Iran : de grandes interrogations surgissent

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  • Le 01/03/2026 à 08:37
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… En premier lieu, le risque…

 

Certes important et qui va dans le sens de ce que dit le Président Français Emmanuel Macron ainsi que plusieurs dirigeants de l’Union Européenne, craignant un embrasement du conflit au Moyen Orient pouvant déboucher sur un conflit majeur – entre grandes puissances en fonction des intérêts des uns et des autres ; dans l’incertitude concernant les alliances existantes et (ou) nouvelles – entre un « autre » régime en Iran demeurant islamiste (ou un régime souhaité par les occidentaux) et la Chine de Xi Jinping et la Russie de Vladimir Poutine ; dans la possibilité d’un « remake » de ce qui s’est passé en Iraq en 1991 après la chute de Saddam Hussein…

 

Cependant ce risque – aussi important qu’il soit – était et est « un risque absolument nécéssaire à prendre par les Israéliens ET par les Etats Unis d’Amérique de Donald Trump.

La nécéssité absolue de ce risque tient au fait – évident- que Ali Khamenei et son régime appuyé sur les Pasdarans et sans doute aussi sur environ 10 à 15 % de la population Iranienne « vraiment musulmane, traditionaliste et donc résolument islamisée » n’est pas très loin s’en faut un « interlocuteur » mais un ennemi irréductible anti-occident constituant un danger réel notamment pour Israël… Il faut donc, pour les Israéliens, les Américains et les Européens, que ce régime des Mollahs s’appuyant sur une armée, sur un programme nucléaire militaire, sur une force de pouvoir… Ou qu’un régime de même type qui succèderait à celui des Mollahs, soit détruit, totalement détruit, avec toutes ses capacités de nuisance détruites également…

 

En ce qui concerne la possibilité d’un « remake » de ce qui s’est passé en Iraq en 1991, il faut bien prendre en compte le fait que 10 à 15 % de la population Iranienne reste islamiste traditionaliste et que c’est cette partie là de la population qui détient la force, les armes, le pouvoir, la police, l’autorité et qu’une révolution interne – du reste de la population Iranienne- devrait forcément combattre (guerre civile dans laquelle interviendraient des troupes au sol américaines notamment)…

 

Pour que la majorité des Iraniens opposés aux Mollahs soit « du côté » des Israéliens et des Américains, il ne faut donc pas que ces derniers fassent de « victimes collatérales » dans la population civile lors de leurs opérations miliatires – attaques de drones, de missiles, bombardement, anéantissement d’installations militaires…

Soit dit en passant, la destruction dans le sud de l’Iran, d’une école ayant entraîné la mort d’une cinquantaine d’enfants, « serait plutôt le fait d’un bombardement ordonné par le régime des Mollahs afin de faire croire à la cruauté des Israéliens et des Américains (les Mollahs étant tout à fait capables d’une telle ignominie, d’un tel assassinat, afin de dresser l’ensemble de la population contre « ces agresseurs que sont les Israéliens et les Américains »…

 

… Ensuite il y a cette question des alliances – présentes et à venir ou de différente nature – entre l’Iran « autre » et la Russie et la Chine…

Et aussi la question de l’Islamisme radical, jihadiste, terroriste et du danger que représente pour l’Occident, l’Islamisme…

En ce qui concerne l’Islamisme, la « clé de voûte » est – c’est évident- l’oppostion millénaire -depuis l’origine de l’Islam- entre les Sunnites et les Chiites : l’Iran est Chiite mais l’Arabie Saoudite, les Emirats, le Qatar sont Sunnites…

Si l’Arabie Saoudite et le Qatar ont financé, armé, des groupes islamistes terroristes qui eux sont essentiellement sunnites ; ils ne financeront pas, n’armeront pas des Iraniens Chiites terroristes… Et en conséquence, la menace terroriste venant de l’Iran Chiite, « pèsera moins lourd » sur le monde occidental (à l’exception d’Israël) – mais tout autant cependant, sur l’ensemble du Moyen Orient…

 

En ce qui concerne les alliances, un Iran qui serait désormais favorable à l’Occident (par exemple comme on pourrait l’espérer « républicain, démocratique et délié du religieux ») … Ne serait-ce que pour son développement économique de marché, continuerait de vendre son pétrole aux Chinois et aux Russes et de faire commerce de ses ressources avec les autres pays du monde « clients »… Et en ce sens, les russes et les chinois ne seraient plus les « seuls clients privilégiés » et peut-être ? Que la Mer Caspienne servirait « un peu moins » de « voie de passage » aux transporteurs d’énergie fossile vers la Russie de Poutine… Et que question armement, un Iran favorable aux Occidentaux, cesserait de vendre du matériel militaire – des drones et des missiles- à la Russie (on peut l’imaginer)…

En revanche un Iran qui demeurerait république islamiste « transformée » (plus « acceptable » si l’on veut en tant qu’interlocuteur), n’aurait aucun avantage pour les Occidentaux et serait toujours un danger pour Israël…

 

Autre question également : est-ce qu’une résistance Iranienne (85 à 90 % de la population « non armée » ou « en partie armée » ou avec de l’aide américaine) parviendrait à renverser le régime des Mollahs et des Pasdarans, régime détenant la force et retranché dans des abris sousterrains centres de commande ?

Et est-ce que Donald Trump dans ses visées de l’Ordre du Monde « version Trump », se préoccupe vraiment de l’existence d’un Iran démocratique et républicain ? Et idem pour Xi Jinping ?

 

Ainsi cette page « 28 février 2026 » qui est en train de se tourner dans le « Grand Livre de l’Histoire » est-elle plus incertaine que réelle dans ce qu’elle va révéler… Mais « elle tourne », la page, ça c’est sûr !

 

 

 

 

Iran

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