Le p'tit coin de Yugcib
Bienvenue dans mon petit coin : ici c'est l'entrée et vous accrochez vos manteaux, vos vestes, vos impers... Ensuite je vous convie à la découverte de ces billets qui viennent les uns à la suite des autres depuis mai 2009...
NOTE : les billets sont classés par catégories qui figurent dans le menu à gauche : faire défiler jusqu'à BLOG où apparaissent les noms des catégories du blog, puis la liste des derniers billets publiés.
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Ces oiseaux là...
- Par guy sembic
- Le 05/06/2009
- Dans Anecdotes et divers
Certains oiseaux qui ne sont pas cependant si “étrangers de passage” ne viennent jamais sur “ces bords de fenêtres là”...
En ouvrant ma fenêtre – avec son bord de fenêtre – ce matin là ; je me dis que ces oiseaux là, on ne les voyait plus! Ils ne se posent plus sur les bords de fenêtre. Et des fenêtres, et des bords de fenêtre, j'en vois de toutes parts et de toutes sortes : ouvertes, fermées, avec leurs bords “miettés” ou “grainés” ou encore seulement “rayonnés” de soleil...
Une petite fiente de ci de là... Sur un bord de fenêtre... Peut-être même sur mon bord de fenêtre aussi...
Et cette “science” que l'on dit être prospective (et parfois divinatoire) de ces fientes occasionnelles , cette “science là” je ne l'ai pas...
La fiente ne me dit pas l'oiseau qui est venu, ni le chant de l'oiseau...
... Un autre matin je me dis : “Il y a six mois je pensais que si l'oiseau que j'étais ne chantait plus sur des bords de fenêtre, il aurait tout de même chanté jusque là, l'essentiel de tout ce qu'il pouvait chanter en sa vie...
Mais il fallait encore que tout ce qui fut chanté depuis ce matin d'il y a six mois, le fût...
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Une dimension humaine
- Par guy sembic
- Le 04/06/2009
- Dans Pensée, réflexions, notes, tags
Je pensais, après la disparition de l'AF 447 d'Air France dans l'océan Atlantique, aux lectures que j'avais faites des livres d'Antoine de Saint Exupéry, à Mermoz et la grande aventure de l'Aéropostale vers l'Amérique du Sud...
Et je pensais aussi à la “grande famille” (si l'on peut dire) des navigateurs du ciel (pilotes, hôtesses et stewards) ; aux rêves, à l'expérience vécue, au ressenti, aux connaissances techniques et à la formation suivie, de tous ces gens de l'air et de l'espace...
Et je me disais qu'au delà de la dimension dramatique qui est et restera toujours celle de chacune de toutes les tragédies de l'aviation civile ou militaire.. Il y a aussi une autre dimension : une dimension d'humanité dans toute sa profondeur, dans tout son sens, dans tout ce que cette dimension d'humanité implique dans la vie personnelle et relationnelle de ces gens qui passent leur vie dans le ciel et dans les nuages...
Je pensais encore à ce livre dont je ne me souviens pas le nom de l'auteur et qui fut écrit en souvenir d'un évènement dramatique... Et authentique.
C'était une équipe de footballeurs Argentins dont certains d'entre eux je crois, étaient accompagnés de leur famille, et qui devaient se rendre de Buenos Aires à Santiago, un jour du mois d'août en plein hiver austral. Leur avion s'abîma dans les Andes à quelque 3500 mètres d'altitude sur un plateau rocheux recouvert de neige et de glace. Tout autour et à perte de vue l'on n'apercevait que des pics et des aiguilles, des murailles disloquées et des flancs rocheux abrupts. Un vent glacial soufflait avec violence, il n'y avait aucun oiseau ni aucun animal en vue, seulement de longs rouleaux déchirés de nuages sombres chargés de tempête et d'aiguilles de glace. Et tout le plateau était comme brisé, éclaté en morceaux séparés par de profondes crevasses dont on ne voyait pas le fond, ou percé de bouches béantes aux lèvres gonflées et gelées... Un paysage d'une violence inouïe!
Quelques survivants, peut-être deux ou trois tout au plus, au bout de deux mois, parvinrent un jour de printemps dans une vallée Chilienne...
Comme aurait pu dire Mermoz : “ Ce que ces gens là ont fait, aucune bête n'aurait pu le faire “...
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Aux côtés et au milieu des humains...
- Par guy sembic
- Le 03/06/2009
- Dans Pensée, réflexions, notes, tags
... Toute forme de “mise en scène” dans la représentation ou dans la relation orale ou écrite d'un évènement dramatique, est impudique...
Ce que je dis être "la dimension dramatique" d'un évènement (accident, fait de guerre, violence, suicide, maladie, famine, épidémie, catastrophe naturelle)... N'est jamais une "nécessité" ni quelque chose dont on doit comme par "devoir" prendre conscience "à chaque instant de notre vie"... C'est à dire une "nécessité" ou un "devoir de conscience" qui aurait le pouvoir de nous "faire changer" (en mieux, en plus "humain", en moins indifférent)... Car dans ce cas ce n'est plus que de la "morale"... Et une manière "un peu anesthésiante" pour nous "consoler" ou nous permettre de "mieux vivre ensemble" durant le temps qui suit l'évènement...
La "dimension dramatique" c'est cette réalité omni présente chaque jour de la Terre, qui est toujours et immuablement la même dans chacun des évènements tragiques de la vie des femmes, des hommes et des enfants de cette planète, mais qui nous impacte personnellement ou non, et dont nous avons chacun de nous un "ressenti" différent, une "approche" ou une réflexion différente... Sinon, pas d'approche ou de réflexion du tout...
Cependant, je le redis encore : beaucoup plus sans doute que les journalistes, les reporters, les chroniqueurs et les médias ; dans la "traduction" de cette dimension dramatique, dans son évocation et dans la manière dont on en témoigne (qui ne doit jamais être une "mise en scène")... Les écrivains, les poètes, les philosophes, les penseurs... Et les gens de religions (pour les croyants en un Dieu)... Ont certes, une oeuvre de parole ou d'écriture à réaliser en face de cette dimension dramatique aux côtés et au milieu des humains...
...Et une fois la parole dite, l'écriture diffusée... Il reste l'agissement, l'acte à accomplir... Et cela toujours aux côtés et au milieu des humains.
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Un Grand Vivant
- Par guy sembic
- Le 03/06/2009
- Dans Pensée, réflexions, notes, tags
La mort c'est un “Grand Vivant” qui n'a pas plus de chances d'exister que du temps où il était un vivant parmi les vivants...
L'on entre dans la mort tel que l'on fut de son vivant. Et la différence entre ce “vivant parmi les vivants” que l'on était , et ce “Grand Vivant” que l'on devient” ; c'est que le “Grand Vivant” ne peut plus s'exister : il ne peut alors exister que si l'on l'existe...
... Des proverbes et des maximes...
J'en connais peu, par coeur, de ces proverbes et de ces maximes et autres pensées d'auteurs que l'on apprend à l'école ; parce que j'étais mauvais en récitation...
Alors je les invente... Mais je suis aussi mauvais dans la récitation de ce que j'invente...
Ne pouvant retrouver mot pour mot ce que j'invente, j'écris ce qui me vient à l'esprit et me semble digne d'être retenu...
Si toutefois cela se perdait, il m'en demeurerait l'essence, et dans ma vie la trace où porter mes pas...
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Des rêves foudroyés
- Par guy sembic
- Le 02/06/2009
- Dans Pensée, réflexions, notes, tags
Des rêves foudroyés, des visages que l'on ne reverra jamais, une oeuvre inaccomplie, une vie, des vies arrêtées comme les aiguilles d'une pendule à 4h 52...
Et tout comme pour tout évènement tragique lorsque meurent ou disparaissent des gens en un certain nombre, la dimension dramatique demeure la même, que ce soit par fait de guerre, de violences ou d'accident ou de maladie... Et chaque jour dans le monde entier par fait de guerre, de violences ou d'accident, meurent plusieurs dizaines de personnes en même temps... A tel point que cela passe presque inaperçu, et comme “coulant de source”, cette source de sang, de souffrance, de désespoir et de larmes, qui coule de couloir d'hôpital en allées de cimetière... Mais “la vie continue” et seuls, les “grands évènements”, ceux qui sont médiatisés, ont un impact sur l'opinion publique, les foules, les femmes et les hommes du monde...
Ayant fait dernièrement en mars 2009, le voyage en avion de Paris à Cayenne, dans des conditions atmosphériques et climatiques tout à fait exceptionnelles et favorables en cette période de l'année sur l'Atlantique, n'ayant vu le “pot au noir” que comme une lointaine “muraille grise et blanche” immobile et figée telle une écharpe gelée sur un immense dos bleu de l'autre côté de l'équateur... Et ayant dans ma famille une femme pilote de ligne (la fille de l'une de mes cousines)... Je ne pouvais à l'annonce de la disparition de l'AF 447 d'Air France dans l'Atlantique le 31 mai 2009, qu'être profondément bouleversé...
Il n'en demeure pas moins que tous ces êtres humains qui eux aussi, chaque jour de la Terre, disparaissent par dizaines lors de faits de guerre, de violences ou d'accidents... Ne sont jamais pour moi des êtres vraiment “anonymes”... Pas plus que ceux qui se trouvaient, le 31 mai 2009, à bord de l'AF 447 d'Air France... D'ailleurs, qui se trouvait ce jour là dans cet avion? Qui sont ces 228 personnes? Peut-être des gens que je pourrais ou aurais pu connaître... Mais sûrement pas des “anonymes” au sens réel de l'anonymat...
Je le redis encore : la dimension dramatique d'un évènement de ce type ou par fait de guerre, de violences, de maladie contagieuse ou d'accident, demeure la même. Ce sont des rêves foudroyés, de l'inaccompli, des visages que l'on ne verra ou que l'on ne retrouvera plus jamais... Et c'est bien cela, la “dimension dramatique”!
Bien sûr, le rôle du journaliste, du reporter, c'est de parler et d'écrire sur l'évènement, et d'être en mesure de produire des images sur l'évènement... Soit dit en passant, dans le cas de la disparition de cet avion, il n'y a pas “grand chose” à montrer : une surface lisse et déserte d'océan, quelques objets flottants, un sac à main, une écharpe, un animal en peluche, un petit sac de voyage...
Et la permanence, la pesanteur, la “planétarité” de la “dimension dramatique”; le fait que tous ces êtres qui souffrent et meurent après avoir rêvé, essayé, espéré, combattu, vécu... Disparaissent isolés ou ensemble... Cela, oui, cela dis-je, c'est le rôle de l'écrivain, du poète, du penseur, du philosophe, de l'intellectuel, d'en parler... Et c'est aussi le rôle du simple citoyen du monde que l'on est chacun de nous, d'en parler... Car c'est ainsi que la “dimension dramatique” de l'évènement, des évènements... Peut repousser cettre autre dimension d'indifférence et de “fatalité d'un ordre des choses” (en particulier l'ordre de la guerre, de la violence et de la confrontation brutale)...
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L'AF 447 d'Air France, disparu dans l'océan Atlantique
- Par guy sembic
- Le 01/06/2009
- Dans Pensée, réflexions, notes, tags
En ce jour du 1er juin 2009 je pense aux 228 personnes qui ont pris place à bord de l'AF 447 d'Air France pour se rendre de Rio de Janeiro à Paris, dans la soirée du 31 mai... Et aux 12 personnes de l'équipage de cet avion...
A quelque 550 miles marins (environ 1020 km) au nord de Recife c'est à dire dans l'océan Atlantique entre l'Amérique du Sud et l'Afrique à proximité (relative) de l'équateur , dans la traversée de ce que l'on appelle le “pot au noir” (zone de convergence intertropicale)... S'est abîmé l'appareil (un Airbus A330)... Avec à son bord 228 êtres humains.
J'imagine ce furent (ou plutôt ce que purent être) les derniers instants vécus par ces êtres humains si dans une turbulence orageuse d'une intensité peu commune, est survenue une panne électrique grave et générale... (tout est électronique maintenant dans les avions – comme partout d'ailleurs-)
... Quand on a très/très peur, quand on a mal, très/très mal, nous devenons comme de tout-petits enfants quoi que nous ayons fait ou pas fait dans notre vie...
Et je pense aussi aux familles, aux amis, aux connaissances, à toutes les personnes qui, à l'aéroport Charles De Gaulle à Roissy, à Rio de Janeiro au Brésil, ou ailleurs en quelque endroit du monde, attendent des nouvelles de chacune de ces 228 personnes, attendent de les retrouver...
A toutes ces personnes qui attendent et espèrent encore envers et contre tout, je leur fais part de toute mon affection ; et de toute ma pensée, de toute mon âme, je leur prend la main et je les embrasse très fort...
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Dix ans c'est un gouffre !
- Par guy sembic
- Le 01/06/2009
- Dans Pensée, réflexions, notes, tags
Dix ans c'est un gouffre! La seule période de la vie dans laquelle dix ans ce n'est pas un gouffre, c'est celle comprise entre 30 et 50 ans et seulement lorsque tu exerces la même activité professionnelle en un même lieu et dans le même environnement social. En effet dans une continuité d'évènements ordinaires alors que passent les années, les visages autour de toi ne changent pas : ce sont d'ailleurs des visages que tu vois chaque jour...
Mais de l'enfance à l'adolescence puis de l'adolescence à l'âge adulte et à la “vie active” en passant par la période collège-lycée-études d'une part ; et ensuite de l'âge de 45 à 50 ans à la cessation d'activité professionnelle puis à la retraite d'autre part... Dix ans c'est un gouffre: les visages alors “changent”, les relations ne sont plus les mêmes, des amitiés se sont dissoutes, les liens se sont rompus, des gens sont morts ou ont vieilli...
J'ai connu des jeunes qui, du temps de leurs années de collège, de lycée puis de leurs études universitaires formaient ensemble des communautés d'amis “inséparables” et très liés entre eux en un même esprit les animant, avec les mêmes aspirations, les mêmes rêves ; se retrouvant et “faisant la fête” à chaque anniversaire, chaque évènement important dans la vie de chacun d'entre eux... Et qui, insensiblement mais inexorablement, lorsqu'ils sont “entrés dans la vie active et professionnelle, se sont mariés et ont commencé à “construire leur vie”; ont peu à peu espacé leurs relations, ne se sont plus vus ni même écrit ou téléphoné... Et ce n'est point “Face book” ou “Live Messenger” (ou autre communauté virtuelle ou quelque blog que ce soit) qui va “y changer quelque chose”!)
Idem pour les relations que l'on a dans son travail durant des années, avec des gens que l'on voit tous les jours et avec lesquels on partage aussi les mêmes émotions, les mêmes aspirations et les mêmes rêves dans un esprit de groupe ou de communauté... Lorsque l'on “décroche” et que l'on entre dans un autre monde, celui de la retraite, des activités associatives ou beaucoup plus personnelles...
J'ai toujours ressenti en ce qui me concerne, un certain “mal être” à travers cette succession de dispersion des liens relationnels. Et je n'ai jamais trouvé là comme un sens ou une raison à cette traversée de l'existence... Dans une telle discontinuité, une telle dilution... Le seul repère “vrai” (et permanent) me semble être celui de l'intensité du moment vécu et partagé dans un présent ressenti comme une “petite éternité”, et dont le souvenir par la suite ne se laisse jamais altérer par la nostalgie ou le regret d'une sorte de “paradis perdu”... Je conçois dans mon esprit le souvenir comme un “témoignage vivant” de ce qui fut. Un “témoignage” sans “transformisme romantique ou embellissant à l'excès” et dont le destin est, pour l'homme d'écriture que je suis, d'être précisément écrit...
Dans la relation virtuelle (Face Book, Live Messenger, forums et blogs), dix ans ce n'est plus seulement un gouffre mais un abîme!
C'est fou ce que les liens d'amitié ou de groupe ou de communauté sur les forums du Net par exemple, se délitent... Alors qu'ils s'étaient si rapidement formés!
Un forum qui a cinq ans de durée (et l'on peut en dire autant d'un site ou d'un blog personnel) c'est “le bout du monde” ! Beaucoup de forums se ferment, autant de sites et de blogs sont abandonnés faute de visibilité (et donc de visiteurs et de réactions)... Seuls “vivent” les grands sites et forums communautaires regroupant des dizaines de milliers de membres, et les blogs de gens célèbres...
Mais comment croyez vous que fonctionnent ces grands sites et forums, ces blogs de gens célèbres?
Ce ne sont que des “machines”... Ou d'immenses halls de gare avec des “petits coins de pas perdus” , ou des sortes de “Woodstooks” où tout le monde s'embrasse en écoutant des musiques qui battent comme des ventres et des coeurs de pieuvre...
C'est fou, vraiment fou ce que sur le Net, on peut s'aimer (sans même s'être vus ou rencontrés)... Puis ne plus s'aimer voire se “foutre en l'air” pour un oui pour un non, pour un mot malheureux ou incompris ou mal interprété!
Et c'est fou ce que des fils de discussion “légendaires” animés par des “passionnés du moment” se sont dissous dans des “fosses de l'oubli”, et que ces “passionnés du moment” se sont eux-mêmes dispersés, sont partis vers d'autres “horizons” ou “univers”...
Tout cela se “fait et se défait” en beaucoup moins de temps que dix ans!
Alors dix ans, quel abîme!
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Un beau timbre
- Par guy sembic
- Le 29/05/2009
- Dans Anecdotes et divers
Un beau timbre, c'est “très compliqué”... Si on veut vraiment (pour faire plaisir à qui on envoie la lettre) mettre un “beau timbre” (plutôt qu'une très ordinaire “Marianne” ou un espèce de poussin géométrique d'un jaune insipide qu'on t'a “refilé” dans un tabac presse)... Il faut te rendre à la Poste, et en précisant “je veux un beau timbre”, dire au moins le genre de timbre (si t'en as une idée)... Faute de quoi le monsieur, le mondemonsieur, la madame ou la mademoiselle du guichet va te “refiler” comme “beau timbre” ... Sans doute le timbre à fourguer vite fait bien fait avant l'inventaire de demain (qui sera peut-être du genre “c'est un garçon/c'est une fille” ou le “croix-rouge” avec supplément en carnet et invendable de la dernière saison passée)...
On ne discute pas trois heures au guichet de la Poste pour un timbre! (avec la file d'attente derrière, le moutard qui braille, le toutou qui tire sur sa laisse... )
Ah bien sûr, la “solution” c'est de s'abonner pour telle ou telle série de timbres... Mais à quoi bon? Aujourd'hui on fait tout par courriel ou par internet... Y'a juste que la cousine “réfractaire à internet”, la “mémé qu'a encore un minitel, ou les “mordus nostalgiques” de la lettre apportée par le facteur et écrite à la main... Qui, encore, “fantasment” sur un beau timbre!
Et un “beau timbre” ne prouve rien! (on peut avoir une belle âme sans pour autant coller un beau timbre sur une enveloppe à un ami)...
Un beau timbre, c'est encore plus compliqué quand il faut garer sa bagnole en ville pour aller l'acheter à la Poste (forcément située au centre ville). Un beau timbre c'est très compliqué quand tu quittes un camping et qu'il faut traverser une ville que tu n'as jamais traversée de ta vie, acheter le timbre à la Poste, faire la queue, ou si tu as déjà acheté la timbre la veille, poster la lettre avant de quitter la ville! (c'est la galère pour trouver une boîte aux lettres et tu te fais dix fois/quinze fois klaxonner par des automobilistes rageurs qui eux sont “du coin”)...
Un beau timbre? Deux heures de perdues pour un beau timbre! Et ces deux heures là, ça vaut pas deux heures à lire “Le Procès”, ou “L'Amérique”, ou “Le Château”, ou “La Métamorphose”, ou “La colonie pénitentiaire”, de Frantz Kafka !... Dans un train défilant à travers un morne paysage noyé de brume et de pluie, coincé entre deux personnages énigmatiques au regard pesant et sentant le renfermé...
Si vous m'écrivez jamais une “vraie lettre”... Regardez dans un tiroir si vous n'avez pas une “Marianne” encore valide qui traîne, et à la première boîte aux lettres venue (la plus proche possible) ne vérifiez pas l'heure de la prochaine levée... (De toute manière même par mail ça met parfois “des lunes” pour arriver!... Quand ça arrive!)
... Autre (et dernière) précision :
Entre un “pinard” à 3 euros la bouteille et un “pinard” à 8 euros (ou plus) la bouteille... En général je sais pas faire la différence! (de ce côté là je suis un chimpanzé ou un cochon... Ou le “toutou cagneux” d'Yvette - de la ferme de derrière ma maison- qui avait bouffé le foie gras”douteux” que ma grand mère avait jeté près du portail)...
... Y' a d'autres choses pour lesquelles j'ai “un peu plus de truffe” si j'ose dire!