Le p'tit coin de Yugcib
Bienvenue dans mon petit coin : ici c'est l'entrée et vous accrochez vos manteaux, vos vestes, vos impers... Ensuite je vous convie à la découverte de ces billets qui viennent les uns à la suite des autres depuis mai 2009...
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Religions, cultes... Et horoscope
- Par guy sembic
- Le 05/02/2010
- Dans Pensée, réflexions, notes, tags
Embusquée ou en plein milieu du passage, la religion... Et à côté, l'horoscope !
A-t-on jamais dans notre pays, la France, dressé une statistique sur le nombre d'intellectuels, d'artistes, d'écrivains, philosophes et scientifiques... qui ne sont pas à leur mort, enterrés religieusement ?
Je suis persuadé que, dans le monde de tous ces derniers, ce serait bien là que l'on verrait apparaître les chiffres les plus bas... Quoi que la différence avec les gens d'autres “catégories” sociales, ne doit pas être “si grande que cela”...
L'enracinement des peuples et des civilisations, de tous les pays du monde, dans les religions et dans les cultes, est une réalité avec laquelle j'ai vraiment du mal à vivre ma vie...
Je comprends tout ce qu'il est “bien” -ou censé être bien – de comprendre... Je respecte la liberté de chacun... Mais au fond de moi “je ne puis m'y faire!”
À ma connaissance l'on n'a pas, comme une carte d'identité ou un passeport ou un extrait de naissance, dans son portefeuille, un certificat de baptême. Mais dans un certain nombre de formulaires (par exemple ton profil sur des réseaux sociaux du Net) on te demande quelle est ta religion. Et beaucoup de gens de toute évidence, disent qu'ils sont catholiques ou autres...
... Soit dit en passant, dans ce genre de formulaire (profil réseaux sociaux ou surtout inscription participation à des forums très populaires) on te demande aussi ton signe astral...
Ah, putain ! Toujours et encore toujours, partout, omni présente – ou “embusquée” - la religion... Et avec la religion en plus, l'horoscope !
Serait-il possible à un citoyen “lambda”, dans notre pays tout au moins, de refuser par écrit auprès d'une autorité dûment mandatée, le baptême catholique reçu quand on n'était qu'un bébé, et que la famille alors, “pas spécialement coyante et encore moins pratiquante”, avait fait administer dans l'église du village... “pour se conformer aux bons usages” ?
Le “commun des mortels” en France, dans toute l'Europe et l'Amérique, est catholique ou protestant ou de quelque religion chrétienne parmi je ne sais combien de confessions... En terre musulmane, il en est de même (et peut-être plus accentué encore). Partout, partout, la religion, les rites, les cultes, les dogmes, les pratiques, les lieux sacrés, les prières, le baptême, le cathéchisme, la communion, le mariage et l'enterrement à l'église...
Même dans le monde des intellectuels, des scientifiques, des artistes, des écrivains... la religion en “toile de fond” participe dans la composition du tableau !
Oui, c'est une réalité ! Et j'ai vraiment du mal à m'y faire !
J'ai eu dans ma vie, des amis très croyants... Qui furent vraiment pour moi des amis dans la mesure où ils retrouvaient en moi, en mon coeur et en mon esprit des valeurs et des idées qui leur étaient chères... Ils m'auraient voulu des leurs! Mais au bout du compte dans leur fort intérieur, je demeurais “un ange de lumière tel Lucifer en bute avec Le Créateur”... Soit dit en passant, les “religieux purs et durs”, très enracinés et intimement convaincus dans leur foi... pensent tous que la parole de dieu avec les écritures (coran ou bible ou torah) est “supérieure” ou “plus crédible” à la parole des philosophes, des artistes, des écrivains ou des intellectuels... à moins que ces derniers ne se rallient à la parole de dieu et louent le “Créateur” dans leurs oeuvres...
NOTE : “En bute avec le Créateur”... J'aurais du écrire “ en butte”... Mais je maintiens dans le contexte “bute” (qui me semble plus violent, plus proche de l'idée de “buter”)
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Pessimisme noir, ou optimisme délirant ?
- Par guy sembic
- Le 05/02/2010
- Dans Articles
Suis-je un affreux pessimiste ou un optimiste délirant ? Je n'en sais rien... Peut-être que je “balance” entre une forme de désespoir et une sorte d'espérance et qu'il y a dans cette forme de désespoir ou dans cette sorte d' espérance quelque chose de déraisonnable... Mais c'est ainsi, et je le vis...
À lire certains de mes textes “il fume” pourrait-on dire...
À en lire d'autres “ce sont comme les lèvres d'une très belle femme s'approchant doucement d'une cicatrice qui, déjà électrisée par le souffle de ces lèvres entrouvertes, s'efface...
Mais il y a aussi ce regard d'apache... ou de pirate, qui dit des mots crus et ouvre des trous noirs...
Je ne pense pas que la vulgarité, associée à la médiocrité et à la banalité... soit une fatalité parce qu'on la rencontre partout sur le Net et dans la vie que nous vivons au quotidien : je crois plutôt que la vulgarité associée à la médiocrité et à la banalité est avant tout une réalité, une existence sans laquelle tout ce que l'on peut lui opposer n'aurait pas de sens, pas d'existence du tout non plus...
Je ne pense pas que la “bien-pensance” généralisée dans un monde en régression où le religieux redevient offensif... soit une fatalité parce qu'elle devient autour de nous comme l'air qu'on respire : je crois plutôt qu'elle est tout comme la vulgarité, une réalité à la quelle on peut lui opposer une autre forme de pensée...
Et ce serait là, le “vrai désespoir”, le désespoir absolu : pas d'existence, pas de réalité...comme un tracé linéaire, immobile et sans repères sur un écran muet...
Et cette sorte d'espérance qui va juqu'au délire, c'est justement celle qui dépasse toutes les révoltes possibles et justifiées, et qui ouvre une brèche dans un mur réputé infranchissable : ce mur des habitudes, des croyances, des modes, de tout ce qui doit se croire et se savoir, de tout ce dans lequel on peut se complaire, se vautrer ; et ce mur aussi, de tout ce que l'on peut maudire, contester, exclure, piétiner ou déclarer hors la loi parce que contraire au “sens giratoire”, contraire à nos valeurs personnelles...
Il y a, dans l'espérance à ouvrir la brèche, et de la voir effectivement s'ouvrir de ci de là ; il y a dans l'énergie, l'imagination, l'inspiration et le rêve que l'on met pour que la brèche s'ouvre... quelque chose de plus fou, de plus délirant et de plus heureux, que de connaître une victoire après une bataille.
Et si le mur devait tout entier tomber d'un seul coup, serait-ce encore plus fou, plus délirant et plus heureux que l'ouverture, la seule ouverture dans le mur, d'une brèche ? N'y aurait-il pas sans doute de l'autre côté, un autre mur ?
Gilles Deleuze ne pouvait se faire à l'idée de quelque “finitude” que ce soit...
Avec Albert Camus, c'est le “mythe de Sisiphe” (le rocher qu'il faut indéfiniment remonter jusqu'en haut)...
Sur le Net s'élargissent chaque jour et dans une immédiateté déconcertante, et dans une profusion sans cesse accrue ; de gigantesques univers relationnels et enseignes largement médiatisés, prisés par des constellations de bloggeurs... Cela constitue à mon sens, une opportunité. Cela “allonge le mur, les murs”... Et cela fait donc, beaucoup de brèches à ouvrir. Cela donne une dimension “phénoménale” à cette sorte d'espérance que j'évoque plus haut... C'est pourquoi, il faut y entrer, il faut y tracer, dans ces univers...
Ce qui fait défaut cependant, c'est peut-être l'insolence de la pensée, le “coeur et les tripes”, tels qu'ils étaient du temps d'un Jacques Brel, d'un Coluche, d'un Léo Ferré, d'un Georges Brassens, d'un Jean Ferrat, d'un Serge Gainsbourg, d'un Pierre Desproges ou d'un Cavana...(par exemple).
Il faut que le Net demeure un espace de liberté totale, que tout, absolument tout puisse y exister et s'y exprimer... C'est “l'affaire de chacun” de ne pas se laisser “coloniser” par quelque sensibilité, quelque langage, quelque forme de pensée, quelque incitation à faire, que ce soit... C'est l'affaire de chacun de se dire “à chaque pas que je fais en avant, à chaque brèche que je parviens à ouvrir, je ne colonise pas un territoire ni un espace, mais je rencontre ce que jusqu'à lors je ne savais pas, je dois désormais compter avec ce qui marche contre mes pas”...
Sur le Net – tout comme dans la vie d'ailleurs- ce qui me “désespère” le plus, c'est l'ennemour. Plus encore que la vulgarité associée à la médiocrité et à la banalité, plus encore que la violence, le “m'as-tu-vu-isme”, le “sexe à gogo – et surtout tel que l'on en parle-”, la “démolition en mitraille de l'autre”, et toutes les perversions possibles et imaginables... Mais bon, même l'ennemour est une réalité... Il me faut bien compter avec cette “denrée” !
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Le maillon dans la chaîne
- Par guy sembic
- Le 03/02/2010
- Dans Pensée, réflexions, notes, tags
Mon “moralomètre” - je l'avais déjà évoqué – variait selon le sens de la courbe de la Bourse...
En hausse cette courbe, et je fulminais et tempêtais ; en baisse cette même courbe, et je me réjouissais...
Une autre courbe influe également – et avec le même impact – sur mon “moralomètre”... C'est celle de la cote d'Obama...
En hausse cette courbe, et je me réjouis ; en baisse cette même courbe, et je fulmine...
Que la Bourse “monte” et en même temps, que la courbe de la cote d'Obama s'infléchisse... Alors la colonne de mercure dans le “moralomètre” se contracte d'autant plus...
Ce type, Obama, avec sur cette planète quelques uns de ses semblables “petits et humbles” ou “célèbres et puissants” représente à mon sens un “maillon de la chaîne”... Le “maillon” à partir du quel la chaîne, l'autre partie de la chaîne qui suit, sera peu à peu d'une texture ou d'une composition différente de la partie de la chaîne qui précède...
Je ne dis pas cependant que la chaîne sera forcément d'une meilleure qualité, au delà du “maillon”, mais elle sera je le pressens, moins exposée à la “marque”, la marque de l'obscurantisme et de “l'inhumanité”, une sorte de “rouille”...
Ce “maillon” de la chaîne, bon nombre d'humains sur cette planète – tout aussi “petits et grands”- que les semblables d'Obama, voudraient le voir “sauter” et remplacé par un “maillon de série courante”... Aussi, ces si nombreux – trop nombreux- “petits et grands”, tirent-ils de toutes leurs forces sur la chaîne, du côté où la chaîne a toujours la même consistance, la même texture, la même composition...
Il faut croire que tous ces “petits et grands”, aspirant à voir sauter le “maillon”, ne manquent pas en leurs rangs, de ces “mécaniciens”disposés à remettre en place un “maillon de série courante”... Car sans “maillon” bien sûr, la chaîne serait rompue et il faut à tout prix, à n'importe quel prix, que la chaîne soit continue, sans extrémité si possible devant soi et toujours bien tendue... d'obscurantisme et d'inhumanité au seul profit de ces “petits et grands” qui, tirant sur la chaîne, aspirent à une position plus avancée dans le rang... Car l'obscurantisme et l'inhumanité sans cesse tirées dans le sens qui “arrange” sont les meilleurs moteurs pour les uns, de l'avancée dans le rang tout au long de la chaîne...
Ce n'est point qu'ils n'aient “rien compris” - en fait ils ont bien et même très bien compris – ceux qui voudraient voir sauter le “maillon” Obama... Mais ils ne peuvent se faire à l'idée de cette chaîne qui, au delà du “maillon”, serait moins exposée à la “marque” d'inhumanité et d'obscurantisme, cette “marque” qui les conforte dans la vision qu'ils ont du monde, et dans les privilèges et dans les pouvoirs qu'ils en tirent.
Il en vient sans cesse tout au long de la chaîne, de ces “maillons de série nouvelle” qui seraient ceux annonçant que la chaîne, au delà, deviendrait moins exposée à la “marque” de l'usure ambiante.
Mais ces “maillons” là ne sont que des “maillons” de série courante avec un peu de lumière en fins et minuscules éclats... Il n'y a jamais personne pour faire sauter ces “maillons” là et les remplacer par quelque sorte d'Obama que ce soit... En soi déjà.
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Est-ce par pur hasard ?
- Par guy sembic
- Le 30/01/2010
- Dans Articles
Les destinées sont curieuses... À dire vrai, c'est cette part d'aléatoire (ou de hasard si l'on veut) qui les rend soudain insolites – parfois glorieuses- et comme “scellées” dans les mémoires des hommes...
Serge Gainsbourg aurait-il été Gainsbourg ? Et Jacques Brel, Brel ? Et Albert Camus, Camus ?
Serge Gainsbourg (Lucien Ginzburg de son vrai nom) né en 1929 et décédé en 1991, voulait être peintre... Artiste peintre. Initié par son père à la musique, il jouait dans des boîtes de nuit au piano pour gagner sa vie et écrivait des chansons pour les femmes, ces femmes entraîneuses ou artistes qu'il rencontrait dans les établissements de nuit... Et c'est une chanson qu'il fit pour Brigitte Bardot qui le “propulsa” sur la grande scène... Et à cette époque là, tous les militaires du contingent avaient dans leurs chambrées, collée au mur une photo de Brigitte Bardot.
Jacques Brel “tira la langue” quatre années durant... Les critiques étaient désastreuses : celle de France Soir par exemple “ Monsieur Brel est Belge, nous lui rappelons qu'il existe d'excellents trains pour Bruxelles”... Et Marc Robine, dans Le roman de Jacques Brel “ C'est l'éternelle histoire du Vilain petit canard d'Andersen, dont nul ne pouvait prévoir qu'il était un cygne royal en train d'arriver lentement à sa plénitude. Nul, sauf Jacques Canetti”...
En 1924 à Alger, l'instituteur Louis Germain dans le petit appartement d'un immeuble de Belcourt, un quartier ouvrier et populaire, est en discussion avec madame Sintès la grand mère d' Albert. Dehors, Albert attend dans la rue... Le père d'Albert était tonnelier de son état, avant d'aller mourir en France au tout début de la guerre de 14-18. La grand mère avait dit, après le certificat d'études : “il fera comme son père”...
Louis Germain rejoint Albert dans la rue... “ça y est, c'est décidé, tu te présentes au concours des Bourses et tu iras au Lycée”...
Il fallait assurément s'appeler (et être) Louis Germain, pour convaincre une femme telle que madame Sintès, la grand mère d'Albert !
... L'on ne peut certes, évoquer le seul hasard... Hasard, ce n'est pas la même chose que “aléatoire”...
Il y a déjà ce qui est “particulier”, ou “hors du commun” chez un être humain. Il y a aussi l'environnement familial, culturel, social ( si l'on est “riche” ou “pauvre”)... Mais c'est aléatoire pour un être humain d'avoir une destinée “hors du commun”... Lucien Ginzburg par exemple, aurait pu le plus naturellement du monde, devenir un très bon pianiste professionnel, payé au cachet dans des établissements de nuit de renom... Sans jamais être Serge Gainsbourg...
Albert Camus aurait pu devenir tonnelier comme son père, et le dimanche il aurait fait du théâtre amateur, ou animé une équipe de joueurs de football...
Et ce sont des gens tels que Louis Germain, ou Jacques Canetti... Qui surgissent un jour de ce brouillard qu'est l'aléatoire... Dans la vie de ces êtres dont nul ne savait qu'ils étaient “hors du commun” - et pas même eux-mêmes- .
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Intelligible et plaisant, ou inintelligible et ennuyeux ?
- Par guy sembic
- Le 30/01/2010
- Dans Articles
Pour le commun des mortels qui vivait à l'époque où des hommes de pensée, de réflexion et d'une certaine connaissance du monde et de l'univers ; traçaient des figures géométriques, réalisaient des dessins ou gravaient des signes sur la pierre face au ciel... Pour ce “commun des mortels” donc, les signes ainsi tracés étaient inintelligibles... Et le “commun des mortels” alors, disait même, évoquant l'existence de ces signes, qu'ils étaient des oeuvres de débiles ou de fous... dont le sens demeurait obscur...
Et les auteurs de ces signes sans doute, ne pensaient pas que le “commun des mortels” puisse être jamais l'un de ces dieux “lecteurs privilégiés”...
Aussi ces auteurs de signes, de figures et de dessins étaient-ils assez mal considérés par les hommes de cette époque, parce qu'ils passaient pour des gens inaccessibles et ennuyeux...
De nos jours c'est l'espace du Web qui est devenu le ciel... Ou encore l'espace de l'écriture par toutes sortes de livres, oeuvres de roman ou de divertissement... Et ce sont les forums du Web, les sites et les blogs... Ou encore les feuillets ou les pages des auteurs de livres qui sont devenus les pierres face au ciel...
Autrefois les “lecteurs privilégiés” du commun des mortels qui lui, produisait auprès de ses semblables des figures et des dessins “intelligibles et plaisants” dans les assemblées ordinaires de personnes, étaient les mêmes gens que de nos jours, dont l'esprit habité par les dieux et leurs serviteurs et les idées du monde, se porte vers ce qui est “intelligible et plaisant”...
Et tout homme ou femme, aujourd'hui comme autrefois, de pensée, de réflexion et d'une certaine connaissance du monde et de l'univers, qui se risque à produire ce que ses contemporains délaissent ou “zappent”... Passe pour débile, fou ou obscur... Alors cet homme ou cette femme là, écrit comme autrefois traçaient ses prédecesseurs sur la pierre face au ciel...
Il n' y a pas d'étrangeté dans l'opposition entre ce qui est perçu comme intelligible, et ce qui est perçu comme inintelligible... Il n'y a que la réalité du monde, des êtres et de l'univers.
Il vient toujours du questionnement et de la recherche, avec la connaissance qui ne vient pas des dieux et des idées du monde...
Il vient toujours du contentement et des habitudes, avec la connaissance qui vient des dieux et des idées du monde...
C'est le questionnement et la recherche qui rendent difficiles le langage et la communication...
C'est le contentement et les habitudes qui rendent si aisés le langage et la communication...
Il n'y pas d'étrangeté dans l'opposition entre ce qui est perçu comme intelligible, et ce qui est perçu comme inintelligible... Mais il n'y a pas non plus dans ce qui est perçu, de vérité...
Si la connaissance qui vient des dieux et des idées du monde, en particulier lorsqu'elle s'impose, est une connaissance “toute cousue (et bien cousue)”... D'où vient et qu'est la connaissance qui ne vient pas des dieux et des idées du monde ? Peut-on dire qu'elle est vérité?
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Vers une civilisation de la relation
- Par guy sembic
- Le 27/01/2010
- Dans Articles
Les éditeurs savent déjà depuis au moins quelques années, que le livre (ou l'écrit) sur Internet, peut être une évolution intéressante à leurs yeux... Mais ils ont laissé à mon avis trop de temps s'écouler déjà, à l'expansion et à la diffusion de l'écrit sur Internet.
De telle sorte que le marché de l'édition classique (toujours aussi florissant cependant) a de plus en plus tendance à se laisser rattrapper par un autre genre de "marché" qui lui, à terme, ne sera plus du tout un "marché"...
L'on entre plus aisément (et avec beaucoup plus de chances d'être lu ou découvert, et de "rayonner")... Sur la Toile que dans le monde de l'édition classique.
Car, avant même de "gagner de l'argent" l'aspiration essentielle de la plupart des écrivains, c'est d'avoir un public, des lecteurs, des interlocuteurs... Voilà pourquoi le "marché" - du livre et de l'écrit - (qui est encore ce qu'il est) va évoluer et entraîner avec lui, peu à peu... tous les autres marchés (du loisir, de la culture, et même du bien ou service ou produit de consommation courante et nécessaire)... Vers ce que j'appellerais "une civilisation de la relation". Alors les données, les repères, les valeurs, les règles (si tant est qu'il y en ait encore) ne seront plus du tout les mêmes...
Les utopies, les modes, les hypocrisies, les mythes... Et presque tous les pouvoirs actuels tomberont les uns après les autres...
Certains pourraient voir dans cette évolution que j'évoque, la "faillite" d'un système... Tout comme la faillite du Communisme ou le "pourrissement" du Capitalisme... Il n'en sera rien : il n'y aura pas de "faillite" mais une "transition".
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Sur la Toile comme sur la pierre face au ciel
- Par guy sembic
- Le 27/01/2010
- Dans Chroniques et Marmelades diverses
Autrefois, du temps des premières civilisations humaines les plus évoluées, de ces civilisations dont nous n'avons pas encore tout découvert et qui demeurent mystérieuses – et qui ont existé – les hommes gravaient sur de la pierre, sur des blocs de pierre ou sur des terrains même... C'étaient des signes, des dessins, des figures géométriques, des inscriptions ressemblant à de l'écriture... Une forme de langage... Face au ciel.
J'ai imaginé que ces hommes là, gravaient dans la pierre parce qu'ils pensaient que les dieux seraient leurs lecteurs...
Mais ces hommes là ne savaient pas où demeuraient les dieux, ni comment les joindre, ni s'ils étaient nombreux ni quel était leur langage... Ni s'ils viendraient un jour sur la Terre, ni s'ils étaient déjà venus... Ils ne les avaient jamais vus non plus... Mais ils les « entrerêvaient »... Assurément ils devaient être à leurs yeux, ces dieux, des lecteurs privilégiés...
Ce n'était point là, de la religion... La religion et les cultes sont venus après, bien après les hommes de ces civilisations. L'écriture sur le papier, les livres, les feuilles imprimées... Et plus tard le téléphone, la radio et la télévision... Et Internet, sont venus après, aussi... Et avec l'écriture, avec la télévision et Internet... Avec l'écriture surtout... Sont venus les grands auteurs, tels des « dieux », des dieux vénérant ou contestant les dieux des religions...
Les dieux que les hommes se sont faits, ou les dieux des religions... Sont-ils des lecteurs privilégiés pour les hommes d'aujourd'hui ? J'en doute... À dire vrai je ne le crois pas...
... Je pense très fort à ces hommes des premières civilisations, qui gravaient dans la pierre face au ciel...
Je pense aussi à ce cosmonaute de mon histoire, naufragé de l'espace et survivant, dans une petite coque de sauvetage et errant dans une galaxie, si loin de sa planète d'origine... Et qui rédigeait encore son journal de bord !... Comme si des sortes de « dieux » un jour pourraient avoir connaissance de ce journal de bord ! Comme si ces « dieux » somme toute, n'étaient jamais que des hommes – ou des sortes d'hommes - tels que ce cosmonaute perdu à jamais dans l'espace...
... Je ne suis pas du genre à « monter sur les tables » pour haranguer ou discourir devant une foule ou même devant une petite assemblée de personnes... Je ne suis pas foutu en l'occurrence, d'aligner trois mots en face du moindre public... Je n'aime pas « me mettre en valeur » et dans la moindre assemblée de personnes – fûssent-elles connues, ces personnes, de moi – je préfère observer et écouter ce qui se dit... Plutôt que d'intervenir et d'argumenter, ou de pérorer, ou d'essayer « prouver » quoi que ce soit... Les « cadors » ne sont pas, à mes yeux, des « dieux »...
... Mais je me sens du genre à « graver sur la Toile » comme autrefois les hommes sur la pierre face au ciel...
La Toile c'est le « ciel »... Les supports d'écriture (les forums du Net) c'est la pierre face au ciel...
Et les « dieux » ce sont tous ces visages que je n'ai jamais vus, dont je ne sais la demeure, dont je ne sais le langage ni s' ils sont nombreux, ni s'ils viendront un jour ni s'ils étaient déjà venus... Et ce sont ces « dieux » là, mes lecteurs privilégiés, ces dieux là que « j'entrerêve » et que j'aime !
Mon voisin ne sait pas que j'ai un site... Ou s'il le sait, c'est parce qu'il en a entendu parler.
Dans ces deux régions de France, l'Aquitaine et la Lorraine, où je vis alternativement, je ne parle jamais aux gens de mes travaux d'écriture et de ces “vingt mille lieues par les mots” sur la Toile... Je n'en parle pas non plus dans ma famille lors de ces réunions ou retrouvailles qui nous rassemblent...
Mais sur la Toile, je grave. Et je grave comme sur la pierre face au ciel.
Si d'aventure, quelqu'un m'ayant lu sur la Toile, me reconnaissait dans la rue ou en un lieu public ( je n'ai pas “retouché” ma photo avec photoshop)... Alors cette personne homme ou femme, je lui offre mon visage et mon regard... Comme si j'étais une très belle femme dont les lèvres s'entrouvriraient...
Quand je serai mort je ne pourrai plus offrir mon visage et mon regard.
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Le rocher
- Par guy sembic
- Le 25/01/2010
- Dans Pensée, réflexions, notes, tags
J'ai imaginé que le rocher demeurait tout en haut de la montagne et que plus jamais il ne retombait au bas de la montagne...
Et j'ai su...
J'ai su que c'était le bonheur absolu mais aussi, le désespoir absolu...
Un désespoir étrange cependant... Tout empreint de gravité et dépassant toutes les émotions possibles...
C'était comme à l'intérieur d'une bulle de roche avec une lumière de jour sans soleil et sans ciel...
Et fugitivement, venait un visage, s'ouvraient des lèvres très douces...
Cela me parut tout à fait absurde mais néanmoins je désirais transcrire ce que je ressentais, dans une sorte de langage – ou d'écriture – ou de musique – que l'univers tout entier eût pu transporter.
Je trouvai ce langage – ou cette écriture – ou cette musique...
Les hommes autrefois, gravaient dans la pierre face au ciel, parce qu'ils pensaient que les dieux dont ils ne savaient pas la demeure et qu'ils n'avaient pas vus, seraient leurs lecteurs... Mais cela n'était pas de la religion. La religion et les cultes sont venus après... Avec l'écriture sur le papier et les grands auteurs comme des dieux...
Oui je trouvai ce langage – ou cette écriture – ou cette musique... Dans la bulle de roche éclairée de la lumière du jour sans ciel et sans soleil...
Et dès que je pus m'exprimer dans ce langage – ou cette écriture – ou cette musique, il n'y eut plus ce visage fugitif ni ces lèvres si douces un bref instant, et commença un exil sans solitude.
Je ne mourus point...
J'ai imaginé, oui !
J'imagine toujours...
Je ne cesse d'imaginer...
... Il est retombé, le rocher...
En haut, tout en haut, il s'est délesté de la haine et de la violence des hommes... Il s'est aussi délesté de l'espérance qu'il portait... De cette espérance comme une glaise le recouvrant et adoucissant la poussée dans la montée.
En haut, tout en haut, c'est à chaque fois la dernière fois...
En bas, tout en bas, c'est à chaque fois la première fois... Et quel poids !