Le p'tit coin de Yugcib
Bienvenue dans mon petit coin : ici c'est l'entrée et vous accrochez vos manteaux, vos vestes, vos impers... Ensuite je vous convie à la découverte de ces billets qui viennent les uns à la suite des autres depuis mai 2009...
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Pavé dans la mare
- Par guy sembic
- Le 15/10/2011
- Dans Pensée, réflexions, notes, tags
Un pavé qui tombe dans une mare à l'eau agitée et trouble ; et dont le choc brutal et insolite sur la surface miroitante, éclabousse de paillettes piquantes les visages des promeneurs arrêtés, sans salir de boue leurs vêtements... Tel est le pavé qu'il serait souhaitable à mon sens de voir tomber dans la mare...
... Mais parfois, il le faut lancer fort sur la surface de la mare, le pavé ! Afin que jaillissent à la surface miroitante et lisse comme une nappe d'huile, les excréments enfouis dans la vase, les bulles de boue putride et les racines épineuses qui déchirent... Alors sont vitrifiées les belles et rassurantes, et confortables certitudes et les illusions... Alors devrait venir le sursaut, plutôt que le désespoir...
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Fromages décents, ou qui fleurent et marchent ?
- Par guy sembic
- Le 13/10/2011
- Dans Chroniques et Marmelades diverses
Martine au Brie, et François au Hollande, ça fleure bien dans l'air du temps sous la cloche à fromages... Mais il fut un temps où Martine, au Brie, et avant l'omelette Norvégienne affaissée, avait dit qu'elle règlerait ses pas sur ceux de trois canes...
Certes, le Hollande, ce n'est point du Cantal et encore moins du Munster ! Mais ça se vend bien sur les petits marchés aux fromages décents...
À l' Huhèmepé, on hume et rehume les fromtoms dans l'air du temps, et l'on se dit que le Brie et le Hollande ne font point bon ménage sous la cloche...
Et les valises, et les enveloppes, qui puent l'oseille emmouscaillée, et valsent sous la table ?
Un jeune félin se voit déjà capitaine de la table à l'heure où les fromages auront triste mine (peut-être mais rien n'est moins sûr)...
De décent, le Brie ou le Hollande, ne passera-t-il pas "un peu fait" et donnant des brûlures d'estomac ? (c'est ce qu'espère le jeune félin)...
Ah, ces fromages qui sont censés faire fleurer bon la France! Ils se révèlent souvent bien coulants, odorants à souhait et rendent les becs quelque peu puants dans les salons de gastronomie à la mode !
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"Vers l'âge d'homme", suite (voir billet qui précède)
- Par guy sembic
- Le 12/10/2011
- Dans Articles
... Quand on sait quel destin fut en réalité celui de JM Coetzee, (il poursuivit ses études, d evint professeur de littérature américaine, écrivain et prix Nobel)... l'on peut en effet s'étonner de lire (dernière page de "vers l'âge d'homme") :
"Un jour ou l'autre une ambulance va arriver devant l'immeuble de Ganapathy, et les ambulanciers le sortiront de son appartement sur une civière, avec un drap qui lui couvrira le visage. Quand ils seront venus chercher Ganapathy, ils n'auront plus qu'à venir le chercher aussi."...
Phrase effectivement, d'une noirceur absolue... Car c'est ainsi que le "John" du livre, le personnage central, ("il") entrevoit son destin... (il vient de passer trois années en Angleterre, en jeune homme pris dans un système , un "ordre des choses", dont il est à la fois victime et complice... Et sans cependant s'être trouvé dans le dénuement, n'en a pas moins "mangé de la vache enragée"-surtout sur le plan relationnel et environnemental et moral- jusqu'au jour où il fut confronté au dénuement de son ami Ganapathy, un "exilé" comme lui, mais venu du continent Indien alors que lui, John, venait d'Afrique du Sud)...
Toute la "problématique" si je puis dire, d'une "vision pessimiste" et d'une lucidité aussi tragique... réside peut-être dans le questionnement sur la nécessité (comme dans l'instinct de survie) et sur la difficulté qu'il y a, à se libérer peu à peu, de cette "vision aussi pessimiste et aussi empreinte de réalité tragique"...
Il y a là, à mon sens, un pessimisme absolument "moteur" (et d'autant plus "moteur" qu'il se révèle soutenu par une forme d'humilité, de "remise en question de soi"... et, au fond, de cette lucidité pure et dure comme les parois métalliques et rugueuses d'un creuset avant le travail de l'alchimiste...
Il ne manquerait peut-être là, dans cette dernière phrase du livre, qu'une petite note d'humour (il y a déjà une petite note de dérision)... Mais, à bien "creuser" tout au long du livre, elle s'y trouve bel et bien, la petite note d'humour)...
... Un "très grand livre" donc, que "Vers l'âge d'homme" de JM Coetzee...
... Sans doute oui, sans doute... Peut-on y voir là, dans ce que je viens de dire au sujet de l'auteur et de son livre, un regard tout à fait personnel, c'est à dire "une vision Yugcibienne"... qui n'engagerait que moi, même si éventuellement partagée par d'autres lecteurs de JM Coetzee...
Mais... ce regard que l'on porte (que je porte)... Il faut assurément le bien connaître, en être bien conscient... Afin peut-être de s'en affranchir si besoin est, ou de le faire évoluer, ou de le traverser, ou d'en avoir un autre...
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"Vers l'âge d'homme", de John Maxwell Coetzee
- Par guy sembic
- Le 12/10/2011
- Dans Articles
John Maxwell Coetzee est un écrivain Sud Africain né le 9 février 1940 au Cap...
Un écrivain sans parti pris qui ne suit pas de courant idéologique ni de mode, et ne verse pas dans le manichéisme (opposition entre le bien et le mal)...
Le cadre historique et l'environnement où évoluent personnages et situations, n'apparaissent dans ses récits qu'en toile de fond et ne constituent pas l'élément fondamental ou principal... Et encore moins, la réflexion dialectique...
L'auteur transpose les problèmes qu'il traite, à la manière d'un artiste peintre composant un tableau. Mais un tableau réaliste, dont les images sont pures, dures et d'une cruelle ou tragique lucidité... Et en même temps l'on perçoit bien dans l'écriture de l'auteur, de la candeur et de la pudeur, et de la discrétion...
"Vers l'âge d'homme" c'est l'histoire d'un homme alors âgé de vingt à vingt-quatre ans (en fait l'auteur lui-même) pris dans les engrenages d'un système dont il est en même temps victime et complice... Un homme fébrile, questionnant et au destin particulier...
... Voici quelques extraits de "Vers l'âge d'homme"... qui ont particulièrement retenu mon attention :
..."La poésie ne consiste pas à lâcher la bonde aux émotions, mais à échapper à l'émotion", dit Eliot dans une phrase qu'il a recopiée dans son journal. "La poésie n'est pas l'expression de la personnalité, mais un moyen d'échapper à la personnalité". Puis après coup, Eliot ajoute amèrement : "Mais seuls ceux qui ont de la personnalité et des émotions savent ce que c'est que d'y échapper".
Il a horreur de déverser sur la page un simple flot d'émotions. Une fois ce flot lâché, il ne saurait comment l'arrêter. Cela serait comme si l'on sectionnait une artère et qu'on regarderait le sang jaillir et couler. La prose, heureusement, n'exige pas d'émotions : il faut lui reconnaître ça. La prose est comme une étendue d'eau calme et plate sur laquelle on peut tirer des bords à loisir, en laissant le dessin du sillage sur la surface.
... Danser n'a de sens que lorsque l'on peut l'interpréter comme symbole d'autre chose, fait que les gens préfèrent ne pas admettre. C'est l'autre chose qui est réelle : la danse n'est qu'un camouflage. Inviter une fille à danser, cela veut dire qu'on l'invite à coucher ; accepter l'invitation, cela veut dire qu'on accepte de coucher ; danser, c'est mimer l'acte sexuel, l'anticiper. Ces correspondances sont si évidentes qu'il s'étonne qu'on prenne même la peine de danser. Pourquoi tout le harnachement, pourquoi les mouvements rituels, pourquoi cette comédie ?
... Pourtant, avant de pouvoir oublier, il faudra qu'il sache quoi oublier ; avant d'en savoir moins, il faudra qu'il en sache plus. Où va-t-il trouver ce qu'il lui faut savoir? Il n'a aucune formation d'historien, et de toute façon ce qu'il cherche ne se trouvera pas dans les livres d'histoire, puisque cela appartient au quotidien banal, aussi banal que l'air qu'on respire. Où va-t-il trouver ce savoir ordinaire d'un monde disparu, un savoir trop humble pour même savoir que c'est un savoir ?
... Lui et Ganapathy sont les deux faces d'une même pièce : Ganapathy qui meurt de faim, non parcequ'il est coupé de sa mère patrie, l'Inde, mais parce qu'il ne mange pas comme il faut, parce que, malgré son diplôme de maîtrise en informatique, il ne sait rien des vitamines, des sels minéraux et autres acides aminés ; et lui, pris dans une fin de partie débilitante, où chaque coup l'accule davantage et le rapproche de la défaite. Un jour ou l'autre une ambulance va arriver devant l'immeuble de Ganapathy, et les ambulanciers le sortiront de son appartement sur une civière, avec un drap qui lui couvrira le visage. Quand ils seront venus chercher Ganapathy, ils n'auront plus qu'à venir le chercher aussi.
John Maxwell Coetzee a reçu pour l'ensemble de son oeuvre, le prix Nobel de littérature en 2003...
De tous les prix littéraires qui existent et sont chaque année décernés en France et dans le monde, le Nobel de littérature est le seul pour lequel j'ai, disons, "une certaine considération" (et qui pour moi a du sens)... Car il qualifie l'ensemble de l'oeuvre de l'écrivain, et non pas seulement, comme par exemple pour le prix Goncourt ou le prix Renaudot, un ouvrage de l'auteur...
D'ailleurs, il y a à mon sens, beaucoup trop de prix littéraires... Cela va des plus "prestigieux" (en fait des tous premiers qui ont existé dans le passé) jusqu'aux plus "impossibles" (comme par exemple ces si nombreux "petits prix" de diverses associations d'écriture ou clubs ou différentes sociétés d'édition et de littérature/poésie)...
C'est au salon du livre du Festival International de Géographie à Saint Dié dans les Vosges, que j'ai acheté ce livre "Vers l'âge d'homme", de JM Coetzee... J'avais déjà lu "Scènes de la vie d'un jeune garçon" ... Et après coup, ayant lu dans les deux jours qui suivirent le festival, "Vers l'âge d'homme", j'ai regretté de ne pas avoir aussi acheté les autres livres (dans la collection poche "Points") de JM Coetzee...
Je peux dire que "Vers l'âge d'homme" m'a vraiment bouleversé, marqué, et que tout ce qu' exprime l'auteur dans ce livre, rejoint d'une certaine manière le regard que je porte moi-même sur tout ce que j'observe des gens, du monde, des évènements, des situations... Tout cela, oui, n'est bien que "le fond général du tableau" (et non pas l'essentiel, et encore moins le "définitif" du tableau)... L'essentiel est dans ce qui ne se voit pas, dans ce qui n'est pas exprimé, dans ce qui se fait à l'intérieur d'un être, dans ce qui surgit sous la forme d'un questionnement (j'ai aimé toutes ces phrases en questionnement, dans le livre de JM Coetzee)...
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Une trace de pas dans le sable
- Par guy sembic
- Le 11/10/2011
- Dans Anecdotes et divers
Neuf personnages sur dix, hommes ou femmes, sont sur le Net des avatars. Et un avatar c'est encore plus vain qu'un homme ou une femme au vrai en chair et en os... Et je me demande alors quelle peut bien être la raison d'une certaine consistance et d'une certaine dimension que peuvent prendre les mots parfois, lorsqu'ils sont exprimés sous un avatar ?
La consistance, la dimension et la portée des mots, tout cela sous un avatar (derrière lequel il y a tout de même - c'est une réalité- un personnage)... Cela me semble aberrant !
Les architectes et bâtisseurs de cathédrales en 1150 ou 1230, étaient-ils des "avatars" ? Et les compagnons, et les ouvriers, et les hommes de peine qui sont tombés sur les chantiers de construction de ces cathédrales ou autres grands édifices, étaient-ils des "avatars"?
Les architectes et bâtisseurs de littérature de tous temps, sont-ils des "avatars"? Et les "commun des mortels" de tous temps qui oeuvrent ensemble ou isolément à la culture d'un pays tout entier voire d'une civilisation tout entière, sont-ils des "avatars" ?
S'ils sont, oui, des "avatars" comme il y a tant d'avatars sur le Net, quelle est la raison d'autant de consistance, de dimension et de portée dans les oeuvres réalisées, alors ?
L'avatar c'est la signature illisible et donc sans intérêt parce qu'illisible, de ce qui est produit et devient visible comme des traces de pas sur le sable d'une plage... Et si ce qui est produit et devient visible a de l'intérêt, alors doit apparaître le signataire, l'architecte, le bâtisseur, le créateur...
La trace de pas sur le sable, anonyme, même parfaite dans son dessin et suggestive quant à la manière dont elle empreint le sable, est "neutre" : elle est alors celle d'une "entité" sous laquelle il y a réellement un visage, une personne, puisqu'il a bien fallu que cette trace apparaisse sur le sable, une trace qui n'est pas "quelque chose qui te prend par la main et te fait devenir, toi, signataire... ou architecte, ou bâtisseur ou créateur... "
La même trace de pas, mais avec une signature lisible et authentique, la signature de celui ou celle qui a fait cette trace de pas... est, oui, "quelque chose qui te prend par la main"...
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Ce public que l'artiste, l'écrivain ou le poète ne voit pas
- Par guy sembic
- Le 10/10/2011
- Dans Chroniques et Marmelades diverses
... Parce qu'il n'a pas devant lui comme s'il se trouvait sur la scène d'un cinéma ou d'un théâtre, ou encore sur une place publique ou dans la rue, des spectateurs ou des visiteurs ... C'est à dire des gens en face de lui, qui le regardent, l'écoutent, et avec lesquels il pourrait s'entretenir directement, de visage à visage, de regard à regard, de voix à voix...
Il faut imaginer l'artiste, l'écrivain, le poète, devant un public qu'il ne voit pas...
Il se tient devant un espace que l'on pourrait définir comme une sorte d'écran, mais un écran "dans l'air"... Et sur cet "espace écran" n'apparaît en fait rien d'autre que de l'image, ou que du texte, tout comme sur l'écran d'un ordinateur ou d'un téléphone portable...
Disons que nous sommes là dans un avenir relativement proche de nous mais qui déjà pourrait être ... avec ce genre de nouvelle génération de mobiles et d'ordinateurs dont on pourrait se servir n'importe où et qui n'auraient plus d'écran matérialisé puisque l'image apparaîtrait comme en hologramme dans l'air ambiant...
L'artiste, l'écrivain, le poète, diffuse ce qu'il produit ; et lit, regarde, ce que produisent ses interlocuteurs en réponses ou en commentaires...
Que demeure-t-il avec les jours et les saisons qui passent au rythme des fils de discussion, de toutes ces émotions et de tous ces propos échangés, de tous ces personnages que l'on ne voit jamais autrement que sous la forme animée d'une silhouette-avatar ; et de cette écume de signes, d'images et d'écriture, bondissant en crêtes et vaguelettes sur l'immense océan en mouvement continuel ?
Que demeure-t-il de tout cela? De l'artiste et de son oeuvre devant ce public virtuel?
Une écume, aussi... Confondue dans l'immensité de l'écume de tous les lieux de l'océan...
Et au pire – ou au final – des émerveillements décolorés, une sorte de fatigue comme la fatigue des yeux et du regard lorsque le soleil a brillé trop longtemps au travers d'un ciel inventé en rêve...
En salle des fêtes, au café littéraire, dans une salle de cinéma ou de théâtre, dans la rue ou sur la place publique ; en face de vrais spectateurs formant un auditoire – et comme un réceptacle – peut-être ne demeure-t-il aussi, que de l'écume au delà des soirs heureux... Et que viennent aussi comme la vieillesse ou la dilution des jours dans le “glouglou” du trou de la baignoire, les émerveillements décolorés, la fatigue...
Mais il y a eu l'orgasme! L'orgasme à ces regards et ces visages reçus ; l'orgasme venu sur les bancs, les chaises ou les fauteuils de la salle...
Il faut imaginer l'artiste devant un public qu'il ne voit pas... Et son orgasme comme une fusée mouillée de feu d'artifice qui lui pète en plein ciel et lui fait tous les feux qu'il veut ; alors que, des autres feux du ciel au dessus de sa tête, il n'en a qu'au mieux, que l'impression -ou l'intuition- d'un fil de lumière...
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Vive internet, vive l'école, vive l'écriture !
- Par guy sembic
- Le 05/10/2011
- Dans Anecdotes et divers
Lorsqu'il m'arrive d'entrer chez des gens (de ma famille ou autres et qui ne sont pas forcément des gens de ma génération ou des "vieux")... Et que dans le salon/salle à manger, la chambre ou le bureau ou le vestibule, enfin nulle part dans la maison je ne vois d'ordinateur ; et que de surcroît ces gens là ne se rendent jamais dans une médiathèque, un cyber café ou un espace public internet ; alors je me dis : "il manque quelque chose d'important dans la vie de ces gens là!"
J'ai tendance à penser -même si je fais l'effort de m'en défendre- qu'il y a là une forme d'illettrisme... Comme au 19ème siècle lorsque l'école se généralisait en milieu rural du moins dans les bourgades importantes, et que nombre d'enfants encore n'allaient pas à l'école...
Et à côté de cette constatation que je fais à propos de gens de ma famille et autres, je vois parfois des "vieux", des "vieux" de plus de 90 ans, qui surfent sur internet, participent à des forums, envoient des photos et des vidéos par mail, etc...
De grâce, que l'on cesse de diaboliser Internet (et les nouvelles technologies de la communication) ! Ou alors, il aurait fallu diaboliser l'école à la fin du 19ème siècle!... Et l'imprimerie au 16ème siècle!... Et l'écriture au temps des Babyloniens et des Egyptiens du 3ème millénaire avant JC!
Vive Internet, vive l' École, vive l 'Écriture!
... Actuellement 45 millions de Français toutes générations confondues, sont connectés à l'Internet, soit 7 personnes sur 10...
Nous serions donc dans "une forme d'illettrisme" en voie de disparition... Mais, soit dit en passant, l'illettrisme propement dit (qui se manifeste le plus souvent par le fait de ne pouvoir aisément lire et comprendre un texte ) est en progression inquiétante... Et l'on peut même se demander d'ailleurs, si ce fait qui est une réalité, n'est pas celui de plus de 3 Français sur 10...
... Il est étonnant et même dirais-je, "surréaliste", de découvrir que plusieurs centaines de milliers de Français utilisent encore le minitel, cet outil de communication très en vogue dans les années 80 du siècle dernier... Et qui coûtait (et coûte encore) "la peau des fesses" à l'usager de cette sorte "d'internet préhistorique" ! Je pense à tous ces "36 15/16/17" à tant la minute, et qui sont loin, très loin, de valoir une connexion sur un site internet de quelque offre de service (météo, santé, rencontres amicales ou amoureuses, SNCF, réservations d'hôtels et de vacances, billets d'avion, achat en ligne de toutes sortes de produits de consommation, voyages, finance, etc... et même les jeux de hasard où l'on peut gagner de l'argent, sans compter toutes les informations utiles et indispensables dont on peut avoir besoin à tout instant)...
Si un "papy ou une mamy", ou une personne "plus jeune" qui maîtrise mal l'informatique et se sent peu à l'aise dans les technologies modernes de communication et d'information et de services... Est ou était tout de même capable de se servir d'un minitel, à mon avis, cette personne est aussi capable de se servir d'Internet...
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lunettes de soleil
- Par guy sembic
- Le 03/10/2011
- Dans Anecdotes et divers
Une femme portant des lunettes de soleil (les lunettes de soleil sont toujours opaques) alors qu'elle n'en a pas vraiment besoin (par exemple lorsque vient une petite pluie d'été en ville ou que le soleil dans la rue n'est pas éclatant) ... C'est comme une panne d'électricité pour cause de cache sur la prise puisque le "courant" du regard ne passe plus...
Je ne suis pas une femme mais je ne mets jamais de lunettes de soleil lorsque tout autour de moi en tous lieux se trouvent des gens dont le regard peut me toucher voire m'étreindre...
Le regard, c'est une sorte de parole... ou d'écriture.
Il n'y a que sur une plage en plein soleil (alors éclatant et aveuglant) que je protège mes yeux par des lunettes de soleil pour lire un livre...
Je ne porte pas non plus sur ma tête de bonnet, de casquette, de béret, de chapeau, de turban ou de capuche ni de quelque couvre tête que ce soit... Car tout cela, et avec des lunettes de soleil en plus, "te fait comme un avatar"... Et les avatars, on en voit assez sur le Net, dans les forums, sur Facebook...