Le p'tit coin de Yugcib

P1000015 1Bienvenue dans mon petit coin : ici c'est l'entrée et vous accrochez vos manteaux, vos vestes, vos impers... Ensuite je vous convie à la découverte de ces billets qui viennent les uns à la suite des autres depuis mai 2009... 

NOTE : les billets sont classés par catégories qui figurent dans le menu à gauche : faire défiler jusqu'à BLOG où apparaissent les noms des catégories du blog, puis la liste des derniers billets publiés. 

  • De la capacité d'amour portée en soi...

     

    ... Ce que je dis être "le meilleur de soi-même" – de tous les "meilleurs" possibles de soi- ne peut être que la capacité d'amour que l'on porte en soi d'une manière qui nous est personnelle et ne ressemble pas à une autre, même tout à fait égale...

    Il est évident que la capacité d'amour que l'on porte en soi, est "variable" d'un être à l'autre... Mais elle existe toujours.

    ... Ce que je dis être la "dureté générale du monde", est inégalement répartie selon les endroits, les lieux, les peuples du monde, et l'environnement relationnel qui existe en tel ou tel lieu... Elle est aussi, diffuse, imprécise, larvée ; peut prendre des formes diverses et éclater comme l'orage...

     

  • Le ciel ne nous tombera pas sur la tête...

          ... Nous sommes déjà dans son noir et dans son bleu...

     

         Rien ne me fait peur, de tout ce qui peut m'être dit...

     

    Les polémiques "à n'en plus finir" me "pèlent", les acidités et les perfidies, les controverses du genre "anti/anti" et les "coups de bambou -ou de savate- sur les fesses me "bassinent", certes...

     

    Mais... Mais vous êtes DIEU, vous tous qui me lisez... Et je suis "très croyant en vous"... Moi, l'incroyant et l'irreligieux ! Le pourfendeur des Mythes, des compètes et des vases sacrés...

     

    Alors quand j'écris, quand je diffuse... C'est comme si je "priais"... Et la prière, c'est une conversation, un dialogue... Pas un monologue devant un mur nu ou devant une glace qui reflèterait mon visage...

     

    Quand je serai mort, je ne prierai plus...

     

    Petit, je priais déjà... J'avais "des tas d'questions".

     

    Le "ciel qui tombe sur la tête" dirais-je (celui dont les Gaulois avaient peur qu'il ne tombe)... C'est : " que l'ascenseur ne cesse de descendre 7ème sous-sol, Nème sous-sol puis tout noir tout fétide... ou ne monte jusqu'au Nème étage où il y a les WC louches qui sentent mauvais et des portes qui battent avec des ombres derrière... OU... que mes émerveillements se décolorent !"

     

  • Tags et petites pensées, jeudi 24 mars 2011

     

         L'écriture – en tous les cas et sûrement la mienne- ne peut se faire, ne peut prendre "vingt mille lieues sur la Toile"... Sans l'existence, sans le propos, sans tout ce que disent ou écrivent les autres...

    Le silence, l'indifférence, la non réponse, l'absence qui subsiste... Me "coupe la respiration", c'est à dire l'écriture...

     

                                                                                                                                                      +++

     

         Les "Grands de ce monde"... Et les "Tout-Petits de ce monde", ont une chose en commun :

    le meilleur d'eux-mêmes...

    Mais peut-être faut-il s'approcher au plus près, des "Grands" comme des "Petits"... Pour le voir, ce meilleur d'eux-mêmes...

     

                                                                                                                                                          +++

     

     

         Il y a dans le silence, une pesanteur invisible et indicible, mais néanmoins omniprésente et qui déstabilise le regard que l'on porte sur les gens et les choses... Et qui aussi, met à mal nos certitudes et nos croyances ; rend incertains nos repères...

    Le silence est comme un voile de particules "radio-actives" dans notre ciel, dont on ne sait et ne saura peut-être jamais, lesquelles de ces particules seront longtemps présentes et quels en seront réellement les effets durant notre vie...

     

  • Une technologie devenue essentielle dans notre vie quotidienne

     

    ... C'est cette technologie là à laquelle nous sommes habitués : cette technologie de la communication qui a commencé au début des années 90 du 20ème siècle par les premiers téléphones portables "préhistoriques", et qui par la suite a vu se développer la technologie de la transmission de l'image, du mouvement, du son ; l'arrivée du numérique, et le Wifi, le 3G, 4G... Le haut débit pour l'internet, les smartphones... Et sans cesse des disques dur de plus grande capacité de stockage, Facebook, les réseaux sociaux, les blogs (à partir surtout de 2005), et les forums du Net...

    Bientôt ce sera en "3 dimensions" (les télés, les ordinateurs, les i-phones)... Ah, j'oubliais : il y a encore "Web Cam"... Les "chats", les visio conférences...

    Désormais s'entremêlent virtuel et réel... Quoiqu'il n'existe pas encore de "technologie de transmission olfactive" ! Ni encore, en dépit de "capteurs sensoriels", une réelle communication de contact épidermique !

    Bientôt, encore, ce sera l'image holographique : plus besoin d'écran LCD ou plasma ! L'image, le son, le mouvement, les visages, les paysages, l'intérieur de ta maison là où tu te trouves... s'inscriront dans l'air même, devant ton ordinateur sans écran en option, devant ton téléphone portable, ou ton i-phone !

    Quand j'étais petit, déjà je rêvais d'une sorte de téléphone dans lequel on pourrait voir le visage de la personne "au bout du fil"!

    Quand je serai très vieux, et que j'aurai un visage ravagé, je pleurerai peut-être en voyant ce dont j'ai rêvé petit, parce qu'alors, il faudra que je me fasse à l'idée de devoir quitter tout cela... Tout ce qui fait que sans cela, mon écriture n'aurait peut-être pas existé...

     

  • La porte qui claque et se ferme

     

         Et si, ce que tu croyais être sorti du meilleur de toi-même... Ne l'était point, ce meilleur ? Du moins, pas toujours ?

    Et si, ce que tu croyais être sorti du pire de toi-même... Ne l'était point, ce pire ? Du moins, pas tout à fait aux yeux de qui te connait ?

    Se connaître soi-même est une entreprise difficile...

    C'est la raison pour laquelle les Autres sont essentiels... Comme Dieu pour un croyant...

    Entrer déplaisant dans le regard de quelqu'un qui à peine te connaît, est certes, peu confortable : ainsi claque et se ferme une porte à notre passage... Une porte que par la suite on n'essayera jamais d'ouvrir...

     

  • Une impuissance tragique

     

         La dureté générale, permanente et quotidienne du monde ; la dureté dans les rapports de communication, la dureté dans les jugements et dans les comportements, la dureté avec laquelle on parle des gens qui ne sont pas forcément présents quand on parle d'eux... Me fait toujours très mal et j'en arrive à ne plus pouvoir la supporter.

    Cette dureté ne me révolte pas cependant... Se révolte-t-on contre la violence du vent ? Contre la violence de la nature ?

    Cette dureté générale du monde est le " sens commun ", le sens habituel : c'est ainsi que fonctionne le monde tout entier... Il n'y a donc pas lieu de s'en étonner.

    Le désespoir le plus profond à mon sens, que l'on peut avoir, ne vient pas de la dureté du monde mais de l' incapacité du meilleur de nous-mêmes à changer la vie que nous vivons, à changer la vie des êtres que l'on aime... Ne pas dire par exemple, au moment où il faudrait le dire, tout le bien que l'on sent, que l'on sait ou que l'on découvre en l'Autre... Ne pas exprimer ce qui peut être attendu par l'autre. Il y a bien là une impuissance tragique de cette capacité d'amour en nous qui pourtant existe, mais se trouve arrêtée dans son élan, ou figée dans le silence, ou retenue par timidité ou pudeur... Cette impuissance est d'une pesanteur extrême et c'est ce qui m' a le plus bouleversé dans la vie que je traverse... Et le plus interrogé aussi...

    J’ai senti la philosophie et la littérature impuissantes, stériles, en face de cette incapacité du meilleur de soi-même à changer sa propre vie et la vie des autres... Lorsque survenait cette incapacité... Et elle survient toujours, l'incapacité, parce qu'il y a dans ce "meilleur de soi-même" comme une sorte de "contre-poids" – ou de pesanteur- constitué de la somme de toutes les "vérités" que l'on s'est faites et qui ne peuvent être forcément et logiquement appliquées, précisément, pour "changer la vie des autres"... ou changer sa propre vie...

     

     

  • Quand passent les nuages

     

    Quand passent les nuages, le bec des cigognes s'enturbane d'un voile de poussières mortelles...

     

    C'est aujourd'hui... ou demain – à vrai dire peut importe- que passe au dessus de la France le nuage radio-actif venu du Japon après avoir fait le tour de la Terre... Et comme les réacteurs nucléaires de la centrale de Fukushima "fumeront" encore dans les jours qui viennent, un autre nuage, puis un autre encore, fera de nouveau le tour de la Terre...

    Le 30 avril 1986, quand le nuage de Tchernobyl est passé au dessus de l'Est de la France, il fut dit que "ce n'était pas dangereux" (alors que cela le fut en vérité)...

    Que croire ? Qui croire ?

    Les "Dieux" qui se sont imposés avec leur religion "le pognon", se foutent de nous tous... Il faut que le Marché puisse se tenir en tous lieux de la Terre, que "la boutique tourne et que les tiroirs-caisse" se remplissent...

    Les "Anges" qui se sont imposés avec leur religion "la pensée sécurisante" – et se sont parés de crédibilité scientifique- ne se foutent pas de nous, du moins pas tout à fait... Mais les "Dieux" leur ont lié les ailes pour les garder dans la "céleste demeure"...

     

    L'eau du robinet à Tokyo vient d'être reconnue impropre à la consommation pour les bébés...

    Il est dit que ces particules radio-actives, à mesure que les nuages les porte au loin, se dispersent et "deviendraient donc moins dangereuses"... Mais comment en vérité ces particules deviendraient "moins actives" simplement parce qu'elles sont plus dispersées dans l'espace ?

    "Les sols, les végétaux, ne conserveraient que durant quelques années -au pire- des éléments radio-actifs tels que le césium ou le plutonium"... (pour l'iode, ce serait "quelques semaines")... J'en doute !

    Ces "Dieux" cependant, nous y croyons, même si nous n'adhérons pas à leurs religions... Car sans eux, le monde ne nous sempble pas possible, ni tout ce dont on jouit et où l'on se vautre, avec la grande peur permanente et entretenue, de tout perdre...

    Ces "Anges" nous les écoutons car ils nous disent ce que nous voulons entendre, alors qu'ils se taisent par ailleurs au sujet de ce qu'il nous déplairait de devoir subir...

     

    ... Pas un seul nuage dans le ciel d'Aquitaine ce mercredi 23 mars... Ni je crois bien, dans le ciel de la France entière...

    Et sous la houlette des "Dieux", bénis d'azur et de lumière printanière, les "Anges" en toute sérénité peuvent donc souffler dans leurs trompettes, les airs qui bercent les mortels que nous sommes en ces saisons d'enfer qui viennent...

     

  • Tous ces êtres...

     

    Tous ces êtres qui nous attendent et que l'on ne touche jamais ni d'un mot ni d'un regard ni d'un doigt...

    Tous ces êtres qui passent et sur lesquels nous "confettisons", silhouettes proches ou lointaines qui n'entreront jamais en notre fête...

    Il est vrai aussi que la fête peut se faire bruyante, sans manèges enchantés, ou si troublante ou si étrange que personne ne s'y arrête...

    Toutes ces attentes que l'on a et qui mordent dans le silence !

    Tout ce qui nous vient d'ici ou d'ailleurs, d'elle ou de lui, d'eux, de tous ces visages... Et qui sombre dans une indifférence entretenue...

    Et il n'y a qu'une fois, une seule fois...

    En une seule vie...

    En une seule traversée...

    L'attente, la volée de confettis...

    Le silence mordu...

    L'indifférence comme la poussière effaçant les traces de nos pas...

    Et les traces de leurs pas...