Le p'tit coin de Yugcib

P1000015 1Bienvenue dans mon petit coin : ici c'est l'entrée et vous accrochez vos manteaux, vos vestes, vos impers... Ensuite je vous convie à la découverte de ces billets qui viennent les uns à la suite des autres depuis mai 2009... 

NOTE : les billets sont classés par catégories qui figurent dans le menu à gauche : faire défiler jusqu'à BLOG où apparaissent les noms des catégories du blog, puis la liste des derniers billets publiés. 

  • Un long été de fleurs silencieuses dans le vent bruyant

     

    Ils savent mais ne disent jamais rien...

    J'imagine qu'ils savent – et je fais en sorte qu'ils puissent savoir – mais je ne sais pas s'ils savent...

    Ils savent et disent mais est-ce bien comme ils disent ?...

    En fait je ne sais jamais rien...

     

    J'étais avant-hier un vieillard de cent seize ans...

    Demain j'aurai rajeuni de quelques années...

    Mais dans les saisons qui passent je deviens de plus en plus vieux...

     

    Lorsque les mots n'étaient pas encore nés ils étaient des regards...

    Lorsque les mots ne seront plus ils habiteront les cielles et les cieux...

     

     

  • Sur la route de Madison

     

         Laquelle, lequel d'entre vous, a vu sur France 3, mardi 16 février 2010, “Sur la route de Madison” avec Clint Eastwood et Meryl Streep ?

    ... L'Iowa... Une campagne Nord Américaine, une campagne telle qu'il en existe comme à l'infini dans les grandes plaines centrales entre les Appalaches et les Rocheuses... Et dans cette campagne les gens peuvent y avoir des rêves plus grands que toutes ces immensités continentales... Mais les rêves sont enfouis, jaunis et écornés comme des photos dans des cartons non ficelés que la vie a bousculés et empoussiérés...

    Essayez de concevoir dans votre esprit cette image : un recoin de jardin, une sorte de tertre tout chevelu d'herbes folles et dures, un recoin jamais cultivé mais sur lequel il s'y fit des jeux d'enfant lorsqu'il y avait là du sable... Et dans la terre sous le tertre, brûlerait une fleur... Et le tertre s'entrouvrirait comme les lèvres d'une femme... Alors s'élèverait une fulgurance, une fragrance, et cette terre dont on est fait, intimement et pour toujours, fait... Nous la reconnaîtrions nôtre, bien présente, là sous nos pieds... Dans ce jardin aux allées ratissées et désherbées, aux carrés de fleurs, de plantes vivaces et de légumes dodus, dans ce jardin qui a étouffé sans jamais l'ensevelir, un autre jardin...

    Une fleur qui brûle dans la terre !... L'image est impensable...

    Un être surgit, venu de la route, et l'impensable devient pensable...

     

    ... Un peu dans le même style (si l'on peut dire)... Mais dans un scénario totalement différent... “Bagdad Café”...

     

  • Crispation sur les symboles nationaux

     

         Dans LE MONDE du vendredi 12 février 2010, Guy Verhofstadt, Président du groupe de l'Alliance des démocrates et des libéraux au Parlement Européen, ancien premier ministre Belge, écrit :

     

    Cette crispation sur les symboles nationaux est le symptôme le plus patent du malaise national transpirant à travers ce débat raté. C'est un réflexe de peur incompréhensible quand on connaît le poids et l'influence de la France en Europe et dans le monde”...

     

    Je me sens en ce qui me concerne, “un peu gêné aux entournures” lorsque tous les soirs (et plusieurs fois dans la journée), tant sur les ondes qu'à la télévision, et cela depuis plus d'un mois déjà, l'on débat sur cette question de l'identité nationale...

    D'autant plus que sur les forums du Net, dans les journaux et les magazines d'actualité, l'on ne cesse de débattre et de polémiquer sur ce thème de l'identité nationale...

    Je pense – mais cela me fait mal de penser cela, car cela me paraît “un peu lourd” - à cette phrase d'une chanson de Jean Ferrat “Je crois voir la photo de Pétain dans mon verre de Vichy”...

    C'est vrai que ce débat sur l'identité nationale, cela finit par faire “Travail/Famille/Patrie”... Et que l'on verrait apparaître les “vieux démons” (avec de nouveaux visages et de nouveaux signes distinctifs)...

    J'y vois là non pas un “signe de civilisation”, non pas non plus un “signe de progrès”... ou un “signe de diversité culturelle et d'ouverture vers un monde plus relationnel”... Mais plutôt un “signe de retour à une forme de repli culturel et social”, tout à fait caractéristique de ces époques troublées de crises, de confrontations, de guerres et de fléaux divers... Comme s'il devenait temps de se protéger de murailles, d'enceintes fortifiées, de barrages filtrants et de clôtures, parce que le monde serait plus dangereux, plus incertain qu'avant...

    Débat-on ailleurs qu'en France, à ce point là, sur le thème de l'identité nationale ? Une “identité nationale”, n'est-ce pas comme un visage, un visage humain ? Un visage ne se “débat” pas : il se porte, il se voit, il s'exprime... Il est un visage parmi tous les autres visages... Nul ne peut dire que ce visage là – ou un autre – n'est point. Il est...

    Alors pourquoi débattre en se crispant sur ces yeux, ce nez et cette bouche qu'il faudrait “pieusement modeler” sur son visage ? Les yeux ne sont-ils pas pour voir, le nez pour respirer et la bouche pour se nourrir ou s'exprimer ?

     

  • C'était un bateau

     

    Non, ce n'est pas un îlot sur le fleuve Maroni...

    C'est un bateau échoué qui a rouillé et qui peu à peu, fut recouvert d'une végétation luxuriante...

    Que restera-t-il de nos autoroutes, de nos tours de béton, de métal et de verre, de nos aéroports et de nos gares, de nos gigantesques complexes de circulation autour de nos grandes villes, de nos grandes surfaces commerciales, de nos voitures et de nos trains à grande vitesse, de nos stades et de nos parcs expos... Au premier millénaire d'une nouvelle civilisation humaine sur une Terre qui n'aura plus la même géographie des océans et des continents ?

    Déjà, passent au travers du carrelage d'un salon dans une maison abandonnée dont le toit s'est effondré, des arbres ! Et de la terre, ou du sable ou du gravier, et de l'herbe... sur les routes que l'on ne répare plus !

    Alors, vous pensez! Des ordinateurs, des disques d'enregistrements, des livres, des puces électroniques et autres petits “réservoirs de savoirs et de créations”...

    Sur quoi nous liront-ils les êtres ou les dieux de demain ?

    Dans des poussières de lumière qui émettront du verbe, du son et de l'image ?

     

    ... La fin du monde humain ? ... C'est ma mort à coup sûr !

    Je ne souhaite pas - et n'envisage pas dans mon esprit - et même je refuse - la fin du monde humain...

    Le monde humain, même tel que l'on puisse ne pas l'accepter tel qu'il est, c'est le prolongement de ma vie : je meurs mais le monde humain me survit et vit de ce que je n'ai pas vécu, réalise ce que je n'ai pas réalisé... Et il a encore beaucoup à faire... En particulier : "écrire" dans ces poussières de lumière qui porteront du verbe, du son et de l'image et seront "lues" par les êtres ou les dieux en lointaine descendance directe... ou par les êtres ou les dieux qui ne sont pas encore venus...

     

     

  • La Féminité ailleurs

     

    Ailleurs que sur la Terre, la Féminité serait encore la Féminité...

    Mais nous les Humains, ne savons pas reconnaître sur notre Terre, la féminité de la fourmi, la féminité de l'escargot, la féminité de l'araignée, la féminité du crapaud...

    Il est vrai que l'escargot est hermaphrodite, et que l'on ne dit pas “une crapaude”...

    Et que mon dessin qui serait une féminité d'ailleurs, est bien un dessin typiquement humain... dans la mesure où l'humain se ferait une idée de la Féminité non humaine sur sa planète d'origine et projeterait ensuite son idée en imaginant une Féminité ailleurs...

     

  • Twitter

          Ah, Twitter! ... Twitter, le tout nouveau Twitter! Une nouvelle manière de communiquer... dans l'instantané... Et avec tout le monde! Tout “son monde” en même temps, sinon avec la planète tout entière!

    Eh bien je vais vous dire moi, ce que j'en pense de Twitter...

    Twitter c'est comme avec Facebook. Un Facebook encore plus “face de bouc – ou face de boucque”- que Facebook...

    Twitter c'est bien, très/très bien... et très à la mode pour les gens célèbres, les grandes vedettes, les personnages médiatisés, les People de l'actualité et de la Une des magazines et des Télés... qui ont un carnet d'adresses mail et MSN de dizaines voire de centaines de pages de Web...

    Et d'une manière générale – ou par extension si l'on veut – c'est aussi très bien pour des millions de gens qui “bling-blinguent” chacun d'entre eux, à travers l'espace d'une petite constellation de fans (ou “d'univers-îles”)...

    Pensez donc! Le minot ou la minette de 14 balais qui blogue à tout va, des heures durant! “Tous à 8h ce soir place de la Pastille pour le show de Timothée”... “Qui craque pas pour le dernier boubou à oreillettes et à claquettes luminantes de Nouba Le Givré”...

    Pensez donc! Le mec de trente balais de la Cité des Alouettes à trois plomb' du mat' en caleçon Bingo à dada sur les fesses de sa nana! “Eh les copains, on se fait samedi, un home-cinéma chez moi?”...

    Pensez donc!... Plus planétaire “ Il faut sauver les bébés-baleines en cliquant tous sur Congrès 101”...

    Ou encore quelque info de première, glanée sur le vif avec le camescope numérique d'un copain à l'autre bout de la planète, et bricolée pour faire papillonner des milliards d'émoticônes sur tous les i-phones du monde!

    Pensez donc! ... Voilà bien le “miracle” de Twitter!

    ... Mais Twitter, ah, Twitter... Twitter pour les “trou-duc” (ou les trouneducunes) dans le genre “je poétise, je philosophe, je réfléchis et j'ai des tas de questions”... Twitter pour les “pas z'as de la téléphonite, de la clip-vidéonite, de la Webcamite, de la bagnolite et de la footbalite... Twitter pour les petits, très petits carnets d'adresses mail... Twitter pour les “non branchés”, les “hors circuit” et les “pas médiatisés”... Quelle utilité ?

    Ah, Twitter!... Twitter et Facebook! ça serait, ça ferait... encore mieux que le viagra! ça te propulserait, t'éjecterait, t'électriserait sur le tapis de danse de Zeus le roi des dieux!

    ... Mais les voies de Twitter, de Facebook ou de tout autre “viagra universel du Web”... sont aussi impénétrables que celles de Zeus le roi des dieux... Et elles n'ont pas fini de nous étonner.

     

  • Téterre

     

    ... Téterre, je te vois petit oiseau dans le grand ciel de l'univers...

  • Tous les trains du monde...

         ... Rien à voir avec le "Métro-Jet" qui, dans mon livre "Au pays des guignols gris", traverse le "Grand Continent"...

    Sans doute là, ce jour d'été à Canfranc, assis devant ce wagon d'un autre âge, imaginais-je Ernest Hemingway prenant place sur un siège de bois, une bouteille de wisky à la main...

    Tous les trains du monde depuis que les trains existent, ont quelque part assise, une femme dans un ailleurs, une femme dont le visage et les jambes croisées, et avec le paysage qui défile par la vitre... entre en visite et fait trace dans une histoire d'homme...

    Mais nos trains n'ont plus aujourd'hui de compartiments...