Articles de yugcib
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Religieuse éventée et surie
- Par guy sembic
- Le 10/02/2011
- Dans Chroniques et Marmelades diverses
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L'ennemour ce n'est pas l'inimitié ni un sentiment qui, d'une manière générale, pourrait être comparable au sentiment de ne pas aimer ou même de détester...
Ce n'est même pas un sentiment.
C'est un état...
C'est une inconsistance dans la relation avec l'autre, lorsque cette relation apparaît finalement dans toute sa nudité et dans toute sa stérilité, une fois que la relation se révèle entièrement dépouillée de tout ce qui l'habillait, la déguisait et lui donnait une ressemblance à s'y méprendre, à l'amour...
L'ennemour est encore pire que le manque d'amour ou même, que l'indifférence...
Je hais l'ennemour.
Je piétine l'ennemour comme un enfant désobligeant, insoumis et impoli piétinerait la religieuse au café ou au chocolat bardée de crème chantilly éventée et surie, qu'on lui aurait donnée en le gratifiant d'un "qu'il est mignon ce petit" ...
Sur les plateaux de télévision par exemple, il n'y a que de l'ennemour même quand ça fait pleurer d'émotion...
Est-ce que jeter des petits bouts de pain à des canards ou à des pigeons, c'est de l'amour ?
Est-ce que... Chic et beau qui suscite la baise... C'est de l'amour ?
J'ai -si l'on veut- une autre définition de ce que j'appelle l'ennemour :
C'est une sorte de "marée noire planétaire" qui aurait envahi depuis des temps immémoriaux, tous les rivages, toutes les côtes sablonneuses ou rocheuses de toutes les terres de la Terre... Et en ces eaux que nous ne voyons que bleues, nous nageons en y prenant un plaisir fou, un plaisir malsain, égoïste et exhibitioniste...
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Le regard étincelle qui allume de la relation
- Par guy sembic
- Le 09/02/2011
- Dans Chroniques et Marmelades diverses
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Des univers urbanisés ou qui ne cessent de s’urbaniser...
Il n’y a pas si longtemps encore, nos villages étaient ruraux, avec une rue principale, des boutiques, la place de l’église, et quelques maisons disséminées aux alentours. Aujourd’hui presque tous ces villages ont pris un air de ville, avec des aménagements de voirie, des zones commerciales ou artisanales, des lotissements… Et la ville d’autrefois, devenue tentaculaire, s’entoure désormais de « cités dortoirs », de zones pavillonnaires ou de ceintures d’ensembles résidentiels, de tours de plus de dix étages…
Clans, réseaux, groupes, appartenances, repères, limites, rites, langage et culture «à part»…
Le voilà, le monde de la relation humaine : une constellation de "bulles environnementales retranchées" et dispersées dans un "no man's land" qu'il faut essayer de traverser afin de parvenir à se parler...
Tant que l’on écrira comme l'on écrit sur tous les sujets d’actualité depuis des dizaines d’années, jamais l’on ne convaincra, jamais l’on ne sortira de l’impasse… Tout ce que l’on sait faire, c’est aligner des argumentations à n’en plus finir, exacerber des émotions et du ressenti. Mais la mayonnaise ne prend plus! Les gens en ont marre des discours, ne croient plus aux « recettes miracle » et autres contes de fée, et les coups de gueule/coups de bâton ne cessent de marteler le brouillard gris du "no man's land"...
Ce qu’il nous manque, c’est un regard qui ne se laisse plus diriger vers ce que l’on veut nous faire voir.
« ça c’est bien, ça c’est mal» ou «c’est des cons, c’est des pourris»… Voilà ce qu'on entend selon ce que l'on veut nous faire voir !.. Et tous ces faits divers, présentés dans les journaux et à la télévision dans le but de sensibiliser et de créer de l’émotion !
Assez de tous ces débats qui ne riment à rien !
Laissons les gens parler, tout simplement, parler d’eux, laissons les faire leur «patchwork», écoutons les, échangeons avec eux du vécu, du rire, des «petits riens», de la «vie tout court», arrêtons nous sur les images qu’ils nous font voir, sur leurs créations, leurs acrobaties…
Le «Grand Forum Général», qui est celui de la rue, des places publiques, des lieux ouverts ou clos en lesquels se rencontrent les gens, n’est encore aujourd’hui qu’un immense champ de bataille dont personne ne sort vainqueur, où tout le monde veut gagner à tout prix, à n’importe quel prix ! Cela ne peut plus durer ainsi !
Le « Grand Forum Général » ne devrait-il pas être un lieu d’échange, un lieu d’anti solitude, d’anti isolement, d’anti exclusion ?
Et avant même de présenter, de dérouler comme par magie, des « projets bien ficelés » ; l’essentiel n’est-il pas dans quelque "regard étincelle" qui viendrait allumer de la relation ?
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La révolution Egyptienne, suite...
- Par guy sembic
- Le 04/02/2011
- Dans Chroniques et Marmelades diverses
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Quelle rude école que l'école de la révolution, mais quel courage, quelle détermination de la part d'un peuple qui n'a jamais connu la démocratie avec des élections libres et au suffrage universel, un parlement, une constitution, une parole libre... Et ne peut que faire l'apprentissage de la démocratie, du genre de démocratie qu'il souhaite, dans une toute première expérience si difficile à vivre et si incertaine quant à son avenir !
Le monde Arabe, en particulier, de l'Afrique du Nord jusqu'au proche et moyen Orient, n'avait tout d'abord connu durant deux siècles que la domination des puissances Européennes par la colonisation, l'occupation ou le protectorat... Ou encore la puissance, l'influence et la domination de l'empire Ottoman...
Et lorsque l'empire Ottoman s'est disloqué après la première guerre mondiale, lorsque les Européens (les Anglais et les Français essentiellement) après la deuxième guerre mondiale ont décolonisé ; se sont instaurés des régimes autoritaires avec à leur tête des familles régnantes et tout un essaim de dignitaires et de privilégiés du régime... Ou encore des régimes se proclamant "république démocratique" mais en réalité dictatures militaires avec à leur tête des quarterons de généraux ou colonels...
Quel courage il a fallu, aux Tunisiens tout d'abord, et aujourd'hui aux Egyptiens, pour braver ces régimes autoritaires, pour oser demander une liberté qu'ils n'ont jamais connue... Alors même que les Etats Unis d'Amérique, que les pays Européens, pays démocratiques avec élections et presse libres, n'ont pensé qu'à leurs intérêts économiques et stratégiques avant d'envisager que les Tunisiens et que les Egyptiens puissent se révolter !
C'est vrai... Il y a cet "Islam radical" (et fanatique)... Il y a eu la révolution Iranienne en 1979 avec l'arrivée des Ayatollahs et l'instauration d'une République Islamique... Et il y a aussi – oui on peut le dire – la "guerre de cent ans" entre Israël et ses ennemis irréductibles... Il y a en jeu l'existence sinon la survie d'Israël... Il y a les territoires occupés par les colons Israéliens... les attentats, l'insécurité, le mur, la bande de Gaza, les Palestiniens sans état... Oui c'est vrai, il y a tout cela... Et c'est lourd, très lourd !
Je pense que pour tout cela, en face de tout cela, l'on ne peut que porter un regard d'une extrême gravité, et considérer tous les aspects, toutes les réalités du drame, comme si l'on se trouvait en face d'amis que l'on aurait, des amis qui entre eux, "ne pourraient pas se voir en peinture" et ne rêveraient que de voir l'autre disparaître...
Il faudra bien qu'un jour.. Il arrive le pire... Ou bien... Une véritable révolution dans la relation humaine...
Aux Etats Unis d'Amérique, en Europe, il y a les Catholiques et les Protestants, et les églises...
De l'Afrique du Nord au proche et moyen Orient, il y a les Musulmans et les mosquées...
Mais aujourd'hui, de plus en plus, parce que les peuples se déplacent et migrent, l'on peut dire que toutes les religions sont partout...
La religion... Oui, c'est vrai, il y a la religion... Partout.
Il y a trente cinq mille ans, au temps où coexistaient les Néanderthaliens et les Sapiens, il y avait... Les Esprits, la "Grande Mère Terre"...
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La révolution Egyptienne
- Par guy sembic
- Le 04/02/2011
- Dans Chroniques et Marmelades diverses
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Je n'imaginais pas qu'une guerre civile d'une telle violence et d'une telle détermination à s'imposer par la force et par la brutalité entre deux populations d'un même pays, qu'un tel chaos, qu'une telle fracture sociale ; puissent à ce point se manifester après une semaine de révolution en Egypte...
C'est bien là, le pire des scénarios !
Quelle rude école, que l'école de la révolution !
Mais peut-être une école qui a ses directeurs, ses organisateurs, ses partenaires cagoulés et ses puissants alliés d'un "certain ordre du monde à perpétuer"...
Une révolution qui ne pense pas, qui ne détruit pas les écoles qui la forment, qui met en place un pouvoir différent mais tout aussi dominateur, qui remplace des inégalités par d'autres inégalités, des injustices par d'autres injustices, un dogme par un autre dogme, qui se donne des chefs ou des meneurs à suivre en foules passionnées et se pare de symboles... C'est une révolution ratée...
Car ce sont toujours les mêmes gens que l'on voit prospérer : ces anciens nouvellement "convertis", et ces nouveaux "passés désormais de l'autre côté de la barrière"...
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Dans un grand champ de fleurs
- Par guy sembic
- Le 04/02/2011
- Dans Chroniques et Marmelades diverses
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"Le plus beau triomphe de l'écrivain est de faire penser ceux qui peuvent penser"
[ Delacroix, Écrits ]
Mais QUI... peut penser ?
Très certainement beaucoup plus de gens que l'on pourrait le croire...
C'est ce mépris des gens de la rue, du peuple et des cités, que certains "intellectuels" affichent, un mépris feutré et cauteleux ; c 'est ce mépris que l'on a des gens qui consomment des produits culturels formatés et diffusés à grande échelle... Qui laisse à penser que rares sont les gens qui peuvent penser...
Mais c'est surtout (et essentiellement) la responsabilité de ceux qui diffusent et vendent ces produits formatés... Qui fait des gens qui ne pensent pas... Ou qui ne pensent plus.
Pourquoi les gens consomment-ils autant de produits culturels formatés? Parce qu'il n 'y a, à vrai dire, que cela ou presque sur le marché ! (sur les marchés les plus en vue et donc les plus fréquentés)...
Ce que l'on ne fait pas exister, comment les gens peuvent-ils le découvrir si personne ne leur dit que "ça existe" ? Si personne ne le fait exister sans cependant chercher à l'imposer ou à le déclarer "d'une essence supérieure" à ce qui se consomme habituellement ?
Dans un immense champ de fleurs familières au regard, tous les regards semblent converger dans un même sens....
Mais des faucheurs partent à l'assaut du champ, ne laissant là où ils coupent, qu'une bande de terre blessée... Ces "faucheurs" sont tous ceux et celles dont le discours prétend se fonder sur une critique agressive, permanente et répétitive de ce qu'ils appellent la "culture de masse" organisée par les lobbies et les médias... Mais ils s'attaquent en fait, davantage aux gens qui consomment, qu'aux responsables qui produisent, diffusent et vendent les produits culturels standardisés...
Toute l'ambiguïté qu'il y a dans la critique de la médiocrité ambiante réside dans le fait avéré – mais non généralisé- qu'il existe des consommateurs choisissant délibérément de consommer du "facile"...
Dans ce champ de fleurs si uniforme soit-il dans une apparente diversité, poussent aussi d'étranges et singulières autres fleurs , aux couleurs et aux formes difficiles pour le regard... Ces fleurs là, ce sont celles qui font penser... Et elles ne sont jamais là où elles sont, pour seulement "quelques regards avisés"... Elles ne sont jamais là où elles sont, non plus, pour être piétinées...
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Internet ou... La Toile
- Par guy sembic
- Le 02/02/2011
- Dans Pensée, réflexions, notes, tags
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"Internet accélère l'avènement de la société de marché, avec une poussée violente de concurrence et de compétition" [ Alain Minc ]
... "La Toile", pour dire "Internet"... C'est "plus poétique" ! On dit aussi " L ' internet"...
Comme si l'article "l" désignait ici un monde, ou un univers, ou un milieu ambiant... En effet, c'est un peu cela : un monde, un univers, un milieu ambiant... Mais impalpable et "kaléïdoscopique" !
Et l'on imagine... J'imagine... Sur les innombrables fils de la toile (ici "toile" avec "t" minuscule par comparaison avec une toile d'araignée) toutes sortes de "cocons de poussière" suspendus... Ou encore toutes ces enveloppes desséchées et transparentes de petits insectes morts, se balançant le long des fils...
C'est ainsi, en "cocons de poussière", que peuvent subsister encore et pour longtemps, les traces les plus fières et les plus violentes de cette société de marché, ces traces si nombreuses, si diverses et si présentes et si inévitables qui devaient nous faire exister... sur la Toile et dans le vrai, le vrai de vrai de la vie...
C'est ainsi, en "chrysalides" légères, transparentes et vidées du contenu qu'elles avaient, que peuvent être suspendues dans le temps d'une "éternité provisoire", les enveloppes desséchées et sans consistance des petits insectes morts... sur la Toile et dans le vrai...
... Mais si Internet accélère l'avènement de la société de marché avec une poussée violente de concurrence et de compétition, il accélère aussi l'avènement d'une société de la relation humaine, avec la poussée de plus en plus forte d'une pensée qui défie la "pensée unique" axée sur les bienfaits et les nécessités de la loi du marché, de la loi de l'argent, de la loi du plus fort et du caractère déclaré "inéluctable" des inégalités que les humains ont ajouté aux inégalités naturelles...
Comme pour un bras de fer entre deux costauds dans lequel s'accélère la tension des muscles de part et d'autre, un rapport de forces s'établit. Aucune des deux parties ne se résoud à céder, mais il arrive un moment où l'une des deux forces doit nécessairement l'emporter sur l'autre...
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Les enfants "différents"
- Par guy sembic
- Le 02/02/2011
- Dans Anecdotes et divers
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Les enfants "différents" ont aussi des rêves, des désirs, mais ils ont surtout besoin qu'on les accepte et qu'on les aime TELS qu'ils sont.
[Edwige Fournier, écrivain]
http://fournierlemaitre.canalblog.com/
...
... J'ai vécu une fois durant une semaine, alors que j'étais âgé de 21 ans, dans une auberge de jeunesse en compagnie d'un groupe de ces enfants "différents" et de leurs accompagnateurs éducateurs...
À dire vrai ces enfants étaient de jeunes adolescents voire de jeunes adultes. Mais nous fûmes une semaine durant, ensemble, tels des enfants...
Je ne puis trouver les mots pour dire ces jours si heureux, si étranges, si "intemporels", que j'ai vécu parmi ces jeunes filles et garçons – et leurs accompagnateurs- comme dans une grande famille où, du matin jusqu'au soir et du soir au lendemain matin nous ne nous quittions pas...
Cela se situait dans une dimension relationnelle que par la suite dans ma vie, j'ai "déraisonnablement" recherchée sans jamais plus la retrouver...
C'était drôle, émouvant, parfois "à mourir de rire", d'une gentillesse absolue ; ce n'était que de l'imprévu, il n'y avait plus toutes ces questions sans réponses que l'on se pose tout seul lorsque ça dérive en nous tel un courant boueux de rivière en furie, plus de ces terribles "pourquoi comment", plus de peur... C'était bien mieux que tout ce que l'on raconte sur le paradis, les anges, la vie après la mort et tout le tintouin...
Ces enfants là? Ces êtres là?
Ils ont une autre intelligence que la nôtre. Une intelligence qui nous est étrangère ou à peine perceptible. Ils comprennent tout, vraiment tout, mais à leur manière...
Dès le premier jour il ne m'a pas fallu dix minutes pour réaliser que je venais de rencontrer les meilleurs copains de ma vie jusqu' alors...
Une semaine!
Et après, c'est la vie, la vie qui court, la route du monde qui a comme "repris ses droits", avec ses conventions, ses repères, ses habitudes, ses autres "enfants de la Terre" ; et d'autres rencontres, un autre parcours avec ses "pourquoi" et ses "comment", et ses "pour qui" et "pour quelles raisons"...
Ces enfants là? Ces êtres là?
Dont on dit qu'ils sont un pour mille ou comme une sorte de "huitième jour de la semaine"...
Il y a aussi, comme dans une sorte de même famille... Ces êtres si humbles, si "simples", que l'on ne voit jamais sur des podiums, qui ne disent jamais rien, que personne ne regarde...
Ces êtres "éclopés de la vie" que l'on prend si peu par la main... Et dont on ne sait jamais les rêves qu'ils peuvent avoir...
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Image de marque, pure illusion !
- Par guy sembic
- Le 31/01/2011
- Dans Chroniques et Marmelades diverses
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C'est fou ce que bon nombre d'écrivains ou d'auteurs plus ou moins connus, ou encore bon nombre de personnages plus ou moins médiatisés, ou même autant de gens qui s'expriment sur le Net ou devant un public, se soucient de leur "image de marque"... Et s'évertuent à passer aux yeux des gens qu'ils connaissent et qui les lisent ou les écoutent, pour très charismatiques, bien vus, voire adulés, ou pour de grands esprits, très moraux, très "plein de choses" que tout le monde attend d'un personnage en vogue...
... Merde! En ce qui me concerne, je préfère - ou plutôt c'est mon naturel - dire les choses "du fond de mes tripes" (et donc parfois sans fioritures et sans "faire dans la dentelle")...
Je me fous complètement des panthéons, des podiums, des prix, des distinctions, des "vases sacrés"... et de certains mythes (à mon sens très mités)...
Est-ce une "fracture relationnelle", si une personne ou une autre te semblant "acquise" à l'origine, se met peu à peu à t'infirmer, à systématiquement relativiser tes propos ou à les contredire ... et pour finir, sous quelque coup de hache de ta part sur le beau piano qui plait à tout le monde, se déclare scandalisée et désormais ne t'es plus du tout "acquise" ?
Je me fous d'être élu dans l'un ou l'autre de tous ces "paradis" où tout le monde veut aller et où je pense qu'il y a des chances pour que je m'y emmerde royalement...
Je me fous de la moindre petite place à devoir conquérir dans un territoire qui, quoique je dise ou fasse, me sera toujours interdit d'accès ou en lequel je devrais présenter un "visa d'entrée" en bonne et due forme...
Comme j'ai dit une fois : s'il y a un paradis, c'est dans celui des chats et des chiens pelés et perdus, des pauvres types "éclopés de la vie" et des filles qui font tapisserie, que je veux aller...
Cela dit, la capacité qu'ont certaines "personnes d'écriture, de littérature et de poésie" à composer de magnifiques textes - et oeuvres- surpasse dans mon esprit, de très loin, tout ce que l'une ou l'autre de ces mêmes personnes peut dire ou penser au sujet d'un propos tenu ou du comportement de telle ou telle autre personne...
Je ne dis pas que le talent dans l'écriture excuse tout... Mais on ne peut jamais faire comme si ce talent, si cette écriture là, n'étaient point ! (Et ça, c'est dans le meilleur de l'Etre, ce meilleur qui d'une manière ou d'une autre - et si peu perceptible qu'il soit, même- existe envers et contre tout...
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Sur la pente...
- Par guy sembic
- Le 29/01/2011
- Dans Pensée, réflexions, notes, tags
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Je pense à cette citation d'André Gide :
"Chacun doit suivre sa pente, mais dans le sens montant"
Il me paraît certain que, dans le sens montant de la pente que l'on suit, cette pente qui est bien, et demeure entre toutes d'ailleurs, la nôtre dans la manière dont elle est gravie... L'on y voit, parce qu'on s'élève, plus loin, toujours plus loin... Mais cela ne veut pas dire qu'on y voit mieux...
Et surviennent cependant ces inévitables dégringolades qui, à nos yeux mais surtout aux yeux des observateurs, nous font paraître la montée plus difficile et plus incertaine...
Quant à y entraîner dans la montée, ces observateurs qui nous ont vu dégringoler ; quant à définir et à montrer la nécessité qu'il y a, à gravir la pente afin d'y voir de plus haut et plus loin... Cela demande réflexion. N'oublions jamais que chacun, vraiment chacun, doit suivre sa propre pente... Une pente d'ailleurs, qu'il n'est guère aisé de choisir à moins qu'elle ne soit tout simplement celle du "guide touristique" avec tout en haut, les longue-vues à pièces de monnaie et les chalets hôteliers...
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Pensée du jour, mardi 25 Janvier 2011...
- Par guy sembic
- Le 25/01/2011
- Dans Pensée, réflexions, notes, tags
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En forgeant...
"C'est en forgeant qu'on devient forgeron"... Proverbe bien connu !
Mais c'est aussi, dirais-je, en laissant entrer dans sa forge d'autres forgerons avec le regard qu'ils portent sur ce que l'on forge, que l'on devient vraiment forgeron...
Le passé...
"Le passé est un mort"... Proverbe Arabe.
Mais il faut savoir que le passé a existé, et ne pas en avoir pour autant cette nostalgie qui d'ordinaire, nous le fait exister embelli dans un présent qui ne pourra jamais le restituer tel qu'il fut...
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Une autre forme de contestation...
- Par guy sembic
- Le 25/01/2011
- Dans Pensée, réflexions, notes, tags
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Je pense qu'il existe une autre forme de contestation qui elle, ne se manifeste pas par la dénonciation systématique et permanente de tout ce que l'on désapprouve, ni par la polémique ou par le discours ou par l'argumentation persuasive (et parfois autoritaire et s'affirmant "bien fondée"), ou encore en comparant le temps d'autrefois avec le temps actuel; en mettant ostensiblement en avant des valeurs ou des vertus qu'il faudrait restaurer...
C'est, en face de ce qui est, de ce qui se dit, se ressent et se pratique ; en face du monde et des événements, en face des gens que l'on rencontre dont on perçoit les comportements, les agissements et dont on entend les propos... Un regard que l'on porte au bout duquel nous vient une aptitude à ne pas se laisser abuser par ce qui se répand autour de soi, à ne pas se méprendre sur le sens de tel ou tel propos ou agissement.
Et les composantes de ce regard sont multiples : il peut y avoir de la gravité, de l'humour, de la dérision, du questionnement, du silence, de l'approche et de la réflexion...
Il me semble qu'il y aurait un équilibre à trouver entre d'une part cette forme commune de contestation à laquelle on souscrit habituellement, et cette autre forme de contestation qui est celle du regard porté...
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L'image d'un corps gangrené...
- Par guy sembic
- Le 24/01/2011
- Dans Articles
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J'ai écrit dans mon dernier billet (Révolution Tunisienne, suite) :
"...Soigner un corps malade en ôtant les parties gangrenées l'une après l'autre..."
Cette image d'un corps malade et gangrené ne me semble pas, après réflexion, correspondre au regard qu'au fond de moi, je porte sur le monde et sur les gens... En ce sens que je trouve finalement cette image trop "académique" si je puis dire... Ou trop "manichéenne"...
Je pense qu'il existe déjà une contestation de la manière dont le monde tourne, dans la mesure où cette contestation remet en question des valeurs -ou des vertus- censées être celles du plus grand nombre mais ne sont en réalité bénéfiques qu'à un nombre restreint de privilégiés...
Il y a aussi cette réalité selon laquelle la contestation demeure encore dispersée et inorganisée, spontanée dans ses manifestations et cherchant à établir des liens voire des réseaux entre les personnes et les lieux de son existence, afin de se faire mieux connaître et de se rendre plus efficace...
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Révolution Tunisienne, suite...
- Par guy sembic
- Le 22/01/2011
- Dans Articles
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... Réflexion faite, la révolution Tunisienne ne "changera pas le monde"... Même si elle réussit. Mais elle changera la Tunisie.
Nous avions en face du peuple Tunisien, une oligarchie au pouvoir, une oligarchie tout à fait identifiable, avec son "président dictateur" entouré de sa famille, de ses proches et collaborateurs privilégiés...Une oligarchie propriétaire et dominante qui mettait le pays à sac, et dont on savait, partout dans toute la Tunisie, qui en particulier, dirigeait et profitait... Et cette oligarchie s'appuyait sur une force considérable de police et sur un contrôle extrêmement sévère et autoritaire de la presse et des médias...
Si l'on parvient à imaginer une révolution "de tous les peuples du monde", une révolution dans laquelle, tout comme en Tunisie, le peuple manifesterait sa colère en se rassemblant et en menant des actions violentes, en essayant de déstabiliser un gouvernement en place et tout un système économique, en s'attaquant directement aux personnes les plus privilégiées d'une société ainsi qu'à leurs biens financiers et immobiliers... Il est plus difficile cependant, d'imaginer ou de concevoir et d'organiser cette révolution "de tous les peuples du monde", contre une oligarchie ou un ensemble d'oligarchies qui elles, ne peuvent être clairement identifiées du fait de l'opacité de leurs structures, des liens qu'elles ont entre elles et de leurs réseaux complexes d'influences et de clientélisme...
Prendre d'assaut quoi et où et comment? Voilà bien la question ! Cela reviendrait à tenter- avec la volonté la plus déterminée qui soit- de soigner un corps malade en ôtant les parties gangrenées l'une après l'autre, alors que ne cesseraient de venir au fil des opérations, tous les fils déroulés avec encore leurs noeuds inextricables, les fils déroulés et si nombreux de la gangrène !
Il y a bien là, dans l'idée d'une "révolution de tous les peuples du monde" , un véritable et immense défi, sans doute le plus grand défi en face duquel l'humanité toute entière, peut être confrontée : le défi qui est celui de soigner et de guérir le corps malade atteint de gangrène... Non pas par quelque remède ou médecine – ou médecin- "miracle"... Mais peut-être par une succession ininterrompue de tous les souffles, de toutes les respirations, venus de tous les êtres vivants.
Imaginons tous ces souffles, toutes ces respirations ; s'entremêlant, s'activant les uns les autres, s'unissant et se complétant dans leurs différentes forces, se diversifiant dans leurs effets et ne cessant d'être... Ainsi viendrait ce qui peu à peu, ferait mourir la gangrène, comme une forme de vie jusqu'alors inconnue et tout nouvellement constituée et structurée, qui se mettrait à prospérer et à s'étendre.
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La révolution Tunisienne, suite...
- Par guy sembic
- Le 21/01/2011
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Si la révolution Tunisienne réussit – et je pense qu'elle réussira en dépit de tout ce qui la pourrait pervertir- elle sera alors la toute première révolution au monde, à changer vraiment le monde...
J'ai pensé cependant au Brésil, au Vénézuela et à la Bolivie, pays d'Amérique du Sud s'étant dotés depuis quelques années de gouvernements d'une "gauche plus engagée" ou encore d'autres pays devenus plus "démocratiques" récemment... Mais tous ces pays il me semble, ne sont pas passés par une révolution populaire et générale avec tout ce qu'implique une révolution dans les événements violents portés d'ordinaire par une révolution... Le changement en fait, dans ces pays là, s'est fait par des élections au suffrage universel... Des élections qui ont donc porté au pouvoir un gouvernement appelé par une majorité de citoyens...
Et je suis fier, au fond de moi, de penser, d'espérer, que cette révolution dite "du jasmin" puisse venir d'un peuple Arabe tel que le peuple Tunisien...
Soit dit en passant ce n'est pas le peuple Tunisien lui-même qui a nommé sa révolution "révolution du jasmin" mais ce sont en réalité les observateurs étrangers, Français en particulier... Laissons au peuple Tunisien lui-même nommer comme il l'entend et la définit, sa révolution...
Ce peuple, je l'ai connu dans mon enfance -oh, pas longtemps c'est vrai, à peine deux ans- mais je l'ai bien reconnu, cinquante quatre ans plus tard, et il n'a pas changé : c'est bien le même!
À l'époque il n'allait pas encore beaucoup à l'école mais il avait déjà une âme bien plus grande que celle de quelques "bons élèves" des Grandes Ecoles...
Alors, à présent qu'il va à l'école, ce peuple, qu'est-ce que ça va être !
Il a raison, ce peuple! Il ne veut pas de leaders, pas de ces oligarchies qui se mettent en place au nom des "valeurs sacrées" que sont le pouvoir par l'argent, par le clientélisme dans les marchés, par les idéologies et par les religions... Pas de ces oligarchies qui prospèrent sur le dos des gens et ont toutes des polices "musclées" et des médias à leur service et pour leur seul profit... Pas de ces oligarchies héréditaires qui envoient leurs enfants dans des écoles inaccessibles aux gens du peuple...
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Une réflexion sur la littérature en général...
- Par guy sembic
- Le 21/01/2011
- Dans Pensée, réflexions, notes, tags
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Dans le propos que je m'apprête à tenir, je ne vais pas parler des livres qu'en ce moment je lis ni de tel ou tel auteur...
Mon propos est général et ne porte donc pas sur la qualité d'une oeuvre ou d'une autre en particulier ni sur quelque rententissement que ce soit, d'une oeuvre ou d'une autre ni sur l'idée que tout un chacun peut se faire de tel livre, de tel auteur...
J'ai simplement envie de dire : "il y a le livre et il y a le lecteur"... Parce qu'il y a aussi le livre mais sans lecteur, du moins "pas ce lecteur-là en particulier"... Cela me semble toujours vrai et partout dans tous les pays du monde, et de toutes les époques de l'histoire de l'humanité, depuis que le livre, et même que l'écriture, existent...
Et ce n'est point la littérature désormais présente sur le Net, qui va faire du livre un livre qui ne sera pas un livre sans lecteur...(un livre ou une oeuvre).
La littérature présente sur le Net, sous toutes ses formes d'ailleurs tout comme la littérature en général et avant l'arrivée du Net ; a au moins un avantage indéniable : celui de donner au livre, à l'oeuvre ou à l'écrit (et à l'auteur) une plus grande visibilité et par là-même du fait de cette visibilité, sans doute un peu plus de lecteurs...
Un livre édité et vendu en librairie ou sur quelque marché, un livre que l'auteur a lui-même fait imprimer et a lui-même diffusé et vendu par ses propres moyens, sera toujours produit en un nombre limité d'exemplaires (de quelques centaines bien souvent à plusieurs milliers en général dans le cas d'une diffusion normale, et plus rarement en dizaines ou centaines de milliers). Il faudra donc que le livre soit d'abord acheté afin d'être lu... s'il est lu, ce qui n'est pas toujours le cas (mais on peut tout de même dire que bon nombre de livres achetés sont réellement lus).
Un livre, une oeuvre, un écrit, produits et diffusés sur le Net, même sans aucun retentissement ni portée ni rayonnement et quelle qu'en soit la qualité ou la forme d'expression ; auront toujours dans le temps indéterminé de leur existence sur le Net, et cela même chaque jour... au moins dix, vingt, trente lecteurs ou visiteurs (et parfois plus). Des lecteurs qui ne se manifestent pas à l'auteur tout comme d'ailleurs les lecteurs de livres achetés en librairie, des lecteurs "de passage" et ne lisant que des extraits ou des textes d'une oeuvre, et peut-être aussi des lecteurs qui lisent tout ou presque, de l'oeuvre d'un auteur...(mais là c'est peu fréquent du moins sur le Net où l'on a tendance à se "disperser" davantage afin de se documenter ou de se divertir)...
Mais de toute manière sur le Net ou pas, un livre ou une oeuvre littéraire ou un ensemble d'écrits, peut être (et demeurer) un livre, une oeuvre, un ensemble d'écrits... Sans lecteur(s) du moins sans "ce ou ces lecteurs là"...
... Pour terminer, j'ai presque envie de poser cette drôle de question, peut-être un peu brutale voire "bateau" ou "bouteille à la mer" : "Qu'est-ce que la littérature et où commence la littérature, par où passe-t-elle et où finit-elle et comment et par qui peut-elle être définie, approchée?
... Sans compter les innombrables questions qui en découlent, notamment sur ce que la littérature représente, sur son retentissement, sur les diverses formes qu'elle prend à travers les époques de l'histoire de l'humanité, sur son existence et peut-être sa survie (c'est une question que l'on peut aussi se poser)...
Est-ce que la littérature c'est seulement de l'Art en écriture, ou est-ce que la littérature peut être aussi de la philosophie, de la réflexion, de la relation ?