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Une inquiétante odeur de poudre et de soufre...

... Un tiers d'abrutis avec à leur tête un "va-t-en guerre" soit environ 108 millions de gens sur cette Terre dans un pays qui s'appelle les Etats Unis d'Amérique, va peut-être (forte probalilité) être responsable d'un conflit nucléaire risquant de détruire en partie la planète et au pire par les retombées atomiques, réduire la vie sur Terre en survie...

Si la Corée du Nord, se sentant plus que jamais jusqu'alors, menacée, multiplie les provocations et continue à effectuer des essais de lancement de missiles nucléaires, il n'en demeure pas moins -c'est ce que je pense- qu'elle n'envisage pas d'engager la première le conflit (donc la guerre nucléaire)... Sauf si les USA de Donald Trump (un tiers d'abrutis, n'oublions pas que 2/3 des américains sont désolés de cette situation) décident de frapper en premier (en l'occurrence en quelque frappe "préventive")...

Pour "désarranger les choses" (ou les compliquer encore davantage) une partie des Coréens du sud est opposée à la présence militarisée américaine dans leur pays...

En ce qui concerne les seuls essais de lancement par la Corée du Nord, il existe déjà un danger potentiel : ces essais sont effectués à partir d'une région montagneuse dans des tunnels creusés dans la roche, et l'on ne sait pas si ces tunnels sont verticaux ou horizontaux . S'ils sont horizontaux (moindre coût en réalisation) ces tunnels, alors le risque d'un accident nucléaire dans le genre (aggravé) de celui de Tchernobyl en 1986, est très important et affecterait non seulement une bonne partie (la quasi totalité) de la Corée du Nord elle même mais aussi les régions frontalières de la Chine.

Des ingénieurs Chinois ont déclaré que la répétition à courts intervalles d'essais nucléaires à partir de cette zone montagneuse de Corée du Nord, peut faire éclater la montagne et être à l'origine d'un accident nucléaire sans précédent en puissance et en retombées...

Pour en revenir au risque d'un conflit nucléaire impliquant plusieurs puissances, si les USA comme le déclare Donald Trump se décident à une "frappe préventive" dont le résultat serait la destruction d'une partie de l'appareil militaire de la Corée du Nord, cette dernière avec ce qui lui resterait d'armement, répliquerait en attaquant la Corée du Sud (des dizaines de milliers de morts)... Et, dans une telle éventualité (d'une frappe américaine) il n'est pas possible d'imaginer un seul instant que la Chine, que la Russie, que l'Iran, demeureraient sans aucune réaction, rien qu'en observateurs...

Cela dit (dis-je)... Il existe une autre menace qu'un conflit nucléaire, importante aussi :

La dispersion accompagnée de la multiplication des combattants de l'Etat Islamique, à la suite de la disparition par défaites militaires d'un Etat Islamique ayant constitué un territoire (une partie de la Syrie et de l'Irak)...

Cette dispersion se fait pour l'essentiel en direction de l'Europe Occidentale et méridionale d'une part, et en direction de l'Afghanistan d'autre part. Il existerait -mais de cela on n'en parle pas dans les médias- en Bosnie Herzégovine autant qu'en Afghanistan- des camps d'entrainement au combat djihadiste. (La Bosnie est un pays en majorité Musulman, cela date d'avant 1919 quand cette partie des Balkans faisait partie de l'Empire Ottoman)...

Je me demande si les armées de Bachar El Hassad appuyées par les Russes en grande partie en faisant subir défaite sur défaite aux combattants de l'EI, et réduisant ainsi l'EI à une "peau de chagrin", ont bien réalisé là, le "meilleur objectif" (si c'est la meilleure stratégie) ?

Je me demande s'il n'aurait pas mieux valu (moins pire tout en étant dangereux quand même) laisser exister un Etat Islamique tel qu'il s'était constitué en 2014 à l'origine, avec son territoire en partie pris à la Syrie, en partie pris à l'Irak... Quitte à déplorer que des populations entières soient soumises à un tel régime de dictature islamique avec la charia... Quitte à déplorer aussi, que l'Etat Islamique puisse posséder les puits de pétrole, les richesses du sol et du sous sol, et sachant que le pétrole transitant par la Turquie, assurait les revenus de l'EI ? Oui, je me pose la question...

Nous avons bien laissé en dépit de tant et de tant d'interventions ces cinquante dernières années (interventions USA, URSS puis Russie, Europe dont France, Angleterre...) partout dans le monde en quelques "points chauds", se développer quelques régimes "scélérats" d'une dictature inqualifiable ! (Que l'on a fini par plus ou moins tolérer en se foutant de la manière dont les populations dans ces régimes étaient traitées)... Tant qu'à faire, on aurait pu en faire autant pour l'Etat Islamique, comme on l'a fait d'ailleurs pour la Corée du Nord depuis cinquante ans... en se foutant tout aussi royalement du sort des populations soumises ou avec cette puante hypocrisie consistant à plaindre les gens en diffusant des manifestes et des protestations qui ne résolvent jamais rien...

Il n'y a – il n'y a eu et il n'y aura jamais- que les peuples par eux-mêmes en quelque pays, nation, empire, royaume, état que ce soit... qui ont pu, et qui pourront, au prix d'un combat toujours difficile et surtout inégal, se libérer d'un régime, d'une dictature... La dictature peut-être la plus terrible étant celle qui prend le visage de la démocratie et qui ressemble à la démocratie à s'y méprendre...

 

 

Un débat sans grande surprise et décevant...

... Sans grande surprise parce que je me doutais bien que ce débat serait d'une grande violence, mais tout de même pas conduit avec autant de "coups de griffes de panthère", de Marine Le Pen et avec autant "d'olive bien huilée dans le fondement", de suffisance et d'aisance provocatrice, d'Emmanuel Macron.

Ce que je retiens en premier lieu de ce débat quant à sa "philosophie" (notez les guillemets), c'est que le "volet social" argumenté dans ses propositions par Emmanuel Macron, ne pourra être que d'autant plus attaqué, mis à mal, à vrai dire "souverainement aplati" par les lobbies et la finance mondialisée ; qu'il ne l'a déjà été depuis une trentaine d'années sous les gouvernements précédents.

Il y a bien toute une "symbolique" si je puis dire, avec chacun de ces deux personnages que sont Marine Le Pen et Emmanuel Macron, de deux France différentes, de deux cultures différentes, de deux sociologies différentes :

L'une, Marine Le Pen, on l'a bien vu dans ce débat, incarne ces millions de Français en colère dont toutes les voix, dont tous les cris, retentissent en écho ; l'écho étant une "photographie tonale" de toutes ces voix, de tous ces cris...

L'autre, Emmanuel Macron, on l'a bien vu dans ce débat, incarne ces autres millions de Français "bien dans leurs baskets" -mais pas toujours à la bonne pointure soit dit en passant- dont les voix sont rarement des cris ; dont la culture et la pensée se fondent sur un parcours scolaire puis universitaire de formation aux normes établies, un parcours en général "peu accidenté" et qui se poursuit jusqu'à son terme... Et nous avions bien là, dans le débat, avec Emmanuel Macron, l'écho, la "photographie tonale" de ces millions de Français "bien dans leurs baskets"...

C'est connu : la colère en général propose peu, à vrai dire elle est "tellement colère, la colère", qu'elle ne laisse pas apparaître ce que le propos raisonné, ce que l'argumentation, ce que l'explication, une fois la colère déchirée, pourrait mettre en évidence...

C'est connu également : la culture et la pensée qui se fondent sur un parcours d'éducation, qui font les "intellectuels", sont "tellement culture, tellement pensée" qu'elles laissent davantage apparaître de la fierté et de la suffisance, que ce qu'elles contiennent...

Je regrette que Marine Le Pen se soit "cantonnée" dans un discours agressif du genre coup de griffe de panthère, cela durant quasiment tout le débat...

Je regrette qu'Emmanuel Macron se soit "cantonné" dans un discours de "maître de conférence" et en même temps d'attaquant sûr de lui démolissant son adversaire et à, de cette manière conforter son avantage...

Les lobbies et les financiers se moquent bien autant de la colère du peuple que des discours de maîtres de conférence ! Au final, dimanche 7 mai au soir, l'on verra que le taux d'abstention sera en fait le reflet ou l'écho d'une "prestation" d'Emmanuel Macron qui aura amené vers les urnes un peu plus de monde que prévu... Mais qui ne fera pas loin s'en faut l'unanimité...

 

 

Les vivants et les morts

     Les morts ne ressuscitent que par les vivants mais leurs yeux ne voient plus et leurs oreilles n'entendent plus.

Les vivants sont comme les morts lorsqu'ils ne voient pas et n'entendent pas ce qui les fait exister, qui parle d'eux, de ce qu'ils font, de ce qu'ils disent, de ce qu'ils écrivent...

 

... De ces morts ne ressuscitant que par les vivants, il en un auquel je pense c'est Henri Emmanuelli, une grande figure, un "monument de dimension humaine autant de culture que de relation", décédé brusquement à l'âge de 71 ans le lundi 20 mars 2017 à Bayonne.

Un homme droit, socialiste de coeur, de raison et d'action, qui n'a jamais transigé avec ses idées et ses principes.

Nous lui devons un certain nombre de réalisations qui ont fait du département des Landes, un modèle de développement en matière d'équipements, de lieux de réunions, de bâtiments et de services publics, très fonctionnels et très modernes...

Lorsqu'il m'arrivera dans les prochains mois, en visite promenade en quelque village de Chalosse ou du Bas Armagnac, à la vue d'un bâtiment de mairie, d'une salle des fêtes, d'une salle de sports... de construction "très 21 ème siècle" de style, d'architecture, de fonctionnalité... Inévitablement surgira devant moi comme l'image en hologramme du visage "taillé à la serpe"d'Henri Emmanuelli... Un visage qui eût pu inspirer un sculpteur de la force, du réalisme et du talent d'un Rodin... Un visage saisissant reflet, saisissante image, saisissante photographie de l'âme même, de ce qu' est en dimension humaine, en dimension d'intelligence de la relation, ce personnage hors du commun qu'est Henri Emmanuelli... Un personnage dont il est impossible de parler au passé, tant il demeure vivant, présent et comme "immortel"...

... La dernière fois de ma vie que je l'ai vu de près, c'était un premier mai, il y a de cela cinq ou six ans, à la fête des asperges de Pontonx-sur-Adour. De stature, je trouvais qu'il faisait "très député", grand et droit et "monumental" dans sa gabardine bleu foncé, en conversation animée et conviviale au beau milieu des gens, tête nue, broussailleux de sourcils noirs, le verbe rocailleux...

 

... De ces vivants qui sont comme les morts lorsqu'ils ne voient pas et n'entendent pas ce qui les fait exister, je pense à tous ces gens qui s'expriment à leur manière, dont les mots, dont les propos se fondent dans l'immensité du "World Wide Web" (de la Toile) et qui, quelque part, tout près ou tout au loin, peuvent atteindre mais sans que celui ou celle qui s'est exprimé ne le sache jamais... qui a parlé de lui, qui l'a lu, qui l'a commenté au sujet de l'un ou de l'autre de ses propos, quelque part, tout près ou tout au loin...

 

Il y a épouvantail et épouvantail ...

... L'on peut être d'autant plus dur avec le fanatisme des fondamentalistes musulmans, et, par extension tout aussi dur avec l'Islam et avec la société dans l'Islam ; qu'il est moins "approprié" en vérité de l'être, avec le fanatisme des chrétiens (catholiques et protestants) intégristes, et, surtout, oui surtout, avec le fanatisme de la pensée unique dominante, à savoir la libéralisation de l'économie, des modes, du marché, et de la société dans la mondialisation économique de marché présentée comme un évangile à des milliards d'humains...

Il n'est pas, en effet, "de bon ton" par les temps que nous vivons, d'hurler et de s'attaquer à "l'évangile de la mondialisation" (et à sa pensée), quoique bon nombre de citoyens de divers pays dans le monde s'y risquent et s'organisent en dissidence et en résistance...

Se déclarer dur, très dur, intraitable et ennemi juré combattant, contre cet Islam radical et ces fondamentalismes musulmans présentés, agités, brandis comme l'épouvantail le plus effrayant, en somme, c'est davantage "entrer dans l'opinion du plus grand nombre", que de s'opposer en action et en paroles contre l'ordre établi de la pensée unique évangélisée autour de la mondialisation... Ou contre un catholicisme jugé trop intégriste... Quoiqu'il faille bien reconnaître tout de même que, question humour caricatural, il soit plus dangereux (c'est un fait) de se moquer de l'Islam et de son prophète Mahomet, que de se moquer de la religion catholique et du Pape...

Autrement dit, si l'Islam radical est un épouvantail -et il en est un, tout comme le catholicisme de Fransisco Pizzaro l'était en 1540- ... La pensée unique évangélisée de l'économie libérale mondialisée et de la croissance est un autre épouvantail tout aussi effrayant mais dont on a donné au "visage de chiffon" une apparence "acceptable" (avec par exemple, une pomme à la place du nez au lieu d'un bec crochu, tordu et coupant)...

 

 

Le réel mis en scène

      Le réel est saisi sur le vif, soit dans son authenticité, soit selon une représentation orientée dans un sens ou dans un autre, soit encore il est représenté de manière à faire effet, à faire spectacle, autant dire qu'il est "mis en scène" ; mais il n'est pas, il n'est plus l'expression poétique ni la transcendance de ce qu'il porte en lui ; et c'est bien là que réside l'imposture, une imposture qui va toujours de plus en plus loin et qui s'impose dans l'art, dans la littérature...

La presse, les critiques, les éditorialistes, en somme toute une "nomenklatura" d'intellectuels et de faiseurs de prix, soumise aux modes du moment, au sensationnel, à l'émotion, à tout ce qui fait événement et qui s'exprime dans une langue de dominants, une langue d'effets de style et de formulations n'ayant plus rien à voir avec la littérature et que d'ailleurs le "commun des mortels", l'homme, la femme de "la vie qui court", ne comprend pas ou fait semblant de comprendre afin de se donner le genre qui est celui de "l'air du temps"...

Il demeure cependant de par le monde, des gens, des artistes, des écrivains, des êtres qui à eux seuls, chacun d'entre eux, sont une culture, un style, un langage, et sont par là même dirais-je, des "créateurs d'atmosphère"... Lorsque disparait l'un ou l'autre de ces êtres là, c'est à chaque fois, toute une culture, tout un style, tout un langage, qui disparait avec l'un ou l'autre de ces êtres. Mais il reste la trace, l'empreinte, comme sur un mur ou comme sur un chemin du monde. La trace, l'empreinte, vivante... et le souvenir.

Le réel mis en scène sans expression poétique ou sans transcendance de ce qu'il porte en lui, n'a pas d'autre avenir que celui d'une pièce jouée dans un temps et dans un espace limités, une pièce dont les décors se succèdent avec des personnages en vue et des spectateurs qui vont et viennent...

 

Travailler plus pour ne gagner qu'à peine un peu mieux que le SMIG...

... Ou même pas davantage qu'un SMIC net qui, je le rappelle, est de 1128 euro par mois pour -actuellement- 35 heures de travail hebdomadaire...

Dans la libéralisation complète du marché du travail (de l'emploi) envisagé par François Fillon, rien n'empêchera un employeur (en l'occurrence et pour l'essentiel les très grandes entreprises genre VINCI, TOTAL, EIFFAGE, BOUYGUES, LOREAL, COLAS, VEOLIA, SANOFI et j'en passe...) de demander à un salarié de travailler jusqu'à 48 h hebdomadaire...

Et dans le secteur public, du fait de la diminution drastique du nombre de fontionnaires (d'état ou de collectivités territoriales) -de l'ordre de cinq à six cent mille ; cela entraînera automatiquement une forte augmentation du temps de travail pour les salariés demeurant dans le secteur public (fonctionnaires d'état, de collectivités territoriales, enseignants, police, gendarmerie...) ainsi que dans les centres hospitaliers... Certes le temps de travail hebdomadaire n'ira pas jusqu'à 48 h pour l'ensemble des salariés du secteur public, mais il faut s'attendre à des 40/42 heures tout de même... Et cela pour ne gagner qu'à peine -peut-être- 100/200 euro de plus que le SMIC, à condition de ne pas être engagé à temps partiel 20 heures hebdomadaire voire moins...

... "Libérer le marché du travail, réduire les charges, et toutes mesures fiscales et autres pour inciter à l'embauche, à l'investissement"... Lorsque tous les grands groupes et consortiums et lobbyies, ont pour objectif prioritaire d'augmenter leurs profits (dividendes) et de rétribuer leurs actionnaires, au lieu d'embaucher comme ils devraient, au lieu d'investir. Il n'est jamais demandé et encore moins imposé par aucun gouvernement en place, de "contre partie" de création d'emploi et d'investissement en échange de mesures fiscales et de libéralisation du marché du travail. Autrement dit "rateau d'un côté et ceinture de l'autre" !

Les années qui viennent vont être dures, difficiles, pour les femmes de ménage, agents d'entretien, caristes de Bricomarché géant, employés de Banque Postale derrière un guichet, aide-soignant dans un centre hospitalier, enfin de tous ces gens qui font un "travail-travail" (par comparaison à un "travail-activité" ou à une "activité"), un "travail-travail" oui "il faut appeler ça comme ça"... où il faut se lever le matin très tôt, ou bien travailler tard le soir, avec la fatigue, la pression des chefs, le stress...

C'est "ça" le "développement personnel"? Que restera-t-il pour la culture, les loisirs, la famille surtout? (Il n'en reste déjà plus grand chose avec les difficultés dues au chômage, à des emplois précaires et partiels, au temps passé dans les transports... )

Plus de travail c'est surtout plus de "travail-travail" en durée hebdomadaire obligatoire non négociable pour les femmes de ménage, les agents d'entretiens, le cariste de Bricomarché géant, l'employé de la Banque postale derrière son guichet, l'aide soignant... C'est 40/42 heures au lieu des 35 d'avant, et cela pour pas grand chose de plus que le SMIG... Et la retraite à 65 ans (je pense à la femme de ménage de 59 ans qui bosse entre 4h et 10 h le matin dans 3 ou 4 bureaux et le soir de 18 à 22 h dans 3 ou 4 autres bureaux)... pour 1200 euro par mois avec un loyer de 600 euro plus le gaz l'électricité...

 

 

Alep et Mossoul

      Sur le terrain purement militaire, l'organisation Etat Islamique recule ; Mossoul, l'une des plus importantes places fortes de l'EI, est investie, plus de deux mille combattants de l'EI ont été tués...

En revanche sur "un autre terrain", celui là non géographique, sans frontières, et disséminé en particulier dans les pays européens, l'organisation Etat Islamique "marque des points importants" : le gouvernement américain avec Donald Trump et son état major, le gouvernement russe avec Vladimir Poutine et ses forces aériennes et son armée, n'ont plus pour priorité la lutte contre l'Etat Islamique, ce qui va forcément permettre à ses combattants, n'ayant plus les russes et les américains aux fesses, de développer leurs réseaux, de poursuivre leurs actions de terrorisme et de propagande notamment en Europe...

Soit dit en passant, l'Europe est affaiblie politiquement, militairement, économiquement (historiquement parlant sur son déclin) -la puissance militaire de l'Europe ne reposant pour l'essentiel que sur la France et la Grande Bretagne- alors que de grandes puissances politiques et économiques émergent telles que la Chine, la Russie, l'Iran...

Vladimir Poutine avait récemment déclaré qu'il était "réticent" à l'envoi d'appui aérien pour aider les Irakiens et les Kurdes à reprendre Mossoul, du fait qu'il y avait à Mossoul des populations civiles... alors qu'il n'hésitait pas par ailleurs à bombarder depuis 3 mois, Alep... Il faut croire que les civils d'Alep "ne pèsent pas le même poids" que les civils de Mossoul...

L'on pourrait se dire après tout, que les civils de Mossoul en majorité dans cette ville de deux millions d'habitants, sont "pour" l'Etat Islamique (en ce sens qu'ils subissent l'autorité de l'EI d'une manière plus passive qu'active... et qu'en conséquence ils "mériteraient" d'être bombardés... "Humainement parlant", quelle différence y-a-t-il entre les gens qui vivent à Alep et ceux qui vivent à Mossoul?

L'organisation Etat Islamique à bien réfléchir, c'est un "acteur sur la scène du monde" -si l'on peut employer ce terme- dont on laisse produire le rôle terrifiant que joue cet acteur tout au long de la pièce elle même dramatique...

 

... Obama et Poutine (et Erdogan)... avaient-ils déjà -depuis deux ans, depuis 2014- vraiment pour priorité, la lutte contre l'Etat Islamique ? Apparemment oui "dans une certaine mesure" (uniquement dans la crainte de voir se développer dans leurs pays, le terrorisme islamiste)... Mais sur le plan purement stratégique, politique, économique, en fonction de leurs intérêts et de leurs vues ; dans l'ordre mondial qui est en train de se profiler, la réduction des forces islamistes est encore moins une priorité qu'il y a deux ans...

 

La multiculturalité

     La multiculturalité lorsqu'elle n'est que totems érigés sur les places publiques, tous ces totems entourés de sectateurs... N'élargit pas les voies par lesquelles passent et se rencontrent les hommes, mais les rend plus étroites...

La multiculturalité actuelle, depuis surtout la fin du 20ème siècle dans la civilisation de progrès, de développement économique et de sociétés se disant "démocratiques" est une constellation de courants d'idées et de pensées pour la plupart progressistes qui tous, au nom de la modernité, exercent une domination dans un ordre de pensée unique, consensuel et sujet à polémiques, à débats le plus souvent sans issue... Ou bien elle est l'expression ostentatoire, revendicatrice et fanatique parfois il faut dire, de minorités de gens cherchant à exister et à être représentés à tout prix dans une société en évolution...

Cette multiculturalité de totems et de sectateurs était déjà présente il y a plus de deux mille ans dans le monde Hellenistique puis dans le monde Romain, notamment en Palestine au 1er siècle de l'ère chrétienne, dans toutes ces régions du Moyen Orient qui étaient alors un espace multi ethnique, multi religieux, et le foyer permanent de conflits entre sectes issues du Judaïsme et des débuts du christianisme sous la domination politique et économique de l'empire Romain.

Dans les sociétés du Paléolithique Supérieur puis du Néolithique, la multiculturalité était une réalité naturelle dans laquelle les échanges et la communication s'établissaient entre des peuples ou des groupements humains, sans états ni gouvernements organisés ni royaumes ni empires...

Ainsi donc, la multiculturalité n'est plus, depuis le début des civilisations, des états, des royaumes et des empires, des systèmes politiques et économiques, et depuis les religions monothéistes, ce vaste espace naturel et originel de peuples, de langues, de cultures, de croyances et de modes de vie où l'échange primait sur la manifestation et sur l'expression de la différence.

Pour moi la multiculturalité c'est avant tout et pour l'essentiel, l'échange, et non pas la manifestation partisane, ostentatoire, revendicatrice, de la différence... Ni la "reconnaissance obligée" de tous les totems et sectateurs qui caractérisent cette multiculturalité complètement déconnectée de sa vocation originelle et naturelle hors idéologies hors religions hors cultes hors systèmes...

 

... Mais dans les sociétés anciennes d'avant les civilisations et d'avant les religions monothéistes cependant, la représentation matérialisée et symbolique des phénomènes naturels était une réalité, une nécessité, pour des peuples qui n'avaient alors que le regard qu'ils portaient sur ces phénomènes naturels, que l'image leur venant à l'esprit pour seule "explication"...

 

Au soir du dimanche 27 novembre 2016

... A l'annonce du résultat de la primaire de la droite et du centre (François Fillon 65%) je suis "assommé" (mais pas cependant "atterré")... J'espère tout simplement que la médiocrité consensuelle ambiante depuis 2007, avec l'arrogance jusqu'en 2012 d'une droite sarkoziste décomplexée, puis après 2012 avec l'arrogance d'une gauche progressiste d'intellectuels coupés du peuple... que cette médiocrité consensuelle ambiante donc, "mordra la poussière"...

L'intelligence dont je rêve de voir au pouvoir,"humaniste et sans concession à la médiocrité,

proche des gens et non pas des lobbyies"... Existe bel et bien dans ce pays qui est la France, mais cette intelligence là, de la relation humaine, est encore minoritaire...

Je pense qu'avec François Fillon Président de la république Française en 2017, la médiocrité consensuelle mordra la poussière, mais aussi, hélas, les pauvres (je veux dire les très pauvres) mordront la poussière encore plus qu'ils ne l'ont mordue sous le Hollandisme...

Ce que je peux en dire, de ce choix de François Fillon par bon nombre d'électeurs de droite, mais aussi par un certain nombre de "déçus de la gauche" ou de "déçus de Nicolas Sarkozy et autres "droites et centres consensuelles", c'est que nous risquons fort d'être à partir de mai 2017, dans une "droite dure" qui ressemblera question "valeurs sacrées" à la France des années 1960, et en même temps sur le plan économique et social, à l'Angleterre des années 1980... Avec cependant, "une orientation radicale dans la ligne d'un libéralisme actualisé années 2020"...

Nous aurons donc, grande probabilité en mai 2017, un duel entre "L'homme de fer" et "La Panthère"...

 

"Enterrés" -sans regrets- il faut dire, "L'Agité dans le bocal"(NS) et "Le Constipé"(FH), incarnations de la médiocrité française consensuelle et aussi pourfendeurs l'un que l'autre qu'ils furent, des pauvres ; des pauvres qui continueront à galérer et à souffrir sous la "pogne de l'Homme de fer"...

 

Clash sur l'accord sur le réchauffement climatique

... Donald Trump remettant en cause l'accord sur le réchauffement climatique, ce n'est pas "une grande surprise" : au moins, ce que l'on peut dire, ce que j'en dis, c'est qu'on ne peut pas le taxer, Donald Trump, d'hypocrisie à ce sujet !

Cependant, les américains, les citoyens américains sont parmi les premiers sur cette planète à subir déjà depuis plusieurs années, les colères de la nature (tornades à répétition, inondations, incendies gigantesques, sècheresses, tempêtes, côtes envahies par les eaux, etc.) qui à chaque fois, font tout de même pas mal de victimes...

Les cinq plus grands groupes de l'agrochimie, dont Bayer et Monsanto, détiennent un monopole sur les semences autorisées. Si un maraîcher n'utilise pas les standards imposés, il s'expose à une forte amende. Cette mainmise des multinationales menace gravement la biodiversité, à tel point qu'aujourd'hui, depuis 1955, environ 80% des espèces végétales comestibles ont disparu ou sont en voie de disparition.

Les conférences, les sommets, les débats, les accords sur le climat, qui réunissent à chaque fois les principaux acteurs économiques et politiques de quelque 190 pays dans le monde, sont donc, constituent une hypocrisie monumentale. En effet, il n'existe aucune contrainte réelle, aucune obligation expresse à se conformer à quelque ordre que ce soit ; chaque pays étant seulement "invité" à une réflexion, à une "modération" ; et tout "accord" signé par bon nombre de ces 190 pays, ne se traduit que par un "rapport de confiance" entre les intervenants de chaque pays.

Ce sont donc les lobbyies et les multinationales qui demeurent, de fait, les décideurs. De la même façon qu'au moyen âge dans les guerres entre seigneurs, les hommes d'armes et de cavalerie ravageaient les cultures et les villages dans les campagnes.

La puissance et la domination des lobbyies est telle, si organisée, si planifiée, si omni présente, qu'elle interdit pratiquement toute forme de résistance. Tout au mieux, la résistance qui essaye de s'organiser est celle de quelques associations qui parviennent à mettre en place des initiatives, des actions locales, mais se heurtent à un moment ou à un autre, à l'énorme machine judiciaire dont disposent les multinationales. Les lois qui sont censées "protéger" ou "défendre" les citoyens, sont en réalité établies pour qu'au final, elles profitent aux décideurs, aux puissants, aux détenteurs de la propriété et du capital.

En conséquence de tout cela, de cette injustice généralisée, de cette domination des lobbyies et des multinationales avec la complicité intéressée des gouvernants, mais aussi de la dépendance (pour ne pas dire parfois de la dévotion) de centaines de millions de consommateurs dans les pays "développés" -et en "voie de développement- , ce ne sera point 2 degrés maximun de plus en 2100, mais 4 sinon 6 ou 8 même, dès 2080 !

"Normalement" une période glaciaire, celle qui fera suite à celle de Würm (de -115000 à -12000) devrait commencer, soit dans cent ou deux cents ans, soit dans moins de deux millénaires. (L'écart entre les glaciations tend à se réduire depuis 2 millions d'années)...

Les ères géologiques, la nature, l'univers, la géographie, les étoiles... ont un pouvoir infini et éternel par rapport au pouvoir des lobbyies...

 

... L'antarctique hors périphérie, c'est à dire le continent lui même s'il était totalement libéré de glace, est recouvert en très grande partie, de 2000 à 4000 mètres d'épaisseur de glace.

Le volume global de glace antarctique est évalué en gros à quelque 25 millions de kilomères cube...

Chaque année depuis 2003, l'antarctique perd 128 kilomètres cube de glace par an. Ce qui représenterait en un siècle 12800 kilomètres cube...

A ce rythme de 128 km cube par an, il faudrait quelque 1950 ans pour qu'il n'y ait plus que de la terre et de la roche sur le continent antarctique. Je pense aux climatosceptiques qui remettent en cause le réchauffement climatique et ses conséquences... En effet, il faudrait tout de même 1950 ans pour que le niveau des océans s'élève sur toute la planète, de 70 mètres (ce qui changerait complètement le contour des côtes de l'Europe, de l'Amérique, de l'Afrique, de l'Australie, en fait, de chaque continent).

Qu'est ce que cela représente 1950 ans, pour les lobbyies? "L'éternité" dont ils se satisfont pour assurer leur domination déjà au 21 ème siècle et ensuite pour "un bon bout de temps" !

Qu'est-ce que cela représente pour les lobbyies, un ou deux mètres en plus de niveau des océans et des mers en un siècle? Cela ne change pas grand chose il faut croire, puisque les lobbyies n'ont que faire de quelques millions de "réfugiés climatiques" en général des millions de réfugiés de pays "pauvres" ? Les lobbyies auront toujours -à peu près- et cela durant au moins les 3 ou 4 siècles suivants, la même clientèle de un à deux, et même trois milliards de consommateurs. Qu'importe donc, pour les lobbyies, quatre milliards de "petits ou très petits" consommateurs dont deux milliards ne consomment pour ainsi dire RIEN ! (Mais qui vivent dans une forme d'esclavage et de précarité, ce qui permet et entretient l'aisance relative de trois milliards de "clients" des lobbyies)...

 

 

La couleur des sentiments, film de Tate Taylor, 2011

     Dans un état du Sud des Etats Unis d'Amérique, le Mississipi, au début des années 1960, dans une société raciste de même type que celle de l'Afrique du Sud avec l'apartheid, une jeune femme blanche écrivain défend la cause des domestiques noires victimes de la ségrégation.

Ce film est une adaptation du roman de Kathryn Stockett.

 

J'avais déjà vu "Le majordome", l'histoire véridique d'un Noir attaché au service de la Maison Blanche durant plus de 50 ans jusqu'à la présidence de Barack Obama, et dont une scène de ce film "Le majordome" m'avait particulièrement frappé ( un commando du Klu Klux Klan qui arrête un bus de Noirs et qui brûle ce bus en empêchant les occupants de sortir du véhicule en flammes -cela se passait dans les années 1970)...

 

Extrémiste -je n'ai pas peur de le dire- que je suis contre le racisme, le film de Tate Taylor me renforce dans ma conviction que les Etats Unis d'Amérique ne peuvent pas, n'ont jamais été -et ne seront sans doute jamais- un "modèle de civilisation"... Mais je loue, toutefois, ces "grandes et belles âmes" d'écrivains, d'artistes, d'intellectuels, et de quelques personnages politiques fort rares, qui, hier, aujourd'hui et demain, dans ce pays que sont les Etats Unis d'Amérique, combattent pour défendre les Noirs et leurs droits.

En dépit de huit années de présidence Obama, force est de constater que les tensions raciales existent toujours aux USA, et que même depuis deux ans elles se renforcent, et que l'on voit sous les yeux des policiers, des autorités, agir des commandos du Klu Klux Klan au grand jour, oui, en 2016 !

 

Le fait le plus marquant dans le film de Tate Taylor, c'est celui -à mon sens- parcequ'il est "particulièrement révélateur", de la mise en place dans les maisons bourgeoises et de l'aristocratie blanche des états du sud, de toilettes pour domestiques noirs...

Aujourd'hui encore, les salaires perçus par les Noirs, sont inférieurs (d'environ 30%) aux salaires perçus par les Blancs, aux "Etats Unis d'Amérique"... Et il en est de même d'ailleurs, pour les salaires perçus par les femmes, qu'elles soient Noires ou Blanches. Car ce pays, les "Etats Unis d'Amérique" n'est pas seulement un pays raciste, mais en plus, un pays sexiste !

 

Je rappelle qu'à la fin de la guerre de secession 1861-1865, dans les états du nord on disait aux Noirs "sois libre et que le diable t'emporte" et que dans les états du Sud on disait aux Noirs "sois esclave et que dieu te garde" !

"Sois libre..." donc, oui... Mais-autrement dit- "travaille comme un nègre que tu es, pour que puissent s'enrichir les patrons d'industrie et d'agriculture" ! ... et- sous entendu- "crèves si t'es malade ou trop vieux" !

 

...En ce qui concerne ma position au sujet du racisme, je précise -c'est important- que j'ai exactement la même détestation, que je fais le même rejet du racisme "anti blanc" dont l'origine n'est pas forcément liée au colonialisme des Européens en Afrique et ailleurs dans le monde durant les siècles passés. Ce racisme "anti blanc" est présent en effet, un peu partout non seulement dans des pays d'Afrique mais aussi dans des pays européens où sont concentrées des communautés noires, arabes et autres... Il y a là manifestement un "rejet de l'autre", un rejet de la culture et du mode de vie de l'autre", une haine, ou une détestation de cet "étranger à la communauté qui est le "blanc" suspect, dont on se méfie et qui n'est pas accepté...

 

Ce jour, dimanche 13 novembre 2016...

... Je pense aux victimes des attentats du vendredi 13 novembre dernier en 2015, à Paris, aux morts, aux blessés, aux familles en deuil, aux familles devant soutenir leurs proches handicapés à vie...

... Je pense aux autres victimes de l'attentat de Nice du 14 juillet 2016 et à leurs familles, dont on se souviendra dans une manifestion de commémoration le 14 juillet prochain en 2017...

... Je pense à toutes les victimes de tous les attentats terroristes...

A vrai dire à toutes ces victimes, à tous ces morts, à tous ces blessés et handicapés à vie et à leurs familles, j'y pense, nous y pensons souvent, nous y pensons je crois, aussi souvent que l'on pense à offrir des fleurs à une femme n'importe quel jour autre que le jour de sa fête ou de son anniversaire...

... Mais je pense aussi, aujourd'hui dimanche 13 novembre 2016, je penserai aussi, le 14 juillet 2017 ; je pense aussi, n'importe quel autre jour qu'un 13 novembre ou qu'un 14 juillet,

aux victimes, aux blessés, aux familles de tous ces morts et blessés de tous les bombardements d'Alep, de Mossoul, de partout sur les fronts de guerre...

Je pense aussi à tous ces millions de réfugiés qui ont fui les lieux de combats et qui vivent dans des conditions précaires dans des camps...

Je pense aussi à cet homme mexicain qui embrasse sa femme et ses enfants américains entre les barreaux en fer d'une barrière de plusieurs dizaines de kilomètres haute de quatre mètres...

Je hais la guerre, je hais le racisme, je hais le fanatisme, je hais le fracas des bombes, je hais la haine...

 

Les fondamentalismes religieux et le libéralisme mondialisé

... Les sectes fondamentalistes, Chrétiennes, Catholiques, Ortodoxes ou autres -fort nombreuses faut-il le dire-, Musulmanes (je pense au Wahabisme et au Salafisme ), Judaïques et "Gouroutiques"... toutes aussi nombreuses les unes que les autres, auquelles j'ajouterais certains courants de pensée "pseudo philosophique" ou ésotérique censés remplacer les religions... Et jusqu'à un "athéïsme militant" tout aussi fondamentaliste et sectaire dans la pensée qu'il véhicule... "Offrent" tous au moins -et cela est indéniable- à leurs croyants, à leurs fidèles, en fait à beaucoup de gens qui se sentent perdus, exclus, sans repères, en général pauvres, marginalisés, sans perspective d'avenir ; un "modèle", une "transcendance", un sens à leur vie, une croyance et donc des repères, et une sorte d'espérance soit en une vie meilleure "ici bas" ou dans un "au delà"...

L' "athéïsme militant" toutefois, qui combat les modèles, qui combat toutes les religions, qui ne croit en aucun Dieu ; est davantage une pensée, une "culture de la réalité et de la science"... qu'une "vision du monde avec des repères, une espérance, une foi en un "ailleurs" , en un "autre monde"...

... Les puissances économiques et politiques libérales mondialisées -soit dit en passant "le plus souvent alliées aux religions Catholique, Musulmane, Orthodoxe et autres"- n' "offrent" quant à elles, qu'une perspective matérialiste dans un mode de vie axé pour l'essentiel sur la consommation de produits (de produits autant alimentaires que de confort, de services, de loisirs, de culture, d'équipements)... Et, à travers cette perspective matérialiste, passe un "courant de pensée" comme l'air qui circule, comme une masse nuageuse uniforme dans le ciel qui se fracture par endroits mais qui se meut dans le même sens... Dès lors, la "transcendance" disparaît, le besoin se substitue à l'espérance.

 

... Les sectes fondamentalistes d'une part, et les libéraux mondialisés d'autre part ; sont deux fléaux différents l'un de l'autre, mais la conséquence de chacun de ces deux fléaux est la même : nous glissons dans la barbarie et dans l'obscurantisme sans nous en apercevoir (ou avec l'illusion que nous combattons contre la barbarie et contre l'obscurantisme)...

 

 

Les USA, un modèle de civilisation? J'en doute...

... En dépit de huit années de présidence Obama aux Etats Unis d'Amérique, les tensions raciales dans ce pays, les USA, non seulement existent toujours mais depuis 2 ou 3 ans, ont tendance à s'accroître : la preuve en est avec ces citoyens Noirs victimes de violences policières et dont plusieurs de ces citoyens Noirs récemment, ont été froidement abattus par des policiers alors que ces gens "de couleur" (pour reprendre le vocable utilisé) n'étaient pas armés, et avaient les mains levées.

Comment -je me le demande- de tous temps aux USA, notamment du temps où les Noirs ne pouvaient ni monter dans un bus ni se rendre dans un cinéma ni dans un bar ni dans un restaurant ni aller dans une école (tous ces lieux publics réservés aux Blancs) ; du temps où les Noirs ne pouvaient se rendre (écoles, cinémas, bars) que dans des lieux qui leur étaient dédiés... Comment, oui, comment de grands intellectuels, des gens cultivés, des écrivains, des penseurs, "blancs", pouvaient-ils -et peuvent-ils encore pour certains- être racistes ? Cela me dépasse... Me renforce dans ma pensée que les Etats Unis d'Amérique ne peuvent pas être un "modèle de civilisation" !

J'ai lu des tas de livres écrits par divers auteurs Américains, j'ai eu connaissance de l'existence passée et présente de "grands esprits", de gens très cultivés, très humanistes, de gens sortis de grandes écoles telles que Harvard, enfin de "sommités" mondialement reconnues ; et, à l'idée que parmi ces gens "si bien/si savants/si cultivés" il peut y en avoir qui sont racistes et qui ont pu concevoir jusque dans les années 1980 une société ségrégationniste de type appartheid comme en Afrique du Sud, sans se sentir "gênés aux entournures" dans leurs relations avec d'autres "sommités", intellectuels d'autres pays "développés" ! Il y a là quelque chose d'effrayant, de déstabilisant, d'absurde, et qui pose un véritable problème, et qui est une véritable interrogation !

Et dans l'Armée? Dans leur Armée? Je me pose cette question : durant la seconde guerre mondiale, notamment au débarquement du 6 juin 1944, et ensuite dans les combats jusqu'à la capitulation de l'Allemagne nazie, il y avait bien des soldats Noirs dans l'armée américaine, et beaucoup d'entre eux d'ailleurs, sont enterrés dans des cimetières militaires en Normandie et dans l'Est de le France... Et des soldats Noirs Américains, il y en eut dans toutes les guerres (Vietnam et autres) et dans toutes les opérations militaires US, depuis 1945 jusqu'à nos jours...

Ce que je "crois savoir" (sans doute une étude, une recherche approfondie me le prouverait),

c'est que le soldat Noir Américain est rarement, très rarement un gradé (il est en général "simple soldat" ou à la limite sergent, ou caporal)...

 

 

Des faits divers qui sont de véritables actes de guerre...

... Et qu'une annonce dans un Journal Télévisé n'a relayée qu'en "faits divers" loin derrière les élections américaines et les faits et gestes du président Hollande...

Cette attaque d'un lycée lundi dernier à Tremblay-en-France, la 3ème en 15 jours, dans laquelle 4 engins incendiaires ont été lancés, un cocktail molotov a été jeté dans l'enceinte du lycée, et 8 mortiers tirés sur les forces de l'ordre... Est un véritable acte de guerre !

... Je pense à ces attentats et ces violences djihadistes qui mobilisent les forces de la nation (gouvernement, justice, police)... Et qui mobilisent aussi l'opinion publique, et encore les puissances médiatiques...

Si le djihadisme est le "grand fléau" de notre temps, il y a aussi un autre "grand fléau" tout aussi terrifiant, tout aussi destructeur de notre société, de notre civilisation, de nos valeurs républicaines, de nos croyances et foi ancestrales...

Ce fléau, cet autre fléau que le djihadisme, c'est celui de toutes ces "faunes" avec leurs caïds, un monde de truands, de drogue, de prostitution, de crime, de vols ; d'une brutalité, d'une violence, d'une cruauté qui égale la violence des djihadistes.

Le monde de ces "faunes" prend le pouvoir et impose sa loi dans les zones de non droit de ces quartiers tels que celui de la Grande Borne... Mais de ces quartiers là il y en a maintenant partout en France autour des grandes villes, et aussi dans des "zones rurales urbanisées".

La misère, le chômage, la précarité, l'injustice sociale ; ne sont pas les seules causes : il y a là je crois un phénomène de dégénérescence civilisationnelle (culture, éducation, dislocation de la relation familiale), tout cela amplifié depuis une trentaine d'années par des politiques désastreuses menées autant par la Droite que par la Gauche, relayé par toute une caste d'intellectuels coupés des réalités du monde et des gens, dans un univers de consommation de masse loisirs technologies nouvelles et du culte de la performance, des modes, de l'apparence, de l'émotion...

Nous sommes, dans la plupart des pays du monde, en particulier en Europe et aux USA, dans un dangereux, dans un troublant, dans un inquiétant "tournant" d'évolution de la civilisation...

Mais ce n'est pas nouveau, il y eut dans l'Histoire, d'autres déclins, d'autres périodes d'obscurantisme, de violence et d'insécurité...

La réponse, les réponses, l'espérance en un monde "meilleur", résident dans le fait observable quand on regarde l'Histoire dans toute son étendue... D'une "évolution en paliers successifs" : ainsi y-a-t-il tout de même quelques différences entre comment vivait-on à l'époque de la préhistoire et comment on vit aujourd'hui...

Dans chaque "palier" il y a tout de même des creux, des dépressions, dont les fonds peuvent être plus profonds que les fonds des creux du "palier" précédent.

 

 

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