Articles de yugcib
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La bonne année du petiot
- Par guy sembic
- Le 04/01/2011
- Dans Anecdotes et divers
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Au premier de l'An, il faisait toujours le con, le petiot!
Et il n'était jamais mignon, ce petiot, au premier de l'An
Tôt matin, ce matin là, le premier de l'An...
Il se jetait, à peine éveillé, dans les humeurs de ses rêves...
Ainsi, le visage de sa petite copine...
La petite fil de fer au minois aigu, aux bras nus et en robe cintrée...
Et il lui venait un émoi...
Sous la table, à quatre heures, alors que fusaient au plafond les bouchons champignons
Et que trônait en forteresse le plantureux gâteau entre deux boîtes de chocolats fondants...
Les invités, tous de famille, pépiaient, pépiaient...
Et le petiot, dans les humeurs de ses rêves
Se faisait un chic après midi...
“Il a sept ans dimanche” annonça Papa...
Et la grand'tante dans son ensemble pantalonant, et les cousines premières à l'école, et le
grand frère ombrageux qui sait tout, et même Ursuline la gentille voisine...
Tous s'offusquaient des bêtises du petiot ce si beau jour...
Tous se demandaient ce qu'il traficotait sous la table, le petiot...
Le petiot...
Il crayonnait à la hâte, au 2 de l'An, sous la dictée de sa maman
"Moeilleurs Veux"...
Sur les jolies cartelettes liserées dorées à missiler dans le cosmos relationnel...
Cassé au lance pierres, le joli vase !
Pétée, la trompette du jazzman d'albâtre!
L'a pas dit merci à Tata, le petiot, pour le beau livre de jolis canards !
Mais quand il sera grand, le petiot, il y aura sur sa table, la table dans sa maison...
Tous ces vases à boire...
Tous ces vases à boire pour tous les invités de passage...
Tous ces vases à boire comme des regards emplis du vin des visages...
Quand il sera grand, le petiot ?
Et s'il l'était déjà vraiment, grand, le petiot ?
Grand comme un beau voeu tout feu tout flamme se balanlaçant sur une herbette
follette...
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Mes voeux... Si l'on veut !
- Par guy sembic
- Le 28/12/2010
- Dans Bateau pirate
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Je torche sur ma mignonette sept sur quatre dentellepurée de foutre doré, des voeux ni pieux ni preux passés sous les sentisseries de ma pelure et de mon poil d'apache... Je tire une langue de gosse mal mouché aux dromadaires qui passent, si joliment bonanés de petits chats béats et de petits queucoeurs rourouges... N'attendez pas de moi quelque monument littéraire primedelanesque, qui de toute manière se moquerait du monde et ne serait en définitive qu'un innocent bruit de pet dans un grand vent furieux se prenant pour la tempête du siècle...
Amen!
Et que le derrière te pèle jusqu'à ce que ta fesse puisse voir aussi clair que l'oeil de ton âme ouvert sur ce que cache le paradis...
... [ En ces jours de fin d'année et de nouvel An, tout comme d'ailleurs au moment des fêtes et des anniversaires à souhaiter, c'est un peu comme "si tout allait s'arranger", et alors tout le monde serait gentil, amical, prévenant et tout le tintouin... D'où cette profusion dans un excès certes sincère et bienveillant, de cartes de voeux et de jolis mots...
Ces jours se diluant ensuite dans les autres jours du calendrier, qui eux vont caracoler et se pousser dans le vent furieux... Il ne demeure plus qu'un chemin où les visages qui passent se regardent à peine...
Alors mes voeux ne sont pas pieux. Ils sont un couac, un vilain couac dans la si belle suite de sons mélodieux envolés du merveilleux piano auprès duquel on vient se tenir parce qu'aujourd'hui c'est fête..]
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Les coffres forts de ceux qui tirent les ficelles
- Par guy sembic
- Le 28/12/2010
- Dans Chroniques et Marmelades diverses
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... Ces coffres forts pleins à craquer qui sont ceux de ceux qui tirent les ficelles et pillent, organisent et gèrent et décident... Ont tout autour d'eux comme de gigantesques pieuvres, d'interminables boyaux tentacules entremêlés dont les extrémités piochent sans cesse dans les trous gorgés des richesses produites par les travailleurs de la mer et de la terre... Ils sont pleins en permanence et surtout dans les périodes de grande crise et de misère généralisés... Car c'est bien là, dans les jours les plus noirs, les jours où les travailleurs chôment en le plus grand nombre, les jours où les poubelles débordent de homards et de crevettes puant le sexe sale, les jours où la lambada devient trépignante de fesses insolentes et gesticulantes, dans un contraste d'une violente vulgarité et arrogance entre une richesse qui pète et un dénuement mis sous cloche, que les coffres se remplissent le plus et que les boyaux qui les y mènent se contorsionnent sous la poussée des flots de richesses...
Au lieu de s'attaquer à ces coffres forts, à les vider jusqu'au dernier sou pour en répandre le contenu sur toute la terre asséchée, au lieu de trancher ces boyaux tentacules tout près de leur entrée dans le ventre du coffre, au lieu de faire éclater ces "coronaires" pleines du sang sucé de millions de "proies"... L'on continue à démolir des portes n'ouvrant que sur des pièces que l'on dit être saturées d'air vicié...
C'est peut-être – et même certain – que les pièces sont viciées... Mais ce ne sont pas sur leurs portes qu'il faut s'acharner. Du moins pas avec autant de violence et de détermination, car il y a une autre poussée, un autre combat à mener... Pour que les coffres forts pètent, et que ceux qui tirent les ficelles soient évincés de leurs coulisses aménagées comme des forteresses.
Une insurrection généralisée qui ne se manifesterait pas forcément par les formes de violence que nous connaissons, s'organiserait sur des réseaux sociaux ou par des associations, et qui sur le Net se mettrait à courir telle une onde de choc... Pourrait submerger et mettre à terre toute cette domination des marchés financiers, empêcher les coffres forts de se remplir, nuire aux tireurs de ficelles prédateurs et décideurs embusqués...
Que les imaginations donc, s'éveillent afin de faire naître et se développer des actions d'envergure et d'une efficacité redoutable!
Par exemple une grève générale de toute forme de consommation : durant plusieurs jours voire le plus longtemps possible, vivre uniquement sur ses propres réserves ou ressources, ne plus se rendre au Leclerc ou à L'Intermarché ni nulle part pour acheter quoique ce soit, cesser toutes transactions, toutes affaires, ne plus téléphoner qu'en cas de nécessité et seulement dans sa famille et amis proches, ne plus se connecter sur l'internet, ne plus regarder la télévision, ne plus mettre d'essence dans le réservoir de sa voiture, ne plus rouler en voiture, ni prendre un train ni un avion ni un bus ni un métro, se rendre à pied ou en vélo à son travail (et si l'on en est trop éloigné ne plus aller à son travail)... Oui, une grève la plus générale, la plus totale, la plus absolue possible de toute forme de consommation, d'utilisation de services, de paiements divers... !
... Et merde, j'oubliais : presque tout le monde (enfin bon nombre d'entre nous) est en prélèvement automatique pour certains paiements !
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La Télé, école de violence et de délinquance
- Par guy sembic
- Le 28/12/2010
- Dans Chroniques et Marmelades diverses
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La télévision n'est-elle pas encore plus "universelle" que le Net ?
Quand on sait, quand tout un chacun sait pertinemment que des milliers d'enfants ou de jeunes adolescents, que des millions de personnes de toutes sensibilités y compris les plus exacerbées et les plus influencées, savent parce que cela s'est vu en images et en détails... "Comment on fait pour..."
Au "20h" ou au "13h", l'on assiste comme en direct, à la fabrication d'une bouteille incendiaire, à l'attaque dans les couloirs du métro d'un jeune porteur d'un smartphone, à un vol à l'arraché ou à la portière, à l'agression d'une jeune femme, à la manière d'organiser un rassemblement pour mener une action violente... Sans compter tous ces reportages sur des scènes de guerre, de pillage, de toutes sortes de désordres et de violences, sur des attentats perpétrés, des attaques de banques, des prises d'otages... Et la manière de "rouler un joint", de se "faire une ligne", et tout le mécanisme dévoilé des réseaux de stupéfiants, de prostitution enfantine, de trafics illicites d'armes...
Car la Télé, cette putain de Télé qu'aucune charte ne retient (comme c'est le cas pour les forums, blogs et sites communautaires du Net), c'est bien l'école, la grande école de la délinquance et du pourrissement des sociétés... Et comment s'étonner alors, que ne devienne universelle cette culture de la violence, de l'argent facile, de l'apparence et de l'arrogance, et que ne prolifèrent pas toutes sortes de raids et d'actions directement inspirés de ce qui s'est "vu à la télé" ?
Par contre, ce que l'on ne voit jamais à la télévision – parce que dans la réalité on ne le voit pas non plus- c'est "comment on fait" pour frapper, frapper très fort là où s'organise, se joue, s'articule, s'orchestre et se gère en haut lieu, en très haut lieu, toute cette merde!
Il faut croire que seul, a "droit de cité" tout ce qui pourrit le monde et l'aide à le pourrir... Mais surtout pas, surtout pas ce qui viserait à trancher les fils tirés en haut lieu, à investir par la force ces hauts lieux même et à les détruire...
Cette violence là, la seule qui soit justifiée, la seule qui soit nécéssaire, n'est jamais perpétrée... D'une part parce que des forteresses la "sécurisent" en la bardant de clôtures infranchissables et la dotant des armes les plus terrifiantes... Et d'autre part parce que c'est elle qui détient le Marché, et donc l'argent et avec l'argent, permet aux gens de survivre ou au mieux d'essayer d'exister...
Cette violence là, la seule qui soit justifiée, la seule qui soit vraiment nécéssaire, n'est perpétrée qu'au moment des plus grandes révolutions, celles par exemple de 1789 en France, et de 1917 en Russie... Quoiqu'il y en eût d'autres bien avant dans l'histoire mais qui ne furent pas universellement connues comme celles de France ou de Russie...
Mais les grandes révolutions, comme celles de 1789 ou de 1917, n'ont toujours pas eu d' "héritières" plus déterminées, plus laminantes encore, contre la violence faite aux peuples ou aux citoyens par ceux qui en haut lieu, très haut lieu, "tirent toutes les ficelles" et bourrent leurs coffres-forts... et sont parfois eux-mêmes des enfants de révolutions avortées dans la douleur...
Il n'y a peut être pas pire qu'un pauvre devenu riche et encore plus vache qu'un riche né riche!
Les révolutionnaires et les opposants aux différents régimes politiques et économiques, dont certains d'entre eux s'appuient sur des idéaux de "purification" ou des religions... La plupart du temps se trompent de cible : par les actions qu'ils mènent, ils versent le sang des enfants de la Terre.
Mais ne mènent jamais les actions contre ces autres cibles, beaucoup moins nombreuses, et plus grosses, qui trônent au dessus des hautes murailles...
... "Attention certaines images peuvent choquer de jeunes téléspectateurs ou personnes sensibles"... Qu'il dit David Poujadas – ou l'un de ses confrères sur une autre chaîne – avant la présentation au 20h ou au 13h, de quelque reportage édifiant et dramatique...
... Quelle formule "sybilline et consensuelle" ! (j'ose dire "troudebalesque")! ... Mais bon, c'est ainsi que fonctionne le monde... Par la grâce (par la crasse) des tireurs de ficelles aux coffres forts pleins à craquer...
... Qui d'entre vous, aurait lu " NOTRE PART DES TENEBRES" de Gérard Mordillat ?
Il y a peut-être là un "exemple" si l'on peut dire, de "Comment on fait"...
Mais il est vrai aussi que nous sommes là, dans ce livre, dans une dimension un peu au dessus de la dimension de "LES VIVANTS ET LES MORTS" du même auteur...
Souvenez vous de l'adaptation pour un film de télévision en plusieurs épisodes de "LES VIVANTS ET LES MORTS"...
Je ne pense pas que "NOTRE PART DES TENEBRES" puisse faire un jour prochain l'objet d'une adaptation similaire à la Télévision. L'on n'entre pas encore dans une telle dimension, sauf peut-être – et encore – dans le domaine de la littérature...
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Internet et 3G en France profonde
- Par guy sembic
- Le 27/12/2010
- Dans Anecdotes et divers
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Dans ces coins perdus de la France profonde, ou lieux mal desservis question réseau hertzien, ADSL et donc connexion internet...
J'imagine tous ces accros (et accrotes) du genre à péter des vidéos, des cartes dromadaires ou des clichés relookés “à tout bout de champ”... Tributaires d'une liaison chaotique, parfois fort lente voire inexistante à certains moments !
Chirac disait en 2002 je crois, qu'il ferait en sorte de réduire la fracture numérique (il s'était déjà attelé à la fracture sociale)...
Si je fais la comparaison (par vécu et expérience) entre la France d'une part, et la Norvège, la Suède, l'Allemagne, l'Espagne et l'Italie d'autre part ; de tous ces pays que je viens de citer, il se trouve que c'est la France la moins pourvue en “hotspots” (points WIFI), par exemple...
Mis à part les grandes gares, les aéroports, des lieux comme le centre Georges Pompidou à Paris, les salles de conférence et d'expositions, les hôtels genre Formule 1, Campanile et Ibis, certains cafés “branchés” de villes importantes... Pour le WIFI, coucou!
Quant à la couverture 3G (par le réseau Hertzien) d'Orange ou de SFR, c'est très bien (aussi bien que l'ADSL haut débit) mais seulement dans les grandes villes ou les zones à fortes concentrations de populations. Ailleurs c'est du 2G (au mieux) voire du GPRS...
Il existe toujours en France une véritable fracture numérique ! Dans un certain sens, si personnellement je le déplore, d'un autre côté je me dis qu'avec le niveau de “culture de la relation” tel qu'il apparaît en France aujourd'hui (autant dans la France urbaine que dans la France profonde)... Cela fait en moins sur la Toile, du petit lotissement Les Alouettes de Saint Jules les Bornes multiplié par dix mille de Dunkerque à Perpignan, quelques millions de cartes dromadaires, clichés relookés, petits queucoeurs rourouges et autres insipides billevesées énamourées...
Et ne parlons pas de ces “milliots de bonanés” sur Face de Bouc, pétés par téléphone portable 3G !
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Un p'tit bras d'honneur bien d'chez moi
- Par guy sembic
- Le 26/12/2010
- Dans Anecdotes et divers
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... À ces visages dont les yeux lumière et éclats de regards me firent tant de bien, et que je voyais danser sur les fils de la Toile, danser presque tous les jours, danser même quand je bradoneurisais... Et qui aujourd'hui ont déserté ces fils de la Toile où nous nous touchions, nous nous effleurions...
À ces visages que je ne vois plus apparaître ailleurs que sur la Voie Sacrée où tout le monde se pose, s'extrace et voyage...
À ces visages qui "bonanéïsent" désormais en "dromadaire" ou petits queucoeurs rouges...
À ces visages dont les yeux lumière et éclats de regards n'ont pas quitté mon cosmos et que je n'ai pas décrochés ...
À ces visages qui donc, existent toujours puisque la Voie Sacrée le dit et témoigne de leurs traces de voix autour de quelque ronde festive ou autre...
... Un p'tit bras d'honneur bien d'chez moi à leurs "dromadaires et petits queucoeurs rouges"!
... Moi vous savez, la Voie Sacrée c'est pas ma tasse de thé... Surtout, et en particilier quand elle devient un exutoire à ce qui fut (et qui lui, était vraiment)...
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Au fossé, au fossé !
- Par guy sembic
- Le 26/12/2010
- Dans Anecdotes et divers
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Des Pèrnohaux par milliots, des choc'hola à en être gaga... Mais des moments joyaux à tous les choeurs concerts de voix joyelles contre les moments cailloux et caillots...
De moeilleurs veux...
Des voeux forcément meilleurs puisque si pressés d'être meilleurs qu'ils ont voulu dire voeux dans "meilleurs" même... et que les voeux donc, se sont perdus en "veux"... sous entendu "je veux"...
De beaux boeufs donc, bien peints en bleu et bien pétants de fesses plantureuses sur la tribune podium des foires et valant pesant d'or...
Et toujours et encore cent balles dans le dada!
Un grand souffle de cristaux de glace sur cette Ile de France de quinze millions d'humains...
De grandes bourrasques de neige sur le ballet nuit et jour des zotototos klaxomerdantes et pressées d'arriver...
Un grand gel, un grand verglas et de piquantes bises polaires contre toute cette frime, cette consommation, cette glouglouterie, et toute cette violence, tout cet ennemour d'un monde urbain qui défèque ses richesses et ses gadgets par rayons-boulevards à perte de vue, de Grandes Surfaces...
Au fossé les ceu's qui ont quitté leur bureau à 16h pour se connecter depuis chez eux à 20h en visioconférence avec le grand Boss...
Au fossé les frimes imbéciles et vantardes fringuées de look, facedeboucquées de bonanés aux milliots de potes, torchant la Toile de confettis sucrés-salés et ennemourant toute la vie durant...
Au fossé les homards surgelés et le foie gras truffé, les chocolats fourrés et les consoles de jeux vidéos guéguerre pour les Tout Petiots...
Qu'il neige et reneige et que cela verglace et merglace...
Ah, si l'avion de Sarko capotait sur la piste merglacée de Roissy Charles De Gaulle!
Et si les Jets privés des milliardaires restaient cloués givrés sur le tarmac!
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Les artistes qui ont le vertige dans leur vie
- Par guy sembic
- Le 24/12/2010
- Dans Anecdotes et divers
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Monet, le "grand et génial" Monet... Et tous ces géants de la peinture (classique ou moderne) qui, pour certains d'entre eux soit dit en passant furent de leur vivant rejetés ou méconnus... Sont aujourd'hui dans l'esprit des gens, des sortes de modèles, La référence suprême, le génie immortalisé et que sais-je encore!
Mais surtout, surtout... Une affaire commerciale! Et cela s'achète, se vend, se lègue, se contrefait!
Il en est de même de tous les autres "géants" de la musique, de la littérature, de l'architecture, et aussi de la science et des techniques.
C'est fou ce que l'esprit du monde, soutenu par les éminences grises, le pouvoir, les gouvernants, les modes et les médias... Est présent, inaliénable, dominateur!
L'on ne peut nier certes, le talent et le génie de ces grands maîtres de la peinture, de la musique, de la littérature...
D'autres artistes dont les oeuvres sont présentées dans des salles moins fréquentées du grand public, lors de ces expositions saisonnières au Grand Palais par exemple (ou ailleurs), ne seront peut-être jamais "inhumés" au Panthéon de la Consécration Universelle, tout comme tant et tant d'autres d'ailleurs...
Ce "panthéon" ou lieu de culte, ou lieu célèbre de mémoire et de prestige, c'est bien là un mythe! Et dans ce mythe, il y a comme un vertige qui vient...
Mais le vertige, le vertige absolu, celui qui emporte l'artiste, n'est pas dans le mythe.
Le vertige, il est dans la rage, dans la passion, dans le travail, dans la fièvre, dans la quête sans fin, dans le pourquoi et dans le comment et sans peut-être même dans le savoir pour qui... De la création, de l'oeuvre.
... Merci à tous les acteurs et actrices de la vie culturelle, artistique ou associative qui, en coulisse le plus souvent, préparent des spectacles, aménagent des salles , afin que l'on y découvre les artistes qui ont le vertige dans leur vie et non pas dans l'idée de ce mythe qui, éventuellement ou aléatoirement, sera...
Monet, Van Gogh, Cézane, Camus, Rimbaud... ça leur fait une belle jambe le Grand Palais, le Panthéon ou tout autre lieu célèbre de culte et de mémoire!
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De l'autre côté de la barrière
- Par guy sembic
- Le 21/12/2010
- Dans Chroniques et Marmelades diverses
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... Du "mauvais côté" évidemment !
On la voit, on s'y heurte, on la bouscule mais elle ne tombe pas, la barrière...
Et l'on demeure envers et contre tout, du côté où l'on se trouve... Du "mauvais côté" bien sûr, par rapport à l'autre côté qui serait lui, le "bon côté"...
... Mais cette barrière, on la voit et on s'y heurte et elle nous apparaît presque toujours fixée entre d'une part ce que l'on est et ce que l'on a, et d'autre part ce que l'on voudrait être et ce que l'on n'a pas...
Autant dire que ce que l'on est et ce que l'on a, ne nous convient, ne nous satisfait guère...
Et que ce que l'on voudrait être et avoir, nous semble inaccessible, ou le privilège d'un petit ou plus grand nombre d'entre nous, auquel nous n'avons pas accès...
... Sud Ouest Dimanche du 19 décembre 2010 titrait en page 2 et 3 :
"REDUITS A FAIRE LES POUBELLES POUR MANGER"
... Et l'on vient d'apprendre que la nation la plus puissante du monde, la plus technologiquement avancée, les Etats Unis d'Amérique avec ses grandes universités et ses trois cents cinquante millions d'habitants dont cent millions sont en dessous ou autour du seuil de pauvreté, ou "pas bien riches"... Voit l'espérance de vie de ses citoyens diminuer d'un mois en moyenne...
... "Réduits à faire les poubelles pour manger", pour les pauvres, très pauvres, glaneurs et recupérateurs bricoleurs... qui pour certains d'entre eux ont un travail, un travail trop précaire et trop mal payé pour pouvoir payer un loyer (et encore moins une mensualité de prêt immobilier pour une modeste maison)... Assurément, c'est bien là "être du mauvais côté de la barrière"...
Mais je dis ceci : le "bon côté" de la barrière c'est ce "sale" (et indécent) côté de la barrière, lorsque ce côté c'est celui d'une richesse insolente, réelle et affichée au grand jour, des "très très riches" (et moins riches qui singent les très riches dans leur manière de consommer et de se comporter)...
D'ailleurs l'on ne voit que cela : cette débauche et cette gabegie de produits de loisirs, de vacances, de bouffe, d'équipements et de nouveaux gadgets technologiques...
Cette gabegie à te donner le tournis jusqu'à l'insomnie; et à te faire trépidanser sans répit juché sur un dada de manège fou pour attraper le nouveau pompon agité...
... L'espérance de vie qui diminue dans un pays aussi "économiquement développé" (et aussi puissant) que les Etats Unis, alors même que le nombre de personnes de plus en plus âgées ne cesse d'augmenter par ailleurs... Assurément, c'est bien de cette réalité que surgit le sentiment d'être du "mauvais côté de la barrière", pour les gens vivant dans la misère et en mauvaise santé... Ou même encore pour les gens "ordinaires" que nous sommes, attentifs à nos modestes budgets et subissant de plus en plus de restrictions en matière de protection de santé... Ces gens que nous sommes et à qui les "éminenses grises" font croire que l'on vit plus vieux qu'autrefois, statistiques et chiffres à l'appui...
Forcément! Avec neuf milliards d'humains en 2050, ça fait plus de "vieux" qu'avec un milliard et demi d'humains en 1900 !
Mais si les poubelles sont riches, si riches de tout ce que jettent les riches... La vie quant à elle, la durée de la vie humaine, n' a pas de "rab' d'années" à donner aux vieux glaneurs démolis...
... Ce que tu es ?
Peut-être mon ami, qui me lit sur ce blog...
Peut-être quelqu'un ou quelqu'une que j'aurais pu rencontrer, avec qui j'aurais pu lier connaissance, et voir et revoir...
Ce que tu es ?
... Pour le "Système", pour l' "intello" qui se pavane dans un parti politique, dans un salon littéraire, sur un plateau de télévision lors d'une émission sur un sujet d'actualité où ne sont invités que des personnages plus ou moins médiatisés... Tu n'es tout bonnement rien! Tu n'existe qu'en tant qu' "individu"...
"Individu"... Voilà un mot que je déteste, un mot qui nie la personne humaine, un mot qui fait d'une personne humaine un objet animé et manipulé...
Non... Et merde! Pour moi, ce que tu es, ce n'est pas ce que tu es pour un Système ou pour un intello affilié à quelque parti... Tu n'es pas, tu ne sera jamais un "individu".
Mais je dirais aussi qu'il y a de l' "individu" en chacun des êtres que nous sommes : cette part d' "individu" qui nous vient de ce qu'il y a de déplorable, de banal, de médiocre, de vulgaire dans le sens où tourne le monde... et qui de ce fait, nous fait devenir "individu"... Et que je combats à ma manière...
... Ce que tu as ?
C'est ce visage qui dit de toi, l'être que tu es, une seule fois dans toute la Terre et dans tout l'univers...
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Retour de Terre inconnue
- Par guy sembic
- Le 21/12/2010
- Dans Anecdotes et divers
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Ce que l'on ne verra jamais à Terre Inconnue, l'émission de télévision préférée des Français 6 ou 8 millions de téléspectateurs :
Un séjour chez des Talibans dans le fond d'une vallée perdue d'Afghanistan... Sans doute tous les Talibans ne sont pas forcément de farouches et dangereux guerriers ou organisateurs d'attentats, mais il n'en demeure pas moins que les représentants les plus "paisibles" de ces gens là sont tout de même des Talibans! Des Talibans peut-être "moins purs et durs" mais qui n'envoient pas leurs filles à l'école, ont leurs femmes revêtues du voile intégral absolu total, ont une "vision du monde" qui est en totale inacceptation avec nos cultures (Européennes et autres)...
L'on ne verra jamais non plus à Terre Inconnue, un séjour dans une tribu "reculée" du centre de l'Afrique "profonde" où l'on pratique depuis des siècles l'excision des petites filles et où l'on se conforme à des pratiques de sorcellerie mélangées à de l'Islam dévié!
"Comme par hasard" (c'est fou ce que le hasard fait bien les choses dans la recherche de peuples "hors normes" vivant à l'autre bout de la planète) tous ces peuples étranges et minoritaires perdus dans quelque désert, forêt équatoriale ou toundra arctique, qui font l'objet de reportages, sont tous "bons, émouvants, avec de profonds et magnifiques sentiments"! Et ne sont jamais "berceau de terroristes" ou dangereux prédateurs ou charcuteurs de parties génitales d'enfants!
Je ne vais pas jusqu'à dire qu'à Terre Inconnue l'on fait dans la dentelle et dans le conte de fées... Mais "ça y ressemble un peu" !
Quoiqu'il en soit, peut-être cela plairait-il bien, au simple quidam sans aucune spécialité ni expérience ni notoriété ni compétences particulières sur le plan scientifique ou ethnologique ou autre... D'être invité à Terre Inconnue! Pourquoi pas? Ce "quidam" ne vaudrait-il pas un Gérard Jugnot, ou l'un de ces artistes, scientifiques ou comédiens ou journalistes jusqu'alors invités à Terre Inconnue pour un séjour au bout du monde dans quelque tribu perdue? Cela serait sûrement plus "sensas" que de suivre dans un fauteuil ou sur un canapé, le reportage devant la télé!
Mais les moustiques font peur! Le blizzard, dormir à la dure, ne pas pouvoir se laver tous les jours, bouffer des insectes ou des bouillies de céréales, tout cela dérange... Et devoir monter à mulet, à lama ou sur un autre quadrupède local, marcher à pied cinquante kilomètres!
Qu'on le prenne donc, à Terre Inconnue, ce "quidam"! Et qu'on mette dans la dentelle quelques épines un peu plus costaudes même!
C'est fou ce qu'en fonction de nos "idéaux culturels" (bien branlés par les grands médias et faisant le fond de commerce de programmes Télé édulcorés) l'on se fait une "vision du monde"!
Une "vision du monde" qui, sous son visage caramélisé, n'en demeure pas moins bardée d'intolérance, de repères "arrangeants"... Et, il faut bien le dire, de regards en lame de couteau dirigés vers les "parias" !
Et si un jour, contre toute vaine attente, contre toutes idées reçues, contre tous ces regards en lame de couteau... Les "parias" devenaient des interlocuteurs (difficiles certes, mais possibles)?
Après tout, en Europe jusqu'au 19ème siècle, dans l'Europe Chrétienne, catholique ou protestante pratiquante... L'on n'envoyait presque jamais les petites filles du peuple à l'école!
Et l'on faisait crever les gosses de huit ans au fond des mines de fer ou de charbon!
Et nos "idéaux culturels", ils sont en train de "se faire la malle" parce que sous la soutane, les médias agitent les godemichés qui vont s'étaler sur les tréteaux des marchés!
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La femme du poète intégriste
- Par guy sembic
- Le 20/12/2010
- Dans Bateau pirate
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La femme du poète intégriste :
Tu me fais mal
Tu me saccages
Tu te rues sur moi
Ivre et hurlant de tout ce qui, de la rue, s'est jeté sur toi et t'as mordu...
S'est jeté sur toi et que tu as maudit...
Maudit de toute ta foi...
Et qui a vitrifié ton esprit
Tu me traces de toutes les laves jaillies de ces entrailles de toi qui rougissent à vif
Tu me veux nue
En string
En jupe
En robe
Sur la cuvette des WC dans le train
Tu te vautres sur moi
Longtemps
Comme une flamme rebelle à la lance du pompier
Une flamme mouillée
Une flamme qui s'accroche à la souche
La souche que je suis
Enterrée
Enterrée et mouillée.
Les mots que tu dis sont des bombes...
Les mots que tu écris sont des génocides...
Tu ne respectes rien
Tu le lamines ce monde...
Abject dis-tu qu'il est!
Ta poésie est intégriste
Intégriste comme une religion de purs étrillant le monde.
Tu me fais mal...
Tu me saccages.
Je te pardonne de ne pas m'aimer
Puisque... En vérité
N'ayant jamais cessé depuis tant d'années
De te jeter sur moi
De t'enfouir en moi
De me tracer
De me saccager...
Tu m'as aimée sans le savoir
Toi le poète révolté
Le poète intégriste
Le poète des mots génocide
Le poète délinquant qui étrille le monde...
Je te pardonne d'avoir fait de moi ta paillasse
Ta paillasse unique
Jusqu'à l'épuisement
Jusqu'au coma érotique...
Car nul homme ne pouvait être plus fidèle que toi dans une telle violence
Dans une telle ardeur
Et d'une telle constance...
Pour une femme
Cette femme que je suis.
… Le poète intégriste :
Je n'étais pas encore né...
Mais je savais que tu viendrais...
Oui je t'ai aimée sans le savoir
Oui je me suis jeté sur toi
Toute ma vie
Rien que sur toi
Si je n'avais su bien avant mon premier cri
Mon premier cri, ma première respiration dans ce silence, dans cette violence, dans cette indifférence, dans cette troudebalerie qui s'ouvraient à mes yeux...
Si je n'avais su que tu viendrais
Et que tu serais avec moi dans la traversée...
Je me serais suicidé dans le ventre de maman avant de venir au monde
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Et si le Franc revenait ?
- Par guy sembic
- Le 19/12/2010
- Dans Articles
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... Ma peur, ma très grande peur, c'est que si le Franc revenait, l'on ne reconvertisse pas les salaires, les pensions et les revenus sociaux, d'euros en francs comme l'on devrait normalement les reconvertir... C'est à dire : pour 1000 euros, de nouveau 6500 francs comme avant l'euro...
Au moins en l'an 2000 quand un steak frites de base coûtait 35 francs (ce qui était déjà "bonbon" pour un steak frites) gagnait-on 10000 francs! Certes, un loyer c'était 2000 francs, une bagnole 80000 francs et une baraque 700000... Mais on y arrivait (tant bien que mal il est vrai)!
Imaginez au retour du Franc, le même steak frites de base coûtant non plus 6 ou 8 euros mais 40 ou 50 francs, alors que le salaire ou la pension de 1500 euros serait devenu non pas comme avant 10000 francs, mais 3000, voire même 1500... Francs!
Déjà en "euros actuaux", une baraque c'est minimum 150000 euros c'est à dire UN MILLION de Francs! Qui en 2000 aurait pu "se foutre sur le cul" un crédit d'un million de francs sur vingt piges pour une baraque de base, en étant ouvrier spécialisé, ou facteur, ou employé municipal ou aide soignant?
Alors que dire aujourd'hui, d'une baraque "un peu plus personnalisée" de... 250000 euros, même pour un "cadre moyen" ?
De la folie!
Et pourtant... A voir tous ces lotissements "résidentiaux" bien aménagés avec espaces verts, jardins d'enfants, services, commerces etc... Ou même tout simplement ces lotissements "normaux" de "zones rurales urbanisées"... Où s'alignent de "jolies petites baraques" de plus de cent cinquante mille euros... (pas beaucoup plus mais plus quand même)... L'on se dit "mais comment les gens ils font?"... Quand on imagine la mensualité que ça fait sur 20/25 ans!
Et y' a une pub de bagnole à la Télé ces temps ci, qui dit que pour 21500 euros on peut avoir une bagnole de riche (je me rappelle plus quelle bagnole c'est)!
Merde! 21500 euros pour une bagnole, ça me fait mal aux tripes! Surtout quand on a du mal à en renouveler une pour moins de 10000 euros! (je trouve cette pub indécente)...
De la folie!
Je veux bien écouter Marine Le Pen quand elle explique aux Français qu'il vaudrait mieux revenir au Franc (je comprends parfaitement dans quel sens elle dit cela, l'argumentation qu'elle soutient et ce que cela implique pour nos productions, nos exportations)... Et je dis "ça serait valable, mais à condition que l'on regagne 10000 francs pour 1500 euros comme avant... Sans pour autant devoir payer le steak frites de base 100 francs!"
Mais dans la galère dans laquelle on vogue entre des vagues aussi hautes que des immeubles... Le retour du Franc me fout la trouille (alors que l'euro, cependant, me semble une hérésie économique)...
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Sur mon canap'd'conforama en face de David Poujadas
- Par guy sembic
- Le 18/12/2010
- Dans Chroniques et Marmelades diverses
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TGV bondés, embouteillages monstres sur les autoroutes enneigées des stations Alpines, sept cent mille voyageurs dans les aéroports Parisiens à destination de paradis touristiques plus ou moins "bon marché"... Tout ça au journal télévisé... ça me fatigue! ça me fatigue rien que de voir tout ce tohu bohu de vacanciers et de bagnoles et de trains et d'avions bondés...
Ah les "sports d'hiver"! La glisse, les remontées, les boîtes et les dancings en vogue la nuit, la frime, la drague, les restos... Et la mitraille d'appareils photos, les films au camescope numérique, le 3G ou le WIFI partout à l'hôtel et au bar de la station, la "bonané" sur facebook à des centaines de potes... Tous ces mecs, toutes ces gonzesses de 20 à 30 piges du genre à te dire "accouche" quand tu traînes trop sur la pensée ou la réflexion ou la poésie, tous ces trentenaires tous en débêt sur leur compte bancaire et dont certains attendent le chèque des étrennes de la mamy ou du papy... Lesquels mectons et mectones à peine donneront un coup d'fil rapidos pour dire merci (ou même pas de coup de fil du tout)...
Ah, putain, tout ça me fait gerber! Quelle folie, quel monde, quelle cacophonie, que de fricaillerie et de frime imbécile... C'est à qui fera le plus sensas, déjà sur place en ces jours fous de glisse à la con et de soirs de discothèque, et ensuite revenu à Paname ou à Angers ou à Lyon pour se pavaner sur Internet!
Merde à tout ce fourbi de frime et de glamour! Merde à cette "sous-richesse" qui singe à sa manière la richesse insolente et arrogante des milliardaires, propriétaires et invités de palaces!
Sur mon canap' de conforama qu'a déjà sept piges, devant David Poujadas qui commente les départs en vacances de Noël, avant que ne survienne dans la soirée qui vient, Christine Lagarde et pour finir une interview de Marc Lévy... Sur mon canap d'Conforama au bleu pisseux... Je levote une fesse (la droite) et je largue une p'tite perlouze...
... Cela dit, si le "petit sourire" de David Poujadas me gonfle quelque peu... Et si "j'adore" la consensualité de Christine Lagarde dans ses vestes impeccables aux épaulettes renforcées, si je jappe tel un petit toutou cagneux devant la statue en carton grandeur nature de Marc Lévy (souvenez vous de "Mes amis mes amours" devant les kiosques et les librairies de Grande Surface)... Je n' applaudis guère au "chic frontiste" (c'est quand même fou ce qu'elle a du "chien") de Marine Le Pen !
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Jours heureux
- Par guy sembic
- Le 17/12/2010
- Dans Anecdotes et divers
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Si certaines fractures relationnelles sont de ces blessures dont on ne guérit jamais, il est aussi ce souvenir de moments de séparations jamais suivies de retrouvailles, ce souvenir qui fait battre dans des nuits de veille ou dans des jours fuyants, comme des respirations d'êtres endormis...
Des portières d'automobiles ont claqué, le rouge des feux d'un wagon de queue s'est dilué dans l'encre de la nuit, un visage est devenu chevelure au bout d'une rue, une silhouette s'est fondue dans un grand dessin de paysage de gens...
Les jours heureux ainsi vécus en famille ou entre amis, ces matins de cris et de bousculades d’enfants, l’odeur du café et du pain grillé dans l’attente des invités, le grincement métallique du « convertible » replié dans le salon, ces immenses éclats de rire, ces effleurements de confidences, ces étreintes de regards… Cette fête traversant les jours d’été, défonçant les solitudes comme les amoureux défoncent les sommiers, tout cela surgit comme une eau vive de torrent de montagne d' enfance et de saisons heureuses.
Ces visages disparus et qui ne sont pas revenus étaient funambules sur des fils tendus au dessus d'un bout de paysage... Et nous étions avec eux suspendus dans les airs... Et dans les jours qui suivirent le vol au dessus du bout de paysage, s'est écoulée la trace des visages funambules, ont soleillé des regards encore perceptibles...
De ces jours heureux ainsi vécus, il en faut appeller d’autres, oui, d'autres encore et peuplés de visages funambules sur les fils tendus au dessus de plus grands bouts de paysage...
Pour rejoindre les visages qui ne reviennent pas, ne sont jamais venus... Il n'est peut-être que quelques mots à faire pousser, des mots qui existaient déjà avant d'être nés...
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On va demander à la Météo
- Par guy sembic
- Le 16/12/2010
- Dans Bateau pirate
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O focé lé zotototos!
K'il renèje ék' ça gliss!
Putin d'zotototos ké pèt'pèt tutt tutt ce pov' con k'avançe pa!
O focé lé kékèçe 38 tone touplin d'joujoux chin'tok !
K'il renèje ék'ça gliss dur dur jelan dézeure surplaçe lé kékèçe 38 tone kariveron pa o Gran Mail !
Le Gran Mail o réyons guirlandés animés de pèrnohos névrozés!
É toute cé zotos ké tournicote é ce gare sur le parking du Gran Maïl...
Toute cé zotototos ké lambadade o zabor dé Grande Surface...
é toucé p'tigoss ké pleurnich' o truc truc ki voudrè avoir...
é toucé kady plin plin...
ça kaïl, ça kaïl mé lé meuf pouce lé kady en guibole guéné de colans et p'tit manto cintré ultra cour...
Y z'on pa d'sou y son foché mé y zon la carte Carefour!
A putin tou cé pyramide de joujoux
Tout' cèt' boustifaye
Tou cé pinars et tout' cé boutèyes dalcol
Tou cé gâtos en plastic come dé tour de babel ou dé chapo de dame
Tout' cé Télés tou cé zordis é zaparèye foto
O Multimédia cé dingue tou cé nouvo ifone é smart'fone é tou cé truc à la mode ki t'chanje la vie!
Kanta tou ça tu cour aprè encor plin d'truc
cé la névroze é t'en bèze plu ta meuf
Dayeur la meuf elle se cace
A putin k'il nèje é renèje, keu ça gliss é keu ça face tout plin de zotototos o focé!
Keu lé Gran Maïl il è dé réyon vide paske le gro bahu plin de chin'tokeris il è pa arivé!
A putin... la carte Carefour d'un coté ki ser de ralonje o smic ou o èrrèmi ké ogmante jamé pour s'payé kan même a crédi sur 2 pije dé truc ké coute d'pluzenplu cher...
A putin... é d'l'ot'coté lé paradi fisco é lé pluvalu k'ogmente bien plus keu le smic ké ser de ralonje a dé zémoluman d'vinmille ou centmile euro par mois!
Lé grèk y zon cacé du flic et dé vitrine de magazin y zon flambé dé bagnole é investi des banque
é nou k'èce con va fère?
On va demandé a la météo!