Le p'tit coin de Yugcib

P1000015 1Bienvenue dans mon petit coin : ici c'est l'entrée et vous accrochez vos manteaux, vos vestes, vos impers... Ensuite je vous convie à la découverte de ces billets qui viennent les uns à la suite des autres depuis mai 2009... 

NOTE : les billets sont classés par catégories qui figurent dans le menu à gauche : faire défiler jusqu'à BLOG où apparaissent les noms des catégories du blog, puis la liste des derniers billets publiés. 

  • Le vrai, la morale et la relation

     

         Le vrai n'est pas forcément le meilleur parce qu'il est ou serait "vrai"... (Je veux dire le "vrai" dans le sens d'authentique, de pur, de vérité philosophique ou réflexionnelle)...

    Le vrai n'est pas, non plus, parce qu'il est différent de ce qui le contrefait, ou opposé au faux, le fondement d'une morale... Et ne peut être considéré à mon sens comme "moral" ou "vertueux" ou "sage"...

    D'ailleurs la morale, dans la nature, n'existe pas.

    Ce qui existe c'est la relation qui s'établit entre un milieu ambiant et tout ce qui est dans ce milieu ambiant, et c'est aussi, dans le milieu ambiant, la relation qui s'établit entre les êtres vivants s'il y a dans ce milieu ambiant, des êtres vivants... Et la relation encore, qui s'établit entre toutes choses...

    C'est la relation à l'état brut qui est elle-même la "morale". Mais la relation, je veux dire en particulier la relation qui s'établit entre les êtres humains, devient dépendante de toutes sortes de concepts purement humains qui la rendent à l'image de ce qu'elle "doit être" selon des dispositions, des préceptes, des opinions, un principe "civilisationnel"...

    Dans le monde végétal, animal ou minéral, il n'y a pas de "concepts" mais seulement de la relation : symbiose, ou complémentarité, ou un lien, une interaction, une confrontation, un combat...

    Ce qu'en concept humain on appelle "morale", ou "vrai", ou "vertu", ou "vérité", n'a pour moi aucun sens. Aucun.

    C'est la relation qui a, elle, du sens... Parce que la relation va induire, créer, développer, résoudre, répondre... Ce que la "morale" ne fait pas ou seulement prétend faire...

    Mais je comprends que les sociétés humaines puissent se donner le droit de faire exister ce qu'elles appellent la morale, et donc par la morale, le bien et le mal... Je comprends que la relation "à l'état brut", c'est à dire sans morale et non codifiée (avec tout ce qu'elle implique souvent de "mal être" dans l'existence de chacun d'entre nous) puisse ne pas convenir à la société humaine qui, en conséquence cherchera à "civiliser" la relation, à lui donner d'autres règles que les règles naturelles...

    Je comprends, oui... Mais je n'adhère pas à l'idée selon laquelle la morale, la religion, le code civil, la loi, ou tel ou tel concept philosophique ou idéologique, pourraient à eux-seuls et par ce qu'il y a de purement humain en eux... Rendre les êtres humains "meilleurs"...

     

  • La médiatisation c'est du voyeurisme

     

         Un artiste, un écrivain ou même un personnage local "charismatique" et bien connu, peut avoir pour ami, ou parmi ses connaissances, l'un ou l'autre, homme ou femme, de ces "leaders" de quelque parti politique que ce soit... Lequel homme ou femme de pouvoir, de gouvernance ou aspirant aux plus hautes fonctions de l'état, peut d'ailleurs lui-même à titre personnel, apprécier, sincèrement aimer cet artiste, cet écrivain ou ce personnage "charismatique" et local...

    ... Et que cela "se sache"... Par "ouïe-dire" ou par la voie d'un réseau social, par ce que l'on appelle le "téléphone arabe" ou tout autre fil de communication... Cela me semble bien naturel...

    Mais ce qui me gêne si je puis dire, c'est la médiatisation qui est faite autour d'une préférence ou d'un lien particulier, dès lors que des sentiments sont exprimés par l'artiste, par l'écrivain ou par le personnage "charismatique" et local... Et dès lors également que l'homme ou la femme de pouvoir, de gouvernance ou aspirant à des fonctions d'état, peut manifester personnellement quelque sympathie à l'égard de l'artiste, de l'écrivain...

    Car la médiatisation dénature le sens de la relation personnelle et intime pouvant exister entre les acteurs de cette relation.

    La médiatisation, en ce sens, s'apparente à du "voyeurisme". Il n'en ressort au final que de la provocation, une certaine forme de violence, et dirais-je, une "inhumanité"...

    ... En tant qu'homme et en tant qu'électeur, il est de ces programmes ou "visions du monde" de personnages politiques pour lesquels je n'ai que fort peu ou pas du tout de sympathie particulière...

    ... En tant qu'écrivain (pardonnez-moi ou plutôt concédez-moi ce terme d'écrivain) et bien que je ne sois pas un écrivain professionnel... Je "n'aurais pas froid aux yeux" de recevoir chez moi qui que ce soit... Pourvu qu'il n'y ait point quelque journaliste accompagnant ou embusqué, et que cela ne se sache point...

    Aujourd'hui dans une telle dimension d'inhumanité, de médiocrité relationnelle, de violence et de provocation, de culte des apparences et de pouvoir de l'argent... Faut-il pour autant s'enfoncer la tête dans le sable, faut-il se barricader dans une foreteresse que l'on s'invente et se construit ; faut-il pour autant, le maudire ce monde où l'on vit, faut-il se choisir d'autres "médecins de l'impossible"... Alors même qu'il existe, comme des atomes d'hydrogène en tout point de l'espace interstellaire, des atomes de "dimension d'humanité" dans l'espace d'un être humain ?

     

  • Le monde des esprits

     

         ... Je crois que l'on entre dans la mort, c'est à dire -à mon sens- que l'on entre dans le monde des esprits, tel que l'on fut de son vivant... Tel que l'on est devenu, tel que l'on s'est accompli, tel que l'on aspire encore à être bien que ne l'étant toujours pas, tel que nous sommes et en l'état acquis ou perdu qui est le nôtre au moment de disparaître...

    L'on entre donc dans le monde des esprits, autant avec le meilleur et le plus vrai de soi-même, qu'avec son hypocrisie, sa violence, son "ennemour", son indifférence, et tout ce qui nous caractérise, nous identifie, nous définit, bon ou mauvais... Mais l'esprit, cet esprit qui est le nôtre en particulier, se fond dans le monde "en son entier" qui est fait de tous les esprits, un monde "universel" en quelque sorte... Un monde relié au monde des vivants, un monde qui évolue avec le monde des vivants.

    Il y aurait dans le monde des esprits, comme une "absence" : l'absence de tout ce qui existe dans le monde des vivants... Une absence faite de tout ce qui avait cours, force de loi, force de croyance, et de connaissance et d'intelligence, de culture, de valeurs et de repères tangibles, dans le monde des vivants...

    Les religions par exemple, disparaissent dans le monde des esprits... Ainsi d'ailleurs que la politique ou que la morale et que toutes les idéologies ; la richesse, la pauvreté, la réussite, l'échec...

    Mais dans cette absence il ne peut "ne rien y avoir" : j'imagine une dimension d'humanité et de connaissance qui viendrait combler l'absence et se manifesterait auprès des vivants...

    Une dimension d'humanité et de connaissance que les vivants ne percevraient cependant qu'au travers de l'enveloppe de la "bulle" dans laquelle l'histoire de leur vies, de leurs rêves, de leur intelligence, de leurs découvertes, de leurs savoirs, de leurs cultures et de leurs croyances, est enfermée...

    Relié au monde des vivants, évoluant avec le monde des vivants ; le monde des esprits c'est aussi celui que les vivants font par leur esprit durant le temps que leur esprit se manifeste de leur vivant...

    En somme, la dimension d'humanité et de connaissance, qui existerait dans le monde des esprits, c'est une dimension en évolution...

     

  • Annie Girardot

     

    ... 3 mars 1996 : décès de Marguerite Duras...

    ... 2 mars (à 1 jour près par rapport au 3 mars) : si je me souviens bien c'est le 2 mars 1991 qu'est mort Serge Gainsbourg...

     

    Et 3 mars 2011 : obsèques de Annie Girardot...

     

    Gainsbourg, Girardot... 2 grandes figures, 2 grands géants du 20ème siècle !

    ... Je les aimais...

    Marguerite Duras, Edith Piaf, Jacques Brel, Georges Brassens, Lino Ventura, Léo Férré, Jean Ferrat, Coluche... Et tant d'autres...

    ... Je les aimais...

    ... Je vous aime...

     

    ... "Je suis venu te dire que je m'en vais"... (On partira tous)...

     

    ... Pardon, les obsèques d'Annie Girardot c'est le vendredi 4 mars 2011...

     

    Des fois, dans ce monde où il se passe tellement de choses, il arrive que des jours proches sont comme un seul jour...

     

    Annie Girardot, quand j'avais 19 ans, elle en avait 35 ! Tous les mecs et toutes les femmes de ma génération du genre quelque peu "rive gauche" ont été impressionnés par cette femme "hors du commun" menant à sa manière dans ses rôles au cinéma (et par sa vie même) des combats essentiels et beaux, et vrais...

    Ah putin, qu'elle fût en pantalon, ou en n'importre quoi pour se fringuer, quelle femme, quelle femme !

     

    ... Il y a 35 000 ans, on disait "le monde des esprits"... Pour l' "au delà"...

    Elle est dans le "monde des esprits", Annie... Le monde où tout le monde va, quelque soit sa religion, sa culture, ses idées, ce qu'il a fait ou pas fait dans sa vie...

    Dans le monde du cinéma, de son vivant Annie Girardot ne fut considérée que comme une comédienne, une actrice de "2ème zone"... (enfin pas par tous... mais tout de même!)... Et aujourd'hui on l'enterre en "grande pompe de sentiments, de louanges, d'émotion et de reconnaissance" !

    Qu'ils aillent se faire foutre !... Mais bon... il y a cette dimension d'humanité faite de simplicité de coeur, de sincérité, de "du fond d'ses tripes", de mansuétude et de compassion pour le genre humain sans aucune compromission, au fond d'Annie en particulier et de bien d'autres gens en général... Qui fait que l'on arrive à pardonner, que l'on arrive à porter un regard qui nous libère du poids énorme de toute cette violence, de toute cette hypocrisie, de toutes ces "suffisances" ostensiblement exprimées des uns et des autres, et de toute cette vanité des choses, de toute cette médiocrité relationnelle... Merci, oui, à ce regard là qui existe, et existera toujours et sera à jamais une force s'opposant à toute forme de désespoir !

     

    J'aime mieux "le monde des esprits" que leur putin de paradis, leurs cohortes d'anges à la con et de personnages blancs et vaporeux, leur putin de "vie éternelle" avec les zélus et les pahélus, c'est à dire les c'eus d'un côté qui récurent les chiottes du ciel, et les c'eus d'un autre côté qui bâfrent en compagnie du Père Céleste et de ses sbires bien vus...

    Je crois que dans le "monde des esprits" l'on ne s'y emmerde pas comme dans le "poulailler" du paradis où l'on risque d'être assigné derrière une grosse tête qui dépasse et empêche de voir la scène de laquelle en plus on n'entend pas la voix des acteurs...

     

    Ainsi, l'être "cesse d'être" (ou plus précisément et plus réellement, cesse de vivre)... Mais ne cesse pas d'exister. La preuve : les gens dont on continue de parler entre nous, dont on lit ce qu'ils ont écrit, dont on voit les films dans lesquels ils ont joué s'ils ont été acteurs ou comédiens, dont on se souvient de tout ce qu'ils ont réalisé dans leur vie, dont la pensée que nous avons d'eux nous porte sur les lieux de leur enfance, de leur vie, auprès de leurs connaissances... Tout cela, oui, c'est l'esprit, et l'esprit est bien "vivant" si l'on peut dire...

    On ne devient pas "meilleur" que l'on a été de son vivant, en "entrant dans le monde des esprits", ni pire, ni différent, ni d'une nouvelle dimension d'humanité ou d'autre chose... On y entre tel que l'on fut, tel que l'on demeure, dans un même état sans cesse inachevé. On y entre aussi dans le même aléatoire, l'aléatoire dans lequel on a "traversé la vie", où ce qui n'est pas résolu ne le sera pas "après"...

    Le seul changement "vrai" (bien réel) qui s'opère à la mort de l'être, c'est celui de la transformation de la matière qui le compose (corps, tissu cellulaire, organes) en poussière, en éléments désormais inertes...

    L'esprit, c'est à dire si l'on veut, ce qui est "immatériel" (énergie, intelligence, pensée... et tout ce qui faisait le "caractère" ou la personnalité) ne change pas, ne se transforme pas, demeure "en l'état", immuable et intemporel...

    Le "changement" en fait, celui qui s'opère du "simple" vers le "complexe", de l'enfance vers la maturité et la vieillesse ; ce "changement de soi" auquel on aspire (vers un meilleur possible) et qui s'opère au prix du travail, de l'effort et de la volonté) n'est possible que dans la traversée unique (et non renouvelable) de l'existence.

    C'est la raison pour laquelle la "traversée" est une expérience tout à fait exceptionnelle qu'il ne nous ait donné de connaître qu'une seule fois... et dans laquelle nous devons "nous démerder le mieux possible" afin justement d'entrer un jour dans le monde des esprits, dans le meilleur état envisageable et possible de cette transformation opérée durant le temps de la traversée...

     

     

     

  • Textes à écouter

     

         Dans la rubrique " YUGCIB TEXTES VOIX", vous pouvez écouter quelques uns de mes textes enregistrés au format MP 3...

    Au dessous de chaque titre indiqué, cliquer sur l'icône rectangulaire...

    Chacun de ces textes dure environ trois à quatre minutes.

     

  • Bannière au vent

     

         ... Je ne comprends rien, rien de rien, aux “bannières”... Il faut paraît-il, afin de présenter son site pour être répertorié et “annuarisé”, copier/coller une “formule algébrique longue comme une limousine” et “placarder” en haut de la page d'accueil du site, un “lien” sous forme d'un logo (ou quelquechose dans ce genre là)...

    Il faut donc aussi, par conséquent créer sa bannière... ( gratuit ou pas gratuit, c'est selon).

    D'autre part, il y a encore ces échanges de bannières (qui font que, si tu échanges avec je ne sais combien d'autres partenaires ou amis ou sites amis, tu te retrouves avec plein de pavés de pub et d'annonces qui occupent de l'espace sur les pages de ton site)...

    Non, tout ça, c'est trop compliqué pour moi... Et j'en vois pas, j'en discerne pas la pertinence... Tout le monde fait son “cocorico” et c'est comme si tu “pissais dans un violon”!

    Et aussi ces “votes” en mitraille qui ne riment à rien... Par exemple “Booster ou Over Blog” qui t'envoie un mail pour te dire que tu es classé 3 mille et quelque, et qui t'invite à adopter leur procédure pour que tu obtiennes un meilleur classement...

    A quoi bon se “gargariser” de cette consensualité troudebalesque et cocoricohène sur le Net, en catapultant force bannières, en se faisant à gogo voter pour soi !

    ... Le monde n'a-t-il jamais été aussi “cul par dessus tête”?

    Bon sang! A une époque où l'on découvre des “exoplanètes”, avec toutes ces encyclopédies et cet immense, immense réservoir de connaissances, de sciences, de technologie ; avec ces sommes phénoménales d'informations sur l'actualité du monde entier, avec toutes ces bibliothèques, ces écoles, ces musées... Tout cela tout grand ouvert et à portée de clic sur le “World Wide Web”... Je ne comprends pas que l'on cherche par l'une ou l'autre de toutes ces procédures technologiques, comme à émerger d'une sorte de “magma stellaire de milliards d'étoiles”! Comme si la présence d'une petite bande taguée et en couleurs, de deux centimètres de long sur un demi centimètre de large, pouvait propulser à toute vitesse ton petit univers dans les “grandes sphères célestes de dieu le père”!

    Il y a des sites spécialisés dans les campagnes publicitaires qui proposent des services pour obtenir par exemple trois cent mille visiteurs en quelques mois, et cela garanti ! Je veux bien croire que pour un site commercial, d'entreprise artisanale personnelle ou familiale, un site où l'on a “quelque chose à vendre”... Cela puisse s'avérer utile et même parfois nécessaire...

    Mais pour un site d'écriture, de poésie, de pure création artistique, ou de communication par l'image ou le blog ou la vidéo... Je ne vois pas comment ni par quel “miracle” trois cent mille visiteurs plus ou moins réguliers au lieu d'une centaine ou de mille, cela peut “changer la vie” de l'auteur du site d'écriture, de poésie, de création artistique... Car trois cent mille visiteurs ne seront jamais trois cent mille amis avec lesquels il deviendrait possible de vivre trois cent mille vies !

    Et d'autre part à quoi bon avoir trois cent mille visiteurs pour ton site, si les jours caracolant tels des chevaux fous à travers un paysage démesuré, il ne vient aucun ou si peu de ces visages d'explorateurs venant frapper à ta porte ?

    Bah, le plus important, c'est déjà l'envie de s'exprimer... C'est à dire d'exister comme existe dans le ciel de la nuit, une étoile parmi des millions d'autres étoiles...

    Quelque part sur la Terre, à tout moment de la nuit étoilée, depuis un balcon d'immeuble, depuis un jardin, un bord de mer, du haut d'une montagne, ou au carrefour de deux grandes avenues, ou en plein désert ou depuis le pont d'un navire ou à côté du hublot d'un avion de ligne... Il y a toujours un regard vers cette étoile, au moins un et peut-être d'autres... Un regard que tu ne sais d'où il vient, dont tu ne verras jamais la lumière des yeux dans ce regard, un regard que tu ne rencontreras peut-être jamais même si ce regard est celui d'une personne toute proche de toi, dont tu ne soupçonnes pas seulement l'existence ou que tu vois tous les jours sans savoir que c'est cette personne là...

     

  • "Au ras des pâquerettes", suite...

     

         Ah j'oubliais... Dans ma diatribe "au ras des pâquerettes" je ne mentionnai pas une "autre espèce de gauche", celle là "en voie de développement" quoiqu'existant déjà depuis des lunes :

    Le "gauche peu argenté" !

     

    En fait "pour faire simple" je dirais que :

     

    Le "gauche peu argenté" se subdivise en plusieurs catégories :

     

    -Le "gauche toutou féroce" qui aboie " ôtes toi d'là que j'm'y mette"... (Je l'ai déjà évoqué, ce "gauche" là), mais rappelons qu'il est "assez fréquent" et que, s'il a été quelque peu à l'école et se targue de quelque talent oratoire ou plumitif, sévit sur la Toile dans des forums "grand public"...

    Ce "gauche toutou féroce", est à vrai dire le plus souvent, un "pauvre qui, s'il devenait riche, serait encore plus vache avec les pauvres que les riches nés riches"...

     

    -Le "gauche pauvre bougre gentil et humble qui se plaint jamais et cependant vit mal parcequ'il est trop démuni et sans défense"...

     

    -Le "gauche sans cesse revendicard" et souvent jaloux de l'un peu plus riche que lui...

     

    -Le "gauche intello et pauvre" qui a "pas trop réussi dans la vie", et qui pense qu'un jour il s'en sortira (de cette "merde de chienne du monde")...

     

    ... Mon coeur (on l'a deviné) va "à coup sûr" et d'un très grand élan au "gauche pauvre bougre gentil et humble qui se plaint jamais et cependant vit mal parce qu'il est trop démuni et sans défense"...

     

    ... Scandaleux! : lors des manifs pour les retraites, on n'a jamais à aucun moment, pris VRAIMENT en considération ces centaines de milliers de pauvres "vieux" qui vivent avec moins de 600 euros par mois parce que dans leur vie active ils ont eu des parcours chaotiques et discontinus en particulier toutes ces femmes seules, divorcées, veuves ou ayant exercé tard dans leur vie des emplois précaires et fort mal rémunérés...

    C'était par là, en priorité absolue, qu'il fallait commencer (pour réformer, revoir à la hausse)!

    Pour les autres, je dirais pas que c'était "secondaire", mais y' avait d'abord cette priorité là : celle de la vie quotidienne à améliorer, de ces retraités à 600 euro ou moins !

     

    ... Mais c'est vrai qu'il faut nuancer tout ça ! ... Tout ce que je viens de dire somme toute et pour faire simple, au ras des pâquerettes...

     

    On ne peut pas sans cesse faire dans la caricature "prête à porter" car en fait c'est bien plus compliqué que ça, même quand la présomption semble au plus fort corroborer la réalité vraie !

     

    ... Il y a bien ce que j'appelle "l'ennemour", qui "singe tant à s'y méprendre, l'amour" (et qui est une parodie, un déguisement d'amour)! Ou même...La haine, une haine en dessous de laquelle il y a un amour fou qui ne veut ni se reconnaître et encore moins se dire!

     

  • Salon de l'agriculture, puis salon du livre

     

         Chaque année je vois que le salon du livre suit d'environ une, deux, trois semaines, le salon de l'agriculture...

    Certes, l'espace est immense, au parc des expositions de la porte de Versailles. Mais tout de même, huit jours durant, tous ces cochons, toutes ces vaches, tous ces poulets, tous ces lapins... chèvres, brebis, boucs, moutons, agneaux, veaux, chevaux, bourricots... Et tous ces fromtoms "odoriférants", ces bidons de lait, ces charcutailles et salaisons... Et toute la paille par dizaines de tonnes, tout le crottin, toutes les bouses et toutes les pisses que ça génère... !

    Oui, je sais bien : une fois le salon de l'agriculture terminé, tout est nettoyé, récuré, aseptisé... Et on laisse passer quelques jours, une, deux semaines, avant le salon du livre... !

    650 000 visiteurs attendus en 2011, dit-on, pour le salon de l'agriculture... Pas autant sans doute au salon du livre, mais quelle bousculade interminable en perspective devant les quatorze ou quinze caisses!

    Est-ce que Nicolas Sarkozy viendra tapoter sur la tête de la vache? ... Soit dit en passant, vous imagineriez Dominique Strauss-Kahn tapotant la tête de la vache au salon de l'agriculture ?

    ... Allez, allez, soyez tranquilles, beaux mectons aux fringues de marque, dames chic et messieurs rassis sacoche de cuir à l'épaule... Au salon du livre, ça schmuctera pas le fromtom ni le crottin... Avec toutes ces fragrances épicées ou suffocantes d'autobiographies, d'essais, de romans de terroir et d'ouvrages en tous genres... La littérature? Elle a aussi son agriculture !