Le p'tit coin de Yugcib
Bienvenue dans mon petit coin : ici c'est l'entrée et vous accrochez vos manteaux, vos vestes, vos impers... Ensuite je vous convie à la découverte de ces billets qui viennent les uns à la suite des autres depuis mai 2009...
NOTE : les billets sont classés par catégories qui figurent dans le menu à gauche : faire défiler jusqu'à BLOG où apparaissent les noms des catégories du blog, puis la liste des derniers billets publiés.
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Les mots
- Par guy sembic
- Le 28/05/2011
- Dans Chroniques et Marmelades diverses
Les mots entrent dans les nuages
Ils se déchirent, s'effacent puis se reforment
Un grand éclair bleu et blanc les foudroie
Puis les fait fleurs pourpres et piquées de chiures ivoire
Sans doute quelque mouche aux ailes de verre
Qui vient de vibrer sur la chair de sable de ces fleurs aléatoires
Un grand parapluie s'ouvre et se ferme
Tenu par une fourmi géante à la tête en carotte
Et sous le parapluie les mots sont mouillés
La fourmi brouille et pétrit les mots
Des silences et des colères se brisent entre les mâchoires
D'un désert qui hurle et ondule
Et le désert est une gueule gouffre
Avalant les mots et les vomissant en regards
Les regards se lèchent entre eux puis s'assèchent
Un bateau pirate coule au dessus ou en dessous du paysage qu'il traverse
Des lapins dans la tête se mordent
Et se poursuivent en sarabandes elliptiques
Tous les merdiers du monde sont beaux comme des agneaux pelés
Quand les artificiers du Grand Carnaval et des festiveaux du monde
Les ont mouchés avant qu'ils ne pètent de tous leurs feux
Ou qu'ils empuantisent tous ces salons en vedette
Qui ne sont que des salons d'ennemour
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L'île
- Par guy sembic
- Le 27/05/2011
- Dans Anecdotes et divers
Il est une île vers laquelle je reviens toujours, et c’est la seule entre toutes où je me jette sur le sable de son rivage, un cri rauque, un râle, un souffle brûlant dans le fond de ma gorge, respirant jusqu’au plus profond de mes entrailles l'haleine embruinée d’une salive océane soufflée de ce rivage ; si douce, si enivrante, si proche de cette fragrance exhalée de la chevelure de notre très lointaine mère originelle...
Car nous étions déjà, il y a des milliers d'années, tous deux dans le rêve de cette mère originelle avant qu'elle ne vienne épandre sa chevelure sur les premiers visages d'enfants venus au monde...
Pourquoi cette île et pas une autre, je ne saurais le dire… Peut-être comme l’aurait écrit Montaigne si La Boétie avait été une femme : « Parce que c’était elle, parce que c’était moi ».
Mais sur toutes les îles du monde, j’ai envie de planter des rosiers, de faire chanter des oiseaux, de gratter la terre comme un jeune chat…
Même si c’est toujours sur le sable de mon île que je viens me jeter, même si je ne cesse de me laisser étreindre le regard lorsqu’un rivage enchanteur se fait visage sur la ligne d'un horizon qui danse dans un lever de soleil...
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L'insoutenable précarité de la croisée des chemins
- Par guy sembic
- Le 27/05/2011
- Dans Anecdotes et divers
On n'oublie pas quand un escargot est passé sur une lame de rasoir fichée sur des éclats de verre...
On n'oublie pas quand un rat a ôté un bout de noix d'une tapette tendue puis est revenu le lendemain décortiquer la gaine empoisonnée du grain de blé pour dévorer le coeur blanc...
Mais que dire de ces silences qui s'étendent là où jadis bruissaient des voix et poussaient des regards et des écritures...
Que dire de ces visages qui ont crevé des écrans et renversé des colères, traqué des tristesses et jeté des rêves puis ont disparu entre des crêtes d'océan...
Le passage de l'escargot sur la lame de rasoir
Le bout de noix ôté de la tapette tendue et emporté par le rat
Les silences qui s'étendent et roulent les souvenirs dans la poussière des chemins
Et les crêtes d'océan peut-être devenues des écharpes d'écume jetées sur un rivage
Ce sont bien là des séquences de courts métrages reliées entre elles mais ne formant qu'un film discontinu...
Le film racontera tout ou rien...
Mais il aura été...
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Des séismes affectifs équivalents mais jamais comparables
- Par guy sembic
- Le 26/05/2011
- Dans Pensée, réflexions, notes, tags
La perte d'une maman est autant pour un homme que pour une femme, et cela à n'importe quel âge de sa vie ; le plus fort "séisme affectif" qui soit...
Il n' y a d'équivalent à un tel séisme affectif, que la perte du père pour une femme, et que la perte du compagnon ou de la compagne de sa vie, homme ou femme, lorsque cet homme ou cette femme n'est jamais remplacé...
Il n'y a d'équivalent aussi, que la perte d'un fils ou d'une fille...
Mais ce sont là des équivalences qui n'en sont pas parcequ'elles ne sont jamais comparables et se révèlent dans toute leur singularité, dans toute leur intimité, dans toute la réalité d'un environnement relationnel particulier...
Et le pire je crois, c'est cette perte soudainement connue d'un être que l'on a toute sa vie attendu et ne s'est jamais manifesté, pour celui ou celle qui n'a jamais vu sa mère par exemple ; ou cette perte d'un être que l'on a méconnu de son vivant et dont l'esprit vient de nous être révélé par la découverte fortuite de ce que cet être fit sans jamais vraiment le montrer...
Oui, c'est bien cela : la perte de la mère et de la femme, pour un homme, les deux "grands séismes"... qui n'ont d'équivalent que la perte du père pour l'homme ou la femme, que la perte du compagnon ou de la compagne d'une vie, pour l'homme ou la femme... Et que la perte d'un fils ou d'une fille...
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L'Eurovision
- Par guy sembic
- Le 25/05/2011
- Dans Chroniques et Marmelades diverses
Ce n'est déjà plus l'un de ces faits "d'actualité brûlante...
Tous ces jeunes chanteurs de l'Eurovision, ont au moins le mérite de croire en leurs rêves et si leurs ambitions sont démesurées par rapport à leur talent réel, le Show Bizz mondialisé vient à peine commencer de broyer leur jeunesse...
Ils avaient tous, chacun d'entre eux, venus représenter sur la scène mondiale leur pays, un visage, une voix, et peut-être une candeur...
Mais le monde, mais l'actualité brûlante et violente, les faits de guerre, de politique et d'économie, et de finance, de modes et de produits marchands, les rejette très vite de l'autre côté du rideau, et c'est bien là, "l'ordinaire de la vaisselle du monde"...
Mais ce n'est point là ce qu'il y a de pire...
Et ce "pire" ce sont ces intellectuels friqués qui pondent des bouquins tordus où le commun des mortels ne comprend rien, et qu'on voit se pavaner comme des dindons dans les salons littéraires, les émissions politiques et les dîners mondains... Et qui vacancent dans des palaces au Maroc ou aux Seychelles, sont en permanence entourés de jolies femmes, et que l'on voit parfois dans des clubs échangistes ou des "soirées spéciales"...
Ces gens là, qui "font le monde" et l'actualité de la pensée et des idées, dont on voit les bouquins dans toutes les vitrines des librairies et maisons de la presse ; n'ont pas "un visage", mais "une apparence", et surtout, un gros derrière bien plantureux et une cervelle qui produit de la philosophie hiéroglyphique en se foutant des pauvres et se faisant applaudir par l'un ou l'autre, de cette "caste des un sur sept de cette planète, un peu moins pauvres que l'ensemble des autres humains"...
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Devant la mare un plateau de fromages
- Par guy sembic
- Le 24/05/2011
- Dans Chroniques et Marmelades diverses
Devant trois canes aux pattes bien sales, est posé au bord de la mare un plateau de fromages...
Les trois canes engluées dans la mare boueuse, ne peuvent parvenir au bord tant leurs pattes s'ébattent dans une vase noire et profonde...
Trois personnages qui piquent-niquent non pas au caviar mais aux oeufs de lump -noirs comme le caviar- s'entablassoyent autour du plateau de fromages : et l'on y voit Martine au brie, François au Hollande et Mélenchon au reblochon...
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Une culture mondialisée et lobbyisée
- Par guy sembic
- Le 24/05/2011
- Dans Chroniques et Marmelades diverses
... Outre la tauromachie au patrimoine culturel mondial, proposée par Frédéric Mitterrand, on étudie Marc Lévy en classe de première dans les lycées !
Et de jeunes universitaires en Deug et Licence, accros de jeux vidéos et de trhrillers américains à la con, lisent à la chaîne des Amélie Nothomb !
Pauvre France des shootés d'une culture bêta, accros d'une vision du monde à la DSK, de bagnoles high tech, de sports de compète, et d'assiettes carton salades composées sur les genoux sur le canap' devant Docteur House à la télé !
... Toute cette tartufferie, cette imbécilité culturelle commercialisée médiatisée lobbyisée, et qui fait du fric sur les rêves en barquettes sous vide ou en crevettes puant le sexe sale et la mayonnaise éventée de millions de gens à moitié shootés et au cerveau lessivé... ça me gonfle !
Amazon, Fnac, espaces culturels multimédia et autres, grands groupes à la botte des géants du livre et de la presse... Maintenant y 'a plus que ça !
Terroristes posant des bombes de pensée et d'écriture", les poètes des rues et des cités, les écrivains qui ne sont jamais publiés, les femmes rebelles et infidèles et belles comme des indiennes, les vieux qui veulent pas crever dans une fin de vie en médicaments pour dormir, les éclopés de la vie qu'on savate à chaque fois qu'il relèvent la tête... Se rejoignent peu à peu sur toutes les places possibles de l'espace public, et squattent en pirates les jardins de la Ville...
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Une "affaire Dreyfus" du pognon roi !
- Par guy sembic
- Le 23/05/2011
- Dans Anecdotes et divers
Les détectives privés qui vont enquêter en Guinée sur la vie et la famille de la jeune femme d'origine Peul, ne vont pas manquer d'interroger des gens d'une ou de plusieurs autres ethnies qui n'aiment pas les Peuls...
Ou même, moyennant finances car en Afrique lorsqu'on est pauvre, très pauvre, il sera possible de trouver des témoins auxquels on fera dire ce que l'on veut...
Nous sommes dans cette affaire en face d'une réalité brute et incontournable :
Un accusé, Dominique Strauss Kahn, qui nie avec la plus grande conviction et farouchement, les faits qui lui sont reprochés...
Et une victime, cette jeune femme d'origine Peul, qui déclare avec autant de conviction et de détermination, la véracité des faits tels qu'ils se sont produits selon elle...
Forcément, l'un des deux ment !
Et c'est donc cela, la réalité brute et incontournable !
Mais entre les deux parties, celle de la défense de Dominique Strauss Kahn, et celle de la défense de la jeune femme, il y a une disproportion flagrante et dirais-je, indécente, obscène et d'une injustice absolument révoltante, inacceptable... Une disproportion qui tient du fait des moyens financiers de l'un, tout à fait écrasants...
Ainsi les preuves les plus accablantes (je pense aux analyses scientifiques et aux témoignages se recoupant et se complétant et corroborant les dires de la victime) se trouveront l'une après l'autre démolies, infirmées ; et au final, risquent devant une cour de justice, de paraître tel un mur fissuré de toutes parts dont on doutera de la solidité...
Le grand scandale dans cette affaire, ce serait de voir la victime, accusée de mensonge, puis condamnée à une amende et même emprisonnée...
Ce sera, je le sens, cette histoire, "comme l'affaire Dreyfus"... Bonjour les pugilats, les discussions, entre les "pour" et les "contre" l'innoncence de Dominique Strauss Kahn ! ...
Mais, une "affaire Dreyfus du pognon – roi" dans laquelle le ou les perdants sont toujours les mêmes : comme disait Coluche "si t'es noir et pauvre t'as aucune chance" !
Et dire que toute la Gauche Française allait se rallier à un type "plein aux as, plantureux et libidineux à souhait" !
... Je vous demande pardon de dire ça "libidineux à souhait", moi qui me fout de la morale, de la bien pensance, des soit-disantes "vertus sacrées", et qui pense des femmes infidèles qu'elles sont belles comme des indiennes et aiment comme des enfants ; qui cacherait des "homos", des curés, des pirates, des "échangistes" et des "paumés" dans sa cave si je vivais dans un pays où tous ces gens que je viens de citer seraient poursuivis...
Mais "libidineux" et "plein aux as" et "achetant son aura, sa crédibilité et son charisme", tout cela en même temps... ça ne va plus, ça ne "passe pas" !