Le p'tit coin de Yugcib

P1000015 1Bienvenue dans mon petit coin : ici c'est l'entrée et vous accrochez vos manteaux, vos vestes, vos impers... Ensuite je vous convie à la découverte de ces billets qui viennent les uns à la suite des autres depuis mai 2009... 

NOTE : les billets sont classés par catégories qui figurent dans le menu à gauche : faire défiler jusqu'à BLOG où apparaissent les noms des catégories du blog, puis la liste des derniers billets publiés. 

  • Un mètre de Nothomb à la lettre N sur un rayon de Leclerc Culturel

     

         Sur l'un des forums que je fréquente, j'ai appris qu'un professeur de Français avait programmé Zola afin de faire découvrir et lire cet écrivain par ses élèves... de seconde ou première, je crois...

    Les élèves en fait, "portaint aux nues" Marc Lévy, dont ils lisaient les livres... Et déclarèrent "ne rien comprendre à Zola" !

    Le livre que le professeur donnait à lire, était "L'Oeuvre"...

    L'Oeuvre, l'un des meilleurs à mon sens, d'Emile Zola... Avec "La Terre"...

    ... J'ai vainement cherché dans les rayons de l'espace culturel Leclerc, à Saint Paul les Dax, un livre de Dominique Noguez né en 1942... Mais à la lettre "N", il n'y avait que des Nothomb, au moins un mètre de Nothomb... (Il parait que sur Amazon, on trouve tout, alors je vais voir sur Amazon...)

    ... Je comprends que l'on "ne comprenne pas" Frantz Kafka... Ou que l'on trouve Jean Claude Guillebaud "difficile" à lire dans ses essais.. Quoique l'on le lise très bien et très facilement dans Sud Ouest Dimanche...

    ... Bon, soit dit en passant, Nothomb c'est "pas tout à fait la même trempe que Lévy ou Musso"...

    Nothomb, j'en ai lu deux ou trois... Lévy et Musso j'ai feuilleté et lu quelques passages au hasard de mes allées-venues dans les "espaces culturels" des Grandes Surfaces...

    ... Je terminerai mon propos par cette réflexion :

    Quand t'es planté en face d'une vache laitière et que tu dis à la vache " 2+2 ça fait combien?" et que tu répètes ensuite ta question en tapant du pied dans le pré... Au moins, la vache elle te regarde comme si t'allais t'occuper d'elle...

     

  • Les éclairs

     

         Les orages m'étonnent toujours et en particulier les éclairs : il y a les "éclairs en zig zag" qui semblent traverser le ciel et parfois s'entrecroisent... Et il y a les "éclairs flashs" qui semblent illuminer un bref instant l'air tout entier...

    Les éclairs en zig zag ça me fait penser au monde tel qu'il fut durant des siècles ou des millénaires : les courants passaient comme par des sortes de chemins et ces "chemins" s'entrecroisaient, se mêlaient parfois...

    Les éclairs flash ça me fait penser au monde d'aujourd'hui tel qu'il est devenu : les courants ne passent plus par des sortes de chemins : c'est comme s'ils étaient devenus un seul et immense flash illuminant l'air tout entier... Non plus un bref instant mais pour tout le temps qu'il nous reste à vivre...

     

  • Le ou les livres ouvrant des livres dans la tête

     

         Le problème du romancier (mais pour lui ce n'est pas un problème)... C'est qu'il passe deux ou trois cents pages ou plus, sur un même sujet, un même thème, une même histoire et avec les mêmes personnages, le tout dans un ensemble qui a un déroulement, une trame, un début, une fin...

    Le problème de l'écrivain qui n'est pas romancier (mais pour lui ce n'est pas un problème)... C'est qu'il passe les mêmes deux ou trois cents pages ou plus, que le romancier, à écrire sur tout ce qui lui vient à l'esprit : sujets et thèmes d'actualité, situations, personnages, questions de toutes sortes... Alors il ne fait donc jamais de romans, ne pouvant parler que de tout ce qui lui vient à l'esprit, comme si chaque sujet, chaque thème, chaque situation, chaque personnage qu'il évoque, chaque question qu'il pose, en quelques phrases, courte histoire ou même en une simple réflexion...Etait un roman d'une seule page...

    ... Imaginez un romancier qui "fourmillerait" d'idées, de réflexions, de pensées, de questions, et qui voudrait parler de toutes sortes de personnages (réels ou fictifs)... Soit il ne ferait qu'un seul livre (peut-être pourquoi pas, un roman) mais alors ce serait un livre de plusieurs milliers de pages (et qu'il ne pourrait jamais finir)... Soit il ferait cent livres ou plus dans sa vie, peut-être mille même, mais alors il ne ferait jamais tous les livres qu'il voudrait faire...

    Le problème du lecteur (mais pour lui ce n'est pas un problème) c'est qu'il est le plus souvent enclin à souhaiter demeurer durant deux ou trois cents pages dans une même histoire avec un début et une fin...

    ... J'ai peut-être (je dis bien peut-être)... Une "solution" au "problème" : qu'il soit d'une seule page ou de trois cents pages, si le livre ou les livres...ouvrait des livres dans ta tête ?...

     

  • La France, l'image de la France en Europe et dans le monde

     

         De Gaulle, pour lequel je n'aurais jamais voté si j'avais eu alors l'âge de voter, incarnait si l'on peut dire la "grandeur de la France" non seulement par sa culture mais aussi par sa voix qu'il faisait entendre en Europe et dans le monde, par sa "stature" d'homme d'état, son envergure, sa personnalité et son "charisme" en fonction des "valeurs de civilisation", des "valeurs morales" qu'il portait en lui...

    L'on pourrait presque en dire autant de François Mitterrand... Mais je considérais plutôt ce dernier comme un "vieux renard bien matois"...

    Et Georges Pompidou, Jacques Chirac... et dans une moindre mesure à mon sens, Valéry Giscard d'Estaing... Pour lesquels je n'ai jamais voté...

    ... Et je pense à ces chefs d'états et intellectuels Africains, "pétris de culture et de littérature Française"... Se trouvant à l'occasion en face de notre "agité du bocal" – ou de notre "nabot" Nicolas Sarkozy...

    Ah oui ! "l'image de la France"... Elle a "pris un coup dans la gamelle" ces temps derniers, ces tous derniers temps, en Europe, en Afrique, dans le monde... À tel point que "être touriste Français dans un pays étranger, inciterait plutôt à la discrétion...

    Il n'en demeure pas moins que la France, la France d'autrefois De Gaulle et de Georges Pompidou, la France de la culture Française, de la littérature et de la poésie ; la France qui n'est pas celle du coq Gaulois et de son cocorico, la France d'aujourd'hui et de ses gens que nous sommes au fond de nous... Ne mérite pas l'image que la "cour Européenne des institutions et des droits universels", que l'Europe et le monde lui collent sur son visage...

    ... Cela dit, arrêtons de péter, de "photoshoper", de "copier/coller à tout va"... dans la presse, sur internet, du "nabot" et encore du "nabot"...(une fois c'est bien, deux, trois fois encore passe, mais répété et rerépété, ça va plus et ça ne fait plus rire... parce que ça finit surtout par dire que les gens, quels qu'ils soient, on peut, on doit et "ça fait bien" de les ridiculiser systématiquement et universellement...

    "Il" ne fait qu'un "petit mètre soixante huit"! (j'en fais pour ma part un mètre soixante dix)... Et dans cette gamme de taille là, il manquera toujours les 8 ou 10 cm nécessaires pour la taille d'une haie, pour se saisir de quelque chose dans un sac posé sur la banquette arrière, ou pouvoir acheter un pantalon sans être obligé de le faire retoucher de 8 cm)...

    ... Je sais... C'est "indécent" de dire ça quand il y a autant de personnes handicapées en fauteuil roulant... Mieux vaut en effet être "nabot" que paralysé des jambes!

    ... Ah, la grandeur de la France !... Au 18 ème siècle, le "siècle des Lumières", le ridicule tuait dans les milieux intellectuels de la noblesse et de la grande bourgeoisie "riches à crever"... Et le ridicule, il fallait toujours que ce soient les autres qui en fassent les frais...

    La grandeur de la France (et de son peuple) c'est sa capacité – entre autres - à surmonter le ridicule et la cocoricohade de certains de ses personnages qui la font sembler petite et étriquée dans ses vêtements aux yeux du monde...

     

  • Nègre littéraire

     

         Si l'on établissait une liste de cent métiers "relativement bien rémunérés", et que dans cette liste l'on trouvait "nègre littéraire"... Celui de ces métiers que je classerais en dernier (et que pour rien au monde je ne ferais) ce serait "nègre littéraire"...

    Cela sort de mon "entendement" : écrire, passer sa vie à écrire "pour les autres", et en particulier pour un auteur connu, pour un personnage médiatisé "qui n'aurait pas le temps de rédiger son ouvrage et donc, recourrait aux services d'un "nègre"... Ou encore pour un "trou-du-cul" (ou une "troun'd'la cune") qui aurait fait sensation sur un plateau télé et voudrait "faire écrire sa vie"...

    L'on n'est pas "propriétaire" de son oeuvre, de ce que l'on produit soi-même en matière d'oeuvre d'esprit... Comme l'on est "propriétaire" d'une maison, d'un terrain, d'une voiture... Le terme "propriétaire", dans le domaine des oeuvres littéraires ou artistiques, me semble impropre et inadéquat : on devrait substituer au terme de "propriétaire", pour les oeuvres artistiques et littéraires, un autre terme qui, en gros exprimerait ceci : "créateur originel et personnel, c'est lui, elle et pas un, une autre"...

    Une maison, un terrain, une voiture, ça se vend, ça s'achète... Mais quand tu es créateur originel de ton oeuvre littéraire ou artistique, tu ne vends pas, tu n'achètes pas le fait d'être créateur originel... C'est "plus fort, plus profond, plus inhérant à l'être que tu es", que de "posséder" par un acte, un héritage, une cession, un terrain, un immeuble...

    C'est la raison pour laquelle (selon ce que je dis plus haut) il ne me semble guère envisageable d'exercer le "métier" de "nègre littéraire" !

    C'est comme si tu donnais le "meilleur de toi-même" (la part la plus intime, la plus authentique, la plus singulière, par ton talent, par ton art... A quelqu'un d'autre qui n'est d'ailleurs ni de ta famille, ni de tes amis, le plus souvent)...

    Même pour dix mille euros ou plus pour un livre de deux cents pages, même pour une fortune, je ne serais "nègre littéraire" !

     

    ... Ou alors, si vraiment /vraiment, un auteur connu, un personnage médiatisé ou un "trou-du-cul passé sur le devant de la scène" devait quand même/quand même recourir aux services d'un nègre littéraire... Alors il devrait être fait mention "bien apparente" sur la couverture du livre " auteur et diffuseur : Tartempion" puis juste en dessous "écrit par Troussalet Hectorion" suivi du nom de la maison d'édition... Et pour les droits d'auteur : 50% pour Tartempion, 50% pour Troussalet Hectorion.

     

    ... Et il y a aussi les adaptations pour le cinéma et pour le théâtre : le vrai/vrai auteur concepteur d'origine devrait être mentionné et reconnu au même titre que tous ceux à qui l'on décerne la palme ou quelque prix !

    Et que dire des auteurs de textes de chansons qui font des textes pour tel ou tel artiste connu et célèbre !

     

    ... C'est vrai, le public, lui, que voit-il ?

    Il voit "Johny Halliday", "Lionel Jospin", Nicolas Sarkozy", Ségolène Royal", "Patrick Sébastien", "Michel Sardou"...

    Il voit "une grosse tête", très "pipolisée", très médiatisée... Ou une "locomotive" à romans primés ou une "bête de scène"...

     

    ... Et si tu lui dis, au public " c'est Troussalet Hectorion qui a écrit ça"... C'est comme si t'avais rien dit !

     

    Merde, le public, je crois qu'il faut "l'éduquer" !

     

    ... Cela dit, je ne pense pas que, par exemple, Paulo Coelho, Jean Marie Le Clézio ou Michel Houellebecq... Aient recours à un nègre littéraire, pas plus d'ailleurs qu'ils n'en seraint même un, pour qui que ce soit !

    ... Vous m'direz " c'est deux "métiers" (ou deux "arts") différents, qui ne sont pas comparables, que le "métier" d'écrivain", et le "métier" de nègre littéraire...

    ... C'est comme pour la chanson : je sais bien que "tout le monde" (en musique et chanson) n'est pas auteur compositeur... Mais moi je vais vous dire : j'ai une nette préférence pour les auteurs compositeurs (si c'est "un peu juste pour la voix, y'a pas à en faire un fromage sauf si le mec chante comme une casserole!")...

     

    ... En somme, pour conclure... Je suis pour "le vrai talent qui vient de soi", et je dis que, lorsqu'on a le vrai talent, on fait pas faire par les autres! (dans la chanson et dans la musique c'est un peu différent parce que l'on peut très bien avoir une belle voix, un bon timbre... sans pour autant hélas avoir la capacité de composer du texte et de la musique... et vice versa)...

    ... Mais que dire cependant, des écrivains "de talent" (il y en a)... Qui parfois, ont recours à un "nègre"? Parce qu'ils n'ont "pas le temps"? Pour quelle raison?

     

     

  • Potage sous cloche à l'hosto

     

         C'est fou, fou, fou... ce que l'on se fout des ouvrages de réflexion... Et de la langue Française, de nos jours... Hormis quelques fidèles !

    Même les journalistes de critique littéraire, le monsieur ou la dame de la presse locale, fustigent ces auteurs dits "confus et ardus" dont les oeuvres ne font guère recette... Mais dès qu'un "trou-du-cul" ou une "troun' d'la cune" pond une histoire qui fait sensation - parfois d'ailleurs écrite par un "nègre" - alors c'est le "pavé" dans le journal !

    C'est drôle tout de même (et je trouve cela scandaleux) : Dès qu'un auteur, un écrivain, se met à produire des textes ou des oeuvres de réflexion, et à partir du moment où cet auteur ou cet écrivain n'entre pas dans le jeu habituel (c'est à dire dans la dialectique ayant cours)... On dit qu'il est "confus" ou "illisible"...

    Eh bien je vais vous dire une bonne chose, et avec un grand coup de poing sur la table :

    "Tous ces critiques, tous ces journalistes, tous ces gens des milieux littéraires, tous ces types et typesses de coteries vestimento-littérato-carnavalesques... JE LES EMMERDE !" (traduction vraie : "ils ne m'impressionnent pas et je lis leurs pavés comme on avale un potage sous cloche et sur plateau assis dans un lit à l'hôpital")...

     

  • Mordrait-on autant, si... ?

     

         Si l'on sentait autour de soi gentillesse et clémence – et un certain intérêt manifeste – tout cela cependant sans complaisance ni servilité ; mordrait-on autant ?

    Tu passes ta vie en étant mordu, dès l'instant que «tu pètes un peu de travers », ou qu'on te trouve « chiant », ou même tout simplement quand tu ouvres la bouche pour exprimer quelque chose qui fait un peu grincer les dents...

    Alors, parce qu'on est sans cesse mordu, ou parce qu'on voit que ça mord autant autour de soi... On mord !

    Mais il y a tout de même ceux qui « ne mordent jamais »... Soit parce que ce sont des êtres « exceptionnels », soit parce qu'ils ne se servent de leurs dents que pour manger : si c'est pas bon, ils en redemandent pas, point barre !

    Ceux « qui ne mordent jamais » m'interpellent... Ils me font dire « si ce sont des êtres exceptionnels, c'est qu'ils sont sans doute d'une trempe dont je ne suis pas »... Ou « s'ils ne se servent de leurs dents que pour manger, attention à ce qu'on leur donne à manger car ils n'en redemanderont peut-être pas »...

    Et c'est vrai que mordre, tout le temps mordre... Même avec toutes les meilleures raisons possibles de mordre... ça fait pas « très exceptionnel » !

    Les chiens de cirque ne mordent pas : ils exécutent des numéros qui « mordent »...

    Les chiens à « bon maître » ne mordent pas : ils ont la fidélité qui « mord en silence » les familiarités dont ils n'ont que faire...

    Mais c'est fou, les chiens toqués et  réactifs , même de « bon maître », qui « te pincent par derrière le bas du pantalon »... Ceux-là, on a envie de leur donner un coup de pied.

     

  • La fête de l'humanité

     

         À la fête de l'humanité, les organisateurs invitent des artistes qui, non seulement ne sont pas du Parti Communiste mais n'ont pas, non plus, des idées « spécialement de gauche »...

    Par exemple du temps de Georges Marchais, fut invité Johny Halliday... Et les gens, d'ailleurs, préférèrent en premier lieu, entendre Johny plutôt que d'écouter le discours de Georges Marchais (qui fut donc un peu retardé)...

    Depuis de nombreuses années qu'existe la fête de l'humanité en septembre, il en est ainsi : des artistes « qui ne sont pas forcément de gauche » sont invités.

    Est-ce que les artistes invités, « adaptent » leur répertoire pour autant ?

    Bien sûr vous me direz : « c'est une question de pognon : cela fait des entrées et donc des recettes »... Si c'est cela et rien que cela, alors mon propos – et tout ce qui va suivre – n'a plus aucun sens...

    S'il en est ainsi à la fête de l'humanité, pourquoi n'en serait-il pas de même par exemple, lors d'une fête, d'un congrès ou d'une manifestation de l'UMP... Ou même du Front National ?

    À ma connaissance les organisateurs d'une fête de l'UMP n'invitent pas des artistes « de gauche », engagés ou sympathisants...

    Toujours cette question de pognon : il est peu probable (et sans doute inutile) pour l'UMP, qu'un artiste de gauche puisse se révéler une source de recette, car la recette est déjà bien assurée... Et de surcroît, un artiste de gauche ne manquerait pas de puiser dans un répertoire « incendiaire » ou tout au moins fort critique...

    La différence entre une fête de l'humanité et une fête de l'UMP, c'est que la fête de l'UMP est la fête d'un parti, pour et avec les membres de ce parti, et pour et avec ceux et celles des participants sympathisants de ce parti... Tandis que la fête de l'humanité comme son nom l'indique, est une fête pour et avec l'humanité qui la compose durant les trois jours de son existence... Une humanité qui n'est pas « de parti » même si la fête est organisée par des gens du Parti Communiste...

    Ce qui explique pourquoi il n'y a pas d'artistes de gauche dans une fête de l'UMP... Et que l'on peut voir un Johny Halliday à une fête de l'humanité...

    Mais osons « verser » dans le surréalisme et « rêvons très déraisonnablement » : un Jean Ferrat par exemple, né en 1975 au lieu de 1930, invité par des organisateurs d'une fête UMP... et ayant accepté de s'y rendre! Absolument inimaginable!

    Je pense, soit dit en passant, à ces « bouffons du Roi et de la Cour de Versailles », gens du peuple et originaires de milieux sociaux très modestes voire misérables (du moins certains d'entre eux)... Exploités certes, par le pouvoir en place ; mais qui néanmoins parvenaient à « faire passer » l'essentiel de leur message... de telle sorte que la société dans son ensemble s'en trouvait interpellée … Restait à déterminer, pour le pouvoir en place, le moment où « la frontière pouvait être franchie »... Chose fort mal aisée d'ailleurs, que de déterminer « à partir de quel moment »... En effet une société n'évolue jamais dans la facilité ni dans le « coulant »... alors même que ce qui la caractérise de tous temps à jamais, c'est précisément le fait qu'elle se « moule » dans la facilité et dans le « coulant 

    Est-ce si utopique que cela, ou si incongru ou si déraisonnable... Est-ce si dénué de sens et d'utilité ou de pertinence... D'envisager la venue d'une sorte de « révolution culturelle » qui gagnerait les rangs des différents partis, sans niveler ou faire disparaître les sensibilités, laissant entrer les artistes dans des environnements différents de ceux où ils ont l'habitude ou la préférence de se rendre ?

    Les artistes eux-mêmes, et en particulier ceux qui se sentent  engagés  dans un courant de sensibilité, peuvent-ils envisager une telle « révolution culturelle »?

    Personne aujourd'hui, ne peut savoir ce que le monde, demain, deviendra...

    Tout au plus peut-on « prétendre le savoir », ce qui alors invalide l'idée d'une grande révolution, culturelle, relationnelle ou autre...

    Le problème des partis, c'est qu'ils s'approprient des valeurs auxquelles un certain nombre de gens se réfèrent. Et qu'au nom de ces valeurs, ils justifient leur politique... Alors même qu'ils ne servent pour l'essentiel, que des intérêts privés au détriment du plus grand nombre.

    Comment un parti peut-il se maintenir s'il ne prend à son compte que les seules valeurs auxquelles les gens en grand nombre ne se réfèrent pas, lorsque ces valeurs sont celles d'une minorité hautement privilégiée? Il faut bien afin de « passer » et d'être élu, prendre aussi à son compte (c'est à dire s'approprier) les valeurs « humanistes et universelles » auxquelles croient beaucoup de gens...

    « Et le tour est joué, en avant la musique, et le cirque continue avec ses loges et ses gradins de troisième »...

     

    Petite réflexion de ma part :

    L'un des faits historiques de l'antiquité, que j'aime bien... C'est l'histoire du cheval de Troie...