Le p'tit coin de Yugcib

P1000015 1Bienvenue dans mon petit coin : ici c'est l'entrée et vous accrochez vos manteaux, vos vestes, vos impers... Ensuite je vous convie à la découverte de ces billets qui viennent les uns à la suite des autres depuis mai 2009... 

NOTE : les billets sont classés par catégories qui figurent dans le menu à gauche : faire défiler jusqu'à BLOG où apparaissent les noms des catégories du blog, puis la liste des derniers billets publiés. 

  • Grands carnassiers, grands herbivores et petites bêtes

     

         Quelle différence entre d'une part, le mode de vie des petites, toutes petites bêtes dans le désert de pierrailles, de sable et de terres arides ; la peur, la précarité de l'existence, le souci de la moindre pitance à trouver chaque jour pour toutes ces petites bêtes... Et d'autre part, le mode de vie des carnassiers de toutes tailles et de tous poids, qui se partagent ou se disputent des quartiers de viande juteux et saignants dans la savane de l'autre côté du désert !

    Et que dire de ces grands herbivores à cornes torsadées, aux fortes têtes et aux grands museaux, qui, bien nourris des herbes hautes et drues de la savane, se moquent des grands carnassiers ou les observent d'un gros oeil critique !

    Quel abîme entre la vie des petites bêtes dont aucune d'entre elles ne peut rivaliser avec la taille du plus petit même de tous les carnassiers ; et la vie de tous ces carnassiers qui n'ont d'autre souci que celui de se pourvoir en plus grosses proies et de se hisser sur une bosse de la savane afin de dominer du regard tout le paysage !

    Et il y a aussi le même abîme entre la vie des petites bêtes du désert, et la vie des grands herbivores qui observent les carnassiers ou se moquent d'eux !

    Les grands herbivores et les grands ou moins grands carnassiers sont dans l'ignorance de la manière dont vivent les petites bêtes du désert... Et quand bien même herbivores et carnassiers auraient vent du genre de vie des petites bêtes, cela leur serait indifférent...

     

  • Des lapins dans la tête

     

         Avec son petit film de vingt minutes, réalisé en 1964, "Des lapins dans la tête", Paul Carpita fut en 2002 à l'âge de 80 ans, le héros du festival du court métrage à Contis-Plage...

    Né à Marseille en 1922 d'un père docker et d'une mère marchande de poissons, ce réalisateur utopiste et rebelle mène sa vie durant, des combats qui semblent "perdus d'avance" parce le pouvoir des gouvernants et des financiers, l'autorité en place et la puissance médiatique ont orchestré et organisé un modèle social, politique et économique qui "doit fonctionner et s'imposer coûte que coûte" comme le seul modèle possible et logique...

    Il aborde des sujets difficiles, en particulier avec un film réalisé en 1995 sur la vie de travailleurs immigrés exploités dans les champs de Camargue dans les années 1950 (Les sables mouvants).

    En 1955, son film "Le rendez vous des quais" est censuré parce qu'il montre dans toute sa réalité, son authenticité et sa violence, la grande grève des dockers et les manifestations contre les guerres d'Indochine et d'Algérie... Les autorités politiques de l'époque lui reprochent de vouloir "torpiller" la "mission" de l'armée Française...

    Paul Carpita fut non seulement interdit mais de surcroît vilipendé et rejeté par la plupart des autres réalisateurs et scénaristes et acteurs et comédiens de l'époque.... Comme s'il "portait la peste" sur lui !

    À partir de la fin des années 90 cependant, et dans la mouvance d'une évolution déjà amorcée depuis les années 60, semblait s'ouvrir comme une "ère nouvelle" avec la reconnaissance de certains artistes, écrivains, réalisateurs de films, considérés marginaux voire rebelles... Mais ce n'était là qu'un "effet de mode" et l'expression d'un consensualisme hypocrite et condescendant de la part des médias et du pouvoir en place s'attachant par pur intérêt à "lâcher un peu de lest"... Et, il faut le dire "récupérer à bon compte" des valeurs "morales et humanistes"...

    Avec ses derniers films, "Marche ou rêve", "Les homards de l'utopie", Paul Carpita nous souffle un vent de fraîcheur et d'humour... Ou "quelque chose d'indéfinissable dans son oeuvre" dirais-je, qui finit par émerger comme au delà de la seule dimension de la rébellion et de l'utopie...

    ... "Des lapins dans la tête" (film réalisé en 1964) : À neuf ans, un petit garçon rêveur et poète, ne peut fixer son attention en classe. Il donne vie à un dessin, un bonhomme de papier qui devient son complice et l'invite à l'évasion.

    ... Paul Carpita, héros du festival de Contis en 2002 à l'âge de 80 ans; héros longtemps méconnu ou rejeté... Et décédé le 24 octobre 2009...

    Ce sont ces "héros" là, ces héros d'un jour d'un festival ou d'une manifestation ou d'une fête ou d'une représentation populaires... si locales ou si régionales ou même si parisiennes soient-elles... Ce sont ces "héros là", ces "héros d'un jour" qui parviennent à fixer l'attention d'un public, ces artistes rebelles d'où "quelque chose d'indéfinissable" dans leur oeuvre, apparaît au delà de leur rébellion... Qui sont eux, de véritables héros, ces héros qui font le plus souvent défaut dans le tourbillon habituel des festivals et des manifestations artistiques, culturelles ou littéraires... tous plus ou moins "bien dans le vent de la mode et des idées du moment"...

    ... Un "pavé qui tombe dans une mare à l'eau agitée et trouble ; et dont le choc brutal et insolite à la surface miroitante, éclabousse de paillettes piquantes les visages des promeneurs arrêtés sans salir de boue leurs vêtements"... Tel est le pavé qu'il serait souhaitable à mon sens de voir tomber dans la mare...

     

  • Bulle dans une masse rocheuse

     

         Il y avait vendredi 12 novembre 2010 sur France 5, à 20h 35, un documentaire "Empreintes" Stéphane Hessel, Sisyphe heureux...

    Stéphane Hessel est un ancien résistant, ambassadeur de France, militant des causes "orphelines", il est âgé de 92 ans en 2010.

    Vivement critiqué pour sa prise de position contre la politique d'Israël menée dans les territoires occupés, il écrit :

     

    "Je pense bien évidemment que le terrorisme est inacceptable, mais il faut reconnaître que lorsqu'on est occupé avec des moyens militaires infiniment supérieurs aux vôtres, la réaction populaire ne peut pas être que non violente"...

     

    Et, samedi 13 novembre alors que je "jetais un coup d'oeil" sur "Champs Elysées" de Michel Drucker, je suis tombé sur Pierre Perret qui chantait "la femme grillagée"...

     

    La femme grillagée, donc, du côté des intégristes musulmans "purs et durs"... Et d'un autre côté, les puissances militaires, économiques et financières qui imposent leur dictature et clôturent les peuples...

    Ou : la religion d'un côté, qu'elle soit la religion des Chrétiens, ou la religion des Juifs ou celle encore des Musulmans ; et d'un autre côté, la puissance infiniment écrasante et esclavagiste de l'argent et du profit au bénéfice d'un nombre restreint de privilégiés, au détriment des peuples...

    Ou encore, d'un côté : la liberté d'expression épiée et contrôlée ou méprisée ; et d'un autre côté la prison, le poteau d'exécution ou les camps ou l'exil pour les femmes et les hommes qui résistent, disent, écrivent et font...

     

    Si je devais et pouvais dessiner l'obscurantisme, je le représenterais par l'image d'une Terre qui ne serait plus une sphère dans l'espace, tournant autour du soleil, mais une bulle prise dans une masse rocheuse infinie, une bulle de même dimension que la Terre, creuse, avec un ciel intérieur, et un soleil éclatant qui l'illuminerait...

     

    ... L'obscurantisme ne cesse jamais de tenter de s'imposer comme une science exacte !... Mais, mais... comme c'est drôle : sur la ligne de l'horizon en cette Terre creuse , les prêtres de toutes les religions et les dignitaires de tous les régimes n'arrivent pas à "truquer" l'image de l'extrémité de la flèche du clocher de l'église, tout au loin, qui apparaît, puis du clocher et de l'église émergeant peu à peu dans le paysage alors que l'on avance sur la route... (Et oui, comment alors, à l'horizon d'une Terre creuse, peut-on voir apparaître le bout de la flèche puis ensuite le clocher et l'église ?)

    Ah les salauds! Ils te forcent à baisser toujours les yeux ou à regarder seulement ce qui se passe sous ton nez, qui brille "faux/vrai" de mille éclats, qui sonne "faux/vrai" sous tes pas guidés...

     

  • Lessive ministérielle sans nouvel Ariel

     

         Borloo avec sa tête de crapaud, c'est rapé ! "On" (ou plutôt "il") reprend Fillon et sa tête de grillon... Christine Lagarde sapée gris-bleu, vieux beau lézard ! (au mini stère mais pas de bois) de la Connomie et des Vidanges... Et l'on voit surgir Juppé (mais pas en Kilt des High-Lands Ecossais)...

    ... Cela fait une belle jambe tout ça, au chômeur longue durée et à la caissière de l'Intermarché qui n'aura la retraite qu'à 67 ans ! ... Et pendant ce temps là, s'étend le désert industriel sur la France tout entière, l'artisan en zinguerie couverture plomberie court après la pièce qu'il lui manque pour finir un chantier, et l'avion présidentiel se dote d'un baisodrome derrière la cabine de pilotage...

    Elle "cause psychlo" cette clique ministérielle sans nouvel Ariel : "Sâhârr-kô-zii deuheu-mil'douz" clame-t-elle !

     

  • Vers un millénaire ou une ère d'absurdité ?

     

         L'être humain dans sa forme , dans sa morphologie et dans ses caractères actuels, est le même être humain que celui qui vivait il y a trente cinq mille ans en Europe, et dont on retrouvait des représentants du même genre à quelques variantes près en Afrique et en Asie centrale, et un peu plus tard en Amérique...

    Si son contemporain de l'époque ( de – 40 000 à – 15 000) l'homme dit "de Néanderthal"(et qui lui, peuplait des régions de notre planète depuis 120 000 mille ans) a progressivement disparu entre – 25 000 et – 15 000 ; l'homme "moderne" quant à lui, a commencé d'exister vers - 40 000 c'est à dire durant la dernière glaciation (qui a cependant, un peu reculé entre – 35 000 et – 25 000).

    Alors que les Néanderthaliens étaient en voie de disparition, vers – 25 000 la glaciation entre dans sa phase terminale et se renforce même, de – 20 000 à – 18 000.

    L'homme "moderne" s'est non seulement développé durant la période glaciaire (un peu atténuée certes) mais il a survécu à la dernière phase sévère de la glaciation...

     

    ... Il semble que notre espèce actuelle qui a 40 000 ans d'existence environ, entre dans un "millénaire d'absurdité" (absurdité économique, sociétale, intellectuelle, civilisationnelle)...

    Et je me demande si une glaciation (si elle devait survenir) ne serait pas encore "préférable" à un millénaire (ou à un temps indéterminé) d'absurdité...

    Survivre à une ère d'absurdité économique, sociétale, intellectuelle et civilisationnelle... Me paraît très incertain si l'être humain n'entre pas peu à peu dans une autre phase de son évolution...

    Dans notre patrimoine génétique, nous aurions, nous, descendants directs de cet "homme moderne" qui vivait il y a trente cinq mille ans ; un peu moins de 5% des gènes des Néanderthaliens... Ce qui prouverait que les deux espèces d'êtres humains, même si elles avaient à peu près le même mode de vie, la même technologie dans la fabrication des outils, la même "intelligence", étaient donc assez différentes l'une de l'autre...

    Nous serions peut-être (c'est une hypothèse que j'ose avancer), en notre état d'homme "moderne" actuel, des sortes de "Néanderthaliens" qui pourraient prochainement coexister avec une nouvelle forme d'homme "moderne" empruntant elle aussi tout comme il y a 40 000 ans, 5% (plus ou moins) du patrimoine génétique de l'espèce existante...

     

  • Il y a trente cinq mille ans...

     

         Il y a trente cinq mille ans, il n'y avait pas de Bible, pas de Coran ni aucun autre « livre saint »... Pas d'églises, pas de mosquées ni de temples ni de cathédrales ; pas de Chrétiens, pas de Musulmans ni de Juifs..

    Mais il y avait les Esprits !

    Ah, les Esprits! Ces « putains d'esprits » (bons ou mauvais) qui régissaient la vie des communautés humaines éparpillées sur les continents de la Terre d'alors... !

    Les humains de ces époques lointaines observaient les viscères des animaux morts, et en déduisaient à quoi servait tel ou tel organe ; ils connaissaient les vertus de toutes sortes d'herbes et de plantes... Mais la bactérie, le virus, le pus, le gonflement, la douleur, l'empoisonnement, tout cela c'était « les Esprits »...

    Et les tremblements de terre, la foudre, le vent, la pluie, l'incendie, l'inondation, l'éboulement de roches... Cela aussi c'était « les Esprits »...

    Et les esprits étaient aussi dans la relation, la relation des humains entre eux et avec les plantes, les animaux, les objets...

    Et, entre les humains, les humains ordinaires et vaquant à leurs occupations quotidiennes... Et les Esprits, il y avait les Sorciers... qui n'étaient comme leurs congénères que des humains, mais investis de pouvoir et d'autorité...

    En somme, les Esprits, c'était la Science, la science encore inconnue et comme un paysage dont on voit tout ce qui le compose dans le détail et dans son ensemble ; la science en le seul état de ce qui se voit et se ressent mais que l'on ne peut expliquer autrement que par l'existence des esprits...

    Je dis « ces putains d'esprits » parce qu'on leur faisait dire à l'époque, à ces esprits, « tout ce qu'on voulait qu'ils disent » selon les aspirations ou les intérêts du moment des uns ou des autres...

    Avec la Bible et les curés, avec le Coran et les Imans, il s'est avéré que les intérêts et les aspirations du moment, soutenus ou confortés par la « révélation », l'écriture et le prêche, se sont affirmés avec plus de force et plus de violence...

    En définitive ces « Esprits » d' il y a trente cinq mille ans... Quoiqu'ils m'eussent pompé l'air si j'eus vécu en ce temps là... Je les trouve « plus crédibles » ou « mieux fondés » que nos religions et cultes actuels (qui ne sont peut-être que des « copies relookées de scribes sortis de diverses écoles d'un monde policé et civilisé »)

     

  • L'Amérique profonde

     

         Certains « à priori » me paraissent « mieux fondés » que d'autres... En voici un que j'énonce à ma manière :

     

    « Il y aurait aux Etats Unis d'Amérique, une différence « plus marquée encore » qu'en France, entre d'une part la classe dirigeante, celle des riches et des gens à revenus « moyens », des privilégiés et des élites (milieux intellectuels, scientifiques, artistes)... Et d'autre part la classe des pauvres, des gens  ordinaires et anonymes à revenus très modestes »...

     

    Non pas que les élites en Amérique soient forcément « de plus grand renom et meilleures que nos élites en France ou en Europe ou en Chine ou ailleurs dans le monde... Mais la différence tient pour l'essentiel je crois, à la déchéance, à la médiocrité ambiante et à la banalité du quotidien dans lesquelles vivent des millions d'Américains pauvres ou à revenus plus que modestes...

    Prenons par exemple le « citoyen Lambda » d'une petite ville du Texas ou de l'Iowa, qui n' a pu poursuivre d'études faute du moindre financement (de sa famille ou autre), ou qui pire encore, n'a reçu qu'une éducation très sommaire voire inexistante... Quel peut être « l'horizon » de ce citoyen ?

    C'est à peine déjà s'il sait que la Terre est ronde ! (il ne le sait en vérité, que parce qu'un jour à la Télé, il a vu une image satellite)... Il n'écrit ni ne lit, il n'entend que les « potins » de son quartier ou de sa ville, il vit dans l'indigence (parfois même sans électricité ni télévision ni même de logement pour les plus démunis -qui sont légions-) , il va le dimanche écouter béatement le sermon ou le prêche du pasteur ou du révérend (qui lui dit : « c'est dieu qui a créé le monde »), et il « traîne » des heures, avec ses potes et trois ou quatre caisses de bière sous le grand réservoir cylindrique de sa ville... Et tout au loin, se profilent les Rocheuses au delà d'une étendue immense de plaines... Un « horizon » qui nivelle les rêves ou les éteint plutôt qu'il ne les allume... Un « horizon » qui n'incite jamais à « voyager » ailleurs que dans le saloon du quartier et dans les vapeurs d'alcool...

    Le sort ou le destin de ce citoyen Lambda de « l'Amérique profonde » n'est guère plus enviable que celui d'un Chinois pauvre, d'un habitant du Sahel ou d'une banlieue miséreuse de Rio de Janeiro, de Mexico ou de Johanesbourg...

    Si dans nos grandes villes en France ou dans nos « zones rurales urbanisées » nous n'en sommes pas encore tout à fait « à ce point là »... Nous « en prenons le chemin »...

    En France nous avons tout de même encore quelques médiathèques, bibliothèques, associations socioculturelles ou sportives ou d'artistes ; des « infrastructures modernes et adaptées » et une « organisation de la vie en société »... Alors qu'aux USA, tout cela en partie, n' existe plus ou moins, que sous l'égide de quelque communauté religieuse...

    Doit-on en déduire que, plus il y a de religion, et plus il y a de l'obscurantisme ? Le pire étant la religion associée et « pacsée » avec le pouvoir économique et financier et politique...

    Un certain nombre de personnes, en France et en Europe (mais peut-être encore plus en France qu'ailleurs)... Pensent que tous ces millions de gens  très ordinaires ou sans éducation et désoeuvrés d'Amérique du Nord (et de France) vivent et acceptent de vivre (et même se complaisent par facilité ou veulerie) dans une médiocrité ambiante et générale, « éclipsant » le fait pourtant avéré, que cette médiocrité est « orchestrée », organisée, planifiée à grande échelle par les gouvernements à la solde et à la botte des banquiers et des financiers et des élites et magnats et autres décideurs.

    Se sachant ou se prétendant, eux, « moins médiocres » ou « plus intellectuels », ils en viennent à mépriser ces millions de gens qui selon leurs propos (toujours les mêmes) n'auraient que ce qu'ils méritent et doivent donc continuer à végéter... et surtout à « ne pas emmerder les bons citoyens  bien englués dans leur petit confort ...

    L'éducation et la capacité à réfléchir, à décider soi-même et à « se prendre en main »... Ne peuvent « ad eternam » être le seul droit et bien, des riches et des privilégiés, pendant que les autres seraient exclus de ce droit et de ce bien...

    Par cette « marche » inexorable et injuste qui dure depuis des millénaires et qui ressemble à une galère romaine avec batteurs, aides batteurs, chefs batteurs et rameurs... C'est toute la Terre et l'humanité qu'elle contient, qui se « condamne à mort »...

    Et peu importe alors, les rameurs épuisés que l'on jette par dessus bord, puisqu'au prochain port, banquetteront les batteurs avec le gouverneur et ses ministres !

     

  • Pfff' f' th... !

     

         Je ne suis pas assez bon caricaturiste pour produire le dessin qui me vient à l'esprit (ou plus exactement "qui me monte à la tête") après avoir vu Nicolas Sarkozy, Christine Lagarde et le Président Chinois accompagné de son épouse toute vêtue de rouge (et toutes les "huiles politiques" du Gouvernement Français) au dîner de l'Elysée... L'on pouvait voir sur la table une énorme corbeille de roses rouges entourée de toute une "théorie" de pièces de vaisselle en argent aux motifs "baroque"...

    De gauche à droite, se tenaient Christine Lagarde, le président Chinois, Nicolas Sarkozy et l'épouse du président Chinois... Où était placée Carla, je ne sais plus...

    ... J'improvise :

    Le moment est solennel : le maître d'hôtel en chef et le sommelier en titre, font leur entrée dans le salon de l'Elysée... Nicolas Sarkozy va prononcer quelques mots et « s'éclaircit la gorge »...

    Christine Lagarde très droite dans sa veste bleu marine impeccable aux épaulettes renforcées, avec une belle écharpe chiquement arrangée autour de son cou, sent venir un gaz... Ses lèvres anales s'écartent doucement sous la poussée du gaz qui lui vient de son intestin... pfff'f'th... un pfff'f'th parfaitement inaudible mais qui "file" comme un petit souffle long de respiration profonde... Une discrète "odorance" tout d'abord, commence à se répandre sous sa jupe et sous la table... Et l'odorance discrète se transforme rapidement en une pestilence de décomposition de boyaux qui embaume les personnes présentes à ses côtés...

    Nicolas Sarkozy est "un peu gêné" mais il ne laisse rien voir de son embarras : il croit que c'est le président Chinois qui a "loufé"...

    ... Je me souviens, un jour quand j'avais onze ans et que j'allais me promener du côté de la "ferme des cochons", j'observai une grosse truie qui faisait placidement le tour de sa cabane de planches... La truie péta : son anus écarté vibrait comme deux feuilles sous une onde sonore, j'ai entendu un long "pfff'f'th", et ça a pué comme jamais de ma vie je n'avais encore senti puer...

    L'être humain et le porc sont des omnivores et ont le même appareil digestif... Mais ce ne sera jamais un « pfff'f'th » odorant ou pas, silencieux ou bruyant, qui changera quoi que ce soit en matière d'accords commerciaux entre états ou nations...

    Un pays de plus d'un milliard d'humains produira forcément par ses écoles et par ses universités, davantage d'ingénieurs, de chercheurs, de scientifiques, qu'un pays de soixante ou cent millions d'humains... Ce qui fait donc la force de la Chine du 21 ème siècle, c'est son milliard et demi d'habitants et dans ce milliard et demi, les trois cents millions d'entre eux qui depuis peu, « vivent aussi bien ou presque », que quelques millions de Français avec maison ou appartement, voiture, électroménager, vacances, équipements de loisirs, télévision, téléphonie et Internet...

    Accords « historiques »? Tapis rouge ? Quelque « fausse note » (en particulier ce petit « Pfff'f'th » qui eût pu être) ? Bah... Cela fera cent, mille, dix ou quinze mille emplois de ci de là... Mais combien encore de salaires de misère, de « déclassés », de chômeurs, de part et d'autre des « empires du milieu » de l'argent ?

    Il ne faudra peut-être pas aux Chinois, depuis le début du 21 ème siècle, comme mille ans d'Ancien Régime » en France , pour parvenir au niveau d'une civilisation des droits humains et sociaux qui d'ailleurs en France et en Europe sont de plus en plus bafoués...