Le p'tit coin de Yugcib

P1000015 1Bienvenue dans mon petit coin : ici c'est l'entrée et vous accrochez vos manteaux, vos vestes, vos impers... Ensuite je vous convie à la découverte de ces billets qui viennent les uns à la suite des autres depuis mai 2009... 

NOTE : les billets sont classés par catégories qui figurent dans le menu à gauche : faire défiler jusqu'à BLOG où apparaissent les noms des catégories du blog, puis la liste des derniers billets publiés. 

  • Géographie et géologie des paysages littéraires et artistiques

         Je pense que les "littéraires purs" (et durs) c'est à dire les gens "vraiment de lettres", de métier, de formation universitaire, d'expérience et de parcours personnel "solide"... Ne pourront jamais (et je les comprends) concevoir qu'un écrivain au sens de ce qu'ils entendent par écrivain, puisse apparaître dans leurs catalogues si la production de cet écrivain demeure un "hétéroclite fatras" de textes qui seraient cependant pour quelques uns d'entre eux, des textes littéraires, mais aussi et pour bon nombre d'autres textes, des textes de forme langagière et imagée sur un mode du genre "au coeur du réacteur"...

    Il y a là, je pense, une véritable interrogation qui s'impose, dans la mesure où serait en jeu, l'avenir (ou déjà le futur immédiat) de la littérature...

    Le "coeur du réacteur" – soit dit en passant je bannis de mon vocabulaire personnel l'expression "du fond de ses tripes" – c'est à dire l'émotion, l'émotion dirais-je "portée à incandescence"... Le "coeur du réacteur" à lui seul et surtout lorsqu'il apparaît démesuré et qu'il travestit la réalité des êtres, des situations et des évènements ; ne peut constituer l'essentiel du travail d'écriture...

    Un compromis si je puis dire, entre d'une part ce travail d'écriture selon les codes et les valeurs auxquels se réfèrent les "littéraires purs", et d'autre part ces formes langagières et imagées où domine l'émotion... Me semble difficile, et incertain quant à la dimension qu'il peut prendre...

    À dire vrai, l'on ne peut pas parler ici en terme de "compromis"... Peut-être de "symbiose" (je dis bien "peut-être")... Dans la mesure où se réaliserait "une alliance heureuse" entre le "coeur du réacteur" se manifestant et rayonnant autour de lui, et un réel travail d'écriture ...

    L'on ne peut pas non plus parler ici en terme d' "équilibre à réaliser" (à mon sens cet équilibre là est quasiment impossible à trouver, à moins de "faire dans l'imposture")...

    Demeure sans doute, telle une porte ouverte ou un chemin à prendre, la possibilité d'une symbiose à réaliser, ou si l'on veut... D'une sorte de "quatrième dimension" à trouver...

    Mais je conçois que, pour un "littéraire pur", le "paysage littéraire" soit vu et reconnu comme un paysage dont la géographie peut évoluer mais dont la géologie profonde demeure immuable...

     

    ... En ce qui me concerne, je reconnais avoir eu ma vie durant, "un réel problème" avec les "littéraires purs", et d'une manière générale avec les gens "de formation et d'expérience et au sens critique très développé" (trop développé à vrai dire)... À tel point que dans les situations ou les confrontations les plus "sensibles", j'ai du à un certain moment, faire silence et comme on dit "passer mon chemin" afin de ne ne point "m'embarquer" dans quelque épuisante (et vaine) polémique...

    Je ne peux pas dire, si je tente de "faire un bilan général"... que ces gens là, que j'évoque plus haut, m'aient "apporté quelque chose", sinon de douter de moi, et de me faire même reculer au lieu d'avancer...

     

    ... Il existe je pense, tout de même, d'une part "un monde conformiste de la littérature", et d'autre part "un mode informel de la littérature... Mais ce n'est là, je crois aussi, qu'un "shéma plus ou moins directeur, subjectif, plus ou moins admis, et assez général"... En fait c'est "plus compliqué" ou "plus "simple encore", que ce que l'on croit (cela dépend de la vision que l'on a, ou du regard que l'on porte)...

    Dans mon esprit un "littéraire pur" c'est plutôt quelqu'un qui apparaît sur la scène publique tel un "régisseur du son" ; mais en même temps quelqu'un qui se réfère à des valeurs de son époque, tout en considérant aussi (mais pas toujours) les valeurs d'une autre époque...

    Le sens critique sur quel support littéraire ? Je pense qu'il s'exerce sur la quasi totalité des styles, des genres, des formes, des supports... Et qu'il est souvent (à mon avis) trop exacerbé et surtout trop asservi aux modes et aux repères (ou à l'absence de repères) d'une époque (par exemple l'époque immédiatement actuelle)...

     

    ... Sur "la géologie profonde d'un paysage" (telle est la métaphore si je puis dire, que j'utilise dans mon propos ci dessus)... Je pense que "les uns" ET "les autres" (vous voyez lesquels de ces "uns" et de ces "autres" je veux dire)... Devraient s'entendre sur la même évidence, soit sur la nature même de l'assise réelle d'un paysage... D'un "paysage littéraire" en l'occurrence...

     

    Rabelais en son temps, Voltaire et Diderot au 18 ème siècle, puis Balzac et Zola au 19 ème, et Céline, Proust, Aragon, Queneau, Malraux au 20ème... sont, oui, incontestablement et en quelque sorte d'une manière intemporelle, de ces paysages à la géologie profonde...

     

    Par contre, en ce qui concerne Lévy et Musso (pardon pour ceux et celles d'entre vous à qui il arrive de lire ces auteurs)... Nous avons sous les tonnelles ombragées et accueillantes où l'on rit et pleure dans ces jardins enchanteurs... du vide !

     

    ... Pour finir, juste un tout petit détail (qui selon moi n'est pas anodin) : combien et combien d'écrivains (et en particulier les romanciers) d'hier et d'aujourd'hui... emploient sans cesse des "fit-il", "déclara-t-il", "dit-il" (ou de ces formules "passe partout") ?

    Aujourd'hui par exemple, le "grand chic" c'est d'user de "me semble-t-il"...

    ... Excusez moi, mais ce "fit-il" en particulier, et ce "me semble-t-il"... "ça me sort par les trous du nez et me met la glotte de travers en éternuant"...

    Je ne dis pas que moi aussi je n'ai point mes "scies"... Mais il en est de ces "scies" dont le bruit est aussi sciant que le bruit d'une tondeuse à gazon un samedi après midi dans un grand ensemble pavillonnaire...

     

    ... Voilà (tout ce que je viens de dire) pour l'écriture...

     

    Et maintenant élargissons le sujet (ou l' "affaire") pour "tout le reste" : la musique, la peinture, la sculpture, les productions cinématographiques (courts et longs métrages, documentaires)...

     

    Aujourd'hui nous avons une quantité de gens dans chacun de ces domaines artistiques, qui ont tous eu quelque formation, sortent même de grandes écoles, et ont réellement produit des oeuvres dont on ne peut nier le travail effectué, ou la qualité... Mais qui n'émergent pas, ou ne rayonnent pas davantage du fait de la prolixité et de la diversité des réalisations, des genres, des styles, des formes, etc...

    Tout cela participe à un mouvement général, planétaire, dans lequel "s'engouffre" la marchandisation, la médiatisation, la publicité... Ce qui n'avait pas été le cas en d'autres époques et même jusqu'au milieu du 20 ème siècle.

    Ces jours ci j'assiste au Festival du Court Métrage à Contis Plage (qui a lieu tous les ans) et je suis étonné par la banalité des thèmes ou des scénarios de certains de ces courts métrages... Et je me dis "mais pourtant il a bien fallu que ces films là soient, au départ, sélectionnés pour figurer dans les programmes" ! Et je me suis dit aussi, poursuivant ma réflexion : " le résumé n'est qu'une apparence, il faut voir l'interprétation"... C'est à dire la manière dont est traité le sujet, les prises de vue, les dialogues, les scènes...

     

    Nous sommes aujourd'hui dans un paradoxe pour le moins surprenant voire surréaliste (mais c'est une réalité) : il n'y a jamais eu autant de "géologie profonde" des paysages, de tous les paysages, du fait de la prolixité des oeuvres et des auteurs, du nombre de gens "dignes d'être découverts ou lus ou connus"... Et en même temps il n'y a jamais eu autant de médiocrité culturelle et de banalité en ce monde, du moins à ce point généralisé et même organisé !

    Tout cela constitue un "bien étrange terreau"...

    D'un côté cela est "loin de me désespérer" (en dépit de tout ce que je déplore et qui me révolte)... Mais d'un autre côté me vient "toute une interrogation aussi grave que diverse... du fait que chaque question que je me pose en appelle souvent pour ne pas dire presque tout le temps, une autre"...

     

     

  • La Bourse

    La Bourse avec ses hauts et ses bas... et ses fluctuations en une seule séance journalière... La Bourse, oui, si t'enlève le "r", ça devient "bouse" (sous entendu "de vache")...

    ... Et c'est bien ça : dans une même journée, de l'ouverture à la fermeture, et même d'un instant à l'autre... la bouse gonfle et s'affaisse : elle gonfle sous l'effet - je suppose- de la chaleur et de l'humidité ambiantes, et du travail de forage des bousiers (ces petits coléoptères noirs bouffeurs de merde) ; elle s'affaisse sous l'effet d'un brusque changement de pression atmosphérique ou sous le pas très pesant d'un promeneur pressé...



  • Valise insolite au bord d'une petite route des Landes...

    ... Cette valise abandonnée, sans doute perdue, ou tombée d'une galerie de voiture, au pied d'un poteau EDF...

    Lieu dit "La Bergerie", entre une piste cyclable et une petite route en direction de Léon...

    Ce lieu n'ayant rien de "stratégique" comme par exemple le hall de la gare Montparnasse à Paris en face des tableaux d'affichage de départ des TGV...

    Je me suis dit : "ce n'est pas une valise piégée" ! ... Néanmoins je ne me suis point risqué à l'ouvrir, je l'ai seulement photographiée...

    Mon imagination a cependant "un peu travaillé" : j'ai pensé que cette valise pouvait contenir de très jolis effets féminins tels par exemple qu'une robe d'été très chic, un petit trench élégant, une écharpe fine au tissu délicat, quelques lingeries diverses...

     

  • Sauver la Grèce ?

    ... Si l'on peut dire !

     

    En fait, ce ne sont pas à des gens qui gagnent (statistiques Insse) 954 euros par mois (et qui sont huit millions dans notre pays), ni même à des gens "de revenus moyens" (entre 1500 et 2500 euros par mois) ni même encore, à des gens qui seraient "un peu plus riches que la moyenne"... De devoir aider la Grèce !

    C'est aux milliardaires de le faire !

     

    Et de grandes banques qui ont des millions de clients et sont les créanciers de la Grèce, ne vont pas se voir remboursées des sommes astronomiques prêtées à plusieurs reprises à ce pays surendetté ! D'où l'inquiétude qui sourd et se précise au sujet de la " bonne tenue de route" de ces banques !

     

    ... Allez, allez, les milliardaires! ouvrez vos coffres forts et banquez !

     

    Ces milliards, vous les avez VOLES ! (sauf peut-être 2 ou 3 d'entre vous par ci par là qui sont "d'anciens pauvres" ayant réussi par le courage, l'initiative, le travail ; n'ont jamais fait de publicité tapageuse et dont la richesse produite a coulé comme une rivière irriguant les champs aux alentours...

     

    Les autres, vous êtes des vampires ! Des truands ! Des puits ou des gouffres sans fond qui absorbent toute l'eau des ruisseaux et des rivières, toute cette eau qui revient à la Terre entière ! ... Et vos coffres-forts, il nous faudra les faire sauter !

     

    ... Soit dit en passant, la Grèce n'est pas à vendre !

    "Vendez nous quelques villes" ... Ont dit les Allemands... Et les Chinois qui s'intallent au port du Pirée !

    Ce pays a une histoire plus longue que celle de tous les autres pays de toute l'Europe, et l'on y parle la même langue que celle des penseurs et des poètes de l'antiquité Grecque, il y a trois mille ans...

     

    ... Ces subventions octroyées par l'Union Européenne et venues "arroser" l'économie et l'industrie Grecque dans les années 80, ont été en grande partie captées par une caste de gens d'affaires, de trafiquants et de milliardaires (Grecs et autres) dont le pouvoir a pesé sur la puissance publique, sur les différents gouvernements, et a contribué au développement de toute une "économie souterraine" aux conséquences désastreuses...

     

    Sauver la Grèce ?

    Ou sauver un système économique dont le moteur fonctionne comme une pompe envoyant des millions de mètres cubes d'eau dans des cuves sans fond, alors même que de part et d'autre des pipe-line s'étendent jusqu'à l'horizon, des paysages complètement desséchés, incultes et improductifs ?

    Sauver la Grèce en se foutant du peuple Grec, de son histoire et de sa culture ?... Sauver en sauvant la Grèce ce qu'à aucun prix l'on est disposé à perdre et qui continue à nous branler, gosses "impossibles" que nous sommes, tel un "dada à deux balles" de super marché ?

    Et qui c'est qui ramasse les pièces de deux balles qui tombent dans le ventre du dada ?

     

     

  • Soigneusement calligraphié, en haut du tableau noir : "Morale"...

         Dans l'école que j'ai connue (l'école des années 50) ce qui m'impressionnait et m'émouvait beaucoup, et me faisais réfléchir profondément et gravement sans même pouvoir ou souhaiter en parler... C'était, tout simplement, rien d'autre que ceci :

    En haut du tableau noir (un tableau avec des lignes fines en surimpression et écartées de 10 cm les unes des autres) très soigneusement calligraphié (avec pleins et déliés et un grand "M" majuscule) ce mot : MORALE...

    C'est ainsi que le matin avant la classe de huit heures et demie, le maître en blouse grise écrivait à la craie blanche ce mot "morale" en grandes lettres si bien calligraphiées... de sa main...

     

    ... Et je me disais en moi, tout au fond de moi : "qu'est -ce que ça doit être, alors, que cette Morale !"

     

    ... Je voudrais aussi préciser (si j'y parviens) à propos de ce mot "morale" en haut du tableau noir et si bien calligraphié...

     

    Qu'aujourd'hui encore je demeure aussi impressionné par le souvenir de cette image qui en quelque sorte s'impose dans ma mémoire...

     

    Ce n'est point que je "vénère" la morale pour elle même et pour ce qu'elle implique... (que l'on ne me parle ni de vertu ni de morale ni de religion ni de ces modes ni de toutes ces idéologies qui ont "le vent en poupe")...

    ... Cela, dans mon esprit "va bien au delà" de que tout ce que l'on prône (avec ferveur ou parfois même avec fanatisme) : c'est comme si cela s'inscrivait dans "une autre dimension", une dimension de réflexion, de pensée, dans laquelle il entrerait de la gravité et "une sorte d'émotion au delà de l'émotion"... Et c'est dans cette dimension là (si j'ose dire)... que me vient ma "pensée anarchiste"... du moins en quelques uns de ses fondements...

     

    ... Tout en somme, s'explique dans la calligraphie même (et particulière) de ce mot "morale" en haut du tableau, par la main de cet instituteur en blouse grise (qui me foutait toujours Zéro en conduite, mais qui au fond, me comprenait et me le faisait savoir par son regard)...

     

  • Diviser ou multiplier des milliards par des dizaines, des centaines ou des milliers

         Dans un environnement d'économie et de finance et de banque et de bourse où l'on parle à chaque bulletin d'information (télévision ou radio) de "centaines de millions ou milliards d'euros ou de dollars"... Je pense pour ma part que l' on vit très bien sans savoir diviser ou multiplier des milliards par des dizaines ou des centaines ou des milliers... même en arrondissant de manière à ce que dividende et diviseur, ou multiplicande et multiplicateur se terminent par deux ou trois zéros !

    ... Une telle "lacune" si je puis dire, ne "déprécie" pas la "valeur réelle" d'une personne, et je dirais aussi que "savoir brillamment" diviser ou multiplier des milliards par des dizaines ou des centaines ou des milliers (sans machine à calculer) n'est en aucune manière, "une référence" !

     

    ...Et j'irais jusqu'à oser dire (en levant les yeux et la tête et les épaules et bien droit dans mes bottes) : "je suis fier de quelques unes de ces formes d'inculture qui sont les miennes, et dont beaucoup de gens sur cette planète pensent haut et fort ou tacitement, que ce sont des cultures dominantes et qui doivent "par la force des choses et des modes et des habitudes" régir notre quotidien, formater nos émotions, et nous influencer dans tout ce que nous achetons en particulier les livres que l'on nomme "best-sellers", dans les choix que nous faisons concernant nos loisirs...

     

    J'irais jusqu'à l'insolence, jusqu'au vandalisme, contre ces cultures dominantes et laminantes dans lesquelles je me sens tel une limace s'étirant lentement sur la page mouillée d'un traité de physique nucléaire ou de mathématique quantique...

     

  • Réintroduction des cours de morale dès l'école primaire

         Jean Claude Guillebaud dans sa chronique "Paris-Province" du 4 septembre 2011 de Sud Ouest Dimanche, et donc à la veille de la rentrée scolaire 2011/2012, nous écrit (je cite) :

     

    ..."l'incongruité d'une société qui donnerait des 'leçons de morale' à ses bambins, en oubliant de s'en donner à elle-même...

    ... je me réfère aux récentes 'affaires', qui montrent à l'évidence une collusion malodorante entre le pouvoir et l'argent, le bien public et l'avidité privée, le mensonge habillé à la hâte en 'secret d'état'...

    ... En pointant les banques, je songe évidemment à cette folie spéculative qui s'est emparée des salles de marché .../... engrangeant des profits qui, en termes moraux, sont 'obscènes'...

    ... On n'avait, paraît-il, jamais vendu autant de Posche (nouveau modèle à 750 000 euros !) , de yachts ou de jets privés. Alors même que, selon les derniers pointages de l'Insee, plus de huit millions de personnes vivaient en France avec moins de 954 euros par mois.

    Tout cela nous donne-t-il le sentiment de vivre dans une société 'morale'? Que pourra bien répondre un jeune "professeur des écoles" à un enfant qui, pendant la 'leçon de morale' réclamée par Luc Chatel, lui poserait ce genre de question ? ... "

     

    ... A cela j'ajoute encore, personnellement, ceci :

     

    Il y a dans cette "moralité" des puissants et de leurs lieutenants et de leurs servants, une puanteur, une indécence et une obscénité qui n'avaient encore juqu'à nos jours jamais été égalées à un tel niveau... Et, aussi étrange, aussi surréaliste que cela puisse paraître, c'est que cette "moralité" s'est autoproclamée "morale"... Comme si "elle coulait de source" et devait de surcroît s'imposer d'elle-même par la "grâce" des Médias et des "faiseurs de mode" jusque dans les milieux sociaux et les environnements familiaux qui ne sont point cependant parmi les plus privilégiés... Car en effet l'exemple venant "d'en haut", du haut de la Tribune Officielle et de tous les podiums en tout genre ; pourquoi "vers le bas" en serait-il différemment, selon la capacité de son intestin à émettre des gaz puants, ou la capacité de chacun à se montrer avide, brutal, voleur, sans vergogne ?

    En outre cette "moralité" qui s'autoproclame "morale" par la grâce des Médias et des "faiseurs de mode", et qui "en haut" (et hélas "un peu plus bas" aussi) n'a jamais pété aussi fort et aussi ostensiblement... Nous parle un langage, et pire nous écrit... plus vulgaire, plus banal, plus ordurier même, que tout ce que l'on peut entendre dans la rue, sur les gradins d'un stade ou d'une arène, ou dans une cour de récréation...

    ... Au moins, en "d'autres temps" ( bien révolus ou "comme s'ils n'avaient jamais existé") ... Chez les poudrés et les perruqués, l'on parlait "le beau langage"... Mais je n'affirme pas, loin s'en faut, que le "beau langage" pouvait rendre la puanteur de l'immoralité, la richesse insolente, la brutalité des agissements, plus "supportable"...

     

  • L'âne blanc

    ... Un âne blanc...

    Il y a aussi - mais c'est "une autre histoire"- le "mouton noir"...

    L' âne blanc et le mouton noir, ne sont-ils pas en fait "deux compères" cheminant à travers un paysage blanc et noir ? ...

    Mais on n'a encore jamais vu d'âne bleu ni de mouton rose dans un paysage de champs de roches, sauf sans doute, en peinture... En peinture où l'on peut vivre comme on veut, la pensée en godets et creusets, le pinceau levé et prêt à tracer...