Articles de yugcib

  • Elle est où l'irresponsabilité ?

    … Il ne semble guère “être dans la pensée ou dans l’expression publique qui convient”, en ces temps d’accélération de contamination covid, d’entrées en hospitalisations et en services de réanimation en hausse ; d’ironiser au sujet du port du masque, de s’exprimer par exemple ainsi :“ devra-t-on encore porter un masque lorsque plus de la moitié de la population aura été vaccinée et que les “cas graves” de covid auront alors beaucoup diminué”…

    Ironiser, en quelque “saillie” plus ou moins iconoclaste sur le port du masque, dire “qu’on en a marre du masque”, en public, dans une conversation, ou, de surcroît par exemple dans un “courrier des lecteurs” de quelque grand quotidien régional ; C’est – aux yeux de celles et ceux de nos concitoyens qui inclinent “par la force des choses” à se conformer à un ordre prescrit, à une obligation faite à tout le monde (et que d’ailleurs ces celles et ceux, implicitement ou tacitement en leur for intérieur approuvent et intègrent dans leur vie au quotidien) – c’est dis-je, à leurs yeux : “passer pour un irresponsable”…

    Merde! Ça serait donc “très malvenu” de dire que le masque c’est comme une capote sur le visage ?…

    Merde! … “Irresponsable”…

    Qui sont -ils, réellement, les irresponsables ?

    Avec leur “sagesse consensuelle”, leur “bien-pensance”, leurs “leçons de morale”, leurs soumissions et obéissances, leur fatalisme, leurs évitements des questions qui fâchent, leurs frousses, leurs complaisances, leurs hypocrisies, leurs inclinations à se “couler dans le moule”?

    Dans une corniflarderie généralisée consumérisée qui pue le vinaigre et la crevette ammoniaquée, qui s’étale tels de grands plats ovale de beurre d’escargot dans les vitrines de traiteurs… Ça serait plutôt là qu’elle serait l’irresponsabilité, d’autant plus qu’elle est “boostée médiatisée orchestrée” par toute une “diaspora” de gens qui gèrent la planète, ses sols, son atmosphère, ses eaux, ses modes de vie et de consommation à grand renfort de pesticides autant dans les bouffes que dans les cervelles !

    Merde, des capotes, des masques, autant que des casquettes avec écrit “New York” dessus, des tee-shirts “Fly Emirates” et des lunettes de soleil dans les cheveux… On en a partout, on en est infesté, barricadé de tous côtés !

     

     

  • Les 70 ans de papy Fernand (petite histoire)

    … C’est papy Fernand, de son nom (état civil complet ) : Fernand Albert Léon André Luigi CORNERE ( Luigi en souvenir d’un arrière grand père d’origine Italienne )…

    Fernand fêtera ses 70 ans en 2022, c’est un passionné de football, jusqu’à présent tous les quatre ans, il a été un suiveur de toutes les coupes du monde de football, à ses frais ; il a fait à chaque fois le voyage et séjourné en hôtel dans la grande ville où se déroulait la coupe du monde, quelque soit l’endroit, même sur un autre continent que l’Europe… Cinq semaines environ durant lesquelles il a assisté à tous les matches…

    Papy Fernand est l’un des trente ou quarante membres d’une famille qui, sur Familéo, porte pour nom (intitulé) “Fernand et Germaine CORNERE ” et dont la composition inclut les enfants, les petits enfants et leurs épouses et enfants, quelques collatéraux avec leurs conjoints et leurs enfants…

    En l’honneur des 70 ans de papy Fernand en 2022, les membres de la famille décident de lui payer le voyage et le séjour avec les entrées dans les stades, pour la coupe du monde de football au Qatar…

    Mais Ursulin, le “vilain petit canard” de la famille, un peu “anarchiste sur les bords assez contestataire de la société de consommation loisiresque”, déclare qu’il ne participera pas à cet élan de générosité de la part de la famille et qu’il ne faut pas compter sur lui pour donner un seul euro de sa poche pour papy Fernand fana de foot, et qu’il souhaite que cette coupe du monde de football au Qatar en 2022, capote à cause d’un événement planétaire dramatique (par exemple une nouvelle pandémie de covid, beaucoup plus sévère que celle de 2020/2021)…

    L’on arrive en 2022, la coupe du monde a bien lieu, pas de nouvelle pandémie de covid ni autre catastrophe planétaire…

    L’avion, un Airbus 380 dans lequel Papy Fernand et sa femme Germaine ont pris place à destination du Qatar, début juin 2022, pour une cause inconnue explose en vol au dessus de la Mer Rouge… Aucun survivant…

     

    … Bon cela dit… Peut-être qu’il y a dans beaucoup de familles, quelque “vilain petit canard un peu dérangeant”…

     

    … Suite et fin de l’ “histoire” :

     

    Cinquante ou soixante ans après la dramatique disparition de Fernand et de Germaine, dans le crash aérien au dessus de la mer Rouge à 2 jours du début de la coupe du monde de football au Qatar en 2022, la cousine Elisabeth, d’un petit fils d’Ursulin prénommé Osirius ( une cousine “vilaine petite canarde” de la famille de l’époque - on doit être dans les années 2080), retrouve dans le grenier de la maison des parents d’Osirius, en farfouillant dans des “vieilleries”, un carton recouvert de poussière contenant des dessins et des écrits d’Ursulin… Un carton qui, on se demande comment, a été sauvé de plusieurs réaménagements et débarras dans la maison d’origine qui, à l’époque était habitée par Ursulin…

    Elle en fera, la cousine Elisabeth, des dessins et des écrits d’Ursulin, son “expo de chevet”…

     

     

  • L'immunité du vaccin covid

    … Selon Julian Yang, virologue à l’université Britannique de Leicester ; ainsi d’ailleurs que selon l’avis d’autres scientifiques épidémiologistes, il n’est pas sûr qu’avec une production à grande échelle des vaccins ARN Messager ou autres, l’on puisse assurer aux populations, une immunité de plusieurs années ni même peut-être d’un an… Du fait de l’émergence fortement probable par la suite, de nouveaux variants du covid qui seront plus résistants en cherchant à s’adapter ( ce qui est le cas notamment pour les virus grippaux de “nouvelles générations” que l’on voit apparaître d’une année à l’autre et contre lesquels il faut trouver un vaccin plus adapté)…

    D’où cette idée d’une “deuxième campagne de vaccination dès le mois d’octobre 2021”…

    Si cela devait être le cas, “bonjour encore une fois la logistique de production, de diffusion, d’accès aux populations par tranche d’âge, etc. …” !

    C’est qu’entre vacciner 10% maximum des populations contre la grippe chaque année, et vacciner 95% des populations contre le covid selon une périodicité indéfinie mais pouvant être d’un an, ce n’est “pas tout à fait la même chose” ! (Pas la même échelle) !

     

     

  • Sidaction

    … Avec le sida qui apparut dans les années 1980, ce fut “la capote sur le nœud”…

    Avec le covid qui apparut à la fin de l’année 2019, ce fut “la capote sur le visage”…

    Avec la capote sur le nœud, la “purée” restait dans la capote qui n’était pas poreuse – sauf “matériel” de mauvaise qualité…

    Mais avec la capote sur le visage, du fait de la porosité de la capote, c’est seulement une partie de la respiration qui reste dans la capote.

    Cela dit, je salue la répétition chaque année, depuis bientôt 40 ans, de la semaine Sidaction fin mars…

    Car le sida tue toujours… Encore…

     

  • Le paysage de la poésie, un désert ?

    … Selon Salman Rushdie, dans “Les versets sataniques”, “ le paysage de sa poésie restait le désert”…

     

    … Plus encore que le terme de “désert”, c’est la formulation “restait le désert”, qui m’interpelle…

     

    Est-ce que le paysage de la poésie est un désert qui “resterait” toujours un désert ? Et quel désert ? Un désert de quoi ? De sable, de rocaille, d’absence d’amour, de violence, de solitude ?

     

    Le paysage de la poésie, désertique, serait alors un désert parsemé de fleurs de sable qui auraient un langage ? Et habité par une sorte de “petit prince” qui traverserait ce désert dans l’espérance d’une rencontre avec un renard des sables qu’il n’apprivoiserait pas ? …

     

    Le paysage de la poésie est un désert lorsque ce paysage par la ligne d’horizon qui le cerne, ne s’ouvre pas à ce qui est situé au delà de la ligne d’horizon, et qu’il ne reste que les fleurs de sable, plus imaginées que réelles par “le petit prince”, à perte de vue, aussi belles, aussi “immortelles” qu’elles soient mais n’illuminant le paysage que d’une clarté aveuglante…

     

  • Faudra-t-il encore porter un masque en 2048 ?

    … Avec enfin depuis quelques jours, l’accélération de la vaccination, dans les 400 000 personnes quotidiennement (espérons que ce rythme sera maintenu)… Je me dis que les 250 à 300 personnes qui meurent encore du covid tous les jours (l’équivalent du nombre de morts dans un crash d’avion boeing ou airbus, comme si chaque jour qui passe, un boeing ou un airbus s’écasait au sol)… Oui je me dis que ces morts là, 250 à 300 par jour, du covid, rien que du covid, ce sont “des morts de trop”… En un temps où la vaccination s’accélère et que tous ces gens qui meurent du covid auraient pu être sauvés s’ils avaient pu être vaccinés avant, disons depuis environ une quinzaine de jours… “Il s’en est donc fallu de peu” pour ces pauvres gens !…

    J’étais encore, voici 2 ou 3 jours avant aujourd’hui, en ce qui concerne la vaccination, “dans l’attente et dans l’expectative” mais au vu des dernières informations sur le nombre croissant des contaminations (plus de 40 000 par jour – mais à vrai dire reconnues, c’est à dire que dans la réalité il y en a davantage)… Et aussi sur le nombre d’entrées en hospitalisation et l’augmentation des “cas graves” (nécessitant des soins en réanimation), et encore du fait évident, que les personnes hospitalisées sont d’âges inférieur à 65 ans… Je me dis que je ne peux plus attendre ce prochain jour d’avril où dans la ville où je demeure, débutera en salle polyvalente la vaccination en masse ( Pfeizer)…

    Du coup, je me fais vacciner en consultation auprès de mon médecin traitant, dans 2 jours… (Astrazénica) première injection…

    Hors de question que je prenne le risque d’attendre encore 15 jours pour me faire vacciner ; 15 jours durant lesquels même en sortant peu de chez moi, avec l’accélération des contaminations, je pourrais encore “choper cette saloperie de covid” !

    Je suis “candidat pour être centenaire” – en 2048- mais pas “candidat” pour le covid !

    Soit dit en passant, “il manquerait plus que ça, qu’il faille encore porter un masque sur son visage en 2048 !”…

     

     

  • Visages

    … Quand reverrons-nous des visages entiers ?

    Lorsqu’une grande partie, majoritaire, de la population, aura été vaccinée ?… Mais dans combien de temps ? Six mois, un an ? …

    Faudra-t-il encore porter un masque, lorsque les formes graves de covid auront beaucoup diminué ? …

    Depuis quarante ans que chaque année, des épidémies de grippe “classique” surviennent ; cela nous a-t-il pour autant obligés à porter un masque ?

    Revoir enfin des visages entiers…

    Pour toutes celles et ceux d’entre nous qui ne sont pas indifférents à la vue des visages des gens qu’ils rencontrent, croisent dans les rues, dans les espaces publics…

    Revoir des sourires, et non plus seulement des regards…

    Des regards auxquels d’ailleurs l’on ne faisait déjà plus attention, avant mars 2020…

    Mais que, peut-être l’on se décidera à considérer ?…

     

    … Le sourire n’est-il pas aussi… Une Culture ?

     

     

  • Définir le lien

    … Définir ce qui nous relie aux êtres et aux choses qui nous entourent, par ce que l’on perçoit, par ce que l’on regarde avec une certaine attention et dans une réflexion particulière… Sans forcément que cela implique une relation… Peut nous aider à comprendre le monde et apprendre à accepter le monde pour ce qu’il est…

    Mais comment définir le lien, autrement qu’en se projetant hors de nous-même, et en même temps, demeurer en nous-mêmes ?

     

    Établi, pour autant qu’il peut l’être, le lien, une fois défini ; nous aidant à comprendre le monde dans son ensemble et dans tout ce qui le fait, le monde, à savoir les êtres et les choses… En somme, comprendre le fonctionnement de la “mécanique” dans ses rouages et dans ses engrenages…

    Établi, le lien, il reste cependant le plus difficile, après être parvenu à comprendre le monde : accepter le monde pour ce qu’il est, enclins que nous sommes à le juger, à le faire selon ce que l’on voudrait qu’il soit…

    Car à faire le monde comme l’on voudrait qu’il soit, on le défait. Et le lien se relâche, le lien se rompt ; c’est le heurt qui se substitue au lien…

     

    Certes, accepter la violence, l’injustice, la prédation, par fatalisme, par démission, ou par complaisance, n’est pas la forme qu’il convient, de l’acceptation du monde pour ce qu’il est…

    La forme d’acceptation du monde pour ce qu’il est, c’est celle qui nous met en face du monde tel qu’il est, en tant qu’ “interlocuteurs” du monde, et de tout ce qui fait le monde, les êtres, les choses, dans une relation évolutive aussi complexe que diverse… Une relation se fondant sur les forces naturelles d’opposition, d’association, de symbiose, d’interdépendance, de combat pour la vie…

     

  • Réflexion sur l'enseignement

    … Enseigner, que ce soit à l’école, au collège, au lycée, dans les universités, dans les centres de formation et d’apprentissage à des métiers, à des professions… De la part de gens qui sont chargés de transmettre des connaissances et des savoirs, mais aussi, plus généralement, de la part de gens qui ont acquis des connaissances et des savoirs qu’ils partagent avec les autres autour d’eux…

    Enseigner donc, devrait être associé au refus d’abandonner des enfants, des adolescents, de jeunes adultes, et en général des personnes avec lesquelles on se trouve en relation, au sort que leur réserve l’environnement dans lequel ils vivent lorsque cet environnement leur est manifestement défavorable…

    Mais enseigner, dans le monde présent, notamment depuis les dernières réformes de l’Enseignement et plus généralement depuis 1967 ; c’est, avec la construction des savoirs plutôt qu’avec la transmission des savoirs, contribuer en favorisant le “développement personnel” et la “mise en scène” de l’”intériorité” de l’enfant, de l’adolescent, du jeune adulte ; à le différencier dans la société, à lui faire prendre conscience de sa place, de sa position dans l’environnement qui sera le sien (une place ou une position déterminée, qui sera subie – le plus souvent- ou gagnée parfois au détriment des autres)… En somme, cette forme, toujours “de plus en plus nouvelle” de l’enseignement, participe à une “construction de l’individualité” avec pour finalité, l’abandon de l’enfant, de l’adolescent, du jeune adulte, au destin qui lui est en quelque sorte “réservé” – par la “force des choses”…

    Enseigner, avant toutes ces réformes successives, avant 1967, et depuis la 3 ème République Française (en fait depuis 1881), c’était, dans une certaine mesure, permettre le fonctionnement de ce que l’on appelle “l’ascenseur social” par le travail, le mérite, l’effort, le talent, et cela indépendemment de l’environnement ou du milieu social…

    Mais peu à peu, depuis 1967, les réformes successives ont contribué au dysfonctionnement de l’ “ascenseur social”, en ce sens que le travail, l’effort, le mérite et le talent (tout cela associé autant que possible), n’ont plus le résultat escompté, et que des personnages investis dans des pouvoirs qui leur sont conférés, sont bien plus des personnages “construits” que des personnages talentueux et réellement compétents… (“construits” ou délibérément choisis par les “décideurs” en fonction de leur volonté de “faire avancer la société dans le sens de ce qui est conforme, qui doit s’imposer au plus grand nombre)…

    Pour “schématiser” ou “caricaturer” :

    Avant la “parenthèse de 1881 à 1967” c’était le temps des bien nés, des bourgeois, des élites, des riches (dont certains avaient tout de même du talent il faut reconnaître)… Et après la parenthèse à partir de 1967, c’est le temps des crétins ! (Des crétins ayant acquis du pouvoir et de l’autorité, et de surcroît médiatisés)…

    Bien sûr ce que je “schématise” là, doit être nuancé…

     

    … Sans doute les élèves qui travaillent et sont dotés d’une intelligence normale, et à plus forte raison les plus talentueux d’entre eux, qui se “démarquent” nettement des autres ; “s’en sortiront-ils, eux, toujours”… Et accèderont-ils à des professions, à des métiers dits “valorisants”…

    Mais dans l’environnement qui sera le leur, et en particulier dans la relation qu’ils auront avec les autres personnes dans l’exercice de leur activité, et, en ce qui concerne leur valeur réelle, leurs savoirs et leur compétence… Et ce qu’ils produiront… Seront-ils vraiment reconnus et soutenus ? … Cela c’est “une autre question”…

     

     

  • Dans son journal des années vingt, de Victor Hugolin, en 2089

    … Qui écrit sur son blog “Dans un grand vent de mots”, ce texte, le 23 mars 2089 :

     

    … Dans une grande vente de mots et de visibilités sur le Net, les meilleurs des mots étaient hors de prix, ainsi que les plus vastes espaces de visibilité…

    Mais cela ne voulait pas dire, pour autant, que seuls, les plus fortunés pouvaient acheter les meilleurs mots, ou les plus vastes espaces de visibilité…

    D’ailleurs, pouvait-on se demander, quels étaient ces mots les meilleurs… Ou n’étaient-ils point ces mots meilleurs (ou moins meilleurs), ceux qui avaient le plus d’impact, le plus d’audience, sans forcément être les meilleurs ? …

    Avec le code d’une carte bancaire soit “Visa”, “contact” ou “Visa Premier”, Richard Tartempète “petit budget” ou Nicolas Clairontonnant “budget confortable”, ayant douze ou vingt ou onze cent followers – en pullover ou en cravate ; pouvait donc les acheter, ces meilleurs des mots…

    Et, pour les espaces de visibilité, il y avait le choix :

    l’option à 15 euro par an les 10 Mo, juste pour du texte sans image, sans photo, de quoi diffuser l’équivalent de plusieurs centaines de pages d’écriture A4 (ou un peu moins de quantité de texte mais accompagné de quelques images fixes – vidéo hors de question )…

    L’option à 50 euro par an, un peu plus “balaise” en poids de données à diffuser – texte, images, photos et petites vidéos de moins d’une minute chacune...

    Enfin l’option à 100 euro par an, celle là offrant un espace de 1 To…

    Les acheteurs de meilleurs mots et de vastes espaces de visibilité, se servaient des mots et des espaces dont ils devenaient propriétaires tels des possesseurs de mètres carrés de terrain bâti, pour séduire, attirer, “esbrouffer”, et ils étaient très nombreux…

    Cependant il y avait ceux dont les meilleurs mots leur venaient naturellement, et n’avaient donc pas besoin de les acheter…

    Mais ceux là, en règle générale, faisaient rarement de leurs mots, des bâtons-relais dans la course ou dans la marche des participants au Grand Mouvement… Autant dire qu’ils tenaient le bâton à bout de bras et le levaient bien haut en continuant de courir…

    … Outre la grande vente de mots et de visibilités, il y avait aussi la grande vente des maux ; où les pires des maux étaient hors de prix, de telle sorte que les plus fortunés des sorciers jeteurs de sorts néfastes, pouvaient acheter les pires des maux et donc jeter les plus mauvais sorts…

    Et le “commun des mortels” acheteur de maux “de grande consommation aisément accessibles, pouvait, à défaut de jetage de mauvais sort à effet réel, se procurer du propos imprécatoire laminant, réducteur ; susceptible d’avoir le même effet que la “klaxomerdance” d’un automobiliste impatient outrecuidant dans un rond point…

     

  • Dans une "vie future" (rire)

    … Dans une “vie future” (réincarnation) j’imagine deux options s’offrant à moi…

    Cependant c’est le “Grand Chef” de la Réincarnation qui, en dernier ressort, après avoir bien entendu écouté et considéré ma requête, ma préférence… Décide…

    Voici les deux options :

    -La première, en “femme chic”, une femme très difficile dans le choix d’un mari, d’un compagnon, mais qui, ayant rencontré cet homme là, espéré, lui demeura indéfectiblement fidèle toute sa vie durant et en même temps, aura à cœur de “l’exister” cet homme là qui, réciproquement, “l’existera”, sa “femme chic”…

    -La deuxième option, en “mouton de tonte”… Le Grand Chef avait bien pensé à “mouton de boucherie”, mais me connaissant pour l’amour de la vie que j’ai eue et espéré vivre jusqu’à cent ans ; a finalement retenu “mouton de tonte”… Un “mouton de tonte”, cependant, d’un éleveur très écolo, n’ayant qu’un petit troupeau, et qui, lorsque ses moutons sont devenus trop vieux, les laisse finir leurs jours broutant dans un pré, une herbe gratuite (donc, ça ne coûte rien à l’éleveur en bouffe pour ses bêtes)…

    - À noter que le Grand Chef avait aussi envisagé “cochon”, “veau”, “bœuf de Chalosse”, “poulet”… Ou encore “ Minou” (là il avait vraiment envisagé), et même “cloporte”, ce qui, somme toute, ne m’aurait point fait horreur dans la mesure où j’aurais été un cloporte subversif transmetteur de phéromones susceptibles de se diffuser au delà des limites du jardin où je déambulerais, mille pattelettes trottinantes …

     

  • La nuance, la mesure, la réflexion

    … La nuance, la mesure et la réflexion, n’impliquent-elles pas radicalité et engagement ?

    Tout comme l’absence de nuance, de mesure, de réflexion, dont la radicalité dans une prise de position agressive et fanatique, réduit la relation à un combat sans merci jusqu’à ce que la partie adverse soit éliminée ? …

    Cependant, la radicalité et l’engagement que demandent la nuance, la mesure et la réflexion, est une radicalité, un engagement, contre l’inacceptable, lorsque l’on sait de manière certaine que l’inacceptable c’est ce qui rend difficile, douloureux, précaire, la vie des gens dans leur quotidien…

    Sans la radicalité, sans la force de l’engagement, il y a ce risque pris de la complaisance, avec toutes les conséquences induites par la complaisance…

    La nuance, la mesure, la réflexion, c’est aussi “ni pour ni contre” – ni même “entre” ou “delà” ou “dans les marges” – parce que la part d’inacceptable, celle qui détruit, blesse, invalide, violente, dénature, pervertit, dilue, délite… est autant dans le “pour” que dans le “contre”, que dans “l’ailleurs” que dans “l’autrement”, que dans le “ici” et dans le “là”…

    La nuance, la mesure, la réflexion, ensemble, c’est l’exercice à réaliser, le plus difficile qu’il soit, dans l’approche de la Vérité, durant la traversée de l’existence humaine…

    Il faut, assurément, nécessairement, de la radicalité et de l’engagement, dans cet exercice difficile qui est celui de la nuance, de la mesure, de la réflexion…

    Une radicalité et un engagement contre la complaisance, la “fuite non comatée qui au dire du complaisant, n’aura pas d’incidence sur le niveau de hauteur et de volume d’eau dans le bassin”…

    Dans le monde présent, la nuance, la mesure et la réflexion sont suspectes et dérangent… Il est vrai que dans l’exercice auquel se livrent les partisans de la nuance, de la mesure et de la réflexion, il y a cette inclination à l’agressivité ; il y a cette autre inclination à la “moralisation” du propos… Inclinations qui ne sont pas forcément inconscientes…

     

     

  • Les "courriers de lecteurs" dans les journaux régionaux

    … Une observation, de ma part, au sujet de publications dans la page dédiée aux propos de lecteurs dans des journaux régionaux :

    En règle générale – pour ne pas dire quasiment à chaque fois – ces “courriers de lecteurs” ne font jamais “coup de hache sur lac gelé”, en ce sens qu’ils font état de faits d’actualité (locale, politique et autres “assez bateau” si je puis dire), ou portent sur des thèmes, également d’actualité, toujours plus ou moins les mêmes, faisant ainsi écho à tout ce que l’on entend dans des émissions télé de débats et de polémiques, ou au coin de la rue, dans les “bistrots” hors pandémie covid faut-il préciser…

    Il faut cependant reconnaître que ces textes de lecteurs, sont correctement rédigés, sans faute d’orthographe, et que dans une certaine mesure “ils font sens”… Ce qui, soit dit en passant, n’est pas toujours forcément le cas, de la part de journalistes et de chroniqueurs “confirmés”, professionnels…

    Il n’en demeure pas moins que jamais, au grand jamais, les équipes de rédaction, notamment les personnes chargées de choisir chaque semaine (pour l’édition du dimanche) trois, quatre textes de lecteurs parmi plus de dizaines sans doute reçus ; n’optent pour un texte qui, dans sa formulation, dans son contenu, pourrait “dénoter”, interpeler, porter à réflexion sur un sujet qui fait rarement débat mais qui n’en est pas moins prégnant et sensible dans la vie quotidienne des gens…

    De tels textes en effet, et cela d’autant plus qu’ils sont empreints de poésie, et qu’ils soient quelque peu novateurs dans leur langage… “Passent à la trappe”…

    C’est fou ce que, finalement, inexorablement, sempiternellement… Nos “grands quotidiens régionaux” sont consensuels ( “consensuaux” écris-je et dis-je – rire )…

    Soit dit en passant, tous ces débats polémiques télé ( télé “tu-es-laid )… Qui durent à chaque fois des 3h… Le covid, les violences, les émeutes, l’islam, le dérèglement climatique, etc. … Pouah! …

    Vive “la vie des bêtes” et les documentaires sur la nature, les océans, le cosmos ! Y’en a marre des sourires constipés de certains journalistes de télévision intoxication et de tous des débats à n’en plus finir qui ne mènent nulle part autrement que de se friter s’abominer se contredire dans une incohérence manifeste !…

     

  • Un "drôle de rêve", fin de nuit, samedi 20 mars 2021

    … C’était une “Fête du Chat” à laquelle j’avais été convié, et devait se tenir dans un immense et très haut bâtiment de quelque cinquante étages, haut comme un gratte-ciel New-Yorkais, long de trois Titanics et large d’une longueur de piscine olympique, à je ne sais quel étage de ce bâtiment, dans une salle occupant la totalité de l’espace de l’étage…

    Le nom qui avait été donné à cette salle était “Les Terrasses”, et il y avait un ascenseur express pour les utilisateurs souhaitant de rendre rapidement aux principaux étages dédiés aux espaces marchands de grande consommation…

    Mais pour s’arrêter à “Les Terrasses”, il fallait prendre l’ ascenseur “omnibus” qui lui, pouvait desservir chaque étage.

    En fait de “Fête du Chat”, il s’agissait en réalité d’une exposition féline internationale où l’on pouvait admirer de “magnifiques minous” de races diverses, dont des “Minecoon” et des “Persan”…

    Le bâtiment immense haut comme un gratte-ciel New-Yorkais, se trouvait situé dans un quartier central de la ville, un quartier dont le plan des rues était d’une grande complexité, dans de grands enchevêtrements…

    Sur le plan où ne figuraient pas les points cardinaux, une grande feuille plastifiée déchirée et usée par endroits, j’avais fini par localiser l’adresse indiquée sur la brochure relative à la “Fête du Chat”, que l’on m’avait donnée avec le carton d’invitation… C’était marqué “Passage de la Ferronnerie”…

    Je regarde sur Internet, “Google Map” pour avoir les détails, afin de voir où se trouvait la porte principale d’accès au bâtiment (le bâtiment étant collé à d’autres bâtiments de dimensions différentes dont certains plus hauts, de telle sorte qu’il fallait arriver à déterminer quel était le bon bâtiment), et j’observai que ce “passage de la Ferronnerie” en fait, était un prolongement de la “rue de la Ferronnerie”, mais un prolongement en coude remarquai-je…

    J’arrive au lieu dit, je reconnais après avoir beaucoup hésité et m’être fourvoyé, l’entrée principale du bâtiment…

    Je prends l’ascenseur “omnibus”, je vois écrit au dessus de chaque bouton d’étage, l’appellation commune aux salles de l’étage concerné, je cherche “Les Terrasses”, je vois bien au dessus du 31 ème bouton “hall expo terrasses animations”, mais plus haut, en fait au dessus du dernier bouton : “Terrasse”… Et je me dis, “logiquement si je comprends bien, c’est sûrement là”…

    Très curieusement il y avait un liftier, en uniforme avec une casquette, dont je me demandais à quoi il pouvait bien servir, à part appuyer sur les boutons d’étage sur la demande des gens…

    Alors qu’il ne restait plus que 2 ou 3 étages au dessus, encore, et que les personnes se trouvant avec moi dans l’ascenseur n’étaient plus présentes, s’étant arrêtées avant ; le liftier me demande à quel étage je me rends, je lui dis “à Terrasse” et il me répond” Vous êtes sûr que c’est là que vous voulez aller ?” …

    “Oui, monsieur”…

    Je n’avais pas remarqué qu’au fur et à mesure que montait l’ascenseur, les étages devenaient moins longs, qu’en fait ce bâtiment immense haut comme un gratte-ciel New-Yorkais, au plus haut, était réduit à un espace étroit… Et lorsque je m’en suis rendu compte, je me suis dit qu’il devait y avoir erreur, pour la “Fête du Chat”…

    Enfin l’ascenseur s’arrête à “Terrasse”, la porte s’ouvre et me voici prisonnier dans un espace qui était bien une terrasse, mais une terrasse fermée constituée d’un entourage de murs bas surmonté de grilles en fer…

    Tout en bas, à plusieurs centaines de mètres, s’étendait la ville, le paysage autour… C’était vertigineux… Mais j’étais bel et bien enfermé, il n’y avait pas de bouton pour rappeler l’ascenseur qui sans doute n’allait pas revenir jusque là…

    Mon téléphone portable ne répondait pas… Pas de réseau, impossible de prévenir qui que ce soit pour me sortir de là !

    Plusieurs heures passent, la nuit vient, puis le matin…

    … … …

     

     

  • L'observation du jour

    … À 6h 54 ce matin, dimanche 21 mars 2021, après avoir ouvert la porte donnant sur le jardin, j’aperçois le cerisier en fleurs depuis déjà une semaine (un cerisier dont les fruits sont mûrs et donc bons à cueillir début mai)… Le thermomètre indique -0,9 degrés Celsius, l’herbe est blanche de gelée ; les fleurs sur les branches les plus basses (et donc les mieux atteignables pour la cueillette des cerises) sont quasiment toutes tombées alors que celles des hautes branches sont, elles, intactes…

    Ce qui signifie que début mai, je doive prendre un haut escabeau et faire de la “voltige escalade” pour cueillir les cerises…

    Très peu pour moi, n’étant nullement – et ne l’ayant jamais été même dans ma jeunesse milliers de kilomètres en vélo- un “pro” de la “haute voltige escalade sur haut escabeau ou échelle” !

    Du coup je me suis fait cette réflexion :

    Les gens qui sont disposés à ce “genre de sport” consistant à faire de la haute voltige escalade sur échelle ou haut escabeau, notamment pour cueillir des cerises ; sont-ils, ces gens, enclins à quelque particularité de caractère, à quelque tendance à être ceci ou cela dans leur vie (par exemple des opiniâtres du “ne laisser rien perdre” n’aimant pas les merles ni les pies ni les étourneaux ni quoi que ce soit qui vole et qui pille – ni les gamins ou les voisins chapardeurs)

    Eh bien je vous le dis, les belles cerises de début mai, des hautes branches de mon cerisier cinquantenaire, cette année 2021, elles seront pour les merles, les pies, les étourneaux, les gamins chapardeurs ou quelque “Jean du Voyage” passant, munis, les uns ou l’ autre, d’un long bâton fourchu au bout… Ne vous en déplaise, les enclins du “ne laisser rien perdre” en même temps houspilleurs bastonneurs d’indésirables à deux pattes sans ailes ! …