Le p'tit coin de Yugcib
Bienvenue dans mon petit coin : ici c'est l'entrée et vous accrochez vos manteaux, vos vestes, vos impers... Ensuite je vous convie à la découverte de ces billets qui viennent les uns à la suite des autres depuis mai 2009...
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Louis Ferdinand Céline
- Par guy sembic
- Le 10/06/2011
- Dans Chroniques et Marmelades diverses
Je cherchai dans une librairie de Saint Dié des Vosges, un ouvrage de Jorge Semprùn (et n'en trouvai point)... Alors je me suis "rabattu" sur un ouvrage (en édition de poche) de Louis Ferdinand Céline (de son vrai nom Destouches)...
"Lettres à la NRF, choix 1931-1961", préfacé par Philippe Sollers.
De Céline j'ai lu déjà : "Voyage au bout de la nuit" (que de nos jours on trouve "bien" - mais je le subodore :"parce que ça fait branché"- et que au moment de sa parution l'on jugeait exécrable -mais qui néanmoins fit le succès de Louis Ferdinand Destouches alias Céline- )
Et "Mort à crédit" puis "Guignol's Band"...
Et un jour j'ai eu sous les yeux un livre écrit, je crois, par Bernard Pivot, qui évoquait un entretien "assez virulent" entre Céline et deux ou trois autres écrivains... L'entretien devait dater de la fin des années 50 voire de 1960 juste un an avant la mort de Céline (le 1er juillet 1961)...
J'aime bien Louis Ferdinand Céline... Au moins, ce type, "il a pas fait dans la dentelle" (malgré tout ce qu'on peut lui reprocher - en en rajoutant d'ailleurs-)!
Frédéric Mitterrand est un "sombre et incompétent personnage" de l'avoir fait "rayer de la carte" ! Et -soit dit en passant- ceux et celles que Louis Ferdinand Céline choque par son style, ses formules langagières, son réalisme noir et ses emportements... Eh bien "ils ne savent pas ce qu'ils perdent" à noircir, fustiger, et jeter aux oubliettes cet auteur !
... Je viens de lire la préface de Philippe Sollers dans "lettres à la NRF"...
Voilà un auteur, ce Louis Ferdinand Céline de son vrai nom Destouches... auteur "atypique", qui devrait impérativement être inclus dans les programmes de Première L des lycées, et étudié - si possible pas en fin de 3ème trimestre ou à la veille d'un congé scolaire! - ...
Par contre, Lévy et Musso quant à eux, devraient être bannis ! (quelle honte que ces deux "pilers" des Maisons de la Presse soient étudiés par des jeunes de 16/17 ans, et que des "profs" mettent à "l'ordre du jour" des passages ou des chapitres de leurs livres !
Je ne dis pas cependant qu'il faut "hurler" avec les intellectuels fiers et imbus de leur personne qui partent en croisade pour sauver le monde de la médiocrité culturelle, car nul ne peut ignorer la réalité de ce que ressentent les gens lorsqu'ils aiment un livre ou un auteur...
Que Musso et Lévy, soit, aient encore de beaux jours devant eux, mais que l'on arrête de les exhiber en piles bien en évidence auprès des caisses enregistreuses !
La langue et l'écriture, surtout l'écriture d'un Céline est "musicale"! (c'est le moins qu'on puisse dire!)... Musicale avec des percussions qui "percutent", musicale comme du Hard Rock de "décoiffante structure"... Rien à voir avec la guimauve d'un Musso ou d'un Lévy, ou encore même, le miel certes "fort en essences de fleurs" (et d'une certaine consistance) d'un Christian Signol !
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It's a free world
- Par guy sembic
- Le 10/06/2011
- Dans Chroniques et Marmelades diverses
Hier soir sur Arte jeudi 9 juin 20h 40, j'ai vu "It's a free world", de Ken Loach...
Une plongée dans l'horreur du travail clandestin et des pratiques mafieuses dans un univers impitoyable, l'univers du travail sous payé, sans règles, sans aucune hygiène, aucune sécurité, et parfois forcé...
Comment ça marche ?
Un site Internet de recrutement, un réseau d'entreprises peu scrupuleuses et en difficulté financière, ayant besoin pour un temps, à l'heure ou la journée, de main d'oeuvre bon marché...
Il suffit pour cela de disposer d'un local de fortune, d'un ordinateur, d'une connexion internet, de créer un site de recrutement, de contacter un certain nombre de ces entreprises "en équilibre précaire", et ensuite de trouver un endroit adéquat (un vieux hangar dans une zone louche, une arrière cour d'immeuble de cité, ou même dans une rue)... afin de réunir en ce lieu tous les matins de bonne heure, des gens (des sans papiers, des clandestins rencontrés et démarchés dans des squatts et des bidonvilles ou des campements) et de faire monter tous ces gens dans des camionnettes direction les chantiers ou les ateliers...
La plupart du temps, les gens bossent quinze heures par jour, sont payés en espèces directement par le "recruteur" ( lequel "recruteur" reçoit - ou ne reçoit pas- une avance d'argent de la part du type qui gère l'entreprise)...
Pour loger ces gens, on a recours à des procédés diaboliques, en particulier en faisant vider un squatt ou un campement par les flics (le plus légalement du monde) et ensuite on fait occuper les caravanes et les habitations de fortune par des gens censés être des travailleurs régularisés (avec de faux passeports ou faux titres de séjour)...
Papiers et passeports bidon sont payés au prix fort par les clandestins, qui pour être logés dans des conditions exécrables, payent en outre un loyer en espèces (en fait c'est retenu sur leur salaire journalier)...
Et comme très souvent les entreprises en difficulté plient bagage après une opération rentable, les gens ont bossé pour rien!
...ça, n'en déplaise aux âmes sensibles et incrédules du fait, ce n' est pas de la fiction ! C'est de la réalité pure et dure, tragique et généralisée partout dans le monde "développé ou non", une réalité couverte à demi mot par de pieux mensonges bien maquillés de droits de l'Homme et de semblants de légalité humaniste...
"ça"... n'existe pas, officiellement ! Ou alors quand on ne peut plus taire que ça existe, les trompettes des médias musiquent les bons citoyens et tout le monde crie au scandale !
... On fait le ménage, autrement dit... et "ça" recommence de plus belle et en plus vicieux, en mieux organisé, avec des vitrines plus sophistiquées ! Et c'est comme ça que des salauds se font plein de fric, se goinfrent de dividendes boursiers astronomiques pour certains d'entre eux, ont des avoirs et des comptes dans des paradis fiscaux, et vivent en palaces, en jet privé, en partouzes et en baise de gosses !
It's e free world ! ... It's very, very fine, the iron world !
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Le sens des mots
- Par guy sembic
- Le 10/06/2011
- Dans Pensée, réflexions, notes, tags
Les mots ont bien le sens que leur donne les dictionnaires, mais ils ont aussi du sens dans le vécu...
Un sens à dire vrai, qui serait plutôt une portée...
Une portée qui détermine une action ou un comportement, ou encore, un "état d'esprit"...
En somme les mots peuvent être des moteurs de manière de vivre et de communiquer, des moteurs de relation...
Le "vrai" sens des mots est donc peut-être là, dans le vécu et dans le ressenti, bien plus que dans le sens que donne un dictionnaire.
Simplement, tout simplement, et parfois pour épater ou étonner seulement... les mots sont comme une coquille vide...
Une coquille que la vie, telle une bête ou un humain sautant, marchant ou courant, écrase de son pas...
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Ah ce bouc! Ah cette boucque!
- Par guy sembic
- Le 10/06/2011
- Dans Chroniques et Marmelades diverses
Ah ce bouc !
Ah cette boucque !
... Il broute il broute le bouc
... Elle broute elle broute la boucque
Dans l'immense pré aux bouc-zé-boucques !
Il elle a le neunoeil qui lumine le bouc la boucque
Qui lumine de toute la couleur de son foie...
Et que de drôles de petits dadas
Qui caracolent dans le pré des boucs des boucques et des biques!
Car il y a les biques aussi
Les biques qui piquent du bec
Lorgnant d'un oeil salace
Les Porc-épics gris bleu et les hérissons blondinets
Ah ce bouc !
Ah cette boucque !
Qui ne broutent plus dans le pré des dadas de trait ou de course
Venus luminer dans le plus grand pré du pays
Là où volettent oiseaux oiselles et papillons
Se posant autant partout que nulle part...
Ces boucs et boucques
Venus dans le plus grand pré du pays
Là où se faufilent et se tortillonnent
Lézards gris ou verts entre les mottes de terre et les herbes drues...
Mais il y aussi dans l'immense pré
Des anges qui n'ont pas d'ailes et ne sont pas du ciel
Des anges qui ne sont pas à la solde de Dieu le Père ni de Lucifer
Des anges que les gros marchands de soupe populaire et les grands capitaines
N'ont pas exterminés...
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Rumeurs, bruits et couleurs sur la plage
- Par guy sembic
- Le 09/06/2011
- Dans Chroniques et Marmelades diverses
Proéminence des sexes sous les slips de bain
Polissonneries de gamins bruyants et heureux
Parasols qui champignonnent
Seaux de plage renversés
Pelles et râteaux entremêlés et serviettes ensablées
Châteaux de sable bombardés de coquillages
Gros et petits chiens attachés au pied des parasols
Ou caracolant auprès de leurs maîtres
Filles aux visages cuivrés
Ventres débordants et soleil généreux
Fraîcheur de l'air et roulement des vagues
Effondrements blancs
Voix et visages...
... Mais bouteilles à la mer dans la tête
Trouveras-tu ou ne trouveras-tu pas ?
Le sable avant l'océan est déjà un océan
Et par delà l'océan c'est l'Amérique
Et par delà tout le sable de la plage immense
Par delà toute l'incandescence blanche de l'horizon
Loin devant et loin derrière ces sexes proéminents sous les slips
Loin devant et loin derrière ces silhouettes de filles au visage cuivré
Par delà toutes ces traces de vacances
Que les saisons à venir effacent
Ce sont tous ces visages pour la plupart inconnus
Et une seule fois aperçus
Dont la trace ne s'efface jamais
Une trace toujours singulière et sublime
Rêvée à vie comme un effleurement de lèvres sur une cicatrice
Ce sont tous ces visages oui
Qui me font une Amérique de lumière
Dans mon ciel
Ce ciel qui un jour s'éteindra
Mais se souviendra sans moi
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La beauté d'un livre
- Par guy sembic
- Le 08/06/2011
- Dans Pensée, réflexions, notes, tags
"On peut juger de la beauté d'un livre, à la vigueur des coups de poing qu'il vous a donnés et à la longueur de temps qu'on met ensuite à en revenir"
[ Gustave Flaubert ]
Je rapproche ce propos de Gustave Flaubert, de celui de Frantz Kafka qui écrivait le 27 janvier 1904 à Oskar Pollak :
"Un livre doit être la hache qui fend la mer gelée en nous".
... Il semble aujourd'hui assez courant - et sans doute plus "confortable"- de laisser de côté ces livres qui donnent des coups de poing ou fendent ce qu'il y a de gelé en nous... Si toutefois il nous arrive d'en feuilleter l'un ou l'autre d'entre eux, de tels livres, rangé par exemple dans un carton, lors d'un vide grenier...
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L'incontournable réalité du ressenti
- Par guy sembic
- Le 08/06/2011
- Dans Chroniques et Marmelades diverses
Ce qui est ressenti par l'Autre ( un inconnu, l'une ou l'autre des personnes ou interlocuteurs avec lequel nous sommes en relation ) ... À propos d'un livre ou d'un film, d'un évènement ou d'un fait d'actualité, d'une musique, d'un paysage, d'un visage, d'une situation drôle ou dramatique ou singulière... Est dirais-je "d'une réalité incontournable"... D'une réalité qui ne peut être éludée d'un haussement d'épaule ou d'un silence effaceur, ni être balayée par un propos péremptoire, tranchant en un sens ou un autre, ou un jugement partisan même le plus pertinent et argumenté et justifié qui soit...
En face de ce qui est ressenti par l'Autre, nous sommes confrontés devant une réalité que l'on ne peut que reconnaître, même si cette réalité nous est irrecevable voire abjecte dans certains cas...
Ne pas reconnaître c'est nier ce qui est vu et perçu : l'on ne peut nier le ciel, l'ombre, la lumière, le soleil, la terre...
Ce qui est ressenti peut cependant être communiqué, décrit, exposé ; que ce soit sur la place publique ou en privé. Et ainsi se trouver confronté à un autre ressenti lui aussi exprimé... Alors apparaissent les similitudes ou les différences...
Les similitudes se rapprochent mais ne se relient pas forcément. Les différences opposent mais l'explication les éclaire.
... Je dois dire que dans certains univers de communication et d'échanges sur le Net (des forums par exemple)... Les discussions autour, par exemple, d'un livre, d'un film ou d'un auteur, "ne sont pas de tout repos", en particulier lorsque les principaux interlocuteurs qui réagissent sont d'une "certaine pointure intellectuelle et de connaissances tous domaines"... et si de surcroît ils sont "profs" (ou l'ont été) ! Ou des critiques littéraires ou des personnes de formation universitaire...
Aussi s'avère-t-il assez prudent en de tels univers de communication, de ne pas trop manifester un engouement ou une préférence nettement marquée et en même temps empreinte d'une émotion manifeste... Auquel cas l'on a vite fait d'infirmer ou de relativiser ton propos, de te prouver par A plus B que "tu te goures un tantinet", et qu'il serait préférable sinon jugé plus pertinent de s'orienter vers d'autres auteurs, d'autres livres ou tel ou tel film...
Mais je ne dis pas cependant que louer ou conseiller un livre ou un film dans un message sur un forum n'a pas sa pertinence, son utilité... Je dis seulement qu'à mon sens, il me paraît préférable de le faire plutôt dans un message d'information, que de le faire en réponse à ce qu'exprime quelqu'un dans le forum au sujet d'un livre qu'il a lu ou d'un film qu'il a vu... Comme si ce livre lu ou ce film vu et donc ce qui en a été ressenti, était supposé par le commentateur d'une moindre pertinence, d'une moindre portée voire peu crédible et dont le ressenti exprimé paraîtrait démesuré, l'émotion surfaite... Et que par contre, tel autre livre gagnerait à être lu, tel autre film gagnerait à être vu...
Cet "esprit là", cette manière de procéder, qui devient assez systématique et en définitive se révèle plus ou moins inconfortable voire parfois blessante pour l'auteur du message... Me fatigue, pour ne pas dire me désespère et me porte à fuir... Ou tout au moins à "étudier" d'un regard qui se cherche et vacille entre plancher et plafond, une manière de pénétrer à l'intérieur de tel ou tel "salon de communication s'autoprétendant éclectique"... Dans lequel sont assis comme sur des fauteuils rouges de "complément d'enquête" (ou comme sur le plateau d'Arlette Chabot )... un "grand Invité", deux ou trois personnages certes sympathiques mais "qui relativisent" presque systématiquement (et qui d'ailleurs "se fritent" parfois avec le "Grand Invité"), et une autre personne invitée ou s'étant invitée, aux sublimes tableaux de mots, n'appréciant guère les oiseux et n'ayant pas "en odeur de sainteté" les "pirates de l'écriture" ou les les émotifs penseurs...
Voilà... Tel est mon propos, ici et "à cru et à coeur" et avec oui, "quelques fioritures" de ma part ... au sujet de ces univers de communication de type "Grande galerie des glaces à Versailles" !
Ces gens là, ces "parfaits" voire ces "pharisiens" de la littérature et du cinéma et de la scène, ont occulté une incontournable et intemporelle réalité : la réalité du ressenti et de l'émotion, et de la portée en l'être, de ce ressenti et de cette émotion durant peut-être sa vie entière...
Pour conclure je dirais qu'une certaine forme d'arrogance, de croyance quasi intégriste en quelques certitudes culturelles, et une propension manifeste à étaler ses connaissances à tout propos alors qu'il n'y a pas lieu en l'occurence de les montrer... Cela fait autant de mal dans le monde, que la médiocrité culturelle de masse et consommo-jetable sciemment orchestrée et instinctivement applaudie et bissée...
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L'insoutenable légèreté de l'être...
- Par guy sembic
- Le 07/06/2011
- Dans Chroniques et Marmelades diverses
... Hier soir lundi 6 juin 2011 sur Arte à 20 h 40...
J'avais déjà vu ce film deux fois en salle, une première fois le jeudi 17 mars 1988 à Nancy. Ce jour là je pris le train à Saint Dié pour Paris via Nancy avec une pause de 4 heures à Nancy avant de prendre un train de nuit Nancy Paris. Car le lendemain 18 mars je devais assister à Paris à une assemblée générale de la Société Littéraire de la Poste, en tant que délégué départemental des Vosges... Je vis un cinéma non loin de la gare de Nancy, où il y avait ce film.
J'en suis ressorti au bout de 2h 45, "complètement tourneboulé" et je dois dire que ce film fit sur moi une telle impression, qu'à partir de ce jour, s'ouvrit en moi une dimension de pensée (autant sur les sujets graves que sur les choses les plus anodines ou banales en apparence) qui ne devait que s'accroitre au fil des années suivantes.
Je revis ce film en salle à Gérardmer, environ deux mois plus tard, et j'étais ressorti encore plus "tourneboulé"...
Et par la suite j'ai lu le livre de Milan Kundera "L'insoutenable légèreté de l'être"...
J'ai encore revu ce film hier soir sur Arte...
... C'est au prix des choses vécues, que je pense... Entre autres sujets graves, ou anodins mais néanmoins révélateurs... Et qui portent pour la plupart de ces sujets graves ou anodins en apparence, sur le sens même de la relation humaine, de la relation entre deux êtres ; et aussi sur le sens (réel, supposé, rêvé, espéré) des choix que nous faisons en telle ou telle situation heureuse, ou malheureuse, ou imprévue, ou singulière...
Et sans doute plus encore aujourd'hui après toutes ces années depuis le jour où je vis une première fois "L'insoutenable légèreté de l'être"...
Ces "choses vécues" nous faisant accepter le prix à payer à les vivre (pour autant que l'on ait une idée de ce prix)...
Ces "choses vécues" aussi (et le plus souvent) que l'on n'a pas choisi de vivre -du moins pas ainsi- dont on subit le prix (presque toujours très élevé) dès même la lecture de la facture...
Et ce n'est jamais là, jamais... Une question de chiffres, de somme, de grandeur, de mesure, de longueur, de poids... dans ce "prix à payer" ! Ce serait plutôt une question de ce que j'appelle "un segment d'existence", sinon l'existence tout entière...
Il y a aussi, entre autres sujets "graves", la fidélité (ou la non fidélité) dans la relation intime et profonde entre deux êtres (en général une femme et un homme)... Et là, ce n'est pas à mon sens, une question de morale, de religion, d'idéologie, de préférence ou de sentiment personnel... puisque morale, religion, sentiment personnel, tout cela "vole en éclats à la moindre luminance un peu trop proche de la transe qui nous anime en secret"...
J'avais dit une fois que la fidélité était davantage un choix qu'une vertu... Je demeure aujourd'hui convaincu que ce n'est pas une vertu, et quant au choix, je n'en suis plus si sûr... Ce serait plutôt une singularité... Et il y a dans cette singularité, quelque chose de sublime, d'émouvant au delà du possible... ou d'absurde...