Le p'tit coin de Yugcib
Bienvenue dans mon petit coin : ici c'est l'entrée et vous accrochez vos manteaux, vos vestes, vos impers... Ensuite je vous convie à la découverte de ces billets qui viennent les uns à la suite des autres depuis mai 2009...
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Le monde, pris par le col de la chemise et regardé droit dans les yeux
- Par guy sembic
- Le 16/07/2011
- Dans Chroniques et Marmelades diverses
Céline, Desproges, Brel, Gainsbourg, par exemple... Et bien d'autres artistes, écrivains ou personnages de la vie et de l'actualité courante... Ne sont point faits du même bois que d'autres personnages, artistes ou écrivains bien moins acides ou déroutants ou "écorchés vifs" et crus...
Et que dire, même de Coluche dans "Tchao Pantin", un film assez "noir", dramatique et émouvant ?
Que je sache, le monde n'est pas un "conte de fées"!
Et, certes, des Lévy, des Musso, des Signol et autres auteurs "plus ou moins à la mode" ou d'une écriture plus fluide, moins ardue, moins fracassante, plus divertissante... Sont "infiniment plus reposants"... que John Berger ou Michel Onfray, par exemple !
Et des chanteurs de variétés, fantaisistes, amusants, légers, dans le genre de ceux et celles que l'on voit à la Télévision les samedis soirs.. Sont plus "faciles" qu'un Brel ou qu'un Gainsgourg !
Cependant, ce sont bien les écorchés vifs, les acides, les déroutants, les fouteurs de merde, les crus, les révoltés, les impossibles... qui prennent le monde par le col de la chemise et le regarde droit dans les yeux en se foutant de la beigne qu'ils risquent de recevoir, en se foutant aussi parfois, des ovations et des bénédictions et du succès... Ceux là pourtant, en d'autres moments, en d'autres situations, nous laissent des mots inoubliables, nous émerveillent et nous émeuvent...
Mais c'est bien curieux, dès que l'on cite seulement par leur nom, des auteurs connus (en général bien connus) ... l'on s'entend dire ou répondre que "l'on se compare à eux, à l'un d'eux" !
Décidément, il serait "plus avisé" d'éviter de citer un écrivain ou un artiste connu dans une argumentation ou dans un propos dont on est l'auteur...
... J'admets que l'on puisse préférer Molière à Coluche! (pour une raison de style, de forme)... Car de toute évidence dans un" sens du monde" que personne ne peut vraiment contester, l'un, Molière appartient à la littérature! )...
On peut contester (ou préférer) "bien des choses"... Mais il vient un moment où l'on ne peut que reconnaître la valeur d'une oeuvre d'écriture, de littérature... Et Coluche, c'est "une autre valeur" que celle de l'écriture et de la littérature... (une valeur qui est celle d'une immense dimension d'humanité et des Restos du Coeur)... A un certain niveau, les valeurs réelles sont aussi incomparables que l'eau et le feu, que l'herbe et la roche...
Cela dit, Céline, qui lui, appartient cependant au monde de la littérature et de l'écrit, puisqu'il a publié des livres qui sont lus dans le monde entier, et que de surcroît il est même étudié... emploie souvent des mots tels que "putain", merde", con", et autres injures de son acabit !
Là encore, on peut préférer à juste titre, Molière à Céline !
Décidément, on ne peut être à la fois "cru"... et "littéraire" ! (il faut "choisir son camp?")
On ne peut être à la fois "optimiste, bon et ironique" ... et "sans concession ni mansuétude aucunes, et dur, et pessimiste et dénonciateur acide et amer" (on serait donc "forcément d'un côté ou de l'autre, ou davantage d'un côté que de l'autre)... Ce qui voudrait dire que le mélange des factures et des sensibilités dans le plus juste ou prétenu équilibre possible, serait une imposture !....
Et s'il y a imposture, alors l'imposture doit être dénoncée, prouvée, mise en évidence, afin qu'elle n'abuse personne...
... Ma grand mère qui était une personne "simple, réaliste, de bon sens et qui ne prenait pas les vessies pour des lanternes"... disait à propos des mauvaises herbes de son jardin : "après tout, elles me donnent bien du mal, je les détruis, les arrache, elles m'embêtent, mais elles font partie de la nature, et sans elles, peut-être que rien de bon ne pousserait non plus !"
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Le festival d'Avignon
- Par guy sembic
- Le 15/07/2011
- Dans Chroniques et Marmelades diverses
Depuis le temps que j'en entends parler -au fait, en quelle année a-t-il eu lieu pour la première fois?- je ne m'y suis jamais rendu...
Pour déjà une première raison pratique : l'hébergement. Il y a un monde fou, c'est au début des vacances d'été, les hôtels (même à 70/80 euro la nuit) sont pris d'assaut ainsi que les chambres d'hôtes et autres locations occasionnelles ; les campings des environs n'en parlons pas : c'est une galère pas possible, les uns sur les autres, une promiscuité épouvantable et terriblement bruyante...
Ensuite, deuxième raison (celle là c'est celle que j'invoque pour chaque manifestation festival ou spectacle) c'est que je me sens "frustré"... de ne pas être moi-même acteur ou participant... Il m'est difficile en l'occurrence de m'assimiler si je puis dire, au simple spectateur-touriste-lambda heureux de voir de belles choses..
Jusqu'à présent les seuls festivals ou manifestations culturelles auxquels je me suis rendu sont :
-Le festival du Court Métrage à Contis dans les Landes, qui avait lieu entre 1996 et 2004 au mois de juin, alors que je demeurais à Lesperon puis à Tartas...
-Le festival Fantastic Arts à Gérardmer de 1994 à 1999 qui a lieu fin janvier début février (j'habitais à 20 km de là, donc pour l'hébergement pas de problème)...
-Le festival international de Géographie à St Dié depuis 2005, qui a lieu début octobre (hébergement idem, c'est près de chez moi)...
-Le festival Musicalarue à Luxey dans les Landes qui a lieu du 10 au 15 Août ... Où je me suis rendu trois fois, mais la dernière fois j'ai été très déçu parce que passé 1h du matin, c'était devenu un "foutoir" de beuveries, de drogue et de bandes hétéroclites de personnages complètement givrés et peu recommandables venus des environs de Bordeaux...
D'ailleurs à ce festival, il y a tellement de monde que la municipalité prévoit chaque été un champ immense pour les campeurs, avec des WC en plastique du genre guérite de chantier, une prise d'eau... mais les gens sont les uns sur les autres et c'est très bruyant...
-Le festival des arts de la rue à Libourne en 2007... Mais là j'étais invité chez ma cousine de Langon... Un festival entièrement gratuit, mais bonjour les heures debout à essayer de voir entre des dizaines de gens agglutinés, les spectacles de rue...
-Le festival du film d'Histoire à Pessac près de Bordeaux, en 2008. J'avais fait trois jours durant l'aller retour Tartas-Pessac en voiture... chaque soir revenu à Tartas vers 2h de la nuit, et repartir à 7h...
-Le festival des "petites fêtes de dionysos" à Arbois, début juillet 2006 où j'avais rejoint dans un camping, quatre de mes amis des forums littéraires (Alexandrie, Passion des Mots)... Ce fut la seule fois où j'ai dormi sur place en camping, étant tout de même éloigné de 200 km de ma maison des Vosges... mais les amis étaient là et ce fut "épique" !
...Et oui, lors de tous ces festivals, le problème, c'est l'hébergement!
C'est toujours en été, juillet Août en pleine période de tourisme. Les campings sont bondés, bruyants, les hôtels et les chambres d'hôtes tous pris d'assaut...
Et puis, cela ne "me branche pas trop" de me retrouver dans ces ambiances il faut le dire, assez artificielles, où tu n'es qu'un être anonyme dans une foule immense, avec tes rêves, ta poésie et tes émotions... et tu passes là deux ou trois jours et pour finir, tes rêves se débandent tels des lapins dans un pré bosselé de mottes de terre...
... Alors, le festival d'Avignon, ce n'est encore pas l'an prochain que je vais m'y rendre ! D'autant plus que, comme partout dans ce genre de manifestation, tu y rencontres quelques "piqués", ou "givrés", ou "allumés", des gens qui se prennent pour des génies et qui ramènent leur science devant le petit public à leur dévotion qu'ils se sont fait de leurs copains rencontrés sur Facebook par exemple, ou de leur famille et amis et connaissances ; des intellectuels "qui se la pètent" et sans réelle dimension d'humanité, du sans-gêne, de la vulgarité, de la drague bête, de la drogue... sans compter tout ce carnaval vestimentaire des uns et des autres, ces propos échangés sur tel ou tel sujet en vogue, ponctués de poncifs et de rodomontades...
Et toi mon pauvre, tu te pointes dans la fête culturelle ou musicale avec ta gentillesse, ton âme en fleurs, tes émotions, tes rêves, ton sourire, ton visage en fête... Et en fait, tu es complètement laminé dans un mouvement qui te dépasse et réduit tes rêves en copeaux et échardes...
... Cela dit, au delà de cette "vision" quelque peu "négative" (qui n'est qu'une impression toute personnelle)... Je ne puis qu'adhérer en pensée, à toutes ces manifestations musicales et culturelles ayant lieu en général durant l'été, et qui rassemblent des gens heureux de se trouver là, et curieux, sincèrement intéressés ou motivés...
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Le silence
- Par guy sembic
- Le 14/07/2011
- Dans Chroniques et Marmelades diverses
Le silence, tel une vision que l'on se fait en soi, de ce qui ne nous est pas dit, de ce qui ne nous est pas répondu...
La vision alors, d'un coup de poing asséné en plein visage...
Ou d'une porte dans un couloir sans éclairage, et dont on ne sait si cette porte est ouverte ou fermée...
La vision aussi, mais sans trop y croire, d'un regard qui nous accompagne...
Ce silence que l'on a, ce silence qui nous est fait...
Ce silence qui nous est fait, dont meurt cette vie en nous, cette vie qui ne peut que dire et qui peu à peu ne dit plus rien ou se confine en des terriers à ciel ouvert...
Ce silence que l'on a, dont meurt cette vie en elle ou en lui ou en eux, cette vie qui veut dire et qui peu à peu se confine aussi en des terriers...
Le coup de poing asséné en plein visage cependant, n'est jamais certain...
La porte dans le couloir sans éclairage est peut-être vraiment ouverte ou vraiment fermée...
Le regard qui nous accompagne et que l'on ne voit pas, c'est peut-être un mirage ou un réel rivage...
Les terriers sont toujours à ciel ouvert, même s'ils sont des sombres tunnels. Et c'est la raison pour laquelle, les voyant toujours à ciel ouvert, l'on y brûle les silences et l'on y dépose des cailloux blancs...
Mais la cendre des silences c'est encore le silence...
Et pour les cailloux blancs, il faut attendre que vienne l'archéologue qui remarquera les formes singulières des cailloux...
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Le vieux
- Par guy sembic
- Le 13/07/2011
- Dans Chroniques et Marmelades diverses
Il est vieux
Enfin... Est-on vieux de nos jours, à 70 ans ?
Il leur balance un chèque
De quatre vingt, cent, cent vingt euros
A chaque fête, anniversaire
Des ses fils et belles filles
Et ce n'est pas un richard
Il est loin d'être plein son livret A
Mais tous les ans à chaque fête, à chaque anniversaire
Il leur balance un chèque
Il est vieux
Vieux et bon
Il a baigné dans son enfance
Dans un monde de gentillesse
Avec un papa, une maman, emplis de petites attentions
Et des oncles et des tantes
Et des parrain marraine tout aussi emplis de petites attentions
Il leur balance le chèque
Et le chèque arrive avec une jolie carte dans une belle enveloppe
Il vient toujours bien à propos, le chèque
Somme toute, ce chèque, c'est une rentrée de pognon comme une autre
Il est vite encaissé le chèque
L'un des deux fils est professeur de biologie en faculté
L'autre est agent d'assurances
Une belle fille est professeur de Lettres Modernes
L'autre coiffeuse dans un salon de quartier chic
Ni comment ça va ni merci ni merde
Autant dire pas de réponse
Pauvre vieux !
Pauvre vieux qui comme un gosse
Le gosse qu'il a été et qu'il est resté
Croit encore au pèr'nohel !
Avec ses rêves, sa gentillesse et sa candeur
... Un beau jour cependant...
"Qu'ils aillent se faire foutre"
Il a dit, le vieux !
Et il n' a plus envoyé de chèque
Il s'est payé une moto, le vieux !
Il a fini par se tuer avec sa moto
Dans un virage traître sur une route de montagne
Pour avoir trop longuement regardé
Une jolie auto-stoppeuse en robe d'été
Qui souriait aux anges dans le virage
Il ne laissait à son notaire, le vieux...
Que quelques cahiers de poèmes
Et quarante euro sur son livret A
Et sur la table de sa cuisine le chèque du montant de son loyer...
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Une souveraine et imprévisible force
- Par guy sembic
- Le 12/07/2011
- Dans Chroniques et Marmelades diverses
Je ne crois pas aux dieux des hommes, ni au diable ni aux sorciers ni aux fables ésotériques ni à la magie ni aux fées ni aux anges ni aux sornettes pseudo scientifiques ni aux discours consensuels du monde érigés en pensée unique ou en modèles prêts à porter en soi dur comme fer et inamovibles toute la vie durant... Mais je crois à la "souveraine sorte d'intelligence et de justice" du hasard et de l'aléatoire...
Le hasard et l'aléatoire se foutent du talent, de l'ordinaire ou du sublime, des riches et des pauvres, des amis et des pas amis, de ce que tu fais ou ne fais pas, de la raison, de l'intelligence ou de la bêtise, de la morale et des religions, des lois et de la justice humaines, de la logique ou de l'absurde...
Le hasard et l'aléatoire peuvent te faire autant gagner le yoyo, que te laisser perdant pour l'éternité quoi que tu fasses et sois...
Et cela, cette vision, cette quasi certitude de la vérité du hasard et de l'aléatoire, ne t'empêche en aucune façon, à aucun moment de ta vie même le plus noir, le plus dramatique, le plus désespéré, le plus défavorable ; de te dire "je vais le dire, je vais le faire, je vais me donner les moyens nécessaires pour accomplir, réaliser, je vais persévérer dans telle ou telle voie, je vais apprendre ceci ou cela, je vais essayer, je vais voir"...
... Et ça vaut bien, je crois, quelque foi en Dieu que ce soit !
Comment est donc venue la civilisation du feu, sinon par l'expérience fortuite, un jour, du frottement de deux morceaux de bois, et un peu plus tard, de deux pierres ?
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Les vacances scolaires d'été en France
- Par guy sembic
- Le 12/07/2011
- Dans Chroniques et Marmelades diverses
Je suis contre la compression des vacances scolaires d'été en 45 jours au lieu de 60 actuellement.
Pour une raison qui, à elle seule et de loin par rapport à toutes les autres raisons, me semble préoccupante : c'est que déjà sur deux mois dans un pays tel que la France où toute l'Europe et où le monde entier se rend en vacances en plus de 80/85 % de nos concitoyens dont un grand nombre sont des familles avec 2 ou 3 enfants allant à l'école... Il n'est pratiquement plus une seule région en France qui ne soit une région touristique avec force bases de loisirs, campings, fêtes de toutes sortes, villes et villages devenus durant l'été, surpeuplés... (il ne resterait, et encore, de "relativement calme", que les pays situés le long de la frontière Franco-Belge, le Pas-de-Calais, le plateau Lorrain, la Moselle et la Meurthe et Moselle !)
Alors, comprimer les vacances d'été pour les jeunes de 6 à 16 ans (et pour les étudiants par extension) en 45 jours au lieu de 60, cela va accentuer la compression des migrations touristiques et vacancières dans une période plus courte, et faire des vacances d'été un véritable "parcours du combattant" dans des campings déjà surpeuplés actuellement, et dans les villages de vacances, et les résidences locatives, les hôtels et chambres d'hôte... Sans compter les colonies de camping-cars, de caravanes et autres véhicules vacanciers, les jours de semaine sur les autoroutes et axes principaux, évoluant en interminables files au beau milieu de centaines de milliers de voitures et des dizaines de milliers de "bahuts", de semi-remorques et véhicules de gros transport...
En seulement dix ans, en gros depuis 1999/2001, il faut voir l'extension phénoménale de toutes ces chaînes hôtelières du genre Formule 1, Première Classe, Campanile, Ibis, B et B, et autres, toutes gérées par du personnel saisonnier et aux mains des grands lobbyies du Tourisme et de l'hôtellerie à grande échelle! Et le long de la côte Atlantique, Bretonne ou Méditérranéenne, ces tours, ces immeubles de 15 étages, ces ensembles de résidences locatives, ces lotissements de mobil-homes et de maisons de vacances, ces campings géants quatre étoiles... Avec tout autour, boutiques de fringues et de fariboles fabriquées en Chine, discothèques, bars à jeux vidéos, dancings, restauration rapide, parcs de jeux avec manèges... De la folie ! Et quand on pense au fric que tout cela draîne, et à qui profite ces bénéfices fabuleux (aux lobbyies et aux gros actionnaires de l'industrie touristique), l'on en est saisi de vertige !
Si encore cette industrie touristique générait du plein emploi avec des salaires décents, permettait de faire travailler par exemple, des milliers d'étudiants, de saisonniers... Mais même pas! (ou plutôt même plus comme avant, il n'y a encore pas si longtemps!)... Car les nouveaux actionnaires propriétaires gestionnaires, dans l'industrie touristique mondialisée, travaillent à présent avec du personnel venu de pays de misère, ou avec une main d'oeuvre locale corvéable à merci et sous-payée et réduite à sa plus simple expression!...
Alors ... des vacances de rêve? Parlons en ! ... Une galère pas possible pour trouver où planter sa tente, la toilette à 1h du matin ou à 6h tellement c'est occupé partout dans le bâtiment des sanitaires, le bruit (entre les lève-tôt et les couche-tard), la discothèque toute proche qui tam'tame jusqu'à 3h... Non, je n'appelle pas cela, des vacances!
Et même avec un budget longuement préparé et étudié au mieux, permettant par exemple d'envisager un hébergement d'une semaine en hôtel, chambre d'hôte ou location... encore faut-il pouvoir trouver ! (Quand tu vas sur le Net six mois à l'avance, tu trouves ceci : "vous êtes le quatorzième visiteur de cette offre" ou encore même : "cette offre n'est plus disponible" )...
... Et (juste une idée)... Si l'on concevait deux zones pour les vacances scolaires d'été ? Une moitié de la France du 15 juin au 31 juillet, et l'autre moitié de la France du 1er Août au 15 septembre ? Avec, pour compenser les 15 jours en moins par rapport au système actuel, un allongement des congés scolaires de la Toussaint, d'hiver ou de printemps ?
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S'il te plaît, ne m'apprivoise pas !
- Par guy sembic
- Le 11/07/2011
- Dans Chroniques et Marmelades diverses
... Si je viens jusque dans ta main c'est parce que je sais que tu ne vas pas chercher à me retenir, et c'est aussi parce qu'il n'y a pas forcément quelque chose de bon pour l'oiseau que je suis, à picorer dans le creux de ta main...
Il n'y a peut-être même dans ta main, rien du tout !
J'ai vu que ta main vibrait comme la feuille d'un arbre alors que la brise était toute petite, et je me suis un instant posé sur cette main, pensant y revenir et me souvenant toujours de cette vibration que j'ai aimée...
... Apprivoiser un être, ne serait-il pas : le faire autre que l'être qu'il est, selon l'idée qu'ainsi, ce sera mieux pour lui (et en même temps, nous arrangerait bien) ?
...Apprivoiser un lieu et ses hôtes, ne serait-il pas : faire en son esprit, en sa pensée, déjà avant même d'entrer en ce lieu et d'en rencontrer ses hôtes, un univers familier et intime -et parfois singulier- en lequel on se préparerait, tout doucement, sans la moindre effraction, à y pénétrer ?
Et ensuite, osant y entrer vraiment, oser aussi, y livrer son coeur, une fois reconnu ce lieu et ses hôtes, une fois que ces hôtes en ce lieu se soient approchés et qu'ils aient senti ?
... Mais livrer son coeur", c'est beaucoup ! Et c'est même dans la plupart des cas, dans la relation humaine... assez vain, voire inutile...
Et pourtant... Nous sommes si nombreux à souhaiter ou à envisager de le faire !
... Livrer son coeur, cela suppose à mon sens, d'être conscient de la réalité de la relation existante entre soi et l'autre ou les autres, afin de pouvoir décider si oui ou non on se livre et dans quelle mesure... Et encore!...
Il y aurait une voie possible : celle de l'écriture sous une forme plus ou moins imagée ... Tous écrits produits qui, vaille que vaille, expriment ce que l'on ne saurait ou n'oserait dire...
Mais il y a un risque évident : celui de se révéler obscur, voire illisible... ou de voir le "pétard amorcé" puis lancé... revenir te péter à la figure !
C'est difficile d'être pudique et, paradoxalement, de souhaiter cependant s'extérioriser !
Je pense que l'on dit trop rarement ce qu'on aime en l'autre et ce qu'il devrait développer davantage...
Je pense que l'on dit trop souvent ce qu'on n'aime pas en l'autre et ce qu'il devrait cesser de faire ou d'exprimer...
Il y a un équilibre, un juste équilibre à trouver, entre dire ce que l'on aime et dire ce que l'on n'aime pas... Et, avec l'équilibre à trouver en s'y maintenant, la manière de dire...
Quelque part je me dis que le monde appartient à celui (ou à celle) qui ose dire et faire...
Mais je me dis aussi que le silence peut être un coup de poing... ou un sourire...
Un coup de poing à l'adresse d'un être qui nous a blessé ou qui a exprimé son mépris, son indifférence, son impudeur, sa faconde, ses certitudes, son jugement hautain et réducteur...
Un sourire que l'on porte au dedans de soi, à l'adresse d'un être dont on a découvert l'existence...
Ainsi le silence pourfend, accuse ou dénonce...
Ainsi le silence adhère, accepte ou aime...
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Perdu en pleine forêt, le château de Linderhof en Bavière
- Par guy sembic
- Le 08/07/2011
- Dans Anecdotes et divers
Ce château est situé à 12 kilomètres avant d'arriver à Oberammergau, en pleine forêt à la limite des frontières Allemande et Autrichienne, dans une région très sauvage et très accidentée des Alpes Centrales...
L'on y accède depuis Füssen, par la ville de Reute, puis en empruntant en territoire Autrichien, la petite route qui passe le long du lac de Plansee, et recoupe la frontière Allemande au col de Ammer-Satte à 1118 mètres d'altitude, proche du Kreuz-Spitze culminant à 2148 mètres.
Le château de Linderhof ainsi que son parc "à la Versailles", ne sont pas visibles depuis la petite route et à 6,5 kilomètres exactement, après le col, une pancarte en indique l'accès qui conduit tout d'abord à un parking (seulement 2, 50 Euro pour la journée)...
De part et d'autre, soit devant et derrière l'imposante demeure de style baroque, s'étend un grand parc aménagé sur le modèle du parc du château de Versailles, dans une magnifique perspective et d'une symétrie remarquable.
Le style baroque s'impose ici dans cette demeure d'une manière tout à fait démesurée : l'on atteint là des sommets dans le genre ! Notamment dans la chambre à coucher de Louis II, en laquelle trône un lit géant de couleur bleue dominante, en alcôve d'au moins 4 mètres de hauteur, qui à mon avis, vaut très largement le lit du Roi Soleil Louis XIV à Versailles. Que de motifs complexes, de sculptures, de dorures et de colonnades torsadées! Quand on pense que le roi Louis II n' a dormi en fait que si peu de nuits par an, dans ce lit !
Le plus surprenant c'est que cette demeure, ce parc, tout ce qui emplit et décore l'intérieur et l'extérieur (le mobilier, les collections d'objets d'art, les tableaux de peinture, les statues de métal ou de pierre, les massifs de fleurs et de plantes, les monuments ouvragés du parc)... Tout cela fut réalisé en seulement quelques années! L'on imagine les heures et les journées de travail, de nombreux artistes et artisans renommés, afin de parvenir à une telle magnificence, à une telle profusion d'architecture, de décors et d'arrangements !
C'est littéralement, un "écrasement du monde" par le luxe, la richesse et le nombre d'objets d'art, et la grandeur, et le style et la complexité et la précision dans le détail, dans cette demeure et en son entourage ; de toutes ces sculptures et statues et bassins avec féeries aquatiques !
Un "écrasement du monde" qui donne la mesure de la profondeur de l'abîme qui s'ouvre entre d'une part, une société minoritaire, possédante et privilégiée de milliardaires, parfois même la seule société d'un prince ou d'un roi et de sa cour... Et d'autre part, une société celle là, immense et faite d'une multitude d'humains vivant dans une grande indigence ou tout au mieux dans une aisance bien modeste avec juste l'essentiel, et habitant de simples maisons, des cabanes, des huttes ou même dormant dans les rues et n'ayant d'autre revenu qu'un salaire de misère à la journée, à la semaine, au mois, au gré des embauches sur des chantiers de construction, dans des ports, sur des navires, dans des ateliers, des usines, des mines ou de petits commerces...
Certes une bonne partie de tous ces monuments et palais historiques et collections d'art, sont aujourd'hui accessibles au public, et constituent un héritage culturel et patrimonial pour l'humanité tout entière... Mais il n'en demeure pas moins qu'aujourd'hui aussi, un certain nombre de ces richesses historiques , collections d'art, demeures princières ou palais ; sont la propriété privée de quelques milliardaires de l'économie, de la finance et de l'industrie mondialisées... Et que de nos jours comme par le passé, des millions de gens du peuple de tous les pays du monde, artisans, ouvriers, hommes et femmes de peine – et enfants même- oeuvrent ou ont oeuvré à la réalisation de ces édifices somptueux, contribué à la croissance démesurée de toutes ces richesses dont profite seulement une minorité d'humains...
