Le p'tit coin de Yugcib
Bienvenue dans mon petit coin : ici c'est l'entrée et vous accrochez vos manteaux, vos vestes, vos impers... Ensuite je vous convie à la découverte de ces billets qui viennent les uns à la suite des autres depuis mai 2009...
NOTE : les billets sont classés par catégories qui figurent dans le menu à gauche : faire défiler jusqu'à BLOG où apparaissent les noms des catégories du blog, puis la liste des derniers billets publiés.
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Et l'humain dans tout ça ?
- Par guy sembic
- Le 18/02/2011
- Dans Pensée, réflexions, notes, tags
Les opinions sont exacerbées, et les médias n'arrangent rien !
Anti Sarkozysme primaire, Front National bête noire, anti socialisme viscéral... Et j'en passe tant la liste serait interminable...
Et l' humain dans tout ça ? Et la relation humaine ?
On ne peut pas – et les médias n'arrangent rien- ne faire QUE "au ras des pâquerettes"! Ne faire que dans "l'anti/anti", dans le canular, dans la calomnie, dans la rumeur, dans l'outrance, dans la détestation systématique, dans la démolition !
Un peu de "raison" si possible "épicée de quelque humour" !
Un peu de "gravité" si possible portée par quelque "facture d'écriture et d'image" de la part de nos "faiseurs d'histoires" et de nos chroniqueurs !
"Au ras des pâquerettes" parfois, oui... Mais comme pour "conjurer l'insoutenable"! Comme un "pied de nez" à la caricature "prêt à porter" !
De "bons coups de gueule" parfois, oui... Mais comme pour "faire sauter un couvercle de plomb pesant sur la marmite"... plutôt que de casser la tête des gens !
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"Au ras des pâquerettes"...
- Par guy sembic
- Le 18/02/2011
- Dans Chroniques et Marmelades diverses
Donc, "au ras des pâquerettes" si l'on peut dire...
Voilà :
Entre un "droite peu argenté" et un "gauche caviar", ma "sympathie" (notez les guillemets) va plutôt aller du côté du "droite peu argenté"...
Allez... On va dire "pour faire simple" que :
Le "droite peu argenté" c'est le citoyen lambda qui n'a pas forcément été beaucoup à l'école, qui a un parcours professionnel (ou d'activité) très chaotique (ponctué de périodes de chômage), qui gagne en gros moins de 1500 euro par mois et qui est criblé de dettes (prélèvements automatiques, cartes de crédit, etc...)
Il est "droite peu argenté" donc, non seulement parce qu'il arrive à peine à joindre les deux bouts ou qu'il est dans la dèche, mais aussi et surtout parce qu'il est attaché à "quelques valeurs bien traditionnelles" genre croyances et -ou- pratiques religieuses, travail, famille, sécurité, ordre, morale...
Notons que le "droite peu argenté", même s'il n'aime pas Nicolas Sarkozy (pour son côté "people" et ses petites phrases à l'emporte-pièce, pour sa "vision du monde" et sa sympathie pour les riches/très riches "qui font marcher la boutique")... Au second tour de la prochaine présidentielle, il votera quand même pour Nicolas Sarkozy...
Le "gauche caviar" c'est le citoyen qui "ne se sent pas citoyen lambda" (mais plutôt du genre "différent des autres" parce qu'il pense autrement), qui a souvent "beaucoup été à l'école", qui gagne en gros, entre 2500 et 4000 euro par mois ou plus, qui a une belle maison, une grosse voiture, une ou deux résidences de vacances, qui a une "autre vision" en ce qui concerne les valeurs traditionnelles, la religion, la politique, l'économie, le travail, la famille, l'ordre et la morale...
Notons que ce "gauche caviar" là, ne votera pas en 2012 pour Nicolas Sarkozy, mais plutôt pour Dominique Strauss-Kahn (mais pas forcément pour Martine Aubry)...
Le "droite peu argenté", à partir du moment où il ne m'agresse pas par des propos systématiquement "anti/anti", et où, sans être du tout de mon avis, ne cherche pas à me faire du mal ; et si de mon côté, je ne l'agresse pas non plus... Demeurera toujours pour moi une personne "accessible" avec laquelle j'arriverai toujours à communiquer...
Par contre, du "gauche caviar", je n'attends aucune indulgence et aucune considération de sa part : il pensera que je suis un "anarchiste rêveur et farfelu", il m'infirmera et me contestera quasi systématiquement au moindre de mes propos qui selon lui n'a "aucun sens"...
Le "divorce relationnel" est donc "assez flagrant" entre le "gauche caviar" et l'être que je suis...
Je vais même aller plus loin :
Un "Front National" qui serait une personne "agréable de contact", une personne "de réflexion et de pensée", et qui ne serait ni agressive ni "m'as-tu-vu" ni "matcho" ; même si je ne partage pas du tout sa "vision du monde et de la société"... Me serait "presque sympathique"...
Seulement voilà : je ne suis pas comme ces communistes qui, deux fois cambriolés, voteront pour Marine Le Pen au premier tour des présidentielles ! Je suis tout simplement (et irrémédiablement) un "ce que je suis" qui ne se ralliera jamais au Front National ni à la "gauche caviar" ni à une forme de "droite édulcorée ou relookée"...
... Ah, mon pote... Tu vas voter pour Sarko?... Ou... T'en pinces pour Marine? Ou encore... Tu le verrais bien le Dominique Trois Canes?... T'en fais pas, on va faire ensemble un tour en vélo !
... Il y a aussi le "droite plantureux" qui lui, met des barbelés autour de son écuelle pour que les museaux indésirables ne viennent pas tremper dans sa soupe...
Et il y a le "gauche toutou féroce" qui lui, aboie : "ôtes-toi de là que je m'y mette"...
... "Divorce relationnel" assez flagrant, entre l'un ou l'autre de ces deux "genres" et "ma pomme" !
... Cela dit, toute opinion émise ou exprimée, même difficilement acceptable pour celui ou celle qui la reçoit en pleine figure ; a sa place dans un débat. Toute confrontation, même difficile voire violente, à un certain moment met en évidence des idées ou des points tout à fait particuliers sur lesquels se rejoignent les gens... Et lorsqu'il y a ce "point commun" (qui souvent n'a rien à voir avec le fait d'être de telle ou telle sensibilité culturelle, sociale ou politique), alors "ce n'est certes pas gagné" mais c'est comme une porte qui s'ouvre sur un "espace d'humanité"...
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La pointe incandescente du regard, avec l'outil pour travailler
- Par guy sembic
- Le 17/02/2011
- Dans Pensée, réflexions, notes, tags
La violence des événements, la beauté ou la laideur et la cruauté du monde, sont des "matériaux premiers" pour l'écriture...
Ces matériaux sont difficiles à travailler.
Ils ont une dureté que les meilleurs outils ne peuvent qu'à peine entamer.
Ils sont d'une si grande diversité qu'il faudrait sans cesse de nouveaux outils pour les travailler.
Il n'y a peut-être que le regard, un regard porté à incandescence et pénétrant à l'intérieur des matériaux, pour suppléer aux meilleurs outils.
Travaillés par le regard, les événements, la beauté, la laideur, la cruauté, l'étrangeté, l'absurdité du monde ; et tout ce qu'il y a d'indicible, de "peut-être vrai", de folie ou de raison dans le monde... Tout cela peu à peu prend forme.
Et par la forme, même par la forme inachevée, toute la brutalité qu'il y a dans la beauté ou dans la laideur ou dans l'étrangeté ou dans la dureté du matériau, disparaît sous la pression du doigt...
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La puissance ou la vanité des mots
- Par guy sembic
- Le 15/02/2011
- Dans Pensée, réflexions, notes, tags
Je comprends l'idée de "puissance des mots" lorsque, des mots viennent les actes, les choix, les décisions, les comportements, les réalisations...
Je comprends que par les mots, l'on puisse maudire ou bénir, élire ou exclure...
D'ailleurs - et je le dis avec une certaine "gravité"- je comprends "beaucoup de choses" de tout ce qui se dit et s'écrit... à ma manière cependant. Et alors même que, tout à fait paradoxalement, je n'accepte pas "beaucoup de choses" de tout ce qui se dit et s'écrit soit dans l'émotion du moment, soit parce que "tout le monde ou presque le dit"...
Il y a à mon sens, dans les écrits du genre "journal intime" ou "récits et anecdotes de sa vie" ou ce qu'il est convenu d'appeler "autobiographie"... Et que l'on voit fleurir, se répandre, se jeter dans trois cent pages de livres ou sur des blogs ou sur des forums, tout comme l'esseulé qui se jette sur un sommier en pensant à une femme... Quelque chose d' aléatoire, de souvent malsain; parfois tragique, quelquefois drôle mais presque toujours assez vain...
Il y a à mon sens dans les propos sur toutes sortes de sujets d'actualité, de politique, de vie ou de "morale philosophique", que l'on voit aussi fleurir, se répandre et se jeter dans les livres qui ne sont pas des romans d'une part, mais surtout sur les blogs et les forums du Net d'autre part... Quelque chose de tout aussi aléatoire, malsain, tragique, drôle... Et tout aussi vain...
C'est vrai : un livre, à partir du moment où il est diffusé, vendu, existera toujours quelque part, dans quelque recoin, sur une étagère, dans un carton de vide grenier... (on ne peut brûler ou détruire si l'on s'y résoud, que l'exemplaire de ce livre que l'on a chez soi)... Par contre il suffit d'un clic sur le clavier d'un ordinateur pour supprimer définitivement un blog, un site, un forum même...
Soit dit en passant, il me semble difficile d'imaginer un blogueur supprimant son blog, sur le seul propos inamical de quelque "givré" ou sur le commentaire sévère mais justifié de quelque personne "ne mâchant point ses mots"...
Il serait – peut-être- plus probable quoique "assez peu banal" d'apprendre qu' un blogueur a supprimé son blog comme il se serait suicidé...
... Et il y a aussi le silence... Le silence comme une sorte de "réponse" à ce qui vient d'être exprimé par l'Autre, par les Autres... Et pouvant être interprété de si différentes façons toutes plus ou moins justifiables... Il y a le silence du consentant, le silence de l'indifférent, le silence du furieux, le silence du blessé.... ou encore le silence par incapacité de répondre...
Je n'aime pas le silence qui hurle... Le silence ne devrait jamais hurler : il est pire, alors, que de crier, et même que de "crier sur les toits"... Et c'est, je crois, l'un des plus mauvais refuges, que le silence qui hurle...
Il y a de ces refuges que finalement l'on trouve dans ce que la peur même de la confrontation nous force à surmonter : la peur de la confrontation devient alors si insupportable et d'un espace si fermé, que l'on se jette dans la perspective de cette confrontation comme dans les eaux supposées glaciales d'une rivière en furie... Mais les eaux ne sont peut-être pas glaciales, et la rivière, peut-être pas en furie mais animée d'un courant porteur...
De ces refuges que l'on trouve aussi dans l'interrogation, dans le doute, dans la dérision, dans l'incertitude et dans la reconnaissance du caractère aléatoire des choses, des êtres, de la relation, des dits et des écrits... Ce sont des refuges dans lesquels on souffre, mais qui demeurent ouverts...
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1950 - 2011 : deux mondes différents
- Par guy sembic
- Le 13/02/2011
- Dans Articles
Peut-on regretter le monde de 1950 ? Peut-on avoir la nostalgie de ce monde là ?
Il me semble que seuls, aujourd'hui dans le monde de 2011, les enfants de 1950 devenus des gens de soixante ans, peuvent encore regretter le monde de 1950... Pour autant qu'ils furent en 1950, de jeunes Européens, de jeunes Nord Américains nés tout juste après la seconde guerre mondiale, soit les enfants des pays les plus avancés économiquement et technologiquement du monde d'alors, où commençaient à apparaître la télévision, les appareils électroménagers ; où il n'y avait pas de chômage, et où l'on vivait "petit" mais "heureux"... Selon eux, les gens de cette génération de l'après guerre.
Le monde de 1950 ? C'était pour plus de deux tiers de la superficie de ses terres (pays et continents) c'est à dire l'Amérique du Sud, l'Afrique tout entière, le proche et moyen Orient, et l'Asie dans son ensemble, avec l'Indonésie... Et la Russie des immensités Sibériennes, et une bonne partie de l'Europe continentale de la Pologne jusqu'à la Mer Noire et à la Méditérranée... Un monde d'un "autre temps" que celui du 20ème siècle des nations industrialisées de l'Europe de l'ouest et de l'Amérique du Nord... Sans télévision, sans électricité, et dans une misère généralisée pour des millions de gens soumis aux pires aléas de la vie... Un monde aussi "ancien" que le monde du Moyen Age Européen ou même que celui de l'Antiquité... Ou presque "néolithique" dans certaines contrées isolées de la planète... À l'exception toutefois des régions urbanisées ou portuaires...
Alors je comprends qu'un Français, qu'un Belge, ou qu'un Américain puisse avoir, à 60 ans, la nostalgie des années 50, et s'inquiète pour ses "vieux jours" prochains dans les années 2030... En face de ce monde contemporain qu'il ne comprend plus et qui lui apparaît si "étranger aux valeurs qui lui furent inculquées dans son enfance"...
Le monde de 1950 ? C'était encore le temps des grands empires coloniaux, l' "âge d'or" de la France, du Royaume Uni de Grande Bretagne et de quelques autres puissances Européennes encore présentes en Afrique... Et exploitant les richesses naturelles de tous ces pays proches ou lointains d'Afrique et d'ailleurs, sous l'étendard brandi avec orgueil, d'une "mission civilisatrice"... (souvent entachée de corruption et d'hypocrisie)...
C'est vrai : les milliardaires de 2011 ne sont plus les mêmes que ceux de 1950... Ils sont surtout plus nombreux... Un peu plus de mille aujourd'hui, et bientôt dix mille dans dix ou vingt ans... Cela fait de beaux jours en perspective pour les constructeurs de voitures haut de gamme, pour le tourisme, pour les industries du luxe et des loisirs... Et tous ces milliardaires entraînent dans leur sillage toute une faune hétéroclite de "nouveaux riches" sans cesse plus nombreux, devenus eux aussi, de grands consommateurs de produits de loisirs et de luxe, d'acquéreurs de biens immobiliers et de voitures...
C'est vrai : le monde de 2011 est "plus riche"... Mais aussi "plus riche partout"... Alors les prix montent, les marchés dans les villes et même dans les villages deviennent de grands bazars d'affaires à ciel ouvert, les boutiques se succèdent de chaque côté des rues et tout autour des places, les grandes surfaces commerciales ne cessent de s'agrandir ou de se rénover ou de s'implanter...
Mais si les "riches" sont plus nombreux, toujours plus nombreux... les "pauvres" sont aussi, plus nombreux qu'avant, et surtout... Partout, et en particulier là où ils étaient autrefois, considérés comme marginaux... C'est à dire dans ces pays qui étaient en 1950 des "pays riches" (et le sont d'ailleurs toujours bien que subissant une concurrence féroce de la part de nombreux autres pays)...
... Il y a bien là, à mon sens, toute l'essence de la fracture sociale la lus profonde et la plus grave de l'histoire de l'humanité, qui "soleille" comme dans une boîte de fer blanc ouverte à l'heure de midi par quarante degrés de température...
Et il y a aussi, toute l'essence des bidons dispersés dans tous les garages du monde, pour de nouveaux moteurs de relation humaine... Il y a ces étincelles qui voyagent aussi vite que la lumière et viennent allumer des feux pour avoir chaud et être éclairé là où ne dormaient autrefois que des braises...
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C'est avec le monde Arabe que cela commence...
- Par guy sembic
- Le 12/02/2011
- Dans Chroniques et Marmelades diverses
Les Moubarak, Ben Ali, familles régnantes et militaires au pouvoir, les privilégiés et les milliardaires des régimes politiques et économiques, les polices omniprésentes, les prisons peuplées d'opposants, d'artistes et d'écrivains, la presse écrite ou parlée muselée, les livres interdits...
Tout cela dans le monde Arabe, c'était, cela devait être immuable... C'était une fatalité.
Et en quelques jours seulement, au mois de janvier en 2011 en Tunisie pour commencer, puis quatre semaines plus tard en Egypte, ce sont des millions de gens qui se sont révoltés et ont abattu deux statues géantes de pharaons !
Si "tout est allé aussi vite", c'est parce que la communication dans le monde d'aujourd'hui, par Internet et les réseaux sociaux, par la technologie dans la transmission instantanée de l'image, de la parole et de l'écrit, va aussi très vite, de plus en plus vite et de plus en plus loin partout dans le monde... Ce qui n'était pas le cas, par exemple, lors de la révolution Française en 1789, ou de la révolution russe en 1917...
Mais comment aussi, et même avec Internet et les réseaux sociaux, des millions et des millions de gens formant des foules à perte de vue peuvent-ils à eux seuls si nombreux soient-ils, faire tomber un régime politique, si à un certain moment dans l'évolution d'une insurrection généralisée, ils ne sont pas "soutenus" par tout ou partie des forces armées ou détenant quelque autorité ? Si tous ces millions de pauvres, d' indigents, de miséreux et de "laissés pour compte" d'un système économique, à un certain degré de corruption et de déliquescence d'une société tout entière, ne sont pas relayés dans leur résistance et dans leur révolte par d'autres millions de gens "un peu moins pauvres" voire relativement "aisés" qui eux, auparavant, ne "disaient rien" mais résistent et se révoltent aussi, désormais ?
Tremblez, dictateurs, magnats de l'industrie et de l'économie, gouvernants spoliateurs et escrocs, familles régnantes, banquiers, financiers, actionnaires, milliardaires... Du monde Arabe et de la Terre entière : vos jours sont comptés !
Le peuple Arabe vient de s'éveiller et de se dresser comme un seul homme en face des statues de deux grands géants, et d'autres peuples encore, d'autres dizaines de millions de gens dans le monde, pourraient bien suivre la même route à l'assaut de toutes ces places fortes qui passent pour "éternelles" et somme toute, "normales"...
Ce qui fait la force – et l'avenir- d'une révolution, c'est :
-Toute une marée humaine à perte de vue de gens ordinaires et sans fortune refusant la misère organisée et imposée au seul profit de quelques dignitaires de régimes ou de gouvernements ou de décideurs économiques.
-Le soutien et l'adhésion à la cause du peuple d'au moins une partie des forces sensées à l'origine servir par les armes et par la loi les seuls intérêts de ceux qui possèdent et décident.
-L'éveil et la réflexion de masses sociales qui ne peuvent plus se résoudre au silence, à l'indifférence, à la médiocrité et à l'injustice...
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Religieuse éventée et surie
- Par guy sembic
- Le 10/02/2011
- Dans Chroniques et Marmelades diverses
L'ennemour ce n'est pas l'inimitié ni un sentiment qui, d'une manière générale, pourrait être comparable au sentiment de ne pas aimer ou même de détester...
Ce n'est même pas un sentiment.
C'est un état...
C'est une inconsistance dans la relation avec l'autre, lorsque cette relation apparaît finalement dans toute sa nudité et dans toute sa stérilité, une fois que la relation se révèle entièrement dépouillée de tout ce qui l'habillait, la déguisait et lui donnait une ressemblance à s'y méprendre, à l'amour...
L'ennemour est encore pire que le manque d'amour ou même, que l'indifférence...
Je hais l'ennemour.
Je piétine l'ennemour comme un enfant désobligeant, insoumis et impoli piétinerait la religieuse au café ou au chocolat bardée de crème chantilly éventée et surie, qu'on lui aurait donnée en le gratifiant d'un "qu'il est mignon ce petit" ...
Sur les plateaux de télévision par exemple, il n'y a que de l'ennemour même quand ça fait pleurer d'émotion...
Est-ce que jeter des petits bouts de pain à des canards ou à des pigeons, c'est de l'amour ?
Est-ce que... Chic et beau qui suscite la baise... C'est de l'amour ?
J'ai -si l'on veut- une autre définition de ce que j'appelle l'ennemour :
C'est une sorte de "marée noire planétaire" qui aurait envahi depuis des temps immémoriaux, tous les rivages, toutes les côtes sablonneuses ou rocheuses de toutes les terres de la Terre... Et en ces eaux que nous ne voyons que bleues, nous nageons en y prenant un plaisir fou, un plaisir malsain, égoïste et exhibitioniste...
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Le regard étincelle qui allume de la relation
- Par guy sembic
- Le 09/02/2011
- Dans Chroniques et Marmelades diverses
Des univers urbanisés ou qui ne cessent de s’urbaniser...
Il n’y a pas si longtemps encore, nos villages étaient ruraux, avec une rue principale, des boutiques, la place de l’église, et quelques maisons disséminées aux alentours. Aujourd’hui presque tous ces villages ont pris un air de ville, avec des aménagements de voirie, des zones commerciales ou artisanales, des lotissements… Et la ville d’autrefois, devenue tentaculaire, s’entoure désormais de « cités dortoirs », de zones pavillonnaires ou de ceintures d’ensembles résidentiels, de tours de plus de dix étages…
Clans, réseaux, groupes, appartenances, repères, limites, rites, langage et culture «à part»…
Le voilà, le monde de la relation humaine : une constellation de "bulles environnementales retranchées" et dispersées dans un "no man's land" qu'il faut essayer de traverser afin de parvenir à se parler...
Tant que l’on écrira comme l'on écrit sur tous les sujets d’actualité depuis des dizaines d’années, jamais l’on ne convaincra, jamais l’on ne sortira de l’impasse… Tout ce que l’on sait faire, c’est aligner des argumentations à n’en plus finir, exacerber des émotions et du ressenti. Mais la mayonnaise ne prend plus! Les gens en ont marre des discours, ne croient plus aux « recettes miracle » et autres contes de fée, et les coups de gueule/coups de bâton ne cessent de marteler le brouillard gris du "no man's land"...
Ce qu’il nous manque, c’est un regard qui ne se laisse plus diriger vers ce que l’on veut nous faire voir.
« ça c’est bien, ça c’est mal» ou «c’est des cons, c’est des pourris»… Voilà ce qu'on entend selon ce que l'on veut nous faire voir !.. Et tous ces faits divers, présentés dans les journaux et à la télévision dans le but de sensibiliser et de créer de l’émotion !
Assez de tous ces débats qui ne riment à rien !
Laissons les gens parler, tout simplement, parler d’eux, laissons les faire leur «patchwork», écoutons les, échangeons avec eux du vécu, du rire, des «petits riens», de la «vie tout court», arrêtons nous sur les images qu’ils nous font voir, sur leurs créations, leurs acrobaties…
Le «Grand Forum Général», qui est celui de la rue, des places publiques, des lieux ouverts ou clos en lesquels se rencontrent les gens, n’est encore aujourd’hui qu’un immense champ de bataille dont personne ne sort vainqueur, où tout le monde veut gagner à tout prix, à n’importe quel prix ! Cela ne peut plus durer ainsi !
Le « Grand Forum Général » ne devrait-il pas être un lieu d’échange, un lieu d’anti solitude, d’anti isolement, d’anti exclusion ?
Et avant même de présenter, de dérouler comme par magie, des « projets bien ficelés » ; l’essentiel n’est-il pas dans quelque "regard étincelle" qui viendrait allumer de la relation ?