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L'univers, la vie

... Plus l'on se rapproche de la naissance de l'univers (le Bing Bang) – il y a 13,7 milliards d'années – plus la densité et plus la température du point (point espace) originel de l'univers sont élevées voire quasiment infinies...

Et plus en conséquence, les conditions environnementales régnant en ce "point espace" deviennent de plus en plus extrêmes... Et les lois de la physique, alors, dans ces conditions extrêmes, ne peuvent qu'être fondées sur des hypothèses, ou au mieux, à partir d'éléments isolés dont on ne discerne pas entre eux le lien... Dans nos laboratoires actuels, les accélérateurs de particules sont incapables de reproduire les conditions extrêmes originelles et donc, les lois physiques qui étaient celles d'un univers âgé de ... Moins de 10 puissance moins 43 seconde...

Ce temps de moins de 10 puissance moins 43 seconde, est inimaginable, trop petit pour que l'on puisse en comprendre le sens et la portée...

Toute la période antérieure au moment où l'univers était âgé de 10 puissance moins 43 seconde, période que l'on appelle "ère de Planck", nous est inaccessible (hors de notre "entendement humain")...

L'on peut dire tout de même que l'on est arrivé, par la connaissance scientifique, à pouvoir définir le "plus petit espace temps connu" (et calculé) comme étant ce qu'était l'univers, soit le "point espace temps" âgé de une seconde divisé un million de fois par un million et ce quatre fois de suite...

Une seconde, l'on perçoit assez facilement : c'est soixante fois moins qu'une minute, on le voit avec le mouvement de l'aiguille trotteuse d'une montre... Mais dès lors que l'on commence à diviser en esprit, cette seconde par dix déjà... Là on ne perçoit plus par le sens que nous avons de la durée des choses et on a recours à notre intelligence fondée sur du concept, sur de la connaissance...

Au delà (donc avant) ce "plus petit espace-temps connu" âgé de 10 puissance moins 43 seconde, nous avons "mathématiquement parlant", un espace temps qui tend à l'infini à se rapprocher d'un point zéro en fait inatteignable ; un espace temps dont non seulement nous ne savons rien, mais qui surtout est hors de l'entendement humain...

 

... Durant 10 milliards d'années (du Bing Bang jusqu'à une époque de 3,7 milliards d'années avant aujourd'hui) les conditions environnementales régnant dans l'univers tout entier tel qu'il a été évoluant durant ces 10 milliards d'années, ne permettaient nulle part l'apparition de la vie...

La vie a donc bel et bien une origine réelle (et pouvant être datée – il y a 3,7 milliards d'années).

Par exemple pour notre planète, la Terre, qui existe depuis 5 milliards d'années, au Précambrien (la période qui précède l'ère primaire), au Précambrien qui commence il y a 4,6 milliards d'années, au début de l'Archéen (deuxième période du précambrien) il y avait alors une intense activité magmatique qui a occasionné l'extraction des 3/4 de la croûte terrestre. A ce "moment là", il y a 3,7 milliards d'années (début de l'Archéen) apparaissent les toutes premières formes de vie :

-Dont on trouve les traces dans les dépôts de Zircon (constituants de roches sous forme de sédiments et de produits organiques provenant d'une activité prébiotique). Ce sont des composés organiques carbonés mettant en évidence une vie fondée sur la photosynthèse ( processus bio-énergétique permettant aux plantes, aux algues et à certaines bactéries de constituer de la matière organique en utilisant la lumière du soleil)...

-Ces premières formes de vie d'il y a 3,7 miliards d'années, sont des organismes unicellulaires sans noyau, appelés des procaryotes, contenant un ADN circulaire et unique dans un nucléoïde non séparé de la cellule en lequel se trouve inclus le matériel génétique.

... Ce qui s'est passé sur la Terre notre planète il y a 3,7 milliards d'années dans les conditions environnementales de la Terre à cette époque, a très bien pu se produire aussi, sur d'autres planètes que la Terre (dans notre galaxie ou dans les galaxies voisines) dans les conditions environnementales plus ou moins similaires étant celles qui régnaient dans l'univers il y a 3,7 milliards d'années...

Bien que la vie (toute forme de vie) ait une origine (il y a 3,7 milliards d'années) et cela non seulement sur la Terre mais ailleurs... Il n'en demeure pas moins que, pour que la vie apparaisse au bout de 10 milliards d'années, il a fallu que durant tout ce temps de 10 milliards d'années, les conditions environnementales régnant dans l'univers évoluent de telle manière que la vie puisse apparaître...

 

... A 10 puissance moins 43 seconde de temps après le Big Bang (point Zéro ou d'origine en fait inatteignable), l'univers était un "point espace" d'une dimension de 1,62.10 puissance moins 35 mètre de diamètre : cette longueur de 1,62.10 puissance moins 35 mètre est appelée "longueur de Planck", elle est la dimension la plus petite connue ; de telle sorte qu'avant le temps de 10 puissance moins 43 seconde, et avant la dimension de 1,62.10 puissance moins 35 mètre, il y a un espace temps tendant infiniment vers zéro (l'origine) dont nous ne savons rien (au delà de la connaissance humaine) appelé "l'ère de Planck"...

... A 10 puissance moins 12 seconde après 10 puissance moins 43/1,62.10 puissance moins 35 mètre, l'univers est une "sphère" d'environ 300 millions de kilomètres.

... A 10 puissance moins 6 seconde, l'univers est aussi grand que notre système solaire actuel.

... A 3 secondes, l'univers est déjà très grand (beaucoup plus que la dimension d'une seule galaxie (la Voie Lactée)... Peut-être déjà la taille de plusieurs milliers de galaxies...

... Enfin à l'heure actuelle à 13,7 milliards d'années ; l'univers connu et observable a un diamètre de 1,3.10 puissance 26 mètre, et un volume de 4.10 puissance 80 mètres cubes...

 

... Toute forme de vie existant dans l'univers est donc postérieure à il y a 3,7 milliards d'années, et à plus forte raison, une vie évoluée ou une vie extraterrestre "intelligente" (comme en particulier l'être humain sur la Terre depuis 7 millions d'années)... Car le "processus" d'évolution de la vie -à mon avis- est à peu près le même partout en quelque endroit de l'univers... (de l'organisme le plus simple, le plus basique jusqu'à ce qu'il y a de plus complexe, de plus diversifié en fonction du degré ou du niveau d'évolution atteint sur tel ou tel monde ou planète)...

Plus se réalisera l'expansion de l'univers, par exemple d'ici un milliard d'années, et plus il y aura encore davantage de galaxies et donc d'étoiles avec des planètes autour, ce qui laisse autant de possibilités à des formes de vie, de se développer... Alors même que beaucoup d'étoiles et de planètes et de formes de vie auront disparu...

Mais reste à savoir comment les conditions environnementales qui règnent partout dans l'univers depuis 3,7 milliards d'années, vont évoluer, sachant qu'elles sont en évolution depuis 3,7 milliards d'années, permettant à la vie d'exister sous les formes qu'elle prend depuis 3,7 milliards d'années ?...

 

La littérature et la poésie, l'art et la culture, au dessus des conflits politiques

... Ou en tant que réponse aux conflits de toute nature...

 

... "On peut supprimer les classes de latin et de grec mais pas les siècles durant lesquels Socrate et Virgile ont irrigué nos intelligences"...

 

[Jean d'Ormesson, extrait de l'interview du Figaro du 21 juillet 2017]

 

... Et de même, on peut passer sans s'arrêter devant le stand de la Russie au salon du livre 2018 en raison de l'affaire récente de conflit avec Moscou au sujet de l'empoisonnement d'un ex espion russe au royaume uni... Et de quelques différends en matière de politique internationale (guerre de Syrie entre autre)...

MAIS l'on ne peut en matière de littérature, de culture, de pensée ; de l'existence séculaire de la nation russe, faire comme si Dostoievski, Tolstoi, Gogol, Gorki, Pouchkine, Tourgueniev, Lermontov, Nabokov, Tchekov... et tant d'autres écrivains et poètes russes... n'avaient jamais existé et dont les oeuvres sont aussi immortelles, aussi intemporelles, aussi immenses que les oeuvres de nos grands écrivains et poètes de la littérature française...

Boycotter le stand de la Russie au salon du livre de 2018, c'est comme si l'on mettait sous boisseau la lumière de plusieurs siècles de littérature, siècles durant lesquels certes, des conflits ont ensanglanté l'Europe et le monde mais qui à chaque fois dans les grandes tragédies de l'Histoire ont été par la littérature, une réponse claire et ferme, aux épées, aux canons, aux bombes et aux fusils... Et aux religions et aux idéologies...

 

 

Une pensée exprimée, est-elle une affirmation ?

... Toute pensée, en quelques mots ou une ou deux phrases exprimée ; qu'elle soit celle d'un grand écrivain, d'un auteur connu, d'un homme politique, ou même qu'elle soit celle de tout un chacun d'entre nous, est souvent considérée, autant par celui ou celle qui l'exprime, que par tous ceux et celles qui la partagent ou ne la partagent pas, comme étant une affirmation, une "vérité" en somme, pour qui l'exprime et la partage (mais une "contre vérité" pour qui ne la partage point)...

Plutôt que vue comme étant une affirmation, autant par celui ou celle qui l'exprime que par ceux et celles qui la partagent ou ne la partagent pas ; elle devrait être vue comme suscitant de la réflexion, c'est à dire que l'on devrait tout naturellement, s'efforcer de considérer ce que cette pensée vaut, ce qu'elle implique, ce qu'elle excepte, ainsi que les questions qu'elle soulève...

Autrement dit, une pensée exprimée n'est pas un étendard derrière lequel il faut tous en choeur marcher, ni le drapeau d'en face qu'il faut mettre à terre et déchirer...

Ce qui relie les humains entre eux tient peut-être davantage de ce sur quoi on s'interroge plutôt que de ce que l'on partage seulement entre quelques uns...


 

Prendre le large, film de Gaël Morel

... Avec Sandrine Bonnaire dans le rôle d'Edith, une ouvrière dans une usine textile, dont la vie est bouleversée par un plan social et qui se voit proposer de rejoindre l'usine délocalisée au Maroc, à Tanger dans la "zone franche"...

Vivant seule et sans attache autre qu'un grand fils, plutôt que le chômage, elle préfère s'éloigner de son fils, et elle est la seule de toute son usine à accepter d'aller travailler au Maroc...

... Un film d'un réalisme poignant, où l'on voit vivre dans un quotidien difficile et parfois hostile, cette femme âgée de 45 ans, Edith, qui d'ailleurs va perdre son emploi dans cette usine textile délocalisée et devra pour survivre, un matin, monter dans une camionnette pour aller cueillir des fraises et être payée à la journée en espèces...

Ce que l'on voit dans ce film, les conditions de travail en usine et dans les cultures fruits et légumes ; les conditions d'hébergement, d'hygiène, de nourriture, plus que sommaires pour tous ces gens amenés sur les lieux de travail en fourgonnette (le soir ils dorment dans des granges ou des étables ou des bâtiments désaffectés)... Tout ce que l'on voit, oui, c'est la vraie réalité ! Et dans le confort (relatif) qui est le nôtre en France même quand on est très pauvre, l'on peine à imaginer que dans tous les pays du monde hors Europe, tous ces pays "en voie de développement" l'on puisse vivre et travailler dans des conditions aussi précaires, aussi dures, proche de l'esclavage, sans aucune protection en matière de droits, de santé, de retraite ! Et dans des pays tels que Haïti et Madagascar c'est encore pire que par exemple au Maroc !

En fait -pour dire la vérité- c'est même pas qu'on imagine, non on n'imagine pas du tout! Pris que nous sommes nous européens et en particulier français, dans un environnement quotidien de consommation de masse alimentation loisirs vêtements équipements confort relatif hygiène logement vacances etc.... Seuls encore, les SDF, les gens qui travaillent mais dorment dans des voitures, les exclus de la consommation; enfin tous ces gens aux ressources si limitées, eux ne sont dans aucun "imaginaire" que ce soit, parce qu'il faut d'abord survivre au jour le jour !

Ces fourgonnettes dans lesquelles on charge très tôt le matin, des gens en attente durant des heures que l'on vienne les chercher et dont une bonne partie devra revenir le lendemain, oui, ces fourgonnettes qui amènent des gens travailler sur des chantiers ou dans des champs de culture... Et qui sont payés à la journée ou à la semaine, en espèces et sans aucun contrat de travail... Il faut savoir qu'en France ça existe ! En dépit des règlements, des lois européennes sur le travail ! Oui ça existe en toute illégalité, parvenant à échapper aux contrôles !

L'on en parle très peu ou à "mots couverts" mais c'est la réalité ! Une sorte d'"omerta" organisée et en toute hypocrisie, plane sur le monde du travail, avec la complicité ou l'indifférence des gouvernants, des politiques, des élus... Parce que ce sont, partout dans le monde, partout dans cette économie de marché mondialisée, les lobbies, les grands groupes, les financiers, les actionnaires qui font la loi, leur loi !

L'on ne pourra sortir de ce système que par une internationalisation de la résistance et des luttes et dans une coordination de toutes les associations, organismes humanitaires, avec le concours des réseaux sociaux, la parole libérée, les actions menées et reliées entre elles...


 

Le principal problème posé par les enfants d'immigrés

... La question humanitaire, aussi essentielle que la question sociale, culturelle et économique, posée par l'immigration ; implique dans le cas où les migrants ne remplissent pas les conditions pour pouvoir s'établir dans le pays d'accueil, que ces migrants soient traités dans les meilleures conditions possibles (hébergement, soins, nourriture), avant d'être reconduits hors du territoire vers leur pays d'origine (ou un autre pays)...

Durant le temps de leur séjour en France, le problème le plus difficile à résoudre est celui posé par les enfants en âge de scolarité : en effet où et en quelle école, classe, placer un enfant de 6, 8 ou 10 ans qui ne connait pas un mot de Français ? Est-ce que l'on place cet enfant dans une classe de cours préparatoire avec des enfants français plus petits que lui? Imaginez un peu la situation, cet enfant ne parlant pas un mot de Français, dans une classe de "petits", et qui de surcroît, dans un mois, dans trois mois, au plus dans un an, sera reparti de France vers son pays d'origine ou un autre pays ?

Si cet enfant de 6, 8 ou 10 ans, venu de Syrie ou d'Afghanistan ou d'ailleurs, parle couramment le Français (il y en a) et si dans son pays d'origine il allait régulièrement à l'école, alors il est possible de placer cet enfant dans une classe d'école en France, d'un niveau proche de celui de la classe où il se trouvait dans son pays d'origine.

Comment accueillir, dans une telle situation de réalité, dans une école (et quelle école d'ailleurs?) un enfant ne parlant pas un mot de Français ?

Sans doute dans les grandes centres urbains, existe-t-il des établissements spécialisés pour accueillir ces enfants (avec apprentissage du Français au départ)... Mais encore faudrait-il alors que ces enfants et leurs parents "aient vocation à demeurer, à s'établir sur le territoire Français"... Mais si ce n'est pas le cas et si la durée du séjour n'excède pas quelques mois ou un an, alors que faire ? Comment est-il possible (envisageable) du fait de la loi d'obligation de scolarité pour tous les enfants, de scolariser ainsi des enfants en France pour une durée limitée dans le temps ?

Que l'on m'explique ce qu'il convient de faire et si il y a des dispositions prises en ce sens, s'il y a des solutions et des réponses adaptées !

 

Le taux de fécondité dans le monde, diminue...

... Depuis 1950 -mais en fait depuis déjà le début du 19ème siècle- la croissance importante (plus importante qu'elle ne l'était avant le 19 ème siècle) de la population mondiale tous pays et continents confondus... N'est due au fait, au seul fait, de l'améloration très nette des conditions d'hygiène, de santé, de progrès de la médecine... A tel point qu'aujourd'hui encore au début du 21 ème siècle, la population mondiale continue encore de croître... Et compense donc -encore- la diminution de la fécondité...

En 1950 le taux moyen de natalité dans le monde s'établissait autour de 38,5 naissances par 1000 habitants.

Mais en 1980, trente ans plus tard, ce taux avait déjà diminué d'un peu plus de 10/1000, passant à 28 pour 1000.

Et voici l'évolution depuis 1980 :

24/1000 en 1995, 20/1000 en 2010, et 18,5/1000 en 2018...

Mais dans cette évolution il faut noter qu'en 2018 il y a déjà trois grandes zones géographiques de la planète, dont le taux est inférieur à 12/1000 : Canada pays de l'Arctique Groendland Danemark ; Europe centrale et orientale et méditerranéenne et pénisule Ibérique ; Chine, mongolie, birmanie et Japon...

Les projections jusqu'à 2100 sont les suivantes pour l'ensemble du monde :

17/1000 en 2025, 16/1000 en 2040, 15/1000 en 2055, 13,5/1000 en 2070, 13/1000 en 2085 et enfin 12/1000 en 2100...

Cependant, dans cette évolution il faut voir sur des cartes et sur des documents accessibles sur le Net, que, entre 2000 et 2040 en gros, l'Afrique toute entière est le seul des continents où la fécondité (les naissances) ne diminuent pas (et même continuent encore de croître -mais inégalement selon les pays)...

C'est donc l'Afrique qui, jusqu'en 2040, compense quelque peu la rapidité de la diminution générale de la fécondité... Mais il n'en sera plus de même après 2040...

... Les principales causes de la diminution de la fécondité dans le monde, et donc, des naissances par 1000 habitants, sont d'origine culturelle et économique mais "en partie" seulement... Mais il y a une cause qui elle, est bien plus inquiétante que toutes les autres d'ordre culturel et économique : la semence (le sperme) de l'homme. En effet, en l'espace de 40 ans, depuis 1980, la semence de l'homme contient 60% de spermatozoïdes en moins, principalement en Amérique du Nord, en Europe et en Australie (et d'une manière générale dans les pays développés et en voie de développement quoiqu'un peu moins encore)...

Ce sont les pesticides (à grande échelle partout dans les cultures) et les perturbateurs endocriniens (et toutes les "vacheries" qu'on nous fait bouffer et respirer, sans compter les effets secondaires de nombreux médicaments) qui sont responsables de cette diminution de la qualité du sperme, avec pour conséquence moins de fécondité, moins de naissances...

... J'imagine -avec bien plus que de la tristesse -à vrai dire une certaine désespérance- le monde d'après 2100 : plus assez de jeunes pour le renouvellement de la population, de plus en plus de "vieux" jusqu'à la disparition de tous ces "vieux", et pour finir -horreur- plus d'humains sur Terre...

Pour moi qui fonde ma "sorte de croyance en une vie au delà de ma mort" (cette "vie au delà de ma mort étant la certitude de la continuation de l'espèce humaine, les nouvelles générations de mes proches ; le fait de savoir qu'après moi c'est comme si je me survivais dans ceux qui viendront après moi)... Si tout ça s'arrête un jour, pour le coup c'est la "vraie/vraie mort, l'inconcevable mort, le néant, l'absurdité absolus!

... A moins de voir "au delà de la Terre des Humains" et de se "projeter" dans un futur "dans le cosmos" ( existence et perpétuation de formes de vie )...

C'est comme ça que je la vois, la "vie éternelle" : par delà l'être que je suis, d'une seule fois dans toute l'éternité -l'avant et l'après-, la perpétuation de la vie dans le prolongement, la suite, dans la diversité aussi, de tout ce qui vit et se renouvelle... Comme si je me fondais dans tout cela, une fois poussière devenue, ou particules se recomposant pour former quelque chose de vivant...

 

Le tas de gravats jouxtant le jardin...

... Un tas de gravats, découvert avant que l'on ait vu le jardin qui, un peu plus loin jouxte le tas de gravats ; un tas de gravats que l'on explore et dont on retire des ours en peluche borgnes et râpés et les oreilles en dentelle, des poupées chiffonnées, des cerceaux escagassés, des boules de noël décolorées et tant d'autres choses désuètes d'un temps révolu... Ne peut que rendre indifférent ou critique cet observateur venu de la rue ou du quartier proche et qui, ayant découvert le tas de gravats, et même vu un peu plus loin qu'il y avait un jardin entretenu ; jugera sans doute inutile l'exploration du jardin...

Ainsi les meilleures réalisations, les mieux abouties, les mieux réussies, en nos vies... Sont -elles souvent, pour ne pas dire quasiment toujours, invalidées par ce que l'on a produit jadis et qui nous a desservi... Il arrive aussi -ce qui de nos jours est patent- que ces "meilleures réalisations" soient en réalité des supercheries, des illusions, des tableaux d'effets et de mode... Ou encore deviennent des "produits de consommation"...

Il eût fallu dès le départ, qu'il n'y eût point ce fatras rêvé oeuvre...

Il est certain que tout ce qui "traverse les siècles -ou les millénaires" (oeuvres et réalisations humaines) n'a guère en général débuté par un fatras rêvé oeuvre... à moins que ce fatras originel ait été détruit par le réalisateur lui-même...

A l'origine d'une oeuvre ou d'une réalisation qui traverse les siècles ou tout au moins une époque, deux ou trois générations d'êtres humains... Il n'y a pas de "fatras rêvé oeuvre dont il sortira peut-être une oeuvre", il n'y a que l'oeuvre elle même non rêvée en tant qu'oeuvre et qui est ou sera reconnue...

 

Angela Merkel

... Ce qu'un historien du 22 ème siècle, indépendant d'esprit, c'est à dire non assujetti à une considération, une sensibilité, une opinion politique qui pourrait être la sienne en toute pertinence... Ce qu'un historien du 22 ème siècle "objectif et réaliste" retiendra d'Angela Merkel née le 17 juillet 1954 à Hambourg et chancelière fédérale Allemande depuis le 22 octobre 2005... C'est sa bienséance en toutes choses, en laquelle transparaissait ce qu'il y avait de plus vrai, de plus authentique, de plus naturel, de plus "sans façon", en elle... et qui, en quelque sorte "faisait autorité", et cela dans une apparence des plus simples, des plus neutres en matière d'habillement, de manière d'être, de propos et de geste... de sobriété en somme...

Ce même historien du 22 ème siècle, aussi indépendant d'esprit qu'il sera, ne pourra en dire autant des autres chefs d'état du début du 21 ème siècle, chefs d'états d'Amérique ou d'Europe, aient-ils été, ces chefs d'états, du moins certains d'entre eux, de "grands hommes de politique internationale" en leur temps, dans la durée du mandat que leurs peuples leur avaient donné...

C'est la raison pour laquelle, lorsque je fêterai mon centième anniversaire, le 9 janvier 2048 en compagnie de Nathalie Baye et de Louis Cheddid (tout comme moi nés en 1948), buvant un ricard à la terrasse d'un café parisien... Je lèverai mon verre à la santé d'Angela Merkel (il ne lui manquera que six ans pour être centenaire et j'ai dans l'idée que sa veste boutonnée toute droite ne sera point alors, le moins du monde, élimée... pas plus que son visage n'aura "d'un poil changé" (rire)...

 

... Bon, cela dit... L'Allemagne de 2017... Avec ses millions de pauvres, de travailleurs précaires à 3 euro de l'heure...

 

 

Pourquoi l'immigration est-elle si difficile à gérer, et pose autant de problème ?

... Le fait de l'immigration (l'immigration en provenance des pays d'Afrique et du moyen orient jusqu'à l'Afghanistan vers les pays européens - les causes principales de cette immigration étant la guerre et la pauvreté )... Le fait de l'immmigration pose aux pays européens, deux grandes questions aussi essentielles, aussi importantes l'une que l'autre, de telle sorte que l'on ne peut méconnaître et encore moins écarter l'une ou l'autre de ces deux grandes questions...

Il y a en effet, d'une part la question humanitaire, purement et véritablement humanitaire ; et d'autre part la question économique/sociale et culturelle...

Il y a dans la question humanitaire, déjà, "la force des choses" qui s'impose de par ce que la nature, de par ce que les événements climatiques et autres (de l'activité humaine) font survenir, et il y a aussi bien sûr, dans la question humanitaire, la capacité des gens, des peuples, des gouvernements, des organisations... à accueillir et à "comment accueillir", et à ce qu'implique "comment accueillir", dans la durée, dans le temps...

Et il y a, d'autre part, la question économique/sociale et culturelle, qui elle, s'articule sur ces deux problématiques que sont l'une, une plus grande précarité dans le monde du travail (salaires tirés vers le bas, et augmentation du chômage dans la mesure où l'on ne peut donner du travail à tout le monde), et l'autre qui est la pression croissante de l'islam dans la société en France et en Europe...

Ces deux questions fondamentales que sont d'une part la question humanitaire et d'autre part la question sociétale, sont aussi sensibles l'une que l'autre et suscitent en même temps des différences de vues selon l'environnement et les événements qui sont les nôtres au quotidien en tel ou tel lieu de vie...

Au sujet de la question sociétale, il me semble que la question religieuse représente à elle seule plus de la moitié de toute la problématique (l'autre moitié étant celle d'une précarité accrue dans le travail, dans les salaires, et dans l'emploi)...

Outre les différences de mode de vie liées à des prescriptions contraignantes, c'est surtout la question du statut de la femme dans le monde musulman (apparence et représentation de la femme dans la société, dans la famille) qui pose l'essentiel de la problématique de l'islam, et donc, de la venue et de l'extension de l'islam en Europe...

Pour ce qui est de la précarité accrue dans le travail, dans les salaires, dans l'emploi... L'essentiel de la problématique vient surtout de la pression démographique et de l'activité humaine sur l'ensemble de la planète, avec le fait d'une disproportion croissante entre la démographie des régions urbanisées et la démographie des régions plus ou moins désertifiées ou quittées...

 

... Il faut dire aussi -et c'est peut-être là le plus important, le plus originel de l'affaire- que ce sont bien là, au delà même des conflits, des politiques et des guerres récents (Afghansistan, Irak, Lybie, Syrie, Sahel, Soudan, Ethiopie, Somalie, Tchad, Centrafrique...) et remontant à la fin de la première guerre mondiale (dislocation de l'empire Ottoman) puis à la fin ensuite de la seconde guerre mondiale ( politique de l'Angleterre et de la France à l'époque des protectorats) et auparavant aux 19ème et 20ème siècle avec les empires coloniaux , et avec l'exploitation des ressources du sol et du sous sol en Afrique et au Moyen Orient par les grandes puissances industrielles et économiques, par les grands lobbyies des matières premières et ressources énergétiques (exploitation de plus en plus accrue)... Que s'explique la succession des flux migratoires, d'autant plus importants et par vagues, du fait de la politique désastreuse des puissances occidentales après 1945... Car sur toute la partie nord et centrale de l'Afrique, dans tout le moyen orient jusqu'à l'Asie centrale, depuis 1945, les peuples n'ont pratiquement connu pendant plus de 70 ans, que des situations de guerres, que de la violence, que de l'insécurité, que de la pauvreté, que de l'exploitation de leurs ressources... Et l'on ne voit plus comment aujourd'hui remédier à une telle situation aussi dramatique et surtout aussi installée dans la durée !

Et il faut encore compter avec les dictateurs, avec tous les potentats et leurs alliés et leurs nervis, avec une caste de privilégiés et de dominants (en Afrique et au moyen orient) qui tous, sur le dos des peuples, ont "partie liée" avec les dirigeants et décideurs des puissances occidentales.

 

 

L'ancien et le nouveau monde, et, entre les deux, une période de transition

... Que je m'imagine historien au 22 ème siècle, ou que je sois tout simplement un témoin de mon temps né en 1948 et m'exprimant sur des sujets d'actualité du monde en 2017... Voici comment je "découpe" l'Histoire depuis la fin du Paléolithique Supérieur jusqu' au début du 21 ème siècle :

Je discerne une "première époque" très longue, avec toutes ses évolutions (société, civilisation, progrès technologique, scientifique, culturel, mode de vie, moeurs), qui en gros se situe de la fin du Paléolithique Supérieur jusqu'à la fin du 20 ème siècle ; se terminant en 1990. J'appelle cette époque "L'ancien monde" (tel qu'il avait toujours été, dans une progression d'évolution, d'abord assez lente jusqu'au 18 ème siècle puis beaucoup plus rapide au 19 ème et surtout au 20 ème siècle...

 

... Ensuite à partir de 1990 et jusqu'en 2008, je discerne une "période de transition" (transition vers un "monde nouveau")... Laquelle "période de transition" se subdivise en deux périodes distinctes : de 1990 à 2001 et de 2001 à 2008... (2001 étant l'année de l'attentat du 11 septembre, et donc à partir du 11 septembre 2001, le monde devient plus dangereux avec le terrorisme principalement islamique, les guerres d'Afghanistan et d'Irak)...

 

... Puis je situe l'entrée dans le "nouveau monde" en 2008 avec la crise financière (plus ou moins comparable à celle de 1929) qui a affecté l'économie de marché et en même temps avec l'accélération des nouvelles technologies internet haut débit, "3G plus -puis 4G" , avec la domotique, les tablettes et smartphones nouveaux modèles... Pour moi, selon ce que j'observe ou dont je suis témoin, il me semble que le monde dans lequel on vit depuis 2008 est radicalement différent de ce qu'il avait été durant des siècles, des millénaires, avant 1990...

 

... Bien sûr dans ce que j'appelle "l'ancien monde" (jusqu'en 1990) il y a eu des changements importants, déjà le passage du Paléolithique Supérieur au Néolithique (mais qui s'est déroulé sur une période de plusieurs millénaires), puis le déclin de l'Empire Romain avec les grandes invasions migrations de peuples (5ème et 6ème siècles), l'arrivée de l'imprimerie à la fin du 15 ème siècle, une première "mondialisation" au 18 ème siècle avec les océans traversés par des navires à voile et contribuant au développement du commerce et des échanges... De grands conflits et guerres, des révolutions (du 16 ème au 20 ème siècles) qui à chaque fois qu'elles se sont produites, ces grandes guerres et révolutions, ont profondément modifié la vie quotidienne des gens, la société, les relations entre les nations et peuples... Mais tout cela, à mon sens, s'inscrivait dans un ordre fondé sur un enchaînement somme toute assez logique de toutes sortes d'événements les uns à la suite des autres ou liés ensemble, et cela dans la mesure où la nature même de l'être humain (ce qu'est, fondamentalement un être humain dans son identité physique, biologique) n'avait jamais été remis en question...

 

... Or depuis 2008 et à plus forte raison à mesure que l'on avance dans le temps, avec la génétique, la robotique, l'intelligence artificielle ; avec les bio sciences, le numérique, les nanotechnologies... Tend à s'installer ce qu'il peut être convenu d'appeler "l'ère du post humain" (ou l'ère de la post humanité)... Nous n'en sommes qu'au début, au stade d'étude et d'expérimentations ou d'essai...

 

... Cependant, ce "nouveau monde" qui commence à partir de 2008, l'année où tout s'accèlère désormais avec plus de rapidité qu'auparavant, notamment dans la généralisation de la société de consommation de masse (extension accrue des zones de Grandes Surfaces toutes activités et commerces, galeries, boutiques, enseignes), modification des réseaux de circulation (autoroutes, grands axes et leurs connexions), urbanisation croissante, uniformité des paysages et environnements urbains avec les mêmes aménagements partout... Ce "nouveau monde" donc, a eu de 2008 à 2011 sa "période de gestation" (prémices d'un grand bouleversement)... Et le grand bouleversement s'est produit en 2011 avec ce que l'on appelle "les révolutions du monde arabe" en Tunisie pour commencer puis en Egypte, en Lybie, en Syrie... Et l'on a vu ce que cela a donné en Lybie puis en Syrie, et en 2014 avec l'établissement de l'Etat Islamique... Le monde étant devenu encore plus dangereux et plus conflictuel qu'il ne l'était déjà entre 2001 et 2014...

 

... Et c'est dans ce contexte de dangerosité accrue (risque nucléaire, risque de guerre généralisée, risque environnemental (climatique), risque sanitaire (pesticides, pollution), risque lié à une exploitation croissante des ressources du sol, du sous sol et des océans... Que commence ce "monde nouveau" ou cette "nouvelle humanité" dont nul ne peut prévoir ce qu'il sera ce monde, dans une centaine d'années seulement. Ce ne sont pas les prospectives, les projets de société, les "plans qui sont dans les cartons", tout cela mis en statistitiques, en études, en équations, en paramètres, en conjectures (avec tous les bouquins qui vont avec) qui vont faire ce que le monde sera en 2100 ou en 2200...

 

... J'en reviens à la période de transition (1990-2008) pour dire que 1990 (en fait très précisément le 9 novembre 1989 avec la chute du mur de Berlin) voit se produire trois événements majeurs : la disparition de l'URSS et des "deux blocs" Est/Ouest", l'arrivée du téléphone portable, et le début de la mondialisation de l'économie de marché avec les grands groupes, les lobbies, la financiarisation, puis au bout de tout ça la "bulle internet" fin des années 90... Ce qui était déjà à l'époque (début des années 1990) un monde différent de ce qu'il avait été jusqu'alors.

Dans mon esprit (selon la réflexion qui est la mienne) il y a "avant le 9 novembre 1989" et "après le 9 novembre 1989"... L' "après" ayant eu une période de transition comprise entre 1990 et 2008, et ne commençant vraiment qu'à partir de 2008...

 

... Le début des années 1990 marque bien à mon avis, l'entrée dans un "monde nouveau", dans la mesure où la communication entre les êtres humains, qui, de tous temps a été une aussi essentielle nécessité que le besoin de se nourrir ; est pour ainsi dire en l'espace de seulement 2 ou 3 ans, devenue quasi instantanée, avec les premiers téléphones portables (ondes hertziennes et réseaux), et cela partout sur la planète... Et cette communication devenue instantanée, s'est encore davantage "instantanéïsée" avec l'arrivée d'internet au milieu des années 1990 (internet bas débit, Windows 95 et autres premiers systèmes d'exploitation, ordinateurs, disquettes, CD multimédia, tout cela apparaissant dans bon nombre de foyers, dans les années 1995-2000)...

Il n'y a de "comparable" à cette révolution technologique des années 1990 (téléphonie mobile et internet)... Que l'arrivée de l'imprimerie en Europe à la fin du 15 ème siècle avec la diffusion de livres en grand nombre d'exemplaires, la production de journaux, de feuilles imprimées... (Quoique l'imprimerie, en fait, avait déjà été inventée bien plus tôt, en Chine)...

 

 

Sécurité des centrales nucléaires, suite...

... Face au risque d'attentat terroriste il y en a au moins deux qui sont les plus probables et les plus réalisables :

-Dans la région Nord Pas de Calais, la centrale nucléaire de Gravelines (la plus importante de toute l'Europe de l'Ouest) est située à 12 minutes en avion gros porteur, de l'aéroport de Liège, l'un des plus grands aéroports d'Europe en traffic (fret) de marchandises... (un attentat avec détournement d'avion est plus "aisé" -si l'on peut dire- à réaliser, avec un avion de fret plutôt qu'avec un avion de passagers)... Une omerta de la part des autorités subsiste en ce qui concerne la résistance des parois (tours, bâtiments) en béton, en cas d'impact d'un avion...

-Sur les principaux axes routiers et autoroutiers de France, sur des trajets de plusieurs centaines de kilomètres circulent des convois exceptionnels transportant du plutonium accompagnés de véhicules de gendarmerie, en général deux gros camions l'un derrière l'autre avec une voiture de police au milieu, et deux autres voitures l'une devant l'autre derrière... Mais tout au long du trajet, il est difficile de sécuriser chaque point de passage notamment les ponts enjambant les axes routiers, à partir desquels des terroristes peuvent surgir d'un véhicule banalisé et utiliser des armes de guerre genre lance roquette ou armes qui servent à détruire des blindés transportant des fonds (soit dit en passant, ces armes là sont les plus faciles à se procurer sur les marchés illicites)... Imaginez les conséquences d'un attentat contre l'un de ces convois transportant du plutonium, en pleine zone urbanisée (Lyon, Toulouse, Bordeaux, Marseille, Grenoble et les périphéries de ces villes)...

-Et il y a un autre danger, c'est celui d'une cyber-attaque à partir d'un simple ordinateur ou d'un smartphone, ayant un impact sur le fonctionnement et sur les circuits de refroidissement d'une centrale nucléaire, par une panne provoquée à distance...

 

... Faut-il en parler, ne pas en parler, de cela, de ce danger potentiel existant, de cette "épée de damoclès" suspendue au dessus de nos têtes ?

Toujours est-il que ce document diffusé sur Arte le 5 décembre 2017 "sécurité des centrales nucléaires, le grand mensonge" d'une durée de 1h 44 et d'une si effrayante précision en images et en reportages... Est visible par tous, déjà en replay durant 7 jours, et ensuite, sur You Tube ainsi que d'autres documentaires sur le même sujet, visibles aussi sur You Tube...

Certes, en parler entre nous d'une part, et du fait même de l'accessibilité à l'information par tous, d'autre part... Représente déjà une menace, contribue à mettre en évidence le risque et à potentialiser davantage le risque...

Toute sécurisation, de lieux et de passages fréquentés par un grand nombre de gens, et surtout la sécurisation, en particulier, des centrales nucléaires, implique un coût de réalisation en matériel, équipements et hommes, d'autant plus élevé selon le risque encouru. Et quand on sait à quel point les budgets sont surtout étudiés et conçus en fonction de la rentabilité, du profit réalisable, et cela à court terme (n'oublions pas que derrière tout cela, il y a les lobbies et les actionnaires, les grands intérêts privés notamment en matière d'énergie et de communications et de services liés à la communication téléphonie internet multimédia)... L'on ne peut que penser à toutes ces failles, à toutes ces déficiences que peuvent exploiter les organisations terroristes au pire de leurs desseins...

 

5 et 6 décembre 2017, une actualité très chargée...

... Avec la disparition de Jean d'Ormesson, grande figure de la littérature française ; la disparition de Johnny Halliday, géant français du rock, de la chanson et de la musique ; mais aussi avec ce nouveau pas franchi dans l'escalade et dans la menace d'un conflit mondial impliquant plusieurs puissances militaires et états... Comme si la Corée du Nord ça suffisait pas déjà, voilà-t-il pas que le président Américain Donald Trump veut faire de Jérusalem la nouvelle capitale d'Israël, ce qui "change la donne" (dans le mauvais sens) en ce qui concerne la tension entre Israël et la Palestine, en fait dans tout le moyen orient (et avec la Russie, l'Iran, derrière)...

Il n'en demeure pas moins qu'au soir du 5 décembre 2017 à la télévision sur France 2, l'émission préférée des Français "retour de terre inconnue" mobilisait plusieurs millions de téléspectateurs dans un record d'audimat et dans un grand moment d'émotion, d'espérance d'une humanité meilleure... Autant dire qu'il ne devait sans doute pas y avoir autant de monde, ce soir du 5 décembre 2017, pour voir sur Arte, l'émission documentaire sur la sécurité des centrales nucléaires...

Bon, il est vrai que cette émission documentaire sur Arte, demeure visible en entier, en "replay" pendant une semaine... Mais quels sont ceux et celles, à vrai dire, qui, à un moment quelconque de la journée, dans la semaine qui vient, pris dans le "maëlstrom" de leurs activités quotidiennes, travail, loisirs, courses et affaires urgentes (et soucis)... Vont regarder cette émission en entier ?...

Ce grand moment d'émotion et d'espérance en une humanité meilleure, en un optimisme partagé par les "moins de 26 ans" (selon ce qu'affirmait l'invité de Fréderic Lopez), procède à mon sens, autant de la réalité que du rêve, autant de la réalité du meilleur que de la réalité tragique, désespérante, du monde... Car jamais sans doute dans toute l'histoire de l'humanité et des civilisations, le meilleur n'a autant été une réalité que le pire, en ce début de 21ème siècle où la pression de l'activité humaine sur la planète devient si forte et si lourde de conséquences...

Le documentaire sur la sécurité nucléaire en France notamment, aux USA, en Belgique et ailleurs dans le monde, met en évidence la vulnérabilité des centrales nucléaires, non seulement au risque naturel (séisme, inondation, tempête, incident technique) mais aussi et surtout au risque terroriste qui s'ajoute aux autres risques...

Après les catastrophes de Tchernobyl en 1986 et de Fukushima en 2011, les mesures de sécurité prises par les états ont certes été renforcées, mais elles demeurent floues et surtout, classées "secret défense"... Que l'on imagine ce qu'il adviendrait de ces centrales nucléaires réparties dans le monde (dont la plupart sont situées aux USA, en Europe, en Russie et en Chine et au Japon) en cas de conflit mondial et d'utilisation d'engins guerriers à grande capacité de destruction...

Les grands industriels privés, et les lobbies du nucléaire et des ressources énergétiques, privilégient -c'est évident, tragiquement évident- la rentabilité sur la sécurité. Est-ce que ces grands pontes, grands dirigeants, grands actionnaires, grands décideurs, personnages politiques les plus importants et les plus influents de la planète, et grands acteurs économiques, ont été eux aussi, des téléspectateurs de "retour de terre inconnue" ? Et que représente à leurs yeux, un Jean d'Ormesson ? Et un Johnny Halliday autrement qu'un "produit de marché" ? Et toute la littérature avec tous les livres produits, tout l'art, toute la musique, toute la chanson, autrement qu'une culture de la consommation ?

Si l'espérance en une humanité meilleure est une réalité -et peut être le théâtre d'une révolution différente de toutes les révolutions précédentes... Elle ne peut être que, et seulement la réalité de centaines de millions voire de milliards d'humains "du commun des mortels" que nous sommes tous sur cette planète, tous modes de vie, de quelque condition sociale, de quelque culture ou religion ou croyance que ce soit, confondus... Et non pas le fait des grands industriels privés et des lobbies de l'économie de marché, ni de quelques conglomérats d'intellectuels affiliés aux grands décideurs et possédants uniquement préoccupés de ce dont ils peuvent profiter au maximum et à court terme...

 

 

La disparition de Jean d'Ormesson

... Jean d'Ormesson, né le 16 juin 1925, décédé le 5 décembre 2017 (1925 c'est aussi l'année de naissance de mon père Paul Jean Sembic)... Jean d'Ormesson, pour "l'homme de gauche" que je suis (et aussi l'homme d'écriture, amoureux de la littérature française et de la poésie), est incontestablement "un Géant de la Littérature Française"...

Je savais qu'il avait dépassé l'âge de 90 ans, et que donc, "il ne serait pas éternel" (éternel physiquement, c'est à dire un homme avec un visage, une allure, une voix)... et qu'il disparaitrait un jour, un jour que j'espérais "le plus tard possible"...

Aussi suis-je très affecté par sa disparition, dans la nuit du 4 au 5 décembre 2017...

... "La classe, l'intelligence, la dimension humaine, l'élégance, le style... La profondeur de pensée... Le "total contraire" de la médiocrité, de la vulgarité, de la banalité, du "tape à l'oeil"... Et un homme d'une grande simplicité, d'une grande clarté, d'une grande pureté, d'une grande intégrité... Le genre d'homme que l'on "n'achète pas" et qui ne se compromet pas...

Il incarne à mes yeux et dans mon esprit, Jean d'Ormesson, pour l'homme de gauche que je suis, alors que je savais qu'il était de droite... La littérature française dans toute sa dimension et dans toute sa portée de langage, de pureté, de profondeur, de nuance... Dans tout ce que porte en elle la littérature, de plus beau, de plus noble dans la pensée et dans la manière d'exprimer , de plus indépendant -et de loin- par rapport à la politique, aux affaires de ce monde...

D'ailleurs, Jean d'Ormesson a été un admirateur de Louis Aragon, homme de gauche.

La littérature dans sa dimension et dans la portée de son langage, se situe -pour autant qu'il soit possible de la situer- très au delà (ou en deçà)- de tout parti, de toute politique, de toute religion (ou de "non religion")...

 

Le Web, un champ de recherche ?

... Le Web n'est pas, actuellement, dans les années présentes, dans les années à venir en cette première moitié du 21ème siècle... Un champ de recherche dans le domaine de l'expression artistique ou littéraire, un champ de recherche dans lequel puiseraient des "découvreurs de talents" ni en général des gens dont l'activité ou le métier est lié à l'art, à la littérature (je pense à des journalistes, des biographes, des critiques littéraires, en particulier)...

Le champ de recherche dans le domaine de l'expression artistique ou littéraire, est toujours aujourd'hui encore celui de tout ce qui est produit dans la presse, dans l'édition classique, dans les livres parus... En gros, dans la "chose écrite ou produite et publiée" sous la forme de documents, d'articles de presse, de livres... Et qui fait ou peut faire l'objet d'un commentaire, d'une page dans un journal ou dans une revue.

Le Web n'est rien d'autre (et seulement) qu'un champ de visibilité. D'une visibilité aléatoire dans quasiment tous les cas de figure, à l'exception cependant de la visibilité de quelques personnes de ci de là (plus ou moins connues d'un public) qui, sur des réseaux sociaux, sur Twitter ou sur Facebook, ont ce que l'on appelle des "followers" ou des "amis" (ou des inscrits) en grand nombre...

Le Web deviendra-t-il, constituera-t-il, un jour, un champ de recherche pour des "découvreurs", des sortes d' archéologues de la production littéraire ou artististique ?

Rien, absolument rien, sans vecteur de transmission, sans support, sans intervenant agissant... Rien de ce qui n'est que "seulement visible" (et donc accessible) sur le Web, ne peut, par lui-même, par son seul mouvement, sa seule énergie, par la seule force ou volonté en lui... "S'exister" (et encore moins "s'exister durablement")...

 

 

Pensée marxiste et pensée confucéenne...

... Le président Chinois Xi Jinping déclare demeurer très attaché à la pensée marxiste mais en même temps à la pensée Confucéenne...

Associer dans une même culture, un même dessein ou un même ordre d'idée, à la fois Karl Marx et Confucius, me semble "intéressant" et m'interpelle disons, "favorablement" (quoique sans susciter de ma part une adhésion "inconditionnelle")...

Confucius est en effet l'un des plus grands penseurs (philosophes) qui aient existé sur Terre depuis la haute antiquité, depuis le début des civilisations... Et la vision de Karl Marx dans ce qu'elle porte en elle de plus fondamental, de plus originel, et qui n'était pas alors en son origine, ni dénaturée ni pervertie, me semble être (tout comme d'ailleurs le Libéralisme -le vrai- en ses origines)... l'organisation la plus juste, la mieux équilibrée, de la société... Selon la pensée de Confucius "Sous un bon gouvernement, la pauvreté est une honte ; sous un mauvais gouvernement, la richesse est aussi une honte"...

Le Confucianisme considère que la morale est la 1ère priorité en politique, alors que selon le Marxisme, la politique étrangère ne devrait être dictée que par les seuls intérêts économiques : pour le président Chinois XI JINPING, il y a donc compatibilité entre la morale (selon le Confucianisme) et l'intérêt économique de son pays, la Chine...

Voilà donc un interlocuteur, XI JINPING, avec lequel le monde occidental (en gros USA - Europe) devra compter ! (devra se résoudre à compter)...

C'est - il faut bien le dire- "qu'on ne gère pas un pays qui fait dix-sept fois et demi la France en surface et en ressources... et dont le nombre d'habitants voisine le milliard et demi... Comme on gère un pays comme la Suisse ou la Belgique !

Dans la pensée (le concept ou l'idéologie) "occidentale" (Europe – Etats Unis), la morale se fonde essentiellement sur les valeurs ayant pour fondement les droits de l'homme, la liberté, la démocratie... Mais en fait, et de fait, ces droits sont davantage des préceptes ou des dispositions édictées et légiférées tendant à s'apparenter à des modes (modes de pensée du temps, que l'on définit "de bon aloi" et devant être la "pensée de tout le monde" et donc susciter de l'adhésion au risque de passer pour un "mauvais citoyen" si l'on ne s'y conforme pas ou si l'on en discute le "bien fondé"...

Ce qui, personnellement me "gêne" dans la pensée "occidentale" actuelle, c'est cette "crispation de caractère quasi fondamentaliste" sur des valeurs devenues des dogmes ; des valeurs qui soit dit en passant sont bafouées par intérêt (l'intérêt des dominants et des lobbies, et plus généralement à vrai dire, par pas mal de "communs des mortels")...

Ce qui me gêne également dans la pensée occidentale actuelle, c'est de constater que le principe naturel (et intemporel, universel) de la relation humaine (les gens entre eux), de la relation entre les êtres (tous les êtres vivants) et les choses de la vie (l'environnement naturel en tout endroit de notre planète)... Soit devenu aussi dénaturé, perverti, formaté au seul intérêt d'une minorité dominante...

La nature "ne fait certes pas dans la dentelle" question relation entre les êtres vivants et caractère aléatoire -et difficile- de l'existence... Mais ce que les civilisations des humains ont instauré avec leurs lois, leurs religions, leurs morales, leurs gouvernements... "Ne fait guère mieux dans le genre" ! (en étant persuadés, toutes ces civilisations, toutes ces sociétés, tous ces gouvernements, tous ces dominants et possédants, tous ces grands penseurs de tous les temps... qu'ils vont rendre l'homme (et la vie) meilleurs et plus heureux"...

 

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