Le p'tit coin de Yugcib

P1000015 1Bienvenue dans mon petit coin : ici c'est l'entrée et vous accrochez vos manteaux, vos vestes, vos impers... Ensuite je vous convie à la découverte de ces billets qui viennent les uns à la suite des autres depuis mai 2009... 

NOTE : les billets sont classés par catégories qui figurent dans le menu à gauche : faire défiler jusqu'à BLOG où apparaissent les noms des catégories du blog, puis la liste des derniers billets publiés. 

  • Ah, c'est nouveau !

     

         Tout ce qui en art, en sciences ou en toute forme d'expression, surgit et apparaît singulier, étrange, dérangeant... Et contrevient à toutes les règles, à tout se qui par habitude se pratique... Est perçu comme une incongruité, une incongruité qui dans le devenir le plus favorable est finalement reconnue “nouveauté”...

    Au stade de la reconnaissance, la nouveauté induit un “courant de pensée”... Alors les règles se trouvent modifiées et la pratique change...

    Mais ainsi la nouveauté devient-elle et impose-t-elle un ordre qui succède à un ordre...

    Une telle nouveauté n'a rien à mon sens, de nouveau...

    La nouveauté c'est quand il n'y a plus rien de nouveau, plus rien d'autre que des découvertes de ce qui existait sans qu'on le sache, plus rien d'autre aussi que ce qui existe déjà... Et que tout enfin, peut commencer... et non plus RE commencer...

     

  • Judéochrétocratie et Islamocratie

     

         Il y aurait en gros, sur cette planète, deux systèmes de « pensée unique » ou si l'on veut, deux civilisations « cultuo-culturelles » : la civilisation Judéochrétienne et la civilisation de l'Islam... Du moins pour le moment et cela depuis plusieurs siècles... Puisque les autres civilisations existantes (tout aussi « cultuo-culturelles ») ne sont pas sur cette planète aussi présentes et aussi dominantes que la civilisation Judéochrétienne et la civilisation de l'Islam... Soit Juifs et Chrétiens d'une part et Musulmans d'autre part...

    Il me paraît « assez évident » que les deux civilisations (Judéochrétienne et de l'Islam) ne sont (et ne seront jamais) entre elles comme par exemple deux familles voisines vivant au même étage et dans deux appartements communiquants, puisque nous avons bien là deux modes de vie et deux cultures totalement différentes entre elles et ne pouvant pas dans la vie de tous les jours, dans leurs pratiques, dans leurs prescriptions, s'amalgamer entre elles... Au mieux peut-on arriver à concevoir des « arrangements », des accords, des compromis ou des adaptations... qui de toute évidence sont rejetés par les factions les plus « intégristes » (et déterminées) de chacune des deux civilisations... ou des deux familles dans l'exemple que je cite plus haut...

    Pour « compliquer les choses », au sein même de chacune des deux civilisations il existe des « courants de pensée » et même des croyances différentes les unes des autres (et qui se combattent entre elles)...

    Je suis en complète et formelle opposition, et en révolte ouverte contre les valeurs Judéochrétiennes ET contre les valeurs de la civilisation de l'Islam... À l'exception cependant des seules valeurs à mes yeux, valides et communes aux deux civilisations : à savoir les valeurs d'humanisme (fraternité, solidarité, partage, amour du prochain)... Malheureusement ces valeurs humanistes dont se réclament pourtant les deux religions, sont depuis leurs origines même, bafouées ou perdues de vue en fonction des divergences d'intérêts et des situations conflictuelles...

    Je considère que le fait de se réclamer de l'une ou de l'autre de ces deux civilisations, ou d'appartenir “par tradition” à l'une ou l'autre d'entre elles, implique forcément à terme (et en fonction de la sensibilité des situations et des circonstances et des événements) un rejet ou une peur de l'Autre, de l'intolérance, de la dureté dans la relation...

    Mais dans cette révolte et dans cette opposition formelles que j'exprime – parfois avec violence – je ne souhaite pas que l'on en vienne à s'entretuer ou s'éliminer ou s'ignorer ou se rejeter entre Chrétiens, Juifs ou Musulmans ( ce qui est une réalité déjà, dans le monde)... Et je n'envisage pas non plus dans mon esprit une « éradication » de l'une ou l'autre de ces civilisations par une forme de conflit armé généralisé ou par des dispositions autoritaires et brutales visant à éliminer ou enfermer des gens ou des peuples de par le monde...

    Je pense (et c'est bien là toute mon espérance) que la civilisation Judéochrétienne et la civilisation de l'Islam... et les autres civilisations « cultuo-culturelles » ainsi que toutes les formes de « pensée unique »... finiront par disparaître peu à peu d'elles-mêmes, sous la poussée de l'évolution de l'esprit humain... (et que viendra alors une autre civilisation succédant aux anciennes).

    Ce qu'il y a de commun, aussi, entre les Judéochrétiens et les Musulmans, c'est le fait de considérer que l'esprit humain ne peut exister sans Dieu, que la Connaissance c'est Dieu qui la donne, que Dieu est le Créateur du ciel et de la Terre et de toute vie... Partant d'un tel « axiome », l'idée de « l'évolution de l'esprit humain »(sans Dieu) serait « satanique »... et donc, à combattre...

    Ce sont les Arts, la Culture, la Science, la Philosophie, la Littérature, la Poésie, la pensée et la réflexion qui contribuent ensemble à l'évolution de l'esprit humain et de tout ce qui en découle par les oeuvres et par les actes des hommes ... L'esprit humain agit comme un moteur ou un levier ou une commande : c'est alors l'ensemble de la machine dans tous ses mécanismes, qui se met en mouvement... C'est donc cela, selon la “vérité” des religions, qui serait “satanique”? C'est donc cela que les religions “surpasseraient”?

    La religion s'affirme et s'impose en tant que “modèle universel de pensée” seul et valide, et évitant à l'être humain de se poser la question de son origine et de son destin... La religion infirme ou au mieux, relativise la science, les arts, la pensée et la réflexion, à moins que ces dernières n'aient d'autre vocation que celle de louer ou de magnifier l'oeuvre du Dieu créateur de toutes choses...

    Toute la question est de savoir si l'on accepte ou non le modèle de “pensée unique” plus imposé que proposé, par la religion... Et encore faut-il avoir en soi la capacité – en toute connaissance- à accepter ou à refuser...

    Mais comment des centaines de millions d'humains peuvent-ils avoir en eux-mêmes, au plus profond d'eux-mêmes, cette connaissance, et donc, cette capacité en eux-mêmes à accepter ou à refuser... S'il ne leur est donné qu'une seule et unique forme de connaissance, celle “venue de Dieu”? Une connaissance qui “voisine” d'autre part avec toutes les imbécilités et les nourritures dont ils sont gavés à longueur de journées?

     

  • Facebook, Twitter and Cie

     

    Dans l'utilisation de Facebook ou de Twitter, ou encore de MSN ou de tout autre moyen de communication en direct (chat ou messagerie instantanée)... J'avoue que je suis “assez préhistorique” et peu enclin à devenir “expert” en ce domaine...

    Facebook, je ne sais pas vraiment comment ça fonctionne, je n'en maîtrise que très peu les fonctions de base, ni ce que l'on peut faire avec... Tous ces “amis” à valider, toutes ces invitations à je ne sais quel événement, tous ces “scoops” des uns et des autres... Je m'y perds et ça me semble un peu vain, vide de sens et d'à propos dans la mesure où tout cela s'affiche et te télescope “à tout bout de champ”... Idem pour Twitter (qui me paraît encore plus “serpent de mer” que Facebook)...

    Je sais cependant (car je m'informe) que beaucoup de gens (et pas forcément que des jeunes) afin de transmettre une nouvelle, une information, un message , à plusieurs dizaines voire centaines ou milliers d'autres personnes, le font par Facebook ou encore mieux par Twitter, grâce à des listes d'amis, de relations ou par les liens d'un réseau...

    Mais voici ce que j'en dis, de cela : “C'est pas aussi simple et aussi miraculeux qu'un bouton sur lequel on cliquerait, et te ferait connaître à l'instant (et être lu ou écouté) par des milliers de gens”...

    Si cela était, ça se saurait!

    Non, pour moi, Facebook et Twitter... Et MSN et compagnie... C'est pas le Pérou!

    Et c'est la raison pour laquelle je n'y passe point ma vie, d'autant plus que presque tout ce qu'on raconte sur Facebook, Twitter and Cie... est “à dormir debout” (pas tout le temps tout de même)...

    D'autre part je m'insurge aussi quelque peu, quand je vois dans les mails ces messages diffusés à x destinataires dont on a connaissance de leurs adresses mail... Merde! “copie cachée” c'est pas fait pour les chiens !

    Jamais je n'envoie en “liste” et jamais donc, non plus, en “copie NON cachée”!

    Disons que j'ai d'autres “travers”... Celui entre autres qui consiste à diffuser le même texte (avec parfois tout de même quelques différences) dans plusieurs forums (ou univers de communication)...

    Pour conclure je déclare ceci :

    Si d'aventure quelque “ami” ou connaissance ou l'un ou l'autre de mes lecteurs, maîtrisant très bien Facebook et Twitter et jonglant avec ces “boules” tel un “pro”... Souhaite me “facedebooker” ou me “twitteriser”, alors je lui en donne l'autorisation...

     

  • Tout ce qui se dit et s'écrit

     

         Dans un état démocratique... ou “pseudo démocratique”, mais où cependant les autorités en place ont tendance à suivre – de près ou de loin – tout ce qui se dit et s'écrit... C'est, disons, la “consensualité du monde” qui fait ou permet la liberté d'expression.

    Et dans un tel monde si “modes et tendances” et si inféodé à une forme générale de “pensée commune”, les autorités en place ne s'intéréssent que très peu voire pas du tout, à tout ce qui d'une manière ou d'une autre contrevient à un ordre de pensée dominant (et qui demeure dominant)...

    Ainsi laisse-t-on s'exprimer des artistes ou des écrivains “contestataires” parfois même considérés “amuseurs publics” et dont les représentations en salle ou dans la rue sont perçues telles des “pauses -récréations” entre ces interminables et difficiles “cours de la vie réelle” (que par ailleurs un très large public soumis de gré ou de force se plaît à fustiger constamment)...

    Si les plateaux de télévision, les scènes et les tribunes de l'espace médiatique, les pages des grands quotidiens d'information et des magazines sont plutôt le “domaine réservé” des plus lus, des plus écoutés et des plus vus... Si ces mêmes plateaux de télévision ou tribunes d'espace médiatique donnent parfois la parole à des personnages moins remarqués (mais choisis à dessein)... Le Web par contre, est le domaine “non réservé” et donc totalement libre, à toute forme d'expression (populaire, artistique ou littéraire)...

    Il est évident qu'un tel domaine, celui du Web, aussi vaste, aussi divers, aussi infini... Ne peut en aucun cas faire l'objet d'une surveillance dans le détail, constante et approfondie... À moins de “couper le robinet à la source” ( comme l'on ferait par exemple en fermant quelques vannes d'alimentation à la sortie d'un bassin principal pour que l'eau ne vienne plus dans certains réseaux de distribution)... Mais là, c'est ce que l'on fait dans les pays non démocratiques, totalitaires ou de dictature... Où la “consensualité du monde” n'y a là plus aucun sens, plus aucune réalité puisque dans ces pays totalitaires, c'est le peuple tout entier qui est “muselé”, la liberté d'expression inexistante, l'internet seulement accessible pour le pragmatique et l'utilitaire de base (ou la diffusion de la pensée dominante)...

    Certes la tendance à suivre de près ou de loin tout ce qui se dit et s'écrit – dans les pays démocratiques ou pseudo démocratiques – s'alourdit, se renforce, s'organise, se structure... Mais il n' en demeure pas moins réel aussi (et incontournable), que tout ce qui se dit et s'écrit, du fait de son immensité et de sa diversité, ne peut être suivi dans le détail et dans sa totalité... À moins de faire l'objet sur quelque requête d'une autorité, d'une recherche particulière ou d'un ciblage...

    Je pense que le meilleur combat et la plus forte et plus efficace résistante possible à un “ordre établi” ou à une forme de pensée dominante, consiste à faire peu à peu perdre du terrain à cet “ordre établi” ou à cette pensée dominante... De telle sorte que ces derniers tout en gardant l'illusion de leur pouvoir, s'affaiblissent de jour en jour jusqu'à se voir retranchés en d'ultimes redoutes qu'il faudrait alors prendre d'assaut...

     

     

  • Coup de poing sur le silence "béabêta"

     

         Ce qui me révolte ce n'est pas le pourcentage des abstentionnistes annoncé par les instituts de sondage pour le second tour des élections régionales, et donné plus important encore que lors du premier tour...

    Non, ce n'est pas ce chiffre par lui-même (de l'ordre d'environ 55 pour cent) dans son ensemble...

    Car je considère le fait de s'abstenir de se rendre aux urnes comme une “forme d'expression” dans la mesure où s'abstenir est un acte réfléchi, argumenté, pensé et exprimé tel une réponse, et donc c'est bien là une manière de voter, que de ne pas se rendre aux urnes...

    Ce qui me révolte c'est le silence... Le silence “béabêta” dirais-je... et oserais-je dire sans complaisance...

    Car ce silence là, cette forme “inconsistante” donc, de l'abstention, d'une abstention non pensée, non réfléchie, sans argumentation autre que celle de propos insipides dans le genre “ça ne m'intéresse pas”, ou “je m'en fous”, sans autre réaction qu'un haussement d'épaules ou qu'un froncement de nez ou qu'un regard vide de sens... Est un silence imbécile, un silence lourd de conséquence et qui engage un pays, un peuple tout entier, et toutes les composantes d'une société dans une déliquescence générale en ouvrant tout grand la porte à toutes les dérives possibles...

    Ce silence là, dans le fait de s'abstenir de voter, est de même nature que le silence dans la communication ou dans la relation : il y a le silence en tant que réponse, forme d'expression, et qui vaut parole... et il y a ce silence indifférent et “béabêta” qui lui, ne vaut rien du tout... Et c'est ce silence là que je tape de mes poings, que je piétine avec rage et dont je veux crever l'enflure...

    Je vais essayer d'être optimiste en pensant -avec une sorte d'espérance- que dans les probables 55 pour cent d'abstentions, il n'y aura que pour moité, voire tiers... de silence “béabêta”...

     

  • Absolument scandaleux...

     

    Christophe Hondelatte, ton débat sur RTL mardi 16 mars 2010 (“langue de vipère- On refait le monde”) à 19h 30 à propos de Jean Ferrat...

    Rappelons que ce débat quotidien entre 19h et 20h sur RTL est animé par Anne Sophie Mercier, de Charlie Hebdo ; PPDA, journaliste et écrivain ; Robert Ménard, éditeur et écrivain ; Ivan Rioufol, du Figaro...

    Autrement dit des gens qui ont “un certain rayonnement et sont lus et écoutés”...Mais de sensibiltés différentes...

    Ce débat à propos de Jean Ferrat, ce soir là, du jour même des obsèques de Jean Ferrat, était à mon sens “totalement indécent” et ne devait pas être donné ce jour là... C'était “une insulte” à la mémoire de Jean Ferrat, une discussion “imbécile” et vulgaire, inconsistante et “de parti pris”...

    L'un des interlocuteurs reprochait à Jean Ferrat dans sa chanson “Ma France” de citer Robespierre...

    Certes oui, Robespierre n'est sans doute pas “une bonne référence” dans l'histoire de notre pays... pas plus que Staline dans l'histoire de la Russie... Mais Jean Ferrat dans sa chanson “Ma France” évoque aussi (et surtout) “Monsieur Thiers”... qui fit fusiller la France (sous-entendu “une partie de la France”) lors de la “semaine sanglante” de la Commune en mai 1871...

    Et ce même interlocuteur nous explique qu'il “ne comprend pas” que Jean Ferrat puisse “cautionner” à travers son oeuvre, la barbarie de régimes révolutionnaires tels que la Terreur et le communisme ! (c'est ce qu'il laisse entendre dans son propos)... Et ça, c'est révoltant, absolument scandaleux, d'insinuer que Jean Ferrat ait pu “fermer les yeux” sur ces “laideurs du monde”... Lui qui fut un poète, un partisan de la non violence (bien que demeurant un révolté), un être paisible qui a délibérément quitté la scène en 1973 pour aller s'installer dans un village en Ardèche, un être d'une si grande modestie et d'une si émouvante simplicité dans sa relation avec ses amis et ses proches...

    D'ailleurs, rappelons aussi (car c'est important) que Jean Ferrat en dépit de sa vive et fraternelle sympathie envers le Parti Communiste, n'a jamais adhéré en prenant une carte de membre de ce parti...

    Georges Brassens, lui, chantait “Mourons pour des idées, mais de mort lente!”

    Et Léo Ferré disait à propos du drapeau noir de l'anarchie (que l'on brandit sur les barricades et dans les manifs) “ Un drapeau, même noir, même celui de l'anarchie, c'est quand même un drapeau”...

    ... Et l'on sait tous ce qui se passe, après les barricades, après que l'on ait renversé les gouvernements, liquidé les blancs ou les bleus avec les curés et les banquiers : ce sont des drapeaux, des étendards, des slogans, des mots d'ordre, des leaders (ou des meneurs) derrière lesquels on se rallie... Et ce n'est jamais comme dans la chanson de Jean Ferrat “ et c'était comme si tout recommençait, la vie, l'espérance, et le merveilleux, et le miraculeux voyage”... Non, ce n'est jamais ainsi!... Puisque tout recommence... comme avant, comme toujours !

     

  • "Le poète a toujours raison" : ne nous quitte jamais, Jean !

     

    Ils doivent se sentir “un peu courts” dans leurs valeurs, dans leurs certitudes et dans leurs repères... Tous ces gens qui ne sont point du même univers de sensibilité qu'un... Jean Ferrat... Par exemple.

    Le poète a toujours raison... Que c'est beau la vie... Que la montagne est belle... Je ne suis qu'un cri... “

    Et tant d'autres “vérités” - oui pour une fois l'on peut oser dire que ce sont des “vérités”- tant d'autres “vérités” chantées par Jean Ferrat, tant d'autres “vérités” par la plume du poète Louis Aragon... Tant d'autres “vérités” de tant et de tant d'autres poètes... Qui se dressent, toutes debout face au ciel, éternelles, imputrescibles en dépit de tout ce dont on les poisse ou les déchire ou les pervertit...

    Ils doivent en ce jour du deuil d'un poète tel que Jean Ferrat, ils doivent dans le retentissement d'une oeuvre à jamais présente désormais dans le coeur de tant de gens... ils doivent, oui, se sentir “un peu courts”... Tous ceux et celles qui ne sont pas et n'ont jamais été et ne seront jamais “de cet univers là”!

    Ils ont jusqu'à présent tout gagné contre le plus grand nombre, ils ont séduit et trompé, ou parfois brutalisé, assassiné ou emprisonné... Et il y a aussi tous ceux et celles qui les servent... Mais ils n'ont pas raison, et devenus “si courts” en face de la beauté et de la force d'une oeuvre debout, l'oeuvre de Jean Ferrat, l'oeuvre de tous les poètes du monde... Ils doivent devenir “une espèce en voie de disparition”... Qu'il ne faut en aucun cas, protéger...

     

    ... Et voici le “discours” que je tiens, à présent, en face de “Tartempion” ce “clampin béabêta accro dur/dur” de thrillers américains pétants, qui ne lit QUE de la presse People et filme ses pets sur i-phone... et n'aime pas Jean Ferrat :

    Tu te sens pas un peu court, Tartempion, au milieu de tous ces gens de plusieurs générations y compris de la tienne, celle des nés en 1990 et quelque, oui , tu te sens pas un peu court et sans consistancce au milieu de ces millions de gens dans notre pays qui rendent hommage à Jean Ferrat, et qui d'une manière ou d'une autre, dans leur coeur et dans leur esprit, rejoignent Jean Ferrat ?”

    ... Et je tiens le même “discours” en face des “barons du CAC 40”, des actionnaires de fonds spéculatifs, de certains “politicards plantureux de bide et d'épaules et de joues”...

    Tartempion béabêta, barons du CAC 40 et politicards véreux... C'est vous les cons, les horribles cons, les cons qui pètent le monde, les cons qui congratulent et se vautrent dans un “troudebalisme” qui pue la crevette sexe sale, la mayonnaise éventée, le cornichon au vinaigre et la crème fouettée à la fraise synthétique... Et les “super-grands cons”, les décideurs, les hyper managers, les fous du fric-roi et des grosses bagnoles et des villas et des propriétés dans les paradis fiscaux tropicaux...

    Vous vous sentez pas un peu courts, Tartempion béabêta, barons du CAC 40 et politicards véreux, et milliardaires peopolisés, en face d'un Jean Ferrat ou d'un Jacques Brel ou d'un Léo Ferré, ou même encore en face de tant de gens passant leur vie sans tambours ni trompettes à faire du bien autour d'eux partout où sévit la misère, la misère cette “chienne pelée du monde”?

    Pour ma part je sais plus que jamais aujourd'hui de quel côté je me trouve et me situe... Et je sais aussi plus que jamais quel monde je combats...

     

  • Jean Ferrat, ce n'est pas fini...

    Il y avait Léo Ferré né en 1916 et disparu en 1993...

    Il y avait Georges Brassens né en 1921 et disparu en 1981...

    Il y avait Serge Gainsbourg né en 1928 et disparu en 1991...

    Il y avait Jacques Brel né en 1929 et disparu en 1978...

     

    Et il y avait encore jusqu'au 13 mars 2010, Jean Ferrat né en 1931 (en fait le 26 décembre 1930)...

     

    Jean Ferrat était le seul de ces cinq grands compositeurs, chanteurs et poètes du 20ème siècle, à avoir connu dans sa vieillesse le “nouveau monde”, le monde d'après les années 90 du 20ème siècle... Quoique depuis un certain nombre d'années cependant, Jean Ferrat s'était retiré de la scène et de toute sa vie durant était demeuré discret, fidèle à ses engagements et à ses idées... Et un peu à l'écart des grands tourbillons médiatiques...

    Nous tous, de ces générations d'entre deux mondes (les générations des gens nés entre 1930 et 1980) ont donc connu et entendu dans nos vies, ces “géants” de la chanson et de la poésie.

    Le tout premier à nous quitter fut Jacques Brel en 1978.

     

    En viendra-t-il encore dans le “nouveau monde”, le monde du 21ème siècle, de ces “géants”?

     

    Dans “l'ancien monde” pour devenir écrivain et auteur, il fallait pour produire un livre, utiliser une machine à écrire, puis déposer l'ouvrage dactylographié ou même tout simplement manuscrit, chez un éditeur...

    Pour devenir cinéaste, il fallait toute une technologie dans la mise en place de décors appropriés, une technologie du son, des studios d'enregistrement, et tout un appareillage assez complexe...

     

    De nos jours, n'importe qui le voulant vraiment et pas forcément en ayant du talent, peut produire un livre avec un ordinateur et internet ; ou un film avec une caméra numérique...

     

    Ainsi l'écriture, la littérature, le cinéma, la chanson et la musique cessent-ils de dépendre comme autrefois, de ces machineries et procédures et techniques d'avant l'informatique et le numérique... Et qui n'étaient guère à la portée de tout un chacun...

    Ce sont les logiciels, les circuits imprimés, l'électronique, les nanotechnologies, et toutes sortes d'instruments ou de supports, de boîtiers, de synthétiseurs et d'accessoires divers, qu'il suffit d'apprendre à utiliser au mieux, qui remplacent désormais les anciennes machineries et procédures.

    Tout cela crée forcément des conditions plus favorables à l'émergence d'un plus grand nombre de talents, de créateurs et d'auteurs... D'autant plus que ces conditions nouvelles se généralisent en se commercialisant et en s'universalisant...

     

    Alors on imagine mal des “géants” qui seraient encore plus “géants” que les “géants en cohortes de géants”... Tout comme dans un concours d'entrée à une grande école dont mille candidats sur cent mille n'auraient d'écart entre eux autour de 18 sur 20, que le quart d'un millième de point !

    Il faudrait s'en réjouir, de cela! Plutôt que de regretter l'ancien temps!... Si le monde paradoxalement et contre l'émergence de tous ces talents, de ces auteurs et de ces créateurs ; ne se dérobait point sous nos pas...

     

    Jean Ferrat, ce n'est pas fini!...

    Léo Ferré, Georges Brassens, Serge Gainsbourg, Jacques Brel, ce n'est pas fini!... Même si le monde se dérobe sous nos pas...