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  • Les chiffres et la réalité (suite)

    La population mondiale en 2020 étant de 7 794 800 000 habitants

     

    Un dixième de la population est 794 800 000 habitants

     

    Un centième est 79 480 000

     

    Si dans les 2 ans qui viennent, donc jusque vers la fin de 2021/début 2022, par vagues successives d'un continent à l'autre et de pays en pays, la moitié de l'humanité est infectée par le coronavirus ; en 2022 ce sont 3 897 400 000 d'humains qui auront été contaminés... En majorité importante il est vrai « asymptomatiques »...

    Si l'on considère à 2,5 % le taux de mortalité par coronavirus, par rapport au nombre de contaminés ( asymptomatiques plus tombés malades ) le nombre de morts, de décembre 2019 à mars 2022 aura été de : 2 fois et demi 39 740 000 morts soit 99 350 000 (autant dire cent millions de morts)...

    Davantage que la grippe espagnole de 1918/1921... (mais à cette époque, la population mondiale était de 1 milliard 800 millions d'humains)...

     

    La mortalité probable (par coronavirus) dans le courant des 2 ans qui viennent, n'est que l'un des deux aspects du désastre ; l'autre pouvant être encore plus grand : le désastre économique engendré par les mesures de confinement des populations tout au long du « voyage » de la pandémie, à savoir l'arrêt des échanges internationaux, du commerce, de beaucoup d'activités, les difficultés d'approvisionnement en denrées alimentaires, marchandises de toutes sortes dont certaines sont essentielles à la vie quotidienne des gens, tout cela ayant des conséquences directes et indirectes dans la vie des gens au quotidien sur une durée longue de temps... Sans compter les désastres psychologiques et dans les relations humaines...

    Et le fait, aussi, que pour beaucoup de populations défavorisées (alimentation, eau potable, hygiène, sécurité) dans les zones de guerre et de conflits, les camps de réfugiés, les pays les plus pauvres de la planète, les mesures de confinement et de protection des populations ne peuvent être assurées...

    Du coup, en 2022 et dans les années qui viennent de la décennie 20/30, il risque y avoir bien plus que cent millions de morts du coronavirus... Au moins autant hélas, pour d'autres causes que le coronavirus...

     

     

  • Les chiffres et la réalité

    Les chiffres (nombre de cas confirmés, de décès, de personnes hospitalisées et en réanimation) annoncés chaque soir par le ministre de la santé sur LCI et au JT de 20h, ne sont que suggestifs...

    La réalité c'est celle qui fait l'objet d'images et de scènes qui ont été filmées par des professionnels du journalisme, du reportage sur le terrain...

    C'est aussi ce que révèlent plusieurs témoignages de personnes que nous connaissons et avec lesquelles nous communiquons, autour de nous à proximité, ou de différents lieux de notre pays...

    La réalité, dans la pandémie du coronavirus, en France, dans les pays européens, aux USA, dépasse les données chiffrées, les statistiques, les graphiques...

    Juste un exemple : ces personnes allongées à même le sol sur des couvertures et des draps, dans le couloir d'un hôpital à Madrid, avec le bruit des toux, des expectorations, des gémissements... (reportage hier soir, lundi 23 mars, durant le JT de 20h sur France 2)...

    L'Espagne, tout comme la France et l'Italie, pays les plus atteints en Europe en date du 23 mars ; font partie des « pays économiquement et socialement développés » -certes avec chacun d'eux, les problèmes qui sont les leurs notamment en matière de santé publique, hôpitaux, personnels soignants et moyens...

    Mais à voir ce que l'on a vu hier soir, ces gens étendus à même le sol dans le couloir d'un hôpital à Madrid... L'on ne peut que comparer cela à ce qu'on voit dans des hôpitaux de pays sous développés, où encore à ce que l'on voit (des tentes médicales) dans des camps de réfugiés...

    Au rythme de progression de l'épidémie en nombre de personnes contaminées, en nombre de morts et en nombre de cas graves, l'on peut se demander si dans les hôpitaux de la région parisienne, on ne va pas voir bientôt, comme à Madrid, des dizaines de gens allongés à même le sol dans les couloirs...

    Et ce qui est préoccupant, ce sont ces médecins, ces soignants, qui tombent malades, dont certains meurent, parce qu'ils ont été insuffisamment protégés...

    Et, à propos des mesures de confinement et de la présence des forces de l'ordre, que dire de ces zones de « non droit » de banlieues et quartiers péri-urbains difficiles, qui échappent en grande partie à tout contrôle, où les gendarmes, les médecins et les pompiers sont agressés ? … Ces zones sont des foyers de contamination du fait que le confinement y est insuffisant...

     

     

  • Coronavirus, suite

    Une autre conséquence, sans doute aussi grave que l'épidémie elle même, c'est celle de l'arrêt de l'économie, de l'interruption de nombreuses activités humaines dont certaines sont essentielles du fait qu'elles ont un impact sur la vie quotidienne des gens...

    Outre le « manque à gagner » qui, en rapport avec la gravité de la situation sanitaire, est « un moindre mal » ; avec l'arrêt de nombreuses activités humaines, des services ne pourront plus être assurés, des transports d'approvisionnement feront défaut, et, la vie quotidienne devenant de plus en plus difficile, ce sont des maladies autres que celle du coronavirus qui vont se développer, des cancers qui ne pourront plus être soignés dans les meilleures conditions, des pénuries alimentaires et autres (médicaments, toutes sortes de produits nécessaires au quotidien) qui vont avoir des conséquences sur la vie, sur la santé des gens...

    Cela est d'autant plus préoccupant si l'on considère la densité de la population en tel ou tel pays, car plus on est nombreux et plus les besoins -déjà de base - sont nombreux aussi...Et donc, assumer, organiser, prévoir, servir, gérer, devient plus problématique, en face d'une demande qu'une situation difficile ne peut plus satisfaire...

    Tout, en fait, est une question d'équilibre entre d'une part la nécessité d'interrompre de nombreuses activités économiques et commerciales, et la capacité de maintenance d'activités essentielles forcément réduites et ne pouvant pas être totalement interrompues...

     

    Selon la progression du nombre de cas avérés ces derniers jours, d'environ 300, puis 500, puis 800 par jour  et en tenant compte de la progression du nombre réel de personnes contaminées (inconnu), il est tout de même difficile de vraiment porter crédit à cette information communiquée par Jean Michel Blanquer « le coronavirus touchera probablement la moitié des Français ».

    La moitié des Français c'est 33 millions de personnes.

    Pour arriver à 33 millions de personnes, il faudrait déjà que, soit demain ou après demain ou dans une semaine, la progression journalière des cas avérés passe de 800 à plusieurs milliers d'un coup, puis de plusieurs milliers à plusieurs dizaines de milliers...

    C'est la raison pour laquelle il faut suivre l'évolution journalière des cas avérés, car tant que cela reste de l'ordre de 800, puis 1000, puis 1500, puis 2000, il faudrait un temps assez long (de plusieurs mois) pour arriver à 33 millions...

    D'ici là, la chaleur, le rayonnement solaire (UV) et la baisse du taux d'humidité, surtout si on connaît un mois d'avril caniculaire comme ce fut le cas voici 2 ans, ou un printemps relativement sec et chaud, auront eu raison de la vitalité du virus...

     

    Une info qui en dit long, ce dimanche 15 mars en soirée : Christian Estrosi a été testé positif au coronavirus.

    Si Christian Estrosi avait été un « citoyen lambda » il n'aurait pas fait l'objet d'un test, puisque les tests (matériel ou appareil) sont en nombre limité donc insuffisants...

    Ce soir, dimanche 15 mars, environ un demi million de Français sont dans la même situation que Christian Estrosi : ils sont contaminés (en tant que porteurs) et susceptibles de tomber malades d'un jour à l'autre...

    D'ailleurs, avec 5400 cas avérés à ce jour, 15 mars, l'on peut dire que des milliers, voire des dizaines de milliers d'autres cas, ceux là non avérés, sont des cas « fortement probables »...

    Selon l'article (scientifique) paru dans Medium com coronavirus agissez aujourd'hui, les projections en nombre de contaminations sont établies sur la base d'études mathématiques et de calculs s'appuyant sur des paramètres et des données et avec des algorythmes. (Pour 3660 cas avérés au 13 mars, on trouvait, en projection de contaminations, entre 50 et 300 mille personnes contaminées en tant que porteurs)...

     

    Quoi qu'il en soit, de ce qu'il faut penser de cette projection mathématique analytique en nombre de contaminations (comment on peut l'interpréter et dans quelle mesure cette projection est fiable)... La réalité sur le terrain, par régions, par villes, faisant état de 5400 cas avérés, est qu'au delà de ces 5400 cas avérés, donc confirmés ; il n'existe pas de vue d'ensemble évaluée (observable) sur les cas « fortement probables » (non confirmés) de toute évidence plus nombreux que les cas confirmés...

    Pour avoir une idée, il faudrait pouvoir se baser sur une recherche de ce dont témoignent les internautes sur les réseaux sociaux, sur des sites ou des forums dédiés, spécifiques au sujet du coronavirus : lire ce que les internautes postent, leurs témoignages de ce qu'ils voient autour d'eux... Une recherche assez longue à effectuer si l'on veut vraiment avoir une vue d'ensemble à peu près fiable, au plus proche possible de la réalité.

    C'est vrai que, 5400 cas confirmés -et quand bien même il y en aurait 50 000, sur une population de 66 millions d'habitants, ce n'est guère très significatif et pourrait passer pour « moins inquiétant » et à émettre un doute sur la radicalité des mesures prises, de confinement, de fermetures de lieux publics...

    En revanche ce qui me semble proche de la réalité, c'est, par rapport au nombre de cas confirmés (par exemple 3660 au 13 mars), le nombre de personnes contaminées en tant que porteurs -mais non malades avec signes cliniques gorge irritée toux sèche fièvre- (par exemple entre 50 et 300 mille au 13 mars).

     

     

  • Coronavirus : un espoir mais pas dans la situation actuelle

    Un vaccin sera commercialisé dans le courant de l'année 2021 (mais plutôt certainement en Europe et dans le reste du monde, vers la fin de 2021 et en 2022)... Il est cependant probable, pour cause de lobbying pharmaceutique économie de marché, que dans un premier temps ce vaccin sera commercialisé « dans les pays développés » c'est à dire pour des gens qui vivent (USA, Canada, Europe, Chine, Australie) dans des conditions d'aisance relative. Et moins, en conséquence, question rentabilité, dans les pays les plus pauvres aux populations en majorité démunies...

    C'est d'ailleurs ce que l'on observe déjà en ce qui concerne de nombreux médicaments, vaccins, traitements etc., notamment en Afrique, Bangladesh, Haïti, Madagascar, Indonésie, pays du Sud Est Asiatique... Et que toutes les organisations humanitaires dénoncent depuis des années...

    Il faut espérer que d'ici un an ou deux, après l'expérience de cette pandémie actuelle de covid-19, que les états et leurs gouvernements prendront conscience de la nécessité qu'il y aura désormais, de mettre en place des systèmes de protection sociale en matière de santé publique, notamment lorsque surviennent des épidémies qui font un certain nombre de morts...

    Notons aussi que dans les pays développés, en particulier les USA, les politiques de santé publique sont déficientes et que des millions de gens ne bénéficient d'aucune protection...

    Que les riches -de « petit riche à gros riche- puissent se soigner, et pas les pauvres, c'est scandaleux, indigne de la civilisation humaine ! (En ce sens, les lobbies pharmaceutiques, les grands groupes de mutuelles et d'assurances, sont des assassins!)

    Cela dit, il faut savoir (lire cet article : https://medium.com/@tomaspueyo/coronavirus-agissez-aujourdhui-2bd1dc7838f6 ) qu'en date du 14 mars 2020 en France il y avait, pour plus de 4500 cas avérés, entre 50 000 et 300 000 personnes en état de contamination dont un nombre indéterminé d'entre elles, dans les jours prochains, vont tomber malades, et donc, quelques unes hélas, mourront ( sensation atroce de noyade à la fin) et d'autres auront du mal à s'en sortir... Ce qui va faire exploser le nombre d'arrivées dans les hôpitaux...

    Le confinement total (fermeture en plus des écoles, de tous les lieux publics cafés restaurants commerces non alimentaires) devenu réellement effectif à partir du 15 mars, équivaudra à ceci :

    Un TGV lancé à 350 km/heure dont la vitesse a été tout d'abord réduite à 200 km/heure en face d'un obstacle situé à 10 km, et qui, à 5 km de l'obstacle passe de 200 km/heure à 80 km/heure : le choc sera inévitable contre l'obstacle, mais les dégâts cependant, assez importants tout de même... Alors que si, à 10 km, la vitesse avait été réduite à 80, même si on ne pouvait pas éviter le choc, on aurait eu des dégâts moins importants... (C'est « à peu près ça, la réalité »)...

    50 à 300 mille personnes en France qui vont donc être dépositaires d'une manière ou d'une autre, sur des surfaces inertes, d'un virus capable de survivre de quelques heures/1 jour à 9/10 jours... Et cela durant une période pouvant aller jusqu'à 4 semaines (dont une partie de ces 50/300 mille personnes tomberont malades elles-même, auxquelles il faudra ajouter en plus quelques millions d'autres personnes contaminées, jusqu'à ce que les mesures prises contribuent à faire diminuer le nombre de malades et de morts)...

     

     

  • Une remarque en regard de l'Histoire

    Nous avons au départ, il y a environ 3000 ans avant JC, trois régions de notre planète, la Terre, en lesquelles se sont établies depuis le début des temps néolithiques à partir d'environ -9000, ce que l'on appelle et définit, des civilisations, c'est à dire des sociétés organisées, avec des centres de regroupement (villes, cités), une industrie, une économie, des arts, une culture...

    -En Asie du centre et du Sud Est, soit la Chine actuelle, en gros, une Histoire qui commence (selon les chroniques les plus anciennes) avec la 1ère dynastie des « Rois Sacrés », les Xia, sur les territoires de la grande plaine centrale, de -2200 à -1750 environ.

    Mais en fait, avant cette période des « Rois Sacrés », depuis -3000 et avant (depuis le début du néolithique) il existait déjà, avec une vingtaine de millions d'humains à l'époque en ces contrées du centre de la Chine actuelle, une organisation sociale complexe, une économie fondée sur l'agriculture et l'élevage d'animaux... Ce qui ferait de cette région du monde, la Chine, peut-être le plus ancien foyer de civilisation humaine (mais pas de beaucoup si l'on compare avec les deux autres premiers foyers de civilisation)...

    -En Amérique centrale soit en gros le Mexique actuel et jusqu'au Nord Ouest de l'Amérique du Sud, une Histoire qui commence avant le 3 ème millénaire av-JC, avec les Mayas, dont les traces des villages les plus anciens ont été découvertes sur les côtes de la mer des Caraïbes et de l'océan Pacifique.

    Mais en fait, depuis déjà plusieurs millénaires, dans les deux Amériques d'un bout à l'autre, il y avait des populations humaines disséminées vivant en groupes et nomades (les Amérindiens, originaires d'Asie de l'Est et du centre et Sibérie).

    -Au Moyen Orient, région que l'on appelle le Croissant fertile, soit l'Egypte vallée du Nil, de la Palestine à l'Iran et de la Turquie à la péninsule arabique ; une Histoire qui commence vers -3500 avec les premières cités états, environ une trentaine dont la principale est Ur, dans le pays de Sumer au sud de la Mésopotamie, basse vallée entre les fleuves Tigre et Euphrate.

    Mais en fait, depuis la fin du Paléolithique Supérieur (vers -10000) les hommes avaient déjà constitué des communautés en se sédentarisant sur des terres où ils développèrent l'agriculture et l'élevage, et avec une organisation sociale, dans toute la zone du Croissant fertile depuis la vallée du Nil au Golfe persique en passant par la Palestine et la Mésopotamie...

     

    La remarque que je fais est la suivante :

     

    À partir de l'époque de la civilisation Égéenne (de -3000 à -1200 environ) qui constitue le premier regroupement politique, économique, ensemble « unitaire » (Grèce continentale, Crète, Chypre, Anatolie, empire des Hittites, Égypte, empire Mittanien, Babylonie), toute la civilisation moyen orientale dans son ensemble et dans sa grande diversité culturelle et ethnique, et sa complexité en matière de relations internes , d'échanges et de politique ; se trouve confrontée, en relation étroite avec les premières civilisations Ouest/centre Européennes : les mondes Celtiques et les Étrusques principalement... Dont l'Histoire, pour ces peuples là, de l'Ouest et Centre Européen, commence à partir du 2 ème millénaire av-JC (sortie plus tardive du Paléolithique Supérieur, que dans les autres premiers foyers de civilisation)...

    Et après l'effondrement vers -1200, du monde Égéen ; de l'Antiquité Égyptienne/Gréco-romaine et jusqu'au Moyen Age (en gros les 13ème et 14 ème siècle), il se trouve que tout le Moyen Orient depuis la Turquie jusqu'à l'Iran (notamment durant la période Byzantine de 476 à 1453) a été en contact régulier, étroit, et complexe, avec les royaumes et empires et états Européens, et cela dans des relations difficiles, des conflits...

    Ce qui n'a point été le cas avec la civilisation établie en Chine entre -2200 et le 13ème siècle du Moyen Age (ou très peu durant cette période)...

    Et, passé le 13 ème siècle jusque pour ainsi dire le 19 ème siècle, il n'y eut pas, politiquement et économiquement parlant, de relation étroite, suivie, interdépendante, entre la Chine et le Moyen Orient et l'Europe (seulement des échanges commerciaux ou d'ordre économique, par exemple avec la « route de la soie »)...

    Et, à plus forte raison, du fait qu'il y avait un océan à traverser et que la navigation trans-océanique n'a vraiment commencé qu'à partir du 15 ème siècle avec les Portugais ; il se trouve que les civilisations du Moyen Orient et de l'Europe n'ont pas été en contact avec la civilisation d'Amérique centrale jusqu'au 16 ème siècle...

    Je pense que la proximité à la fois géographique, politique, économique, du Moyen Orient et de l'Europe, et que la complexité, que la difficulté de la relation, entre les deux mondes (celui de l'Europe et du Moyen Orient du Moyen Age à nos jours) a beaucoup contribué à la situation actuelle qui est celle du Moyen Orient « à feu et à sang » avec la guerre en Syrie, et avec les guerres qui ont précédé dans lesquelles le pays Européens sont intervenus (dont la France, l'Angleterre depuis 1915)...

     

     

  • Une affaire à suivre : une question...

    Dans des villes, dans ces quartiers d'habitations que l'on qualifie de « sensibles », et dans la mesure où les municipalités, les pouvoirs publics, par le biais d'associations, d'initiatives citoyennes, essayent d'implanter des structures socioculturelles (terrains de sport, salles accueillant des jeunes pour des activités artistiques et culturelles)... Cela dans le but de « déguettoïser » ces quartiers de populations défavorisées économiquement et socialement...

    Ce qui, il faut le dire, « ne marche pas toujours selon ce qui est souhaité » si de nombreux jeunes et adolescents livrés à eux-mêmes, en échec scolaire, dont les parents sont en situation d'emploi précaire, de chômage, de relation difficile en famille recomposée, tout cela dans un climat de violence, de comportements irresponsables, d'exclusion, de rejet, de racisme ; fréquentent peu ces salles d'activités culturelles ou ces terrains de sport ; vivent dans ces quartiers en général de grandes barres d'HLM, en bandes ou en gangs se livrant au trafic de drogue, à des marchés clandestins de toutes sortes, dans une « économie parallèle »...

    Lorsque le coronavirus (Covid-19 pour le nommer) fera -si ce n'est pas déjà fait- son apparition dans ces quartiers où la police, les pompiers, les médecins évitent de se rendre tant règne violence et insécurité, où les poubelles sont renversées ou débordent, où l'hygiène fait défaut... Cela risque de devenir assez catastrophique et inquiétant...

    Il serait « significatif » de prendre la mesure réelle, d'avoir une idée précise, de la structure sociale dans les villes considérées comme des foyers de propagation... Des villes telles que Creil, Noyon, Nogent sur Oise, Beauvais, ayant des quartiers de barres d'immeubles...

    Nous sommes bien là, avec l'existence, la réalité de tous ces quartiers dits « sensibles » et de leurs populations défavorisées exclues de l'emploi et dont la consommation se limite à des équipements de téléphonie mobile, télés, jeux vidéo, scooters, divers gadgets... Dans un grand inconnu...

    Il est possible que dans ces populations forcément fragilisées et donc plus vulnérables, le taux de mortalité de ce virus Covid-19, devienne plus élevé que 2% … Sans compter un « champ d'extension » très important aussi...

     

    194 cas signalés au soir du 2 mars 2020... Ce qui laisse à penser que ces cas ont pu jusqu'à présent être déclarés comme tels... Mais qu'en sera-t-il lorsqu'il deviendra manifestement impossible de déclarer atteints de ce virus, des milliers de gens un peu partout en France ?

     

     

  • Tension entre Russie et Turquie

    D'un côté la Turquie d'Erdogan qui soutient les rebelles dans le nord ouest de la Syrie, d'un autre côté la Russie de Poutine qui soutient Bachar el Hassad...

    Mais la rébellion syrienne est majoritairement djihadiste. Ce qui veut dire que la rébellion non djihadiste n'est pas différenciée de la rébellion djihadiste par la Turquie d'Erdogan.

    D'autre part, les pays de l'Otan (dont les pays de l'union européenne) sont comme « gênés aux entournures » vis à vis de leur allié Turc qui s'était -un temps- rapproché de la Russie de Poutine...

    Et la Russie de Poutine qui, depuis fin février 2020, voit d'un « mauvais oeil » le soutien de la Turquie aux rebelles dans le nord ouest de la Syrie...

    Pour les pays de l'UE, le fait qu'Erdogan ne fasse pas apparemment, de différence entre l'opposition djihadiste et l'opposition non djihadiste, il est tout aussi gênant d'intervenir militairement (soit dit en passant, les forces armées de l'UE sont en majorité celles de la France, puis celles de l'Italie et de l'Angleterre, et un peu de l'Allemagne)...

    Ce qui rend la situation à vrai dire, encore plus complexe, c'est qu'une « porosité » semble exister entre l'opposition djihadiste et l'opposition non djihadiste, cette dernière de surcroît, étant divisée, les uns et les autres, djihadistes et non djihadistes ayant en commun de combattre l'armée de Bachar...

    Autrement dit qui est le « plus grand méchant loup » : Bachar ou les djihadistes purs et durs ?

    Poutine alors, serait-il le plus réaliste et le plus logique en soutenant Bachar, donc en faisant des djihadistes le « plus grand méchant loup des deux » ? Je crois que la question n'a rien à voir avec quelque « morale » que ce soit, que cette question se pose en terme d'intérêt économique et stratégique...

    Le drame dans cette histoire, bien sûr c'est le nombre de morts, effrayant, le nombre de populations déplacées, réfugiées (dont 4 millions en Turquie), les civils, femmes, enfants, pris sous les bombardements, les deux tiers de la Syrie un champ de ruines, etc.

    Et au delà même de ce drame épouvantable, de cette guerre qui n'en finit pas, qui a commencé en février 2011 ; ce sont les intérêts stratégiques, économiques, entre grandes puissances (politiques et économiques) qui sont le « fond dominant du tableau » !

    Déjà,  bonjour le gigantesque marché de la reconstruction -des villes entières de fond en comble, les infrastructures, ponts, routes, écoles, hôpitaux, usines... Vinci, Eiffage, Bouygues, etc... qui vont se jeter sur ce marché !

     

  • 49-3 réforme des retraites

    S'il n'y avait pas eu dans notre pays, en France, autant de personnes il faut le dire « de toutes conditions sociales » indifférentes et résignées, ou encore tacitement consentantes et subordonnées à tout ce qui se dit au sujet de l'avenir des retraites dans une même pensée consensuelle (les mêmes scies  mille fois entendues en somme)... Il n'y aurait pas eu de 49-3 pour couper court !

    La vérité, c'est terrible à dire mais il faut le dire, c'est que toute une génération de 30/40 ans du genre qui gagne 2500 euro par mois ou plus, très accro/très immergée dans la société de consommation de masse, dans le loisir de masse séries télé croisières séjour neige en hiver et mer en été, demeurant dans des maisons bien arrangées belles façades, voitures 15/20 mille euros financées en « leasing »... Se fout complètement de savoir ce que sera leur retraite, déjà du fait que pour eux, avoir un jour 60 ou 65 ans c'est un horizon très lointain, et que, en définitive pensent-ils, « s'il faut commencer à s'y préparer, à cette retraite, eh bien qu'ils disent : on prendra une assurance capitalisation tant par mois qui complètera ce que par répartition on pourra avoir ! »...

    Et malheureusement, ces 30/40 ans là, ne sont pas les seuls parmi les tacitement consentants « bon gré mal gré », il y a aussi des gens qui sont très concernés du fait de leur situation actuelle précaire et incertaine, mais qui sont fatalistes, résignés...

    Mais il faut dire aussi que des millions de gens, de toutes conditions sociales également, et dans ces millions de gens, beaucoup n'ayant pas été présents dans les manifestations, d'une manière ou d'une autre, ont réagi, fait entendre leur voix, notamment sur les réseaux sociaux...

    Dans les manifestations auxquelles j'ai participé depuis le 5 décembre 2019, j'ai observé que la plupart des personnes présentes étaient des personnes de plus de 50 ans, ou bien des jeunes de moins de 25 ans... Et donc relativement peu -ou moins- de la génération 30/40...

    Bon, cela dit, parmi ces 30/40, il y en a tout de même quelques uns qui se sentent concernés, s'interrogent, se font du souci...

     

    L'indifférence et la résignation sont les couleurs dominantes dans le fond général du tableau... Mais ce n'est point là le pire...

    Le pire serait que l'on ne parvienne pas à soulever la croûte que forment l'indifférence et la résignation, que l'on ne retrouve pas les couleurs originelles qui se mélangeaient, se nuançaient, s'étendaient sans qu'il n'y ait de fond dominant...

     

     

  • Une affaire à suivre ...

    Ce qui est loin de m'effrayer -et qui, à vrai dire me fait suivre cette affaire de « virus chinois » avec le même « intérêt » que celui que je porte à ce qui « martyrise » quelque peu cette « société consumériste » axée sur un développement économique et technologique indéfini du toujours plus et mieux ne profitant en réalité qu'à deux milliards de gens sur cette planète... C'est bien de voir -selon ce qui est annoncé dans les bulletins d'information- que l'économie mondiale avec les bourses qui capotent, le tourisme de masse qui bat de l'aile, en particulier ce tourisme asiatique pourvoyeur de devises et de clientèles de boutiques de luxe et de séjours hôteliers sports d'hiver etc. … « En prend un coup dans la gamelle » !

    Si, comme se sont risqués à le pronostiquer, certains spécialistes des maladies virales, épidémiologistes, d'ici deux ans, entre 40 et 70% de la population humaine pourrait être affectée par ce coronavirus... « Cela promet » !...

    Quant aux taux de mortalité, évalué à environ 2%, il n'est réel ce taux, qu'en ce qui concerne des gens qui ont un niveau de vie (hygiène, sécurité, confort, biens de consommation, équipements) très différent de celui de populations défavorisées telles par exemple, que ces millions de personnes ayant fui les zones de guerre en Syrie, qui vivent dans des camps de réfugiés et dont des milliers migrent vers l'Europe via la Turquie, la Méditerranée... Sans compter les autres flux migratoires, depuis l'Afrique, l'Afghanistan et ailleurs...

    Qui peut prévoir ce que sera le taux de mortalité lorsque l'épidémie se sera étendue déjà à 20% de la population humaine et que se seront disséminées en Europe notamment, des populations fragilisées s' ajoutant à celles déjà fragilisées ?

    Les « discours » que l'on ne cesse d'entendre dans les infos de toutes les télés, repris en boucle par les médias, sont bien ceux de cette « pensée soft-consensuelle » émanant de cet « ordre du monde » censé apporter les réponses adéquates aux problèmes qui se posent, aux crises qui surviennent...

    La réalité, entre autres... C'est celle de tous ces hôpitaux en France, aux budgets revus à la baisse, aux services d'urgence saturés, et celle de ces temps d'attente très longs pour obtenir des rendez-vous médicaux auprès de médecins spécialisés (t'as un cancer en gestation, ton cancer il a le temps d'évoluer en cancer vache en 3 mois!) … Alors, imaginez : 50 personnes suspectées de coronavirus avec une fièvre de cheval arrivant en même temps aux urgences ! Et cela durant plusieurs jours !...

     

    L' « idéal » serait que cette « société consumériste » s'effondre SANS la propagation du coronavirus...

    Un certain nombre de morts, ne l'oublions pas, de pauvres gens...

    Disons que je verrais bien un effondrement par des causes qui ne fassent autant que possible, pas trop de mal aux gens dans leur chair, dans leur peau.

    La souffrance des gens ne me réjouit jamais, en revanche la souffrance, l'effondrement d'un système, sans doute...

     

     

  • La nature ne retourne pas en arrière

    « La nature ne retourne pas en arrière ; elle ne refait pas ce qu'elle a détruit, elle ne revient pas au moule qu'elle a brisé. Dans le nombre infini de combinaisons que l'avenir renferme, vous ne reverrez pas deux fois la même humanité, ni la même flore, ni la même faune .»

     

     

    Edgar Quinet, 1870

     

    Vous ne verrez non plus, nulle part dans la nature à telle ou telle époque sur la Terre dans un futur de centaines, de milliers ou de millions d'années ; ni ailleurs que sur la Terre quelque part dans l'univers là où la vie a pu apparaître et se développer... Rien de ce que vous pouvez imaginer, concevoir, produire de vos mains par modelage ou dessiner ou peindre... Tels ces « personnages » que vous voyez, que j'ai imaginés vivants, issus de mon imagination...

    Ainsi en est-il, d'ailleurs, de tous les récits de science fiction ayant pour thème des civilisations extraterrestres dans une géographie, des paysages, une flore et une faune, tout cela imaginé et décrit, aussi « crédible », aussi « cohérent » que possible, et se fondant sur des « bases scientifiques » telles par exemple, que l'association d'atomes de carbone, d'oxygène, d'azote, d'hydrogène, pour former ce que l'on appelle les « briques de la vie »...

    Dans le temps humain (le temps tel que nous le percevons, tel que les scientifiques le définissent), il arrive un moment où, comme dans ce que nous percevons de l'espace dans sa dimension (de très petit à très grand), en dépit de tout ce qui par la physique et par les mathématiques est mesurable ( par exemple la « longueur de Planck » qui est 1,616 × 10-35 mètre, soit 1,616 précédé de 35 zéros : 0,00000..../0000/... 1616) l'on ne puisse plus, atteignant une limite extrême, « aller plus loin »...

    1,616×10-35 mètre, c'est la taille ou le diamètre de l'univers « au départ » il y a 13,75 milliards d'années... ( la mesure de longueur la plus petite connue)

    Le « départ » en fait, s'est produit (par ce que la physique et les mathématiques ont pu indiquer) 10-43 soit 0, suivi de 43 zéros avant 1 seconde, après ce que l'on appelle le « Big Bang » -ou « point zéro »...

    Et l'espace de temps mathématiquement et physiquement mesurable, compris entre le point zéro big bang et le moment où l'univers avait une taille de 1,616×10-35 mètre, s'appelle l'ère de Planck.

    Mais l'ère de Planck n'est en fait que l' espace de temps mesurable le plus court connu (et donc pas un espace de temps réel).

    L'espace de temps réel, lui, est inconnu, parce qu'en se rapprochant du point zéro, il arrive un moment où la notion de temps disparaît...

     

    À partir d'environ 5 milliards d'années d'existence -et à plus forte raison à partir de 8, puis 10 milliards d'années d'existence, les combinaisons diverses ainsi que leur nombre, que l'avenir renferme, et qui produisent des faunes, des flores -et des « sortes d'humanités » qui n'existent qu'une seule fois telles qu'elles sont ; et plus on avance dans le temps au delà de 13,75 milliards d'années, et plus encore les combinaisons que l'avenir renferme deviennent infinies et continuent de se diversifier...

    La réalité (de la vie, du monde, des choses et êtres de l'univers) est « surréaliste »... Bien plus que les œuvres des surréalistes en art, peinture, sculpture, littérature, poésie, musique...

     

     

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  • Conscience naturelle et instinctive, et conscience suggestive

    Je ne sais pas si c'est vrai, si, dans le domaine des sciences de la vie et de la nature, c'est un fait avéré, supposé ou fantasmé...

    Mais vrai ou pas vrai, cela ouvre une voie de réflexion, mène en quelque sorte à une « révélation », une sorte de « tunnel » tel celui évoqué par des personnes ayant « frôlé la mort » de très près, « tunnel » au bout duquel surgirait une lumière -ou une clarté...

    Dans une fourmilière, les ouvrières qui en sont les habitants par milliers, lorsque l'une d'entre elles à la suite d'un accident, par exemple un caillou pointu dévalant de quelque monticule de terre la heurte alors qu'elle transporte un bout d'aile de papillon ou une brindille, perd une patte ; alors les autres ouvrières « ressentent » en elles, dans leur corps de fourmi, la « souffrance » de leur semblable...

    Une fourmi, et généralement peut on dire, tout être vivant différent d'un humain, d'un mammifère, d'un oiseau, qui ont un système nerveux complexe , le sang chaud (37° un humain, 38 un mammifère, 42 un volatile -poule, pigeon, moineau) en l'occurrence un insecte... Ne souffre pas de la même manière... Mais elle souffre, la fourmi, il souffre, l'insecte... Ou l'escargot, la limace, le ver, la bactérie...

     

    Ne connaissant, ne percevant que notre propre souffrance d'être humain, ou la souffrance de notre chien, de notre chat... Nous n'avons aucune idée de la souffrance d'une fourmi, d'un insecte, d'une souffrance qui est bien réelle -mais différente et donc non comparable...

    J'imagine comme une sorte de « conscience aiguë de l'existence de l'autre », instinctive, naturelle, que les animaux auraient, en particulier les insectes, les fourmis, mais qui ferait en partie défaut chez les humains qui eux, pensent, s'expriment en un langage articulé, raisonnent, analysent... Mais ayant en vérité une « conscience aiguë » de leur seule existence, et donc, une « conscience seulement suggestive » de l'existence de l'autre, notamment l'existence d'un proche, d'un ami ( et avec « moins d'acuité », l'existence d'une personne que l'on connaît à peine ou pas du tout )...

     

    Humains que nous sommes, il n'en demeure pas moins que nous sommes des êtres vivants et que, comme pour tous les êtres vivants, ce que j'appelle la « conscience aiguë de l'existence de l'autre, instinctive et naturelle » est inhérente à tous les êtres vivants... Mais que nous, humains, nous avons perdue alors qu'elle n'a jamais disparue.. Et que nous pourrions retrouver...

    C'est bien là cette voie qui s'ouvrirait (cette sorte de clarté au bout du tunnel) si nous pouvions retrouver ce qui a été perdu mais n'a jamais cessé d'exister : la conscience aiguë, naturelle et instinctive de l'existence de l'autre... Et qui est le lien avec tout ce qui nous entoure dans un environnement donné, particulier et évoluant au fil du temps qui passe et de la relation que nous avons avec les autres (humains et êtres vivants)...

    Il y a dans cette « conscience aiguë » de l'existence de l'autre (de ce dont l'autre est fait dans sa chair et son esprit -car il y a bien à mon sens une sorte d' « esprit » en tout être vivant- ) une force, une énergie, une intelligence motrice... Dont le pouvoir est colossal et dont nous n'avons pas idée (parce qu'à la conscience aiguë naturelle et instinctive, a été substituée la conscience subjective et raisonnée, dont le pouvoir est limité)...

     

    « Conscience » est un terme qui ne convient pas sans doute, pour évoquer cette intelligence naturelle et instinctive, cette sorte de « connaissance innée », qui est celle des êtres vivants autres que les êtres humains... Il faudrait trouver un autre terme « équivalent » (équivalent en ce sens qu'il vaudrait -mais différemment- la conscience que les humains ont de leur existence et -en partie si cela leur vient- de l'existence de l'autre)... Quoique « équivalence » n'a aucun sens si l'on arrivait à se mettre dans la « cuticule chitineuse » (autrement dit la « peau » d'un insecte... Et que l'on souffrirait comme souffre un insecte en sa « conscience animale » (ce qu'il ressent)... Mais là encore, nous pensons et ressentons en humains...

     

    Juste un exemple de ce que perçoit un autre être vivant que l'humain : les couleurs pour un chat. En plein jour, un chat voit les couleurs délavées  ou pâlies, notamment le rouge qui est l'une des trois couleurs dites « primaires » avec le jaune et le bleu. Ainsi plus il y a de part de rouge dans une couleur composite des trois couleurs primaires, et plus le chat voit cette couleur délavée ou pâlie (pastel)... En revanche pour le blanc et le noir et leur mélange produisant les tons de gris (le blanc et le noir pouvant être considérées aussi comme des couleurs primaires), le chat les perçoit nettement, comme nous... Ce qui fait d'ailleurs qu'en vision nocturne, le chat dont la pupille de l'œil se dilate et que de surcroît il perçoit l'ultraviolet (que nous ne percevons pas), voit comme en plein jour (comme par exemple on voit, nous humains, un film de cinéma en noir et blanc dans une scène diurne) sauf que pour le chat, le noir et le blanc se mélangent plus ou moins à du bistre, l'air est blanc lumineux près du sol et gris vers le ciel... Dans la vision nocturne.

    Rien que ce seul détail (perception de la couleur et de la lumière par le chat), cela devrait nous faire réfléchir sur ce que perçoit dans son être (dans sa « peau » en somme), un autre être vivant... Une manière, dis-je, de se sentir relié à l'autre (humain, animal) et, plus généralement à tout ce qui nous entoure et entre dans notre environnement...

     

     

  • Croyance, connaissance et savoir ...

    Les connaissances et les savoirs -de toute nature, en toutes les disciplines, notamment dans les domaines de la science, de l'Histoire, de tout ce qui se passe dans le monde aujourd'hui (l'actualité)... Vulgarisés et mis à la portée de chacun par l'internet avec les moteurs de recherche ; tout comme les croyances se fondant sur les certitudes que l'on se fait et surtout les certitudes qui ont été implantées en nous par les gens de l'ordre établi, de la pensée officielle (en somme de l'ordre du monde, de ce qui est censé se croire et se savoir et ne doit pas être remis en cause)... Les connaissances et les savoirs ainsi que les croyances ont ceci en commun, qu'au lieu d'être des passerelles jetées au dessus de ces fossés ou abîmes que sont la persistance du doute et de l'interrogation ; ils se font « bâtons de marche » fièrement tenus, bien visibles des promeneurs autour de soi, « bâtons » qui soutiennent notre marche, nous font avancer et même courir... Mais qui ne nous incitent pas à mettre du regard dans nos yeux, préoccupés que nous sommes de cette marche de promeneur bien équipé et fier de l'être dans la file ininterrompue de tous les autres promeneurs...

    Au sujet de la croyance et de la foi – Chrétienne en l'occurrence mais on peut en dire autant des autres croyances en d'autres religions- Jean Christian Petitfils, historien et scientifique de l'histoire, a écrit dans son livre « Jésus » : là où s'arrête la science commence la foi » ( dans l'épisode où il évoque l'ouverture du tombeau -la dalle de fermeture n'ayant pas été forcée entre la mise au tombeau et trois jours après son ouverture, le corps de Jésus disparu, il ne restait que les linges imprégnés de sang et d'humeurs) ... Il voulait dire par là, que lorsque la science ne peut plus expliquer tel ou tel phénomène observé (parce qu'elle n'a pas la réponse), alors il ne reste pour recours, que la foi (mais sans doute pas la foi aveugle et-ou- dictée, mais la foi en « quelque chose qui existe dont on ne connaît encore ni le principe actif ni la mécanique de fonctionnement ni les composantes et qui un jour on ne sait quand, sera découvert »)...

    La croyance, tout comme le savoir, se fonde davantage sur le doute et sur l'interrogation, que sur l'acquit... Même si de toute évidence, elle s'appuie sur l'acquit...

    Vulgarisés et mis à la portée de chacun par l'internet, les connaissances et les savoirs ne font pas, diffusés comme ils le sont et surtout « mis à toutes les sauces » dans les réseaux sociaux ; des étudiants ou des chercheurs, des gens de pensée, de réflexion et d'interrogation... Mais des marcheurs arborant fièrement de beaux bâtons et tapant en cadence sur les pierres des chemins...

     

     

  • Image de couverture

     

    Galaxie

     

    C'est l'image que j'ai choisie pour écran d'accueil de mon ordinateur, à l'appui sur le bouton de mise en marche...

    Et le nom que j'ai donné à mon ordinateur est Cassiopée...

    Si je devais définir et mettre en ligne ma « story » sur Facebook, comme tant le font de 7 à 77 ans et même des « papy-mamy » de plus de 80 balais... Ma « story » aurait pour « scoop du jour » de jour en jour -pour ne pas dire d'heure en heure- des images du cosmos, de paysages de la Terre, de mes copains coléoptères, de mon ami le crapaud, et de bien d'autres créatures vivantes...

     

     

    Cet engouement généralisé et omniprésent pour les stories (et tout ce qui y ressemble ou s'en apparente) sur les réseaux sociaux Facebook , Instagram principalement ; participe à une conformisation de l'information standardisée, accélérée par la consommation de masse de produits et outils technologiques de traitement et diffusion de l'image (surtout de l'image animée)...

    Ainsi nous sommes donc, nous devenons donc implicitement d'accord avec cette conformisation ; nous nous laissons abuser car nous croyons être plus libres... Mais que « vaut » cette liberté, si notre réflexion, si notre pensée personnelle, si notre capacité intérieure à résister à ce qui nous conditionne, nous font défaut parce quelles sont uniformisées, laminées par cette uniformisation standardisée ?

    Le propre (ce qu'il y a de plus évident et de plus caractéristique) de la mise en place -mine de rien- d'une dictature (dictature de l'argent, de l'apparence, du marché... Et bien sûr dictature politique, de pouvoir, de type d'économie étendue au monde entier)... C'est cette « illusion de liberté » qui est donnée par le Pouvoir en place -en fait, organisé et planifié- mais qui incite à un tel abus, à un tel délitement de la liberté, que, dès le jour où s'instaure la dictature, la liberté se trouve mise sous verrou... Parce que, ce qui a tant choqué les uns et les autres, ce qui a tellement dérangé bien des gens... Finit par pousser l'autorité dominante parvenue au Pouvoir, à imposer une sorte de « moralisation » de l'expression publique (« moralisation » qui de fait, sert surtout de prétexte pour restreindre considérablement les libertés, toutes les libertés...

    Ainsi les dictatures qui s'avancent masquées sont plus pernicieuses que les dictatures qui s'avancent avec leur vrai visage quoique ces dernières soient en réalité impitoyables mais au moins on peut les combattre, les empêcher d'avancer... C'est bien plus difficile de s'opposer à l'obscurantisme qui se donne l'apparence de la lumière surtout si la lumière bien « flashante et bien pulsante, séduit et attire...

    L'obscurantisme dont les composantes sont la haine, la stigmatisation, le rejet, la violence des propos lapidaires, le racisme, le sexisme, tout cela diffusé sur les réseaux sociaux, et qui fait la Une quotidienne des radios, des télés, des médias grand public... C'est ce qui « fout en l'air » la démocratie, c'est ce qui prépare ces lendemains où l'on n'aura plus le droit de rien dire !

    Combattre la haine, la stigmatisation, le rejet, la violence des propos lapidaires, le racisme, le sexisme, c'est combattre pour le maintien de la démocratie ! … Et au contraire, s'y jeter dedans -ou même y être indifférent, c'est ouvrir la porte aux dictatures et aux dominants !

    Les armes, le « matériel de guerre » pour ce combat ? C'est dans la beauté du monde qu'il faut aller chercher ! Dans tout ce que nous offre encore la beauté du monde, dans tout ce dont on peut témoigner, de la beauté du monde ! …

    Et la beauté du monde apparaît en mille et mille petites touches de couleurs, de points de lumière, que le « tableau raté » dans son gigantisme de concrétions, de croûtes déchiquetées et de déchirures, de violences et d'obscénités, de pourpre, de bleu nuit, de vert, d'ocre et de jaune furieusement barbouillé, tout cela dans une fantasmagorie dantesque... Ne peut empêcher de surgir, d'étreindre le regard, d'émerveiller, de sauver du désespoir...

     

  • Le désordre est dans l'humanité, pas dans la nature

    « Il y a moins de désordre dans la nature que dans l'humanité »

    Edgar Morin

     

    En fait, il n'y a dans la nature aucun désordre.

    C'est par ce que l'on appelle le hasard au sens d'un agencement aléatoire ou fortuit, de particules dans un environnement particulier, que l'on explique l'origine d'un processus de développement d'une structure, d'un organisme...

    Par exemple les atomes d'hydrogène et d'hélium qui, répartis dans l'univers, sont les plus nombreux, puis les atomes d'oxygène, de carbone, d'azote, et de fer...

    Ce que l'on appelle les « briques de la vie » donnant naissance à tout ce qui est vivant dans l'univers – mais dans la nécessaire dépendance à des conditions environnementales particulières- est le résultat de l'association de ces atomes de base que sont l'hydrogène, le carbone, l'azote et l'oxygène...

    Nous ne comprenons toujours pas comment des atomes tels le carbone, l'azote, l'oxygène, l'hydrogène, éloignés qu'ils sont les uns des autres dans un espace difficilement mesurable, parviennent à se rejoindre, ni quelle « mécanique » rend leur réunion possible...

    Car il s'agit bel et bien d'une « mécanique » (impliquant un mouvement, une force d'attraction, un principe) qui s'opère afin que l'association soit possible... Et s'il y a « mécanique » et donc, un « principe intelligent », alors il n'y a plus de hasard... Mais un ordre qui est l'ordre naturel, intemporel, immuable ; un ordre régi selon les lois naturelles de la physique, de la chimie, de la relation entre les choses, les êtres vivants (relation de force, d'opposition, de symbiose, de complémentarité)...

    C'est cette « mécanique » -ou cet ordre naturel- que les êtres humains, avec leurs civilisations successives, selon l'idée qu'ils se font de la société régie par des règles, des systèmes politiques et économiques ; avec leurs technologies, leurs différents arrangements afin de « corriger » ce qu'ils appellent des « erreurs de la nature »... Ont perturbée, et ainsi, introduit le désordre qui, avant la venue de l'homme sur Terre, n'existait pas.... Ou du moins, n'existait pas encore du temps des hommes du Paléolithique (Néandertaliens, Sapiens de l'époque)... Dans la mesure faut-il tout de même souligner, où les hommes de cette époque du Paléolithique, ne modifiaient qu'assez peu leur environnement naturel, et ne prélevaient pour leurs besoins et pour leur nourriture, que ce qui leur était nécessaire, en bois, végétaux, minéraux, animaux (Ce qui n'était pas toujours le cas, puisque déjà à cette époque, la seule présence de l'homme impliquait une coexistence difficile avec certains animaux dont les territoires et habitats se trouvaient occupés par des humains)...

    Si la « mécanique » naturelle est -et demeure de tous temps et en tout espace ou environnement - un ordre d'une réalité aussi brute que violente (« ne faisant pas dans la dentelle ») pour employer cette expression populaire... Le désordre introduit par l'homme est d'une toute autre violence...

    Une violence qui est souvent masquée et dont les effets ne peuvent être perçus ou subis, qu'au bout d'un temps plus ou moins long....

    Une violence qui, contrairement à la violence de l'ordre naturel de l'univers contribuant au renouvellement et à la survie des espèces en dépit de quelques catastrophes ; détruit la vie, détruit les espèces, et cela encore plus radicalement...

    Les cinq plus grandes disparitions d'espèces vivantes dans l'histoire de notre planète-dont la dernière en date est celle qui s'est produite il y a 65 millions d'années, n'ont effacé la vie sur Terre qu'entre 85 et 95%... Alors que la prochaine grande disparition des êtres vivants -dont l'homme sera responsable par le désordre introduit dans l'ordre naturel, pourrait effacer cette fois la vie presque totalement ( à 99%)...

     

     

  • Géographie d'un futur peut-être plus proche qu'on ne croit...

    Voici ce que deviendra l'Afrique dans 50 millions d'années... Mais à vrai dire, la séparation de la partie orientale de l'Afrique ( Sud Est du Soudan, Erythrée, Ethiopie, Somalie, corne de l'Afrique, Kenya, Tanzanie, soient les territoires bordés par la grande fracture du Rift), situés à l'est de la fracture et jusqu'à la mer rouge, le golfe d'Aden et l'océan indien), se réalisera beaucoup plus rapidement que prévu, c'est à dire en l'espace de 2 ou 3 millions d'années au lieu de 50 millions...

    En effet, des failles profondes, des fissures, effondrements, cassures, fossés, routes coupées , sont déjà actuellement visibles à l'époque actuelle, et deviennent de plus en plus prononcés, étendus ponctuellement, avec remplissage à certains endroits d'étendues d'eau...

    Un océan est en train de naître, de cette cassure qui s'élargit : l'océan érythréen...

    Bien sûr aucun de nous et des générations futures d'ici là dans quelques millions d'années, ne verra ces deux parties séparées du continent Africain... Et (rire)... Les navires de croisière dans l'océan érythréen, c'est pas pour demain !...

     

     

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    Voici, d'autre part, ce que sera le contour de l'Europe si la totalité des glaces du Groënland, de l'Arctique et de l'Antarctique venaient à disparaître , ainsi que tous les glaciers de la planète, entraînant une hausse de 65 mètres du niveau des océans :

     

     

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    Pour être précis, juste un exemple :

    Sud Ouest de la France région Nouvelle Aquitaine : département des Landes en Chalosse :

    l'océan Atlantique arrive tout près de Montfort et de Mugron, villes situées en bordure de la Chalosse, région dont l'altitude moyenne est environ de 80 à 120 mètres au dessus du niveau actuel de la mer... Et plus à l'est, jusque près de Mont de Marsan...

     

    Cependant, une grande inconnue : le commencement d'une nouvelle période glaciaire qui va succéder à la dernière, celle dite de Würm, et qui s'est située entre -120 000 et -12000 avec des reculs périodiques de l'ordre de 3 à 5000 années...

    Dans le dernier million d'années, il y eut 4 périodes de glaciations, l'écart entre elles ayant été variable (entre environ 5000 et 20 000 ans)... Nous sommes actuellement à environ 15 000 années après la fin de la dernière glaciation...

    Il y a 3 causes principales à ces périodes glaciaires :

    -La position du Soleil dans son orbite de 250 millions d'années autour du centre de la galaxie.

    -L'activité du Soleil qui, bien qu'étant une étoile stable, varie de temps à autre.

    -Le fait que l'inclinaison de la Terre (actuellement 23 et demi degrés) varie de 3 degrés sur une période de 41 000 années -donc entre 22 et 25.

    C'est la conjonction des 3 causes qui détermine la durée, la variabilité, d'une glaciation...

    Mais il existe d'autres causes encore inconnues des scientifiques, du fait de la complexité de la mécanique céleste...