Le p'tit coin de Yugcib
Bienvenue dans mon petit coin : ici c'est l'entrée et vous accrochez vos manteaux, vos vestes, vos impers... Ensuite je vous convie à la découverte de ces billets qui viennent les uns à la suite des autres depuis mai 2009...
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Une autre forme de contestation...
- Par guy sembic
- Le 25/01/2011
- Dans Pensée, réflexions, notes, tags
Je pense qu'il existe une autre forme de contestation qui elle, ne se manifeste pas par la dénonciation systématique et permanente de tout ce que l'on désapprouve, ni par la polémique ou par le discours ou par l'argumentation persuasive (et parfois autoritaire et s'affirmant "bien fondée"), ou encore en comparant le temps d'autrefois avec le temps actuel; en mettant ostensiblement en avant des valeurs ou des vertus qu'il faudrait restaurer...
C'est, en face de ce qui est, de ce qui se dit, se ressent et se pratique ; en face du monde et des événements, en face des gens que l'on rencontre dont on perçoit les comportements, les agissements et dont on entend les propos... Un regard que l'on porte au bout duquel nous vient une aptitude à ne pas se laisser abuser par ce qui se répand autour de soi, à ne pas se méprendre sur le sens de tel ou tel propos ou agissement.
Et les composantes de ce regard sont multiples : il peut y avoir de la gravité, de l'humour, de la dérision, du questionnement, du silence, de l'approche et de la réflexion...
Il me semble qu'il y aurait un équilibre à trouver entre d'une part cette forme commune de contestation à laquelle on souscrit habituellement, et cette autre forme de contestation qui est celle du regard porté...
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L'image d'un corps gangrené...
- Par guy sembic
- Le 24/01/2011
- Dans Articles
J'ai écrit dans mon dernier billet (Révolution Tunisienne, suite) :
"...Soigner un corps malade en ôtant les parties gangrenées l'une après l'autre..."
Cette image d'un corps malade et gangrené ne me semble pas, après réflexion, correspondre au regard qu'au fond de moi, je porte sur le monde et sur les gens... En ce sens que je trouve finalement cette image trop "académique" si je puis dire... Ou trop "manichéenne"...
Je pense qu'il existe déjà une contestation de la manière dont le monde tourne, dans la mesure où cette contestation remet en question des valeurs -ou des vertus- censées être celles du plus grand nombre mais ne sont en réalité bénéfiques qu'à un nombre restreint de privilégiés...
Il y a aussi cette réalité selon laquelle la contestation demeure encore dispersée et inorganisée, spontanée dans ses manifestations et cherchant à établir des liens voire des réseaux entre les personnes et les lieux de son existence, afin de se faire mieux connaître et de se rendre plus efficace...
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Révolution Tunisienne, suite...
- Par guy sembic
- Le 22/01/2011
- Dans Articles
... Réflexion faite, la révolution Tunisienne ne "changera pas le monde"... Même si elle réussit. Mais elle changera la Tunisie.
Nous avions en face du peuple Tunisien, une oligarchie au pouvoir, une oligarchie tout à fait identifiable, avec son "président dictateur" entouré de sa famille, de ses proches et collaborateurs privilégiés...Une oligarchie propriétaire et dominante qui mettait le pays à sac, et dont on savait, partout dans toute la Tunisie, qui en particulier, dirigeait et profitait... Et cette oligarchie s'appuyait sur une force considérable de police et sur un contrôle extrêmement sévère et autoritaire de la presse et des médias...
Si l'on parvient à imaginer une révolution "de tous les peuples du monde", une révolution dans laquelle, tout comme en Tunisie, le peuple manifesterait sa colère en se rassemblant et en menant des actions violentes, en essayant de déstabiliser un gouvernement en place et tout un système économique, en s'attaquant directement aux personnes les plus privilégiées d'une société ainsi qu'à leurs biens financiers et immobiliers... Il est plus difficile cependant, d'imaginer ou de concevoir et d'organiser cette révolution "de tous les peuples du monde", contre une oligarchie ou un ensemble d'oligarchies qui elles, ne peuvent être clairement identifiées du fait de l'opacité de leurs structures, des liens qu'elles ont entre elles et de leurs réseaux complexes d'influences et de clientélisme...
Prendre d'assaut quoi et où et comment? Voilà bien la question ! Cela reviendrait à tenter- avec la volonté la plus déterminée qui soit- de soigner un corps malade en ôtant les parties gangrenées l'une après l'autre, alors que ne cesseraient de venir au fil des opérations, tous les fils déroulés avec encore leurs noeuds inextricables, les fils déroulés et si nombreux de la gangrène !
Il y a bien là, dans l'idée d'une "révolution de tous les peuples du monde" , un véritable et immense défi, sans doute le plus grand défi en face duquel l'humanité toute entière, peut être confrontée : le défi qui est celui de soigner et de guérir le corps malade atteint de gangrène... Non pas par quelque remède ou médecine – ou médecin- "miracle"... Mais peut-être par une succession ininterrompue de tous les souffles, de toutes les respirations, venus de tous les êtres vivants.
Imaginons tous ces souffles, toutes ces respirations ; s'entremêlant, s'activant les uns les autres, s'unissant et se complétant dans leurs différentes forces, se diversifiant dans leurs effets et ne cessant d'être... Ainsi viendrait ce qui peu à peu, ferait mourir la gangrène, comme une forme de vie jusqu'alors inconnue et tout nouvellement constituée et structurée, qui se mettrait à prospérer et à s'étendre.
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La révolution Tunisienne, suite...
- Par guy sembic
- Le 21/01/2011
- Dans Articles
Si la révolution Tunisienne réussit – et je pense qu'elle réussira en dépit de tout ce qui la pourrait pervertir- elle sera alors la toute première révolution au monde, à changer vraiment le monde...
J'ai pensé cependant au Brésil, au Vénézuela et à la Bolivie, pays d'Amérique du Sud s'étant dotés depuis quelques années de gouvernements d'une "gauche plus engagée" ou encore d'autres pays devenus plus "démocratiques" récemment... Mais tous ces pays il me semble, ne sont pas passés par une révolution populaire et générale avec tout ce qu'implique une révolution dans les événements violents portés d'ordinaire par une révolution... Le changement en fait, dans ces pays là, s'est fait par des élections au suffrage universel... Des élections qui ont donc porté au pouvoir un gouvernement appelé par une majorité de citoyens...
Et je suis fier, au fond de moi, de penser, d'espérer, que cette révolution dite "du jasmin" puisse venir d'un peuple Arabe tel que le peuple Tunisien...
Soit dit en passant ce n'est pas le peuple Tunisien lui-même qui a nommé sa révolution "révolution du jasmin" mais ce sont en réalité les observateurs étrangers, Français en particulier... Laissons au peuple Tunisien lui-même nommer comme il l'entend et la définit, sa révolution...
Ce peuple, je l'ai connu dans mon enfance -oh, pas longtemps c'est vrai, à peine deux ans- mais je l'ai bien reconnu, cinquante quatre ans plus tard, et il n'a pas changé : c'est bien le même!
À l'époque il n'allait pas encore beaucoup à l'école mais il avait déjà une âme bien plus grande que celle de quelques "bons élèves" des Grandes Ecoles...
Alors, à présent qu'il va à l'école, ce peuple, qu'est-ce que ça va être !
Il a raison, ce peuple! Il ne veut pas de leaders, pas de ces oligarchies qui se mettent en place au nom des "valeurs sacrées" que sont le pouvoir par l'argent, par le clientélisme dans les marchés, par les idéologies et par les religions... Pas de ces oligarchies qui prospèrent sur le dos des gens et ont toutes des polices "musclées" et des médias à leur service et pour leur seul profit... Pas de ces oligarchies héréditaires qui envoient leurs enfants dans des écoles inaccessibles aux gens du peuple...
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Une réflexion sur la littérature en général...
- Par guy sembic
- Le 21/01/2011
- Dans Pensée, réflexions, notes, tags
Dans le propos que je m'apprête à tenir, je ne vais pas parler des livres qu'en ce moment je lis ni de tel ou tel auteur...
Mon propos est général et ne porte donc pas sur la qualité d'une oeuvre ou d'une autre en particulier ni sur quelque rententissement que ce soit, d'une oeuvre ou d'une autre ni sur l'idée que tout un chacun peut se faire de tel livre, de tel auteur...
J'ai simplement envie de dire : "il y a le livre et il y a le lecteur"... Parce qu'il y a aussi le livre mais sans lecteur, du moins "pas ce lecteur-là en particulier"... Cela me semble toujours vrai et partout dans tous les pays du monde, et de toutes les époques de l'histoire de l'humanité, depuis que le livre, et même que l'écriture, existent...
Et ce n'est point la littérature désormais présente sur le Net, qui va faire du livre un livre qui ne sera pas un livre sans lecteur...(un livre ou une oeuvre).
La littérature présente sur le Net, sous toutes ses formes d'ailleurs tout comme la littérature en général et avant l'arrivée du Net ; a au moins un avantage indéniable : celui de donner au livre, à l'oeuvre ou à l'écrit (et à l'auteur) une plus grande visibilité et par là-même du fait de cette visibilité, sans doute un peu plus de lecteurs...
Un livre édité et vendu en librairie ou sur quelque marché, un livre que l'auteur a lui-même fait imprimer et a lui-même diffusé et vendu par ses propres moyens, sera toujours produit en un nombre limité d'exemplaires (de quelques centaines bien souvent à plusieurs milliers en général dans le cas d'une diffusion normale, et plus rarement en dizaines ou centaines de milliers). Il faudra donc que le livre soit d'abord acheté afin d'être lu... s'il est lu, ce qui n'est pas toujours le cas (mais on peut tout de même dire que bon nombre de livres achetés sont réellement lus).
Un livre, une oeuvre, un écrit, produits et diffusés sur le Net, même sans aucun retentissement ni portée ni rayonnement et quelle qu'en soit la qualité ou la forme d'expression ; auront toujours dans le temps indéterminé de leur existence sur le Net, et cela même chaque jour... au moins dix, vingt, trente lecteurs ou visiteurs (et parfois plus). Des lecteurs qui ne se manifestent pas à l'auteur tout comme d'ailleurs les lecteurs de livres achetés en librairie, des lecteurs "de passage" et ne lisant que des extraits ou des textes d'une oeuvre, et peut-être aussi des lecteurs qui lisent tout ou presque, de l'oeuvre d'un auteur...(mais là c'est peu fréquent du moins sur le Net où l'on a tendance à se "disperser" davantage afin de se documenter ou de se divertir)...
Mais de toute manière sur le Net ou pas, un livre ou une oeuvre littéraire ou un ensemble d'écrits, peut être (et demeurer) un livre, une oeuvre, un ensemble d'écrits... Sans lecteur(s) du moins sans "ce ou ces lecteurs là"...
... Pour terminer, j'ai presque envie de poser cette drôle de question, peut-être un peu brutale voire "bateau" ou "bouteille à la mer" : "Qu'est-ce que la littérature et où commence la littérature, par où passe-t-elle et où finit-elle et comment et par qui peut-elle être définie, approchée?
... Sans compter les innombrables questions qui en découlent, notamment sur ce que la littérature représente, sur son retentissement, sur les diverses formes qu'elle prend à travers les époques de l'histoire de l'humanité, sur son existence et peut-être sa survie (c'est une question que l'on peut aussi se poser)...
Est-ce que la littérature c'est seulement de l'Art en écriture, ou est-ce que la littérature peut être aussi de la philosophie, de la réflexion, de la relation ?
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Les "babas" et les "bobos"
- Par guy sembic
- Le 19/01/2011
- Dans Articles
Il y aurait selon une classification schématique – et caricaturale – de la société Française (et sans doute de la société de bien d'autres pays)... Les "babas" et les "bobos".
Les "babas" seraient des gens de peu de culture, souvent désargentés mais parfois tout de même "un peu riches" sinon "assez riches" ; accros de jeux vidéos, de nouveaux modèles d'iPad ou d'Iphones, de nouvelles technologies et de gadgets, d'émissions de variétés et de séries de télévision, de magasines People et qui se soucient en permanence d'être à la mode...
Les "Bobos" seraient des gens d'une "gauche bon teint" ou d'une "droite socialisante", au portefeuille assez bien garni, avec du "patrimoine" (maison ou immeuble, résidence secondaire, terrain, forêt, bord de mer...) tout aussi accros de nouveaux modèles d'iPad ou d'Iphones, mais qui de temps à autre "sortent" (théâtre, cinéma, expositions, manifestations culturelles, vernissages, salons du livre, festivals)... Et qui se soucient tout comme les "babas" d'être à la mode... Notons cependant que ces "bobos" ne sont pas tous des "riche-à-crever" mais bien souvent des gens dont les budgets sont grevés par de nombreux prélèvements automatiques...
... Mais je vous rassure, vous qui me lisez en ce moment même : c'est "un peu plus compliqué que ça"!
Il y a tout de même pas mal de nuances! Et tout autant de situations individuelles, d'environnements de famille ou de société qui font que les gens en réalité, sont de différents niveaux d'instruction, de formation, de diverses sensibilités... Et par là même, "inclassables"...
Les "babas" et les "bobos", c'est seulement "un peu vrai" sans être "vraiment vrai"...
Quoiqu'il en soit, cela me fait un peu rire, tous ces gens qui "pataugent" dans l'utilisation des nouveaux modèles d'iPad ou d'Iphones qu'ils viennent d'acheter, qui "planchent" sur les notices de divers appareils récemment acquis, ou que l'on voit dans les boutiques de Télécom Orange, de Bouygues, de SFR et compagnie, se presser en files d'attente de dix, vingt, trente personnes... S'ils "pataugent" dans le maniement de ces "petites machines à bouffer du monde" c'est que de l'une à l'autre de ces "petites machines", l'on y trouve tellement de fonctionnalités diverses, nouvelles et plus ou moins différentes de celles des anciens modèles devenus "obsolètes" ou "dépassés", que "l'on ne s'y retrouve plus" !
Les "babas" et les "bobos"...
Mais que dire aussi de ce "bonisme" qui anime d'une même pensée, d'un même recueillement, d'une même émotion, des foules prises dans quelque tourbillon de compassion médiatisée lors de "marches blanches" ou de cérémonies du souvenir, suite à la disparition d'un artiste ou d'un personnage charismatique, ou des victimes d'une tragédie, d'une catastrophe naturelle, d'un attentat ?...
Il y a, à mon sens, dans cette compassion médiatisée dont les acteurs (journalistes, photographes et reporters) entrent avec effraction dans l'intimité des familles et des proches, quelque chose de malsain et qui contribue au delà de l'indignation ou de la révolte d'un grand nombre de gens, à entretenir l'idée selon laquelle "il faudra toujours subir"... (et que la seule réponse possible c'est la répression ou la violence légalisée)...
Dans une "marche blanche" ou dans une cérémonie,il y a certes le recueillement, la pensée unanime, le silence et l'indignation en soi de ce qui est survenu, voire la révolte... Il peut même y avoir l'embryon d'une révolution... Mais il n' y a pas le "levier" qui va soulever le rocher et faire rouler ce rocher jusqu'à ce qu'il éclate en bas de la montagne. Il y a seulement l'émotion, l'émotion reprise en choeur par les officiants tout de blanc vêtus de la chorale et de la foule rassemblée...
Le levier n'est pas dans la compassion et dans l'émotion médiatisées... Le levier est déjà, à l'origine, dans l'idée de cesser de subir et de se soumettre à la loi du plus fort ou à la loi de l'argent, ou à la dictature des modes et des apparences.
"Comment JE vais faire, comment TU vas faire, dès aujourd'hui et sans attendre ce qu' IL ou ILS vont faire -ou ne pas faire- pour cesser de subir ?
Et aussi, comment vais-je, comment vas-tu montrer aux autres -et communiquer- que je, que tu cesses de subir?"
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Dans un grand vent de souffles...
- Par guy sembic
- Le 17/01/2011
- Dans Pensée, réflexions, notes, tags
... qui n'est lui même qu'un souffle dans un vent encore plus grand...
Je ne puis souffrir d'entendre ce "discours" tenu par un grand nombre de gens en France et ailleurs, ce "discours" dont la consistance tient en gros, dans ce genre de propos à l'égard de ces "crétins de gauche partageux et rêveurs" : "ce sont bien les riches, surtout lorsqu'ils sont vraiment riches, qui font tourner la boutique et travailler les gens, et il est normal qu'ils soient aussi riches, on ne pourra jamais rien changer à cet état des choses"...
Lorsque, et chaque fois que je me trouve confronté à ce genre de "discours" énoncé et martelé par un si grand nombre de gens, je deviens autiste, révolté... Ou dans mes plus "mauvais jours" même, délinquant...
Et ils martèlent, ils martèlent! Comme s'ils ne croyaient qu'en les seules vertus du pouvoir de l'argent, de la réussite sociale ou du succès...
Je n'aurai jamais d'amis parmi des gens de cette sorte, à moins qu'ils ne comprennent le bien fondé qu'il y a, à ne point accepter de se laisser couler dans le moule d'une pensée aussi unique qu'inique...
Je n'aurai jamais d'amis parmi des gens de cette sorte, à l'exception cependant de ceux d'entre eux qui ont, si conditionnés ou si persuadés soient-ils, cette gentillesse et cette simplicité d'esprit et de coeur, qualités que l'on apprécie toujours...
À dire vrai je me fous complètement de savoir ou de ne pas savoir si les gens sont de telle ou telle religion, de telle "vision du monde", s'ils sont riches ou pauvres, s'ils ont oui ou non "réussi dans la vie"... Dès lors qu'en leur présence je me sens accueilli, dès lors que leur gentillesse et leur simplicité m'émerveillent...
Ce qui me rassure et me réconforte, c'est de constater qu'il n' y a pas que des gens du peuple, des pauvres, des exclus, des gens de la "droite" ou de la "gauche" populaire, qui pensent comme moi que le pouvoir des plus forts et que le pouvoir tout aussi fort de l'argent n'est pas une fatalité ni quelque chose d'absolument normal et devant le plus naturellement, le plus férocement du monde, s'imposer... Mais aussi qu'il existe des scientifiques, des artistes, des écrivains, et des intellectuels qui eux ne "vivent pas dans les nuages" mais dans une confrontation quotidienne avec les réalités du monde, dans les situations, dans les événements, l'actualité...
Il m'arrive aussi d'espérer et de penser que toute cette violence qui sévit un peu partout, et que l'on subit sans cesse autour de soi de la part de tant de gens qu'un rien contrarie et qui paraissent si pressés, si agressifs et si imbus d'eux-mêmes et de ce en quoi ils croient "dur comme fer"... N'est en réalité qu'une peau ressemblant à une croûte rugueuse et craquelée d'une épaisseur incertaine ou indéterminée qu'il suffirait de gratter un peu pour qu'elle disparaisse en partie, découvrant une chair rouge et palpitante, fragile, et que l'on veillerait à ne pas blesser...
... Cette vie qui n'est qu'une fois, une seule et unique fois, cette vie que nous vivons telle que nous la vivons, passe comme un souffle...Un souffle en deux mouvements, soit une inspiration et une expiration, un souffle d'oiseau, le souffle de tout être vivant... Un souffle qui, avant, n'avait jamais été et qui, après, ne sera plus... Mais il y a tant et tant de souffles dans le souffle dont le commencement se perd dans l'avant et dont la fin se perd dans l'après ; que tous les souffles ne sont qu'un seul et même souffle d'une même durée intemporelle... C'est peut-être la conscience que nous pouvons avoir, nous les humains, d'être dans ce souffle d'une durée intemporelle, qui fait de notre souffle d'une seule fois, un souffle dans une immense continuité de souffle...
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La révolution Tunisienne
- Par guy sembic
- Le 14/01/2011
- Dans Articles
Tunisie, destination préférée de milliers de touristes Français !
Vacances de rêve où l'on ne voit ni "barbus" islamistes ni mendiants en ces lieux "mythiques" que sont Djerba, Hammamet et Tozeur !
Les voyagistes et les touristes vont-ils bientôt regretter Ben Ali ?
La révolution Tunisienne c'est tout un peuple et en particulier une jeunesse éduquée, qui se lève en face d'un régime autoritaire et policier, d'un clan et famille présidentiel propriétaire milliardaire actionnaire.
Si le peuple Tunisien exprime sa colère et son dégoût à l'égard d'un régime corrompu (qui soit dit en passant tout comme bien d'autres régimes similaires est soutenu par les "grands états" économiquement avancés, les lobbies et les marchés) il n'en demeure pas moins que ce peuple éduqué mais réduit au silence depuis 23 ans – et aujourd'hui en chômage- se lève aussi pour prendre lui-même son avenir en main...
Un avenir que ce peuple ne se laissera pas confisquer par quelque autre et "nouvelle" équipe au pouvoir et tout aussi spoliatrice de richesses, ni non plus, par quelque sorte d'idéologie économique de marché venue des quatre coins du monde...
Vive la Révolution Tunisienne !
De toute manière, l' "exil" de Ben Ali sera un "exil doré" et les dividendes d'actions et les parts de marché qu'il détient toujours vont péreniser son immense fortune et celle de sa belle famille... (Pour toucher à cette fortune – et à bien d'autres tout aussi incommensurables- il faudrait encore plus que la révolution Tunisienne !)