Le p'tit coin de Yugcib
Bienvenue dans mon petit coin : ici c'est l'entrée et vous accrochez vos manteaux, vos vestes, vos impers... Ensuite je vous convie à la découverte de ces billets qui viennent les uns à la suite des autres depuis mai 2009...
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Si tout le monde t'enterre...
- Par guy sembic
- Le 06/06/2011
- Dans Chroniques et Marmelades diverses
Lorsque tu dénonces la médiocrité culturelle et ses productions de masse, tu te heurtes à des gens qui te disent que tu es un intellectuel méprisant, hautain, suffisant et qui prétend tout savoir...
Mais tu te heurtes également à des intellectuels complaisants de l'ordre du monde, qui te disent que ces productions là, médiocres et de masse, sont à leur place dans le monde et ne peuvent être balayées d'un revers de main, ou d'un trait d'esprit...
Il en est de même d'ailleurs, à propos de tout ce que tu peux dénoncer, de tout ce que tu combats :
D'un côté les offusqués, qui réagissent et te font connaître leur façon de penser, et cherchent à "t'enterrer"...
Et d'un autre côté ceux qui "relativisent" et d'une autre manière que les offusqués, "t'enterrent" tout autant...
À exprimer ce que l'on pense, l'on ne sait plus "à quel saint se vouer" car rien ne va plus, et tu passes pour un hurluberlu... ou en définitive, un innocent prosateur ou discoureur insipide et incorrigible... Et "emmerdant" au possible.
Eh bien tout cela me pompe et m'inciterait presque à me taire, du moins en ces lieux où Grands Invités entourés de leur Cour, "refaiseurs de monde plus ou moins médiatisés" se pourfendent et se défendent entre eux ; ou encore en ces autres lieux fréquentés par des foules béates et dociles...
Il n'y a pour me sauver de cette sorte de "course en rond de la souris au fond du seau", que le surréalisme, le dérisoire et le pamphlétaire...
Le surréalisme, personne ou presque n'y comprend rien... Et ce que l'on ne comprend pas, on ne le combat pas, ou tout au moins lui concède-t-on quelque appartenance à une école, ou même encore, au nom de la liberté d'expression, une existence, une sorte de "reconnaissance dans l'indifférence"...
Le pamphlétaire, personne ne se sent personnellement visé car ce sont de toute évidence les "autres" qui sont visés...
Et le dérisoire, tout le monde est d'accord pour dire qu'on finit dans un trou et qu'on est "pas grand chose sur cette Terre", et cela ne gêne personne non plus, que tu remettes en cause par auto dérision, tes certitudes et ton système de pensée...
J'ai imaginé une forme d'expression qui serait une "décoction" de surréalisme, de pamphlétaire et de dérisoire...
Une volée de coups de pied dans une marmite rouillée dont l'anse ne bat plus le bord, un coup de crayon polisson qui déchire des visages aux couleurs féroces sur une toile de maître ou d'amateur, une colique carabinée et délibérément provoquée dans la culotte qui te ceint le popotin...
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La parole et l'écriture
- Par guy sembic
- Le 05/06/2011
- Dans Anecdotes et divers
"Un grand auteur est celui dont on entend et reconnaît la voix dès qu'on ouvre l'un de ses livres. Il a réussi à fondre la parole et l'écriture."
[ Michel Tournier ]
J'ai dit une fois, que l'écriture devrait se faire parole, et que la parole devrait se faire écriture...
Mais je précise aussi, que "l'écriture se faisant parole" ne devrait pas pour autant être une écriture comme si l'on parlait ; et que "la parole se faisant écriture" ne devrait pas pour autant être une parole comme si l'on écrivait...
Cette fusion entre la parole et l'écriture me fait penser à un torrent de montagne : une lecture du mouvement et de la transparence de l'eau, et une écoute du chant de cette eau... Mouvement et transparence, et chant... sont indissociables.
... J'ai pensé que certains signes de ponctuation, en particulier les points de suspension et les guillemets, et peut-être le tiret plus encore que la parenthèse, et bien sûr la virgule et le point virgule... pouvaient selon l'utilisation que l'on en fait, ou selon la manière dont on use de ces signes, donner en quelque sorte "de la voix"- ou de la tonalité- à la phrase... Et que les points de suspension par exemple, pouvaient introduire de l'inexprimé, ou du "non dit", ou encore un silence invitant à quelque réflexion...
Il y a aussi dans l'écriture tout comme dans la parole, le rythme de la phrase, des tonalités similaires qui reviennent, des mots en quelque sorte "musicaux"...
La plupart des écrits journalistiques – notamment en ce qui concerne les faits d'actualité- et la plupart de ces livres "d'auteurs à la mode" que l'on voit en piles de cinq ou de dix exemplaires sur les rayons des supermarchés... N'ont pas de rythme, pas de tonalité, pas de "musique"... Ce sont comme des cornets de glace, des crèmes de beauté, des produits de consommation aseptisés ou des médicaments de confort de parapharmacie...
L'écriture telle que l'on la subit sans jamais se rendre compte qu'on la subit et en croyant qu'il n'y a que cette écriture, l'écriture dont on use et que l'on consomme... Ne "s'habille" pas, elle se déboutonne, elle montre le bas de sa chemise sur ses fesses, elle se chausse de "Nike", elle porte des jeans délabrés exprès, elle met des bermudas à fleurs et des teachers imprimés de slogans, se coiffe de casquettes ou de bonnets posés de travers, se met des lunettes de soleil grosses comme des soucoupes volantes...
Et quand l'écriture "s'habille", elle fait comme ces jeunes femmes que l'on voit dans certains défilés de mode complètement déjantés où l'on assiste à une succession dandinante de fesses empanachées et de visages surmontés de coiffures en barbe à papa ou en ailerons de requin ou en aiguilles à tricoter...
... Mais non... Je "caricature"...
L'écriture parfois, "s'habille vraiment"... Comme ces jeunes (et moins jeunes) femmes que l'on voit dans les mariages devant la mairie ou l'église par un très beau samedi après midi d'été, en robes bien coupées et sans inutiles "falbalas"...
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L'écrit situé dans le temps
- Par guy sembic
- Le 04/06/2011
- Dans Pensée, réflexions, notes, tags
Un écrit situé dans le temps est un écrit dans le contexte d'un évènement ou d'une relation entre des personnes en un moment déterminé et en une situation particulière.
Il me paraît alors nécessaire de situer l'écrit dans le temps et de le faire apparaître sinon daté du moins dans la saison, ou dans l'année durant laquelle cet écrit a été produit.
En effet, un contexte relationnel particulier peut ne plus être le même quelques mois ou années plus tard ; ce qui modifie le regard porté par l'auteur lui-même et par la personne connue de l'auteur, qui découvre cet écrit jadis produit.
Ainsi se forge ou prend forme en quelque sorte, une "vérité historique" de la "Grande Histoire" comme de la "petite Histoire", que le regard affine.
Ainsi aussi, vient le pardon, ou la révélation, et se construit ou se délite l'avenir d'une relation.
Quand bien même serait-il comme "gravé dans la pierre", l'écrit n'est jamais figé en une empreinte dont le temps le marque...
Au contraire, le temps lui fait une empreinte différente ; polit ou érode la pierre dans laquelle il est gravé.
Et les écrits lorsqu'ils ne sont pas comme "gravés dans la pierre", sont comme des nuages poussés par le vent et se reformant autrement.
Quelle inaccessible vérité alors, y-a-t-il dans ces écrits ne pouvant être capturés que tels qu'ils nous apparaissent !
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La fourmilière sera de nouveau édifiée
- Par guy sembic
- Le 03/06/2011
- Dans Anecdotes et divers
"L'âme de certaines personnes m'empêchera toujours de croire en Dieu"
[ Léo Ferré ]
"Ce qu'il y a de plus noir dans une âme – et du noir il y en a toujours- c'est précisément ce qui me porterait à croire en Dieu... Car Dieu – s'il est- ou ce qui lui ressemble- n'a sûrement pas "fait dans la dentelle" dans le projet qu'il a conçu, du devenir de l'Homme...
Je vois ce qui me désespère ou tout simplement me peine, je vois ce qui me hérisse, me fustige ou me porte à fuir...
Je vois tout ce qui est – ou me semble- noir...
Tel le plus heureux – mais difficile- obstacle qu'il me soit proposé d'affronter...
Je pense à une fourmilière qu'un garçon cruel aurait incendiée et qui aurait été reconstruite tout près de la maison même du garçon cruel, sans doute tout simplement parce que dans la cave du garçon, il y a une réserve de sucre...
Le garçon cruel demeurera cruel...
Mais la fourmilière sera de nouveau édifiée... "
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Le concombre de la mort
- Par guy sembic
- Le 03/06/2011
- Dans Anecdotes et divers
Cette bactérie qui affecte le concombre et sans doute d'autres légumes et fruits, en un lieu ou en plusieurs lieux géographiques donnés... Ne serait-elle pas une bactérie qui, dans son évolution naturelle, deviendrait plus résistante et mieux adaptée afin de "percer des barrières ou des défenses" imposées par la biotechnologie humaine ?
Nos céréales ( le blé, le maïs, le soja ), des fruits et des légumes, sont "génétiquement modifiés", du moins pour une certaine quantité d'entre eux, lorsqu'ils sont produits pour une consommation de masse, et donc distribués par les grandes surfaces commerciales et dans tous les pays du monde.
Et les poulets, les animaux d'élevage et donc de boucherie, sont nourris de ce blé, de ce soja, de ce maïs...
Un blé, un soja ou un maïs, ou un fruit ou un légume "génétiquement modifié" acquiert des propriétés nouvelles et dans ses générations suivantes et à venir, transmet ces propriétés.
Il semble – et cela est même certain- que tous ces produits céréaliers, que tous ces fruits et ces légumes "génétiquement modifiés" acquièrent une résistance aux parasites et aux insectes nuisibles, et peuvent alors se développer, se multiplier en plus grand nombre...
Plus besoin de traitements chimiques, d'insecticides... Et une production plus abondante... C'est du "tout bénéfice" pour les marchands, pour les lobbyies, et pour les consommateurs...
La "faim dans le monde" en partie vaincue...
Mais les micro-organismes (parasites, champignons, bactéries)... et peut-être les virus et les microbes, quant à eux, n'ont pas une évolution générationnelle à la même échelle de temps que nous, les humains, ou les animaux ou les plantes.
Confrontée à une "barrière" imposée par la biotechnologie humaine, la bactérie qui elle, évolue naturellement et immuablement, va peu à peu développer son système de défense et produire des générations nouvelles mieux adaptées et donc plus virulentes...
Jusqu' alors, jusqu'à ce jour du "concombre de la mort", les bactéries sont partout mais la plupart du temps, elles sont sans effet ou neutralisées, puisque tout ce que nous consommons est conditionné, traité, aseptisé...
Et puis un beau jour, l'une ou l'autre de ces bactéries devient une bombe dans le concombre... Ou dans une tomate, une pomme, une orange, une céréale, une escalope, un verre de lait, une feuille de salade...
Le concombre tout comme la tomate, ou n'importe quel fruit ou légume, ou même un quelconque produit alimentaire, peut être l'un des vecteurs de transmission de cette bactérie ...
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A côté du grand Jaurès
- Par guy sembic
- Le 01/06/2011
- Dans Anecdotes et divers
… Je crois bien qu'après François Mitterrand en 1981, Nicolas Sarkozy sans doute vers le début de son mandat, à un certain moment s'est réclamé de Jaurès...
Si tous les socialistes et même des gens de Droite se réclament de Jaurès et si Jaurès est autant célébré dans des commémorations, s'il a sa statue sur les places publiques de quelques villes de France, ses rues, ses avenues, ses collèges et ses cités HLM ; et s'il est dans toutes les mémoires, dans les livres d'histoire... Et si “on le passe et repasse à toutes les sauces”...
Que cela finit par en devenir indécent, presque...
Ou du moins d'une déconcertante banalité voire de consensualité afin que le bon peuple de France soit conforté dans ses croyances en une humanité plus “juste”... tout en continuant de courber l'échine sous les assauts de la mondialisation économique et financière...
Alors je peux bien “poser” devant une statue du grand Jaurès !
Mais... loin s'en faut, je n'ai certes point le talent d'orateur de Jaurès !... Quoique j'eûsse bien aimé l'avoir, ce talent d'orateur! À dire vrai j'en ai même rêvé, m'imaginant parler comme je puis écrire, d'une très grande voix...
Sans doute pourrais-je le faire, mais alors il me faudrait beaucoup plus... que des petites pompes de potache dans le creux de ma main !
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Sur le plateau des mille étangs
- Par guy sembic
- Le 31/05/2011
- Dans Anecdotes et divers
… Aux confins de l'extrémité Nord de la Franche Comté et de l'extrémité méridionale de la Lorraine, il y avait là sur ce plateau des mille étangs, autrefois, un glacier...
Autrefois, c'est à dire il y a seulement vingt fois la distance de temps comprise entre ces deux évènements de l'Histoire :
Le jour où l'armée de Guillaume le Conquérant après avoir traversé la Manche a pris pied sur le rivage de l'Angleterre... ( en 1066)
Et le jour où la centrale nucléaire de Fukushima au Japon fut détruite par un tsunami et un tremblement de terre... (en 2011)
Ces deux évènements certes, sont de l'Histoire connue et étudiée dans les livres. Une Histoire qui se fonde sur des documents écrits et des traces encore bien marquées de la civilisation, de la technologie et des arts en tous genres... À peine un peu moins d'un millier d'années, en effet, entre ces deux évènements d'une Histoire que l'on peut considérer contemporaine...
Il y a de cela vingt fois à peu près cette distance de temps, l'Histoire déjà, était... Mais cette partie de l'Histoire n'est perceptible aux hommes d'aujourd'hui, que par la recherche et par la découverte de sites ou de lieux géographiques très anciens, où vécurent des humains, alors qu'il n'y avait pas d'écriture, et donc, pas de livres, pas de récits, et que les traces de la civilisation, de la technologie et des arts de l'époque sont en grande partie encore enfouis dans le sol, ou découverts mais souvent très altérés...
Que restera-t-il soit dit en passant, de nos autoroutes, de nos lignes de trains à grande vitesse, de nos pylônes et câbles électriques, de nos constructions de verre, de métal et de béton, de nos immenses hangars commerciaux... Dans seulement quelques siècles ?
Que restera-t-il de tout ce que nous exprimons et diffusons, de plus en plus par Internet et sur des supports technologiques de communication, et moins par les livres ou par l'écrit sur papier... D'ici quelques générations d'humains ?
Le verre se brisera en morceaux ou en éclats, le métal s'oxydera et deviendra poussière, le béton se fissurera et éclatera et tombera lui aussi en poussière, nos autoroutes seront effacées par la terre et par la végétation...
Nos ordinateurs, disques durs, clés USB et autres supports de documents de textes et d'images, ne résisteront pas à une évolution dégradée, imprévisible, aléatoire et précaire, de notre civilisation actuelle... Si la Terre “n'en pouvait plus des Humains et de leur activité”...
… Et pourtant...
Au temps des grands froids des hivers du continent Européen, au temps des glaciers des Vosges et de la Forêt Noire, il y a seulement vingt millénaires, vivaient des Humains dont on a retrouvé des traces... Des traces assez “lisibles” pour que nous ayons une idée de “comment ils vivaient” !
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Les deux petits hannetons
- Par guy sembic
- Le 31/05/2011
- Dans Anecdotes et divers
Ainsi se perpétue la vie... Sur la Terre, en particulier...
Mais ce n'est peut-être pas le seul et unique chemin qu'emprunte la vie pour se perpétuer... La preuve :
Il y a bien par exemple sur la Terre :
L'hermaphrodisme (un même individu peut produire des gamètes mâles et femelles)
La parthénogénèse ( reproduction asexuée où un seul gamète intervient)
La multiplication asexuée ( invertébrés primitifs par fragmentation ou bourgeonnement)
… Alors, ailleurs sur d'autres “Terres”, où se perpétue la vie, doivent exister des modes de reproduction peut-être similaires, mais plus certainement différents...
... Rien, vraiment rien, absolument et immensément rien de vivant, hors de la planète Terre ?
Hormis du tellurique et du minéral ou du gazeux ?
D'esprit scientifique, et de réflexion et d'intuition personnelle ; je ne puis me résoudre à formuler cette "hypothèse du rien de vivant en dehors de la Terre", en tant qu' "affirmation définitive et non contestable".
Cette hypothèse, cependant, je la retiens et même parviens à conçevoir sa possibilité... Mais alors, si "cela était"... Quelle absurdité !
... absurdité d'autant plus absurde, que pour un croyant en Dieu, un croyant en un "Dieu créateur" dont le projet est de réaliser l'immortalité de l'Homme et faire devenir l'Homme un Dieu, un Dieu lui aussi créateur de mondes et d'Hommes...
S'avère-t-il concevable un tel projet alors, et qu'il ne puisse pas exister d'autres Terres, d'autres êtres vivants, d'autres créatures... créés par d'innombrables Dieux autrefois tous hommes ?
Donc pour moi :
-Etre d'esprit scientifique et non croyant implique une croyance en d'autres formes de vie ailleurs...
-Etre croyant, aussi, implique une croyance en d'autres formes de vie...


