Le p'tit coin de Yugcib

P1000015 1Bienvenue dans mon petit coin : ici c'est l'entrée et vous accrochez vos manteaux, vos vestes, vos impers... Ensuite je vous convie à la découverte de ces billets qui viennent les uns à la suite des autres depuis mai 2009... 

NOTE : les billets sont classés par catégories qui figurent dans le menu à gauche : faire défiler jusqu'à BLOG où apparaissent les noms des catégories du blog, puis la liste des derniers billets publiés. 

  • Un paysage

    Un paysage où les arbres sont des “peut-être oui” ou des “peut-être non”

     

    Il y a des êtres qui par leur nature, par ce qui brûle en eux comme la lumière d'une étoile – une lumière vers la quelle pour la voir il faut lever les yeux - “investiraient” bien leurs émotions, leurs rêves et leurs aspirations dans les relations qu'ils ont avec leurs proches, leurs amis ou même certaines de leurs connaissances...

    Sans doute dans leur vie ont-ils ainsi “investi”, ont-ils cru, ont-ils espéré, ont-ils même parfois connu...

    “Echaudés”, ces êtres là le furent... A un moment ou un autre de leur vie... Mais l'on n'est pas “échaudé” pour un petit espace de silence, pour une attention qui ne s'est pas manifestée, pour un propos “hasardeux”... Pour une brûlure sans gravité sur la peau, en somme...

    Ce qui “échaude” en fait, c'est ce qui se révèle d'un être, que l'on n'aurait jamais cru, quelque trahison, ce que j'appelle un “accident relationnel”, une obscurité soudaine, un “long silence blanc dont on ne sait comment il a commencé”, une certaine pesanteur, immobile et lancinante dans une relation dont on ne sait si elle s'épuise ou si elle se perd...

    Nous vivons dans un espace relationnel comme dans un paysage d'arbres qui seraient non pas des baobabs ou des palmiers, des pins ou des bouleaux, des hêtres ou des accacias... Mais des “peut-être oui”, “peut-être non”...

    “Investir” dans ses émotions, dans ses rêves et dans ses aspirations, dans ces “peut-être oui” de bois doré ou de bois-cathédrale... Ce n'est sans doute pas comme dans une eau dans laquelle il faut se jeter... A moins d'être “très bon nageur”.

     

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  • Dernière fois

    Après lecture d'un livre de François Gautheret “Les corps perdus”... Il me vient cette pensée... (dans le livre il y est question de puits dans lesquels sont enfermés des gens...)

    ... Il y eut une “dernière fois” sans que jamais l'on sût si c'était bien là une “dernière fois”... D'ailleurs l'auteur de cette “dernière fois” ne savait pas lui même que c'était “la dernière fois”...

    Alors des pistes se croisèrent au dessus du couvercle de bois qui obturait le puits... Et l'on vit aussi au delà des chemins qui se croisaient, des couvercles de bois sur le sol. Et personne jamais, ou alors comme par un étrange hasard, ne soulevait l'un de ces couvercles de bois...

    Sous le couvercle de bois qui obturait le puits, il y avait une voix que l'on entendait lorsqu'on posait le pied sur le couvercle... Alors il en était, de ces passants qui parfois soulevaient le couvercle et, comme pour répondre à la voix qu'ils entendaient, descendaient un seau dans le puits. Dans le seau il y avait à boire et à manger... Ou de la voix, de la pensée, de la question, ou du visage, ou du regard...

    ... Et ce jour là, de ce temps là, de ce temps qui avait passé dont on ne sait s'il est encore le même ou s'il n' a pas pris d'autres couleurs... La voix ne se fit plus entendre : elle avait retenti et même fait trembler le couvercle, une “dernière fois” sans que personne ne sût ou n'imaginât que c'était “la dernière fois”... Et la voix elle même demeurait pleine encore de ce qu'elle allait dire...

    Continuer de dire...

    Le temps chargé de tous les vents recouvrit de terre ou de sable le couvercle qui obturait le puits où vivait la voix. Et les pistes ici au dessus du couvercle, venues du grand paysage, se croisèrent et du monde, bien du monde passa sans que jamais personne ne sût qu'il y avait là un couvercle obturant un puits avec une voix dedans.

    La voix ne sentait plus au bout de ses doigts la paroi du puits, le regard de la voix ne voyait plus le noir de l'intérieur du puits : la voix était devenue comme un foyer d'énergie immobile et silencieux que rien ne pouvait altérer ni atteindre. La voix n'émettait plus mais existait désormais comme une étoile dont on ne voit pas encore – ou dont on ne voit plus – la lumière...

    Quelques uns de ceux qui passaient par là, en cet endroit où les pistes se croisent, savaient qu'il y avait là un couvercle obturant un puits et qu'avant, l'on entendait une voix : ils enlevèrent la terre ou le sable, soulevèrent le couvercle et descendirent dans le puits un seau contenant leur voix, leur visage, leur regard, une question... Mais lorsqu'ils remontèrent le seau, ils virent que tout ce qu'ils y avaient mis dedans revenait sans aucune trace de la voix de l'intérieur du puits... Alors ils ne comprirent pas...

    Mais la voix à l'intérieur du puits... Avait – peut-être- pour un temps, pris une sorte de tunnel sous la terre (si elle n'était pas devenue comme un foyer d'énergie immobile et silencieux)...

    Ils ne comprirent pas, mais certains cependant, pensèrent que la voix reviendrait se faire entendre...

     

     

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  • Vous et le Net : sondage, enquête...

    Que privilégiez vous sur le Net? En priorité “première”, ensuite en “second” et enfin plus “accessoirement”?

      Pour vous donner une idée, je commence :

    1 : Mes mails : lecture, réponse immédiate ou réponse remise à plus tard...

    2 : Mes forums préférés (il y en a 4). Je regarde alors :

    -Si y'a eu une réaction sur l'un des messages que j'ai postés...

    -Ensuite je consulte 2 ou 3 fils de discussion selon le sujet titré et qui est l'auteur du sujet...

    -Et je réagis oui ou non dans le sujet...

    3 : Je poste un nouveau sujet, soit directement sans brouillon, soit à partir d'un copié/collé d'un de mes textes récents écrit dans un fichier...

    4 : Je mets à jour mon site et mon blog (copié/collé de mes derniers textes)...

    5 : Si je le juge nécessaire (et selon mon inspiration) je rajoute quelque propos dans un fil que je viens d'ouvrir (en particulier si sur ce message il n'y a pas eu encore de réaction)...

    6 : A ce stade là (après avoir fait ce qui précède) on entre dans “l'accessoire” (pas tous les jours) : je consulte mes statistiques (site et blog) et je vérifie si oui ou non y'a des commentaies (en général “ça s'bouscule pas au portillon et c'est pour ça que je regarde pas tous les jours)

    7 : Entre 5 et 10 fois dans le mois en cours, je consulte un site ou un blog d'ami (ami d'un de mes forums préférés)

    8 : Moins “accessoire” mais d'une régularité très variable : j'écris des mails à des amis (ou à des personnes de ma famille à qui je peux dire “certaines choses” en étant sûr que ça aura de “l'écho”)...

    (7 et 8 n'ont pas cependant de caractère “accessoire” dans la mesure où je décide de le faire, mais pas aussi régulièrement que par exemple 1 et 2).

     

    Ce que je ne fais jamais sur le Net :

    Les jeux de hasard, de “passe temps”; le cul “salaud”, les blogs des gens célèbres (que tout le monde visite) (j'en ai marre de toutes ces “locomotives” qui traînent derrière elles les wagons du monde)... L'horoscope (j'ai horreur de ça), les débats politiques, les forums “débiles” genre la mayonnaise me monte au nez bourrés de fautes d'orthographe et d'une vulgarité à vomir , les pubs où on te dit que tu vas gagner de l'argent...

    Il m'arrive toutefois (en dehors de ce qui est purement culturel ou littéraire ou scientifique, ou historique...) de visiter (avec un oeil allumé) des sites de mode et de prêt à porter féminin (mais pas les sites style catalogue ou “grandes boîtes”)

     

    Compte tenu de tout cela, lorsque j'ouvre ma boîte mail (première action) et que je ne vois aucun message intéressant, aucune réponse attendue ou espérée... Et que de surcroît sur les forums c'est “le calme plat” ou le silence... Alors je ne reste pas longtemps sur le Net! (sauf peut-être pour me rendre tout de même sur 2 ou 3 fils – on ne sait jamais, je peux être inspiré pour une participation-). A noter qu'à ce sujet, y'a parfois “une mine d'or qui se présente à ciel ouvert!...

     

    Pète-devan-lefrigo-qui-baille répond au sondage...

     

    C'est " Pète-devan-lefrigo-qui-baille" (il participe au sondage) et voici ce qu'il dit :

     

    1/ Je vais sur Face de Bouc et je ponds un placard où je raconte que hier j'avais la colique, et j'écris un mail sur Face de Bouc à Patrick Sébastien...

     

    2/ Je me scotche sur un jeu de stratégie guerrière (peu importe s'il est trois heures du matin et si je suis chez de la famille)

     

    3/ Je vais sur un site de cul salaud

     

    4/ J'achète mon billet d'avion pour Caracas "à l'arrache" et par chance j'ai une réduc super!

     

    Ce que je ne fais jamais :

    -Ecrire de longs mails (j'écris que 3 ou 4 mots style "Va Zeu KC" )

    -les sites et les blogs littéraires

    -aller sur mon compte de la banque

    -voir le blog de mon tonton poète

     

     

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  • Les yeux des kiwis

    J'arrache les yeux aux kiwis avant de les peler.

    Le kiwi est un cyclope chauve sans nez, sans bouche, sans oreilles et sans corps avec un oeil sur le crâne et un autre oeil sous le menton...

    Quand j'étais petit j'arrachai les ailes aux mouches mais je n'avais pas encore ma plus belle âme...

    Sauf quand j'ai défendu une tortue maltraitée par trois galopins plus costauds que moi à la sortie du lycée Duveyrier à Blida en Algérie en 1960...

    Le kiwi c'est bon pour le ventre.

    J'arrache les yeux aux kiwis avant de les peler mais je n'arrachai pas les yeux aux lapins que ma grand mère me faisait tuer (c'était ainsi que dans les campagnes parfois on saignait les lapins : en leur arrachant un oeil avec la pointe d'un couteau)...

    ... ça ne sert à rien de regretter d'avoir coupé les ailes aux mouches, car ce qui est accompli ne peut plus être “désaccompli”... Ce que l'on peut faire par contre, c'est décider de ne plus jamais couper les ailes aux mouches (entre autres...)

     

     

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  • Le chemin très emprunté

     

    Il en est de ces chemins qui sont très empruntés... Mais ils sont d'une même direction générale quoique d'aventure “méandrant” un peu.

    Il serait astucieux pour un voyageur disert et visageux d'emprunter l'un de ces chemins déjà tracés portant visages, regards, lèvres et pas. Il y a bien là une possibilité d'existence et de visibilité pour le voyageur.

    Ce chemin si emprunté est presque toujours celui qui, le plus naturellement, le plus “de circonstance et d'actualité”, s'invite tout auréolé de l'intérêt qu'il suscite auprès du plus grand nombre...

    Mais voilà : ce chemin a une direction, une orientation ; il est défini, il a des repères bien précis.

    L'astuce pour le voyageur disert et visageux qui n'avait pas pris ce chemin et en aurait bien ouvert un autre (mais à la possibilité d'existence et de visibilité réduite ou limitée) serait de “prendre pied” sur le chemin très emprunté qui porte visages, regards et pas... Et de se glisser dans l'un de ces inévitables méandres. Ainsi au lieu d'un nouveau chemin s'ouvrant, viendrait dans le méandre une dérivation... La dérivation que le voyageur avait en vue.

    Un chemin très emprunté a au moins un grand avantage : le fait que justement il soit très emprunté!

    L'astuce c'est de s'en servir comme d'une planche à voile afin de voler sur la vague où l'on sera suivi...

     

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  • Ce que l'on sait déjà, et ce que l'on découvre...

     

    Il y a ce que l'on sait, sans l'avoir espéré ; et qui vient comme un petit être tombé du ciel posé sur notre épaule, dont on perçoit la vibration des ailes...

    Il y a ce que l'on sait après l'avoir appris ou découvert (parfois fortuitement) alors qu'auparavant rien de déterminant ne survenait afin que l'on le sache pour de bon... Et que cependant l'on attendait dans une sorte d'espérance emplie d'interrogation...

    Ainsi en est-il de ces êtres qui nous sont acquis et dont l'esprit, le coeur et l'affection nous sont si proches (et si habituels au point que l'on ne perçoive plus leur vibration)...

    Ainsi en est-il de ces êtres qui nous ont plu, mais dont on ne savait pas s'ils nous étaient acquis...

    C'est assurément l'une des plus belles joies du monde dans la traversée de notre vie, que celle de savoir après l'avoir découvert... Ce « fin mot de l'histoire » dont on avait rêvé...

    Mais que de fragilité dans ce qui est si beau, si délicat, si palpitant, si fou, si inattendu, si fragrant... !

    C'est comme tenir entre ses doigts un petit être pouvant s'envoler à tout moment... Parce que l'on a un peu trop appuyé ou soufflé...

     

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  • Un vocable proprement insupportable...

    Trou-du-cul au féminin c'est : “Troune-du-cune”. Ou si l'on veut, orthographié différemment : “Troun' du Cune”...

    Quoiqu'il en soit, dans une conception “Yugcibienne” de la Féminité, ce “vocable” est proprement insupportable et ne devrait jamais, au grand jamais être utilisé...

    Dans ma vie j'ai connu pour moins des doigts d'une seule main, de ces “troun' du cune” (jeune fille, jeune femme “sans consistance” genre soft, dédaigneuse, consensuelle, “bien dans sa peau/bien de son temps”, indifférente aux “choses profondes de l'esprit et du coeur” et surtout aux développements d'écriture à rallonges)...

    J'en ai connu une ou deux, de ces “troune-du-cune” qui avait comme on dit “du bagage”! (Qui avait fait des Etudes Littéraires)...

    ... Pardonnez moi d'être “aussi dur” mais bon... “ça aussi c'est du Yugcib” (et pas du meilleur)!

    ... Grâce au ciel elle ne me verra pas vieillir et je n'aurai jamais à toquer à sa porte pas plus qu'elle n'aura à toquer à la mienne!

    C'est fou ce que l'on vit très bien en l'absence de gens auprès desquels on vivrait très mal...

          Ma tante Jeanne Dupouy, d'Arengosse dans les Landes, disparue le 6 mai 2005 à l'âge de 94 ans... Et avec laquelle j'avais de si intéressantes discussions tant nos esprits étaient proches... Aurait bien ri si elle m'avait entendu prononcer à propos de ce genre de fille ou de jeune femme "sans consistance": "troune-du-cune"! Car elle non plus n'aimait guère ce "genre là", et d'ailleurs, elle fustigeait avec un humour décapant, avec un réalisme cocasse, ces jeunes femmes "sans consistance"... Mais ma tante d'Arengosse c'était comme je dis "un monument" (en tant que personnage - et le "patrimoine culturel de la famille"-)

     

     

     

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  • Ce ne serait pas un canular !

     

    J'organisai ma mort afin qu'elle fût crédible... Mais je ne mourus point.

    Je ne vous dis pas les détails car ne n'est pas là le but de mon propos. Je puis tout de même dire que le plan que je conçus et que les dispositions que je pris furent de toute évidence des mieux organisés et imaginés qui soient... A tel point que tout le monde y crut.

    Alors je vis...

    En premier lieu je pris connaissance de ce que les membres et visiteurs de certains forums du Web avaient écrit après ma mort. Ils avaient ouvert des fils de discussion et je pus également constater que d'autres fils que j'avais ouverts de mon vivant et qui étaient demeurés sans suite furent comme par “enchantement” activés...

    Cela m'amusa et dans une certaine mesure j'en fus ému... Ce qui eût pu me “contrarier” à la lecture de ce que l'on postait à mon sujet, prenait dans mon esprit une dimension nouvelle : la dimension d'une connaissance que toute ma vie durant j'avais recherchée et m'avait semblée non pas inaccessible, mais atteignable. Certes il y avait bien encore toutes ces incertitudes, ces interrogations, mais un espace s'ouvrait dans lequel disparaissaient tout ressentiment et toute amertume, toute nostalgie ou toute désespérance : je volais comme un oiseau avec une âme énorme dans une toute petite cervelle...

    Ensuite je “visitais” mes proches, mes amis, mes voisins, mes anciens collègues de La Poste où j'avais passé 38 ans de ma vie ; quelques filles et jeunes femmes du temps d'avant mon mariage (et aussi d'autres femmes jeunes ou moins jeunes que j'avais connues jusqu' à mes “derniers temps”)...

    De tous ces gens, je pris conscience à quel point certains me regrettaient et d'autres s'en foutaient pas mal que je sois mort... J'entendais ces “Ah il était ceci / il était cela” et je sus ce que je n'avais jamais su mais dont je m'étais douté...

    Je réalisai – quoique je ne m'en réjouisse point – que mon “jugement” était bien plus sévère à l'égard des gens qui m'avaient ignoré, méconnu ou fustigé mais qui apprenant ma mort me “regrettaient” subitement et comme par “enchantement”... Qu'à l'égard des gens qui disaient ouvertement “bon débarras, il ne nous emmerdera plus, il ne nous fatiguera plus”... Et j'eûs donc pour ces derniers là, “une pensée pieuse”...

    Lorsque j'eûs fait le tour de tout cela, après avoir vu et su... Je m'aperçus seulement que j'avais un autre visage, un autre esprit... Quoiqu'entre cet autre esprit et l'esprit qui avait été le mien, se soit opéré une “transition”... La transition nécessaire pour que je voie et pour que je sache...

    ... “Oh putin” me dis-je “j'ai fait une belle connerie! Car il va maintenant falloir que je me ré-existe!(puisque je ne suis pas mort). Je ne suis plus Yugcib, j'ai un autre visage et un autre esprit.”

    Je pourrais il est vrai, déclarer que c'était un canular. Et me ré-yugciber. Je vois déjà la tête de celles et ceux que j'avais “royalement emmerdés”! J'entends ces “il nous a bien eu le Yugcib”!

    Un canular? Un tel canular? Et dire ensuite que c'était un canular? Non, ça non, vraiment non! Je suis allé trop loin dans la crédibilité... Yugcib est mort, il est enterré (ou incinéré)... Il faut que je me ré-existe. Et tant que durera le souvenir dans l'être que je suis maintenant, le souvenir de l'être que je fus... Je vais découvrir un plus terrible exil que tous les exils que j'avais traversés auparavant... Parce que je vais regretter – entre autres – ce ressenti que j'avais de la Féminité... Et bien d'autres choses encore... Dans lesquelles finalement je “ne me sentais pas si mal que ça”...

    L'exil de ce que l'on fut, dans un nouvel exil qui vient forcément (parce qu'il y a toujours de l'exil) ... C'est peut-être le pire de tous les exils.

    Alors me viendra cette volonté : surmonter l'exil de ce que je fus dans le nouvel exil qui sera le mien après avoir fait croire à tout le monde que j'étais mort...

     

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