Le p'tit coin de Yugcib

P1000015 1Bienvenue dans mon petit coin : ici c'est l'entrée et vous accrochez vos manteaux, vos vestes, vos impers... Ensuite je vous convie à la découverte de ces billets qui viennent les uns à la suite des autres depuis mai 2009... 

NOTE : les billets sont classés par catégories qui figurent dans le menu à gauche : faire défiler jusqu'à BLOG où apparaissent les noms des catégories du blog, puis la liste des derniers billets publiés. 

  • Les temps ont bien changé !

          Durant la campagne électorale qui précéda la venue du Front Populaire en 1936, l'on chantait "Le temps des cerises", de Jean Baptiste Clément, chansonnier et révolutionnaire, qui avait écrit le texte de cette chanson en 1866...

    Et durant la campagne électorale pour l'élection du président de la République en 2012 en France, l'on chante : "Halal, halal, halal..." que l'on pourrait entonner sur l'air de "Padam Padam" d'Edith Piaf...

     

    "Halal, halal, halal..." sur l'air de "Padam padam..." !

     

    Paroliers, à vos plumes !

     

    ... Décidément, "les temps ont bien changé" ! Mais dans un sens qui nous dépasse...

    Tout au long du Grand Canal ont sauté les écluses, et les courants se passent les uns sur les autres...

     

  • Ciel et brouillard

          En un pays où brille le soleil dans un ciel sans nuages chaque jour de l'année autant dire indéfiniment ; le bleu du ciel et l'éclat du soleil dans la journée, et les étoiles la nuit, sont tellement visibles qu'ils en deviennent invisibles...

    C'est un brouillard épais semblant parfois s'éterniser après avoir peu à peu ou subitement surgi, de jour comme de nuit, qui rend le ciel, le soleil et les étoiles visibles...

     

  • Les évènements, moteurs des évolutions

         Ce sont les évènements, tels qu'ils surviennent et avec tout ce qu'ils impliquent ou changent dans la vie des gens en chaque pays, en chaque région du monde... Qui font le présent et le futur du monde...

    La crise économique et sociale, mondiale, que nous traversons actuellement, et qui est grave et profonde, va forcément produire d'elle même, tout comme un phénomène météorologique, des évènements particuliers et de toutes sortes... Evènements que nous pouvons prévoir certes, mais dont personne ne sait comment ils évolueront dans leurs mouvements, ni même qui seront réellement les acteurs de ces évènements...

    Il n'y a aucune réponse à la question de savoir comment les gens réagiront, pris dans ces évènements ou les subissant, ou en étant les acteurs... Ni à la manière dont les gens vont s'organiser individuellement et collectivement là où ils vivent...

    Dans la tourmente et dans la violence des évènements vont apparaître un peu partout dans le monde des formes diverses et sans doute reliées entre elles, de vie sociale, économique et culturelle s'apparentant à des marchés et à des échanges informels qui ne seront plus d'aucun système politique ou idéologique car les oligarchies dominantes auront éclaté sous la pression de la concurrence qu'elles se font entre elles...

    Les systèmes économiques, politiques et sociaux qui jusqu'à présent se sont succédés et ont été expérimentés, le plus souvent imposés par la force ; ainsi que toutes les grandes idéologies...Tout cela a vécu, n'a plus d'avenir. Une révolution inconnue, inédite, se prépare... Par les évènements eux-mêmes qui déterminent les comportements, qui rendent les adaptations, les expérimentations et les évolutions nécessaires...

     

  • Incandescence

         "Rien ne stérilise tant un écrivain comme la recherche de la perfection"

                                                                                                           [Cioran]

     

    En fait ce que l'écrivain devrait chercher à atteindre par l'oeuvre qu'il produit, c'est une sorte d'incandescence dans laquelle il arrive à ne pas se brûler ou à ne pas se consumer... Une incandescence dans laquelle les yeux de ses lecteurs ne sont pas aveuglés...

     

  • Les déserts relationnels

         Les déserts relationnels que les humains ont étendu sur la planète en dépit des technologies de communication dont ils se sont dotés, et cela même depuis la fin du 20ème siècle surtout... Sont bien plus inhospitaliers que les déserts géographiques d'Amérique, d'Asie, d'Afrique ou d'Australie...

    Ils ressemblent, ces déserts, à des décors de palmeraies et d'oasis, assemblés sur des scènes de théâtres, et conçus pour que des pièces y soient jouées par des comédiens qui, de toute évidence, ne peuvent être qu'appréciés par les spectateurs dans le sens convenant au mieux à l'esprit, à la mode, aux engoûments du temps... ou, à la limite, dans un sens qui prend en son courant quelques mouvements inhabituels ou surprenants... Mais les décors, le jeu des acteurs, ce que voient et écoutent les spectateurs, tout cela n'apparaît qu'en "trompe l'oeil" et chacun des spectateurs assiste à la représentation de la pièce, mais demeure cependant "seul à l'intérieur de sa bulle au beau milieu de toutes les autres bulles"...

    Les décors et les constructions des humains sont comme les fleurs minérales de sable et d'éclats de roche que la nature a sculptées dans un paysage brûlé de lumière : ils sont figés dans un paysage social et culturel que le rayonnement des modes, des tendances, des croyances et du culte de l' apparence et de la personne, a irradié...

    Dans les déserts géographiques il y a toujours quelque part sous une tente ou dans une caravane de nomade, un enfant, un homme ou une femme qui rêve d'un cavalier de fière et belle allure venu d'un pays merveilleux... En vérité, il vient ce cavalier, il vient souvent, et même chaque matin... Il ne peut être que venu d'ailleurs, le cavalier, même (et c'est plus que probable) s'il vient de la caravane... Il est d'un ailleurs qui dans le rêve, est toujours différent, et donc, "merveilleux"... Mais le cavalier passe et n'accorde pas même un regard à cet enfant, à cet homme ou à cette femme...

    Dans les déserts relationnels il y a toujours quelque part sur un banc dans une gare, marchant sur un trottoir de ville, assis ou debout dans le métro ou dans le bus, avançant dans les allées d'un grand magasin ; un enfant, un homme ou une femme qui rêve, regarde, tend son visage ou sourit... Mais que personne ne regarde jamais...

     

  • A la porte de Versailles...

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         Yves Harté dans son éditorial du journal Sud Ouest en date du samedi 25 février 2012, écrivait :

     

    "Dès aujourd'hui porte de Versailles, selon un scénario habituel, les candidats à la présidence de la République iront flatter la croupe des vaches".

     

    Dans un langage "Yugcibien" je dirais :

    "les candidats à la présidence de la République vont tapototer la tête de la vache"... Tout comme l'avaient fait, auparavant Nicolas Sarkozy de 2008 à 2011, et Jacques Chirac avant 2007...

     

    ... A noter qu'après le salon de l'agriculture vient le salon du livre... J'imagine qu'au bout de huit à dix jours (pour autant qu'il y ait cet écart de temps entre les deux manifestations) les "fragrances" des fromages et des bouses auront disparu et que tout ayant été bien récuré, l'on pourra battre de la narine humant les pages des livres... et que quelques messieurs-dames chic imperdés chic mantolinés chic sacochés chic chemisés chic enféminées pour les dames, et chic'ment pensants... gentiment tapotototeront la tête des écrivains...

     

     

     

     




     

     




     

  • Nuggets et produits de fast food

    ... Et quand je dis "fast food" j'inclus dans "fast food" tous ces produits alimentaires et préparations cuisinées ou précuisinées, sous vide ou en barquette ou en sachet ; toutes ces crèmes, sauces, mayonnaises, terrines en boîte ou en verre, gelures et condiments divers, soupes et raviolis en boîte... En somme tout ce qui est conditionné, prêt à consommer et dont le contenu est composite...

    En général, quelque part sur le paquet, sur la boîte ou sur le sachet en papier ou en plastique, il y a tout en bas ou au dos, un paragraphe de quelques lignes, en caractères minuscules, que personne ne lit jamais ou presque (parce que même avec 10/10 à chaque oeil il faut prendre une loupe pour lire)... Et ce paragraphe "informe" le consommateur (ou "est censé informer le consommateur")... en détail sur le contenu et sur la composition du produit... Mais cela ressemble à un petit exposé scientifique très consensuel et "à la portée du consommateur lambda"...

    Avec "un peu de réflexion" à partir de ce descriptif "transparent", l'on se doute bien de ce qui se passe en réalité dans les laboratoires et dans les usines de fabrication...

    Par exemple pour les nuggets de poulet ou de poisson : moins de un pour cent de vrai poulet ou de vrai poisson (chair de poulet, chair de poisson), et quatre vingt dix neuf pour cent de... crêtes de coq, extrémités de pattes, tripaille, abats, le tout broyé, réduit en bouillie puis en une pâte de nouveau reconditionnée avec additifs, gélifiants, colorants, et ressortant au bout de la chaîne en carrés, rectangles, triangles, boulettes, tout prêts à consommer, à passer au micro-onde, au four...

    Voilà ce que vous "bouffez" dans les Mac Do, dans les fast food, voilà ce que vous achetez en Grande Surface... Et les additifs de goût et de couleur et de consistance sont produits en fonction d'une "étude de marché" qui définit des "modèles" et des habitudes de consommation... (je dirais pour caricaturer- mais je ne dois pas être très loin de la réalité- un goût de sexe et de cornichon)...

    Et que dire de ces "salades composées" et de ces produits "d'apéritif dînatoire" qui font la Une des soirées de jeunes !

    Tout est récupéré dans les abattoirs , le sang, la tripaille, les os, jusqu'aux arêtes de poisson et aux crêtes et aux becs des poulets!

    L'industrie alimentaire c'est encore ce qui rapporte le plus de pognon, encore plus que le pétrole, le gaz, l'électricité, les pompes funèbres et l'automobile et le fret aérien ou maritime, que les transports, les tour opérators et les centres de loisirs...

    Deux milliards de bovins, un milliard de porcs, vingt-cinq milliards de poulets... Par an, pour produire viande, lait, beurre, fromage, côtelettes, nuggets, escalopes, steack haché, rôtis, et tout ce qui vient de l'élevage de ces trois bestioles : la vache, le cochon, le poulet...

    ... Il y a deux cent cinquante millions d'années... les dinosaures étaient "des enfants de coeur" à côté des sept milliards d'humains d'aujourd'hui (dont un grand nombre d'entre eux d'ailleurs, n'a même pas accès à cent grammes de vache par jour alors qu'il y a deux milliards de vaches (bovins) sur Terre...

    Et deux milliards de vaches, un milliard de cochons, vingt-cinq milliards de poulets, sept milliards d'humains... ça fait bien plus encore de CO2 en pétant, que tous les avions et toutes les bagnoles du monde !

     

  • Où sont-ils, que font-ils ?

         Oui, où sont-ils, que font-ils... ils et elles à vrai dire ?

    ... "que l'on ne voit plus, que l'on ne lit plus, qui ne réagissent plus (répondant ou commentant)... Et qui pourtant étaient si présents ?"... Se demande-t-on lorsque plus rien ne vient d'il, d'elle, d'eux ?

    Les vacances ? Un "coup de blues"? Des travaux dans le jardin ou dans la maison ? Un "pépin de santé"? Les enfants, les amis, qui viennent avec leurs petites familles? Une panne d'inspiration à dire ? Une bouderie? Un silence de juge ayant étudié un dossier épuisant ? Un déménagement perturbant? Un être cher qui s'est "fait la malle"?

    ... La vie, leurs vies... Ce sont ces mondes disparus dont on imagine l'atmosphère, des petites bêtes rigolotes ou inquiétantes, des fleurs de toutes saisons, et de profonds océans, et des himalayas et des Kilimandjaros et des déserts de Gobi... et toutes ces traces sur lesquelles on se serait jeté comme sur une femme !

    ... La vie, leurs vies présentes et à venir... Ce souvenir de ce qui fut, cette attente qui peu à peu cesse de battre...

    Où sont-ils, que font-ils ? Ils et Elles, et Eux tous... que l'on ne voit plus, que l'on ne lit plus, dont on ne sait plus rien... ou seulement de loin en loin, que ces quelques traces d'eux qu'ils laissent sur le chemin le plus fréquenté d'un immense paysage en mouvement ? Sur le chemin qui crève les yeux et traverse le paysage, sans cesse encaillouté, entretenu et parcouru?

    Là où tout le monde va tu as des chances d'être vu plus qu'ailleurs où l'on va moins, mais tu ne sais qui te voit... Comme le mort qui ne sait plus rien.