Articles de yugcib
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"Au ras des pâquerettes"...
- Par guy sembic
- Le 18/02/2011
- Dans Chroniques et Marmelades diverses
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Donc, "au ras des pâquerettes" si l'on peut dire...
Voilà :
Entre un "droite peu argenté" et un "gauche caviar", ma "sympathie" (notez les guillemets) va plutôt aller du côté du "droite peu argenté"...
Allez... On va dire "pour faire simple" que :
Le "droite peu argenté" c'est le citoyen lambda qui n'a pas forcément été beaucoup à l'école, qui a un parcours professionnel (ou d'activité) très chaotique (ponctué de périodes de chômage), qui gagne en gros moins de 1500 euro par mois et qui est criblé de dettes (prélèvements automatiques, cartes de crédit, etc...)
Il est "droite peu argenté" donc, non seulement parce qu'il arrive à peine à joindre les deux bouts ou qu'il est dans la dèche, mais aussi et surtout parce qu'il est attaché à "quelques valeurs bien traditionnelles" genre croyances et -ou- pratiques religieuses, travail, famille, sécurité, ordre, morale...
Notons que le "droite peu argenté", même s'il n'aime pas Nicolas Sarkozy (pour son côté "people" et ses petites phrases à l'emporte-pièce, pour sa "vision du monde" et sa sympathie pour les riches/très riches "qui font marcher la boutique")... Au second tour de la prochaine présidentielle, il votera quand même pour Nicolas Sarkozy...
Le "gauche caviar" c'est le citoyen qui "ne se sent pas citoyen lambda" (mais plutôt du genre "différent des autres" parce qu'il pense autrement), qui a souvent "beaucoup été à l'école", qui gagne en gros, entre 2500 et 4000 euro par mois ou plus, qui a une belle maison, une grosse voiture, une ou deux résidences de vacances, qui a une "autre vision" en ce qui concerne les valeurs traditionnelles, la religion, la politique, l'économie, le travail, la famille, l'ordre et la morale...
Notons que ce "gauche caviar" là, ne votera pas en 2012 pour Nicolas Sarkozy, mais plutôt pour Dominique Strauss-Kahn (mais pas forcément pour Martine Aubry)...
Le "droite peu argenté", à partir du moment où il ne m'agresse pas par des propos systématiquement "anti/anti", et où, sans être du tout de mon avis, ne cherche pas à me faire du mal ; et si de mon côté, je ne l'agresse pas non plus... Demeurera toujours pour moi une personne "accessible" avec laquelle j'arriverai toujours à communiquer...
Par contre, du "gauche caviar", je n'attends aucune indulgence et aucune considération de sa part : il pensera que je suis un "anarchiste rêveur et farfelu", il m'infirmera et me contestera quasi systématiquement au moindre de mes propos qui selon lui n'a "aucun sens"...
Le "divorce relationnel" est donc "assez flagrant" entre le "gauche caviar" et l'être que je suis...
Je vais même aller plus loin :
Un "Front National" qui serait une personne "agréable de contact", une personne "de réflexion et de pensée", et qui ne serait ni agressive ni "m'as-tu-vu" ni "matcho" ; même si je ne partage pas du tout sa "vision du monde et de la société"... Me serait "presque sympathique"...
Seulement voilà : je ne suis pas comme ces communistes qui, deux fois cambriolés, voteront pour Marine Le Pen au premier tour des présidentielles ! Je suis tout simplement (et irrémédiablement) un "ce que je suis" qui ne se ralliera jamais au Front National ni à la "gauche caviar" ni à une forme de "droite édulcorée ou relookée"...
... Ah, mon pote... Tu vas voter pour Sarko?... Ou... T'en pinces pour Marine? Ou encore... Tu le verrais bien le Dominique Trois Canes?... T'en fais pas, on va faire ensemble un tour en vélo !
... Il y a aussi le "droite plantureux" qui lui, met des barbelés autour de son écuelle pour que les museaux indésirables ne viennent pas tremper dans sa soupe...
Et il y a le "gauche toutou féroce" qui lui, aboie : "ôtes-toi de là que je m'y mette"...
... "Divorce relationnel" assez flagrant, entre l'un ou l'autre de ces deux "genres" et "ma pomme" !
... Cela dit, toute opinion émise ou exprimée, même difficilement acceptable pour celui ou celle qui la reçoit en pleine figure ; a sa place dans un débat. Toute confrontation, même difficile voire violente, à un certain moment met en évidence des idées ou des points tout à fait particuliers sur lesquels se rejoignent les gens... Et lorsqu'il y a ce "point commun" (qui souvent n'a rien à voir avec le fait d'être de telle ou telle sensibilité culturelle, sociale ou politique), alors "ce n'est certes pas gagné" mais c'est comme une porte qui s'ouvre sur un "espace d'humanité"...
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La pointe incandescente du regard, avec l'outil pour travailler
- Par guy sembic
- Le 17/02/2011
- Dans Pensée, réflexions, notes, tags
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La violence des événements, la beauté ou la laideur et la cruauté du monde, sont des "matériaux premiers" pour l'écriture...
Ces matériaux sont difficiles à travailler.
Ils ont une dureté que les meilleurs outils ne peuvent qu'à peine entamer.
Ils sont d'une si grande diversité qu'il faudrait sans cesse de nouveaux outils pour les travailler.
Il n'y a peut-être que le regard, un regard porté à incandescence et pénétrant à l'intérieur des matériaux, pour suppléer aux meilleurs outils.
Travaillés par le regard, les événements, la beauté, la laideur, la cruauté, l'étrangeté, l'absurdité du monde ; et tout ce qu'il y a d'indicible, de "peut-être vrai", de folie ou de raison dans le monde... Tout cela peu à peu prend forme.
Et par la forme, même par la forme inachevée, toute la brutalité qu'il y a dans la beauté ou dans la laideur ou dans l'étrangeté ou dans la dureté du matériau, disparaît sous la pression du doigt...
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La puissance ou la vanité des mots
- Par guy sembic
- Le 15/02/2011
- Dans Pensée, réflexions, notes, tags
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Je comprends l'idée de "puissance des mots" lorsque, des mots viennent les actes, les choix, les décisions, les comportements, les réalisations...
Je comprends que par les mots, l'on puisse maudire ou bénir, élire ou exclure...
D'ailleurs - et je le dis avec une certaine "gravité"- je comprends "beaucoup de choses" de tout ce qui se dit et s'écrit... à ma manière cependant. Et alors même que, tout à fait paradoxalement, je n'accepte pas "beaucoup de choses" de tout ce qui se dit et s'écrit soit dans l'émotion du moment, soit parce que "tout le monde ou presque le dit"...
Il y a à mon sens, dans les écrits du genre "journal intime" ou "récits et anecdotes de sa vie" ou ce qu'il est convenu d'appeler "autobiographie"... Et que l'on voit fleurir, se répandre, se jeter dans trois cent pages de livres ou sur des blogs ou sur des forums, tout comme l'esseulé qui se jette sur un sommier en pensant à une femme... Quelque chose d' aléatoire, de souvent malsain; parfois tragique, quelquefois drôle mais presque toujours assez vain...
Il y a à mon sens dans les propos sur toutes sortes de sujets d'actualité, de politique, de vie ou de "morale philosophique", que l'on voit aussi fleurir, se répandre et se jeter dans les livres qui ne sont pas des romans d'une part, mais surtout sur les blogs et les forums du Net d'autre part... Quelque chose de tout aussi aléatoire, malsain, tragique, drôle... Et tout aussi vain...
C'est vrai : un livre, à partir du moment où il est diffusé, vendu, existera toujours quelque part, dans quelque recoin, sur une étagère, dans un carton de vide grenier... (on ne peut brûler ou détruire si l'on s'y résoud, que l'exemplaire de ce livre que l'on a chez soi)... Par contre il suffit d'un clic sur le clavier d'un ordinateur pour supprimer définitivement un blog, un site, un forum même...
Soit dit en passant, il me semble difficile d'imaginer un blogueur supprimant son blog, sur le seul propos inamical de quelque "givré" ou sur le commentaire sévère mais justifié de quelque personne "ne mâchant point ses mots"...
Il serait – peut-être- plus probable quoique "assez peu banal" d'apprendre qu' un blogueur a supprimé son blog comme il se serait suicidé...
... Et il y a aussi le silence... Le silence comme une sorte de "réponse" à ce qui vient d'être exprimé par l'Autre, par les Autres... Et pouvant être interprété de si différentes façons toutes plus ou moins justifiables... Il y a le silence du consentant, le silence de l'indifférent, le silence du furieux, le silence du blessé.... ou encore le silence par incapacité de répondre...
Je n'aime pas le silence qui hurle... Le silence ne devrait jamais hurler : il est pire, alors, que de crier, et même que de "crier sur les toits"... Et c'est, je crois, l'un des plus mauvais refuges, que le silence qui hurle...
Il y a de ces refuges que finalement l'on trouve dans ce que la peur même de la confrontation nous force à surmonter : la peur de la confrontation devient alors si insupportable et d'un espace si fermé, que l'on se jette dans la perspective de cette confrontation comme dans les eaux supposées glaciales d'une rivière en furie... Mais les eaux ne sont peut-être pas glaciales, et la rivière, peut-être pas en furie mais animée d'un courant porteur...
De ces refuges que l'on trouve aussi dans l'interrogation, dans le doute, dans la dérision, dans l'incertitude et dans la reconnaissance du caractère aléatoire des choses, des êtres, de la relation, des dits et des écrits... Ce sont des refuges dans lesquels on souffre, mais qui demeurent ouverts...
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1950 - 2011 : deux mondes différents
- Par guy sembic
- Le 13/02/2011
- Dans Articles
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Peut-on regretter le monde de 1950 ? Peut-on avoir la nostalgie de ce monde là ?
Il me semble que seuls, aujourd'hui dans le monde de 2011, les enfants de 1950 devenus des gens de soixante ans, peuvent encore regretter le monde de 1950... Pour autant qu'ils furent en 1950, de jeunes Européens, de jeunes Nord Américains nés tout juste après la seconde guerre mondiale, soit les enfants des pays les plus avancés économiquement et technologiquement du monde d'alors, où commençaient à apparaître la télévision, les appareils électroménagers ; où il n'y avait pas de chômage, et où l'on vivait "petit" mais "heureux"... Selon eux, les gens de cette génération de l'après guerre.
Le monde de 1950 ? C'était pour plus de deux tiers de la superficie de ses terres (pays et continents) c'est à dire l'Amérique du Sud, l'Afrique tout entière, le proche et moyen Orient, et l'Asie dans son ensemble, avec l'Indonésie... Et la Russie des immensités Sibériennes, et une bonne partie de l'Europe continentale de la Pologne jusqu'à la Mer Noire et à la Méditérranée... Un monde d'un "autre temps" que celui du 20ème siècle des nations industrialisées de l'Europe de l'ouest et de l'Amérique du Nord... Sans télévision, sans électricité, et dans une misère généralisée pour des millions de gens soumis aux pires aléas de la vie... Un monde aussi "ancien" que le monde du Moyen Age Européen ou même que celui de l'Antiquité... Ou presque "néolithique" dans certaines contrées isolées de la planète... À l'exception toutefois des régions urbanisées ou portuaires...
Alors je comprends qu'un Français, qu'un Belge, ou qu'un Américain puisse avoir, à 60 ans, la nostalgie des années 50, et s'inquiète pour ses "vieux jours" prochains dans les années 2030... En face de ce monde contemporain qu'il ne comprend plus et qui lui apparaît si "étranger aux valeurs qui lui furent inculquées dans son enfance"...
Le monde de 1950 ? C'était encore le temps des grands empires coloniaux, l' "âge d'or" de la France, du Royaume Uni de Grande Bretagne et de quelques autres puissances Européennes encore présentes en Afrique... Et exploitant les richesses naturelles de tous ces pays proches ou lointains d'Afrique et d'ailleurs, sous l'étendard brandi avec orgueil, d'une "mission civilisatrice"... (souvent entachée de corruption et d'hypocrisie)...
C'est vrai : les milliardaires de 2011 ne sont plus les mêmes que ceux de 1950... Ils sont surtout plus nombreux... Un peu plus de mille aujourd'hui, et bientôt dix mille dans dix ou vingt ans... Cela fait de beaux jours en perspective pour les constructeurs de voitures haut de gamme, pour le tourisme, pour les industries du luxe et des loisirs... Et tous ces milliardaires entraînent dans leur sillage toute une faune hétéroclite de "nouveaux riches" sans cesse plus nombreux, devenus eux aussi, de grands consommateurs de produits de loisirs et de luxe, d'acquéreurs de biens immobiliers et de voitures...
C'est vrai : le monde de 2011 est "plus riche"... Mais aussi "plus riche partout"... Alors les prix montent, les marchés dans les villes et même dans les villages deviennent de grands bazars d'affaires à ciel ouvert, les boutiques se succèdent de chaque côté des rues et tout autour des places, les grandes surfaces commerciales ne cessent de s'agrandir ou de se rénover ou de s'implanter...
Mais si les "riches" sont plus nombreux, toujours plus nombreux... les "pauvres" sont aussi, plus nombreux qu'avant, et surtout... Partout, et en particulier là où ils étaient autrefois, considérés comme marginaux... C'est à dire dans ces pays qui étaient en 1950 des "pays riches" (et le sont d'ailleurs toujours bien que subissant une concurrence féroce de la part de nombreux autres pays)...
... Il y a bien là, à mon sens, toute l'essence de la fracture sociale la lus profonde et la plus grave de l'histoire de l'humanité, qui "soleille" comme dans une boîte de fer blanc ouverte à l'heure de midi par quarante degrés de température...
Et il y a aussi, toute l'essence des bidons dispersés dans tous les garages du monde, pour de nouveaux moteurs de relation humaine... Il y a ces étincelles qui voyagent aussi vite que la lumière et viennent allumer des feux pour avoir chaud et être éclairé là où ne dormaient autrefois que des braises...
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C'est avec le monde Arabe que cela commence...
- Par guy sembic
- Le 12/02/2011
- Dans Chroniques et Marmelades diverses
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Les Moubarak, Ben Ali, familles régnantes et militaires au pouvoir, les privilégiés et les milliardaires des régimes politiques et économiques, les polices omniprésentes, les prisons peuplées d'opposants, d'artistes et d'écrivains, la presse écrite ou parlée muselée, les livres interdits...
Tout cela dans le monde Arabe, c'était, cela devait être immuable... C'était une fatalité.
Et en quelques jours seulement, au mois de janvier en 2011 en Tunisie pour commencer, puis quatre semaines plus tard en Egypte, ce sont des millions de gens qui se sont révoltés et ont abattu deux statues géantes de pharaons !
Si "tout est allé aussi vite", c'est parce que la communication dans le monde d'aujourd'hui, par Internet et les réseaux sociaux, par la technologie dans la transmission instantanée de l'image, de la parole et de l'écrit, va aussi très vite, de plus en plus vite et de plus en plus loin partout dans le monde... Ce qui n'était pas le cas, par exemple, lors de la révolution Française en 1789, ou de la révolution russe en 1917...
Mais comment aussi, et même avec Internet et les réseaux sociaux, des millions et des millions de gens formant des foules à perte de vue peuvent-ils à eux seuls si nombreux soient-ils, faire tomber un régime politique, si à un certain moment dans l'évolution d'une insurrection généralisée, ils ne sont pas "soutenus" par tout ou partie des forces armées ou détenant quelque autorité ? Si tous ces millions de pauvres, d' indigents, de miséreux et de "laissés pour compte" d'un système économique, à un certain degré de corruption et de déliquescence d'une société tout entière, ne sont pas relayés dans leur résistance et dans leur révolte par d'autres millions de gens "un peu moins pauvres" voire relativement "aisés" qui eux, auparavant, ne "disaient rien" mais résistent et se révoltent aussi, désormais ?
Tremblez, dictateurs, magnats de l'industrie et de l'économie, gouvernants spoliateurs et escrocs, familles régnantes, banquiers, financiers, actionnaires, milliardaires... Du monde Arabe et de la Terre entière : vos jours sont comptés !
Le peuple Arabe vient de s'éveiller et de se dresser comme un seul homme en face des statues de deux grands géants, et d'autres peuples encore, d'autres dizaines de millions de gens dans le monde, pourraient bien suivre la même route à l'assaut de toutes ces places fortes qui passent pour "éternelles" et somme toute, "normales"...
Ce qui fait la force – et l'avenir- d'une révolution, c'est :
-Toute une marée humaine à perte de vue de gens ordinaires et sans fortune refusant la misère organisée et imposée au seul profit de quelques dignitaires de régimes ou de gouvernements ou de décideurs économiques.
-Le soutien et l'adhésion à la cause du peuple d'au moins une partie des forces sensées à l'origine servir par les armes et par la loi les seuls intérêts de ceux qui possèdent et décident.
-L'éveil et la réflexion de masses sociales qui ne peuvent plus se résoudre au silence, à l'indifférence, à la médiocrité et à l'injustice...
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Religieuse éventée et surie
- Par guy sembic
- Le 10/02/2011
- Dans Chroniques et Marmelades diverses
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L'ennemour ce n'est pas l'inimitié ni un sentiment qui, d'une manière générale, pourrait être comparable au sentiment de ne pas aimer ou même de détester...
Ce n'est même pas un sentiment.
C'est un état...
C'est une inconsistance dans la relation avec l'autre, lorsque cette relation apparaît finalement dans toute sa nudité et dans toute sa stérilité, une fois que la relation se révèle entièrement dépouillée de tout ce qui l'habillait, la déguisait et lui donnait une ressemblance à s'y méprendre, à l'amour...
L'ennemour est encore pire que le manque d'amour ou même, que l'indifférence...
Je hais l'ennemour.
Je piétine l'ennemour comme un enfant désobligeant, insoumis et impoli piétinerait la religieuse au café ou au chocolat bardée de crème chantilly éventée et surie, qu'on lui aurait donnée en le gratifiant d'un "qu'il est mignon ce petit" ...
Sur les plateaux de télévision par exemple, il n'y a que de l'ennemour même quand ça fait pleurer d'émotion...
Est-ce que jeter des petits bouts de pain à des canards ou à des pigeons, c'est de l'amour ?
Est-ce que... Chic et beau qui suscite la baise... C'est de l'amour ?
J'ai -si l'on veut- une autre définition de ce que j'appelle l'ennemour :
C'est une sorte de "marée noire planétaire" qui aurait envahi depuis des temps immémoriaux, tous les rivages, toutes les côtes sablonneuses ou rocheuses de toutes les terres de la Terre... Et en ces eaux que nous ne voyons que bleues, nous nageons en y prenant un plaisir fou, un plaisir malsain, égoïste et exhibitioniste...
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Le regard étincelle qui allume de la relation
- Par guy sembic
- Le 09/02/2011
- Dans Chroniques et Marmelades diverses
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Des univers urbanisés ou qui ne cessent de s’urbaniser...
Il n’y a pas si longtemps encore, nos villages étaient ruraux, avec une rue principale, des boutiques, la place de l’église, et quelques maisons disséminées aux alentours. Aujourd’hui presque tous ces villages ont pris un air de ville, avec des aménagements de voirie, des zones commerciales ou artisanales, des lotissements… Et la ville d’autrefois, devenue tentaculaire, s’entoure désormais de « cités dortoirs », de zones pavillonnaires ou de ceintures d’ensembles résidentiels, de tours de plus de dix étages…
Clans, réseaux, groupes, appartenances, repères, limites, rites, langage et culture «à part»…
Le voilà, le monde de la relation humaine : une constellation de "bulles environnementales retranchées" et dispersées dans un "no man's land" qu'il faut essayer de traverser afin de parvenir à se parler...
Tant que l’on écrira comme l'on écrit sur tous les sujets d’actualité depuis des dizaines d’années, jamais l’on ne convaincra, jamais l’on ne sortira de l’impasse… Tout ce que l’on sait faire, c’est aligner des argumentations à n’en plus finir, exacerber des émotions et du ressenti. Mais la mayonnaise ne prend plus! Les gens en ont marre des discours, ne croient plus aux « recettes miracle » et autres contes de fée, et les coups de gueule/coups de bâton ne cessent de marteler le brouillard gris du "no man's land"...
Ce qu’il nous manque, c’est un regard qui ne se laisse plus diriger vers ce que l’on veut nous faire voir.
« ça c’est bien, ça c’est mal» ou «c’est des cons, c’est des pourris»… Voilà ce qu'on entend selon ce que l'on veut nous faire voir !.. Et tous ces faits divers, présentés dans les journaux et à la télévision dans le but de sensibiliser et de créer de l’émotion !
Assez de tous ces débats qui ne riment à rien !
Laissons les gens parler, tout simplement, parler d’eux, laissons les faire leur «patchwork», écoutons les, échangeons avec eux du vécu, du rire, des «petits riens», de la «vie tout court», arrêtons nous sur les images qu’ils nous font voir, sur leurs créations, leurs acrobaties…
Le «Grand Forum Général», qui est celui de la rue, des places publiques, des lieux ouverts ou clos en lesquels se rencontrent les gens, n’est encore aujourd’hui qu’un immense champ de bataille dont personne ne sort vainqueur, où tout le monde veut gagner à tout prix, à n’importe quel prix ! Cela ne peut plus durer ainsi !
Le « Grand Forum Général » ne devrait-il pas être un lieu d’échange, un lieu d’anti solitude, d’anti isolement, d’anti exclusion ?
Et avant même de présenter, de dérouler comme par magie, des « projets bien ficelés » ; l’essentiel n’est-il pas dans quelque "regard étincelle" qui viendrait allumer de la relation ?
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La révolution Egyptienne, suite...
- Par guy sembic
- Le 04/02/2011
- Dans Chroniques et Marmelades diverses
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Quelle rude école que l'école de la révolution, mais quel courage, quelle détermination de la part d'un peuple qui n'a jamais connu la démocratie avec des élections libres et au suffrage universel, un parlement, une constitution, une parole libre... Et ne peut que faire l'apprentissage de la démocratie, du genre de démocratie qu'il souhaite, dans une toute première expérience si difficile à vivre et si incertaine quant à son avenir !
Le monde Arabe, en particulier, de l'Afrique du Nord jusqu'au proche et moyen Orient, n'avait tout d'abord connu durant deux siècles que la domination des puissances Européennes par la colonisation, l'occupation ou le protectorat... Ou encore la puissance, l'influence et la domination de l'empire Ottoman...
Et lorsque l'empire Ottoman s'est disloqué après la première guerre mondiale, lorsque les Européens (les Anglais et les Français essentiellement) après la deuxième guerre mondiale ont décolonisé ; se sont instaurés des régimes autoritaires avec à leur tête des familles régnantes et tout un essaim de dignitaires et de privilégiés du régime... Ou encore des régimes se proclamant "république démocratique" mais en réalité dictatures militaires avec à leur tête des quarterons de généraux ou colonels...
Quel courage il a fallu, aux Tunisiens tout d'abord, et aujourd'hui aux Egyptiens, pour braver ces régimes autoritaires, pour oser demander une liberté qu'ils n'ont jamais connue... Alors même que les Etats Unis d'Amérique, que les pays Européens, pays démocratiques avec élections et presse libres, n'ont pensé qu'à leurs intérêts économiques et stratégiques avant d'envisager que les Tunisiens et que les Egyptiens puissent se révolter !
C'est vrai... Il y a cet "Islam radical" (et fanatique)... Il y a eu la révolution Iranienne en 1979 avec l'arrivée des Ayatollahs et l'instauration d'une République Islamique... Et il y a aussi – oui on peut le dire – la "guerre de cent ans" entre Israël et ses ennemis irréductibles... Il y a en jeu l'existence sinon la survie d'Israël... Il y a les territoires occupés par les colons Israéliens... les attentats, l'insécurité, le mur, la bande de Gaza, les Palestiniens sans état... Oui c'est vrai, il y a tout cela... Et c'est lourd, très lourd !
Je pense que pour tout cela, en face de tout cela, l'on ne peut que porter un regard d'une extrême gravité, et considérer tous les aspects, toutes les réalités du drame, comme si l'on se trouvait en face d'amis que l'on aurait, des amis qui entre eux, "ne pourraient pas se voir en peinture" et ne rêveraient que de voir l'autre disparaître...
Il faudra bien qu'un jour.. Il arrive le pire... Ou bien... Une véritable révolution dans la relation humaine...
Aux Etats Unis d'Amérique, en Europe, il y a les Catholiques et les Protestants, et les églises...
De l'Afrique du Nord au proche et moyen Orient, il y a les Musulmans et les mosquées...
Mais aujourd'hui, de plus en plus, parce que les peuples se déplacent et migrent, l'on peut dire que toutes les religions sont partout...
La religion... Oui, c'est vrai, il y a la religion... Partout.
Il y a trente cinq mille ans, au temps où coexistaient les Néanderthaliens et les Sapiens, il y avait... Les Esprits, la "Grande Mère Terre"...
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La révolution Egyptienne
- Par guy sembic
- Le 04/02/2011
- Dans Chroniques et Marmelades diverses
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Je n'imaginais pas qu'une guerre civile d'une telle violence et d'une telle détermination à s'imposer par la force et par la brutalité entre deux populations d'un même pays, qu'un tel chaos, qu'une telle fracture sociale ; puissent à ce point se manifester après une semaine de révolution en Egypte...
C'est bien là, le pire des scénarios !
Quelle rude école, que l'école de la révolution !
Mais peut-être une école qui a ses directeurs, ses organisateurs, ses partenaires cagoulés et ses puissants alliés d'un "certain ordre du monde à perpétuer"...
Une révolution qui ne pense pas, qui ne détruit pas les écoles qui la forment, qui met en place un pouvoir différent mais tout aussi dominateur, qui remplace des inégalités par d'autres inégalités, des injustices par d'autres injustices, un dogme par un autre dogme, qui se donne des chefs ou des meneurs à suivre en foules passionnées et se pare de symboles... C'est une révolution ratée...
Car ce sont toujours les mêmes gens que l'on voit prospérer : ces anciens nouvellement "convertis", et ces nouveaux "passés désormais de l'autre côté de la barrière"...
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Dans un grand champ de fleurs
- Par guy sembic
- Le 04/02/2011
- Dans Chroniques et Marmelades diverses
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"Le plus beau triomphe de l'écrivain est de faire penser ceux qui peuvent penser"
[ Delacroix, Écrits ]
Mais QUI... peut penser ?
Très certainement beaucoup plus de gens que l'on pourrait le croire...
C'est ce mépris des gens de la rue, du peuple et des cités, que certains "intellectuels" affichent, un mépris feutré et cauteleux ; c 'est ce mépris que l'on a des gens qui consomment des produits culturels formatés et diffusés à grande échelle... Qui laisse à penser que rares sont les gens qui peuvent penser...
Mais c'est surtout (et essentiellement) la responsabilité de ceux qui diffusent et vendent ces produits formatés... Qui fait des gens qui ne pensent pas... Ou qui ne pensent plus.
Pourquoi les gens consomment-ils autant de produits culturels formatés? Parce qu'il n 'y a, à vrai dire, que cela ou presque sur le marché ! (sur les marchés les plus en vue et donc les plus fréquentés)...
Ce que l'on ne fait pas exister, comment les gens peuvent-ils le découvrir si personne ne leur dit que "ça existe" ? Si personne ne le fait exister sans cependant chercher à l'imposer ou à le déclarer "d'une essence supérieure" à ce qui se consomme habituellement ?
Dans un immense champ de fleurs familières au regard, tous les regards semblent converger dans un même sens....
Mais des faucheurs partent à l'assaut du champ, ne laissant là où ils coupent, qu'une bande de terre blessée... Ces "faucheurs" sont tous ceux et celles dont le discours prétend se fonder sur une critique agressive, permanente et répétitive de ce qu'ils appellent la "culture de masse" organisée par les lobbies et les médias... Mais ils s'attaquent en fait, davantage aux gens qui consomment, qu'aux responsables qui produisent, diffusent et vendent les produits culturels standardisés...
Toute l'ambiguïté qu'il y a dans la critique de la médiocrité ambiante réside dans le fait avéré – mais non généralisé- qu'il existe des consommateurs choisissant délibérément de consommer du "facile"...
Dans ce champ de fleurs si uniforme soit-il dans une apparente diversité, poussent aussi d'étranges et singulières autres fleurs , aux couleurs et aux formes difficiles pour le regard... Ces fleurs là, ce sont celles qui font penser... Et elles ne sont jamais là où elles sont, pour seulement "quelques regards avisés"... Elles ne sont jamais là où elles sont, non plus, pour être piétinées...
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Internet ou... La Toile
- Par guy sembic
- Le 02/02/2011
- Dans Pensée, réflexions, notes, tags
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"Internet accélère l'avènement de la société de marché, avec une poussée violente de concurrence et de compétition" [ Alain Minc ]
... "La Toile", pour dire "Internet"... C'est "plus poétique" ! On dit aussi " L ' internet"...
Comme si l'article "l" désignait ici un monde, ou un univers, ou un milieu ambiant... En effet, c'est un peu cela : un monde, un univers, un milieu ambiant... Mais impalpable et "kaléïdoscopique" !
Et l'on imagine... J'imagine... Sur les innombrables fils de la toile (ici "toile" avec "t" minuscule par comparaison avec une toile d'araignée) toutes sortes de "cocons de poussière" suspendus... Ou encore toutes ces enveloppes desséchées et transparentes de petits insectes morts, se balançant le long des fils...
C'est ainsi, en "cocons de poussière", que peuvent subsister encore et pour longtemps, les traces les plus fières et les plus violentes de cette société de marché, ces traces si nombreuses, si diverses et si présentes et si inévitables qui devaient nous faire exister... sur la Toile et dans le vrai, le vrai de vrai de la vie...
C'est ainsi, en "chrysalides" légères, transparentes et vidées du contenu qu'elles avaient, que peuvent être suspendues dans le temps d'une "éternité provisoire", les enveloppes desséchées et sans consistance des petits insectes morts... sur la Toile et dans le vrai...
... Mais si Internet accélère l'avènement de la société de marché avec une poussée violente de concurrence et de compétition, il accélère aussi l'avènement d'une société de la relation humaine, avec la poussée de plus en plus forte d'une pensée qui défie la "pensée unique" axée sur les bienfaits et les nécessités de la loi du marché, de la loi de l'argent, de la loi du plus fort et du caractère déclaré "inéluctable" des inégalités que les humains ont ajouté aux inégalités naturelles...
Comme pour un bras de fer entre deux costauds dans lequel s'accélère la tension des muscles de part et d'autre, un rapport de forces s'établit. Aucune des deux parties ne se résoud à céder, mais il arrive un moment où l'une des deux forces doit nécessairement l'emporter sur l'autre...
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Les enfants "différents"
- Par guy sembic
- Le 02/02/2011
- Dans Anecdotes et divers
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Les enfants "différents" ont aussi des rêves, des désirs, mais ils ont surtout besoin qu'on les accepte et qu'on les aime TELS qu'ils sont.
[Edwige Fournier, écrivain]
http://fournierlemaitre.canalblog.com/
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... J'ai vécu une fois durant une semaine, alors que j'étais âgé de 21 ans, dans une auberge de jeunesse en compagnie d'un groupe de ces enfants "différents" et de leurs accompagnateurs éducateurs...
À dire vrai ces enfants étaient de jeunes adolescents voire de jeunes adultes. Mais nous fûmes une semaine durant, ensemble, tels des enfants...
Je ne puis trouver les mots pour dire ces jours si heureux, si étranges, si "intemporels", que j'ai vécu parmi ces jeunes filles et garçons – et leurs accompagnateurs- comme dans une grande famille où, du matin jusqu'au soir et du soir au lendemain matin nous ne nous quittions pas...
Cela se situait dans une dimension relationnelle que par la suite dans ma vie, j'ai "déraisonnablement" recherchée sans jamais plus la retrouver...
C'était drôle, émouvant, parfois "à mourir de rire", d'une gentillesse absolue ; ce n'était que de l'imprévu, il n'y avait plus toutes ces questions sans réponses que l'on se pose tout seul lorsque ça dérive en nous tel un courant boueux de rivière en furie, plus de ces terribles "pourquoi comment", plus de peur... C'était bien mieux que tout ce que l'on raconte sur le paradis, les anges, la vie après la mort et tout le tintouin...
Ces enfants là? Ces êtres là?
Ils ont une autre intelligence que la nôtre. Une intelligence qui nous est étrangère ou à peine perceptible. Ils comprennent tout, vraiment tout, mais à leur manière...
Dès le premier jour il ne m'a pas fallu dix minutes pour réaliser que je venais de rencontrer les meilleurs copains de ma vie jusqu' alors...
Une semaine!
Et après, c'est la vie, la vie qui court, la route du monde qui a comme "repris ses droits", avec ses conventions, ses repères, ses habitudes, ses autres "enfants de la Terre" ; et d'autres rencontres, un autre parcours avec ses "pourquoi" et ses "comment", et ses "pour qui" et "pour quelles raisons"...
Ces enfants là? Ces êtres là?
Dont on dit qu'ils sont un pour mille ou comme une sorte de "huitième jour de la semaine"...
Il y a aussi, comme dans une sorte de même famille... Ces êtres si humbles, si "simples", que l'on ne voit jamais sur des podiums, qui ne disent jamais rien, que personne ne regarde...
Ces êtres "éclopés de la vie" que l'on prend si peu par la main... Et dont on ne sait jamais les rêves qu'ils peuvent avoir...
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Image de marque, pure illusion !
- Par guy sembic
- Le 31/01/2011
- Dans Chroniques et Marmelades diverses
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C'est fou ce que bon nombre d'écrivains ou d'auteurs plus ou moins connus, ou encore bon nombre de personnages plus ou moins médiatisés, ou même autant de gens qui s'expriment sur le Net ou devant un public, se soucient de leur "image de marque"... Et s'évertuent à passer aux yeux des gens qu'ils connaissent et qui les lisent ou les écoutent, pour très charismatiques, bien vus, voire adulés, ou pour de grands esprits, très moraux, très "plein de choses" que tout le monde attend d'un personnage en vogue...
... Merde! En ce qui me concerne, je préfère - ou plutôt c'est mon naturel - dire les choses "du fond de mes tripes" (et donc parfois sans fioritures et sans "faire dans la dentelle")...
Je me fous complètement des panthéons, des podiums, des prix, des distinctions, des "vases sacrés"... et de certains mythes (à mon sens très mités)...
Est-ce une "fracture relationnelle", si une personne ou une autre te semblant "acquise" à l'origine, se met peu à peu à t'infirmer, à systématiquement relativiser tes propos ou à les contredire ... et pour finir, sous quelque coup de hache de ta part sur le beau piano qui plait à tout le monde, se déclare scandalisée et désormais ne t'es plus du tout "acquise" ?
Je me fous d'être élu dans l'un ou l'autre de tous ces "paradis" où tout le monde veut aller et où je pense qu'il y a des chances pour que je m'y emmerde royalement...
Je me fous de la moindre petite place à devoir conquérir dans un territoire qui, quoique je dise ou fasse, me sera toujours interdit d'accès ou en lequel je devrais présenter un "visa d'entrée" en bonne et due forme...
Comme j'ai dit une fois : s'il y a un paradis, c'est dans celui des chats et des chiens pelés et perdus, des pauvres types "éclopés de la vie" et des filles qui font tapisserie, que je veux aller...
Cela dit, la capacité qu'ont certaines "personnes d'écriture, de littérature et de poésie" à composer de magnifiques textes - et oeuvres- surpasse dans mon esprit, de très loin, tout ce que l'une ou l'autre de ces mêmes personnes peut dire ou penser au sujet d'un propos tenu ou du comportement de telle ou telle autre personne...
Je ne dis pas que le talent dans l'écriture excuse tout... Mais on ne peut jamais faire comme si ce talent, si cette écriture là, n'étaient point ! (Et ça, c'est dans le meilleur de l'Etre, ce meilleur qui d'une manière ou d'une autre - et si peu perceptible qu'il soit, même- existe envers et contre tout...
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Sur la pente...
- Par guy sembic
- Le 29/01/2011
- Dans Pensée, réflexions, notes, tags
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Je pense à cette citation d'André Gide :
"Chacun doit suivre sa pente, mais dans le sens montant"
Il me paraît certain que, dans le sens montant de la pente que l'on suit, cette pente qui est bien, et demeure entre toutes d'ailleurs, la nôtre dans la manière dont elle est gravie... L'on y voit, parce qu'on s'élève, plus loin, toujours plus loin... Mais cela ne veut pas dire qu'on y voit mieux...
Et surviennent cependant ces inévitables dégringolades qui, à nos yeux mais surtout aux yeux des observateurs, nous font paraître la montée plus difficile et plus incertaine...
Quant à y entraîner dans la montée, ces observateurs qui nous ont vu dégringoler ; quant à définir et à montrer la nécessité qu'il y a, à gravir la pente afin d'y voir de plus haut et plus loin... Cela demande réflexion. N'oublions jamais que chacun, vraiment chacun, doit suivre sa propre pente... Une pente d'ailleurs, qu'il n'est guère aisé de choisir à moins qu'elle ne soit tout simplement celle du "guide touristique" avec tout en haut, les longue-vues à pièces de monnaie et les chalets hôteliers...
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Pensée du jour, mardi 25 Janvier 2011...
- Par guy sembic
- Le 25/01/2011
- Dans Pensée, réflexions, notes, tags
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En forgeant...
"C'est en forgeant qu'on devient forgeron"... Proverbe bien connu !
Mais c'est aussi, dirais-je, en laissant entrer dans sa forge d'autres forgerons avec le regard qu'ils portent sur ce que l'on forge, que l'on devient vraiment forgeron...
Le passé...
"Le passé est un mort"... Proverbe Arabe.
Mais il faut savoir que le passé a existé, et ne pas en avoir pour autant cette nostalgie qui d'ordinaire, nous le fait exister embelli dans un présent qui ne pourra jamais le restituer tel qu'il fut...