Articles de yugcib
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Un dimanche de février, dans un café, à Bayonne
- Par guy sembic
- Le 28/12/2020
- Dans Anecdotes et divers
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… C’était un dimanche de février mais dont je ne me souviens plus de l’année, peut-être en 2012 ou 2013 ?…
L’une de ces journées de février particulièrement clémentes et assez fréquentes, ensoleillées, telles que l’on peut en voir dans la région Aquitaine en particulier le long de la côte Atlantique, à Biarritz, à Bayonne par exemple…
Il devait être dans les 3h de l’après midi, je me promenais sous des arcades, le long de la Nive. J’avise un petit bistrot, trois clients à l’intérieur, attablés, le patron derrière le comptoir essuyant des verres… Je prend place à une table au fond et j’attends d’être servi… Le patron ayant fini d’essuyer les verres, se met à ranger des bouteilles ; une serveuse s’affaire un moment à l’intérieur puis sort et se met à nettoyer des tables devant le bistrot…
Sous les arcades ne passe presque personne, d’ailleurs ce dimanche là dans le coin, il n’y avait pas foule…
Un quart d’heure s’écoule puis une demi heure, personne, ni le patron ni la serveuse s’inquiète du client que je suis assis à ma table… Comme si je n’existais pas… Alors que j’avais bien été aperçu par le patron et par la serveuse…
Du coup, las d’attendre je suis parti sans un regard sans un geste, et me suis éloigné de ce bistrot dans lequel je fus un personnage totalement inexistant…
Je me suis dit que je devais peut-être avoir une tête qui ne revenait pas…
De toute manière, chaque fois que je suis allé à Bayonne, en divers lieux, des restaurants, des cafés, ou lors d’animations plus ou moins festives, je me suis senti inaccueilli, perçu étranger à l’atmosphère, au climat social de Bayonne et donc peu enclin à essayer d’y mettre du mien de mon côté… Je ne sais pas trop à quoi cela tient…
Peut-être que dans les rues de Bayonne, émane-t-il de ma personne, une sorte d’incapacité à me faire à l’esprit de cette ville et que cela doit se percevoir d’une manière ou d’une autre…
C’est la raison pour laquelle je ne “fantasme pas” loin s’en faut, lorsque quelqu’un parmi mes connaissances évoque Bayonne et fait plus ou moins l’éloge de cette ville, fait part de son vécu en tant que visiteur, promeneur ayant sillonné le centre ville, les abords de la Nive et de l’Adour, les quais, les arcades, etc. …
Depuis ce dimanche de février de je ne sais plus quelle année, je suis rarement revenu à Bayonne, et pas du tout depuis trois ans, la dernière fois c’était en 2017 à une époque où de grands travaux d’aménagement du centre ville étaient en cours, ce qui gênait considérablement pour la circulation, se diriger, et se garer…
J’ai aussi un autre souvenir de Bayonne, celui là d’une nuit de réveillon de passage de l’année 2000 à l’année 2001 ; ayant décidé de ne pas me résoudre à demeurer chez moi, une telle nuit de Saint Sylvestre, tout de même une nuit “pas comme les autres” où les gens, dans certaines villes de notre pays, se portent au dehors, dans les rues les plus animées, sur les places publiques et manifestent leur joie, dansent, font la fête, lancent des confettis, des serpentins, des pétards, des feux d’artifice…
J’étais arrivé à Bayonne vers 20h environ, et je déambulais au hasard dans les rues du centre ville, jusqu’au moment où vers 23h, je suis resté debout à observer l’animation, les gens festoyant, dansant, sur une grande place… À plusieurs reprises j’étais entré dans des cafés à l’intérieur desquels je n’avais pu m’approcher du comptoir tant les gens étaient proches les uns des autres, je me sentis alors étranger, personne ne me regardait, ne me faisait le moindre signe, pas le moindre regard, sourire, geste… C’était comme si tous ces gens se connaissaient entre eux, formant une sorte de grande famille ou plus précisément de confrérie, de communauté ; je voyais bien que j’étais là tel un personnage venu d’ailleurs, invisible, un intrus en somme…
Et durant les longues, vraiment longues heures que je passai dehors, debout et déambulant, par cette nuit froide, humide, de Saint Sylvestre à Bayonne, je me suis pour ainsi dire “ emmerdé”, n’en voyant pas la fin, épuisé que j’étais, une fois passés les douze coups de minuit…
Je ne me souviens pas avoir eu à ce point là, ailleurs qu’à Bayonne, que ce soit lors d’une nuit de réveillon de nouvel an ou à l’occasion d’un festival, d’une manifestation culturelle populaire, l’impression de me sentir aussi étranger, aussi perdu dans la foule, aussi seul, aussi invisible…
Je sais bien qu’en exprimant cela, en l’écrivant, cela peut paraître surréaliste, éloigné d’une vérité ou d’une réalité qui m’échappe, qui ne correspond certainement pas à ce dont peuvent témoigner beaucoup de gens s’étant rendus à Bayonne… Mais c’est ainsi, c’est là mon témoignage, il “vaut ce qu’il vaut”…
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À cru et à cœur et sans fioritures
- Par guy sembic
- Le 27/12/2020
- Dans Chroniques et Marmelades diverses
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… En cette période de fin d’année , de Noël et de Nouvel An, que l’on dit “être pas comme les autres” à cause du covid ; je me soucie assez peu – quoique cependant étant bienveillant et pouvant souhaiter du bonheur à tout le monde en particulier aux personnes de ma connaissance proches et amis – des gens apparemment heureux, en bonne santé, privilégiés autant de par leur situation de confort, aisance ; que de par leur relation familiale heureuse ou exempte de conflits…
En revanche ma pensée va aux esseulés, aux isolés, aux exclus des réunions de famille ou d’amis, aux gens qui jamais ne font la Une dans les assemblées joyeuses ou festives, du fait que ces gens ne se mettent pas en avant, ne cherchent en aucune façon à “s’exister”, paraître au mieux de leur personne de tous les effets possibles et imaginables…
Les associations communales regroupant des personnes autour d’activités collectives (sport, culture, loisirs, réunions, repas, bals, sorties promenades etc. …) étant toutes, à cause du covid, momentanément inactives et leurs locaux fermés, sont en période normale, les seuls lieux où ces personnes isolées, vivant seules, et de surcroît pour certaines “socialement invisibles”, peuvent avoir une existence, bénéficier de ce qu’il est convenu d’appeler le “lien social”…
Dans cette société individualiste, consumériste, bouffie d’orgueil, de faconde, de certitudes confortables, où les plus aisés autant par la parole que par ce qu’ils possèdent et sont sur eux, les plus “représentatifs”, les “mieux en vue” et souvent les plus méprisants à l’égard des humbles, des effacés, des simples, des vulnérables, occupent le devant de la scène et ne veulent surtout pas quitter la scène ; il n’y place que pour la réussite, que pour la performance, que pour le développement personnel, que pour ce qui est corollaire à la réussite, à la performance soit l’efficacité immédiate et non durable dans le mouvement et dans le sens de la marche du monde… Et “ça”, excusez moi toute la compagnie, mais je ne peux pas m’y faire ! “ça” me reste en travers de la gorge, me noue les boyaux, me fait “ruer dans les brancards”, “marcher en dehors des clous” ! … Et ça m’engage dans mes écrits, dans mes propos, dans tout ce que je produis, jusque dans mon apparence, sur mon visage, dans mon regard… Je peux pas travestir, ni finasser, ni “faire comme si” !
Merde et remerde aux orgueilleux, aux sûrs et imbus d’eux mêmes, aux méprisants, aux dévaloriseurs, aux outrecuidants ! À bon entendeur salut! … Mais bon, après le “bras d’honneur” (à m’en bleuir le creux du coude) que je leur fais… Au fond, je vous aime bien quand même les uns et les autres, du fait que ce que vous êtes tels que vous êtes, vous ne l’êtes qu’une seule fois dans toute l’éternité des quatorze milliards d’années de l’existence du cosmos…
Dans ce que vous êtes tels que vous êtes, y’a – un peu ou un peu plus c’est selon – le meilleur de vous mêmes…
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Racismes
- Par guy sembic
- Le 26/12/2020
- Dans Chroniques et Marmelades diverses
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… Je suis anti raciste mais, tout comme Pierre Desproges je souhaiterais que l’on orthographiât “racisme” avec “s” la marque du pluriel… ( racismes )…
Mais il faut dire que le terme de “race” ne peut s’appliquer à l’espèce humaine : il n’y a en effet, pour les Humains, depuis deux cent mille ans, qu’une seule espèce, “Sapiens”…
… Si le terme de “race” ne peut être retiré du Dictionnaire de la Langue Française, tout comme d’ailleurs de tous les dictionnaires des autres langues partout dans le monde, c’est parce que ce terme de “race” peut être pris dans un sens élargi par exemple, à des communautés ou groupes de personnes définis comme des “races” alors même qu’il ne s’agit pas de “races” à proprement parler… Et dans ce sens là, élargi, on peut parler de “racismes” (racisme au pluriel)… “Racismes” signifiant rejet, mise à l’index, de plusieurs catégories de gens jugés indésirables, ou trop différents pour que l’on s’entende avec eux …
Par exemple être, se présenter ostensiblement ou indirectement par des propos “laissant supposer que…” Anti juif, anti arabe, anti musulman, anti chinois, anti américain, ou homophobe ; c’est pratiquer du racisme dans le sens élargi de racisme…
Encore faut-il préciser que le sens élargi de racisme conduit ou tend à conduire au racisme dans le sens de race… ( terme de race que l’on s’obstine à appliquer à l’espèce humaine)…
Plus souvent même que l’on ne le croit, “racisme” au sens élargi s’amalgame à “racisme” au sens de “race”… ( C’est dire soit dit en passant, du niveau d’hypocrisie et de “gymnastique perverse des mots”, que l’on a atteint, notamment lorsque l’on s’évertue afin de paraître au mieux de sa personne devant les autres, en conformité avec ce qu’il sied d’être ou de ne pas être… Et que l’on use alors d’un sens détourné des mots )…
L’on ne peut pas tout à fait en dire autant, des chiens (de l’espèce canine)… Ainsi un épagneul est une “race” de chien, et un “fox terrier” ou un “labrador” en est une autre, de “race” de chien…
Les humains en dépit de leurs différences de visages, ont tous la même apparence physique, en gros une taille moyenne comprise entre 1 mètre cinquante et 2 mètres, la même morphologie en somme… Allez comparer un Saint Bernard avec un Teckel ! (rire)…
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Le rêveur
- Par guy sembic
- Le 26/12/2020
- Dans Pensée, réflexions, notes, tags
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… La lumière du clair de lune est une clarté qui dépend pour l’essentiel de la présence ou de l’absence de nuages dans le ciel… Mais elle est, cependant, cette clarté, complémentaire à celle du soleil que l’on ne voit pas, notamment durant les nuits de pleine lune…
La venue de l’aurore, la seule perception même, du lever du jour avant la vue qui nous apparaît du monde dans le cercle défini par la ligne d’horizon, n’est pas une punition : elle ne nous prive pas du souvenir que l’on a de la clarté lunaire, elle nous révèle au regard ce qu’il y a de tout premier dans la clarté diurne, du soleil surgi de l’horizon, qui nous fait “rêver éveillé” avant que, dans l’éclairage solaire embrassant le paysage à l’heure méridienne, nos rêves alors s’endorment… Car la punition, c’est les rêves qui s’endorment…
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Louis Aragon, ce 24 décembre jour anniversaire de sa disparition
- Par guy sembic
- Le 24/12/2020
- Dans Anecdotes et divers
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… L’une de ses citations parmi d’autres :
“Je crois encore qu’on pense à partir de ce que l’on écrit, et pas le contraire”
… Né le 3 octobre 1897 et mort le 24 décembre 1982, Louis Aragon a donc traversé cet “emblématique” 20 ème siècle sur le plan de la Culture, du Théâtre, du Cinéma et de l’Art…
Pourrait-il, vivant de nos jours, dans la culture du 21 ème siècle, encore écrire cette citation ?
À une époque où l’on écrit comme l’on parle et où l’on pense plus vite, même, que l’on ne parle ; et où l’on se soucie peu de donner du contenu, de la densité, et du sens, à la pensée, mais plutôt du panache ou de la cravache ?
… Ce que j'apprécie chez Louis Aragon, pour lequel j'ai, disons, une vénération quasi équivalente à celle que j'ai pour Albert Camus, c'est la diversité, la pluralité, la densité de son œuvre poétique, romanesque, littéraire, dans des styles et des registres différents, ainsi que le fait qu'il a été proche du mouvement surréaliste des années d'avant guerre, du Dadaïsme notamment ; et son engagement dans la résistance durant la 2ème guerre mondiale, engagement que l'on retrouve dans ses écrits, ses idées, ses poèmes, dans toute son œuvre en somme...
Peu d'écrivains - parmi les plus grands- du 20ème siècle (un siècle "emblématique" et "marquant" par l'ampleur et par le caractère de ce qui a été produit en Art, Littérature, Théâtre, Cinéma), peu d'écrivains, oui, ont à mon sens, une telle "envergure", ont eu une expression, des styles bien à eux, des registres, aussi différenciés...
Je vois mal -mais peut-être que je manque de recul, de connaissances approfondies et suffisamment diverses- comment notre siècle, le 21ème, pourrait parvenir à produire avec pourtant un aussi grand nombre d'écrivains, des œuvres de dimensions comparables à celles du siècle dernier.
Sans doute qu'Internet et les réseaux sociaux, l'écriture en ligne, la profusion de tout ce qui est exprimé "à tout va"... A-t-il "changé la donne" ("médiocrisé”, subverti, délayé, banalisé?)... Quoiqu'il en soit, il me paraît difficile de porter un jugement... Et d'ailleurs, lequel, avec quel regard?
Parfois je me dis que cette immense diversité et que ce si grand nombre d'écrivains, d'artistes, de producteurs, auteurs, aujourd'hui, même dans une médiocrité, dans une banalisation ambiante aussi généralisée ; c'est peut-être un "bien" ou une "porte plus grande ouverte", pour l'évolution de la Culture, pour la Civilisation... Une possibilité pour que davantage de talents, de "vrais talents" apparaissent et soient découverts...
Mais d'autres fois je me sens un peu désespéré, ou au moins pire, sceptique, du fait que je demeure conditionné, en tant que né au milieu du 20ème siècle, par la Culture du 20 ème siècle et ayant passé plus de la moitié de ma vie à la même époque que celle de ces "grands disparus" qui d'ailleurs pour certains d'entre eux, ne cessent d'être "remis en scène" (ou "revisités")...
Il me faudrait, peut-être, le regard des nés bien après moi, qui eux, n'ont pas connu le 20ème siècle (ou s'ils l'ont connu, c'est par leurs parents)...
Une question "grave" dis-je... Et "intéressante"... Quand elle n'est pas désespérante par moments (des moments dont on finit par se remettre)…
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Ce qui nous anime, en entretien ou en déshérence ?
- Par guy sembic
- Le 24/12/2020
- Dans Pensée, réflexions, notes, tags
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… La pensée qui nous anime, ainsi que tout ce que l’on est au plus vrai de soi-même, et aussi de tout ce que l’on veut être et le faire paraître ; c’est comme un jardin que l’on entretient, ou que l’on laisse sans l’abandonner, s’entretenir tout seul…
Mais il est bien difficile dans le jardin que l’on entretient au mieux, de discerner les herbes dont il serait avisé de se débarrasser afin que se développent les herbes qui sont bonnes et utiles.
Pour avoir appris à les reconnaître, ou par une intuition personnelle, une sorte de “seconde vue”, il arrive que ces herbes dont on se débarrasse soient traitées avec – comme je disais quand j’étais petit en voyant ma grand mère verser du désherbant avec son arrosoir dans les allées… Du “pipi atomique”…
Et ma grand mère disait : “on a beau les détruire, elles repoussent toujours, les mauvaises herbes”…
Alors me venait l’idée que si les mauvaises herbes ne repoussaient pas, les bonnes herbes ne repousseraient pas non plus…
Mais il y a encore plus difficile que de savoir ou de pouvoir discerner les herbes qu’il faudrait détruire, et les herbes qu’il faudrait laisser se développer dont l’utilité n’apparaît pas à priori : résister à l’inclination qui nous porte à cesser d’entretenir le jardin lorsqu’un environnement défavorable, hostile, survient et s’installe dans la durée…
Cependant, la friche installée, ayant envahi tout le jardin laissé à l’abandon ; la friche qui s’est développée selon la nature de l’environnement hostile… Demeurera – t – elle aussi improductive qu’elle le paraît ?
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Aimé ou existé ?
- Par guy sembic
- Le 24/12/2020
- Dans Pensée, réflexions, notes, tags
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… Se sentir important est une “affaire assez courante”, mais en vérité c’est à peine si l’on existe, même dans une grande visibilité…
Très souvent, le plus souvent à vrai dire, l’on n’est quasiment jamais “existé”…
Aimé, oui, on peut l’être, on l’est souvent…
Mais “être existé”, cela c’est “une autre affaire” ! Et, ce qui est curieux mais sans doute pas si étonnant, c’est que l’on peut ne pas être aimé par des personnes qui nous “existent” !
En fait, “être existé” serait une autre manière, différente, d’être aimé…
L’idéal étant à la fois d’être aimé ET d’être existé…
N’étant que rarement existé, l’on “s’existe” soi-même, et cela donne ce que ça peut…
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Validation par le Conseil d'État, de la fermeture des salles de spectacle
- Par guy sembic
- Le 24/12/2020
- Dans Chroniques et Marmelades diverses
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… Le conseil d’état valide la fermeture des salles de spectacles (théâtres et cinémas) jusqu’au 7 janvier 2021 “vu le contexte sanitaire de la crise du covid” – durant laquelle depuis le 15 décembre le nombre de contaminations ne diminue pas…
En revanche les lieux de culte notamment les églises et les mosquées sont ouverts, depuis le 15 décembre…
Donc, si je comprends bien, en face de la réalité selon laquelle il est POSSIBLE de fermer les lieux qui ne sont pas “essentiels” ou “indispensables” à la vie quotidienne, mais IMPOSSIBLE de fermer les lieux “essentiels” et “indispensables”, il y a là, de la part des “Hautes Autorités” (en l’occurrence la plus haute soit le Conseil d’Etat) une véritable non seulement injustice mais un illogisme…
En effet, pour s’alimenter, se fournir en produits nécessaires à la vie quotidienne il faut bien que les magasins d’alimentation et de produits de première nécessité restent accessibles, ouverts au public… Donc on ne peut fermer les épiceries, les boulangeries, les super marchés…
Mais les cinémas et les théâtres ne sont pas du pain, de la viande, des fruits, des légumes, du riz, des pâtes, du savon, du dentifrice… NI D’AILLEURS les églises et les mosquées !Alors pourquoi les cinémas et les théâtres fermés, mais pas les églises et les mosquées ?
C’est dire de la place que prend la religion dans la société… Ou plutôt de la place que l’on FAIT PRENDRE à la religion… par rapport à la Culture ! Alors même qu’une minorité en fait, de gens, sont vraiment croyants et pratiquants réguliers (tous les dimanches ou presque à la messe), du moins parmi les Chrétiens (en revanche parmi les Musulmans il y a davantage de croyants pratiquants)…
Bon il est vrai aussi que pour la Culture, celle notamment du Théâtre, Opéra, grande musique, cinéma dit d’art et d’essai, là, “il n’y a pas foule” du moins pas autant que pour les “produits et loisirs culturels censés faire la Culture” !
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La liberté a un prix
- Par guy sembic
- Le 23/12/2020
- Dans Chroniques et Marmelades diverses
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… Autant dire qu’elle se paye par l’acceptation des conséquences s’ensuivant, individuellement, à l’exercer, sa liberté!
“Qu’est-ce que c’est”, dis-je, “cette société individualiste et consumériste, où tout le monde veut faire ce qu’il veut comme il veut, sans avoir à subir les conséquences de ses choix ? “
Bon sang, les anti vaccin covid, ils voudraient en même temps pouvoir se rendre dans les cinémas, prendre le train ou l’avion, aller au restaurant, n’avoir plus à subir certaines contraintes?
C’est “assez symptomatique” cette société actuelle, occidentalisée à quasiment l’ensemble de la planète par ses modes de vie et de consommation tendant à s’uniformiser, dont la plupart des composantes y compris les moins favorisées de ses composantes… Attachée à ses libertés individuelles acquises il faut dire par les luttes menées par les générations précédentes, qui veut à tout prix sauvegarder ses libertés, mais dans les libertés à vrai dire, celles qui se prennent au détriment de la liberté des autres, celles qui font taper du pied, des poings et des mots dès lors qu’elles sont remises en question pour des raisons indépendantes de la volonté des humains, de la volonté même des “encadrants”, des gouvernants, des décideurs, quoique s’exercât, se manifestât ou se renforçât, cette volonté des gouvernants et des décideurs…
… Un possible prochain décret du gouvernement, imposant aux gestionnaires et exploitants (restaurateurs, cafetiers, transporteurs de personnes en taxi, car, train, avion ; gérants de salles de spectacle, médiathèques, musées) et, d’une manière générale en tout lieu public ; de demander à toute personne se présentant, de fournir un certificat médical preuve de vaccination covid (lorsque la vaccination aura été effective et généralisée à l’ensemble de la population) ou un test covid valide… Fait débat…
Déjà, première question se posant : si un tel décret est promulgué, comment les autorités (police, gendarmerie) pourront-elles contrôler si oui ou non, tel restaurateur, cafetier, gérant de cinéma, etc. … Applique en son lieu d’exploitation, les dispositions de ce décret ?
Par exemple, quel restaurateur n’ayant qu’une clientèle assez limitée, acceptera de se conformer à cette obligation de demander à un client s’il est ou non vacciné et de fournir un document attestant , alors même que s’il refuse l’entrée dans son établissement à des personnes non vaccinées, il perdra forcément une partie de sa clientèle ?
Ensuite, deuxième question se posant : est-ce que ce décret, jugé par beaucoup “liberticide” (chacun a le droit d’avoir son opinion personnelle en fonction de ce qu’il croit, de ce dont il a eu connaissance), est conforme à la Constitution Républicaine de la France en ce qui concerne l’exercice des libertés individuelles ?
Ou, en rapport avec cette question des libertés individuelles définies et garanties par la Constitution, est-ce que, dans une situation de crise sanitaire ou sociale grave, ou de guerre ou de catastrophe naturelle, où des mesures précises et exceptionnelles doivent être prises – et la pandémie de covid en est une, de ces crises graves – les libertés individuelles, du moins certaines de ces libertés, peuvent elles faire l’objet d’une révision, d’un aménagement, d’une “remise sur la table” en quelque sorte ? (Ma réponse est oui)…
Dans le débat qui agite la société, et notamment les réseaux sociaux, je me sens enclin à être plutôt favorable à ce qu’il est convenu d’appeler une “discrimination” (ou différenciation) entre les personnes qui seront vaccinées et celles qui ne le seront pas… La crise du covid étant à mon sens suffisamment grave pour que l’on en arrive à effectivement devoir faire une différence entre les uns et les autres, pour le vaccin ou le test covid…
Cela dit, en ce 21 ème siècle déjà bien avancé, et vu les menaces qui se précisent, environnementales liées au changement climatique, aux conflits et guerres possibles, à des pandémies virales autres que celle du covid… La question des libertés individuelles et de l’individualisme en général, devra certainement et forcément être “remise sur la table”… Surtout si l’espèce humaine se trouvait menacée et qu’il fallait agir en sorte qu’elle ne disparaisse pas complètement…
Nous ne sommes plus dans la seule optique ou le seul contexte de la violence et des projets des dominants. Ni même dans le seul cadre d’une “vision complotiste”; tout cela même avec la réalité de la violence et des projets des dominants continuant à exister, et quand bien même l’on considèrerait la “vision complotiste”, tout cela, oui, est dors et déjà dépassé, ne se situant plus dans la dimension qui était celle dans laquelle on se trouvait jusqu’alors…
Conclusion : liberté de se faire vacciner ou non, OUI… Mais si NON, alors, il faut que celles et ceux qui choisissent de ne pas se faire vacciner, acceptent de ne pas pouvoir se rendre dans les restaurants, prendre un train, un avion, aller au cinéma… C’est un peu la même histoire cette affaire là, que “le beurre et l’argent du beurre” !
Merde, qu’on se le dise! Et stop à tous ces débats polémiques où chacun veut voir raison contre son voisin, où chacun se crispe, “fait un caca nerveux” sur Facebook, sur Twitter, y va de son individualisme forcené ostentatoire bourré de parti pris et de préjugés ! Que ça cesse tout ça! Un minimum de réflexion (autant que possible dans une logique d’interrogation plutôt que dans une logique fondée sur une morale de ce qui est bien ou mal) !
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"Il n' y a pas d'amour heureux"
- Par guy sembic
- Le 23/12/2020
- Dans Pensée, réflexions, notes, tags
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… Georges Brassens chantait “ Il n’y a pas d’amour heureux”… Je dis pour ma part “qu’il n’y a pas d’ennemour heureux”…
Sans doute, je pense, que Georges Brassens sous-entendait “qu’il y a parfois de l’amour heureux”… Dans la mesure où une affirmation énoncée, ou formulée… A -en principe – son contraire, non exprimé – mais néanmoins bien réel…
C’est le cas pour l’amour, qui est malheureux ou heureux selon la situation de relation entre deux êtres, à tel moment, en telles circonstances et ou pour un temps de durée variable ou même définitive parfois…
En revanche, l’ennemour n’est JAMAIS heureux… Puisque n’étant qu’une parodie, une imitation, un “ersatz” d’amour… Et que, dans le “meilleur des cas”, lorsque l’ennemour “singe” à s’y méprendre, l’amour, il entretient l’illusion du bonheur dans laquelle l’on se résigne à vivre sans savoir que l’on se résigne…
Puisse alors, cette illusion du bonheur, durer jusqu’à ce que se ferment nos yeux et s’arrête notre respiration, à quarante comme à cent ans…
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Le discours officiel
- Par guy sembic
- Le 23/12/2020
- Dans Chroniques et Marmelades diverses
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… Le “problème” – en fait “énorme” – et qui devrait à mon sens “porter à réflexion”, faire l’objet d’un regard aussi libre que voyant (voyant mais pas forcément “visionnaire”)… C’est que le “discours officiel” ou, plus généralement la “pensée commune – de mode ou d’époque – en somme ce que j’incline, comme d’ailleurs beaucoup de mes compatriotes, à définir “pensée unique” et m’incite à souvent me situer “en dehors des clous”, à “ruer dans les brancards”…
C’est que le “discours officiel”, celui des gens qualifiés dans leur domaine de compétence, celui des gouvernements (fondés sur la démocratie tendance droite, gauche ou centre), celui des gens qui dirigent, organisent, celui des gens qui sont formés pour nous enseigner, nous éduquer… Est un discours qui, tout comme le discours qui lui est et se fait contraire, contient une part de ce que j’appelle une “vérité intemporelle” ou si l’on veut une “vérité d’ordre naturel”, une “vérité” pour ainsi dire qui se situerait “au delà de la pensée humaine” et en quelque sorte s’apparenterait à une “mécanique universelle” (évidemment très complexe, cette “mécanique”)…
Il en est ainsi, par exemple, de ces “valeurs culturelles, républicaines, portées par la France d’Emmanuel Macron notre actuel président, de ces mêmes valeurs qui furent aussi portées par la même France du général De Gaulle, de Georges Pompidou, de François Mitterand, de Jacques Chirac…
Nul ne peut, pas même les gens appartenant aux composantes sociales les plus contestataires, nier, piétiner, invalider, rejeter ces “valeurs” là…
Mais elles sont – il faut dire – ces valeurs là, davantage de l’ordre du “discours” que de l’ordre de l’agissement… Et c’est de là que vient, que se précise le “problème”…
Peut-être – je n’en suis pas vraiment si sûr que cela – que le “décalage” entre le discours et l’agissement, à notre époque (années 2010-2020) est-il plus marqué qu’il ne le fut avant, par exemple du temps des années 1980 – 1990… Peut-être…
Il y a cette part de sincérité, de bonne volonté, dont on ne peut pas dire qu’elle n’existe pas, et qui rejoint cette part du meilleur de soi-même de chacun d’entre nous…
Et il y a cette part d’obscurité, d’ambiguité, du “moins bon de soi-même” qui est en nous, chacun de nous…
Et le “discours” qui contient la part de “vérité”, est souvent “instrumentalisé” ou utilisé dans une perspective, un projet, un dessein de domination, de contrôle de la société, de renforcement de pouvoirs déjà existants… Parfois même de prédation…
Il y a aussi un “problème” avec la réflexion.
C’est que la réflexion se fait quasiment toujours dans un esprit “manichéen” (entre le bien et le mal, le moral et l’amoral), et qu’elle s’argumente plutôt dans une logique de recherche de l’acceptable, du recevable ; que dans une logique d’interrogation incitant à la recherche d’un passage, d’une voie possible là où rien de probant n’apparaît…
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Résignation ambiante
- Par guy sembic
- Le 22/12/2020
- Dans Chroniques et Marmelades diverses
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… J’observais récemment, lors d’un déplacement pour me rendre en un lieu de promenade aux alentours de la commune où je demeure, assez proche de bretelles circulaires d’accès à une voie rapide (4 voies) de contournement de cette commune ; les travaux d’aménagement d’un terrain destiné à un lotissement de maisons individuelles avec déjà la mise en place des bornes d’électricité, le creusement de tranchées pour le raccordement de l’eau de la ville, les piquets de délimitation des lots…
Un terrain aménagé donc, pour accueillir une quinzaine de ces maisons de constructeurs homologués, bâties en quelques jours sur des lots de 700 mètres carrés…
Et je me faisais cette réflexion :
“C’est fou ce que les gens, aspirant à posséder un “petit chez soi” bien individualisé avec un bout de terrain bien clôturé (une épaisse et haute haie végétale ou bien un mur d’au moins un mètre cinquante de hauteur ou encore une palissade tout aussi haute, faite de fausse verdure… Et avec un portail “assez balaise et d’apparence cossue” s’ouvrant et se fermant automatiquement) ; c’est fou ce que tous ces gens sont enclins à accepter de vivre, d’habiter dans des lieux sans aucune magie, de paysages urbanisés, bétonnés, de proximité de voies rapides ou d’installations industrielles et commerciales, de hangars et de constructions métalliques et de matériaux composites, tout cela avec dès la tombée de la nuit, des lumières artificielles d’enseignes, des lampadaires en longues files, et toute la journée durant, le bruit de la circulation des véhicules dont des camions, une bruissance continue qui ne s’arrête jamais pas même au plus profond de la nuit…
C’est dire de cet état général de résignation, d’acceptation, d’indifférence, d’abdication, de consentement tacite, d’inertie à agir, à réfléchir, à se questionner, qui fait le “fond du tableau” de la société dans laquelle on vit au quotidien…
Cette résignation qui incite à l’acceptation d’un environnement bruyant, voire parfois hostile du fait de toutes sortes de nuisances…
Certes, n’importe laquelle de ces maisons standardisées de lotissement, même proche d’une bretelle d’autoroute ou d’une ZAC, c’est “toujours mieux” qu’un 2 ou 3 pièces en ville dans un immeuble de 6 étages, ou dans une tour de 15 étages d’une banlieue de grande métropole…
Mais ce n’est encore pas le “décor” si hostile, si bétonné, si industrialisé qu’il soit, ce n’est pas la tour de 15 étages ou le lotissement proche de la ZAC, ni l’HLM de 4 étages de “logements sociaux” qui fait la déshumanisation à vrai dire, qui fait que la relation humaine ne puisse vraiment exister ou qu’elle se détériore…
C’est cet état d’esprit généralisé, fait de résignation, d’acceptation, d’émerveillements que l’on a pu avoir dans son enfance qui se sont décolorés au contact des dures réalités de la vie, cette renonciation à espérer, à agir, à s’exprimer, ce recul de la capacité à s’interroger et à réfléchir, c’est tout cela, oui, qui a fait la vie telle qu’on la subit en l’acceptant telle qu’elle est, et qui nous a réduits à être des “individus” plutôt que des “personnes” !
C’est cet état d’esprit généralisé, qui est celui de gens vivant aussi bien dans un environnement de nuisances péri urbaines qu’en territoire rural ou en village, qui envahit l’espace social partout…
Mais il faut dire – et je le dis, j’en suis intimement convaincu – ce qui a été perdu, effacé, oublié, peut être retrouvé car il existe toujours au tréfonds du cœur des gens ! Il existe toujours et il faut peu de chose, une volonté, un regard, un sourire, trois mots juste au bon moment qu’il faut, pour que “ça se réveille” !
En revanche, toute agression faite dans une violence brute, réductrice, lapidaire, au contraire, empêche le possible réveil, ferme la porte d’accès en quelque sorte ! Et renvoie à cet individualisme forcené et ambiant qui mène ce jeu où l’on est à tous les coups, perdant…
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Coup de gueule du jour
- Par guy sembic
- Le 22/12/2020
- Dans Chroniques et Marmelades diverses
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… En écoutant hier à midi, le lundi 21 décembre, l’émission d’André Bercoff à la radio, j’ai été horrifié d’apprendre que la jeune femme élue Miss France tout récemment, ait pu faire l’objet, à cause de ses origines juives, de quarante mille tweets et commentaires sur les réseaux sociaux, injurieux d’une violence et d’une abjection extrême, de la part de ces quarante mille abrutis antisémites et racistes dont les propos sont absolument scandaleux, révoltants !
Quarante mille ! Oui, est-ce possible dans notre pays, la France ? L’on se croirait revenu au temps des nazis, du régime de Vichy et des jardins et lieux publics pancartés “interdit aux juifs et aux chiens”!
Merde, en plus du connard de “papa corona”, il faut encore se peler la pourriture antisémite et le terrorisme islamiste !
Du coup, il faut vraiment s’accrocher pour ne pas se laisser anéantir par la laideur du monde, et pour faire comme le gamin de quatre ans qui se hisse sur les wagons empilés de son train en bois, pour voir le ciel ou la mer par la fenêtre au dessus de lui !
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La violence faite à la Culture
- Par guy sembic
- Le 22/12/2020
- Dans Chroniques et Marmelades diverses
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… Ce sont les “pseudos artistes” et les “pseudos intellectuels” qui, en triste vérité, parlent de violence faite à la Culture et dénoncent les autorités publiques ou gouvernementales qui, à leurs yeux, sacrifient la Culture sur l’autel de la marchandisation devant lequel prie et se prosterne toute une clientèle de bâfreurs dont en particulier, soit dit en passant, eux-mêmes ces “pseudos artistes et pseudos intellectuels” qui, tous comme les autres “consommateurs lambda” des “gens ordinaires” emplissent leurs paniers d’achat sur Amazon et sur les grandes centrales d’achat du Net…
Et, qu’achètent-ils, tous ces consommateurs dont ces pseudos artistes et intellectuels bardés ou non de formation universitaire ? Sinon en majorité ce qu’il est convenu d’appeler des “produits culturels” ? Comme si les “produits culturels” faisaient la Culture !
En revanche les “vrais artistes” et les “vrais intellectuels”, eux, ne font pas autant de “tapage” et on ne les voit guère “raminer” à longueur de page sur les réseaux sociaux – sauf peut-être pour présenter ce qu’ils produisent d’œuvres de leur cru…
La plus grande violence faite à la Culture – et aussi à ce qu’il y a de meilleur dans la relation humaine… C’est la violence qu’exerce ce “putain de virus” qui ne fait pas de différence entre une salle de spectacle et une galerie marchande de grande surface commerciale…
Dire ou plutôt clamer que l’autorité publique “assassine la culture” c’est, en somme, énoncer une réalité qui dissimule une autre réalité étant celle dont on se satisfait et qu’on ne souhaite pas voir disparaître, autrement dit la réalité des produits culturels censés faire la Culture…
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La Chine, grande gagnante de la pandémie covid
- Par guy sembic
- Le 21/12/2020
- Dans Chroniques et Marmelades diverses
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… Le monde “coronavirique” de 2020 aura été celui – inquiétant – du renforcement de la puissance économique, de l’influence, de la domination de la Chine ; de l’ affaiblissement de l’Europe, de la perte de considération et de crédibilité des USA dont la puissance militaire demeure cependant prépondérante…
Par des moyens qui ne sont pas militaires, la Chine mène un combat, une guerre pour ainsi dire, contre les deux blocs que sont l’Europe et les USA. Une entreprise organisée, planifiée, de conquête, d’hégémonie, de domination de l’ensemble de la planète par ses implantations, ses investissements, ses installations et bases ou “têtes de pont”… Et cela par une politique menée par son parti dirigeant à savoir le parti communiste chinois version mondialisation fondée sur la technologie, le numérique, l’informatique, la prise de pouvoir dans les domaines industriels, la main mise sur les grandes centrales de données… En fait sur toutes les sociétés de la planète jusque même dans les modes de vie et de consommation des gens, partout dans le monde ; et avec un renforcement du contrôle à distance des populations.
En somme le “grand gagnant” de la crise “coronavirique” de 2020, c’est la Chine, et les perdants sont l’Europe et les USA.
Si l’on considère la période initiale de la pandémie de covid, entre décembre 2019 et mars 2020 l’on s’aperçoit que durant cette période et en particulier jusqu’au mois de février, où la Chine et les pays asiatiques étaient les plus touchés voire même encore les seuls touchés, et à peine à l’époque l’Europe et l’Amérique ; le nombre de contaminations, de malades hospitalisés, en réanimation ainsi que le nombre de morts par rapport à une population d’un milliard et demi d’habitants a été moins élevé, bien moins élevé en fait, en Chine et pays asiatiques, que ce que l’on a pu par la suite observer en Europe avec cinq cents millions d’habitants, et avec les USA trois cent soixante millions… Même si les chiffres annoncés officiellement par les autorités chinoises sont sous évalués…
Et il ressort que, passé la fin du printemps 2020, les contaminations, le nombre de malades, et donc de morts, en Chine, a considérablement diminué, à tel point qu’à la saison hivernale présente 2020/2021, il semble que la vie quotidienne des Chinois soit redevenue quasiment ce qu’elle était avant la pandémie désormais passée, en Chine… Alors qu’en Europe et aux USA la pandémie ne cesse de sévir, vague après vague, une 2ème, une 3ème, on n’en voit pas la fin!
Il y a là, de quoi s’interroger!
D’ailleurs remarquons que les médias d’information ne font qu’à peine état, de reportages télévisés où l’on voit des gens sans masque dans les rues de grandes villes chinoises, en ce mois de décembre 2020… Assez curieux, en effet !
De quoi, oui, s’interroger au sujet d’une pandémie virale qui, présentement, impacte plus des deux tiers des pays de la planète… Mais pas la Chine!
Bon, il et vrai que les autorités chinoises filtrent drastiquement les entrées d’étrangers sur leur territoire et qu’ils ont pris des mesures de protection tout aussi drastiques qui ont sans doute été très efficaces…
En attendant, leurs avions cargo atterrissant dans les grands aéroports d’Europe, leurs porte-containers géants à destination des ports européens, continuent d’affluer de plus belle !
Il faut déjà imaginer les capitaux et les moyens financiers dont dispose ce pays, la Chine, et en conséquence ses capacités d’investissements, cette énorme masse d’argent qui est en partie utilisée pour alimenter les budgets des pays emprunteurs…
Avec un marché intérieur d’un ordre presque équivalent à celui de la population européenne soit le tiers environ de la population chinoise, et un marché extérieur tous les autres pays confondus, d’un milliard et demi de consommateurs, ce qui représente deux milliards d’humains en tout, d’acheteurs potentiels, de gens dont les revenus leur permettent de consommer…