Articles de yugcib

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Centres d'intérêts : Ecriture, littérature

À propos de l'auteur : Guy, dit "yugcib", le pirate vivant dont l'écriture est plus proche du langage du coeur que du langage des intellectuels... Mais cette écriture de pirate a plusieurs registres cependant...

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  • Le réalisme dans la relation

    … Toute relation de quelque nature qu’elle soit, et en particulier les moins heureuses, les plus difficiles, les plus incertaines, les plus aléatoires, les plus occasionnelles et donc les moins durables; devrait être appréhendée et vécue dans le réalisme, indépendamment de ce que la relation implique d’émotion, de sentiment, de réaction épidermique, de supposé, de colporté par la rumeur, de jugement porté à propos de ce qui s’observe, de ce qui paraît…

    Le réalisme implique de reconnaître, d’accepter l’autre tel qu’il est, tel qu’il paraît « à première vue », puis tel qu’il se découvre au-delà de l’apparence…

    Mais reconnaître, accepter, ne veut pas dire adopter ni « être d’accord » ni faire acte de complaisance…

     

  • Hier, aujourd'hui

    … Dans l’enfance des personnes âgées de 70 ans, l’on jouait dehors même par mauvais temps et en particulier dans la neige… Pas « en ligne » sur des smartphones.

    Les parents appelaient leurs enfants par leur prénom, pas sur des téléphones portables.

    Et l’on mangeait ce que les mères cuisinaient, et si l’on voulait autre chose dans son assiette ( plus souvent aujourd’hui rectangulaire, carrée ou triangulaire avec les coins relevés plutôt que ronde en faïence blanche ) que ce que servait maman, alors il n’y avait rien d’autre à manger…

    … Mais de nos jours – et cela ne « date pas d’hier » (surtout depuis l’avènement des réseaux sociaux et d’internet) – les petits enfants (et même les arrière-petits enfants) des « gramounes » (gens de plus de 70 ans), voient leurs  papys  et leurs  mamies  jouer « en ligne », faire des « stories » sur Facebook, poster des vidéos et des « selfies » sur Instagram ; voient leurs  mamies s’affrioler dans des tenues vestimentaires qui « en jettent »… Et, papys, mamies, tonton, tata, maman, mamane, papa, papate… Devant la Télé écran plat 140 cm assis sur le canapé une assiette de salade composée sur les genoux un pack de bière à côté par terre…

     

     

  • Miraculé ?

    … Si une tempête ou une tornade n’a pas encore emporté ta toiture, si un orage de grêle n’a pas fendu ou cassé la plupart des tuiles de ton toit, étoilé le pare brise de ta voiture, saccagé ton jardin , si une inondation consécutive à une pluie diluvienne n’a pas envahi le rez-de-chaussée de ta maison…

    Si tu n’as encore jamais eu le covid – que presque tout le monde depuis début 2020 a fini par choper une fois, deux fois voire trois fois…

    Si t’as pas un cancer en gestation, ou un cancer déclaré…

    Si t’es pas affecté question santé, de quelque vacherie plus ou moins permanente qui te pourrit la vie…

    … Et je ne parle pas de tout ce qui contribue à te pourrir la vie au quotidien, qui te tombe un jour ou un autre sur la tête… (Mais qui heureusement pour toi, ne t’est pas encore tombé sur la tête)

    … Alors tu es un miraculé ! … « Par ces temps qui courent où tout va de pire en pire et où nul ne sait de quoi le lendemain sera fait » - contexte de violences et catastrophes climatiques, insécurité, « mal bouffe », hôpitaux débordés, sécheresse, épidémies etc. …

    (À propos de covid, il faut dire que « ne pas encore l’avoir chopé », ça devrait (rire) faire l’objet d’une « remise de médaille » (la médaille de non-covidé)…

     

    Mais… Être un miraculé, est-ce « si confortable que cela pour autant » ? … Sachant que, bien évidemment, avoir un cancer en gestation ou un cancer déclaré, avoir vu s’envoler le toit de sa maison… C’est « totalement inconfortable » !

     

    … Miraculé, oui, mais… Pour encore combien de temps ? Que tu aies 25/30 ans ou 70 ans ?

     

     

  • Les communautarismes

    … Dans la diversité des habitudes de consommation, des modes, des engouements, des aspirations des uns et des autres, de tout ce qui relie les individus en une activité, en un projet, en un but qui leur est commun ; en une agrégation ou -si l’on peut dire – en une sorte d’adénome ou de tissu cellulaire…

    Véhiculé, brassé dans les flux de communication que sont les réseaux sociaux (Instagram, Facebook, Twitter…) d’une part…

    Encouragé et soutenu par la société de consommation qui diversifie à l’envie les produits qu’elle met sur le marché en fonction des demandes des uns et des autres, des modes et des engouements d’autre part…

    Se multiplient et tendent à se « radicaliser » les communautarismes.

     

    Ainsi les sociétés occidentalisées actuelles – qui tendent à se généraliser à l’ensemble de la planète jusque là où l’occidentalisme est censé être contesté ou combattu… Sont elles caractérisées par une atomisation et par une explosion des communautarismes.

     

    Quel devenir alors, pour l’Art et pour la Littérature, dans un tel contexte de communautarismes aussi diversifié au sein desquels apparaissent des « comètes » ou des « étoiles filantes » entaînant derrière elles toute une « chevelure » constituée de poussières enluminées qui suivent ? …

     

    Est-ce que l’Art et la Littérature pourraient parvenir à désagréger les communautarismes ?

    Ce n’est point ce qui se passe aujourd’hui où l’Art et la Littérature – et plus encore la musique- s’atomisent dans les communautarismes.

    En somme ce sont l’Art et la Littérature qui se désagrègent en s’atomisant, en se communautarisant ; avec la mise en avant et avec l’exposition relayée, par exemple du nombre d’abonnés sur Youtube à tel producteur plébiscité d’albums ; du nombre d’abonnés aussi, sur Facebook, sur Instagram, sur Twitter, à la page de tel ou tel personnage en vue du moment…

    Tant d’abonnés, que ce soit 100, 1000 ou plus, n’est-ce point là une communauté -ou quelque chose qui s’apparente à une communauté ?

    Les communautés s’opposent, s’affrontent, se combattent entre elles et contre un ordre établi… Mais en aucun cas ne se relient ou ne se solidarisent ; d’ailleurs sont-elles à l’intérieur d’elles-mêmes, solidaires ?…

    Les communautés s’opposent… Ou s’ignorent…

     

    … Si l’Art et si la Littérature pouvaient un jour désagréger les communautarismes…

     

     

  • La beauté

    … Qu’est-ce que la beauté sinon ce qu’il y a d’heureux, qui fait du bien à voir, dans la réalité autant apparente que profonde (sachant que l’apparence est immédiatement perceptible) des êtres et des choses ? …

    Dans la réalité des êtres et des choses en tant que telle, c’est à dire indépendamment de l’émotion, du sentiment, de la vision que l’on se fait en soi, de la réalité des êtres et des choses…

    La réalité des êtres et des choses étant un Tout, un Tout qui est fait de ce qu’il y a d’heureux qui fait du bien à voir ET « de ce qui est autre » c’est à dire pouvant être qualifié de « moins heureux » ou de « pas heureux du tout » ne faisant pas du bien à voir… Ce Tout alors, peut-il être qualifié de « beau » sachant qu’il est fait aussi de ce qui n’est pas « beau » et de ce qui ne fait pas de bien à voir ?

    Autrement dit, est-ce que l’acceptation (ou la reconnaissance) dans la réalité des êtres et des choses, de ce qui est « autre que beau » voire « laid » et ne faisant pas de bien à voir ; peut, cette acceptation ou cette reconnaissance, nous porter à prioriser ou à considérer essentiellement le côté heureux, qui fait du bien à voir ?

    L’acceptation ou la reconnaissance de la réalité des êtres et des choses telle que cette réalité est « dans son essence même » et en sa totalité – et en la diversité de ce qui la compose – exclut le rejet, exclut la négation, exclut l’anéantissement ou la destruction ou l’élimination…

    À cette question ainsi posée « qu’est-ce que tu trouves beau et qui te vient immédiatement à l’esprit sans aucune hésitation ? » ma réponse – personnelle – est :

    Les visages humains

    La nature

    … Les visages, tous les visages indépendamment de « comment je les trouve ces visages » c’est à dire ce qui fait leur beauté singulière, unique, authentique – et fait passer au « second plan » ce qui ne fait pas de bien à voir, voire arrive à l’éclipser quasi totalement…

    … La nature c’est à dire les forêts, les paysages, les plaines, les montagnes, les mers ; les océans, le ciel, les nuages, les rivages, les fleurs, les animaux…

    Cela dit, au-delà de ce qui me vient en premier lieu immédiatement à l’esprit ; est-ce que tout le reste (les autres choses belles) est « secondaire » ? (ou « moins important pour moi » ? …

    Sans doute pas, « secondaire » ou « moins important » …

    Y’ a – t – il une « hiérarchie » de la beauté ?

     

     

  • Douleurs et interrogations

    … Les grandes douleurs, les plus durables, les plus profondes ; sont celles liées à la disparition d’êtres que nous avons aimés, vraiment aimés et dont la fréquentation après leur rencontre nous a impacté…

    Ces douleurs là demeurent le plus souvent inexprimées, se vivent dans le silence et sont donc invisibles aux yeux, aux regards des autres…

    Il en est de même de ces grandes interrogations qui nous viennent parfois, à certains moments de notre vie, relatives au sens que nous donnons à notre existence, au sens de nos aspirations, à ce que nous aurions voulu vivre ou connaître mais à côté duquel nous sommes passés… Tout cela aussi se vit dans le silence et n’est pas – ou peu – exprimé…

    L’écriture, l’art, peuvent être des voies possibles d’expression -d’une grande douleur, de quelques grandes interrogations… Mais dans un contexte de situation particulière vécue (situation partagée si cela est) et de réflexion, et pas en premier plan dominant du tableau car dans l’écriture et dans l’art, le « monde intérieur en soi » lorsqu’il porte une grande douleur, demeure aussi un monde intérieur en soi empli de ce qui lui est extérieur…

     

     

  • Le grand bûcher des vanités

    … De tout ce que nous possédons, accumulons après l’avoir acheté ou reçu, de tout ce que nous produisons, en particulier par l’écriture, par la littérature, par l’art, de tout ce dont nous sommes les auteurs, les créateurs… Et aujourd’hui que n’en possède – t – on pas, de toutes ces choses, que n’en accumulons pas tout au long de nos vies, dans nos habitations, de tout ce que produit la société de consommation, au gré de nos engouements, des modes qui changent en matière d’équipements de toutes sortes, en matière aussi de modes vestimentaires, d’objets de décoration… Et aujourd’hui qui n’est pas producteur de quelque réalisation personnelle…

    De tout cela, rien ne nous accompagnera au jour de notre disparition… Dans « l’au delà » comme on dit !

    Les « vide grenier, vide poussette, vide maison » et brocantes et marchés où l’on trouve de tout en place publique… N’ont jamais autant étalé sur des tréteaux ou même sur le pavé, de « fatras », d’objets hétéroclites, de vêtements, de chaussures, de jouets, d’appareils obsolètes et de mobiliers divers…

    Et la Toile (internet) n’a jamais en l’espace de quelques années seulement (en gros depuis 2005), été occupée en son espace pourtant infini, par autant de productions personnelles, sous forme d’images, de « posts des uns et des autres », de séquences filmées, de « littérature dimensionnée en énorme, absolument énorme, adénome prostatique » - je ne sais pas ce que « vaut » soit dit en passant, cette « comparaison » entre la littérature du 21ème siècle notamment sur la Toile, et un adénome prostatique – Rire…

    Rien de ce que nous avons fait ou été, rien de ce que nous avons possédé, ne nous suivra dans la tombe ou dans l’urne qui contiendra nos cendres…

    Nous ne savons déjà rien ou quasiment rien, ou parfois seulement par « ouie dire », ou selon ce que nous croyons, selon ce dont nous nous illusionnons… De tout notre vivant depuis notre enfance… De ce qui impacte, des traces que nous laissons, de la manière dont ces traces sont perçues, du devenir de ce qu’on fait… Alors, au jour de notre disparition et pour « les siècles des siècles », nous le savons, tout cela, encore moins ! …

    … Le « paradis », l’ « enfer », le « purgatoire », les idéologies, les modes de tout, nos vies, et même les plus grandes œuvres produites depuis l’origine des civilisations, œuvres technologiques, artistiques, personnelles ou réalisées à plusieurs… De nos « nournours et de nos pernohaux » à nos demeures et domaines et comptes en banque en passant par les bouquins que nous écrivons, les héritages, toutes nos colères, toutes nos violences, tous les maux qui nous affectent – réels ou imaginaires…

    C’est… « le grand bûcher des vanités » …


     

  • L'esprit de révolte, suite 2...

    … Un autre aspect, ou une autre forme de révolte, c’est de nier telle sorte d’expression artistique parce que « trop dérangeante » ou « jugée dégénérée » ou encore « trop subversive » ou « qui va contre le sens commun, contre toute loi, contre toute cohérence » et ne pouvant donc en aucun cas, être reconnue… Et qui de surcroît n’est pas comprise, ne peut être considérée comme « ayant quelque valeur » (défaut de qualité réelle selon le jugement qui est porté, notamment celui des initiés)…

    L’un des exemples les mieux connus de négation de formes d’art, c’est celui du régime Nazi à l’égard des œuvres de surréalisme et d’abstraction (productions artistiques de 1916 à 1940 jugées par le régime Nazi « dégénérées »)… Et devant être détruites…

    De même dans les régimes de dictature et de totalitarisme, toute production artistique ou littéraire jugée « inconvenante » ou subversive, et donc ne « glorifiant » pas l’idéologie dominante et le pouvoir en place ; est niée, rejetée, censurée, condamnée, ou jugée dégénérée…

    Et de même encore – mais en pire … Quoique… - lorsque la Religion (le Catholiscisme durant plusieurs siècles et, dans une certaine mesure encore aujourd’hui dans le monde ; puis l’Islam rigoriste et fondamentaliste) – se mêle de régir la société ; alors l’art et la littérature « n’existent » ou « ne sont censés exister » que dans la mesure où le divin, où le sacré, où la « loi de Dieu » sont magnifiés, célébrés, représentés, exprimés… Donc plus aucune place pour les œuvres profanes (sans Dieu)…

    C’est ainsi que, depuis le Haut Moyen Age jusqu’à la fin du 15ème siècle, en France et en Europe, il n’y avait pour ainsi dire que des œuvres célébrant, magnifiant, représentant la divinité et le sacré…

    Cet autre aspect ou cette autre forme de révolte – par la négation, par le refus – c’est en quelque sorte une « révolte à l’envers » (révolte des dominants et des décideurs, révolte de ceux qui prétendent détenir la vérité, révolte contre l’inconvenant, « révolte contre la révolte » en quelque sorte ; cette révolte se traduisant par des mesures prises de coercition, d’interdiction, de censure, de persécution…

    Nous sommes très loin, avec cette « révolte là » (celle des dominants) … Tout comme d’ailleurs avec la révolte au sens de ce que nous entendons habituellement et communément par révolte contre ceci contre cela, pour un monde meilleur etc. … Nous sommes très loin de cet esprit de révolte qui s’exprime dans la création pure (et dans une dimension et dans un sens qui dépassent toutes nos révoltes individuelles ou collectives ou de factions, ou de groupements sociaux revendiquant ceci ou cela)…


     


     

  • L'esprit de révolte, suite ...

    … Dans l’art (toutes formes d’art) et dans la littérature (dans tous ses genres), l’esprit de révolte ne peut s’exprimer que dans la création, dans ce que la création a de plus authentique, de plus singulier, de plus unique (mais pas forcément de plus novateur)… En somme dans ce que crée l’auteur, l’artiste, et qui lui est propre, ne ressemble à rien de ce qui existe, à rien de ce qui s’exprime que ce soit dans le commun, dans une école de ceci ou de cela, dans un courant ou dans une mode ; ou que ce soit, encore, de ce qui s’exprime d’autre, par un autre auteur, un autre artiste…

    Dans la critique et dans le commentaire auxquels se livrent des observateurs, des témoins, des analystes, des raisonneurs ; qui s’expriment en se fondant sur des repères, sur des « valeurs », sur une pensée normative, sur des références, sur des principes ou des conventions, sur une morale, en rapport avec une culture du moment (du temps présent)… Il n’y a pas de création vraie… Et… Y’a-t-il d’ailleurs, de la révolte… Et si oui, quelle révolte ? Quelle sorte de révolte ? Sinon une révolte conditionnée, une révolte de circonstance, une révolte canalisée, une révolte incitée ?

    L’esprit de révolte qui s’exprime dans la création pure, est d’une toute autre dimension, et prend un tout autre sens, que la révolte au sens de ce que nous définissons habituellement par révolte… Et même sa violence (car il y a de la violence dans la révolte qui s’exprime dans la création pure) n’est plus une violence dans le sens de ce que nous définissons par violence…

    L’esprit de révolte dans cette autre dimension et dans ce tout autre sens qui ne sont plus ceux dans lesquels on se « révolte » contre ceci, contre cela, pour « un monde meilleur »…Est à mon sens le plus pertinent, celui qui a vraiment un sens, une finalité – mais dont le devenir, il faut dire, est incertain…

    L’esprit de révolte, en revanche, mu dans un courant, dans un sursaut de l’un ou de plusieurs ou d’une foule, ou lors d’une prise de pouvoir par des insurgés, par de nouveaux dirigeants ; là où il est faussé, perverti, et toujours « contre productif », c’est dans l’idée d’une épuration totalitaire dont le but est d’éliminer certaines catégories de gens considérées indésirables ou suspects…


     

  • L'esprit de révolte

    … L’esprit de révolte dans les sociétés totalitaires où les inégalités sont très grandes, s’exprime difficilement et n’est le fait que de quelques personnes dans ces sociétés, assez courageuses pour risquer autour d’elles de dire et d’écrire ce qu’elles pensent et qui contrevient à l’idéologie dominante en place…

    Ou bien l’esprit de révolte, sans être empêché, ne se manifeste pas dans les sociétés égalitaires et collectivistes où il n’y a ni dominants ni privilégiés, mais dans lesquelles cependant, quelques personnes ont acquis un pouvoir fondé sur des savoirs acquis puis transmis, et sur des expériences vécues… L’on peut alors dire que ces sociétés là, égalitaires et collectivistes, se contruisent selon une « hiérarchie naturelle » qui est celle des savoirs et des capacités dont quelques uns sont dotés – ou mieux dotés que les autres…

    Les sociétés totalitaires (régime de dictature) sont – et ont été – plus nombreuses dans l’Histoire (passé et présent), que les sociétés égalitaires et collectivistes et que surtout, de ces sociétés, celles qui n’ont pas de dominants ni de privilégiés (très rares quant à elles)…

    L’esprit de révolte s’alimentant en partie de l’individualisme qui est l’une des caractéristiques de la pensée occidentale, s’exprime en conséquence bien davantage dans les sociétés occidentalisées, que dans les sociétés dont la pensée, dont la culture, dont les modes de vie sont différents (par exemple la société chinoise)…


     


     

  • Qu'est-ce que la critique, que le sens critique, et que vaut le jugement ?

    … À un certain niveau, atteint, d’indépendance d’esprit et de liberté de pensée dégagée de ce qui est perçu en soi des choses et des êtres – et aussi de capacité de réflexion… Le jugement s’efface devant la réalité même, la réalité propre des êtres et des choses ; réalité propre des êtres et des choses dont la conscience en soi devenue aiguë, rend le jugement, rend la critique (en bien ou en mal) sans valeur, sans signification et pour ainsi dire vain…

    Les penseurs, en tant que témoins, observateurs, de ce qui les entoure, de ce qui entre dans leur environnement de relation, dans leur champ de perception… Sont-ils, peuvent – ils être de bons critiques ?

    Qu’est-ce d’ailleurs que la critique, que « le sens critique » ? … Sinon ce qui se juge, ce qui s’apprécie, ce qui s’évalue, selon des modèles, selon des « critères de valeur », des modes, des codes, des principes, des habitudes, des opinions publiques ou personnelles ; selon encore, de ce qui procède du sens commun, de ce qu’il convient de penser ou d’être ?

    Dans la réalité du monde – le monde d’aujourd’hui, le monde d’hier, et sans doute le monde de demain – c’est ce qui se juge, s’évalue, s’apprécie – selon ce qui paraît – qui s’impose, qui fait la pensée, qui fait la réflexion que l’on a, qui fait la relation à l’autre…

    La réalité du monde est une réalité inhérente au mouvement, à la « mécanique de fonctionnement » du monde qui, une fois comprise, cette réalité du monde – si elle peut l’être – s’inscrit et entre dans une dimension en laquelle elle ne peut plus être perçue en soi telle que l’on a l’habitude de la percevoir…

    Le « but » ou la « finalité » de la philosophie, n’est-il pas celui de parvenir à comprendre au mieux le « pourquoi et le comment du monde » ?

    Alors, quelle est la place du jugement, une fois compris le pourquoi et le comment du monde ?


     

  • Les religions minées par le capitalisme

    … Les religions ( le christianisme, l’islam et le judaïsme ) sont minées par le capitalisme ; notamment l’islam peut-être plus encore que le christianisme et le judaïsme…

    Et pourtant l’islam dans sa version rigoriste, fondamentaliste, qui combat l’occidentalisme et rejette les valeurs occidentalistes – on le voit bien avec par exemple l’Arabie Saoudite, le Qatar et les Émirats – dans leur société, leur mode de vie et de consommation, se sont bel et bien fondus dans ce que l’occidentamisme a produit, peut-être encore davantage chez eux qu’ailleurs, de valeurs s’appuyant sur l’argent, sur les apparences, sur les possessions de biens immobiliers… Mais soit dit en passant, plus qu’ailleurs aussi, ce sont, chez eux, dans leur société très inégalitaire, les privilégiés qui sont les plus occidentalisés, bien que l’on se demande quels sont vraiment les pauvres chez eux… Des migrants peut-être ? Sûrement pas des migrants tels que ceux qui se rendent en Europe (ceux là ils n’en veulent pas, et ne les secourent pas loin s’en faut) mais… Des « migrants » qu’ils font venir de pays d’Asie (Bangladesh) ou d’Afrique (Soudan, Éthiopie, Somalie) afin de les utiliser comme main d’œuvre esclavagisée, leur passeport confisqué (s’ils en ont un)…

    L’islam « bienveillant »… Parlons en !

    Et idem les autres religions… Depuis « la nuit des temps » !

    Toutes les religions sont – et l’ont toujours été – du côté des puissants, des riches, des possédants, des dominants…

    Il y a bien l’athéisme, et encore l’anarchisme, ou le libertarisme , ou le « non-croyantisme »… Mais, tout cela, assimilé à une religion, avec une doctrine correspondante, des signes de ralliement, des étendards, des mots d’ordre… Comme les religions en somme… C’est encore du « côté de la barrière » où se trouvent les accapareurs, les profiteurs, les voleurs ( Ôte toi de là que j’m’y mette » …

    Merde !


     

  • Yemen, Ukraine

    Prince saoudien

    … Il n’y aura jamais autant de morts en Ukraine qu’au Yemen (350 000)…

    MAIS … À défaut de ce partenaire commercial et économique que fut Vladimir Poutine de 2004 à 2021 (partenaire et interlocureur « incontournable »)… Sur lequel est tiré un trait…

    S’impose en 2022, question avenir de notre mode de vie consumériste très dépendant de ressources et de productions énergétiques, cet autre partenaire prince Saoudien assassin de journalistes et décapiteur…

    La guerre en Ukraine tout le monde en parle – dans le monde occidental – s’émotionne et condamne la Russie … Certes le pays agressé c’est l’Ukraine…

    MAIS… La guerre au Yemen (huit ans déjà), personne n’en parle – sauf les humanitaires…

     

     

    … Certes la guerre en Ukraine risque d’évoluer en guerre mondiale, alors que la guerre au Yemen est un conflit régional parmi d’autres…

     

    …Mais en ce qui concerne la probabilité d'une guerre mondiale - par débordement/extension aux pays de l'Union Européenne - même si cette probabilité est "assez forte" ; elle n'est pas pour autant certaine (dans la mesure où personne notamment parmi les "experts", ne peut prévoir comment cette guerre va évoluer, ni d'ailleurs son issue pour autant qu'elle en ait une...

    De toute manière si oui, une guerre mondiale survient, elle ne sera pas forcément nucléaire - quoique... Mais elle sera certainement différente des guerres que nous avons connues (14/18 - 39/40)... En ce sens que les populations civiles seront encore plus impactées (et victimes) que jadis (quoique la partie ouest, nord et est de la France en 1944 fut très éprouvée par les bombardements)...

    Dans la guerre mondiale (la 3ème) probable, ce sont davantage de pays (de toute l'UE) et de populations qui seront éprouvés... (même sans l'arme atomique)...

    Il faut aussi considérer l'affaire de Taiwan : c'est pas rien non plus! ...

    Pour en venir à la guerre au Yemen, qui est un conflit régional, il y aussi d'autres conflits régionaux (dont la guerre de Syrie qui n'est pas terminée loin s'en faut), ainsi que des conflits qui, de "latents" ou en voie de devenir des guerres civiles ou des guerres avec intervention de puissances étrangères (USA, Russie, Chine, Iran) pour ne citer que les principaux); qui, en se multipliant un peu partout sur la planète, en se développant, risquent de s'amalgamer et de déboucher sur une guerre mondiale...

    J'ai tendance à penser que : Yemen plus Syrie plus "tout ce qui couve" plus encore le conflit qui oppose Israël et les pays Arabes depuis 1948... Que tout ça oui, ça fait encore plus de risque de guerre mondiale (3ème), que le conflit qui oppose l'Ukraine à la Russie avec l'aide militaire à l'Ukraine de l'UE et des USA...

    Mais à,propos de "3ème guerre mondiale" n'a - t -elle pas déjà commencé "économiquement parlant" ? Et combien de victimes, de morts, fait-elle cette guerre économique (dont les principaux acteurs sont les géants de l'industrie, de la production énergétique, de l'alimentaire, de l'agro chimie, du numérique, des données enregistrées, de l'armement ? ...

     

  • L'air du temps

    Les routes

    Et surtout les autoroutes

    En période de grands flux de circulation

    Avec les embouteillages

    Les aires de repos bondées

    Les trains

    Et surtout les TGV INOUI OUIGO

    Bondés et les coins bagages archi pleins inaccessibles

    Les foules immenses

    Ces foules où l’on sent anonyme

    Et toute la journée debout arpentant rues piétonnes de lieu en lieu

    Espaces commerciaux places et marchés boutiques et curiosités

    Les férias

    De Bayonne de Dax et d’ailleurs

    Musicalarue de Luxey dans les Landes

    Les festivals

    Les croisières

    Les voyages touropérator deux semaines à Bali aux Seychelles aux Caraïbes

    Les Airbus milliers de kilomètres assis au milieu d’un rang de dix sièges

    Les galeries marchandes shoppingesques

    Les grandes espaces commerciaux

    Les tours les buildings les grandes mégapoles

    Trente degrés à l’ombre avec 95 % d’humidité

     

    L’engouement la motivation n’y sont plus pour tout ça

    Pour autant qu’ils l’aient jamais été

    Est-ce une question d’âge

    D’état de santé

    De perte d’allant

    Peut-être pas

    Sans doute d’état d’esprit

    De culture du temps présent de tout ça

    Qu’on n’ a pas

    Qu’on n’a jamais eu

    Auquel on n’adhère pas

     

    Les fous les fans de tout ça

    Qui vous regardent de travers

    Moqueurs

    Critiques

    Vous trouvent

    À côté de la plaque

    Ovni

    Et de manière générale

    Tous ceux et celles de toutes générations

    Sauf les plus de 90 ans et les handicapés lourds

    Qui se fondent dans tout ça

    Parce que c’est le temps l’époque qui veut ça

    Avec sa culture consommation modernité en marche tout par internet

    Et culte des apparences

     

     

  • Kebab, Mac Donald, Burger King, sandwicheries, restauration rapide, menu du jour

    Viande hachee

    … Quelle bourgade en France, d’environ 2 à 3 mille habitants – hors période estivale touristique dans les régions fréquentées durant juillet août – n’a pas son « fast food » ou sa boutique de restauration rapide, son kebab ? …

    Mac Donald, Burger King en tête du classement en restauration rapide, présents partout, en périphéries de villes ou même en centre ville… Sans compter les vendeurs de sandwiches, de paninis, saucisses frites à consommer sur place ou à emporter… Et toutes les boulangeries bien achalandées pourvues de parkings, servant toutes variétés de sandwiches… Et encore les boutiques restauration produits alimentaires en emballages sur les aires de repos des autoroutes…

    Mais cela n’empêche pas cependant, une prolifération de restaurants proposant menu du jour ou carte simplifiée de plats courants, dans le moindre village (lequel village n’ayant d’ailleurs plus aucun commerce pas même parfois un bistrot)…

    Que ce soit du bœuf, du porc, de l’agneau, de la dinde, du poulet, du canard, du lapin, du poisson – de mer ou de rivière – tout est récupéré, utilisé : parties grasses de la viande, peau, cartilage, abats, os, tête, pattes, arêtes, crête, bec, carcasse, tripe… Tout cela conditionné, stocké, conservé dans de l’hydrogène ammoniacal (agent anti bactérien rendant consommable ce qui est en partie avarié, périmé), mélangé à des farines et à des huiles brûlées, déshydraté, injecté de substances chimiques, anabolisants, colorants, anti oxydants, pesticides, exhausteurs de goût… Tout cela avec la « bénédiction » des autorités sanitaires mondiales en collusion avec les lobbies et géants de l’alimentaire… ( Je pense à ce film sorti en 1976, de Claude Zidi « L’aile ou la cuisse » qui préfigure l’essor et la généralisation à toute la planète de la « mal bouffe » )…

    C’est qu’en 2022 nous atteignons des sommets en matière de mal bouffe, d’obésité toutes générations ! Avec les conséquences sur la santé des gens, sur la qualité de la vie, sur la prolifération de toutes sortes de pathologies…

    Pensez vous que, dans les grands centres de production industrielle qui traitent chaque jour des milliers de tonnes de viandes, les moulins broyeurs soient quotidiennement nettoyés récurés désinfectés à fond (je ne vous dis pas les kilos de résidus accumulés qui repartent dans ces viandes broyées, avec les germes, les asticots, mouches crevées etc.)…

    Et le kebab du coin, où vous êtes client occasionnel… Qui le soir en fermant sa boutique ou sa roulotte (un soir d’été 25 degrés) recouvre son pain tournant, de viande d’agneau ou de mouton, d’un film plastique et… Le lendemain « rebelote en avant la musique » !