Le p'tit coin de Yugcib

P1000015 1Bienvenue dans mon petit coin : ici c'est l'entrée et vous accrochez vos manteaux, vos vestes, vos impers... Ensuite je vous convie à la découverte de ces billets qui viennent les uns à la suite des autres depuis mai 2009... 

NOTE : les billets sont classés par catégories qui figurent dans le menu à gauche : faire défiler jusqu'à BLOG où apparaissent les noms des catégories du blog, puis la liste des derniers billets publiés. 

  • Mon dernier livre paru

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    C'est le dernier livre que je viens de publier sur Alexandrie Editions : DES LAPINS SUR LA TOILE, recueil de nouvelles.

  • Errances littératoques, 5

    Béatement heureux dans le sens d'un bien être purement animal, tel par exemple un bovin ruminant aux gros yeux globuleux et inexpressifs, regardant passer des trains, indifférent aux averses qui se préparent et aux changements du ciel...

    Béatement heureux dans le sens du bien être tout aussi purement animal, d'un humain le dimanche après midi vautré sur son canapé et regardant une série télévisée de TF1...

    Et toutes ces forces vives comprimées, ou éclatées ou pulvérisées ou broyées à l'intérieur d'un container soudainement rétréci et devenu un dé à coudre...

    Un long dimanche d'hiver en rupture de contrat d'épousailles forcées, épousailles commençant toujours le lundi matin à l'heure de la réunion dans le bureau du manager...

     

    Comme sur des îles très petites les gens sont des arbustes en buissons et allongent leurs branches ou leurs ramures qu'ils entremêlent...

    Et entre les îles si proches les unes des autres, sont des passes de profondeur immense jamais traversées...

     

    La porte est seulement entrebaillée : tu restes sur le paillasson... Et le chien aboie...

     

  • Est-ce par hasard ? ...

    Le hasard est un "drôle de Zorro"...

    Zorro, c'est ce justicier légendaire redresseur de torts et qui finit par faire triompher la "juste et noble cause"... Et donc, faire "mordre la poussière aux méchants"... Ce qui sied en général à nos pensées devenues à dire vrai, sentiment et émotion plutôt que réflexion...

    Le hasard se moque de la "juste et noble cause", ne redresse parfois des torts, n'ouvre des brèches dans le mur de l'indifférence, que parce qu'il surgit tel un voleur dans la nuit ou tel un visage qui jusqu'alors passait sans voir et tout à coup sourit...

    "Tout ce qui a été perdu sera un jour retrouvé"... Telle peut-être là, sans doute, la réflexion d'un être de pensée, de poésie, de culture, de philosophie, croyant en Dieu ou en "quelquechose qui ressemble à Dieu" ou en une "vérité"...

    Mais en vérité ou plutôt en réalité, ce qui n'a pas été fait dans un temps imparti et forcément limité ne se fera pas, ni "après" ni jamais... Ce qui ne s'est pas accompli parce que le moteur n'a pas été mis en marche, ne sera jamais accompli ; le regard qui ne s'est pas levé lorsqu'il l'aurait pu et qu'il passait tout proche, ne se lèvera pas davantage...

    Zorro ne sera jamais qu'une légende et le hasard sera toujours le seul "Dieu" bien réel... Tout ce qui, de toi, a été entrevu ou même connu mais "inexisté" par des personnes proches ou éloignées, sera autant "inexisté" par ces mêmes personnes, lorsque tu seras mort...

    Il importe cependant que le moteur soit mis en marche par le mécanicien lui-même qui l'a conçu et fabriqué... Car ce "drôle de Zorro" qu'est le hasard (et cela n'est jamais un hasard) n'intervient pas pour que soit accompli ce qui doit l'être, si le moteur n'a pas été mis en marche...

     

     

  • Géographie actuelle de nos villes et de nos campagnes

         Lorsque je regarde le soleil se lever, derrière le lotissement en face de chez moi (lotissement indiqué par un grand panneau situé devant ma maison, et qui est encore "vierge" de nouvelles constructions en grande partie)... Je me dis que tous ces gens là, qui habitent les quelques maisons neuves, ou qui bientôt habiteront ici... Seront vraisemblablement pour moi des inconnus. Et... avec un certain effroi, ou avec une sorte de "désenchantement" je réalise que la perspective de voir ces nouvelles maisons construites et habitées, me fait "insensiblement chaud ou froid"...

    Les lotissements actuels, qui "prolifèrent" dans les zones rurales urbanisées, et même autour de petites bourgades généralement situées à environ 30 km d'une ville, n'ont plus du tout la même géographie (géographie d'environnement et géographie sociale) que celle d'il y a une trentaine ou quarantaine d'années...

    Les villes d'ailleurs, ainsi même que les villages et les campagnes aujourd'hui, n'ont plus cette "géographie" des liens sociaux, familiaux, générationnels et relationnels, qui jadis et même il y a peu de temps encore, prévalaient... A dire vrai, il n'y a plus de géographie du tout, sinon des rues circulaires ou se coupant à angle droit, bordées de lampadaires, d'abris de bus, avec de part et d'autre, ces maisons construites "à la va-vite" se ressemblant toutes et entourées de carrés de gazon ou d'herbe rase avec dans un coin la niche du toutou ou le cabanon de Bricomarché, et une clôture tout autour... Et "qui habite là? On n'en sait strictement rien, rien de rien... Monsieur, madame, mademoiselle et monsieur, monsieur et monsieur, madame et madame, madame monsieur et monsieur... allez donc vous y retrouver là dedans !

    Il n'y a plus de géographie du tout... Sinon une géographie par le téléphone mobile, la photographie ou la séquence vidéo numérisée, Internet Facebook et Twitter, les séries de télévision, le ramassage scolaire en bus, les toutous qui montent la garde, le distributeur de catalogues et dépliants de pubs de Grande Surface en tournée, et les bourrelets en travers de la route tous les dix mètres, pour obliger les automobilistes à ralentir...

    Devenir vieux (ou vieille) dans une telle "géographie", ça fait peur... Etre jeune et se sentir à l'étroit dans une telle "géographie", ça donne idée et envie de faire de l'Histoire dans une "géographie de carton pâte, de tôles, de contre plaqué , de panneaux préfabriqués, de structures composites, de maisons formatées et de bureaux et hangars et parkings"...

     

  • Les restaurants du coeur

         Samedi dernier à Carrefour Market à Tartas, je me suis demandé si, en choisissant d'acheter des produits alimentaires pour la collecte des restaurants du coeur, je ne devais peut-être pas aussi, penser à acheter des petites bouteilles de gaz butane (du genre de celles que l'on achète pour le camping)... En effet, quand on pense à ces gens complètement démunis dont on a coupé chez eux le gaz et l'électricité, et peut-être encore l'eau... On se demande comment ils vont faire pour chauffer l'intérieur d'une boîte de conserve, ou cuire des pâtes dans de l'eau... Que faire de tous ces produits si l'on ne peut ni cuire ni chauffer, parce que le gaz est coupé, qu'il n'y a plus d'électricité ?

    Et ce que je dis là concerne des gens qui ont encore un toit... qui dorment au moins dans une pièce ou un tout petit logement, même sans chauffage, sans gaz, sans électricité... Et que dire alors, de tous ces gens à la rue, qui eux, ne peuvent pas installer sur un bord de trottoir, un petit gaz ou réchaud à pétrole, et qui ont à côté d'eux, un caddie contenant leurs effets de tous les jours, à peine une couverture et deux ou trois cartons? Pour ceux là, c'est pas une "épicerie gratuite" qu'il leur faudrait, mais de vrais repas préparés et chauds servis dans un récipient et avec la possibilité de s'asseoir sur un banc devant une table de planches et de tréteaux, et à l'abri sous une grande tente ou un chapiteau...

    860 000 personnes en France, tous âges et générations confondus, pour les restaurants du coeur! Il n'y en a jamais autant eu, et en l'espace d'un an, des dizaines de milliers en plus !

    ... Et les "bouses", oui ces "putains de bouses" qui continuent à faire du yoyo, 5% de hausse un jour, autant de chute un autre jour, ces milliards qui valsent, se volatilisent ou se téléportent à la vitesse de la lumière, ces agences de notation qui ont remplacé les seigneurs d'autrefois, ces fortunes de plus en plus colossales et d'une insolence révoltante d'un si petit nombre d'humains devenus plus puissants que Dieu... Et dire qu'il y a des gens, des centaines de millions de gens sur Terre pour la plupart répartis dans les pays "développés"... qui ne font que "déplorer, ou qui parfois "gueulent un peu" mais qui au bout du compte "trouvent normal -et fatal- cet état des choses" !

    Merde! Téterre, elle va en crever de tout ça !

     

  • Pot de chambre sur une armoire

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    Bousculer l'ordre établi en soi, est encore plus difficile que de bousculer l'ordre établi autour de soi : c'est pourquoi il n'y aura jamais de véritable révolution.

     

    En général - pour ne pas dire quasiment sans exception- bousculer l'ordre établi en soi lorsque cela se pratique, est une supercherie... Mais l'on ne voit pas que c'est une supercherie...

     

    En politique, en société, en économie, en relationisme, en sensibilité, en "regard sur les gens et sur le monde", en "vision du monde", en engagement ou désengagement... Autant de fois que l'on va faire sauter et se retourner la crêpe... Il y a toujours quelque part, une chiotte dont la chasse ne fonctionne plus, un oeuf éclaté qui ressemble à un soleil ou à la naissance d'une étoile, un étrange petit toutou à barbiche qui pisse en l'air en faisant croire que c'est sa queue qu'il lève... Et un pot de chambre sur une armoire qui donne envie au visiteur de déféquer toute sa vie mais ne trône au dessus de l'armoire que pour péter au regard du visiteur son ventre rebondi et décoré...

     

  • Un arbre, un champignon

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    Voilà un arbre qui a des tripes ! (photo prise à Bayonne, du côté des fortifications)...

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    ... Et là, c'est un champignon qui semble "se prendre la tête" (celui là dans mon jardin en face de ma maison)...

  • La dette, les dettes... des gens, des pays...

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    Quand j'étais petit et que je commençais - déjà- à réfléchir... à tout ce que je voyais, entendais... (disons dès l'âge de 5 ou 6 ans)... La première fois que j'ai entendu ce mot : "la dette", puis "s'endetter"... Il m'est immédiatement venu à l'esprit l'image d'une personne ouvrant la bouche en grand et montrant ses dents... gâtées...

    Et je me suis dit : "si cette personne a des dettes, c'est comme si elle a des dents gâtées... et en comparaison, une personne qui n'a pas de dettes, c'est comme si ses dents sont belles et blanches"...

    Je voyais donc "dette" comme j'aurais vu une bouche grande ouverte avec des dents gâtées...

    Depuis, cette image m'est restée, et à chaque fois que j'entends parler de dette, je vois cette bouche grande ouverte à moitié édentée et avec de gros chicots très noirs qui sentent mauvais...

    Et que dire, alors, de ce que les politiques et les économistes appellent "la dette souveraine" ?

    ... Un grand four ouvert avec une dent en or ! ( en faux or, soit dit en passant )...