Le p'tit coin de Yugcib
Bienvenue dans mon petit coin : ici c'est l'entrée et vous accrochez vos manteaux, vos vestes, vos impers... Ensuite je vous convie à la découverte de ces billets qui viennent les uns à la suite des autres depuis mai 2009...
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La révolution Egyptienne, suite...
- Par guy sembic
- Le 04/02/2011
- Dans Chroniques et Marmelades diverses
Quelle rude école que l'école de la révolution, mais quel courage, quelle détermination de la part d'un peuple qui n'a jamais connu la démocratie avec des élections libres et au suffrage universel, un parlement, une constitution, une parole libre... Et ne peut que faire l'apprentissage de la démocratie, du genre de démocratie qu'il souhaite, dans une toute première expérience si difficile à vivre et si incertaine quant à son avenir !
Le monde Arabe, en particulier, de l'Afrique du Nord jusqu'au proche et moyen Orient, n'avait tout d'abord connu durant deux siècles que la domination des puissances Européennes par la colonisation, l'occupation ou le protectorat... Ou encore la puissance, l'influence et la domination de l'empire Ottoman...
Et lorsque l'empire Ottoman s'est disloqué après la première guerre mondiale, lorsque les Européens (les Anglais et les Français essentiellement) après la deuxième guerre mondiale ont décolonisé ; se sont instaurés des régimes autoritaires avec à leur tête des familles régnantes et tout un essaim de dignitaires et de privilégiés du régime... Ou encore des régimes se proclamant "république démocratique" mais en réalité dictatures militaires avec à leur tête des quarterons de généraux ou colonels...
Quel courage il a fallu, aux Tunisiens tout d'abord, et aujourd'hui aux Egyptiens, pour braver ces régimes autoritaires, pour oser demander une liberté qu'ils n'ont jamais connue... Alors même que les Etats Unis d'Amérique, que les pays Européens, pays démocratiques avec élections et presse libres, n'ont pensé qu'à leurs intérêts économiques et stratégiques avant d'envisager que les Tunisiens et que les Egyptiens puissent se révolter !
C'est vrai... Il y a cet "Islam radical" (et fanatique)... Il y a eu la révolution Iranienne en 1979 avec l'arrivée des Ayatollahs et l'instauration d'une République Islamique... Et il y a aussi – oui on peut le dire – la "guerre de cent ans" entre Israël et ses ennemis irréductibles... Il y a en jeu l'existence sinon la survie d'Israël... Il y a les territoires occupés par les colons Israéliens... les attentats, l'insécurité, le mur, la bande de Gaza, les Palestiniens sans état... Oui c'est vrai, il y a tout cela... Et c'est lourd, très lourd !
Je pense que pour tout cela, en face de tout cela, l'on ne peut que porter un regard d'une extrême gravité, et considérer tous les aspects, toutes les réalités du drame, comme si l'on se trouvait en face d'amis que l'on aurait, des amis qui entre eux, "ne pourraient pas se voir en peinture" et ne rêveraient que de voir l'autre disparaître...
Il faudra bien qu'un jour.. Il arrive le pire... Ou bien... Une véritable révolution dans la relation humaine...
Aux Etats Unis d'Amérique, en Europe, il y a les Catholiques et les Protestants, et les églises...
De l'Afrique du Nord au proche et moyen Orient, il y a les Musulmans et les mosquées...
Mais aujourd'hui, de plus en plus, parce que les peuples se déplacent et migrent, l'on peut dire que toutes les religions sont partout...
La religion... Oui, c'est vrai, il y a la religion... Partout.
Il y a trente cinq mille ans, au temps où coexistaient les Néanderthaliens et les Sapiens, il y avait... Les Esprits, la "Grande Mère Terre"...
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La révolution Egyptienne
- Par guy sembic
- Le 04/02/2011
- Dans Chroniques et Marmelades diverses
Je n'imaginais pas qu'une guerre civile d'une telle violence et d'une telle détermination à s'imposer par la force et par la brutalité entre deux populations d'un même pays, qu'un tel chaos, qu'une telle fracture sociale ; puissent à ce point se manifester après une semaine de révolution en Egypte...
C'est bien là, le pire des scénarios !
Quelle rude école, que l'école de la révolution !
Mais peut-être une école qui a ses directeurs, ses organisateurs, ses partenaires cagoulés et ses puissants alliés d'un "certain ordre du monde à perpétuer"...
Une révolution qui ne pense pas, qui ne détruit pas les écoles qui la forment, qui met en place un pouvoir différent mais tout aussi dominateur, qui remplace des inégalités par d'autres inégalités, des injustices par d'autres injustices, un dogme par un autre dogme, qui se donne des chefs ou des meneurs à suivre en foules passionnées et se pare de symboles... C'est une révolution ratée...
Car ce sont toujours les mêmes gens que l'on voit prospérer : ces anciens nouvellement "convertis", et ces nouveaux "passés désormais de l'autre côté de la barrière"...
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Dans un grand champ de fleurs
- Par guy sembic
- Le 04/02/2011
- Dans Chroniques et Marmelades diverses
"Le plus beau triomphe de l'écrivain est de faire penser ceux qui peuvent penser"
[ Delacroix, Écrits ]
Mais QUI... peut penser ?
Très certainement beaucoup plus de gens que l'on pourrait le croire...
C'est ce mépris des gens de la rue, du peuple et des cités, que certains "intellectuels" affichent, un mépris feutré et cauteleux ; c 'est ce mépris que l'on a des gens qui consomment des produits culturels formatés et diffusés à grande échelle... Qui laisse à penser que rares sont les gens qui peuvent penser...
Mais c'est surtout (et essentiellement) la responsabilité de ceux qui diffusent et vendent ces produits formatés... Qui fait des gens qui ne pensent pas... Ou qui ne pensent plus.
Pourquoi les gens consomment-ils autant de produits culturels formatés? Parce qu'il n 'y a, à vrai dire, que cela ou presque sur le marché ! (sur les marchés les plus en vue et donc les plus fréquentés)...
Ce que l'on ne fait pas exister, comment les gens peuvent-ils le découvrir si personne ne leur dit que "ça existe" ? Si personne ne le fait exister sans cependant chercher à l'imposer ou à le déclarer "d'une essence supérieure" à ce qui se consomme habituellement ?
Dans un immense champ de fleurs familières au regard, tous les regards semblent converger dans un même sens....
Mais des faucheurs partent à l'assaut du champ, ne laissant là où ils coupent, qu'une bande de terre blessée... Ces "faucheurs" sont tous ceux et celles dont le discours prétend se fonder sur une critique agressive, permanente et répétitive de ce qu'ils appellent la "culture de masse" organisée par les lobbies et les médias... Mais ils s'attaquent en fait, davantage aux gens qui consomment, qu'aux responsables qui produisent, diffusent et vendent les produits culturels standardisés...
Toute l'ambiguïté qu'il y a dans la critique de la médiocrité ambiante réside dans le fait avéré – mais non généralisé- qu'il existe des consommateurs choisissant délibérément de consommer du "facile"...
Dans ce champ de fleurs si uniforme soit-il dans une apparente diversité, poussent aussi d'étranges et singulières autres fleurs , aux couleurs et aux formes difficiles pour le regard... Ces fleurs là, ce sont celles qui font penser... Et elles ne sont jamais là où elles sont, pour seulement "quelques regards avisés"... Elles ne sont jamais là où elles sont, non plus, pour être piétinées...
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Internet ou... La Toile
- Par guy sembic
- Le 02/02/2011
- Dans Pensée, réflexions, notes, tags
"Internet accélère l'avènement de la société de marché, avec une poussée violente de concurrence et de compétition" [ Alain Minc ]
... "La Toile", pour dire "Internet"... C'est "plus poétique" ! On dit aussi " L ' internet"...
Comme si l'article "l" désignait ici un monde, ou un univers, ou un milieu ambiant... En effet, c'est un peu cela : un monde, un univers, un milieu ambiant... Mais impalpable et "kaléïdoscopique" !
Et l'on imagine... J'imagine... Sur les innombrables fils de la toile (ici "toile" avec "t" minuscule par comparaison avec une toile d'araignée) toutes sortes de "cocons de poussière" suspendus... Ou encore toutes ces enveloppes desséchées et transparentes de petits insectes morts, se balançant le long des fils...
C'est ainsi, en "cocons de poussière", que peuvent subsister encore et pour longtemps, les traces les plus fières et les plus violentes de cette société de marché, ces traces si nombreuses, si diverses et si présentes et si inévitables qui devaient nous faire exister... sur la Toile et dans le vrai, le vrai de vrai de la vie...
C'est ainsi, en "chrysalides" légères, transparentes et vidées du contenu qu'elles avaient, que peuvent être suspendues dans le temps d'une "éternité provisoire", les enveloppes desséchées et sans consistance des petits insectes morts... sur la Toile et dans le vrai...
... Mais si Internet accélère l'avènement de la société de marché avec une poussée violente de concurrence et de compétition, il accélère aussi l'avènement d'une société de la relation humaine, avec la poussée de plus en plus forte d'une pensée qui défie la "pensée unique" axée sur les bienfaits et les nécessités de la loi du marché, de la loi de l'argent, de la loi du plus fort et du caractère déclaré "inéluctable" des inégalités que les humains ont ajouté aux inégalités naturelles...
Comme pour un bras de fer entre deux costauds dans lequel s'accélère la tension des muscles de part et d'autre, un rapport de forces s'établit. Aucune des deux parties ne se résoud à céder, mais il arrive un moment où l'une des deux forces doit nécessairement l'emporter sur l'autre...
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Les enfants "différents"
- Par guy sembic
- Le 02/02/2011
- Dans Anecdotes et divers
Les enfants "différents" ont aussi des rêves, des désirs, mais ils ont surtout besoin qu'on les accepte et qu'on les aime TELS qu'ils sont.
[Edwige Fournier, écrivain]
http://fournierlemaitre.canalblog.com/
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... J'ai vécu une fois durant une semaine, alors que j'étais âgé de 21 ans, dans une auberge de jeunesse en compagnie d'un groupe de ces enfants "différents" et de leurs accompagnateurs éducateurs...
À dire vrai ces enfants étaient de jeunes adolescents voire de jeunes adultes. Mais nous fûmes une semaine durant, ensemble, tels des enfants...
Je ne puis trouver les mots pour dire ces jours si heureux, si étranges, si "intemporels", que j'ai vécu parmi ces jeunes filles et garçons – et leurs accompagnateurs- comme dans une grande famille où, du matin jusqu'au soir et du soir au lendemain matin nous ne nous quittions pas...
Cela se situait dans une dimension relationnelle que par la suite dans ma vie, j'ai "déraisonnablement" recherchée sans jamais plus la retrouver...
C'était drôle, émouvant, parfois "à mourir de rire", d'une gentillesse absolue ; ce n'était que de l'imprévu, il n'y avait plus toutes ces questions sans réponses que l'on se pose tout seul lorsque ça dérive en nous tel un courant boueux de rivière en furie, plus de ces terribles "pourquoi comment", plus de peur... C'était bien mieux que tout ce que l'on raconte sur le paradis, les anges, la vie après la mort et tout le tintouin...
Ces enfants là? Ces êtres là?
Ils ont une autre intelligence que la nôtre. Une intelligence qui nous est étrangère ou à peine perceptible. Ils comprennent tout, vraiment tout, mais à leur manière...
Dès le premier jour il ne m'a pas fallu dix minutes pour réaliser que je venais de rencontrer les meilleurs copains de ma vie jusqu' alors...
Une semaine!
Et après, c'est la vie, la vie qui court, la route du monde qui a comme "repris ses droits", avec ses conventions, ses repères, ses habitudes, ses autres "enfants de la Terre" ; et d'autres rencontres, un autre parcours avec ses "pourquoi" et ses "comment", et ses "pour qui" et "pour quelles raisons"...
Ces enfants là? Ces êtres là?
Dont on dit qu'ils sont un pour mille ou comme une sorte de "huitième jour de la semaine"...
Il y a aussi, comme dans une sorte de même famille... Ces êtres si humbles, si "simples", que l'on ne voit jamais sur des podiums, qui ne disent jamais rien, que personne ne regarde...
Ces êtres "éclopés de la vie" que l'on prend si peu par la main... Et dont on ne sait jamais les rêves qu'ils peuvent avoir...
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Image de marque, pure illusion !
- Par guy sembic
- Le 31/01/2011
- Dans Chroniques et Marmelades diverses
C'est fou ce que bon nombre d'écrivains ou d'auteurs plus ou moins connus, ou encore bon nombre de personnages plus ou moins médiatisés, ou même autant de gens qui s'expriment sur le Net ou devant un public, se soucient de leur "image de marque"... Et s'évertuent à passer aux yeux des gens qu'ils connaissent et qui les lisent ou les écoutent, pour très charismatiques, bien vus, voire adulés, ou pour de grands esprits, très moraux, très "plein de choses" que tout le monde attend d'un personnage en vogue...
... Merde! En ce qui me concerne, je préfère - ou plutôt c'est mon naturel - dire les choses "du fond de mes tripes" (et donc parfois sans fioritures et sans "faire dans la dentelle")...
Je me fous complètement des panthéons, des podiums, des prix, des distinctions, des "vases sacrés"... et de certains mythes (à mon sens très mités)...
Est-ce une "fracture relationnelle", si une personne ou une autre te semblant "acquise" à l'origine, se met peu à peu à t'infirmer, à systématiquement relativiser tes propos ou à les contredire ... et pour finir, sous quelque coup de hache de ta part sur le beau piano qui plait à tout le monde, se déclare scandalisée et désormais ne t'es plus du tout "acquise" ?
Je me fous d'être élu dans l'un ou l'autre de tous ces "paradis" où tout le monde veut aller et où je pense qu'il y a des chances pour que je m'y emmerde royalement...
Je me fous de la moindre petite place à devoir conquérir dans un territoire qui, quoique je dise ou fasse, me sera toujours interdit d'accès ou en lequel je devrais présenter un "visa d'entrée" en bonne et due forme...
Comme j'ai dit une fois : s'il y a un paradis, c'est dans celui des chats et des chiens pelés et perdus, des pauvres types "éclopés de la vie" et des filles qui font tapisserie, que je veux aller...
Cela dit, la capacité qu'ont certaines "personnes d'écriture, de littérature et de poésie" à composer de magnifiques textes - et oeuvres- surpasse dans mon esprit, de très loin, tout ce que l'une ou l'autre de ces mêmes personnes peut dire ou penser au sujet d'un propos tenu ou du comportement de telle ou telle autre personne...
Je ne dis pas que le talent dans l'écriture excuse tout... Mais on ne peut jamais faire comme si ce talent, si cette écriture là, n'étaient point ! (Et ça, c'est dans le meilleur de l'Etre, ce meilleur qui d'une manière ou d'une autre - et si peu perceptible qu'il soit, même- existe envers et contre tout...
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Sur la pente...
- Par guy sembic
- Le 29/01/2011
- Dans Pensée, réflexions, notes, tags
Je pense à cette citation d'André Gide :
"Chacun doit suivre sa pente, mais dans le sens montant"
Il me paraît certain que, dans le sens montant de la pente que l'on suit, cette pente qui est bien, et demeure entre toutes d'ailleurs, la nôtre dans la manière dont elle est gravie... L'on y voit, parce qu'on s'élève, plus loin, toujours plus loin... Mais cela ne veut pas dire qu'on y voit mieux...
Et surviennent cependant ces inévitables dégringolades qui, à nos yeux mais surtout aux yeux des observateurs, nous font paraître la montée plus difficile et plus incertaine...
Quant à y entraîner dans la montée, ces observateurs qui nous ont vu dégringoler ; quant à définir et à montrer la nécessité qu'il y a, à gravir la pente afin d'y voir de plus haut et plus loin... Cela demande réflexion. N'oublions jamais que chacun, vraiment chacun, doit suivre sa propre pente... Une pente d'ailleurs, qu'il n'est guère aisé de choisir à moins qu'elle ne soit tout simplement celle du "guide touristique" avec tout en haut, les longue-vues à pièces de monnaie et les chalets hôteliers...
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Pensée du jour, mardi 25 Janvier 2011...
- Par guy sembic
- Le 25/01/2011
- Dans Pensée, réflexions, notes, tags
En forgeant...
"C'est en forgeant qu'on devient forgeron"... Proverbe bien connu !
Mais c'est aussi, dirais-je, en laissant entrer dans sa forge d'autres forgerons avec le regard qu'ils portent sur ce que l'on forge, que l'on devient vraiment forgeron...
Le passé...
"Le passé est un mort"... Proverbe Arabe.
Mais il faut savoir que le passé a existé, et ne pas en avoir pour autant cette nostalgie qui d'ordinaire, nous le fait exister embelli dans un présent qui ne pourra jamais le restituer tel qu'il fut...