Le p'tit coin de Yugcib

P1000015 1Bienvenue dans mon petit coin : ici c'est l'entrée et vous accrochez vos manteaux, vos vestes, vos impers... Ensuite je vous convie à la découverte de ces billets qui viennent les uns à la suite des autres depuis mai 2009... 

NOTE : les billets sont classés par catégories qui figurent dans le menu à gauche : faire défiler jusqu'à BLOG où apparaissent les noms des catégories du blog, puis la liste des derniers billets publiés. 

  • Une migration de populations, très ancienne

    … Dans son livre « Sapiens en France » 35 000 ans d’Histoire, à la page 115 « Des changements culturels ? », Boris Valentin l’auteur de ce livre, professeur à l’université Paris-I Sorbonne, lors d’une période marquant la transition entre les Solutréens (-26 à – 23 000) et les Magdaléniens (-19 500 à -11 500)… Soit l’« intermède » dit « Badegoulien » de -23 000 à -19 500) ; écrit (je cite) – à propos de cette période des « Badegouliens » :

    « Aujourd’hui la paléogénétique met à notre disposition des outils bien plus sûrs pour traquer les mouvements de populations, même si l’on ne peut encore en apprécier l’exacte ampleur. Or la dernière grande étude sur le sujet signale, à la fin du Paléolithique récent, des flux de populations en provenance du Proche Orient, via les Balkans et l’Italie, à destination de la France et de l’Espagne.../… Cette étude suggère que ces flux pourraient remonter à la période du Badegoulien... »


     

    Or à cette période comprise entre -23 et -19 500, nous étions encore – depuis – 26 000 – au maximum de la glaciation dite « de Würm » et à cette époque là, le climat de l’Espagne et de la France dans ses 2/3 sud partie ouest avec des paysages de toundra, peu boisés ; pouvait être comparable au climat régnant sur la péninsule arabique, les actuels Israël Syrie Jordanie Irak et Iran, avec des paysages semblables à ceux de France et d’Espagne…

    Qu’est-ce qui aurait pu être la cause d’une telle migration… Qui d’ailleurs n’a pu que se faire dans un temps « relativement long » - d’environ plusieurs siècles voire un millénaire ?

    Reste à savoir, au Proche Orient de la Mer Rouge au Golfe Persique, à cette époque là, ce qu’il en était de cet « encore maximum glaciaire » : quels paysages dans cette aire géographique, quelles ressources pour les chasseurs-cueilleurs nomades en gibiers, en végétaux, fruits pour se nourrir (sans compter aussi les gisements pour la taille de la pierre afin de fabriquer des outils) ?

    L’on imagine mal en effet que, dans les conditions climatiques, de paysages et de ressources, de cette époque… Une telle migration vers l’Ouest Européen ait pu se faire (il faut nécéssairement une cause déterminante)…

    D’autre part, le niveau des mers et océans à cette époque, était de 120 mètres en dessous de son niveau actuel ; de telle sorte que dans la migration évoquée par Boris Valentin à la page 115 de son livre, le détroit ou passage du Bosphore entre l’extrémité de la Turquie et l’Europe, devait être traversable à pied…

    Peut-on parler vraiment de « flux migratoire » - dans le sens qui est celui d’usage de nos jours » ?

    À la fin du maximum glaciaire, certains groupes de population vivant au Proche Orient, avaient des caractéristiques génétiques semblables à ceux de l’Ouest Européen et, par vagues successives durant 2 ou 3 millénaires, ont progressé – par les Balkans- (donc pas forcément par le Bosphore) en contournant par le Nord la Mer Noire… Et les descendants de ces groupes, génétiquement proches, ont ainsi atteint l’Ouest Européen… Lors de mouvements, donc, lents et diffus…

    Dans les sociétés anciennes de chasseurs -cueilleurs, les mouvements de populations – en général de quelques dizaines de personnes- suivent les troupeaux d’animaux – bisons, rennes, chevaux, etc. …

    Et peuvent apparaître des tensions d’ordre soit démographique, soit de coexistence entre « communautés » …

    D’autre part, les rapports et liens de relation – notamment matrimoniaux- incitent les groupes à se disperser, se déplacer – parfois sur de longues distances (n’oublions pas qu’à l’époque des Gravettiens puis des Solutréens de -35 à -20 000, l’Europe de l’Atlantique à l’Oural avait ou a eu au maximum cent mille habitants)…

    Il est certain qu’à cette époque autour de -20 000, il y avait en Europe Occidentale, de vastes espaces de steppes peuplés de troupeaux de rennes et de chevaux, ce qui constituait un attrait pour des « migrants » venus par vagues et enclins à s’installer ( à ne pas « refaire le chemin inverse)…

    Pour conclure :

    Ce sont en réalité non pas « une » cause déterminante mais « plusieurs » qui ont fait migrer les populations dans le sens du Proche Orient vers l’Ouest Européen… Et cela sur un temps « relativement long » (d’au moins 1 ou 2 millénaires)…


     


     

  • 37 ème édition du Festival International de Géographie à Saint-Dié dans les Vosges

    Fig 2026

    … Sur le thème «  paysage » avec pour pays invités la Roumanie et la Bulgarie, deux états de l’Union Européenne séparés par le fleuve Danube qui, au temps des Gravettiens et des Solutréens ( des Sapiens comme nous aujourd’hui) au Paléolithique Supérieur, soit entre -35 000 et – 22000, était appelé « La Grande Rivière Mère »…

    En cette fin d’été et de début d’automne 2026, après plusieurs mois de sécheresse et de canicules à répétition de la mi mai jusque fin septembre, ce fleuve qui traverse le continent Européen en longueur depuis le massif de la Forêt Noire en Allemagne du Sud Ouest jusqu’à la mer Noire, se trouve à son plus bas niveau, ce qui devient gênant pour la navigation et a un impact sur le transport, sur l’économie Européenne et au-delà dans le monde…

     

    Une conférence en particulier, animée par le géographe Pascal Clerc, lauréat du Prix du Livre de Géographie 2026 ; « Se perdre », pose cette question de la disparition des repères urbains tels que nous les avons connus avant l’uniformisation des paysages urbains – non seulement des villes mais aussi des villages en France et en Europe et dans le monde…

    Pascal Clerc également dans cette conférence, met en évidence l’uniformisation excessive et accélérée au-delà des villes et des villages – ce qui est encore plus préoccupant- des paysages… Rejoignant ainsi l’ « éthique camusienne de la mesure » qui, en géographie, invite l’Homme (l’humain) à nouer une relation équilibrée, réfléchie et responsable – et sensorielle aussi- avec le territoire (son environnement)…

    Le rond-point Albert Camus avec son bassin, à Saint-Dié, s’inscrit, lui, dans une géographie urbaine celle là « bien pensée », et qui « tranche » avec cette uniformisation et avec ces aménagements et architectures 21 ème siècle que l’on retrouve partout en France, en Europe et dans le monde…

     

    Les paysages tels qu’ils sont par eux-mêmes et évoluent naturellement dans le temps, d’une part ; et tels que l’activité humaine les fait devenir, d’autre part… Nous racontent mieux le monde que ne le fait l’Histoire écrite par les historiens et par les auteurs des romans historiques…

    Les paysages, de tout ce dont ils sont faits – de terre, de pierre, de plaines, de montagnes, de plantes, d’arbres, d’êtres vivants et donc d’humains, d’étendues d’eau… Avec les êtres vivants qui habitent les paysages…

    Ne sont jamais, n’ont jamais été, ne seront jamais, comme l’humain – le Sapiens- « dans l’anthropocentrisme » c’est à dire dans la comparaison et dans le référencement « en rapport avec l’Homme (l’humain) » qui lui, est le seul être vivant sur la planète Terre à « tout voir, tout comparer, tout ramener à lui – entre autre à comparer intelligence par intelligence de chaque être vivant… Alors qu’il n’y a aucune, absolument aucune « hiérarchie des intelligences »… (Il n’y a que des différences, et avec les différences, la diversité)…

     

    Et, en ce qui concerne tout ce que nous avons découvert ( par la connaissance scientifique et par les travaux de recherche), nous nous fondons sur des traces (des objets en général en pierre ou en des matériaux « qui durent »), des ossements, des fresques, des peintures, des gravures… Mais ces traces, aussi nombreuses soient-elles, de matériaux – pierre, ossements – qui durent… Ne représentent qu’une « infime partie » de toutes les traces que l’on n’a pas encore trouvées (et que l’on ne trouvera sans doute jamais)…

    Et pour « arranger les choses », les traces on ne sait pas forcément les lire, alors on les interprète…

    Parce que pour les lire les traces, il faudrait retrouver tout l’« historique » détaillé, complet, tout le pourquoi et le comment de ce qui a fait la trace de ce qui a été en un temps très éloigné du nôtre…

     

    En 2027 le thème sera « consommer » et le pays invité le Canada… Et… En 2100, « on verra »…

     

     

  • Le sens premier d'un mot

    … Ainsi donc le prochain thème annoncé pour 2027 à la séance de clôture du Festival de Géographie sera « Consommer »…

     

    Je m’interroge sur ce terme « consommer » qui, « à priori » ne me semble pas en rapport avec la géographie…

    À moins de parler de « géographie de l’humain » … Auquel cas la consommation « en général » fait partie des habitudes – et des activités- des humains ; et en ce sens « procède » d’une « géographie de l’humain ( de ce qu’est l’humain – de ses comportements, de la manière dont il établit une relation avec son environnement et avec ses semblables)…

     

    « Consommer » dans son sens premier, c’est absorber des aliments (se nourrir) et donc, les acheter, se les procurer, ces aliments – de la viande, des légumes, des céréales, des fruits, tout ce que l’on trouve dans les magasins, les supermarchés, sur les étals des marchés de quartier, de village…

    « Consommer » c’est aussi consommer de l’énergie – de l’électricité, du gaz, de l’essence, de l’eau…

    « Consommer » c’est encore, « par proche extension » du « sens premier » de consommation, utiliser, avoir recours à un service (un service « marchand ») ; c’est aussi acheter ou se procurer des vêtements pour s’habiller, des appareils dont on a besoin, ou des objets de décoration ou d’usage courant; des outils, etc. …

     

    Alors oui, tout cela procède de la « géographie humaine »…

     

    … Pour en revenir au « sens des mots », il est clair que de nos jours, l’on donne aux mots un sens élargi qui les dénature et dont on leur fait prendre un autre sens parfois… Et que  parallèlement à une géographie de humain, s’établit une « géographie du langage » (laquelle « géographie du langage » induit une « géographie des comportements, des habitudes (habitudes de consommation notamment)…

     

    Et nous sommes dans un « Ordre du monde » - de dominations ( par les technologies du numérique, de l’intelligence artificielle, des logiciels et des applications sur smartphone, par la « mise en conditionnement », par l’uniformisation – et jusque dans l’incitation forcée)… Qui s’empare de cette « géographie des comportements et des habitudes » ( et à cette fin s’empare de la « géographie du langage, faisant en sorte que le langage soit délité, galvaudé, « lissé » ) - et cela dans le dessein de renforcer, de pérenniser, la domination exercée par une minorité de décideurs, de détenteurs de pouvoir et d’argent…

     

     

  • Une trace "c'est une trace" !

    … L’on ne sait pas forcément la « lire », la trace ; et donc l’on peut « interpréter »… Mais « une trace » c’est du réel, du concret, et « ça ne s’invente pas » - quoique l’on puisse faire de « fausses traces » pour « prouver que… »

    Au vu et au su des toutes dernières découvertes scientifiques, notamment celles d’archéologues, de paléontologues anthropologistes ; j’ai de plus en plus de mal avec le « récit » qui est fait, de l’origine de l’Homme et du monde, par les religions, ce « récit » biblique, coranique ou autre…

    Et de même je n’accrédite pas non plus toutes ces « légendes » qui « racontent » l’origine du monde, transmises de génération en génération et faisant l’objet, elles aussi ces « légendes » d’un « récit »…

     

     

  • Comme cela s'est passé, ou comme cela aurait pu être ?

    … Aurais-tu pu être un autre personnage que celui que tu es toute ta vie durant c’est à dire tout autre qu’un personnage d’écriture sur la Toile ?

    Avoir eu à tes côtés toute ta vie durant depuis que tu es marié, une autre femme – ou un autre homme ?

    Avoir eu durant les quarantes années de ta vie active, une autre profession que celle que tu as exercée ?

    Un « parcours de vie » - famille, environnement social, métier, aspirations, réalisations, rencontres – différent de celui que tu as eu ?

    Ce que l’on appelle « prédestination » n’est-ce point une « pure vue de l’esprit » ? Une « non-réalité » comme « instituée » réalité (réalité découlant d’une « logique d’enchaînement-entraînement de situations, d’événements « qui font que... ») ?

     

    Ainsi, dans un conte (une histoire) que j’ai imaginé « Paris-Colmar » ( texte dont j’ai réalisé une version audible avec ma voix), vers la fin du texte je présente deux « voies » (destins) différents : l’une réelle « comme ça s’est vraiment passé » et l’autre fictive « comme cela aurait pu être »…

     

    Le « comme ça s’est réellement passé », il est ce qu’il est avec ses aléas, son pire et son meilleur, tout cela d’une seule et unique fois et qui est « ton histoire à nulle autre pareille autour de toi, des autres »…

     

    Dans le « comme cela aurait pu être » s’il avait été, tu serais peut-être mort depuis pas mal d’années… Ou être une vedette sur Youtube ou sur un réseau social, ou encore un grand écrivain reconnu dont les ouvrages sont publiés par centaines de milliers d’exemplaires… Ou cocufié bafoué par ton conjoint… Ou dans un fauteuil roulant… Ou « héros du jour » d’un Toro-piscine à Saint Julien en Born dans les Landes au mois d’août… Ou lauréat d’un concours Lépine… Ou caissier dans un supermarché… Ou l’un des rares « recalés au Bac »…

     

    Ce qu’il y a de sûr c’est que le « comme ça s’est réellement passé » et le « comme cela aurait pu être » se rejoignent « comme dans la chevelure d’une comète dont le sillage n’est visible à l’œil humain qu’un bref instant… Mais ne cesse de suivre sa trajectoire orbitale durant un temps indéfini »…

     

     

  • Y-a-t-il une mécanique de la violence ?

    … S’il y en a une – et il y en a vraiment une – elle est, la violence d’une mécanique, très complexe :

     

    Par exemple, si, en tant que « personnage d’un certain niveau de culture, ayant acquis des savoirs, des connaissances, et homme ou femme de réflexion, de pensée »… Tu ne sais pas résoudre une équation du second degré, et que dans ta vie au quotidien depuis tes seize ans, cette incapacité qui est la tienne de résoudre une équation du second degré, à aucun moment de ta vie ne te gêne, n’est pour toi un handicap… Ce n’est point pour autant que tu vas agresser, violenter une personne qui elle, sait résoudre une équation du second degré…

     

    En revanche, si, « prenant de l’âge » tu es impacté par une déficience auditive se traduisant par une difficulté de compréhension à l’écoute de l’autre… Que tu te trouves assis dans une cathédrale où se tient une conférence, « pas trop mal placé », muni de prothèses auditives ; le conférencier s’exprimant dans un micro « bien réglé » et que, sur les piliers de la cathédrale, sont installés des haut-parleurs diffusant le son partout… Mais qu’il y a manifestement une résonnance assez forte pour rendre difficilement compréhensive la parole du conférencier, et qu’en conséquence tu ne comprends absolument rien de ce que dit le conférencier… Alors que le monsieur qui est assis à côté de toi, lui, n’ayant pas l’air d’une personne spécialement antipathique, semble parfaitement comprendre et applaudit le conférencier… Quelque chose en toi surgit qui t’incline à de l’agressivité à l’égard de ce monsieur qui a la capacité que tu n’as pas, à comprendre le conférencier…

    « Pourquoi lui il comprend, et moi pas ? » tu te dis… Il y a là « comme une aberration », et de l’inacceptable en somme, d’où ce sentiment d’injustice qui te fait réagir dans l’agressivité, dans la contestation de la capacité de ce monsieur qui lui, perçoit et comprend, «arrive à comprendre en dépit d’une résonance rendant difficile la compréhension de ce qui se dit »…

     

    Dans une manifestation qui « dégénère » dans la violence, un jeune de 16 ans qui n’est pas ordinairement, un « casseur » ni un voyou… Dans une incapacité qui est la sienne d’accéder à ce que l’ordre du monde met en place pour lui (fait l’effort de mettre en place en fonction des moyens dont dispose cet Ordre)… Réagit dans l’agressivité, dans une violence le poussant à détruire, à casser, ce qui matériellement représente ce à quoi il ne peut accéder et qui lui est en fait refusé par un Ordre prétendant le lui offrir…

     

    Car c’est bien là le paradoxe ( l’aberration, l’inpensable) : d’un côté « tout ce qui est fait » (pour ou contre) et qui « devrait » résoudre, remédier – les médiathèques, les écoles et les lycées « de la modernité », les infrasctructures pour le sport, pour la culture – et les personnels formés au service des populations, des jeunes notamment…

    Et d’un autre côté l’impuissance de tout ce qui est mis en place, de tous ces agents formés, de ces éducateurs, de ces initiatives de la « puissance et de l’ordre public »…

     

    En somme « à la base même de la mécanique de la violence » il y a cette « énorme fossé », ce « vide », cette « inadéquation » entre d’une part la « volonté de faire – de faire au mieux – qui émane de l’Ordre (ou de l’Autorité)… Et d’autre part, la réalité sur le terrain, le « dans sa peau dans son ressenti de chacun », toutes les difficultés, tous les manques, tous les besoins, toutes les aspirations qui ne sont « pas prises en compte » ou « repoussés sous le tapis » … Et tous les obstacles, toutes les barrières dont à la base, à l’origine l’on trouve la ségrégation par l’argent, par le fait d’être « mieux né qu’un autre », issu de tel ou tel environnement social, milieu familial… Tout cela dans un contexte de déliquescence de la société… Et de surcroît encore, dans le contexte des dangers qui pèsent sur le monde, la planète, la société, la civilisation humaine, avec les guerres – Ukraine/Russie, Moyen Orient- avec les désastres liés au changement climatique – incendies, inondations, ouragans et pénuries alimentaires, impact sur les approvisionnement, conséquences des sécheresses et des guerres…

     

    Au salon du Livre lors de la 37 ème édition du Festival Internationnal de Géographie de Saint Dié dans les Vosges, figurait cet ouvrage de Magali Reghezza-Zitt, grand témoin de ce FIG 2026 : Bienvenue en 2055 (Le Seuil 2026)…

    Ce monde « possible », donc, de 2055, complètement décarbonné et – si l’on veut- « meilleur » (avec des technologies « adaptées » et de « nouveaux modes de vie plus éco-responsables ») … L’auteur le reconnaît elle-même « il n’existera peut-être jamais »… Du fait que pour qu’il soit, ce monde, cela implique que la société actuelle dans laquelle on vit, cesse de se déliter dans la violence, dans l’individualisme exacerbé, dans la décomposition de ses « tissus et structures » : famille, éducation, état, institutions, autorité ( confondue ou remplacée par la domination)…

     

     

  • Médiapart "fait le fond des poubelles"

    … C’est vrai, « plus que vrai même »… Qu’en « faisant les poubelles » et en « allant jusqu’au fond, au « fond du fond »… L’on trouve toujours quelque chose qui nous dénonce, qui fait qu’on reconnaît que ça vient de nous (bon c’est vrai aussi : ça a peut-être été déposé par quelqu’un d’autre qui l’a fabriqué comme si c’était nous qui l’avait fait)…

     

    … N’ayant jamais eu la moindre sympathie pour Jordan Bardella, ce « proche de la Jet-Set des biens nés et des dominants, présent dans toutes les Garden-Party des Élites ultra-friquées »… Ni la moindre empathie ni adhésion au Rassemblement National ex Front National ex Ordre Nouveau…

    Je m’interroge néanmoins sur la « politique » de ce « journal » Médiapart, dont la « ligne éditoriale » - si l’on peut appeler ça comme ça – consiste pour l’essentiel à rechercher « dans un passé lointain » (récent aussi parfois) de « grosses fautes et erreurs de jeunesse faisant tache sur un personnage controversé ( d’un côté « adulé » et d’un autre côté « honni »)…

     

    Nous avons tous, presque tous, dans notre adolescence, commis « quelques excès » de langage, de propos désolants ; eu des comportements inacceptables ; commis « quelques bourdes »… Et, « à ce titre » il faudrait quasiment tous « nous passer sous les fourches caudines » et dire de chacun de nous qui ont « cent ou mille amis sur Instagram ou sur Facebook », que nous ne sommes pas crédibles dans ce que l’on raconte – de nos vies, du monde qu’on voit autour de soi… Et que nous sommes des personnages peu fiables, ne méritant pas d’avoir le moindre rayonnement… Du moins pas le rayonnement dont on bénéficie…

     

    Est-ce que François Mitterrand aurait « mérité » d’être 2 fois durant sept ans, de 1981 à 1995, Président de la République Française ; sachant qu’il fut un collaborationiste dans le début de sa « carrière politique » ?

     

    Et en ce qui « me concerne personnellement en tant qu’ homme d’écriture sur la Toile », si « l’on fait les poubelles » on va trouver en date de début juillet 2021 ce propos de moi, lorsqu’il était question de vaccination pour le covid : « les non vaccinés pour les reconnaître il faudrait les obliger à porter une étoile verte » ! … « Rien que pour ça » en sortant ça de la poubelle, plus personne ne devrait lire ce que je poste presque chaque jour !

     

    En revanche – et « ça c’est patent » - ce qui, de chacun de nous à nul autre pareil d’heureux, d’utile, tout en faisant partie de nous-même se retrouve en beaucoup d’entre nous… Ça, c’est presque jamais retenu…

     

     

  • Et si l'IA avait eu cent ans d'avance ?

    … Lorsqu’apparurent la vidéo, les cassettes VHS puis les DVD, ce ne fut point la fin du film de cinéma en salle…

    Lorsque les plats cuidinés tout-prêts en barquettes, ou surgelés, sont apparus dans les grandes surfaces alimentaires, ce ne fut point la fin de la cuisine traditionnelle…

     

    L’apparition de livres écrits avec l’Intelligence Artificielle – ce qui est déjà une réalité depuis plusieurs années conjointement avec l’écriture de livres par des « nègres littéraires » ; ne sonne point le glas du livre papier ou du livre numérique humainement imaginé et rédigé…

     

    Sauf que pour …

     

    « À la recherche du temps perdu » de Marcel Proust ; « Mort à Crédit » de Louis Ferdinand Céline…

    En postulant que ces deux ouvrages auraient été contemporains d’une « IA 1922 de cent ans en avance »…

    Il eût fallu assurément que cette « IA 1922 » ait été capable de « faire du Proust ou du Céline »…

     

    Et pour « C’est ça ou mourir » de Théysson Orélien ; avec l’« IA 2026 » ; il eût fallu que Théysson Orélien ait été capable de « faire un enfant dans le dos à l’IA 2026 »…

    D’où cette question qui me vient à l’esprit :

     

    Qu’est ce qui est le plus important, qui a le plus d’impact, si l’IA peut faire à la fois : de la langue de Voltaire ET de la langue d’un écrivain atypique à nulle autre pareille :

     

    L’auteur de l’ouvrage, sa personnalité, son rayonnement, qu’il soit encensé sur les réseaux sociaux, suivi sur Youtube, présent dans les grands salons du Livre… ?

     

    Ou …

     

    Le contenu même du livre, avec ce qu’il veut dire, le message qu’il porte ; et qui, tout en étant « de cet auteur là » écrit comme l’auteur l’a écrit avec l’aide oui ou non de l’IA, n’est pas pour autant « propriétaire » de ce qui le dépasse, de ce qui le transcende – mais est « du patrimoine de l’humanité toute entière » ?

     

    Je « penche » pour :

     

    « Faire un enfant dans le dos à l’IA avec une œuvre qui entre dans le patrimoine d’une humanité-propriétaire » … Laquelle humanité-propriétaire est faite d’auteurs qui font un enfant dans le dos à l’IA, mais aussi d’auteurs qui sont des gens du commun faisant quelque chose dans leur vie d’utile et si possible d’heureux pour les autres…