Articles de yugcib
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Haut les mains! ... Ou... Haut les mythes ?
- Par guy sembic
- Le 07/03/2011
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Haut les mains !... Ou... Haut les mythes ?
Quand on ne pointe pas des armes, on brandit des mythes !
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Le vrai, la morale et la relation
- Par guy sembic
- Le 07/03/2011
- Dans Pensée, réflexions, notes, tags
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Le vrai n'est pas forcément le meilleur parce qu'il est ou serait "vrai"... (Je veux dire le "vrai" dans le sens d'authentique, de pur, de vérité philosophique ou réflexionnelle)...
Le vrai n'est pas, non plus, parce qu'il est différent de ce qui le contrefait, ou opposé au faux, le fondement d'une morale... Et ne peut être considéré à mon sens comme "moral" ou "vertueux" ou "sage"...
D'ailleurs la morale, dans la nature, n'existe pas.
Ce qui existe c'est la relation qui s'établit entre un milieu ambiant et tout ce qui est dans ce milieu ambiant, et c'est aussi, dans le milieu ambiant, la relation qui s'établit entre les êtres vivants s'il y a dans ce milieu ambiant, des êtres vivants... Et la relation encore, qui s'établit entre toutes choses...
C'est la relation à l'état brut qui est elle-même la "morale". Mais la relation, je veux dire en particulier la relation qui s'établit entre les êtres humains, devient dépendante de toutes sortes de concepts purement humains qui la rendent à l'image de ce qu'elle "doit être" selon des dispositions, des préceptes, des opinions, un principe "civilisationnel"...
Dans le monde végétal, animal ou minéral, il n'y a pas de "concepts" mais seulement de la relation : symbiose, ou complémentarité, ou un lien, une interaction, une confrontation, un combat...
Ce qu'en concept humain on appelle "morale", ou "vrai", ou "vertu", ou "vérité", n'a pour moi aucun sens. Aucun.
C'est la relation qui a, elle, du sens... Parce que la relation va induire, créer, développer, résoudre, répondre... Ce que la "morale" ne fait pas ou seulement prétend faire...
Mais je comprends que les sociétés humaines puissent se donner le droit de faire exister ce qu'elles appellent la morale, et donc par la morale, le bien et le mal... Je comprends que la relation "à l'état brut", c'est à dire sans morale et non codifiée (avec tout ce qu'elle implique souvent de "mal être" dans l'existence de chacun d'entre nous) puisse ne pas convenir à la société humaine qui, en conséquence cherchera à "civiliser" la relation, à lui donner d'autres règles que les règles naturelles...
Je comprends, oui... Mais je n'adhère pas à l'idée selon laquelle la morale, la religion, le code civil, la loi, ou tel ou tel concept philosophique ou idéologique, pourraient à eux-seuls et par ce qu'il y a de purement humain en eux... Rendre les êtres humains "meilleurs"...
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La médiatisation c'est du voyeurisme
- Par guy sembic
- Le 06/03/2011
- Dans Articles
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Un artiste, un écrivain ou même un personnage local "charismatique" et bien connu, peut avoir pour ami, ou parmi ses connaissances, l'un ou l'autre, homme ou femme, de ces "leaders" de quelque parti politique que ce soit... Lequel homme ou femme de pouvoir, de gouvernance ou aspirant aux plus hautes fonctions de l'état, peut d'ailleurs lui-même à titre personnel, apprécier, sincèrement aimer cet artiste, cet écrivain ou ce personnage "charismatique" et local...
... Et que cela "se sache"... Par "ouïe-dire" ou par la voie d'un réseau social, par ce que l'on appelle le "téléphone arabe" ou tout autre fil de communication... Cela me semble bien naturel...
Mais ce qui me gêne si je puis dire, c'est la médiatisation qui est faite autour d'une préférence ou d'un lien particulier, dès lors que des sentiments sont exprimés par l'artiste, par l'écrivain ou par le personnage "charismatique" et local... Et dès lors également que l'homme ou la femme de pouvoir, de gouvernance ou aspirant à des fonctions d'état, peut manifester personnellement quelque sympathie à l'égard de l'artiste, de l'écrivain...
Car la médiatisation dénature le sens de la relation personnelle et intime pouvant exister entre les acteurs de cette relation.
La médiatisation, en ce sens, s'apparente à du "voyeurisme". Il n'en ressort au final que de la provocation, une certaine forme de violence, et dirais-je, une "inhumanité"...
... En tant qu'homme et en tant qu'électeur, il est de ces programmes ou "visions du monde" de personnages politiques pour lesquels je n'ai que fort peu ou pas du tout de sympathie particulière...
... En tant qu'écrivain (pardonnez-moi ou plutôt concédez-moi ce terme d'écrivain) et bien que je ne sois pas un écrivain professionnel... Je "n'aurais pas froid aux yeux" de recevoir chez moi qui que ce soit... Pourvu qu'il n'y ait point quelque journaliste accompagnant ou embusqué, et que cela ne se sache point...
Aujourd'hui dans une telle dimension d'inhumanité, de médiocrité relationnelle, de violence et de provocation, de culte des apparences et de pouvoir de l'argent... Faut-il pour autant s'enfoncer la tête dans le sable, faut-il se barricader dans une foreteresse que l'on s'invente et se construit ; faut-il pour autant, le maudire ce monde où l'on vit, faut-il se choisir d'autres "médecins de l'impossible"... Alors même qu'il existe, comme des atomes d'hydrogène en tout point de l'espace interstellaire, des atomes de "dimension d'humanité" dans l'espace d'un être humain ?
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Le monde des esprits
- Par guy sembic
- Le 05/03/2011
- Dans Pensée, réflexions, notes, tags
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... Je crois que l'on entre dans la mort, c'est à dire -à mon sens- que l'on entre dans le monde des esprits, tel que l'on fut de son vivant... Tel que l'on est devenu, tel que l'on s'est accompli, tel que l'on aspire encore à être bien que ne l'étant toujours pas, tel que nous sommes et en l'état acquis ou perdu qui est le nôtre au moment de disparaître...
L'on entre donc dans le monde des esprits, autant avec le meilleur et le plus vrai de soi-même, qu'avec son hypocrisie, sa violence, son "ennemour", son indifférence, et tout ce qui nous caractérise, nous identifie, nous définit, bon ou mauvais... Mais l'esprit, cet esprit qui est le nôtre en particulier, se fond dans le monde "en son entier" qui est fait de tous les esprits, un monde "universel" en quelque sorte... Un monde relié au monde des vivants, un monde qui évolue avec le monde des vivants.
Il y aurait dans le monde des esprits, comme une "absence" : l'absence de tout ce qui existe dans le monde des vivants... Une absence faite de tout ce qui avait cours, force de loi, force de croyance, et de connaissance et d'intelligence, de culture, de valeurs et de repères tangibles, dans le monde des vivants...
Les religions par exemple, disparaissent dans le monde des esprits... Ainsi d'ailleurs que la politique ou que la morale et que toutes les idéologies ; la richesse, la pauvreté, la réussite, l'échec...
Mais dans cette absence il ne peut "ne rien y avoir" : j'imagine une dimension d'humanité et de connaissance qui viendrait combler l'absence et se manifesterait auprès des vivants...
Une dimension d'humanité et de connaissance que les vivants ne percevraient cependant qu'au travers de l'enveloppe de la "bulle" dans laquelle l'histoire de leur vies, de leurs rêves, de leur intelligence, de leurs découvertes, de leurs savoirs, de leurs cultures et de leurs croyances, est enfermée...
Relié au monde des vivants, évoluant avec le monde des vivants ; le monde des esprits c'est aussi celui que les vivants font par leur esprit durant le temps que leur esprit se manifeste de leur vivant...
En somme, la dimension d'humanité et de connaissance, qui existerait dans le monde des esprits, c'est une dimension en évolution...
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Annie Girardot
- Par guy sembic
- Le 04/03/2011
- Dans Anecdotes et divers
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... 3 mars 1996 : décès de Marguerite Duras...
... 2 mars (à 1 jour près par rapport au 3 mars) : si je me souviens bien c'est le 2 mars 1991 qu'est mort Serge Gainsbourg...
Et 3 mars 2011 : obsèques de Annie Girardot...
Gainsbourg, Girardot... 2 grandes figures, 2 grands géants du 20ème siècle !
... Je les aimais...
Marguerite Duras, Edith Piaf, Jacques Brel, Georges Brassens, Lino Ventura, Léo Férré, Jean Ferrat, Coluche... Et tant d'autres...
... Je les aimais...
... Je vous aime...
... "Je suis venu te dire que je m'en vais"... (On partira tous)...
... Pardon, les obsèques d'Annie Girardot c'est le vendredi 4 mars 2011...
Des fois, dans ce monde où il se passe tellement de choses, il arrive que des jours proches sont comme un seul jour...
Annie Girardot, quand j'avais 19 ans, elle en avait 35 ! Tous les mecs et toutes les femmes de ma génération du genre quelque peu "rive gauche" ont été impressionnés par cette femme "hors du commun" menant à sa manière dans ses rôles au cinéma (et par sa vie même) des combats essentiels et beaux, et vrais...
Ah putin, qu'elle fût en pantalon, ou en n'importre quoi pour se fringuer, quelle femme, quelle femme !
... Il y a 35 000 ans, on disait "le monde des esprits"... Pour l' "au delà"...
Elle est dans le "monde des esprits", Annie... Le monde où tout le monde va, quelque soit sa religion, sa culture, ses idées, ce qu'il a fait ou pas fait dans sa vie...
Dans le monde du cinéma, de son vivant Annie Girardot ne fut considérée que comme une comédienne, une actrice de "2ème zone"... (enfin pas par tous... mais tout de même!)... Et aujourd'hui on l'enterre en "grande pompe de sentiments, de louanges, d'émotion et de reconnaissance" !
Qu'ils aillent se faire foutre !... Mais bon... il y a cette dimension d'humanité faite de simplicité de coeur, de sincérité, de "du fond d'ses tripes", de mansuétude et de compassion pour le genre humain sans aucune compromission, au fond d'Annie en particulier et de bien d'autres gens en général... Qui fait que l'on arrive à pardonner, que l'on arrive à porter un regard qui nous libère du poids énorme de toute cette violence, de toute cette hypocrisie, de toutes ces "suffisances" ostensiblement exprimées des uns et des autres, et de toute cette vanité des choses, de toute cette médiocrité relationnelle... Merci, oui, à ce regard là qui existe, et existera toujours et sera à jamais une force s'opposant à toute forme de désespoir !
J'aime mieux "le monde des esprits" que leur putin de paradis, leurs cohortes d'anges à la con et de personnages blancs et vaporeux, leur putin de "vie éternelle" avec les zélus et les pahélus, c'est à dire les c'eus d'un côté qui récurent les chiottes du ciel, et les c'eus d'un autre côté qui bâfrent en compagnie du Père Céleste et de ses sbires bien vus...
Je crois que dans le "monde des esprits" l'on ne s'y emmerde pas comme dans le "poulailler" du paradis où l'on risque d'être assigné derrière une grosse tête qui dépasse et empêche de voir la scène de laquelle en plus on n'entend pas la voix des acteurs...
Ainsi, l'être "cesse d'être" (ou plus précisément et plus réellement, cesse de vivre)... Mais ne cesse pas d'exister. La preuve : les gens dont on continue de parler entre nous, dont on lit ce qu'ils ont écrit, dont on voit les films dans lesquels ils ont joué s'ils ont été acteurs ou comédiens, dont on se souvient de tout ce qu'ils ont réalisé dans leur vie, dont la pensée que nous avons d'eux nous porte sur les lieux de leur enfance, de leur vie, auprès de leurs connaissances... Tout cela, oui, c'est l'esprit, et l'esprit est bien "vivant" si l'on peut dire...
On ne devient pas "meilleur" que l'on a été de son vivant, en "entrant dans le monde des esprits", ni pire, ni différent, ni d'une nouvelle dimension d'humanité ou d'autre chose... On y entre tel que l'on fut, tel que l'on demeure, dans un même état sans cesse inachevé. On y entre aussi dans le même aléatoire, l'aléatoire dans lequel on a "traversé la vie", où ce qui n'est pas résolu ne le sera pas "après"...
Le seul changement "vrai" (bien réel) qui s'opère à la mort de l'être, c'est celui de la transformation de la matière qui le compose (corps, tissu cellulaire, organes) en poussière, en éléments désormais inertes...
L'esprit, c'est à dire si l'on veut, ce qui est "immatériel" (énergie, intelligence, pensée... et tout ce qui faisait le "caractère" ou la personnalité) ne change pas, ne se transforme pas, demeure "en l'état", immuable et intemporel...
Le "changement" en fait, celui qui s'opère du "simple" vers le "complexe", de l'enfance vers la maturité et la vieillesse ; ce "changement de soi" auquel on aspire (vers un meilleur possible) et qui s'opère au prix du travail, de l'effort et de la volonté) n'est possible que dans la traversée unique (et non renouvelable) de l'existence.
C'est la raison pour laquelle la "traversée" est une expérience tout à fait exceptionnelle qu'il ne nous ait donné de connaître qu'une seule fois... et dans laquelle nous devons "nous démerder le mieux possible" afin justement d'entrer un jour dans le monde des esprits, dans le meilleur état envisageable et possible de cette transformation opérée durant le temps de la traversée...
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Textes à écouter
- Par guy sembic
- Le 03/03/2011
- Dans Brèves informations
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Dans la rubrique " YUGCIB TEXTES VOIX", vous pouvez écouter quelques uns de mes textes enregistrés au format MP 3...
Au dessous de chaque titre indiqué, cliquer sur l'icône rectangulaire...
Chacun de ces textes dure environ trois à quatre minutes.
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Bannière au vent
- Par guy sembic
- Le 03/03/2011
- Dans Chroniques et Marmelades diverses
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... Je ne comprends rien, rien de rien, aux “bannières”... Il faut paraît-il, afin de présenter son site pour être répertorié et “annuarisé”, copier/coller une “formule algébrique longue comme une limousine” et “placarder” en haut de la page d'accueil du site, un “lien” sous forme d'un logo (ou quelquechose dans ce genre là)...
Il faut donc aussi, par conséquent créer sa bannière... ( gratuit ou pas gratuit, c'est selon).
D'autre part, il y a encore ces échanges de bannières (qui font que, si tu échanges avec je ne sais combien d'autres partenaires ou amis ou sites amis, tu te retrouves avec plein de pavés de pub et d'annonces qui occupent de l'espace sur les pages de ton site)...
Non, tout ça, c'est trop compliqué pour moi... Et j'en vois pas, j'en discerne pas la pertinence... Tout le monde fait son “cocorico” et c'est comme si tu “pissais dans un violon”!
Et aussi ces “votes” en mitraille qui ne riment à rien... Par exemple “Booster ou Over Blog” qui t'envoie un mail pour te dire que tu es classé 3 mille et quelque, et qui t'invite à adopter leur procédure pour que tu obtiennes un meilleur classement...
A quoi bon se “gargariser” de cette consensualité troudebalesque et cocoricohène sur le Net, en catapultant force bannières, en se faisant à gogo voter pour soi !
... Le monde n'a-t-il jamais été aussi “cul par dessus tête”?
Bon sang! A une époque où l'on découvre des “exoplanètes”, avec toutes ces encyclopédies et cet immense, immense réservoir de connaissances, de sciences, de technologie ; avec ces sommes phénoménales d'informations sur l'actualité du monde entier, avec toutes ces bibliothèques, ces écoles, ces musées... Tout cela tout grand ouvert et à portée de clic sur le “World Wide Web”... Je ne comprends pas que l'on cherche par l'une ou l'autre de toutes ces procédures technologiques, comme à émerger d'une sorte de “magma stellaire de milliards d'étoiles”! Comme si la présence d'une petite bande taguée et en couleurs, de deux centimètres de long sur un demi centimètre de large, pouvait propulser à toute vitesse ton petit univers dans les “grandes sphères célestes de dieu le père”!
Il y a des sites spécialisés dans les campagnes publicitaires qui proposent des services pour obtenir par exemple trois cent mille visiteurs en quelques mois, et cela garanti ! Je veux bien croire que pour un site commercial, d'entreprise artisanale personnelle ou familiale, un site où l'on a “quelque chose à vendre”... Cela puisse s'avérer utile et même parfois nécessaire...
Mais pour un site d'écriture, de poésie, de pure création artistique, ou de communication par l'image ou le blog ou la vidéo... Je ne vois pas comment ni par quel “miracle” trois cent mille visiteurs plus ou moins réguliers au lieu d'une centaine ou de mille, cela peut “changer la vie” de l'auteur du site d'écriture, de poésie, de création artistique... Car trois cent mille visiteurs ne seront jamais trois cent mille amis avec lesquels il deviendrait possible de vivre trois cent mille vies !
Et d'autre part à quoi bon avoir trois cent mille visiteurs pour ton site, si les jours caracolant tels des chevaux fous à travers un paysage démesuré, il ne vient aucun ou si peu de ces visages d'explorateurs venant frapper à ta porte ?
Bah, le plus important, c'est déjà l'envie de s'exprimer... C'est à dire d'exister comme existe dans le ciel de la nuit, une étoile parmi des millions d'autres étoiles...
Quelque part sur la Terre, à tout moment de la nuit étoilée, depuis un balcon d'immeuble, depuis un jardin, un bord de mer, du haut d'une montagne, ou au carrefour de deux grandes avenues, ou en plein désert ou depuis le pont d'un navire ou à côté du hublot d'un avion de ligne... Il y a toujours un regard vers cette étoile, au moins un et peut-être d'autres... Un regard que tu ne sais d'où il vient, dont tu ne verras jamais la lumière des yeux dans ce regard, un regard que tu ne rencontreras peut-être jamais même si ce regard est celui d'une personne toute proche de toi, dont tu ne soupçonnes pas seulement l'existence ou que tu vois tous les jours sans savoir que c'est cette personne là...
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"Au ras des pâquerettes", suite...
- Par guy sembic
- Le 19/02/2011
- Dans Chroniques et Marmelades diverses
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Ah j'oubliais... Dans ma diatribe "au ras des pâquerettes" je ne mentionnai pas une "autre espèce de gauche", celle là "en voie de développement" quoiqu'existant déjà depuis des lunes :
Le "gauche peu argenté" !
En fait "pour faire simple" je dirais que :
Le "gauche peu argenté" se subdivise en plusieurs catégories :
-Le "gauche toutou féroce" qui aboie " ôtes toi d'là que j'm'y mette"... (Je l'ai déjà évoqué, ce "gauche" là), mais rappelons qu'il est "assez fréquent" et que, s'il a été quelque peu à l'école et se targue de quelque talent oratoire ou plumitif, sévit sur la Toile dans des forums "grand public"...
Ce "gauche toutou féroce", est à vrai dire le plus souvent, un "pauvre qui, s'il devenait riche, serait encore plus vache avec les pauvres que les riches nés riches"...
-Le "gauche pauvre bougre gentil et humble qui se plaint jamais et cependant vit mal parcequ'il est trop démuni et sans défense"...
-Le "gauche sans cesse revendicard" et souvent jaloux de l'un peu plus riche que lui...
-Le "gauche intello et pauvre" qui a "pas trop réussi dans la vie", et qui pense qu'un jour il s'en sortira (de cette "merde de chienne du monde")...
... Mon coeur (on l'a deviné) va "à coup sûr" et d'un très grand élan au "gauche pauvre bougre gentil et humble qui se plaint jamais et cependant vit mal parce qu'il est trop démuni et sans défense"...
... Scandaleux! : lors des manifs pour les retraites, on n'a jamais à aucun moment, pris VRAIMENT en considération ces centaines de milliers de pauvres "vieux" qui vivent avec moins de 600 euros par mois parce que dans leur vie active ils ont eu des parcours chaotiques et discontinus en particulier toutes ces femmes seules, divorcées, veuves ou ayant exercé tard dans leur vie des emplois précaires et fort mal rémunérés...
C'était par là, en priorité absolue, qu'il fallait commencer (pour réformer, revoir à la hausse)!
Pour les autres, je dirais pas que c'était "secondaire", mais y' avait d'abord cette priorité là : celle de la vie quotidienne à améliorer, de ces retraités à 600 euro ou moins !
... Mais c'est vrai qu'il faut nuancer tout ça ! ... Tout ce que je viens de dire somme toute et pour faire simple, au ras des pâquerettes...
On ne peut pas sans cesse faire dans la caricature "prête à porter" car en fait c'est bien plus compliqué que ça, même quand la présomption semble au plus fort corroborer la réalité vraie !
... Il y a bien ce que j'appelle "l'ennemour", qui "singe tant à s'y méprendre, l'amour" (et qui est une parodie, un déguisement d'amour)! Ou même...La haine, une haine en dessous de laquelle il y a un amour fou qui ne veut ni se reconnaître et encore moins se dire!
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Salon de l'agriculture, puis salon du livre
- Par guy sembic
- Le 19/02/2011
- Dans Anecdotes et divers
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Chaque année je vois que le salon du livre suit d'environ une, deux, trois semaines, le salon de l'agriculture...
Certes, l'espace est immense, au parc des expositions de la porte de Versailles. Mais tout de même, huit jours durant, tous ces cochons, toutes ces vaches, tous ces poulets, tous ces lapins... chèvres, brebis, boucs, moutons, agneaux, veaux, chevaux, bourricots... Et tous ces fromtoms "odoriférants", ces bidons de lait, ces charcutailles et salaisons... Et toute la paille par dizaines de tonnes, tout le crottin, toutes les bouses et toutes les pisses que ça génère... !
Oui, je sais bien : une fois le salon de l'agriculture terminé, tout est nettoyé, récuré, aseptisé... Et on laisse passer quelques jours, une, deux semaines, avant le salon du livre... !
650 000 visiteurs attendus en 2011, dit-on, pour le salon de l'agriculture... Pas autant sans doute au salon du livre, mais quelle bousculade interminable en perspective devant les quatorze ou quinze caisses!
Est-ce que Nicolas Sarkozy viendra tapoter sur la tête de la vache? ... Soit dit en passant, vous imagineriez Dominique Strauss-Kahn tapotant la tête de la vache au salon de l'agriculture ?
... Allez, allez, soyez tranquilles, beaux mectons aux fringues de marque, dames chic et messieurs rassis sacoche de cuir à l'épaule... Au salon du livre, ça schmuctera pas le fromtom ni le crottin... Avec toutes ces fragrances épicées ou suffocantes d'autobiographies, d'essais, de romans de terroir et d'ouvrages en tous genres... La littérature? Elle a aussi son agriculture !
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Et l'humain dans tout ça ?
- Par guy sembic
- Le 18/02/2011
- Dans Pensée, réflexions, notes, tags
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Les opinions sont exacerbées, et les médias n'arrangent rien !
Anti Sarkozysme primaire, Front National bête noire, anti socialisme viscéral... Et j'en passe tant la liste serait interminable...
Et l' humain dans tout ça ? Et la relation humaine ?
On ne peut pas – et les médias n'arrangent rien- ne faire QUE "au ras des pâquerettes"! Ne faire que dans "l'anti/anti", dans le canular, dans la calomnie, dans la rumeur, dans l'outrance, dans la détestation systématique, dans la démolition !
Un peu de "raison" si possible "épicée de quelque humour" !
Un peu de "gravité" si possible portée par quelque "facture d'écriture et d'image" de la part de nos "faiseurs d'histoires" et de nos chroniqueurs !
"Au ras des pâquerettes" parfois, oui... Mais comme pour "conjurer l'insoutenable"! Comme un "pied de nez" à la caricature "prêt à porter" !
De "bons coups de gueule" parfois, oui... Mais comme pour "faire sauter un couvercle de plomb pesant sur la marmite"... plutôt que de casser la tête des gens !
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"Au ras des pâquerettes"...
- Par guy sembic
- Le 18/02/2011
- Dans Chroniques et Marmelades diverses
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Donc, "au ras des pâquerettes" si l'on peut dire...
Voilà :
Entre un "droite peu argenté" et un "gauche caviar", ma "sympathie" (notez les guillemets) va plutôt aller du côté du "droite peu argenté"...
Allez... On va dire "pour faire simple" que :
Le "droite peu argenté" c'est le citoyen lambda qui n'a pas forcément été beaucoup à l'école, qui a un parcours professionnel (ou d'activité) très chaotique (ponctué de périodes de chômage), qui gagne en gros moins de 1500 euro par mois et qui est criblé de dettes (prélèvements automatiques, cartes de crédit, etc...)
Il est "droite peu argenté" donc, non seulement parce qu'il arrive à peine à joindre les deux bouts ou qu'il est dans la dèche, mais aussi et surtout parce qu'il est attaché à "quelques valeurs bien traditionnelles" genre croyances et -ou- pratiques religieuses, travail, famille, sécurité, ordre, morale...
Notons que le "droite peu argenté", même s'il n'aime pas Nicolas Sarkozy (pour son côté "people" et ses petites phrases à l'emporte-pièce, pour sa "vision du monde" et sa sympathie pour les riches/très riches "qui font marcher la boutique")... Au second tour de la prochaine présidentielle, il votera quand même pour Nicolas Sarkozy...
Le "gauche caviar" c'est le citoyen qui "ne se sent pas citoyen lambda" (mais plutôt du genre "différent des autres" parce qu'il pense autrement), qui a souvent "beaucoup été à l'école", qui gagne en gros, entre 2500 et 4000 euro par mois ou plus, qui a une belle maison, une grosse voiture, une ou deux résidences de vacances, qui a une "autre vision" en ce qui concerne les valeurs traditionnelles, la religion, la politique, l'économie, le travail, la famille, l'ordre et la morale...
Notons que ce "gauche caviar" là, ne votera pas en 2012 pour Nicolas Sarkozy, mais plutôt pour Dominique Strauss-Kahn (mais pas forcément pour Martine Aubry)...
Le "droite peu argenté", à partir du moment où il ne m'agresse pas par des propos systématiquement "anti/anti", et où, sans être du tout de mon avis, ne cherche pas à me faire du mal ; et si de mon côté, je ne l'agresse pas non plus... Demeurera toujours pour moi une personne "accessible" avec laquelle j'arriverai toujours à communiquer...
Par contre, du "gauche caviar", je n'attends aucune indulgence et aucune considération de sa part : il pensera que je suis un "anarchiste rêveur et farfelu", il m'infirmera et me contestera quasi systématiquement au moindre de mes propos qui selon lui n'a "aucun sens"...
Le "divorce relationnel" est donc "assez flagrant" entre le "gauche caviar" et l'être que je suis...
Je vais même aller plus loin :
Un "Front National" qui serait une personne "agréable de contact", une personne "de réflexion et de pensée", et qui ne serait ni agressive ni "m'as-tu-vu" ni "matcho" ; même si je ne partage pas du tout sa "vision du monde et de la société"... Me serait "presque sympathique"...
Seulement voilà : je ne suis pas comme ces communistes qui, deux fois cambriolés, voteront pour Marine Le Pen au premier tour des présidentielles ! Je suis tout simplement (et irrémédiablement) un "ce que je suis" qui ne se ralliera jamais au Front National ni à la "gauche caviar" ni à une forme de "droite édulcorée ou relookée"...
... Ah, mon pote... Tu vas voter pour Sarko?... Ou... T'en pinces pour Marine? Ou encore... Tu le verrais bien le Dominique Trois Canes?... T'en fais pas, on va faire ensemble un tour en vélo !
... Il y a aussi le "droite plantureux" qui lui, met des barbelés autour de son écuelle pour que les museaux indésirables ne viennent pas tremper dans sa soupe...
Et il y a le "gauche toutou féroce" qui lui, aboie : "ôtes-toi de là que je m'y mette"...
... "Divorce relationnel" assez flagrant, entre l'un ou l'autre de ces deux "genres" et "ma pomme" !
... Cela dit, toute opinion émise ou exprimée, même difficilement acceptable pour celui ou celle qui la reçoit en pleine figure ; a sa place dans un débat. Toute confrontation, même difficile voire violente, à un certain moment met en évidence des idées ou des points tout à fait particuliers sur lesquels se rejoignent les gens... Et lorsqu'il y a ce "point commun" (qui souvent n'a rien à voir avec le fait d'être de telle ou telle sensibilité culturelle, sociale ou politique), alors "ce n'est certes pas gagné" mais c'est comme une porte qui s'ouvre sur un "espace d'humanité"...
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La pointe incandescente du regard, avec l'outil pour travailler
- Par guy sembic
- Le 17/02/2011
- Dans Pensée, réflexions, notes, tags
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La violence des événements, la beauté ou la laideur et la cruauté du monde, sont des "matériaux premiers" pour l'écriture...
Ces matériaux sont difficiles à travailler.
Ils ont une dureté que les meilleurs outils ne peuvent qu'à peine entamer.
Ils sont d'une si grande diversité qu'il faudrait sans cesse de nouveaux outils pour les travailler.
Il n'y a peut-être que le regard, un regard porté à incandescence et pénétrant à l'intérieur des matériaux, pour suppléer aux meilleurs outils.
Travaillés par le regard, les événements, la beauté, la laideur, la cruauté, l'étrangeté, l'absurdité du monde ; et tout ce qu'il y a d'indicible, de "peut-être vrai", de folie ou de raison dans le monde... Tout cela peu à peu prend forme.
Et par la forme, même par la forme inachevée, toute la brutalité qu'il y a dans la beauté ou dans la laideur ou dans l'étrangeté ou dans la dureté du matériau, disparaît sous la pression du doigt...
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La puissance ou la vanité des mots
- Par guy sembic
- Le 15/02/2011
- Dans Pensée, réflexions, notes, tags
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Je comprends l'idée de "puissance des mots" lorsque, des mots viennent les actes, les choix, les décisions, les comportements, les réalisations...
Je comprends que par les mots, l'on puisse maudire ou bénir, élire ou exclure...
D'ailleurs - et je le dis avec une certaine "gravité"- je comprends "beaucoup de choses" de tout ce qui se dit et s'écrit... à ma manière cependant. Et alors même que, tout à fait paradoxalement, je n'accepte pas "beaucoup de choses" de tout ce qui se dit et s'écrit soit dans l'émotion du moment, soit parce que "tout le monde ou presque le dit"...
Il y a à mon sens, dans les écrits du genre "journal intime" ou "récits et anecdotes de sa vie" ou ce qu'il est convenu d'appeler "autobiographie"... Et que l'on voit fleurir, se répandre, se jeter dans trois cent pages de livres ou sur des blogs ou sur des forums, tout comme l'esseulé qui se jette sur un sommier en pensant à une femme... Quelque chose d' aléatoire, de souvent malsain; parfois tragique, quelquefois drôle mais presque toujours assez vain...
Il y a à mon sens dans les propos sur toutes sortes de sujets d'actualité, de politique, de vie ou de "morale philosophique", que l'on voit aussi fleurir, se répandre et se jeter dans les livres qui ne sont pas des romans d'une part, mais surtout sur les blogs et les forums du Net d'autre part... Quelque chose de tout aussi aléatoire, malsain, tragique, drôle... Et tout aussi vain...
C'est vrai : un livre, à partir du moment où il est diffusé, vendu, existera toujours quelque part, dans quelque recoin, sur une étagère, dans un carton de vide grenier... (on ne peut brûler ou détruire si l'on s'y résoud, que l'exemplaire de ce livre que l'on a chez soi)... Par contre il suffit d'un clic sur le clavier d'un ordinateur pour supprimer définitivement un blog, un site, un forum même...
Soit dit en passant, il me semble difficile d'imaginer un blogueur supprimant son blog, sur le seul propos inamical de quelque "givré" ou sur le commentaire sévère mais justifié de quelque personne "ne mâchant point ses mots"...
Il serait – peut-être- plus probable quoique "assez peu banal" d'apprendre qu' un blogueur a supprimé son blog comme il se serait suicidé...
... Et il y a aussi le silence... Le silence comme une sorte de "réponse" à ce qui vient d'être exprimé par l'Autre, par les Autres... Et pouvant être interprété de si différentes façons toutes plus ou moins justifiables... Il y a le silence du consentant, le silence de l'indifférent, le silence du furieux, le silence du blessé.... ou encore le silence par incapacité de répondre...
Je n'aime pas le silence qui hurle... Le silence ne devrait jamais hurler : il est pire, alors, que de crier, et même que de "crier sur les toits"... Et c'est, je crois, l'un des plus mauvais refuges, que le silence qui hurle...
Il y a de ces refuges que finalement l'on trouve dans ce que la peur même de la confrontation nous force à surmonter : la peur de la confrontation devient alors si insupportable et d'un espace si fermé, que l'on se jette dans la perspective de cette confrontation comme dans les eaux supposées glaciales d'une rivière en furie... Mais les eaux ne sont peut-être pas glaciales, et la rivière, peut-être pas en furie mais animée d'un courant porteur...
De ces refuges que l'on trouve aussi dans l'interrogation, dans le doute, dans la dérision, dans l'incertitude et dans la reconnaissance du caractère aléatoire des choses, des êtres, de la relation, des dits et des écrits... Ce sont des refuges dans lesquels on souffre, mais qui demeurent ouverts...
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1950 - 2011 : deux mondes différents
- Par guy sembic
- Le 13/02/2011
- Dans Articles
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Peut-on regretter le monde de 1950 ? Peut-on avoir la nostalgie de ce monde là ?
Il me semble que seuls, aujourd'hui dans le monde de 2011, les enfants de 1950 devenus des gens de soixante ans, peuvent encore regretter le monde de 1950... Pour autant qu'ils furent en 1950, de jeunes Européens, de jeunes Nord Américains nés tout juste après la seconde guerre mondiale, soit les enfants des pays les plus avancés économiquement et technologiquement du monde d'alors, où commençaient à apparaître la télévision, les appareils électroménagers ; où il n'y avait pas de chômage, et où l'on vivait "petit" mais "heureux"... Selon eux, les gens de cette génération de l'après guerre.
Le monde de 1950 ? C'était pour plus de deux tiers de la superficie de ses terres (pays et continents) c'est à dire l'Amérique du Sud, l'Afrique tout entière, le proche et moyen Orient, et l'Asie dans son ensemble, avec l'Indonésie... Et la Russie des immensités Sibériennes, et une bonne partie de l'Europe continentale de la Pologne jusqu'à la Mer Noire et à la Méditérranée... Un monde d'un "autre temps" que celui du 20ème siècle des nations industrialisées de l'Europe de l'ouest et de l'Amérique du Nord... Sans télévision, sans électricité, et dans une misère généralisée pour des millions de gens soumis aux pires aléas de la vie... Un monde aussi "ancien" que le monde du Moyen Age Européen ou même que celui de l'Antiquité... Ou presque "néolithique" dans certaines contrées isolées de la planète... À l'exception toutefois des régions urbanisées ou portuaires...
Alors je comprends qu'un Français, qu'un Belge, ou qu'un Américain puisse avoir, à 60 ans, la nostalgie des années 50, et s'inquiète pour ses "vieux jours" prochains dans les années 2030... En face de ce monde contemporain qu'il ne comprend plus et qui lui apparaît si "étranger aux valeurs qui lui furent inculquées dans son enfance"...
Le monde de 1950 ? C'était encore le temps des grands empires coloniaux, l' "âge d'or" de la France, du Royaume Uni de Grande Bretagne et de quelques autres puissances Européennes encore présentes en Afrique... Et exploitant les richesses naturelles de tous ces pays proches ou lointains d'Afrique et d'ailleurs, sous l'étendard brandi avec orgueil, d'une "mission civilisatrice"... (souvent entachée de corruption et d'hypocrisie)...
C'est vrai : les milliardaires de 2011 ne sont plus les mêmes que ceux de 1950... Ils sont surtout plus nombreux... Un peu plus de mille aujourd'hui, et bientôt dix mille dans dix ou vingt ans... Cela fait de beaux jours en perspective pour les constructeurs de voitures haut de gamme, pour le tourisme, pour les industries du luxe et des loisirs... Et tous ces milliardaires entraînent dans leur sillage toute une faune hétéroclite de "nouveaux riches" sans cesse plus nombreux, devenus eux aussi, de grands consommateurs de produits de loisirs et de luxe, d'acquéreurs de biens immobiliers et de voitures...
C'est vrai : le monde de 2011 est "plus riche"... Mais aussi "plus riche partout"... Alors les prix montent, les marchés dans les villes et même dans les villages deviennent de grands bazars d'affaires à ciel ouvert, les boutiques se succèdent de chaque côté des rues et tout autour des places, les grandes surfaces commerciales ne cessent de s'agrandir ou de se rénover ou de s'implanter...
Mais si les "riches" sont plus nombreux, toujours plus nombreux... les "pauvres" sont aussi, plus nombreux qu'avant, et surtout... Partout, et en particulier là où ils étaient autrefois, considérés comme marginaux... C'est à dire dans ces pays qui étaient en 1950 des "pays riches" (et le sont d'ailleurs toujours bien que subissant une concurrence féroce de la part de nombreux autres pays)...
... Il y a bien là, à mon sens, toute l'essence de la fracture sociale la lus profonde et la plus grave de l'histoire de l'humanité, qui "soleille" comme dans une boîte de fer blanc ouverte à l'heure de midi par quarante degrés de température...
Et il y a aussi, toute l'essence des bidons dispersés dans tous les garages du monde, pour de nouveaux moteurs de relation humaine... Il y a ces étincelles qui voyagent aussi vite que la lumière et viennent allumer des feux pour avoir chaud et être éclairé là où ne dormaient autrefois que des braises...
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C'est avec le monde Arabe que cela commence...
- Par guy sembic
- Le 12/02/2011
- Dans Chroniques et Marmelades diverses
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Les Moubarak, Ben Ali, familles régnantes et militaires au pouvoir, les privilégiés et les milliardaires des régimes politiques et économiques, les polices omniprésentes, les prisons peuplées d'opposants, d'artistes et d'écrivains, la presse écrite ou parlée muselée, les livres interdits...
Tout cela dans le monde Arabe, c'était, cela devait être immuable... C'était une fatalité.
Et en quelques jours seulement, au mois de janvier en 2011 en Tunisie pour commencer, puis quatre semaines plus tard en Egypte, ce sont des millions de gens qui se sont révoltés et ont abattu deux statues géantes de pharaons !
Si "tout est allé aussi vite", c'est parce que la communication dans le monde d'aujourd'hui, par Internet et les réseaux sociaux, par la technologie dans la transmission instantanée de l'image, de la parole et de l'écrit, va aussi très vite, de plus en plus vite et de plus en plus loin partout dans le monde... Ce qui n'était pas le cas, par exemple, lors de la révolution Française en 1789, ou de la révolution russe en 1917...
Mais comment aussi, et même avec Internet et les réseaux sociaux, des millions et des millions de gens formant des foules à perte de vue peuvent-ils à eux seuls si nombreux soient-ils, faire tomber un régime politique, si à un certain moment dans l'évolution d'une insurrection généralisée, ils ne sont pas "soutenus" par tout ou partie des forces armées ou détenant quelque autorité ? Si tous ces millions de pauvres, d' indigents, de miséreux et de "laissés pour compte" d'un système économique, à un certain degré de corruption et de déliquescence d'une société tout entière, ne sont pas relayés dans leur résistance et dans leur révolte par d'autres millions de gens "un peu moins pauvres" voire relativement "aisés" qui eux, auparavant, ne "disaient rien" mais résistent et se révoltent aussi, désormais ?
Tremblez, dictateurs, magnats de l'industrie et de l'économie, gouvernants spoliateurs et escrocs, familles régnantes, banquiers, financiers, actionnaires, milliardaires... Du monde Arabe et de la Terre entière : vos jours sont comptés !
Le peuple Arabe vient de s'éveiller et de se dresser comme un seul homme en face des statues de deux grands géants, et d'autres peuples encore, d'autres dizaines de millions de gens dans le monde, pourraient bien suivre la même route à l'assaut de toutes ces places fortes qui passent pour "éternelles" et somme toute, "normales"...
Ce qui fait la force – et l'avenir- d'une révolution, c'est :
-Toute une marée humaine à perte de vue de gens ordinaires et sans fortune refusant la misère organisée et imposée au seul profit de quelques dignitaires de régimes ou de gouvernements ou de décideurs économiques.
-Le soutien et l'adhésion à la cause du peuple d'au moins une partie des forces sensées à l'origine servir par les armes et par la loi les seuls intérêts de ceux qui possèdent et décident.
-L'éveil et la réflexion de masses sociales qui ne peuvent plus se résoudre au silence, à l'indifférence, à la médiocrité et à l'injustice...