Dans un dialogue avec le capitaine du bateau de croisière, en pleine dégustation de homard et le verre de champagne à la main, cette répartie du ministre de la transition écologique :

"Peste soit de ces pèquenots, de ces édentés, de ces retraités à mille euro par mois, de ces gilets jaunes qui demandent la lune, de cette jeunesse des banlieues et des campagnes, qui se gavent tous autant qu'ils sont, de jeux vidéos, qui fument ou vapotent ou se shootent au canabis, bouffent des hamburgers et mettent du Nutella sur leurs tartines ; peste soit de cette france-d'en-bas et des bas-fonds qui s'agite et qui pollue !"

 

Réflexion d'un spectateur qui a vu la pièce mais sans être convaincu et trouvant cette farce d'une médiocrité consternante et grossière :

"ça, c'est pour les bobos gochos, les France insoumise, les Le Pen-istes, les gilets jaunes en mal de reconnaissance, ça pue l'ordure médiatique et ça fait pas avancer le schmilblic d'un iota" !

 

Réflexion d'un autre spectateur en compagnie de celui qui a vu la pièce, anarchiste inclassable, ayant "atterri" par hasard à Avignon :

"Ouais mais ces bobos comme tu dis, au moins eux, ils ont pas la haine, ils ont pas la violence, ils ont juste pour certains d'entre eux, la culture un peu qui pète au dessus de la France-d'en-bas et qui surtout ont une vie quotidienne dans leur consommation et leurs loisirs et voyages, à cent lieues des retraités à mille euros par mois, des banlieusards des villes et des ruraux pas riches en maisons de lotissements, et ce "juste là" on peut le leur pardonner, c'est pas eux qui vocifèrent sur les réseaux sociaux, qui sont pour la peine de mort et pour les immigrés dans les charters ou à la mer au grand large ! Ils sont pas d'accord avec moi, mon genre de vie ma dégaine mon vocabulaire, ils peuvent me trouver chiant, mais au moins eux, ils restent des interlocuteurs... Et idem pour les oubliés du système, les humbles, les simples, ceux qui bossent et qui souffrent, les exclus, les anonymes, ceux qui disent jamais rien mais qui ont un coeur et une âme, dont la culture fait peut-être défaut mais qui pensent, réfléchissent, sont honnêtes , ceux là aussi, comme les bobos, ils ont pas la haine ni la violence!

Eh tiens, on devrait bannir du vocabulaire le terme de "France d'en bas" -pour commencer à "faire avancer le schmilblic" "...

Et puis tu sais, y'a pas que François de Rugy dans les dîners et les encaissements de royalties, y a aussi et surtout et partout sur cette planète, tous ces décideurs, ces privilégiés de haute volée, ces quadrillas d'actionnaires, de lobbystes, d'un côté, le très bon le meilleur côté... Et de l'autre côté tous ceux qui s'empiffrent, jettent leurs papiers sales sur les trottoirs, se pavanent dans la soirée du commandant sur le bateau de croisière, crèvent des ânes en promenade touristique dans les montagnes crétoises... Et j'oubliais les casseurs en godaces à 300 euro, et les accros d'équipements technologiques dernière mode, et encore les klaxomerdeurs dans les ronds points !... (Tout ça c'est pas de la Fake New) ...

 

 

L'effet de mirage ou la force du courant ?

... A l'écart des marchés du spectacle et des manifestations culturelles qui attirent les foules et emplissent les salles et les lieux publics en place ou en rue, s' élèvent des voix, se diffusent des écrits, se font entendre des musiques, se découvrent des expressions artistiques de poésie, de littérature, de théâtre de rue, tout cela de facture informelle et avec peu de retombées économiques locales ou régionales du fait que les puissances médiatiques ne sont guère présentes et ne soutiennent pas de leur logistique ces manifestations, spectacles, expressions artistiques, et ne tiennent ces voix, ces écrits, ces musiques, que pour "quantité négligeable"...

Mais dans ce qu'il y a d'informel et néanmoins empli d'imaginaire, de rêve, de talent, de créativité, des uns et des autres qui s'expriment et se produisent, oubliés ou méconnus qu'ils sont des médias, que l'on ne voit jamais sur les plateaux de télévision ni dans les salles polyvalentes... Il y a bien là, aussi, une réalité vraie, authentique, intemporelle, de cette expression artistique informelle, qui, en dépit du mépris dont elle fait l'objet de la part des puissances médiatiques, des décideurs et des officiels, existe bel et bien, quoi qu'elle en soit réduite à devoir "s'exister"...

Le courant qui porte une expression artistique informelle et seulement de ci de là passante, par la voix, par l'écriture, par la musique, par la gestuelle et par tout ce qui caractérise ce courant dans son mouvement ininterrompu, a une force que les puissances médiatiques n'ont pas dans la mécanique de leur noria, sinon celle de l'effet du mirage de ce qu'elles mettent en valeur et en scène...

 

... Le drame, je crois, de notre époque, plus encore que par le passé, c'est que la banalité, la pauvreté de l'expression, la médiocrité, la faconde, l'effet d'émotion... Dans une diversité qui "n'arrange rien", règne autant sur la scène publique, mis et porté en avant, médiatisé, "télétisé", suivi et applaudi... Qu' en dehors de la scène, dans les coulisses, ou qui se produit envers et contre tout au vu et au su de tout le monde ,véhiculé bruyamment et répétitivement...

Et Internet depuis le haut débit ainsi que les appareils (smartphones, tablettes) de communication/diffusion instantanée d'image, son, messagerie vocale ou écrite ; amplifie ce phénomène qui est celui de la banalité, de la médiocrité, de la pauvreté de l'expression...

... Il est difficile de s'y reconnaître dans un tel environnement d'expression aussi hétéroclite qu'un vide grenier brocante où voisinent les uns à côté des autres toutes sortes d'objets dont on ne peut en définitive, déterminer vraiment la valeur, l'origine ou l'authenticité de certains de ces objets... A moins comme on dit "d'avoir l'oeil" ! ...

 

L'obscurantisme

Terre creuse

... Je vois l'obscurantisme comme une bulle de même dimension que la Terre notre planète, une sorte de Terre creuse avec tout autour et en dessous de sa surface interne, un ciel dans lequel tournerait tout au long de la moitié de la circonférence de la bulle, un soleil éclatant ; et tout au long de l'autre moitié, des points lumineux ; ainsi tour à tour le ciel serait bleu puis couleur d'encre...

La bulle n'aurait pas de surface extérieure du fait que l'espace tout entier autour de la bulle, serait une masse rocheuse infinie.

... L'obscurantisme : une bulle prise dans la masse rocheuse infinie... Lorsque tout l'air qu'elle contient aura été absorbé par tout ce qui vit dans la bulle, et en particulier par le plus "intelligent" ("intelligent" si l'on peut dire) des êtres vivants, alors l'obscurantisme disparaîtra, la masse rocheuse sera redevenue l'espace qu'elle était avant, et la bulle sera redevenue la planète Terre qu'elle était avant, tournant autour de son étoile le soleil...

 

 

L'âge de la retraite

... Dirigeants, gouvernants, personnages politiques et, il faut le dire, bon nombre de gens en France (en règle générale ceux qui pensent que 60, 62 ans et même 63 voire 65, ça serait pas encore l'âge de s'arrêter de travailler) avancent l'argument de l'allongement de la durée de vie, ainsi que l'argument du nombre des actifs qui ne sont pas assez nombreux à cotiser pour assurer la retraite par répartition...

 

Tous ces dirigeants, gouvernants, personnages politiques et bon nombre de gens dans l'ordre de pensée se fondant sur les arguments de la durée de vie et des actifs moins nombreux, ne font jamais état de ce qu'est aujourd'hui le travail, le travail salarié aussi bien dans le public que le privé (entreprise, commerce, agriculture, industrie, services)... Ils oublient sciemment qu'il y a "travail et travail" c'est à dire d'une part le travail que l'on définit "de valeur ajoutée" qui est une activité orientée vers la relation, l'épanouissement de la personnalité, les compétences reconnues, le "plus" apporté dans la vie des gens par ce que l'on réalise, par le service rendu... Et il y a aussi le côté passion et engagement, intérêt réel que l'on trouve dans l'activité exercée, qui fait, qui donne du sens à la vie qu'on vit... Et dans ce cas, oui, s'arrêter à tel âge (60, 62, 63, ou plus) c'est sans doute pas ce qu'il y a de mieux... Mais ce "travail à valeur ajoutée" ou cette activité qui donne du sens à la vie qu'on vit, ce n'est jamais que 20 à 30% de l'ensemble des activités et des emplois tant dans le public que le privé... Car il y a d'autre part pour 70/80%, le travail boulot (pour ne pas dire boulot de merde), le travail boulot pour gagner de quoi se nourrir, se loger et un peu consommer... Et dans le travail boulot, t'as tout le temps un manager, un dirigeant derrière toi pour te presser, avec des objectifs impossibles, des horaires à rallonge, la fatigue, le stress, sans compter que les tâches sont répétitives, astreignantes, inintéressantes, et cela dans un environnement de violence et le sentiment de n'être qu'une "variable d'ajustement" autrement dit rien...

 

Et c'est ce "travail boulot" -pour ne pas dire "boulot de merde"- sous payé, sans aucune qualification, sans avenir de "carrière", sans épanouissement de quoi que ce soit, épuisant, qui fait que tous les jours vécus se ressemblent, avec le petit chef aux fesses, le harcèlement sexuel -direct ou d'apparence soft- subi par les femmes... C'est ce "travail boulot" que nos dirigeants, que nos gouvernants, que tant de gens bien pensants, souhaitent, envisagent, légifèrent, de prolonger jusqu'à 63, 65 ans... Révoltant! Absurde! Dément! Inhumain !

 

Demandez à une caissière d'intermarché 20/30 ans de grande surface, âgée de 55 ans, si elle a envie de bosser jusqu'à 65 ans, se taper 6 ou 7 h par jour des code-barre de produits.

Demandez à une femme de 59 ans qui a mal au dos, si elle a envie de prendre un bus à 5h du matin pour aller balayer des locaux jusqu'à 9h et revenir le soir après 18h jusqu'à 21h, faire le ménage dans d'autres locaux, et cela tous les jours sauf le samedi et le dimanche jusqu'à 65 ans !

Demandez à un prof de gym s'il pense "avoir encore la super forme" à 63 ans pour occuper des jeunes à des grimpers de corde, à des courses de 1500 mètres !

Demandez à un "senior"de 58 ans qui n'a pas passé de bac à 18 ans et qui n'a pas fait d'études, qui est au chômage parce que son usine a fermé, s'il a envie qu'on lui propose un boulot de vigile de nuit ou de distributeur de journaux et de prospectus, jusqu'à 65 ans !

Ah, le maintien au travail des seniors, parlons en ! Quel travail ou plutôt quel travail boulot (de merde) ? Déjà les seniors hyper compétents activité "à valeur ajoutée" on les fout dehors, alors pensez, des seniors sans qualification qui ont été des salariés de boîtes fermées !...

 

... Par extension en ce qui concerne les activités (le travail) à "valeur ajoutée", l'on peut inclure au delà des 20/30%, disons jusqu'à 40/50%, toutes les activités professionnelles salariées ou indépendantes dans lesquelles priment et sont effectives, l'imagination, la création, la relation, tous les métiers d'artisanat, de services rendus aux gens, de création artistique, où règne une certaine liberté et indépendance, sans manager ou dirigeant aux fesses qui te stresse avec des objectifs impossibles et des contraintes de rendement, où l'on peut s'épanouir et qui donne du sens à la vie qu'on vit...

Ne resterait alors que les "boulots/boulots", répétitifs, inintéressants, contraignants, aux horaires à rallonge, mal payés, stressants, épuisants, pour environ 50% de tous les emplois et activités salariés... Où, soit dit en passant, l'on n'est salarié que très souvent à temps partiel ou "temps complet réduit" pour une rémunération sur la base du SMIC, de l'ordre de 600 à 800 euro par mois... (Ce qui a pour conséquence de réduire la part de cotisation pour la retraite répartition, ainsi que l'assurance maladie/chômage)...

 

Donc, ce qui me paraîtrait juste, c'est une retraite reportée à un âge indéterminé voire même inexistante pour certaines activités notamment dans l'art, la création artistique ; une retraite n'étant vraiment effective pour les activités à "valeur ajoutée", à épanouissement, qu'à un âge où l'on est diminué physiquement et moralement, où l'on n'a plus la capacité d'exercer... plus de 80 ans, voire 90 ans...

En revanche pour les "boulots/boulots" représentant 50% de toutes les activités et emplois salariés, l'on devrait fixer un "âge légal" de 55 ans...

 

 

 

Piqûre de rappel ...

... Pardon pour cette "piqûre de rappel"... Personne, je sais bien, n'aime les piqûres : elles font très momo aux fesses, elles sont emmerdantes, d'autant plus que l'infirmière (ou l'infirmier) est souvent "un peu leste" dans sa manière d'administrer la piqûre... Il y a même aussi, des "sorciers" qui font des piqûres...

 

Alors la voici, la "piqûre de rappel" :

 

En gros, le monde fonctionne selon trois univers :

 

-Tout en haut, mettons une cinquantaine de millions de gens sur toute la planète, sont, soit multimilliardaires pour quelques milliers d'entre eux, soit très riches, "riches-à-crever" on va dire. Ce sont les plus gros consommateurs de ce qu'il y a de meilleur et de plus cher sur "un marché de classe et de chic" , en général quasi inaccessible aux autres qui ne font pas partie de ces cinquante millions.

 

-Au milieu, mettons un bon milliard de gens dont le revenu annuel atteint au minimum 40 000 euros (ou dollars ou équivalent dans une autre monnaie) et jusqu'à un maximum indéterminé proche de ce que gagnent ceux qui sont tout en haut. Ce sont eux aussi (mais un "tout petit peu moins") les plus gros consommateurs de ce qu'il y a de meilleur, de plus cher, "ramené" si l'on peut dire, à des prix "relativement accessibles" pour des gens qui n'ont "à se priver de rien".

 

-En bas, je vais dire que "sans se compliquer beaucoup", ça se divise en deux parties :

 

... La première étant celle où il y a toi, moi, "un peu tout le monde" sur cette planète, environ trois milliards de gens dont les revenus (pays dits "développés" plus pays dits "en voie de développement") sont compris entre 300 et 3000 euros (ou dollars) par mois. Là dedans, je compte les salariés, les retraités, les "bien assistés" selon les différents régimes de protection sociale, enfin les gens qui peuvent compter, régulièrement ou non, sur des revenus compris entre 300 et 3000 par mois... Ceux là, ces trois milliards de gens, peuvent -bien sûr dans une moindre mesure- s'ajouter aux "gros consommateurs" (c'est à dire qu'ils ont accès à une consommation de masse standardisée mondialisée tous produits confondus)... Bon, bien sûr, avec 300, 400, 500 euros ou dollars par mois, par exemple dans certains pays Européens (Hongrie, Pologne, Slovaquie, Bulgarie, Roumanie) "c'est pas le Pérou" mais au dire des salariés des travailleurs de ces pays, c'est mieux qu'avant sous les Soviets et sans l'Europe du marché libéral on n'aurait pas autant, et il faut dire aussi qu'on peut aller bosser en Allemagne ou en France et dans une certaine mesure en Angleterre ou en Italie, pour 1000 euro ou un peu plus... (qu'ils disent, ceux de l'Europe de l'Est qui, avant, courbaient l'échine et surtout se taisaient, sous les Soviets)...

 

... Reste -cette fois "sur le carreau"- dans cet "en bas", la deuxième partie étant celle de deux milliards de gens (dont un tiers soit dit en passant vit dans des pays dits "développés") qui eux, ont des revenus compris entre 1 et 2 euro ou dollar par jour et qui, peut-être à part le fait d'avoir un téléphone portable, n'ont pas accès à la consommation de masse (en particulier à la consommation de produits alimentaires)... Ceux là constituent le "cheptel" (pardon, quel mot affreux pour désigner des êtres humains) du travail bon marché/sous payé/esclavagisé... autant dire que tout ce que nous consommons, tout ce dont nous jouissons tous produits confondus sur cette planète y compris même des "produits de luxe", est fabriqué à la base (ce que j'appelle "travail-travail") par ces deux milliards de gens à revenu d'1 ou 2 euro par jour !

Mais cela, tout ce que je dis là, tu le sais, tout le monde le sait... Voilà pour la "piqûre de rappel" ! Ah, ça vous fait mal aux fesses, vous en avez marre du plantage d'aiguille un peu leste de l'infirmière !

 

... Un hélicoptère chargé de boules puantes au dessus de toutes les universités d'été des partis politiques et des intellectuels en vogue ; des G8 et des G20, des grands salons de rentrée littéraire, de tous les économistes et politologues en congrès... Et que tombent sur les doctes assemblées toutes tendances en vue, bien pétantes de cocktails, de repas gastronomiques dans des hôtels Mercure, de costards cravate et de belles toilettes féminines... des caisses entières de boules puantes avec fracas et pestilences ! Et qu'empuantis tous autant qu'ils sont, tous ces cadors, tous ces guignols qu'on voit sur les télés, ils ne puissent plus respirer pour prononcer leurs "petites phrases" !

 

... A noter que le monde "non économique" (du Marché, des Affaires, du Travail) c'est à dire le monde de la pensée, de la création artistique et littéraire, de la scène, du spectacle (qui soit dit en passant est "poreux" dans la mesure ou il entre plus au moins dans le monde économique et du marché)... Fonctionne lui aussi en trois univers : l'en haut, le milieu, l'en bas... Et que dans "l'en bas" on y trouve les milliards d'anonymes en dépit de leurs kilomètres d'élucubrations sur internet ... En haut, bien sûr, les gros cadors, les vedettes, dont on voit les portraits 4 mètres sur 4 sur des panneaux publicitaires pour de grandes marques !

 

... Tout cela cependant est faussé parce qu'il existe une "économie prédatrice off shore" c'est à dire sans règles, sans aucune "éthique" ni morale, incontrôlable, et dont la porosité est manifeste entre cette économie "offshore" et l'économie de marché "normale".

L'économie "offshore" est celle du trafic des armes, des stupéfiants, du marché clandestin des organes, de la prostitution, de tout ce qui se vole et se revend, de tous ces réseaux mafieux... Et cette économie là, en fait, pèse pour plus de 50 % de la masse monétaire toutes devises confondues. L'économie "normale" est gangrenée par l'économie "offshore", de telle sorte qu'en haut comme au milieu comme en bas, c'est la société humaine dans toutes ses composantes et dans sa totalité qui est impliquée, directement ou non, dans une économie prédatrice confondue et liée à une économie "normale" ("normale" avec soit disant des règles, une "éthique", une "morale", des contrôles, des dispositions de principe)...

Tous les gouvernements, tous les états, les plus puissants et les plus développés comme ceux qui sont "en voie de développement", et les pays "sous perfusion d'assistance financière" ; toutes les sociétés, toutes les économies, avec tout en haut leurs milliardaires, leurs actionnaires, leurs décideurs, sont mouillés, impliqués, le museau en plein dans la soupe, dans l'économie prédatrice dont ils tirent quasiment l'essentiel de leurs revenus et de leurs fortunes bien à l'abri dans les "paradis fiscaux"...

Cette planète pue l'ordure, le sang et la merde !

 

 

... Et que ce soit au nom de Dieu ou d'Allah ou encore au cri de "vive je sais-pas-quoi entre autres cris vive l'anarchie"... Au nom de n'importe quelle idéologie religieuse ou autre avec de grands slogans en avant et des drapeaux, des fanions, des étendards... Tous ces révolutionnaires et ces religieux qui se réclament de ceci de cela, se financent en grande partie avec l'économie "offshore" de prédation !

Cette planète pue l'ordure, le sang et la merde... Et la MORT, l'odeur de la souffrance, de la misère, de la sueur du travail forcé... Et l'on jette par dessus le fumier, un voile qui sent la rose, la mayonnaise, la crevette, l'encens et toutes sortes de senteurs qui font bander les consommateurs que nous sommes et qui peuvent encore consommer !

 

La planète brûle et l'on ne veut plus entendre chanter les coqs le matin ?

... Le journal Sud Ouest ce vendredi 5 juillet 2019 titrait "Faut-il faire taire nos campagnes" ?

Je pense aux chants des coqs et des oiseaux le matin, aux concerts de grenouilles le soir et en début de nuit, du point d'eau stagnante ou étang ou mare tout proche, aux aboiements de chiens, aux tracteurs et engins agricoles dans les champs, à la pluie qui crépite sur les auvents, enfin à tous les bruits de la nature, de jour ou de nuit... souvent des cris d'oiseaux, d'animaux...

Il faudrait donc que pour les touristes, les vacanciers en camping, en chambres d'hôtes ou en gites ruraux, tous ces bruits s'arrêtent car au dire de ces gens venus la plupart du temps des villes, ces bruits troublent le repos et ne sont "pas supportables" ! Et ils le font savoir ! Jusqu'à "porter plainte" !

C'est dire de l'évolution d'une société dans un consumérisme exacerbé et dans des exigences de confort, d'aisance, de plus en plus marquées et ostentatoires... Avec tout ce que cela implique de comportements agressifs, déraisonnables, brutaux, égoïstes (l'on ne supporte plus rien)...

... Mais qui grogne et tempête -et surtout à sa manière comme il le peut selon ses moyens, selon l'impact de son expression publique, de ses choix et de ses actes au quotidien- AGIT, agit vraiment et concrètement et en le faisant savoir... Contre les dirigeants des pays capitalistes, contre les lobbies de l'agro-alimentaire, de l'industrie et de l'énergie qui regardent brûler la planète en se gavant de pognon, de dividendes, de profits?

...Trois exemples parmi d'autres :

-Des départs d'incendie en Californie, sont imputables au mauvais entretien des lignes électriques par un distributeur privé Pacific Gas and Electric Company. (C'est ce qui nous attend en France bientôt avec la privatisation d'EDF et la mise en concurrence)...

-Au Chili, l'exportation massive d'avocats avec la multiplication de plantations illégales, a accéléré la déforestation et asseché des cours d'eau du fait de la demande énorme en eau pour produire des avocats charnus. 3000 habitants de la ville de Petorca au Chili, n'ont plus d'eau pour répondre à leurs besoins quotidiens.

-En Australie début 2019, on a constaté un taux de mortalité effrayant chez les poissons de rivière, notamment dans le fleuve Darling et dans son bassin (niveau des eaux trop bas) car une agriculture irriguée surconsomme l'eau des rivières sur des espaces de millions de kilomètres carrés, cela afin d'exporter de la viande en Europe, et qu'il pleut de moins en moins en Australie...

Merde, la planète brûle et on veut plus entendre tôt le matin chanter les coqs?

 

 

a href="http://www.hebdo-landes.com" target="_top">Référencé sur Hebdo Landes !