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Prendre le large, film de Gaël Morel

... Avec Sandrine Bonnaire dans le rôle d'Edith, une ouvrière dans une usine textile, dont la vie est bouleversée par un plan social et qui se voit proposer de rejoindre l'usine délocalisée au Maroc, à Tanger dans la "zone franche"...

Vivant seule et sans attache autre qu'un grand fils, plutôt que le chômage, elle préfère s'éloigner de son fils, et elle est la seule de toute son usine à accepter d'aller travailler au Maroc...

... Un film d'un réalisme poignant, où l'on voit vivre dans un quotidien difficile et parfois hostile, cette femme âgée de 45 ans, Edith, qui d'ailleurs va perdre son emploi dans cette usine textile délocalisée et devra pour survivre, un matin, monter dans une camionnette pour aller cueillir des fraises et être payée à la journée en espèces...

Ce que l'on voit dans ce film, les conditions de travail en usine et dans les cultures fruits et légumes ; les conditions d'hébergement, d'hygiène, de nourriture, plus que sommaires pour tous ces gens amenés sur les lieux de travail en fourgonnette (le soir ils dorment dans des granges ou des étables ou des bâtiments désaffectés)... Tout ce que l'on voit, oui, c'est la vraie réalité ! Et dans le confort (relatif) qui est le nôtre en France même quand on est très pauvre, l'on peine à imaginer que dans tous les pays du monde hors Europe, tous ces pays "en voie de développement" l'on puisse vivre et travailler dans des conditions aussi précaires, aussi dures, proche de l'esclavage, sans aucune protection en matière de droits, de santé, de retraite ! Et dans des pays tels que Haïti et Madagascar c'est encore pire que par exemple au Maroc !

En fait -pour dire la vérité- c'est même pas qu'on imagine, non on n'imagine pas du tout! Pris que nous sommes nous européens et en particulier français, dans un environnement quotidien de consommation de masse alimentation loisirs vêtements équipements confort relatif hygiène logement vacances etc.... Seuls encore, les SDF, les gens qui travaillent mais dorment dans des voitures, les exclus de la consommation; enfin tous ces gens aux ressources si limitées, eux ne sont dans aucun "imaginaire" que ce soit, parce qu'il faut d'abord survivre au jour le jour !

Ces fourgonnettes dans lesquelles on charge très tôt le matin, des gens en attente durant des heures que l'on vienne les chercher et dont une bonne partie devra revenir le lendemain, oui, ces fourgonnettes qui amènent des gens travailler sur des chantiers ou dans des champs de culture... Et qui sont payés à la journée ou à la semaine, en espèces et sans aucun contrat de travail... Il faut savoir qu'en France ça existe ! En dépit des règlements, des lois européennes sur le travail ! Oui ça existe en toute illégalité, parvenant à échapper aux contrôles !

L'on en parle très peu ou à "mots couverts" mais c'est la réalité ! Une sorte d'"omerta" organisée et en toute hypocrisie, plane sur le monde du travail, avec la complicité ou l'indifférence des gouvernants, des politiques, des élus... Parce que ce sont, partout dans le monde, partout dans cette économie de marché mondialisée, les lobbies, les grands groupes, les financiers, les actionnaires qui font la loi, leur loi !

L'on ne pourra sortir de ce système que par une internationalisation de la résistance et des luttes et dans une coordination de toutes les associations, organismes humanitaires, avec le concours des réseaux sociaux, la parole libérée, les actions menées et reliées entre elles...


 

Le principal problème posé par les enfants d'immigrés

... La question humanitaire, aussi essentielle que la question sociale, culturelle et économique, posée par l'immigration ; implique dans le cas où les migrants ne remplissent pas les conditions pour pouvoir s'établir dans le pays d'accueil, que ces migrants soient traités dans les meilleures conditions possibles (hébergement, soins, nourriture), avant d'être reconduits hors du territoire vers leur pays d'origine (ou un autre pays)...

Durant le temps de leur séjour en France, le problème le plus difficile à résoudre est celui posé par les enfants en âge de scolarité : en effet où et en quelle école, classe, placer un enfant de 6, 8 ou 10 ans qui ne connait pas un mot de Français ? Est-ce que l'on place cet enfant dans une classe de cours préparatoire avec des enfants français plus petits que lui? Imaginez un peu la situation, cet enfant ne parlant pas un mot de Français, dans une classe de "petits", et qui de surcroît, dans un mois, dans trois mois, au plus dans un an, sera reparti de France vers son pays d'origine ou un autre pays ?

Si cet enfant de 6, 8 ou 10 ans, venu de Syrie ou d'Afghanistan ou d'ailleurs, parle couramment le Français (il y en a) et si dans son pays d'origine il allait régulièrement à l'école, alors il est possible de placer cet enfant dans une classe d'école en France, d'un niveau proche de celui de la classe où il se trouvait dans son pays d'origine.

Comment accueillir, dans une telle situation de réalité, dans une école (et quelle école d'ailleurs?) un enfant ne parlant pas un mot de Français ?

Sans doute dans les grandes centres urbains, existe-t-il des établissements spécialisés pour accueillir ces enfants (avec apprentissage du Français au départ)... Mais encore faudrait-il alors que ces enfants et leurs parents "aient vocation à demeurer, à s'établir sur le territoire Français"... Mais si ce n'est pas le cas et si la durée du séjour n'excède pas quelques mois ou un an, alors que faire ? Comment est-il possible (envisageable) du fait de la loi d'obligation de scolarité pour tous les enfants, de scolariser ainsi des enfants en France pour une durée limitée dans le temps ?

Que l'on m'explique ce qu'il convient de faire et si il y a des dispositions prises en ce sens, s'il y a des solutions et des réponses adaptées !

 

Le taux de fécondité dans le monde, diminue...

... Depuis 1950 -mais en fait depuis déjà le début du 19ème siècle- la croissance importante (plus importante qu'elle ne l'était avant le 19 ème siècle) de la population mondiale tous pays et continents confondus... N'est due au fait, au seul fait, de l'améloration très nette des conditions d'hygiène, de santé, de progrès de la médecine... A tel point qu'aujourd'hui encore au début du 21 ème siècle, la population mondiale continue encore de croître... Et compense donc -encore- la diminution de la fécondité...

En 1950 le taux moyen de natalité dans le monde s'établissait autour de 38,5 naissances par 1000 habitants.

Mais en 1980, trente ans plus tard, ce taux avait déjà diminué d'un peu plus de 10/1000, passant à 28 pour 1000.

Et voici l'évolution depuis 1980 :

24/1000 en 1995, 20/1000 en 2010, et 18,5/1000 en 2018...

Mais dans cette évolution il faut noter qu'en 2018 il y a déjà trois grandes zones géographiques de la planète, dont le taux est inférieur à 12/1000 : Canada pays de l'Arctique Groendland Danemark ; Europe centrale et orientale et méditerranéenne et pénisule Ibérique ; Chine, mongolie, birmanie et Japon...

Les projections jusqu'à 2100 sont les suivantes pour l'ensemble du monde :

17/1000 en 2025, 16/1000 en 2040, 15/1000 en 2055, 13,5/1000 en 2070, 13/1000 en 2085 et enfin 12/1000 en 2100...

Cependant, dans cette évolution il faut voir sur des cartes et sur des documents accessibles sur le Net, que, entre 2000 et 2040 en gros, l'Afrique toute entière est le seul des continents où la fécondité (les naissances) ne diminuent pas (et même continuent encore de croître -mais inégalement selon les pays)...

C'est donc l'Afrique qui, jusqu'en 2040, compense quelque peu la rapidité de la diminution générale de la fécondité... Mais il n'en sera plus de même après 2040...

... Les principales causes de la diminution de la fécondité dans le monde, et donc, des naissances par 1000 habitants, sont d'origine culturelle et économique mais "en partie" seulement... Mais il y a une cause qui elle, est bien plus inquiétante que toutes les autres d'ordre culturel et économique : la semence (le sperme) de l'homme. En effet, en l'espace de 40 ans, depuis 1980, la semence de l'homme contient 60% de spermatozoïdes en moins, principalement en Amérique du Nord, en Europe et en Australie (et d'une manière générale dans les pays développés et en voie de développement quoiqu'un peu moins encore)...

Ce sont les pesticides (à grande échelle partout dans les cultures) et les perturbateurs endocriniens (et toutes les "vacheries" qu'on nous fait bouffer et respirer, sans compter les effets secondaires de nombreux médicaments) qui sont responsables de cette diminution de la qualité du sperme, avec pour conséquence moins de fécondité, moins de naissances...

... J'imagine -avec bien plus que de la tristesse -à vrai dire une certaine désespérance- le monde d'après 2100 : plus assez de jeunes pour le renouvellement de la population, de plus en plus de "vieux" jusqu'à la disparition de tous ces "vieux", et pour finir -horreur- plus d'humains sur Terre...

Pour moi qui fonde ma "sorte de croyance en une vie au delà de ma mort" (cette "vie au delà de ma mort étant la certitude de la continuation de l'espèce humaine, les nouvelles générations de mes proches ; le fait de savoir qu'après moi c'est comme si je me survivais dans ceux qui viendront après moi)... Si tout ça s'arrête un jour, pour le coup c'est la "vraie/vraie mort, l'inconcevable mort, le néant, l'absurdité absolus!

... A moins de voir "au delà de la Terre des Humains" et de se "projeter" dans un futur "dans le cosmos" ( existence et perpétuation de formes de vie )...

C'est comme ça que je la vois, la "vie éternelle" : par delà l'être que je suis, d'une seule fois dans toute l'éternité -l'avant et l'après-, la perpétuation de la vie dans le prolongement, la suite, dans la diversité aussi, de tout ce qui vit et se renouvelle... Comme si je me fondais dans tout cela, une fois poussière devenue, ou particules se recomposant pour former quelque chose de vivant...

 

Le tas de gravats jouxtant le jardin...

... Un tas de gravats, découvert avant que l'on ait vu le jardin qui, un peu plus loin jouxte le tas de gravats ; un tas de gravats que l'on explore et dont on retire des ours en peluche borgnes et râpés et les oreilles en dentelle, des poupées chiffonnées, des cerceaux escagassés, des boules de noël décolorées et tant d'autres choses désuètes d'un temps révolu... Ne peut que rendre indifférent ou critique cet observateur venu de la rue ou du quartier proche et qui, ayant découvert le tas de gravats, et même vu un peu plus loin qu'il y avait un jardin entretenu ; jugera sans doute inutile l'exploration du jardin...

Ainsi les meilleures réalisations, les mieux abouties, les mieux réussies, en nos vies... Sont -elles souvent, pour ne pas dire quasiment toujours, invalidées par ce que l'on a produit jadis et qui nous a desservi... Il arrive aussi -ce qui de nos jours est patent- que ces "meilleures réalisations" soient en réalité des supercheries, des illusions, des tableaux d'effets et de mode... Ou encore deviennent des "produits de consommation"...

Il eût fallu dès le départ, qu'il n'y eût point ce fatras rêvé oeuvre...

Il est certain que tout ce qui "traverse les siècles -ou les millénaires" (oeuvres et réalisations humaines) n'a guère en général débuté par un fatras rêvé oeuvre... à moins que ce fatras originel ait été détruit par le réalisateur lui-même...

A l'origine d'une oeuvre ou d'une réalisation qui traverse les siècles ou tout au moins une époque, deux ou trois générations d'êtres humains... Il n'y a pas de "fatras rêvé oeuvre dont il sortira peut-être une oeuvre", il n'y a que l'oeuvre elle même non rêvée en tant qu'oeuvre et qui est ou sera reconnue...

 

Angela Merkel

... Ce qu'un historien du 22 ème siècle, indépendant d'esprit, c'est à dire non assujetti à une considération, une sensibilité, une opinion politique qui pourrait être la sienne en toute pertinence... Ce qu'un historien du 22 ème siècle "objectif et réaliste" retiendra d'Angela Merkel née le 17 juillet 1954 à Hambourg et chancelière fédérale Allemande depuis le 22 octobre 2005... C'est sa bienséance en toutes choses, en laquelle transparaissait ce qu'il y avait de plus vrai, de plus authentique, de plus naturel, de plus "sans façon", en elle... et qui, en quelque sorte "faisait autorité", et cela dans une apparence des plus simples, des plus neutres en matière d'habillement, de manière d'être, de propos et de geste... de sobriété en somme...

Ce même historien du 22 ème siècle, aussi indépendant d'esprit qu'il sera, ne pourra en dire autant des autres chefs d'état du début du 21 ème siècle, chefs d'états d'Amérique ou d'Europe, aient-ils été, ces chefs d'états, du moins certains d'entre eux, de "grands hommes de politique internationale" en leur temps, dans la durée du mandat que leurs peuples leur avaient donné...

C'est la raison pour laquelle, lorsque je fêterai mon centième anniversaire, le 9 janvier 2048 en compagnie de Nathalie Baye et de Louis Cheddid (tout comme moi nés en 1948), buvant un ricard à la terrasse d'un café parisien... Je lèverai mon verre à la santé d'Angela Merkel (il ne lui manquera que six ans pour être centenaire et j'ai dans l'idée que sa veste boutonnée toute droite ne sera point alors, le moins du monde, élimée... pas plus que son visage n'aura "d'un poil changé" (rire)...

 

... Bon, cela dit... L'Allemagne de 2017... Avec ses millions de pauvres, de travailleurs précaires à 3 euro de l'heure...

 

 

Pourquoi l'immigration est-elle si difficile à gérer, et pose autant de problème ?

... Le fait de l'immigration (l'immigration en provenance des pays d'Afrique et du moyen orient jusqu'à l'Afghanistan vers les pays européens - les causes principales de cette immigration étant la guerre et la pauvreté )... Le fait de l'immmigration pose aux pays européens, deux grandes questions aussi essentielles, aussi importantes l'une que l'autre, de telle sorte que l'on ne peut méconnaître et encore moins écarter l'une ou l'autre de ces deux grandes questions...

Il y a en effet, d'une part la question humanitaire, purement et véritablement humanitaire ; et d'autre part la question économique/sociale et culturelle...

Il y a dans la question humanitaire, déjà, "la force des choses" qui s'impose de par ce que la nature, de par ce que les événements climatiques et autres (de l'activité humaine) font survenir, et il y a aussi bien sûr, dans la question humanitaire, la capacité des gens, des peuples, des gouvernements, des organisations... à accueillir et à "comment accueillir", et à ce qu'implique "comment accueillir", dans la durée, dans le temps...

Et il y a, d'autre part, la question économique/sociale et culturelle, qui elle, s'articule sur ces deux problématiques que sont l'une, une plus grande précarité dans le monde du travail (salaires tirés vers le bas, et augmentation du chômage dans la mesure où l'on ne peut donner du travail à tout le monde), et l'autre qui est la pression croissante de l'islam dans la société en France et en Europe...

Ces deux questions fondamentales que sont d'une part la question humanitaire et d'autre part la question sociétale, sont aussi sensibles l'une que l'autre et suscitent en même temps des différences de vues selon l'environnement et les événements qui sont les nôtres au quotidien en tel ou tel lieu de vie...

Au sujet de la question sociétale, il me semble que la question religieuse représente à elle seule plus de la moitié de toute la problématique (l'autre moitié étant celle d'une précarité accrue dans le travail, dans les salaires, et dans l'emploi)...

Outre les différences de mode de vie liées à des prescriptions contraignantes, c'est surtout la question du statut de la femme dans le monde musulman (apparence et représentation de la femme dans la société, dans la famille) qui pose l'essentiel de la problématique de l'islam, et donc, de la venue et de l'extension de l'islam en Europe...

Pour ce qui est de la précarité accrue dans le travail, dans les salaires, dans l'emploi... L'essentiel de la problématique vient surtout de la pression démographique et de l'activité humaine sur l'ensemble de la planète, avec le fait d'une disproportion croissante entre la démographie des régions urbanisées et la démographie des régions plus ou moins désertifiées ou quittées...

 

... Il faut dire aussi -et c'est peut-être là le plus important, le plus originel de l'affaire- que ce sont bien là, au delà même des conflits, des politiques et des guerres récents (Afghansistan, Irak, Lybie, Syrie, Sahel, Soudan, Ethiopie, Somalie, Tchad, Centrafrique...) et remontant à la fin de la première guerre mondiale (dislocation de l'empire Ottoman) puis à la fin ensuite de la seconde guerre mondiale ( politique de l'Angleterre et de la France à l'époque des protectorats) et auparavant aux 19ème et 20ème siècle avec les empires coloniaux , et avec l'exploitation des ressources du sol et du sous sol en Afrique et au Moyen Orient par les grandes puissances industrielles et économiques, par les grands lobbyies des matières premières et ressources énergétiques (exploitation de plus en plus accrue)... Que s'explique la succession des flux migratoires, d'autant plus importants et par vagues, du fait de la politique désastreuse des puissances occidentales après 1945... Car sur toute la partie nord et centrale de l'Afrique, dans tout le moyen orient jusqu'à l'Asie centrale, depuis 1945, les peuples n'ont pratiquement connu pendant plus de 70 ans, que des situations de guerres, que de la violence, que de l'insécurité, que de la pauvreté, que de l'exploitation de leurs ressources... Et l'on ne voit plus comment aujourd'hui remédier à une telle situation aussi dramatique et surtout aussi installée dans la durée !

Et il faut encore compter avec les dictateurs, avec tous les potentats et leurs alliés et leurs nervis, avec une caste de privilégiés et de dominants (en Afrique et au moyen orient) qui tous, sur le dos des peuples, ont "partie liée" avec les dirigeants et décideurs des puissances occidentales.

 

 

L'ancien et le nouveau monde, et, entre les deux, une période de transition

... Que je m'imagine historien au 22 ème siècle, ou que je sois tout simplement un témoin de mon temps né en 1948 et m'exprimant sur des sujets d'actualité du monde en 2017... Voici comment je "découpe" l'Histoire depuis la fin du Paléolithique Supérieur jusqu' au début du 21 ème siècle :

Je discerne une "première époque" très longue, avec toutes ses évolutions (société, civilisation, progrès technologique, scientifique, culturel, mode de vie, moeurs), qui en gros se situe de la fin du Paléolithique Supérieur jusqu'à la fin du 20 ème siècle ; se terminant en 1990. J'appelle cette époque "L'ancien monde" (tel qu'il avait toujours été, dans une progression d'évolution, d'abord assez lente jusqu'au 18 ème siècle puis beaucoup plus rapide au 19 ème et surtout au 20 ème siècle...

 

... Ensuite à partir de 1990 et jusqu'en 2008, je discerne une "période de transition" (transition vers un "monde nouveau")... Laquelle "période de transition" se subdivise en deux périodes distinctes : de 1990 à 2001 et de 2001 à 2008... (2001 étant l'année de l'attentat du 11 septembre, et donc à partir du 11 septembre 2001, le monde devient plus dangereux avec le terrorisme principalement islamique, les guerres d'Afghanistan et d'Irak)...

 

... Puis je situe l'entrée dans le "nouveau monde" en 2008 avec la crise financière (plus ou moins comparable à celle de 1929) qui a affecté l'économie de marché et en même temps avec l'accélération des nouvelles technologies internet haut débit, "3G plus -puis 4G" , avec la domotique, les tablettes et smartphones nouveaux modèles... Pour moi, selon ce que j'observe ou dont je suis témoin, il me semble que le monde dans lequel on vit depuis 2008 est radicalement différent de ce qu'il avait été durant des siècles, des millénaires, avant 1990...

 

... Bien sûr dans ce que j'appelle "l'ancien monde" (jusqu'en 1990) il y a eu des changements importants, déjà le passage du Paléolithique Supérieur au Néolithique (mais qui s'est déroulé sur une période de plusieurs millénaires), puis le déclin de l'Empire Romain avec les grandes invasions migrations de peuples (5ème et 6ème siècles), l'arrivée de l'imprimerie à la fin du 15 ème siècle, une première "mondialisation" au 18 ème siècle avec les océans traversés par des navires à voile et contribuant au développement du commerce et des échanges... De grands conflits et guerres, des révolutions (du 16 ème au 20 ème siècles) qui à chaque fois qu'elles se sont produites, ces grandes guerres et révolutions, ont profondément modifié la vie quotidienne des gens, la société, les relations entre les nations et peuples... Mais tout cela, à mon sens, s'inscrivait dans un ordre fondé sur un enchaînement somme toute assez logique de toutes sortes d'événements les uns à la suite des autres ou liés ensemble, et cela dans la mesure où la nature même de l'être humain (ce qu'est, fondamentalement un être humain dans son identité physique, biologique) n'avait jamais été remis en question...

 

... Or depuis 2008 et à plus forte raison à mesure que l'on avance dans le temps, avec la génétique, la robotique, l'intelligence artificielle ; avec les bio sciences, le numérique, les nanotechnologies... Tend à s'installer ce qu'il peut être convenu d'appeler "l'ère du post humain" (ou l'ère de la post humanité)... Nous n'en sommes qu'au début, au stade d'étude et d'expérimentations ou d'essai...

 

... Cependant, ce "nouveau monde" qui commence à partir de 2008, l'année où tout s'accèlère désormais avec plus de rapidité qu'auparavant, notamment dans la généralisation de la société de consommation de masse (extension accrue des zones de Grandes Surfaces toutes activités et commerces, galeries, boutiques, enseignes), modification des réseaux de circulation (autoroutes, grands axes et leurs connexions), urbanisation croissante, uniformité des paysages et environnements urbains avec les mêmes aménagements partout... Ce "nouveau monde" donc, a eu de 2008 à 2011 sa "période de gestation" (prémices d'un grand bouleversement)... Et le grand bouleversement s'est produit en 2011 avec ce que l'on appelle "les révolutions du monde arabe" en Tunisie pour commencer puis en Egypte, en Lybie, en Syrie... Et l'on a vu ce que cela a donné en Lybie puis en Syrie, et en 2014 avec l'établissement de l'Etat Islamique... Le monde étant devenu encore plus dangereux et plus conflictuel qu'il ne l'était déjà entre 2001 et 2014...

 

... Et c'est dans ce contexte de dangerosité accrue (risque nucléaire, risque de guerre généralisée, risque environnemental (climatique), risque sanitaire (pesticides, pollution), risque lié à une exploitation croissante des ressources du sol, du sous sol et des océans... Que commence ce "monde nouveau" ou cette "nouvelle humanité" dont nul ne peut prévoir ce qu'il sera ce monde, dans une centaine d'années seulement. Ce ne sont pas les prospectives, les projets de société, les "plans qui sont dans les cartons", tout cela mis en statistitiques, en études, en équations, en paramètres, en conjectures (avec tous les bouquins qui vont avec) qui vont faire ce que le monde sera en 2100 ou en 2200...

 

... J'en reviens à la période de transition (1990-2008) pour dire que 1990 (en fait très précisément le 9 novembre 1989 avec la chute du mur de Berlin) voit se produire trois événements majeurs : la disparition de l'URSS et des "deux blocs" Est/Ouest", l'arrivée du téléphone portable, et le début de la mondialisation de l'économie de marché avec les grands groupes, les lobbies, la financiarisation, puis au bout de tout ça la "bulle internet" fin des années 90... Ce qui était déjà à l'époque (début des années 1990) un monde différent de ce qu'il avait été jusqu'alors.

Dans mon esprit (selon la réflexion qui est la mienne) il y a "avant le 9 novembre 1989" et "après le 9 novembre 1989"... L' "après" ayant eu une période de transition comprise entre 1990 et 2008, et ne commençant vraiment qu'à partir de 2008...

 

... Le début des années 1990 marque bien à mon avis, l'entrée dans un "monde nouveau", dans la mesure où la communication entre les êtres humains, qui, de tous temps a été une aussi essentielle nécessité que le besoin de se nourrir ; est pour ainsi dire en l'espace de seulement 2 ou 3 ans, devenue quasi instantanée, avec les premiers téléphones portables (ondes hertziennes et réseaux), et cela partout sur la planète... Et cette communication devenue instantanée, s'est encore davantage "instantanéïsée" avec l'arrivée d'internet au milieu des années 1990 (internet bas débit, Windows 95 et autres premiers systèmes d'exploitation, ordinateurs, disquettes, CD multimédia, tout cela apparaissant dans bon nombre de foyers, dans les années 1995-2000)...

Il n'y a de "comparable" à cette révolution technologique des années 1990 (téléphonie mobile et internet)... Que l'arrivée de l'imprimerie en Europe à la fin du 15 ème siècle avec la diffusion de livres en grand nombre d'exemplaires, la production de journaux, de feuilles imprimées... (Quoique l'imprimerie, en fait, avait déjà été inventée bien plus tôt, en Chine)...

 

 

Sécurité des centrales nucléaires, suite...

... Face au risque d'attentat terroriste il y en a au moins deux qui sont les plus probables et les plus réalisables :

-Dans la région Nord Pas de Calais, la centrale nucléaire de Gravelines (la plus importante de toute l'Europe de l'Ouest) est située à 12 minutes en avion gros porteur, de l'aéroport de Liège, l'un des plus grands aéroports d'Europe en traffic (fret) de marchandises... (un attentat avec détournement d'avion est plus "aisé" -si l'on peut dire- à réaliser, avec un avion de fret plutôt qu'avec un avion de passagers)... Une omerta de la part des autorités subsiste en ce qui concerne la résistance des parois (tours, bâtiments) en béton, en cas d'impact d'un avion...

-Sur les principaux axes routiers et autoroutiers de France, sur des trajets de plusieurs centaines de kilomètres circulent des convois exceptionnels transportant du plutonium accompagnés de véhicules de gendarmerie, en général deux gros camions l'un derrière l'autre avec une voiture de police au milieu, et deux autres voitures l'une devant l'autre derrière... Mais tout au long du trajet, il est difficile de sécuriser chaque point de passage notamment les ponts enjambant les axes routiers, à partir desquels des terroristes peuvent surgir d'un véhicule banalisé et utiliser des armes de guerre genre lance roquette ou armes qui servent à détruire des blindés transportant des fonds (soit dit en passant, ces armes là sont les plus faciles à se procurer sur les marchés illicites)... Imaginez les conséquences d'un attentat contre l'un de ces convois transportant du plutonium, en pleine zone urbanisée (Lyon, Toulouse, Bordeaux, Marseille, Grenoble et les périphéries de ces villes)...

-Et il y a un autre danger, c'est celui d'une cyber-attaque à partir d'un simple ordinateur ou d'un smartphone, ayant un impact sur le fonctionnement et sur les circuits de refroidissement d'une centrale nucléaire, par une panne provoquée à distance...

 

... Faut-il en parler, ne pas en parler, de cela, de ce danger potentiel existant, de cette "épée de damoclès" suspendue au dessus de nos têtes ?

Toujours est-il que ce document diffusé sur Arte le 5 décembre 2017 "sécurité des centrales nucléaires, le grand mensonge" d'une durée de 1h 44 et d'une si effrayante précision en images et en reportages... Est visible par tous, déjà en replay durant 7 jours, et ensuite, sur You Tube ainsi que d'autres documentaires sur le même sujet, visibles aussi sur You Tube...

Certes, en parler entre nous d'une part, et du fait même de l'accessibilité à l'information par tous, d'autre part... Représente déjà une menace, contribue à mettre en évidence le risque et à potentialiser davantage le risque...

Toute sécurisation, de lieux et de passages fréquentés par un grand nombre de gens, et surtout la sécurisation, en particulier, des centrales nucléaires, implique un coût de réalisation en matériel, équipements et hommes, d'autant plus élevé selon le risque encouru. Et quand on sait à quel point les budgets sont surtout étudiés et conçus en fonction de la rentabilité, du profit réalisable, et cela à court terme (n'oublions pas que derrière tout cela, il y a les lobbies et les actionnaires, les grands intérêts privés notamment en matière d'énergie et de communications et de services liés à la communication téléphonie internet multimédia)... L'on ne peut que penser à toutes ces failles, à toutes ces déficiences que peuvent exploiter les organisations terroristes au pire de leurs desseins...

 

5 et 6 décembre 2017, une actualité très chargée...

... Avec la disparition de Jean d'Ormesson, grande figure de la littérature française ; la disparition de Johnny Halliday, géant français du rock, de la chanson et de la musique ; mais aussi avec ce nouveau pas franchi dans l'escalade et dans la menace d'un conflit mondial impliquant plusieurs puissances militaires et états... Comme si la Corée du Nord ça suffisait pas déjà, voilà-t-il pas que le président Américain Donald Trump veut faire de Jérusalem la nouvelle capitale d'Israël, ce qui "change la donne" (dans le mauvais sens) en ce qui concerne la tension entre Israël et la Palestine, en fait dans tout le moyen orient (et avec la Russie, l'Iran, derrière)...

Il n'en demeure pas moins qu'au soir du 5 décembre 2017 à la télévision sur France 2, l'émission préférée des Français "retour de terre inconnue" mobilisait plusieurs millions de téléspectateurs dans un record d'audimat et dans un grand moment d'émotion, d'espérance d'une humanité meilleure... Autant dire qu'il ne devait sans doute pas y avoir autant de monde, ce soir du 5 décembre 2017, pour voir sur Arte, l'émission documentaire sur la sécurité des centrales nucléaires...

Bon, il est vrai que cette émission documentaire sur Arte, demeure visible en entier, en "replay" pendant une semaine... Mais quels sont ceux et celles, à vrai dire, qui, à un moment quelconque de la journée, dans la semaine qui vient, pris dans le "maëlstrom" de leurs activités quotidiennes, travail, loisirs, courses et affaires urgentes (et soucis)... Vont regarder cette émission en entier ?...

Ce grand moment d'émotion et d'espérance en une humanité meilleure, en un optimisme partagé par les "moins de 26 ans" (selon ce qu'affirmait l'invité de Fréderic Lopez), procède à mon sens, autant de la réalité que du rêve, autant de la réalité du meilleur que de la réalité tragique, désespérante, du monde... Car jamais sans doute dans toute l'histoire de l'humanité et des civilisations, le meilleur n'a autant été une réalité que le pire, en ce début de 21ème siècle où la pression de l'activité humaine sur la planète devient si forte et si lourde de conséquences...

Le documentaire sur la sécurité nucléaire en France notamment, aux USA, en Belgique et ailleurs dans le monde, met en évidence la vulnérabilité des centrales nucléaires, non seulement au risque naturel (séisme, inondation, tempête, incident technique) mais aussi et surtout au risque terroriste qui s'ajoute aux autres risques...

Après les catastrophes de Tchernobyl en 1986 et de Fukushima en 2011, les mesures de sécurité prises par les états ont certes été renforcées, mais elles demeurent floues et surtout, classées "secret défense"... Que l'on imagine ce qu'il adviendrait de ces centrales nucléaires réparties dans le monde (dont la plupart sont situées aux USA, en Europe, en Russie et en Chine et au Japon) en cas de conflit mondial et d'utilisation d'engins guerriers à grande capacité de destruction...

Les grands industriels privés, et les lobbies du nucléaire et des ressources énergétiques, privilégient -c'est évident, tragiquement évident- la rentabilité sur la sécurité. Est-ce que ces grands pontes, grands dirigeants, grands actionnaires, grands décideurs, personnages politiques les plus importants et les plus influents de la planète, et grands acteurs économiques, ont été eux aussi, des téléspectateurs de "retour de terre inconnue" ? Et que représente à leurs yeux, un Jean d'Ormesson ? Et un Johnny Halliday autrement qu'un "produit de marché" ? Et toute la littérature avec tous les livres produits, tout l'art, toute la musique, toute la chanson, autrement qu'une culture de la consommation ?

Si l'espérance en une humanité meilleure est une réalité -et peut être le théâtre d'une révolution différente de toutes les révolutions précédentes... Elle ne peut être que, et seulement la réalité de centaines de millions voire de milliards d'humains "du commun des mortels" que nous sommes tous sur cette planète, tous modes de vie, de quelque condition sociale, de quelque culture ou religion ou croyance que ce soit, confondus... Et non pas le fait des grands industriels privés et des lobbies de l'économie de marché, ni de quelques conglomérats d'intellectuels affiliés aux grands décideurs et possédants uniquement préoccupés de ce dont ils peuvent profiter au maximum et à court terme...

 

 

La disparition de Jean d'Ormesson

... Jean d'Ormesson, né le 16 juin 1925, décédé le 5 décembre 2017 (1925 c'est aussi l'année de naissance de mon père Paul Jean Sembic)... Jean d'Ormesson, pour "l'homme de gauche" que je suis (et aussi l'homme d'écriture, amoureux de la littérature française et de la poésie), est incontestablement "un Géant de la Littérature Française"...

Je savais qu'il avait dépassé l'âge de 90 ans, et que donc, "il ne serait pas éternel" (éternel physiquement, c'est à dire un homme avec un visage, une allure, une voix)... et qu'il disparaitrait un jour, un jour que j'espérais "le plus tard possible"...

Aussi suis-je très affecté par sa disparition, dans la nuit du 4 au 5 décembre 2017...

... "La classe, l'intelligence, la dimension humaine, l'élégance, le style... La profondeur de pensée... Le "total contraire" de la médiocrité, de la vulgarité, de la banalité, du "tape à l'oeil"... Et un homme d'une grande simplicité, d'une grande clarté, d'une grande pureté, d'une grande intégrité... Le genre d'homme que l'on "n'achète pas" et qui ne se compromet pas...

Il incarne à mes yeux et dans mon esprit, Jean d'Ormesson, pour l'homme de gauche que je suis, alors que je savais qu'il était de droite... La littérature française dans toute sa dimension et dans toute sa portée de langage, de pureté, de profondeur, de nuance... Dans tout ce que porte en elle la littérature, de plus beau, de plus noble dans la pensée et dans la manière d'exprimer , de plus indépendant -et de loin- par rapport à la politique, aux affaires de ce monde...

D'ailleurs, Jean d'Ormesson a été un admirateur de Louis Aragon, homme de gauche.

La littérature dans sa dimension et dans la portée de son langage, se situe -pour autant qu'il soit possible de la situer- très au delà (ou en deçà)- de tout parti, de toute politique, de toute religion (ou de "non religion")...

 

Le Web, un champ de recherche ?

... Le Web n'est pas, actuellement, dans les années présentes, dans les années à venir en cette première moitié du 21ème siècle... Un champ de recherche dans le domaine de l'expression artistique ou littéraire, un champ de recherche dans lequel puiseraient des "découvreurs de talents" ni en général des gens dont l'activité ou le métier est lié à l'art, à la littérature (je pense à des journalistes, des biographes, des critiques littéraires, en particulier)...

Le champ de recherche dans le domaine de l'expression artistique ou littéraire, est toujours aujourd'hui encore celui de tout ce qui est produit dans la presse, dans l'édition classique, dans les livres parus... En gros, dans la "chose écrite ou produite et publiée" sous la forme de documents, d'articles de presse, de livres... Et qui fait ou peut faire l'objet d'un commentaire, d'une page dans un journal ou dans une revue.

Le Web n'est rien d'autre (et seulement) qu'un champ de visibilité. D'une visibilité aléatoire dans quasiment tous les cas de figure, à l'exception cependant de la visibilité de quelques personnes de ci de là (plus ou moins connues d'un public) qui, sur des réseaux sociaux, sur Twitter ou sur Facebook, ont ce que l'on appelle des "followers" ou des "amis" (ou des inscrits) en grand nombre...

Le Web deviendra-t-il, constituera-t-il, un jour, un champ de recherche pour des "découvreurs", des sortes d' archéologues de la production littéraire ou artististique ?

Rien, absolument rien, sans vecteur de transmission, sans support, sans intervenant agissant... Rien de ce qui n'est que "seulement visible" (et donc accessible) sur le Web, ne peut, par lui-même, par son seul mouvement, sa seule énergie, par la seule force ou volonté en lui... "S'exister" (et encore moins "s'exister durablement")...

 

 

Pensée marxiste et pensée confucéenne...

... Le président Chinois Xi Jinping déclare demeurer très attaché à la pensée marxiste mais en même temps à la pensée Confucéenne...

Associer dans une même culture, un même dessein ou un même ordre d'idée, à la fois Karl Marx et Confucius, me semble "intéressant" et m'interpelle disons, "favorablement" (quoique sans susciter de ma part une adhésion "inconditionnelle")...

Confucius est en effet l'un des plus grands penseurs (philosophes) qui aient existé sur Terre depuis la haute antiquité, depuis le début des civilisations... Et la vision de Karl Marx dans ce qu'elle porte en elle de plus fondamental, de plus originel, et qui n'était pas alors en son origine, ni dénaturée ni pervertie, me semble être (tout comme d'ailleurs le Libéralisme -le vrai- en ses origines)... l'organisation la plus juste, la mieux équilibrée, de la société... Selon la pensée de Confucius "Sous un bon gouvernement, la pauvreté est une honte ; sous un mauvais gouvernement, la richesse est aussi une honte"...

Le Confucianisme considère que la morale est la 1ère priorité en politique, alors que selon le Marxisme, la politique étrangère ne devrait être dictée que par les seuls intérêts économiques : pour le président Chinois XI JINPING, il y a donc compatibilité entre la morale (selon le Confucianisme) et l'intérêt économique de son pays, la Chine...

Voilà donc un interlocuteur, XI JINPING, avec lequel le monde occidental (en gros USA - Europe) devra compter ! (devra se résoudre à compter)...

C'est - il faut bien le dire- "qu'on ne gère pas un pays qui fait dix-sept fois et demi la France en surface et en ressources... et dont le nombre d'habitants voisine le milliard et demi... Comme on gère un pays comme la Suisse ou la Belgique !

Dans la pensée (le concept ou l'idéologie) "occidentale" (Europe – Etats Unis), la morale se fonde essentiellement sur les valeurs ayant pour fondement les droits de l'homme, la liberté, la démocratie... Mais en fait, et de fait, ces droits sont davantage des préceptes ou des dispositions édictées et légiférées tendant à s'apparenter à des modes (modes de pensée du temps, que l'on définit "de bon aloi" et devant être la "pensée de tout le monde" et donc susciter de l'adhésion au risque de passer pour un "mauvais citoyen" si l'on ne s'y conforme pas ou si l'on en discute le "bien fondé"...

Ce qui, personnellement me "gêne" dans la pensée "occidentale" actuelle, c'est cette "crispation de caractère quasi fondamentaliste" sur des valeurs devenues des dogmes ; des valeurs qui soit dit en passant sont bafouées par intérêt (l'intérêt des dominants et des lobbies, et plus généralement à vrai dire, par pas mal de "communs des mortels")...

Ce qui me gêne également dans la pensée occidentale actuelle, c'est de constater que le principe naturel (et intemporel, universel) de la relation humaine (les gens entre eux), de la relation entre les êtres (tous les êtres vivants) et les choses de la vie (l'environnement naturel en tout endroit de notre planète)... Soit devenu aussi dénaturé, perverti, formaté au seul intérêt d'une minorité dominante...

La nature "ne fait certes pas dans la dentelle" question relation entre les êtres vivants et caractère aléatoire -et difficile- de l'existence... Mais ce que les civilisations des humains ont instauré avec leurs lois, leurs religions, leurs morales, leurs gouvernements... "Ne fait guère mieux dans le genre" ! (en étant persuadés, toutes ces civilisations, toutes ces sociétés, tous ces gouvernements, tous ces dominants et possédants, tous ces grands penseurs de tous les temps... qu'ils vont rendre l'homme (et la vie) meilleurs et plus heureux"...

 

Dans la définition du terrorisme, l'article 421-2 du code pénal

L'on y peut lire ceci :

 

... "Le fait d'introduire dans l'atmosphère, dans le sol, dans le sous sol, dans l'alimentation ou les composants alimentaires ou dans les eaux y compris celles de la mer territoriale, une substance de nature à mettre en péril la santé de l'homme ou des animaux ou le milieu naturel" (article 421-2 du code pénal)

 

En vertu de cet article l'on peut affirmer que les lobbies mondialisés de l'alimentation, de l'agriculture, des semences, du médicament... Pour ne citer que quelques uns à savoir Monsanto, Bayer, Sanofi... Sont des organisations terroristes... Mais qui, non seulement bénéficient de la complaisance et du soutien des gouvernements -et des centaines de millions de gens partout dans le monde qui consomment en maugréant quelque peu de temps à autre- ; mais encore -ce qui est le plus révoltant- gagnent tous les procès que l'on leur fait -quand procès il y a- !

 

... Et, il faut bien le dire : sans aller jusqu'à être considéré comme un terroriste (quoique...) le fumeur qui s'en fait une petite (une roulée ou une toute faite) dehors devant l'entrée de l'hôpital, ou dans son jardin, ou à la terrasse d'un café... C'est un "pestiféré" autant que l'était, pestiféré, en 1955, un habitué du Ricard ou du ballon de rouge au bistrot du coin...

 

Quand on sait ce qu'introduisent ou incluent dans le tabac, dans le vin, dans les apéritifs, les lobbies de la consommation de ces produits que sont le tabac et les alcools... Des substances qui elles sont pour 70% responsables de cancers et de maladies graves... Il est permis de se demander "où est vraiment le mal" ou plus exactement "le plus du mal" ?

 

En 1955, le "paquet de gris" (Scaferlati) de 40 grs, n'avait pas d'agents de saveur et de texture, ni la "Gauloise"...

 

 

L'étape ultime -et la plus dangereuse- de l'insécurité liée au terrorisme

... Il se pratique dans notre pays, une "culture de la précaution de langage" à mon sens -et c'est ainsi que le ressentent des millions de gens en France- aussi abjecte, aussi révoltante, que la réalité de la violence, des attentats... Elle est même, elle se révèle, cette "culture de précaution de langage" (cette manière de ne pas nommer les choses ou de douter) en partie responsable de l'insécurité ambiante dans la mesure où elle laisse se développer une idéologie radicaliste et meurtrière aux côtés ou en parallèle d'organisations déclarées, puisqu'elle incite des individus isolés à commettre des actes de terrorisme... Ces individus, en général, ne sont pas connus de la Justice, ou ont été repertoriés en tant que délinquants ordinaires pour des délits dits "mineurs"... Inconnus qu'ils sont, de la Justice ou seulement repertoriés en tant que délinquants mineurs, ces individus sont d'autant plus dangereux qu'ils se radicalisent eux-mêmes en un temps très court (donc sans préparation, sans progression par étapes, et sans être directement influencés par d'autres individus d'un groupe) et qu'ils peuvent avec un couteau, ou au volant d'une voiture en fonçant sur des gens, semer la terreur dans un lieu public...

Ainsi le tueur isolé, qui n'a pas une kalachnikov ou une ceinture d'explosifs sur lui, qui n'est pas un spécialiste d'engin explosif ; peut-il agir à tout moment n'importe où, par n'importe quel moyen à sa portée...

C'est à ce stade d'insécurité qui est celui du risque existant en permanence désormais, que nous en sommes arrivés, ce stade étant l'étape ultime (et la plus dangereuse) d'un processus qui a commencé à se mettre en place il y a une quarantaine d'années et n'a cessé de franchir les étapes successives...

 

... "La République est ce lieu magique qui permet à des gens de vivre dans l'intensité de leur religion" ... Dixit Emmanuel Macron, le 1er octobre 2016...

 

Ce qui me gêne dans le vocable " l'intensité de leur religion", c'est que forcément -cela me paraît évident- que "l'intensité de leur religion" évoque ce qu'il y a d'excessif, de radical, d'extrême, dans la religion, dans une religion quelle qu'elle soit... Et dans ce cas, selon le propos d'Emmanuel Macron, le "lieu magique" qui est la République, devient un lieu de violence, de peur, de discorde, d'insécurité, de division entre les citoyens... N'ayant plus en conséquence la moindre "magie" et qui devient à vrai dire un enfer !

 

... Accepter de vivre dans une société (et avec une politique) qui conçoit de "vivre l'intensité de sa religion" (l'intensité avec tout ce qu'implique cette intensité)... Ce n'est guère "préférable" à devoir vivre dans une banlieue ou un quartier dit "difficile".

 

Le Festival International de Géographie, 28ème édition, Saint Dié Vosges

Fig st die 2017

... Pays invité : l'Afrique du Sud ; thème : territoires humains, mondes animaux.

 

Du vendredi 29 septembre à 9h jusqu'au dimanche 1er octobre à 20h...

 

-7 films projetés qui, tous déjà l'ont été une première fois, présentés durant les deux journées précédentes, mercredi 27 et jeudi 28 septembre.

 

-220 conférences, débats et discussions cafés géographiques, rencontres littéraires, lectures présentation ouvrages.

 

-Animations spectacles, expositions, concerts, salon du livre, salon de la gastronomie, restauration.

 

Les deux "temps (ou moments) forts" du festival :

 

-La séance inaugurale de cette 28 ème édition du F.I.G dans la salle Yvan Goll de l'Espace Georges Sadoul ("Quartier Général" du F.I.G) le vendredi 29 septembre de 18h à 20h.

 

-La cérémonie de clôture dans cette même salle Yvan Goll, le dimanche 1er octobre de 16h à 18h, avec notamment le témoignage de Jean Claude Guillebaud Grand Témoin de cette édition du F.I.G 2017.

 

... Et j'ajouterais pour ma part, outre ces 2 "moments forts" : le Grand Entretien avec Jean Claude Guillebaud, animé par Antoine Spire, le samedi 30 septembre de 11h à 12h 30 à la cathédrale.

 

Les personnalités du festival :

 

 

-Michel Pastoureau, historien du Moyen Age, qui nous a présenté lors de la séance inaugurale, sa thèse portant sur le bestiaire héraldique du Moyen Age : les animaux au Moyen Age n'intéressaient que peu les historiens de l'époque, n'étaient pas considérés au moyen âge selon la classification qui s'est faite à partir de la seconde moitié du 18 ème siècle...

 

-Jean Claude Guillebaud, grand témoin de ce festival, est un baroudeur ayant fait du reportage tout autour de la planète. Il a obtenu en 1972, le prix Albert Londres, travaillé au journal Le Monde puis au Nouvel Observateur, et aux Editions du Seuil en tant qu'éditorialiste. Son enquête, en fait une grande partie de son oeuvre a pour thème le désarroi contemporain et il interroge les travaux des grands penseurs de toutes les disciplines afin de saisir, de comprendre les métamorphoses des civilisations.

Il écrit notamment chaque semaine dans le journal Sud Ouest Dimanche une rubrique "Paris Province" portant sur un sujet d'actualité.

 

-Lydie Salvayre, présidente du Salon du Livre, fille de républicains espagnols, psychiatre et romancière, ayant obtenu le prix Goncourt pour son livre "Pas pleurer".

 

-Gilles Fumey, professeur à l'université Paris IV et à Sciences Po, qui nous invite à une réflexion sur le confinement des animaux dans les parcs, zoos, fermes ; sur la place des animaux dans notre alimentation, sur le rôle qu'on dénie aux animaux dans la crise écologique... sans cependant faire le procès de notre époque, mais en reconnaissant les liens entre les espèces animales et les sociétés humaines.

 

... A mon point de vue, un certain nombre de conférences et débats portaient sur des thèmes très particuliers qui n'étaient point liés à de "grandes problématiques de premier ordre"... Aussi ai-je évité ou plus exactement fait le choix de ne point assister à aucune de ces conférences ou débats ou entretiens dont je ne pensais point qu'ils pouvaient être d'un intérêt majeur... D'ailleurs vu le nombre (quelque 220 en tout), il m'eût été impossible d'assister à plus de dix tables rondes et conférences sur les 3 jours du F.I.G...

 

Outre, donc, la séance inaugurale et la séance de clôture, j'ai assisté à "L'Afrique, les enjeux multiples du continent" le vendredi 29 ; à l'entretien avec Jean Claude Guillebaud et à "L'Afrique du Sud ou les visages contrastés de l'émergence" le samedi 30...

J'ai consacré environ une demi heure à la visite du salon de la gastronomie (qui est un des lieux du festival chaque année, le plus fréquenté soit dit en passant) ; deux heures au salon du livre et une heure dans les salles du musée Pierre Noël pour voir une exposition de photos "Brakpan and Flatlands" en noir et blanc, de Marc Shoul, artiste et photographe sud africain vivant et travaillant à Johannesbourg ; et "Black Beach Day" une exposition photographique de Madeleine Caillard-Pisani-Ferry, en couleurs, des vues de la plage de bonne espérance un soir de 26 décembre seul jour où cette plage est accessible aux Noirs.

Marc Shoul s'attache au travers de ses différents travaux, à mettre en exergue les questions sociales complexes (et difficiles) que traverse l'Afrique du Sud...

En fait j'ai plus appris de l'Afrique du Sud en regardant ces photographies (et à lire les commentaires associés), qu'en assistant aux conférences tables rondes... Ce qui m'a interpelé c'est cette liberté d'expression autant en politique qu'en art, qu'en expression écrite, liée à un foisonnement de diversités culturelles et d'idées mêlées en de mêmes lieux urbains, tout cela dans une quasi absence d'hypocrisie, dans une authenticité, un naturel tels qu'il n'en existe que peu ailleurs dans le monde (et avec un regard sur l'avenir, la modernité)... Mais aussi il faut le dire, tout cela dans la violence, dans une insécurité présente, sur fond de grandes inégalités sociales...

En somme l'Afrique du Sud me semble un pays "plus démocratique" en dépit de la violence, de l'insécurité et des inégalités sociales régnantes, que la plupart des pays européens... En ce sens que pour le dizième de ce que tu peux dire en Afrique du Sud sur le gouvernement, par exemple... eh bien en Turquie ou en n'importe quel autre pays d'Afrique, ou en Russie ou en Chine, tu te retrouves en taule vite fait... Jamais en Afrique du Sud (mais à côté de cela, que de violences, que d'assassinats, que de rivalités raciales ou ethniques liées aux arrivées de migrants et d'étrangers et surtout aux conditions d'extrême précarité dans laquelle vit une partie de la population)...

Le seuil de pauvreté en Afrique du Sud est situé à moins de 50 euro par mois de revenu... C'est dire que le niveau de revenu pour les gens de la "classe moyenne" doit tourner autour de quelques centaines d'euro par mois (donc beaucoup moins qu'en Europe)... 1 euro, au change, vaut 16 Rands sud africain...

Pour le tourisme (je pense au tourisme de Touropérator surtout), on peut dire que budgétairement parlant, l'Afrique du Sud est un pays "attractif" (qui mise d'ailleurs sur cette "manne" qu'est le tourisme et qui met à disposition des sites -plages et autres- pour tous les goûts, toutes sortes d'activités -randonnées, circuits etc.)... D'autant plus que durant ces deux ou trois dernières années, l'Afrique du Sud qui a connu sa période la plus "heureuse" (croissance économique) entre 1994 et 2010 en gros, est entrée en stagnation voire en récession (tout le textile a foutu le camp ainsi que d'autres industries, à cause de la concurrence et de la mondialisation)...

L'"héritage" de la période Nelson Mandela est en train -en partie- de se diluer quelque peu et l'on assiste à un retour du racisme... Cependant en dépit de cette dilution de l'"héritage", l'oeuvre de Nelson Mandela a laissé tout de même en Afrique du Sud, des traces qui ne vont pas s'effacer de sitôt...

Il faut noter aussi que la corruption (tous milieux, politiques et autres) en Afrique du Sud, fonde en partie une économie de substitution non négligeable...

Pour résumer l'Afrique du Sud : une quasi "vraie démocratie" (si l'on excepte la domination des lobbies et des cartels), moins (bien moins) d'hypocrisie qu'en Europe, plus de liberté d'expression mais plus de violence, plus d'insécurité, plus d'inégalités sociales qu'en Europe... En somme "on ferait pas trop dans la dentelle mais sur un fond de poésie, de liberté et de culture de la modernité"... du moins dans les "couches populaires" même les moins éduquées (car pour l'éducation, il y a de grandes inégalités en Afrique du Sud)...

Il faut encore noter que ce n'est que depuis 1994 que l'Afrique du Sud s'est finalement dotée d'un régime démocratique en instituant le vote jusqu'à lors réservé aux Blancs, aux Noirs : c'est d'ailleurs le vote Noir en 1994, puisqu'il y avait en Afrique du Sud davantage de Noirs que de Blancs, qui a porté au pouvoir (à la présidence de la république) Nelson Mandela.

Vers la fin des années 1980, déjà, la société tout entière évoluait en Afrique du Sud, en ce sens que l'apartheid, institué dans ce pays depuis 1948, n'avait plus l'adhésion d'une partie de la population Blanche et surtout, l'adhésion encore, des élites, des dirigeants, des catégories aisées de la population (du moins en partie) du fait que cette partie des Blancs pensaient que l'apartheid était devenu un "boulet" pour leur pays désormais impacté par la mondialisation de l'économie marchande et de surcroît faisait l'objet d'une "mise au ban des nations" et même de sanctions sous forme d'embargos (difficulté pour trouver de la clientèle à l'exportation)...

Soit dit en passant dans le même temps, en ces années 1980 et 1990, et à plus forte raison avant 1980, les Etats Unis d'Amérique pratiquaient un apartheid qui n'était pas moins dur que celui qui existait en Afrique du Sud depuis 1948. En effet dans toutes les villes américaines des années 1960/1970, les Noirs et les Blancs ne pouvaient jamais se trouver ensemble dans les mêmes autobus, transports publics, écoles, certains magazins, etc.

Mais alors même que l'Afrique du Sud était considérée par la communauté internationale comme un état "scélérat et raciste", en revanche les Etats Unis d'Amérique étaient considérés comme un "modèle de civilisation", de modernité, un partenaire incontournable et ne faisaient pas l'objet de la moindre critique au sujet de la ségrégation raciale qu'ils pratiquaient au vu et au su de tous les observateurs étrangers présents dans leur pays. C'est dire de l'hypocrisie, du niveau d'hypocrisie de l'ensemble de la communauté internationale et en particulier de l'Europe Atlantiste (pays de l'OTAN et en même temps pays partenaires économiques)...

C'est en février 1991 que Frederick De Klerk, président d'Afrique du Sud, prend la décision de mettre fin à l'apartheid, et en effet 4 mois plus tard, le parlement Sud Africain abolit les lois qui fondaient la domination blanche.

Depuis lors, et surtout à partir de 1994, l'Afrique du Sud prend un essor économique notable avec un taux de croissance supérieur à celui des pays européens et bénéficie pleinement de l'ouverture des marchés, de la mondialisation de l'économie marchande, et devient un pays qui exporte... Mais cela s'infléchit à partir des années 2008, 2009 et 2010 du fait d'une concurrence plus dure et plus diversifiée et venant de pays qui eux ont émergé dans le début des années 2000 (Brésil, Chine, autres pays d'Afrique)...

 

... J'ai été tout d'abord "quelque peu surpris" puis ensuite après avoir cherché à me renseigner (parce que j'arrivais pas à le croire)... Par la non présence en ce festival international de géographie édition 2017, de personnalités, enfin, de gens venus d'Afrique du Sud en délégation : autrement dit "pas le moindre petit bout de visage de vrai/vrai Africain du Sud !"... J'en étais "le cul par terre" !

Alors que lors de F.I.G précédents, où les pays invités furent le Rwunda, la Russie, La Chine... Il y avait eu de "vrais Rwundais, de vrais Russes, de vrais Chinois" !

Pourtant l'affiche (celle que je poste en image au début de mon texte) porte en inscription : "Pays invité, l'Afrique du Sud".

Si vraiment, il n'y a pas de personnes en délégation, venues d'Afrique du Sud, alors l'inscription sur l'affiche aurait dû être : "Pays présenté, l'Afrique du Sud" !

... Je formule 2 hypothèses (juste des hypothèses) :

-Soit la municipalité de Saint Dié et le comité gestionnaire du F.I.G "n'est pas -n'est plus assez riche" pour pouvoir payer les frais occasionnés par la venue d'une délégation du pays invité, notamment le billet d'avion pour 8 ou 10 personnes...

-Soit (peut-être plus logique et plus probable) que l'Afrique du Sud n'a pas elle même souhaité envoyer à ce festival, une délégation (et je crois en percevoir si c'était le cas, les raisons-en rapport de ce que j'ai écrit plus haut au sujet de la "vue de l'Europe" sur l'Afrique)...

 

Voici d'ailleurs ce qu'écrivent à ce sujet, Georges Ramaïoli, dessinateur Niçois ; et Tanella Boni, philosophe Ivoirienne :

 

-Georges Ramaïoli :

 

"Je trouve que le festival est un peu calme et je suis étonné par le manque de présence du pays invité d'honneur"...

 

Tanella Boni :

 

"Je suis frappée par le fait qu'il n'y ait pas plus de dialogue avec des intervenants d'Afrique du Sud et que ces derniers n'interviennent pas plus sur les tables rondes. L'Afrique est vue de l'Europe."

 

... C'est dommage -mais sait-on jamais à l'avenir- que je n'aie point sur le Net (en quelque forum que je fréquente ou sur Facebook) un (ou deux ou trois) "ami de longue date" Africain du Sud habitant par exemple Le Cap (Capetown) ou Johannesbourg, et avec lequel j'aurais pu correspondre... Si cela avait été le cas, je lui aurais dit "viens passer tes vacances chez moi en France, et à mon tour je lui aurais demandé de me prendre sous son aile lors d'un séjour en Afrique du Sud... Moi qui ai "une peur bleue" (à cause de l'insécurité et de la violence) à l'idée de me retrouver dans une ville telle que Johannesbourg, je dois dire que, sous l'aile d'un ami, immergé que je serais au beau milieu de tant de diversités mêlées dans un même lieu urbain, tant de diversités en apparence si impensables à coexister vu d'Europe, comme j'ai pu le voir au travers de l'exposition photographique de Marc Shoul ; tout comme Marc Shoul je me dirais sans doute que cette diversité, que cette liberté et que cette atmosphère qui s'en dégage me ferait surmonter ma peur (peur de l'insécurité, peur de la violence)...

Mais bon, je me vois mal, à bientôt 70 ans, prendre un billet d'avion aller retour et devoir visiter l'Afrique du Sud par mes propres moyens (rien que les embouteillages monstres sur les voies autoroutières enserrant Johannesbourg par exemple...)... Ni même opter pour un voyage de Touropérator de type consommation de masse loisirs vacances, ou pour une croisière le long de la côte australe dans un bateau de 2500 personnes !

 

... Lors de la séance de clôture du F.I.G 2017, le dimanche 1er octobre de 16h à 17h, fut annoncé par monsieur Christian Pierret fondadeur du F.I.G ( 1ère édition en 1990) le thème retenu pour 2018 ainsi que le pays invité d'honneur :

-La France demain ; la scandinavie (Norvège/Suède/Finlande/Danemark) avec en plus l'Islande.

Personnellement, le thème retenu "la France de demain" ne me convainc trop guère en ce sens que je le trouve "plus ou moins politiquement orienté" et que de ce fait, cette "France de demain" me semble plutôt être celle des "du bon côté de la barrière"... En revanche la "France de demain" ne me paraît pas être une France "si heureuse que cela à vivre" pour des millions de gens (à commencer d'ailleurs par des gens de Saint Dié et des Vosges qui ne sont guère trop favorisés socialement et économiquement)...

 

... Quant au thème retenu pour le F.I.G 2017 "Territoires humains, mondes animaux", les interventions de géographes, de spécialistes du monde animal, que j'ai trouvées vraiment intéressantes dans la mesure où l'on évoquait l'intelligence animale (nombreux comportements étonnants évoqués) ... Ne m'ont pas cependant fait oublier cette dramatique réalité de la disparition de nombreuses espèces animales (dont on n' a pas suffisamment parlé dans les conférences et tables rondes)...

 

... Je ne voudrais pas terminer mon exposé cependant, sans souligner cette initiative des organisateurs (et de la ville de Saint Dié) de faire participer les jeunes au F.I.G (cela avait d'ailleurs été le cas en 2015, en 2016)... Au travers d'animations, de petites conférences, de jeux éducatifs, de présentations de livres, de bandes dessinées. Ainsi furent mobilisés et inclus dans ces trois journées du F.I.G les enfants des écoles, collèges et lycée, bien accompagnés et encadrés... C'est bien là en effet, un souci, une heureuse initiative, de la part de la municipalité de Saint Dié, de sensibiliser et de faire participer la jeunesse à l'évolution du monde, à la géographie, à l'histoire du monde...

... Je dirai aussi, enfin, que, une grande partie de l'atmosphère de ce F.I.G, résidait dans la déambulation musicale dans les rues de Saint Dié, sur la place du marché, dans l'avenue Thiers, de la fanfare Ensemble National de Reggae sur des reprises de grands succès sud africains aux rythmes endiablés, aux mélodies par moments émouvantes dont les notes retentissaient encore après la fin des morceaux...

Une déambulation musicale de marionnettes géantes, Caramantran ; et "Au rythme du Bushmen" une chorégraphie musicale de l'association Danser sans compter... également présentes lors de ce festival...

 

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