Articles de yugcib
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La révolution Tunisienne, suite...
- Par guy sembic
- Le 21/01/2011
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Si la révolution Tunisienne réussit – et je pense qu'elle réussira en dépit de tout ce qui la pourrait pervertir- elle sera alors la toute première révolution au monde, à changer vraiment le monde...
J'ai pensé cependant au Brésil, au Vénézuela et à la Bolivie, pays d'Amérique du Sud s'étant dotés depuis quelques années de gouvernements d'une "gauche plus engagée" ou encore d'autres pays devenus plus "démocratiques" récemment... Mais tous ces pays il me semble, ne sont pas passés par une révolution populaire et générale avec tout ce qu'implique une révolution dans les événements violents portés d'ordinaire par une révolution... Le changement en fait, dans ces pays là, s'est fait par des élections au suffrage universel... Des élections qui ont donc porté au pouvoir un gouvernement appelé par une majorité de citoyens...
Et je suis fier, au fond de moi, de penser, d'espérer, que cette révolution dite "du jasmin" puisse venir d'un peuple Arabe tel que le peuple Tunisien...
Soit dit en passant ce n'est pas le peuple Tunisien lui-même qui a nommé sa révolution "révolution du jasmin" mais ce sont en réalité les observateurs étrangers, Français en particulier... Laissons au peuple Tunisien lui-même nommer comme il l'entend et la définit, sa révolution...
Ce peuple, je l'ai connu dans mon enfance -oh, pas longtemps c'est vrai, à peine deux ans- mais je l'ai bien reconnu, cinquante quatre ans plus tard, et il n'a pas changé : c'est bien le même!
À l'époque il n'allait pas encore beaucoup à l'école mais il avait déjà une âme bien plus grande que celle de quelques "bons élèves" des Grandes Ecoles...
Alors, à présent qu'il va à l'école, ce peuple, qu'est-ce que ça va être !
Il a raison, ce peuple! Il ne veut pas de leaders, pas de ces oligarchies qui se mettent en place au nom des "valeurs sacrées" que sont le pouvoir par l'argent, par le clientélisme dans les marchés, par les idéologies et par les religions... Pas de ces oligarchies qui prospèrent sur le dos des gens et ont toutes des polices "musclées" et des médias à leur service et pour leur seul profit... Pas de ces oligarchies héréditaires qui envoient leurs enfants dans des écoles inaccessibles aux gens du peuple...
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Une réflexion sur la littérature en général...
- Par guy sembic
- Le 21/01/2011
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Dans le propos que je m'apprête à tenir, je ne vais pas parler des livres qu'en ce moment je lis ni de tel ou tel auteur...
Mon propos est général et ne porte donc pas sur la qualité d'une oeuvre ou d'une autre en particulier ni sur quelque rententissement que ce soit, d'une oeuvre ou d'une autre ni sur l'idée que tout un chacun peut se faire de tel livre, de tel auteur...
J'ai simplement envie de dire : "il y a le livre et il y a le lecteur"... Parce qu'il y a aussi le livre mais sans lecteur, du moins "pas ce lecteur-là en particulier"... Cela me semble toujours vrai et partout dans tous les pays du monde, et de toutes les époques de l'histoire de l'humanité, depuis que le livre, et même que l'écriture, existent...
Et ce n'est point la littérature désormais présente sur le Net, qui va faire du livre un livre qui ne sera pas un livre sans lecteur...(un livre ou une oeuvre).
La littérature présente sur le Net, sous toutes ses formes d'ailleurs tout comme la littérature en général et avant l'arrivée du Net ; a au moins un avantage indéniable : celui de donner au livre, à l'oeuvre ou à l'écrit (et à l'auteur) une plus grande visibilité et par là-même du fait de cette visibilité, sans doute un peu plus de lecteurs...
Un livre édité et vendu en librairie ou sur quelque marché, un livre que l'auteur a lui-même fait imprimer et a lui-même diffusé et vendu par ses propres moyens, sera toujours produit en un nombre limité d'exemplaires (de quelques centaines bien souvent à plusieurs milliers en général dans le cas d'une diffusion normale, et plus rarement en dizaines ou centaines de milliers). Il faudra donc que le livre soit d'abord acheté afin d'être lu... s'il est lu, ce qui n'est pas toujours le cas (mais on peut tout de même dire que bon nombre de livres achetés sont réellement lus).
Un livre, une oeuvre, un écrit, produits et diffusés sur le Net, même sans aucun retentissement ni portée ni rayonnement et quelle qu'en soit la qualité ou la forme d'expression ; auront toujours dans le temps indéterminé de leur existence sur le Net, et cela même chaque jour... au moins dix, vingt, trente lecteurs ou visiteurs (et parfois plus). Des lecteurs qui ne se manifestent pas à l'auteur tout comme d'ailleurs les lecteurs de livres achetés en librairie, des lecteurs "de passage" et ne lisant que des extraits ou des textes d'une oeuvre, et peut-être aussi des lecteurs qui lisent tout ou presque, de l'oeuvre d'un auteur...(mais là c'est peu fréquent du moins sur le Net où l'on a tendance à se "disperser" davantage afin de se documenter ou de se divertir)...
Mais de toute manière sur le Net ou pas, un livre ou une oeuvre littéraire ou un ensemble d'écrits, peut être (et demeurer) un livre, une oeuvre, un ensemble d'écrits... Sans lecteur(s) du moins sans "ce ou ces lecteurs là"...
... Pour terminer, j'ai presque envie de poser cette drôle de question, peut-être un peu brutale voire "bateau" ou "bouteille à la mer" : "Qu'est-ce que la littérature et où commence la littérature, par où passe-t-elle et où finit-elle et comment et par qui peut-elle être définie, approchée?
... Sans compter les innombrables questions qui en découlent, notamment sur ce que la littérature représente, sur son retentissement, sur les diverses formes qu'elle prend à travers les époques de l'histoire de l'humanité, sur son existence et peut-être sa survie (c'est une question que l'on peut aussi se poser)...
Est-ce que la littérature c'est seulement de l'Art en écriture, ou est-ce que la littérature peut être aussi de la philosophie, de la réflexion, de la relation ?
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Les "babas" et les "bobos"
- Par guy sembic
- Le 19/01/2011
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Il y aurait selon une classification schématique – et caricaturale – de la société Française (et sans doute de la société de bien d'autres pays)... Les "babas" et les "bobos".
Les "babas" seraient des gens de peu de culture, souvent désargentés mais parfois tout de même "un peu riches" sinon "assez riches" ; accros de jeux vidéos, de nouveaux modèles d'iPad ou d'Iphones, de nouvelles technologies et de gadgets, d'émissions de variétés et de séries de télévision, de magasines People et qui se soucient en permanence d'être à la mode...
Les "Bobos" seraient des gens d'une "gauche bon teint" ou d'une "droite socialisante", au portefeuille assez bien garni, avec du "patrimoine" (maison ou immeuble, résidence secondaire, terrain, forêt, bord de mer...) tout aussi accros de nouveaux modèles d'iPad ou d'Iphones, mais qui de temps à autre "sortent" (théâtre, cinéma, expositions, manifestations culturelles, vernissages, salons du livre, festivals)... Et qui se soucient tout comme les "babas" d'être à la mode... Notons cependant que ces "bobos" ne sont pas tous des "riche-à-crever" mais bien souvent des gens dont les budgets sont grevés par de nombreux prélèvements automatiques...
... Mais je vous rassure, vous qui me lisez en ce moment même : c'est "un peu plus compliqué que ça"!
Il y a tout de même pas mal de nuances! Et tout autant de situations individuelles, d'environnements de famille ou de société qui font que les gens en réalité, sont de différents niveaux d'instruction, de formation, de diverses sensibilités... Et par là même, "inclassables"...
Les "babas" et les "bobos", c'est seulement "un peu vrai" sans être "vraiment vrai"...
Quoiqu'il en soit, cela me fait un peu rire, tous ces gens qui "pataugent" dans l'utilisation des nouveaux modèles d'iPad ou d'Iphones qu'ils viennent d'acheter, qui "planchent" sur les notices de divers appareils récemment acquis, ou que l'on voit dans les boutiques de Télécom Orange, de Bouygues, de SFR et compagnie, se presser en files d'attente de dix, vingt, trente personnes... S'ils "pataugent" dans le maniement de ces "petites machines à bouffer du monde" c'est que de l'une à l'autre de ces "petites machines", l'on y trouve tellement de fonctionnalités diverses, nouvelles et plus ou moins différentes de celles des anciens modèles devenus "obsolètes" ou "dépassés", que "l'on ne s'y retrouve plus" !
Les "babas" et les "bobos"...
Mais que dire aussi de ce "bonisme" qui anime d'une même pensée, d'un même recueillement, d'une même émotion, des foules prises dans quelque tourbillon de compassion médiatisée lors de "marches blanches" ou de cérémonies du souvenir, suite à la disparition d'un artiste ou d'un personnage charismatique, ou des victimes d'une tragédie, d'une catastrophe naturelle, d'un attentat ?...
Il y a, à mon sens, dans cette compassion médiatisée dont les acteurs (journalistes, photographes et reporters) entrent avec effraction dans l'intimité des familles et des proches, quelque chose de malsain et qui contribue au delà de l'indignation ou de la révolte d'un grand nombre de gens, à entretenir l'idée selon laquelle "il faudra toujours subir"... (et que la seule réponse possible c'est la répression ou la violence légalisée)...
Dans une "marche blanche" ou dans une cérémonie,il y a certes le recueillement, la pensée unanime, le silence et l'indignation en soi de ce qui est survenu, voire la révolte... Il peut même y avoir l'embryon d'une révolution... Mais il n' y a pas le "levier" qui va soulever le rocher et faire rouler ce rocher jusqu'à ce qu'il éclate en bas de la montagne. Il y a seulement l'émotion, l'émotion reprise en choeur par les officiants tout de blanc vêtus de la chorale et de la foule rassemblée...
Le levier n'est pas dans la compassion et dans l'émotion médiatisées... Le levier est déjà, à l'origine, dans l'idée de cesser de subir et de se soumettre à la loi du plus fort ou à la loi de l'argent, ou à la dictature des modes et des apparences.
"Comment JE vais faire, comment TU vas faire, dès aujourd'hui et sans attendre ce qu' IL ou ILS vont faire -ou ne pas faire- pour cesser de subir ?
Et aussi, comment vais-je, comment vas-tu montrer aux autres -et communiquer- que je, que tu cesses de subir?"
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Dans un grand vent de souffles...
- Par guy sembic
- Le 17/01/2011
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... qui n'est lui même qu'un souffle dans un vent encore plus grand...
Je ne puis souffrir d'entendre ce "discours" tenu par un grand nombre de gens en France et ailleurs, ce "discours" dont la consistance tient en gros, dans ce genre de propos à l'égard de ces "crétins de gauche partageux et rêveurs" : "ce sont bien les riches, surtout lorsqu'ils sont vraiment riches, qui font tourner la boutique et travailler les gens, et il est normal qu'ils soient aussi riches, on ne pourra jamais rien changer à cet état des choses"...
Lorsque, et chaque fois que je me trouve confronté à ce genre de "discours" énoncé et martelé par un si grand nombre de gens, je deviens autiste, révolté... Ou dans mes plus "mauvais jours" même, délinquant...
Et ils martèlent, ils martèlent! Comme s'ils ne croyaient qu'en les seules vertus du pouvoir de l'argent, de la réussite sociale ou du succès...
Je n'aurai jamais d'amis parmi des gens de cette sorte, à moins qu'ils ne comprennent le bien fondé qu'il y a, à ne point accepter de se laisser couler dans le moule d'une pensée aussi unique qu'inique...
Je n'aurai jamais d'amis parmi des gens de cette sorte, à l'exception cependant de ceux d'entre eux qui ont, si conditionnés ou si persuadés soient-ils, cette gentillesse et cette simplicité d'esprit et de coeur, qualités que l'on apprécie toujours...
À dire vrai je me fous complètement de savoir ou de ne pas savoir si les gens sont de telle ou telle religion, de telle "vision du monde", s'ils sont riches ou pauvres, s'ils ont oui ou non "réussi dans la vie"... Dès lors qu'en leur présence je me sens accueilli, dès lors que leur gentillesse et leur simplicité m'émerveillent...
Ce qui me rassure et me réconforte, c'est de constater qu'il n' y a pas que des gens du peuple, des pauvres, des exclus, des gens de la "droite" ou de la "gauche" populaire, qui pensent comme moi que le pouvoir des plus forts et que le pouvoir tout aussi fort de l'argent n'est pas une fatalité ni quelque chose d'absolument normal et devant le plus naturellement, le plus férocement du monde, s'imposer... Mais aussi qu'il existe des scientifiques, des artistes, des écrivains, et des intellectuels qui eux ne "vivent pas dans les nuages" mais dans une confrontation quotidienne avec les réalités du monde, dans les situations, dans les événements, l'actualité...
Il m'arrive aussi d'espérer et de penser que toute cette violence qui sévit un peu partout, et que l'on subit sans cesse autour de soi de la part de tant de gens qu'un rien contrarie et qui paraissent si pressés, si agressifs et si imbus d'eux-mêmes et de ce en quoi ils croient "dur comme fer"... N'est en réalité qu'une peau ressemblant à une croûte rugueuse et craquelée d'une épaisseur incertaine ou indéterminée qu'il suffirait de gratter un peu pour qu'elle disparaisse en partie, découvrant une chair rouge et palpitante, fragile, et que l'on veillerait à ne pas blesser...
... Cette vie qui n'est qu'une fois, une seule et unique fois, cette vie que nous vivons telle que nous la vivons, passe comme un souffle...Un souffle en deux mouvements, soit une inspiration et une expiration, un souffle d'oiseau, le souffle de tout être vivant... Un souffle qui, avant, n'avait jamais été et qui, après, ne sera plus... Mais il y a tant et tant de souffles dans le souffle dont le commencement se perd dans l'avant et dont la fin se perd dans l'après ; que tous les souffles ne sont qu'un seul et même souffle d'une même durée intemporelle... C'est peut-être la conscience que nous pouvons avoir, nous les humains, d'être dans ce souffle d'une durée intemporelle, qui fait de notre souffle d'une seule fois, un souffle dans une immense continuité de souffle...
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La révolution Tunisienne
- Par guy sembic
- Le 14/01/2011
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Tunisie, destination préférée de milliers de touristes Français !
Vacances de rêve où l'on ne voit ni "barbus" islamistes ni mendiants en ces lieux "mythiques" que sont Djerba, Hammamet et Tozeur !
Les voyagistes et les touristes vont-ils bientôt regretter Ben Ali ?
La révolution Tunisienne c'est tout un peuple et en particulier une jeunesse éduquée, qui se lève en face d'un régime autoritaire et policier, d'un clan et famille présidentiel propriétaire milliardaire actionnaire.
Si le peuple Tunisien exprime sa colère et son dégoût à l'égard d'un régime corrompu (qui soit dit en passant tout comme bien d'autres régimes similaires est soutenu par les "grands états" économiquement avancés, les lobbies et les marchés) il n'en demeure pas moins que ce peuple éduqué mais réduit au silence depuis 23 ans – et aujourd'hui en chômage- se lève aussi pour prendre lui-même son avenir en main...
Un avenir que ce peuple ne se laissera pas confisquer par quelque autre et "nouvelle" équipe au pouvoir et tout aussi spoliatrice de richesses, ni non plus, par quelque sorte d'idéologie économique de marché venue des quatre coins du monde...
Vive la Révolution Tunisienne !
De toute manière, l' "exil" de Ben Ali sera un "exil doré" et les dividendes d'actions et les parts de marché qu'il détient toujours vont péreniser son immense fortune et celle de sa belle famille... (Pour toucher à cette fortune – et à bien d'autres tout aussi incommensurables- il faudrait encore plus que la révolution Tunisienne !)
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Poussière, visages, oser être, liberté...
- Par guy sembic
- Le 13/01/2011
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Poussière...
C'est dans un ciel déchiré par les dieux que poudroie toute une poussière d'humanité...
Visages...
Des visages passent, fous et heureux de dire bonjour, de dire qui ils sont... Mais dans les jours qui caracolent et s'éloignent, ces visages disparaissent. Et l'on ne sait pas, l'on ne sait plus... On croit, on pense, on imagine, on médit, on se met en transe, on oublie...
Oser être...
Dramatique, de ne point oser être, avec des gens qui nous sont proches !...
Et d'être, avec des gens que l'on ne connait guère autrement que par des mots ou des images sur la Toile !
La liberté...
La liberté que beaucoup de peuples n'ont pas parce qu'elle leur a été confisquée par les maîtres autoritaires de ces peuples, si elle leur était donnée, ferait sans doute un monde meilleur ou tout au moins, supportable...
La liberté dont quelques peuples jouissent mais qui a été pervertie, a conforté une minorité de gens de ces peuples qui en ont abusé à leur seul profit...
Cependant, pas de liberté du tout parce que totalement confisquée par un pouvoir, une autorité, une idéologie... C'est pire, toujours pire qu'une liberté dénaturée ou pervertie mais dans laquelle les peuples peuvent encore espérer et organiser leur avenir...
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Le silence, un inconnu bien troublant !
- Par guy sembic
- Le 12/01/2011
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Il me semble difficile de penser le silence de l'Autre ou des Autres en tant que forme d'expression d'amour ou d'amitié, et même en tant que marque d'adhésion ou de sympathie en réaction à un propos, à un comportement, à un message reçu, à un écrit ou à une manifestation extériorisée...
Penser ainsi, ressentir ainsi le silence, ce silence de l'autre ou des autres ; c'est comme penser que l'aboiement d'un chien peut être l'expression d'un salut joyeux et amical, et non une manifestion hostile. Ou encore, c'est comme penser que le coup de klaxon d'un automobiliste peut être une information communiquée, un bonjour, et non une agression...
Il faut assurément, à mon avis, être d'une grande sérénité, et d'un bel optimisme, pour penser ainsi le silence au point de lui ignorer toute présomption d'indifférence, de rejet, de violence ou de mépris...
Mais de toutes les présomptions possibles, il est vrai, d'indifférence, de rejet, de violence ou de mépris (le plus souvent)... Ou de signe de reconnaissance tacite ou d'amitié inexprimée (ce qui demeure fort possible après tout) ; c'est la présomption d'incertitude qui demeure la plus patente...
C'est un "drôle de verdict", le silence !
C'est aussi un "drôle de jour" obscurci par de la nuit qu'on s'est faite... Une nuit qui est peut-être encore plus noire qu'on ne le croit, ou toute illuminée d'étoiles, ou plus claire qu'un moment de jour où le soleil a disparu...
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Pensée du jour, 11/1/2011
- Par guy sembic
- Le 11/01/2011
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Je ne crois pas aux anges ni à l'horoscope ni à tout ce qu'on raconte sur "après la mort"... Tout cela me semble suspect, tout autant que les religions qui, soit dit en passant, ont pris plus d'importance que la croyance en Dieu...
Si la "Voie Sacrée" n'est point mon "cher passage préféré" -loin s'en faut- il n'en demeure pas moins que, sur cette "Voie Sacrée" où tout le monde chemine, visage et extrace... Je m'y promène sans déodorant ni déguisement... Et comme dans un immense hall de gare où peut apparaître à tout instant l'un de ces visages "pas encore défunt", d'un temps vécu.
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La normalité : un voile à soulever...
- Par guy sembic
- Le 10/01/2011
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La normalité n'est jamais aussi insupportable que lorsqu'elle se couche ou s'aplatit devant des personnages très riches et très médiatisés...
Mais la normalité, on peut aussi la prendre par la main, la conduire dans la cave, la trousser et lui faire un soleil sous le voile dont elle se drape...
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La porte étroite
- Par guy sembic
- Le 08/01/2011
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" La porte du bonheur est une porte étroite"... [Jean Ferrat]
Cette porte du bonheur si étroite serait comme un film encore bien plus fin et plus transparent que par exemple, le film de plastique utilisé pour recouvrir les pots de confiture maison...
Un film si ténu, si transparent, qu'il ne se voit pas... Et pourtant le film existe, il sépare deux mondes, le monde de tout ce qui se voit, se sent, se touche, s'entend et même se pressent d'une part ; et le monde de tout ce que nous ne percevons pas et qui n'a pas de réalité immédiate ou tangible d'autre part...
Non seulement le film existe mais il est un passage, une sorte de passage entre les deux mondes...
Il est donc traversable.
Mais parce que le film demeure la plupart du temps, et surtout très communément, invisible, alors les deux mondes ne semblent faire qu'un seul monde, ce seul monde qui est celui que nous connaissons et dans lequel nous vivons.
La vocation la plus essentielle, peut-être, de l'artiste ; c'est de nous faire passer par les mots, par l'image, par le son, ou encore par la forme, par la facture des objets produits, comme à travers le film dans l'existence du monde inconnu ou non perçu habituellement... Et cela même sans que s'établisse forcément, une confrontation sans issue avec le monde de la réalité immédiate et vécue...
Le "passage" à travers le film si ténu et si transparent, qui nous révèlerait une partie de ce qui n'est pas visible ou perceptible, modifierait ce regard que l'on porte d'ordinaire... Le regard alors, s'ouvrirait sur un espace dans lequel nous ne nous sentirions plus isolé, enfermé ou indifférent, ou encore, conditionné par tout ce qui occupe et détermine cet espace...
L'artiste n'est pas cependant, une "exception culturelle" dans le sens où l'artiste demeurerait le seul personnage possible doté du pouvoir d'ouvrir le passage et donc, de faire traverser le film ténu et transparent... Autrement dit, toute personne ayant ou non une vocation ou une qualité particulière, détient en elle même le pouvoir de faire passer par des mots ou des images ou du regard ou des gestes ou de la voix, à travers le film si ténu et si transparent... Mais cela ne s'accomplit le plus souvent que par de tous petits éclats de lumière ou de transparence en nous mêmes, de tous petits éclats qui d'une certaine manière, font réapparaître le film traversable, le film qui devient ainsi la "porte étroite"...
La porte du bonheur est une porte étroite par laquelle ne passe pas ce qui ressemble à s'y méprendre au bonheur mais s'y étrangle, s'y étouffe, s'y débat et y meurt de mort violente après quelques sursauts... Seule passe par la porte étroite, cette sorte d' "étrange respiration" en soi, libérée de toute pression inutile ou vaine, ou ce regard lavé de tout ce qui l'a aveuglé...
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Rodolphe, le SDF :
- Par guy sembic
- Le 06/01/2011
- Dans Anecdotes et divers
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"Les braves gens de cette ville dont j'arpente les trottoirs, ces braves gens qui ont maisons et voitures et dont les enfants vont à la Fac...
Tous ces gens d'ici et d'ailleurs qui m'ont vu passer dans la rue principale, étaler mes cartons là où dorment les chats aussi SDF que moi, disent presque tous que je suis un SDF très ordinaire... Et c'est vrai que l'on sait à peine si j'existe puisque je ne demande jamais rien, vivant jour après jour de tout ce que je trouve dans les poubelles ou ramasse à la fin des marchés...
Tout de même, quelques uns de ces braves gens, me trouvent d'un commerce agréable...
Quand je serai mort et que je ne laisserai à mes héritiers rien d'autre que de vagues et lointains souvenirs d'une réunion ou d'une fête de famille ayant mal tourné... Je vous demande, messieurs dames bien intentionnés, indifférents ou pourfendeurs de ces "indésirables paresseux et crasseux"... De ne pas enfin m'aimer et de dire entre vous que dans le fond j'étais un "bon SDF"... Car il sera trop tard, bien trop tard alors. Je serai parti et ne reviendrai plus...
Ce que vous n'avez jamais vu ou su de moi de mon vivant, ou ce que vous avez cru voir parce que ça vous arrangeait bien de croire ça... Comment pourriez vous parce que je suis mort, le voir, le savoir enfin ?
Allez! Ne m'aimez pas, passez votre chemin, messieurs dames bien intentionnés, indifférents ou pourfendeurs, bien maisonnés, bien voiturés, bien boutonnés, bien pensants, bien bardés de certitudes, de religion, d'idées politiques et étagérisés en vos bibliothèques de salon de tous ces bouquins bien aseptisés bien de saison bien "qu'il faut avoir lu"...
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La bonne année du petiot
- Par guy sembic
- Le 04/01/2011
- Dans Anecdotes et divers
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Au premier de l'An, il faisait toujours le con, le petiot!
Et il n'était jamais mignon, ce petiot, au premier de l'An
Tôt matin, ce matin là, le premier de l'An...
Il se jetait, à peine éveillé, dans les humeurs de ses rêves...
Ainsi, le visage de sa petite copine...
La petite fil de fer au minois aigu, aux bras nus et en robe cintrée...
Et il lui venait un émoi...
Sous la table, à quatre heures, alors que fusaient au plafond les bouchons champignons
Et que trônait en forteresse le plantureux gâteau entre deux boîtes de chocolats fondants...
Les invités, tous de famille, pépiaient, pépiaient...
Et le petiot, dans les humeurs de ses rêves
Se faisait un chic après midi...
“Il a sept ans dimanche” annonça Papa...
Et la grand'tante dans son ensemble pantalonant, et les cousines premières à l'école, et le
grand frère ombrageux qui sait tout, et même Ursuline la gentille voisine...
Tous s'offusquaient des bêtises du petiot ce si beau jour...
Tous se demandaient ce qu'il traficotait sous la table, le petiot...
Le petiot...
Il crayonnait à la hâte, au 2 de l'An, sous la dictée de sa maman
"Moeilleurs Veux"...
Sur les jolies cartelettes liserées dorées à missiler dans le cosmos relationnel...
Cassé au lance pierres, le joli vase !
Pétée, la trompette du jazzman d'albâtre!
L'a pas dit merci à Tata, le petiot, pour le beau livre de jolis canards !
Mais quand il sera grand, le petiot, il y aura sur sa table, la table dans sa maison...
Tous ces vases à boire...
Tous ces vases à boire pour tous les invités de passage...
Tous ces vases à boire comme des regards emplis du vin des visages...
Quand il sera grand, le petiot ?
Et s'il l'était déjà vraiment, grand, le petiot ?
Grand comme un beau voeu tout feu tout flamme se balanlaçant sur une herbette
follette...
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Mes voeux... Si l'on veut !
- Par guy sembic
- Le 28/12/2010
- Dans Bateau pirate
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Je torche sur ma mignonette sept sur quatre dentellepurée de foutre doré, des voeux ni pieux ni preux passés sous les sentisseries de ma pelure et de mon poil d'apache... Je tire une langue de gosse mal mouché aux dromadaires qui passent, si joliment bonanés de petits chats béats et de petits queucoeurs rourouges... N'attendez pas de moi quelque monument littéraire primedelanesque, qui de toute manière se moquerait du monde et ne serait en définitive qu'un innocent bruit de pet dans un grand vent furieux se prenant pour la tempête du siècle...
Amen!
Et que le derrière te pèle jusqu'à ce que ta fesse puisse voir aussi clair que l'oeil de ton âme ouvert sur ce que cache le paradis...
... [ En ces jours de fin d'année et de nouvel An, tout comme d'ailleurs au moment des fêtes et des anniversaires à souhaiter, c'est un peu comme "si tout allait s'arranger", et alors tout le monde serait gentil, amical, prévenant et tout le tintouin... D'où cette profusion dans un excès certes sincère et bienveillant, de cartes de voeux et de jolis mots...
Ces jours se diluant ensuite dans les autres jours du calendrier, qui eux vont caracoler et se pousser dans le vent furieux... Il ne demeure plus qu'un chemin où les visages qui passent se regardent à peine...
Alors mes voeux ne sont pas pieux. Ils sont un couac, un vilain couac dans la si belle suite de sons mélodieux envolés du merveilleux piano auprès duquel on vient se tenir parce qu'aujourd'hui c'est fête..]
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Les coffres forts de ceux qui tirent les ficelles
- Par guy sembic
- Le 28/12/2010
- Dans Chroniques et Marmelades diverses
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... Ces coffres forts pleins à craquer qui sont ceux de ceux qui tirent les ficelles et pillent, organisent et gèrent et décident... Ont tout autour d'eux comme de gigantesques pieuvres, d'interminables boyaux tentacules entremêlés dont les extrémités piochent sans cesse dans les trous gorgés des richesses produites par les travailleurs de la mer et de la terre... Ils sont pleins en permanence et surtout dans les périodes de grande crise et de misère généralisés... Car c'est bien là, dans les jours les plus noirs, les jours où les travailleurs chôment en le plus grand nombre, les jours où les poubelles débordent de homards et de crevettes puant le sexe sale, les jours où la lambada devient trépignante de fesses insolentes et gesticulantes, dans un contraste d'une violente vulgarité et arrogance entre une richesse qui pète et un dénuement mis sous cloche, que les coffres se remplissent le plus et que les boyaux qui les y mènent se contorsionnent sous la poussée des flots de richesses...
Au lieu de s'attaquer à ces coffres forts, à les vider jusqu'au dernier sou pour en répandre le contenu sur toute la terre asséchée, au lieu de trancher ces boyaux tentacules tout près de leur entrée dans le ventre du coffre, au lieu de faire éclater ces "coronaires" pleines du sang sucé de millions de "proies"... L'on continue à démolir des portes n'ouvrant que sur des pièces que l'on dit être saturées d'air vicié...
C'est peut-être – et même certain – que les pièces sont viciées... Mais ce ne sont pas sur leurs portes qu'il faut s'acharner. Du moins pas avec autant de violence et de détermination, car il y a une autre poussée, un autre combat à mener... Pour que les coffres forts pètent, et que ceux qui tirent les ficelles soient évincés de leurs coulisses aménagées comme des forteresses.
Une insurrection généralisée qui ne se manifesterait pas forcément par les formes de violence que nous connaissons, s'organiserait sur des réseaux sociaux ou par des associations, et qui sur le Net se mettrait à courir telle une onde de choc... Pourrait submerger et mettre à terre toute cette domination des marchés financiers, empêcher les coffres forts de se remplir, nuire aux tireurs de ficelles prédateurs et décideurs embusqués...
Que les imaginations donc, s'éveillent afin de faire naître et se développer des actions d'envergure et d'une efficacité redoutable!
Par exemple une grève générale de toute forme de consommation : durant plusieurs jours voire le plus longtemps possible, vivre uniquement sur ses propres réserves ou ressources, ne plus se rendre au Leclerc ou à L'Intermarché ni nulle part pour acheter quoique ce soit, cesser toutes transactions, toutes affaires, ne plus téléphoner qu'en cas de nécessité et seulement dans sa famille et amis proches, ne plus se connecter sur l'internet, ne plus regarder la télévision, ne plus mettre d'essence dans le réservoir de sa voiture, ne plus rouler en voiture, ni prendre un train ni un avion ni un bus ni un métro, se rendre à pied ou en vélo à son travail (et si l'on en est trop éloigné ne plus aller à son travail)... Oui, une grève la plus générale, la plus totale, la plus absolue possible de toute forme de consommation, d'utilisation de services, de paiements divers... !
... Et merde, j'oubliais : presque tout le monde (enfin bon nombre d'entre nous) est en prélèvement automatique pour certains paiements !
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La Télé, école de violence et de délinquance
- Par guy sembic
- Le 28/12/2010
- Dans Chroniques et Marmelades diverses
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La télévision n'est-elle pas encore plus "universelle" que le Net ?
Quand on sait, quand tout un chacun sait pertinemment que des milliers d'enfants ou de jeunes adolescents, que des millions de personnes de toutes sensibilités y compris les plus exacerbées et les plus influencées, savent parce que cela s'est vu en images et en détails... "Comment on fait pour..."
Au "20h" ou au "13h", l'on assiste comme en direct, à la fabrication d'une bouteille incendiaire, à l'attaque dans les couloirs du métro d'un jeune porteur d'un smartphone, à un vol à l'arraché ou à la portière, à l'agression d'une jeune femme, à la manière d'organiser un rassemblement pour mener une action violente... Sans compter tous ces reportages sur des scènes de guerre, de pillage, de toutes sortes de désordres et de violences, sur des attentats perpétrés, des attaques de banques, des prises d'otages... Et la manière de "rouler un joint", de se "faire une ligne", et tout le mécanisme dévoilé des réseaux de stupéfiants, de prostitution enfantine, de trafics illicites d'armes...
Car la Télé, cette putain de Télé qu'aucune charte ne retient (comme c'est le cas pour les forums, blogs et sites communautaires du Net), c'est bien l'école, la grande école de la délinquance et du pourrissement des sociétés... Et comment s'étonner alors, que ne devienne universelle cette culture de la violence, de l'argent facile, de l'apparence et de l'arrogance, et que ne prolifèrent pas toutes sortes de raids et d'actions directement inspirés de ce qui s'est "vu à la télé" ?
Par contre, ce que l'on ne voit jamais à la télévision – parce que dans la réalité on ne le voit pas non plus- c'est "comment on fait" pour frapper, frapper très fort là où s'organise, se joue, s'articule, s'orchestre et se gère en haut lieu, en très haut lieu, toute cette merde!
Il faut croire que seul, a "droit de cité" tout ce qui pourrit le monde et l'aide à le pourrir... Mais surtout pas, surtout pas ce qui viserait à trancher les fils tirés en haut lieu, à investir par la force ces hauts lieux même et à les détruire...
Cette violence là, la seule qui soit justifiée, la seule qui soit nécéssaire, n'est jamais perpétrée... D'une part parce que des forteresses la "sécurisent" en la bardant de clôtures infranchissables et la dotant des armes les plus terrifiantes... Et d'autre part parce que c'est elle qui détient le Marché, et donc l'argent et avec l'argent, permet aux gens de survivre ou au mieux d'essayer d'exister...
Cette violence là, la seule qui soit justifiée, la seule qui soit vraiment nécéssaire, n'est perpétrée qu'au moment des plus grandes révolutions, celles par exemple de 1789 en France, et de 1917 en Russie... Quoiqu'il y en eût d'autres bien avant dans l'histoire mais qui ne furent pas universellement connues comme celles de France ou de Russie...
Mais les grandes révolutions, comme celles de 1789 ou de 1917, n'ont toujours pas eu d' "héritières" plus déterminées, plus laminantes encore, contre la violence faite aux peuples ou aux citoyens par ceux qui en haut lieu, très haut lieu, "tirent toutes les ficelles" et bourrent leurs coffres-forts... et sont parfois eux-mêmes des enfants de révolutions avortées dans la douleur...
Il n'y a peut être pas pire qu'un pauvre devenu riche et encore plus vache qu'un riche né riche!
Les révolutionnaires et les opposants aux différents régimes politiques et économiques, dont certains d'entre eux s'appuient sur des idéaux de "purification" ou des religions... La plupart du temps se trompent de cible : par les actions qu'ils mènent, ils versent le sang des enfants de la Terre.
Mais ne mènent jamais les actions contre ces autres cibles, beaucoup moins nombreuses, et plus grosses, qui trônent au dessus des hautes murailles...
... "Attention certaines images peuvent choquer de jeunes téléspectateurs ou personnes sensibles"... Qu'il dit David Poujadas – ou l'un de ses confrères sur une autre chaîne – avant la présentation au 20h ou au 13h, de quelque reportage édifiant et dramatique...
... Quelle formule "sybilline et consensuelle" ! (j'ose dire "troudebalesque")! ... Mais bon, c'est ainsi que fonctionne le monde... Par la grâce (par la crasse) des tireurs de ficelles aux coffres forts pleins à craquer...
... Qui d'entre vous, aurait lu " NOTRE PART DES TENEBRES" de Gérard Mordillat ?
Il y a peut-être là un "exemple" si l'on peut dire, de "Comment on fait"...
Mais il est vrai aussi que nous sommes là, dans ce livre, dans une dimension un peu au dessus de la dimension de "LES VIVANTS ET LES MORTS" du même auteur...
Souvenez vous de l'adaptation pour un film de télévision en plusieurs épisodes de "LES VIVANTS ET LES MORTS"...
Je ne pense pas que "NOTRE PART DES TENEBRES" puisse faire un jour prochain l'objet d'une adaptation similaire à la Télévision. L'on n'entre pas encore dans une telle dimension, sauf peut-être – et encore – dans le domaine de la littérature...