Le p'tit coin de Yugcib

P1000015 1Bienvenue dans mon petit coin : ici c'est l'entrée et vous accrochez vos manteaux, vos vestes, vos impers... Ensuite je vous convie à la découverte de ces billets qui viennent les uns à la suite des autres depuis mai 2009... 

NOTE : les billets sont classés par catégories qui figurent dans le menu à gauche : faire défiler jusqu'à BLOG où apparaissent les noms des catégories du blog, puis la liste des derniers billets publiés. 

  • Les "animaux politiques"

         Je préfère devoir supporter d'entendre parler un type tel que Gilbert Collard, qui s'affirme "Chrétien, non raciste et attaché à certaines valeurs humanistes", plutôt que de devoir sourire par politesse à un type qui vote socialiste à chaque élection mais qui envoie ses enfants dans une autre école que l'école où il y a à son avis trop de Maghrébins et de "mauvais sujets"...

    Cependant, Gilbert Collard, tel qu'il s'est affirmé lors d'une émission de Télévision récemment (C/politique, du dimanche soir 18h)... N'aspire-t-il pas à voir son parti, le Front National, devenir le principal parti d'opposition? Et cette "aspiration" là, s'inscrit-elle vraiment, davantage dans l'intérêt de la France et des Français, que dans le seul intérêt des membres d'un parti, désireux de parvenir au pouvoir?

    "Ils" se réclament tous, dans tous les partis, de l'intérêt de la France et des Français... "Ils" ont tous leur "profession de foi" qu'ils appuient de toutes sortes de déclarations qui finalement en grande partie, se rejoignent à quelques nuances près... "Ils" jouent tous sur ces "cordes sensibles" qui vibrent, appuyant là où précisément cela vibre le plus...

    Ce sont tous, chacun d'entre eux, des "animaux politiques dans la Jungle"... Mais la Jungle n'a jamais été autant investie et "mise en coupe réglée" depuis quelques années, que par d'autres animaux encore plus dangereux, encore plus prédateurs et qui eux, n'ont pas de "profession de foi" et déchirent les "cordes sensibles"...

  • Six millions quatre cent mille

         Je tente dans mon esprit, d'imaginer ce que peut représenter, pour autant que cela puisse être possible, une foule de six millions quatre cent mille personnes assemblée en un même lieu, en un même espace... Mais à vrai dire, quel lieu, quel espace ?

    Cela n'a rien à voir avec, par exemple, un rassemblement de quelques milliers à plusieurs dizaines de milliers de gens au parc des expositions de Villepinte, au parc des expositions du Bourget, au Zénith de Paris, sur la place de la Bastille, sur la place de la Concorde...

    Six millions quatre cent mille personnes, cela ne peut être imaginé autrement qu'en se représentant en esprit, autant de personnes assises devant leur poste de télévision chez elles et dans toute la France, en train de regarder par exemple en direct, l'enterrement d'un artiste ou personnage célèbre ; ou de suivre heure par heure le déroulement d'un évènement hors du commun et dramatique...

    Six millions quatre cent mille personnes, cela veut dire que ton voisin, que l'une ou l'autre des personnes que tu rencontres chaque jour à la boulangerie, à l'intermarché, peut être l'une de ces six millions quatre cent mille...

    Dans l'idée que tu te fais de la relation possible ou envisageable avec telle ou telle personne, dans l'idée de ce que tu vas dire, exprimer, dans la manière dont tu vas envisager d'exprimer ce qui te tient à coeur... Inévitablement tu ne peux que sentir la pesanteur exercée par la réalité de ce nombre de six millions quatre cent mille personnes, et t'interroger... D'autant plus qu'il y a aussi une autre réalité qui "pèse" sans doute encore plus lourd : la réalité du jugement, de la réflexion, du propos "à l'emporte pièce" dans le genre "que tu reçois tel un coup de poing dans la figure"...

    Nous sommes que l'on le veuille ou non, que l'on s'en défende ou que l'on s'y complaise, dans une "culture" (je dirais une "sous-culture") de l'émotion, du clivage, du "parti-pris", du "cliché", de la "pensée unique" ; une "sous-culture" de la peur, du "cela ne peut être autrement"...

    ... Bon, le soir du dimanche 22 avril 2012 à L'Equinoxe, quinzième arrondissement de Paris, où siégeait le Quartier Général de Marine Le Pen ; il était difficile d'imaginer Marine Le Pen entourée de ses "lieutenants" et de ses invités, se dandinant sur la piste de danse sur des chansons et des musiques de Jean Ferrat ou de Léo Férré... à priori...

    ... Pourtant, en mars 2010 parmi les millions de personnes qui suivirent en direct à la télévision, l'enterrement de Jean Ferrat ; il y avait bien, aussi, un certain nombre de ces "six millions quatre cent mille" personnes qui ont voté Marine Le Pen au 1er tour de l'élection présidentielle en 2012...

    ... Il y a, dans cette "sous-culture" qui celle de la pensée unique, du cliché, du propos à l'emporte pièce, de la peur, de l'à priori, du parti pris... Il faut le reconnaître, une ambiguité entre ce qui est visible et ne l'est pas, entre la vérité et le mensonge...

    Le visible ne peut être nié, et le "non visible" ne peut être mis en évidence que s'il est approché, perçu et reconnu sans déformer ou nier le visible...

  • Réflexions sur la campagne présidentielle 2012

    ... Au moins si Sarkozy perd, y aura-t-il -peut-être?- un peu moins de médiocrité culturelle... C'est ce que j'espère...

    Sous Sarkozy la Culture a pris "un sacré gadin" ! D'ailleurs, en cinq ans, pas une seule fois dans ses discours, interventions, déclarations, Sarkozy n'a cité le moindre auteur, le moindre grand poète ou le moindre écrivain célèbre... Le seul qu'il ait jamais cité, c'est encore Jaurès !... Mais à quelle fin?

    Il n'en fut point de même avant Sarkozy sous les autres présidents de la République : Chirac, Mitterrand, Giscard, Pompidou, De Gaulle...

    Le "règne" de Sarkozy fut marqué par la culture "people", par le voyeurisme, l'outrance, la vulgarité, l'exhibitionnisme et l'arrogance des "ultras riches et nouveaux riches décomplexés"...

    J'espère que, une fois Sarkozy viré ; nos instituteurs, nos professeurs, auront davantage à coeur de mettre l'orthographe, la grammaire française, les grands poètes, en gros "les grandes valeurs culturelles de la France" en première ligne...

    François Hollande a dit "qu'il ne lisait pas beaucoup de romans"... Sarkozy non plus, à priori, ne lisait pas de romans... Mais... Nuance... Les romans auxquels François Hollande fait allusion (c'est ainsi que je l'ai compris) sont "ces romans de littérature de gare genre collection Harlequin")...

    Oh combien je souhaite que la "sous-culture" prenne un "sacré coup dans la gamelle" !

    Peuple de France, tu n'es pas sot : on t'a laissé pendant trop longtemps, pianoter du bout du doigt sur ton téléphone portable 3G+, des YAKA, des CKC...

    Peuple de France, éveille toi à la réflexion, à la pensée, à la poésie !


    ... Ces anticipations de résultats diffusés hors la loi dès 18h... Y'a pas de quoi en faire un fromage ! (mais ON en fait un ENORME fromage!)...

    Soyons réalistes : à 18 h toute la France rurale aura voté... Après 18h jusqu'à soit 19h soit 20h, il ne demeurera qu'environ 10% de gens qui n'auront pas encore voté...

    Pour que beaucoup de gens soient influencés, sur ces 10% par des "révalations avant", il faut que :

    -Tu aies un "gros réseau" de copains copines sur facebook ou twitter, que tu préviens en activant d'un seul coup la grande liste d'amis, dont beaucoup d'entre eux auront déjà voté... A moins que les copains copines aient fait exprès d'attendre après 18h pour aller voter (on est là dans un scénario hyper tarabiscoté pire qu'un épisode de Louis la Brocante)...

    -Si tu t'appelles Tartempion, que t'as que 50 amis sur Facebook, que t'as que dix à cent visiteurs par jour sur ton blog, que t'as pas de "grande liste historique multi adresses" de gens à contacter à l'instant... T'as aucune chance d'influencer un grand nombre de gens !

    Soyons réalistes et ne faisons pas un fromage de cette affaire !

  • Le Sarkozic et le Hollanchon

    img025.jpg... Les rivets et les boulons des tôles de la coque n'étaient pas de très bonne qualité...

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    Sans doute sera-t-il encore un peu "bon teint" en plat principal... et peut-être pas vraiment au goût de tout le monde...

    Mais après, vient un grand dessert : une coupe de fruits de culture...

    Nous avions auparavant, au restaurant des 2 ème classe du Sarkozic, après le plat de résistance, en dessert... Une coupe de fruits insipides.

     

     

  • Il y a, il y a...

    Il y a le Macaque qui gesticule et s'en prend à la Panthère

    Il y a la Biche qui broute qui broute et rue au saut du Lynx

    Il y a le Lynx qui mord la Biche au cuisseau

    Il y a la Panthère qui fait reculer le Macaque et prend son élan

    Il y a le Mouton qui dodeline de la tête

    Il y a la Lézarde verte qui chante chère prairie

    Il y a la Chouette qui hulule à Mars et à Saturne

    Il y a le Panda qui écarte les grands roseaux des rives du marais putride

    Il y a le Furet qui taille un petit mètre à la course du Lynx

    Il y a la Belette qui saigne les chapons et les poulardes dans les poulaillers du proprio

  • A bas la calotte... des Marchés !

    ... Cette calotte... des Marchés qui est devenue la religion officielle et mondialisée...

         La gouvernance des marchés, de l'Europe de Bruxelles avec ses commissions de décideurs non élus par les peuples, et des mécanismes financiers... Est-ce utile aux différents pays de l'Europe, est-ce utile au monde, est-ce utile à l'humanité ?

    En vérité, c'est nuisible, spoliateur et dévastateur !

    N'a-t-on pas vécu jusqu'à la fin du 20 ème siècle et durant des milliers d'années avant, sans la domination absolue des marchés et des mécanismes financiers?

    Certes l'argent, la propriété, le capital, la banque ; les réseaux qui ont pu se constituer dans le passé autour de tout ce qui touchait au monde des affaires, des monopoles commerciaux , de l'économie, des entreprises industrielles et des flux financiers... Tout cela a eu jadis son importance, a exercé son autorité et son pouvoir sur les peuples, sur les états, et eut ses cartels ou ses mafias... Mais pas autant que depuis la fin du 20 ème siècle, pas d'une manière aussi universelle, aussi mondialisée et aussi absolue... Car à la tête de tout cela il y avait autrefois des familles régnantes, des princes, des rois, de grands propriétaires fonciers, des seigneurs... En fait des gens en particulier que l'on pouvait clairement identifier, qui étaient entourés de séïdes, de protecteurs, de gardes, d'affiliés et de servants... Dont on pouvait contester le pouvoir en se révoltant et en organisant des luttes afin de faire reconnaître des droits...

    Aujourd'hui ce sont des assemblées d'actionnaires, des cartels et des mafias qui ont à leur tête des cohortes de dirigeants et de décideurs aussi mobiles que des pièces d'échiquier mais tous assurés de leurs carrières et de leurs retraites, qui soumettent non seulement les peuples mais aussi les états et les gouvernements de ces états... À dire vrai, des entités indéfinissables, ou des sortes de machines automatiques et programmées...

    Alors toute la question se pose au sujet de la possibilité de résister à ce pouvoir absolu des actionnaires, des cartels et des mafias ; à ce pouvoir qui s'exerce par ces entités indéfinissables que sont les assemblées d'actionnaires, les mécanismes financiers, les commissions d'experts et de dirigeants et de décideurs...

    Tout comme le citoyen lambda de ce pays qui est la France, et plus généralement comme tout humain lambda de ce monde qui est notre planète la Terre, je ne comprends rien à tous ces mécanismes financiers si complexes, à ces mouvements et à ces flux d'argent, à cette valse de centaines de milliards, à ces rachats de dettes, à ces anticipations de marchés...

    Je ne comprends rien non plus à tout ce vocabulaire de mots et de termes techniques pour désigner ou définir ces opérations financières complexes...

    Tout cela ne participe en rien à l'économie réelle d'un pays, ou même du monde, est complètement inutile et nuisible au genre humain, ne crée des emplois que dans le secteur de la finance (soit dit en passant, ce sont des emplois hautement rémunérés pour seulement quelques uns)...

    Tout cela est à rejeter, tout cela est à abattre... Mais comment ?

    Par tout ce qui a été essayé? Par la violence de la rue et de la foule?

    ... Ou par l'intelligence qu'il y aura, que l'on parviendra à avoir, pour que tout cela s'assèche, ne puisse plus fonctionner ?

    C'est par cette intelligence là que viendra la révolution, différente des révolutions qui ont été faites en 1789 en France ou en 1917 en Russie...

    "Mettre à feu et à sang" est dépassé ! C'est empêcher de fonctionner et assécher, qu'il faut ! Et, une fois asséché, veiller à ce que cela ne se réhydrate pas !

    ... Les Marchés, les Marchés, les Marchés...

    Tout le monde est suspendu à l'évolution des Marchés, à ce que les Marchés vont décider selon telle ou telle conjoncture, tel ou tel évènement politique, sociétal ou économique!

    Du "commun des mortels" (le citoyen Lambda) au patron du CAC 40, à l'ensemble du gouvernement d'un pays... Tout le monde dit " que vont décider les marchés?"...

    Y'en a marre de ces putains de Marchés! Est-ce qu'on s'est demandé d'où viennent ces centaines de milliards des Prêteurs? Pourquoi les Prêteurs peuvent-ils ainsi imposer leur loi qui consiste pour l'essentiel à obliger les états et leurs peuples à réduire sans cesse leurs budgets, et cela même dans un seul but : faire payer aux états et aux peuples davantage d'intérêts?

    Un état peut-il fonctionner si plus rien de ce qui est du "bien public" n'est assuré, organisé? Imaginez un état sans police, sans hôpital, sans administration, sans école, sans transport en commun, sans aucun service assuré...

    ... Si! Les Marchés, eux, l'ont bien imaginé ! Ils ont dit, les Marchés : " tout doit être marchandisé!"...

    Alors, y'a plus qu'à faire crever au moins la moitié de la population de la planète !

    ... Et lorsque vient le temps d'une campagne électorale, selon l'orientation qui se dessine, vient aussi le temps des rancunes, des traîtrises, des "coups bas", des opportunismes et des carriérismes des uns et des autres... Alors même que les Marchés, que les directives de Bruxelles, que les Prêteurs de milliards, que les banques et les mécanismes financiers font la loi, et nous écrasent tous !

    À bas les Marchés, à bas les opportunismes, à bas les carriérismes, à bas les traîtrises, à bas les rancunes!

  • Présidentielles 2012

    La majorité silencieuse, ou le phénomène de mode...

    Il y a comme un phénomène de mode à se démarquer ostensiblement de ce que l'on appelle la majorité silencieuse...

    D'ailleurs Nicolas Sarkozy a lui-même évoqué lors de l'annonce de son meeting place de la Concorde à Paris le dimanche 15 avril, cette majorité silencieuse qui, il l'espère, sera présente sur la place de la Concorde le dimanche 15 avril.

    Assurément, une majorité silencieuse ne peut être un phénomène de mode : c'est en fait une réalité...

    Mais un phénomène de mode est aussi une réalité...

    Mais la majorité silencieuse ET le phénomène de mode sont autant l'une (la majorité silencieuse) et l'autre (le phénomène de mode) une forme de pensée unique...

    Il y a dans la majorité silencieuse en fait, une grande diversité de sensibilités qui ne s'expriment jamais publiquement ou ouvertement et cela même dans un environnement familial, de travail, de connaissances plus ou moins proches... La majorité silencieuse se pressent, se suppose, affleure indirectement par des signes, des propos, de "petites choses" en apparence anodines...

    Il y a dans le phénomène de mode en fait, l'émergence de telle ou telle sensibilité qui elle, s'exprime publiquement ou ouvertement... Mais cependant ne révèle pas la nature réelle de la personne qui semble paraître de cette sensibilité là en particulier...

    J'ai envie de dire que le phénomène de mode procède davantage de la pensée unique, que la majorité silencieuse...

    La majorité silencieuse serait-elle "plus respectable" ? Peut-être, dans la mesure de la lucidité, du réalisme, du ressenti, du vécu qu'elle peut porter en elle (et qui n'est pas assurément, phénomène de mode)...

    La majorité silencieuse lorsqu'elle porte en elle -et c'est aussi le cas- l'absence de réflexion, une sorte "d'ignorance crasse" dont elle n'est pas forcément responsable il faut le dire ; lorsqu'elle porte en elle l'idée "que l'on ne peut changer les choses", lorsqu'elle procède de la pensée unique orchestrée tout spécialement à son égard... Demeure encore malgré tout, je le dis, "plus respectable" qu'une éventuelle "majorité relative" autour d'un phénomène de mode qui pousse des meutes canalisées...

    Il y a une violence faite contre la majorité silencieuse... Il y a une violence faite par le phénomène de mode... Et durant tout le temps que s'exerce et que s'exercera cette violence, c'est la pensée unique et inique qui gouvernera le monde, imposera sa loi, la loi du plus fort, la loi des cartels et des mafias, la loi de l'argent roi, du profit maximum pour seulement un petit nombre de privilégiés... Et l'on n'y verra que du feu... que du spectacle, que des gadgets pour nous amuser, et l'on n'entendra que des criailleries... ou des chants de sirènes...

    ... C'est curieux tout de même, ces meetings géants à Paris et dans les grandes villes de France, qui rassemblent des dizaines voire des centaines de milliers de gens ; toutes ces émissions de télévision sur la campagne présidentielle, tous ces débats, tous ces blogs et forums du Net avec leurs milliers de pages et de commentaires et d'analyses de sondages et autres...

    C'est curieux oui, tout cela, depuis tant et tant de mois pour ne pas dire deux ans déjà...

    C'est curieux tout cela qui fait s'exprimer tant de gens, qui fait un audimat aussi important aux émissions politiques de télévision...

    ... Alors même qu'au jour du vote, le dimanche 22 avril et ensuite le dimanche 6 mai 2012, l'on pressent une abstention qui pourrait aller jusqu'à un électeur inscrit sur trois...

    Il y a là, en effet, un paradoxe...

    Un paradoxe, et une inconnue...

  • Ne vous faites pas éditer n'importe où !

          Voici ce que je dis pour casser ce Système qui s'articule autour des médias, de ces "chiens de garde" que sont journalistes, éditorialistes, producteurs et experts médiatiques devenus évangélistes du marché :

    Ne vous faites pas éditer n'importe où !

    Editez vous, diffusez vous... par vous même, sans média, sans producteur, sans éditeur, sans personnage plus ou moins influent interposé... Sans devoir à dire merci ou merde à qui que ce soit... En toute liberté, en vous "auto-censurant" vous-même c'est à dire en gérant vous-même ce que vous produisez en fonction de l'univers ou du lieu ou de l'espace en lequel vous produisez, diffusez...

    Le seul "vrai média", la seule "vraie publicité" c'est le "bouche à oreille"...

    La rue, le lieu public (place, quartier, café, bus, métro, train, partout où des gens peuvent se grouper ou s'assembler)... Et le Web... sont les espaces "encore relativement libres" où l'on peut s'exprimer sans avoir à mendier, à pleurer pour monter sur une scène, à demander l'autorisation, à espérer être pris ou choisi ou sélectionné en vertu de je ne sais quel critère à la con...

    Je dis : "Dieu" (façon de parler) "reconnaîtra les siens"... dans le "Grand Merdier Général Informel" (c'est à dire l'espace tout entier à l'extérieur du Podium)...

    À bas le Podium! À bas les distributeurs de Prix! À bas les cartons d'invitation! À bas les strapontins, le poulailler, le parterre, l'orchestre et la corbeille !

    Certes, dans le "Grand Merdier Général Informel" il y a bien sûr, tout ce que "Dieu" (façon de parler) ne reconnaît pas -mais ne peut tel un balai, pousser le long du caniveau jusqu'à l'égout... Car à force de pousser à l'égout, il vient un moment où la circulation le long du caniveau, s'interrompt...

    ... Claude Hagège dans son livre écrit en 2011 "Contre la pensée unique" nous dit :

    "l'essentiel n'est plus distingué de l'accessoire, quand les projets intellectuels de haute volée se heurtent à la puissante inertie de la médiocrité ambiante et des petits desseins, quand l'uniformisation s'installe dans les goûts, les idées, dans la vie quotidienne, dans la conception même de l'existence, alors la pensée unique domine"...

    ...Et il ne manque pas de gens "haut et bien placés et surpayés", au service de cette "pensée unique" qui soit dit en passant, "s'arrange bien de tous les râteliers" et se révèle aussi inique, aussi "corrosivement aseptisée" dans les râteliers d'une porcherie que dans les râteliers d'une étable...