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Pensée marxiste et pensée confucéenne...

... Le président Chinois Xi Jinping déclare demeurer très attaché à la pensée marxiste mais en même temps à la pensée Confucéenne...

Associer dans une même culture, un même dessein ou un même ordre d'idée, à la fois Karl Marx et Confucius, me semble "intéressant" et m'interpelle disons, "favorablement" (quoique sans susciter de ma part une adhésion "inconditionnelle")...

Confucius est en effet l'un des plus grands penseurs (philosophes) qui aient existé sur Terre depuis la haute antiquité, depuis le début des civilisations... Et la vision de Karl Marx dans ce qu'elle porte en elle de plus fondamental, de plus originel, et qui n'était pas alors en son origine, ni dénaturée ni pervertie, me semble être (tout comme d'ailleurs le Libéralisme -le vrai- en ses origines)... l'organisation la plus juste, la mieux équilibrée, de la société... Selon la pensée de Confucius "Sous un bon gouvernement, la pauvreté est une honte ; sous un mauvais gouvernement, la richesse est aussi une honte"...

Le Confucianisme considère que la morale est la 1ère priorité en politique, alors que selon le Marxisme, la politique étrangère ne devrait être dictée que par les seuls intérêts économiques : pour le président Chinois XI JINPING, il y a donc compatibilité entre la morale (selon le Confucianisme) et l'intérêt économique de son pays, la Chine...

Voilà donc un interlocuteur, XI JINPING, avec lequel le monde occidental (en gros USA - Europe) devra compter ! (devra se résoudre à compter)...

C'est - il faut bien le dire- "qu'on ne gère pas un pays qui fait dix-sept fois et demi la France en surface et en ressources... et dont le nombre d'habitants voisine le milliard et demi... Comme on gère un pays comme la Suisse ou la Belgique !

Dans la pensée (le concept ou l'idéologie) "occidentale" (Europe – Etats Unis), la morale se fonde essentiellement sur les valeurs ayant pour fondement les droits de l'homme, la liberté, la démocratie... Mais en fait, et de fait, ces droits sont davantage des préceptes ou des dispositions édictées et légiférées tendant à s'apparenter à des modes (modes de pensée du temps, que l'on définit "de bon aloi" et devant être la "pensée de tout le monde" et donc susciter de l'adhésion au risque de passer pour un "mauvais citoyen" si l'on ne s'y conforme pas ou si l'on en discute le "bien fondé"...

Ce qui, personnellement me "gêne" dans la pensée "occidentale" actuelle, c'est cette "crispation de caractère quasi fondamentaliste" sur des valeurs devenues des dogmes ; des valeurs qui soit dit en passant sont bafouées par intérêt (l'intérêt des dominants et des lobbies, et plus généralement à vrai dire, par pas mal de "communs des mortels")...

Ce qui me gêne également dans la pensée occidentale actuelle, c'est de constater que le principe naturel (et intemporel, universel) de la relation humaine (les gens entre eux), de la relation entre les êtres (tous les êtres vivants) et les choses de la vie (l'environnement naturel en tout endroit de notre planète)... Soit devenu aussi dénaturé, perverti, formaté au seul intérêt d'une minorité dominante...

La nature "ne fait certes pas dans la dentelle" question relation entre les êtres vivants et caractère aléatoire -et difficile- de l'existence... Mais ce que les civilisations des humains ont instauré avec leurs lois, leurs religions, leurs morales, leurs gouvernements... "Ne fait guère mieux dans le genre" ! (en étant persuadés, toutes ces civilisations, toutes ces sociétés, tous ces gouvernements, tous ces dominants et possédants, tous ces grands penseurs de tous les temps... qu'ils vont rendre l'homme (et la vie) meilleurs et plus heureux"...

 

Dans la définition du terrorisme, l'article 421-2 du code pénal

L'on y peut lire ceci :

 

... "Le fait d'introduire dans l'atmosphère, dans le sol, dans le sous sol, dans l'alimentation ou les composants alimentaires ou dans les eaux y compris celles de la mer territoriale, une substance de nature à mettre en péril la santé de l'homme ou des animaux ou le milieu naturel" (article 421-2 du code pénal)

 

En vertu de cet article l'on peut affirmer que les lobbies mondialisés de l'alimentation, de l'agriculture, des semences, du médicament... Pour ne citer que quelques uns à savoir Monsanto, Bayer, Sanofi... Sont des organisations terroristes... Mais qui, non seulement bénéficient de la complaisance et du soutien des gouvernements -et des centaines de millions de gens partout dans le monde qui consomment en maugréant quelque peu de temps à autre- ; mais encore -ce qui est le plus révoltant- gagnent tous les procès que l'on leur fait -quand procès il y a- !

 

... Et, il faut bien le dire : sans aller jusqu'à être considéré comme un terroriste (quoique...) le fumeur qui s'en fait une petite (une roulée ou une toute faite) dehors devant l'entrée de l'hôpital, ou dans son jardin, ou à la terrasse d'un café... C'est un "pestiféré" autant que l'était, pestiféré, en 1955, un habitué du Ricard ou du ballon de rouge au bistrot du coin...

 

Quand on sait ce qu'introduisent ou incluent dans le tabac, dans le vin, dans les apéritifs, les lobbies de la consommation de ces produits que sont le tabac et les alcools... Des substances qui elles sont pour 70% responsables de cancers et de maladies graves... Il est permis de se demander "où est vraiment le mal" ou plus exactement "le plus du mal" ?

 

En 1955, le "paquet de gris" (Scaferlati) de 40 grs, n'avait pas d'agents de saveur et de texture, ni la "Gauloise"...

 

 

L'étape ultime -et la plus dangereuse- de l'insécurité liée au terrorisme

... Il se pratique dans notre pays, une "culture de la précaution de langage" à mon sens -et c'est ainsi que le ressentent des millions de gens en France- aussi abjecte, aussi révoltante, que la réalité de la violence, des attentats... Elle est même, elle se révèle, cette "culture de précaution de langage" (cette manière de ne pas nommer les choses ou de douter) en partie responsable de l'insécurité ambiante dans la mesure où elle laisse se développer une idéologie radicaliste et meurtrière aux côtés ou en parallèle d'organisations déclarées, puisqu'elle incite des individus isolés à commettre des actes de terrorisme... Ces individus, en général, ne sont pas connus de la Justice, ou ont été repertoriés en tant que délinquants ordinaires pour des délits dits "mineurs"... Inconnus qu'ils sont, de la Justice ou seulement repertoriés en tant que délinquants mineurs, ces individus sont d'autant plus dangereux qu'ils se radicalisent eux-mêmes en un temps très court (donc sans préparation, sans progression par étapes, et sans être directement influencés par d'autres individus d'un groupe) et qu'ils peuvent avec un couteau, ou au volant d'une voiture en fonçant sur des gens, semer la terreur dans un lieu public...

Ainsi le tueur isolé, qui n'a pas une kalachnikov ou une ceinture d'explosifs sur lui, qui n'est pas un spécialiste d'engin explosif ; peut-il agir à tout moment n'importe où, par n'importe quel moyen à sa portée...

C'est à ce stade d'insécurité qui est celui du risque existant en permanence désormais, que nous en sommes arrivés, ce stade étant l'étape ultime (et la plus dangereuse) d'un processus qui a commencé à se mettre en place il y a une quarantaine d'années et n'a cessé de franchir les étapes successives...

 

... "La République est ce lieu magique qui permet à des gens de vivre dans l'intensité de leur religion" ... Dixit Emmanuel Macron, le 1er octobre 2016...

 

Ce qui me gêne dans le vocable " l'intensité de leur religion", c'est que forcément -cela me paraît évident- que "l'intensité de leur religion" évoque ce qu'il y a d'excessif, de radical, d'extrême, dans la religion, dans une religion quelle qu'elle soit... Et dans ce cas, selon le propos d'Emmanuel Macron, le "lieu magique" qui est la République, devient un lieu de violence, de peur, de discorde, d'insécurité, de division entre les citoyens... N'ayant plus en conséquence la moindre "magie" et qui devient à vrai dire un enfer !

 

... Accepter de vivre dans une société (et avec une politique) qui conçoit de "vivre l'intensité de sa religion" (l'intensité avec tout ce qu'implique cette intensité)... Ce n'est guère "préférable" à devoir vivre dans une banlieue ou un quartier dit "difficile".

 

Le Festival International de Géographie, 28ème édition, Saint Dié Vosges

Fig st die 2017

... Pays invité : l'Afrique du Sud ; thème : territoires humains, mondes animaux.

 

Du vendredi 29 septembre à 9h jusqu'au dimanche 1er octobre à 20h...

 

-7 films projetés qui, tous déjà l'ont été une première fois, présentés durant les deux journées précédentes, mercredi 27 et jeudi 28 septembre.

 

-220 conférences, débats et discussions cafés géographiques, rencontres littéraires, lectures présentation ouvrages.

 

-Animations spectacles, expositions, concerts, salon du livre, salon de la gastronomie, restauration.

 

Les deux "temps (ou moments) forts" du festival :

 

-La séance inaugurale de cette 28 ème édition du F.I.G dans la salle Yvan Goll de l'Espace Georges Sadoul ("Quartier Général" du F.I.G) le vendredi 29 septembre de 18h à 20h.

 

-La cérémonie de clôture dans cette même salle Yvan Goll, le dimanche 1er octobre de 16h à 18h, avec notamment le témoignage de Jean Claude Guillebaud Grand Témoin de cette édition du F.I.G 2017.

 

... Et j'ajouterais pour ma part, outre ces 2 "moments forts" : le Grand Entretien avec Jean Claude Guillebaud, animé par Antoine Spire, le samedi 30 septembre de 11h à 12h 30 à la cathédrale.

 

Les personnalités du festival :

 

 

-Michel Pastoureau, historien du Moyen Age, qui nous a présenté lors de la séance inaugurale, sa thèse portant sur le bestiaire héraldique du Moyen Age : les animaux au Moyen Age n'intéressaient que peu les historiens de l'époque, n'étaient pas considérés au moyen âge selon la classification qui s'est faite à partir de la seconde moitié du 18 ème siècle...

 

-Jean Claude Guillebaud, grand témoin de ce festival, est un baroudeur ayant fait du reportage tout autour de la planète. Il a obtenu en 1972, le prix Albert Londres, travaillé au journal Le Monde puis au Nouvel Observateur, et aux Editions du Seuil en tant qu'éditorialiste. Son enquête, en fait une grande partie de son oeuvre a pour thème le désarroi contemporain et il interroge les travaux des grands penseurs de toutes les disciplines afin de saisir, de comprendre les métamorphoses des civilisations.

Il écrit notamment chaque semaine dans le journal Sud Ouest Dimanche une rubrique "Paris Province" portant sur un sujet d'actualité.

 

-Lydie Salvayre, présidente du Salon du Livre, fille de républicains espagnols, psychiatre et romancière, ayant obtenu le prix Goncourt pour son livre "Pas pleurer".

 

-Gilles Fumey, professeur à l'université Paris IV et à Sciences Po, qui nous invite à une réflexion sur le confinement des animaux dans les parcs, zoos, fermes ; sur la place des animaux dans notre alimentation, sur le rôle qu'on dénie aux animaux dans la crise écologique... sans cependant faire le procès de notre époque, mais en reconnaissant les liens entre les espèces animales et les sociétés humaines.

 

... A mon point de vue, un certain nombre de conférences et débats portaient sur des thèmes très particuliers qui n'étaient point liés à de "grandes problématiques de premier ordre"... Aussi ai-je évité ou plus exactement fait le choix de ne point assister à aucune de ces conférences ou débats ou entretiens dont je ne pensais point qu'ils pouvaient être d'un intérêt majeur... D'ailleurs vu le nombre (quelque 220 en tout), il m'eût été impossible d'assister à plus de dix tables rondes et conférences sur les 3 jours du F.I.G...

 

Outre, donc, la séance inaugurale et la séance de clôture, j'ai assisté à "L'Afrique, les enjeux multiples du continent" le vendredi 29 ; à l'entretien avec Jean Claude Guillebaud et à "L'Afrique du Sud ou les visages contrastés de l'émergence" le samedi 30...

J'ai consacré environ une demi heure à la visite du salon de la gastronomie (qui est un des lieux du festival chaque année, le plus fréquenté soit dit en passant) ; deux heures au salon du livre et une heure dans les salles du musée Pierre Noël pour voir une exposition de photos "Brakpan and Flatlands" en noir et blanc, de Marc Shoul, artiste et photographe sud africain vivant et travaillant à Johannesbourg ; et "Black Beach Day" une exposition photographique de Madeleine Caillard-Pisani-Ferry, en couleurs, des vues de la plage de bonne espérance un soir de 26 décembre seul jour où cette plage est accessible aux Noirs.

Marc Shoul s'attache au travers de ses différents travaux, à mettre en exergue les questions sociales complexes (et difficiles) que traverse l'Afrique du Sud...

En fait j'ai plus appris de l'Afrique du Sud en regardant ces photographies (et à lire les commentaires associés), qu'en assistant aux conférences tables rondes... Ce qui m'a interpelé c'est cette liberté d'expression autant en politique qu'en art, qu'en expression écrite, liée à un foisonnement de diversités culturelles et d'idées mêlées en de mêmes lieux urbains, tout cela dans une quasi absence d'hypocrisie, dans une authenticité, un naturel tels qu'il n'en existe que peu ailleurs dans le monde (et avec un regard sur l'avenir, la modernité)... Mais aussi il faut le dire, tout cela dans la violence, dans une insécurité présente, sur fond de grandes inégalités sociales...

En somme l'Afrique du Sud me semble un pays "plus démocratique" en dépit de la violence, de l'insécurité et des inégalités sociales régnantes, que la plupart des pays européens... En ce sens que pour le dizième de ce que tu peux dire en Afrique du Sud sur le gouvernement, par exemple... eh bien en Turquie ou en n'importe quel autre pays d'Afrique, ou en Russie ou en Chine, tu te retrouves en taule vite fait... Jamais en Afrique du Sud (mais à côté de cela, que de violences, que d'assassinats, que de rivalités raciales ou ethniques liées aux arrivées de migrants et d'étrangers et surtout aux conditions d'extrême précarité dans laquelle vit une partie de la population)...

Le seuil de pauvreté en Afrique du Sud est situé à moins de 50 euro par mois de revenu... C'est dire que le niveau de revenu pour les gens de la "classe moyenne" doit tourner autour de quelques centaines d'euro par mois (donc beaucoup moins qu'en Europe)... 1 euro, au change, vaut 16 Rands sud africain...

Pour le tourisme (je pense au tourisme de Touropérator surtout), on peut dire que budgétairement parlant, l'Afrique du Sud est un pays "attractif" (qui mise d'ailleurs sur cette "manne" qu'est le tourisme et qui met à disposition des sites -plages et autres- pour tous les goûts, toutes sortes d'activités -randonnées, circuits etc.)... D'autant plus que durant ces deux ou trois dernières années, l'Afrique du Sud qui a connu sa période la plus "heureuse" (croissance économique) entre 1994 et 2010 en gros, est entrée en stagnation voire en récession (tout le textile a foutu le camp ainsi que d'autres industries, à cause de la concurrence et de la mondialisation)...

L'"héritage" de la période Nelson Mandela est en train -en partie- de se diluer quelque peu et l'on assiste à un retour du racisme... Cependant en dépit de cette dilution de l'"héritage", l'oeuvre de Nelson Mandela a laissé tout de même en Afrique du Sud, des traces qui ne vont pas s'effacer de sitôt...

Il faut noter aussi que la corruption (tous milieux, politiques et autres) en Afrique du Sud, fonde en partie une économie de substitution non négligeable...

Pour résumer l'Afrique du Sud : une quasi "vraie démocratie" (si l'on excepte la domination des lobbies et des cartels), moins (bien moins) d'hypocrisie qu'en Europe, plus de liberté d'expression mais plus de violence, plus d'insécurité, plus d'inégalités sociales qu'en Europe... En somme "on ferait pas trop dans la dentelle mais sur un fond de poésie, de liberté et de culture de la modernité"... du moins dans les "couches populaires" même les moins éduquées (car pour l'éducation, il y a de grandes inégalités en Afrique du Sud)...

Il faut encore noter que ce n'est que depuis 1994 que l'Afrique du Sud s'est finalement dotée d'un régime démocratique en instituant le vote jusqu'à lors réservé aux Blancs, aux Noirs : c'est d'ailleurs le vote Noir en 1994, puisqu'il y avait en Afrique du Sud davantage de Noirs que de Blancs, qui a porté au pouvoir (à la présidence de la république) Nelson Mandela.

Vers la fin des années 1980, déjà, la société tout entière évoluait en Afrique du Sud, en ce sens que l'apartheid, institué dans ce pays depuis 1948, n'avait plus l'adhésion d'une partie de la population Blanche et surtout, l'adhésion encore, des élites, des dirigeants, des catégories aisées de la population (du moins en partie) du fait que cette partie des Blancs pensaient que l'apartheid était devenu un "boulet" pour leur pays désormais impacté par la mondialisation de l'économie marchande et de surcroît faisait l'objet d'une "mise au ban des nations" et même de sanctions sous forme d'embargos (difficulté pour trouver de la clientèle à l'exportation)...

Soit dit en passant dans le même temps, en ces années 1980 et 1990, et à plus forte raison avant 1980, les Etats Unis d'Amérique pratiquaient un apartheid qui n'était pas moins dur que celui qui existait en Afrique du Sud depuis 1948. En effet dans toutes les villes américaines des années 1960/1970, les Noirs et les Blancs ne pouvaient jamais se trouver ensemble dans les mêmes autobus, transports publics, écoles, certains magazins, etc.

Mais alors même que l'Afrique du Sud était considérée par la communauté internationale comme un état "scélérat et raciste", en revanche les Etats Unis d'Amérique étaient considérés comme un "modèle de civilisation", de modernité, un partenaire incontournable et ne faisaient pas l'objet de la moindre critique au sujet de la ségrégation raciale qu'ils pratiquaient au vu et au su de tous les observateurs étrangers présents dans leur pays. C'est dire de l'hypocrisie, du niveau d'hypocrisie de l'ensemble de la communauté internationale et en particulier de l'Europe Atlantiste (pays de l'OTAN et en même temps pays partenaires économiques)...

C'est en février 1991 que Frederick De Klerk, président d'Afrique du Sud, prend la décision de mettre fin à l'apartheid, et en effet 4 mois plus tard, le parlement Sud Africain abolit les lois qui fondaient la domination blanche.

Depuis lors, et surtout à partir de 1994, l'Afrique du Sud prend un essor économique notable avec un taux de croissance supérieur à celui des pays européens et bénéficie pleinement de l'ouverture des marchés, de la mondialisation de l'économie marchande, et devient un pays qui exporte... Mais cela s'infléchit à partir des années 2008, 2009 et 2010 du fait d'une concurrence plus dure et plus diversifiée et venant de pays qui eux ont émergé dans le début des années 2000 (Brésil, Chine, autres pays d'Afrique)...

 

... J'ai été tout d'abord "quelque peu surpris" puis ensuite après avoir cherché à me renseigner (parce que j'arrivais pas à le croire)... Par la non présence en ce festival international de géographie édition 2017, de personnalités, enfin, de gens venus d'Afrique du Sud en délégation : autrement dit "pas le moindre petit bout de visage de vrai/vrai Africain du Sud !"... J'en étais "le cul par terre" !

Alors que lors de F.I.G précédents, où les pays invités furent le Rwunda, la Russie, La Chine... Il y avait eu de "vrais Rwundais, de vrais Russes, de vrais Chinois" !

Pourtant l'affiche (celle que je poste en image au début de mon texte) porte en inscription : "Pays invité, l'Afrique du Sud".

Si vraiment, il n'y a pas de personnes en délégation, venues d'Afrique du Sud, alors l'inscription sur l'affiche aurait dû être : "Pays présenté, l'Afrique du Sud" !

... Je formule 2 hypothèses (juste des hypothèses) :

-Soit la municipalité de Saint Dié et le comité gestionnaire du F.I.G "n'est pas -n'est plus assez riche" pour pouvoir payer les frais occasionnés par la venue d'une délégation du pays invité, notamment le billet d'avion pour 8 ou 10 personnes...

-Soit (peut-être plus logique et plus probable) que l'Afrique du Sud n'a pas elle même souhaité envoyer à ce festival, une délégation (et je crois en percevoir si c'était le cas, les raisons-en rapport de ce que j'ai écrit plus haut au sujet de la "vue de l'Europe" sur l'Afrique)...

 

Voici d'ailleurs ce qu'écrivent à ce sujet, Georges Ramaïoli, dessinateur Niçois ; et Tanella Boni, philosophe Ivoirienne :

 

-Georges Ramaïoli :

 

"Je trouve que le festival est un peu calme et je suis étonné par le manque de présence du pays invité d'honneur"...

 

Tanella Boni :

 

"Je suis frappée par le fait qu'il n'y ait pas plus de dialogue avec des intervenants d'Afrique du Sud et que ces derniers n'interviennent pas plus sur les tables rondes. L'Afrique est vue de l'Europe."

 

... C'est dommage -mais sait-on jamais à l'avenir- que je n'aie point sur le Net (en quelque forum que je fréquente ou sur Facebook) un (ou deux ou trois) "ami de longue date" Africain du Sud habitant par exemple Le Cap (Capetown) ou Johannesbourg, et avec lequel j'aurais pu correspondre... Si cela avait été le cas, je lui aurais dit "viens passer tes vacances chez moi en France, et à mon tour je lui aurais demandé de me prendre sous son aile lors d'un séjour en Afrique du Sud... Moi qui ai "une peur bleue" (à cause de l'insécurité et de la violence) à l'idée de me retrouver dans une ville telle que Johannesbourg, je dois dire que, sous l'aile d'un ami, immergé que je serais au beau milieu de tant de diversités mêlées dans un même lieu urbain, tant de diversités en apparence si impensables à coexister vu d'Europe, comme j'ai pu le voir au travers de l'exposition photographique de Marc Shoul ; tout comme Marc Shoul je me dirais sans doute que cette diversité, que cette liberté et que cette atmosphère qui s'en dégage me ferait surmonter ma peur (peur de l'insécurité, peur de la violence)...

Mais bon, je me vois mal, à bientôt 70 ans, prendre un billet d'avion aller retour et devoir visiter l'Afrique du Sud par mes propres moyens (rien que les embouteillages monstres sur les voies autoroutières enserrant Johannesbourg par exemple...)... Ni même opter pour un voyage de Touropérator de type consommation de masse loisirs vacances, ou pour une croisière le long de la côte australe dans un bateau de 2500 personnes !

 

... Lors de la séance de clôture du F.I.G 2017, le dimanche 1er octobre de 16h à 17h, fut annoncé par monsieur Christian Pierret fondadeur du F.I.G ( 1ère édition en 1990) le thème retenu pour 2018 ainsi que le pays invité d'honneur :

-La France demain ; la scandinavie (Norvège/Suède/Finlande/Danemark) avec en plus l'Islande.

Personnellement, le thème retenu "la France de demain" ne me convainc trop guère en ce sens que je le trouve "plus ou moins politiquement orienté" et que de ce fait, cette "France de demain" me semble plutôt être celle des "du bon côté de la barrière"... En revanche la "France de demain" ne me paraît pas être une France "si heureuse que cela à vivre" pour des millions de gens (à commencer d'ailleurs par des gens de Saint Dié et des Vosges qui ne sont guère trop favorisés socialement et économiquement)...

 

... Quant au thème retenu pour le F.I.G 2017 "Territoires humains, mondes animaux", les interventions de géographes, de spécialistes du monde animal, que j'ai trouvées vraiment intéressantes dans la mesure où l'on évoquait l'intelligence animale (nombreux comportements étonnants évoqués) ... Ne m'ont pas cependant fait oublier cette dramatique réalité de la disparition de nombreuses espèces animales (dont on n' a pas suffisamment parlé dans les conférences et tables rondes)...

 

... Je ne voudrais pas terminer mon exposé cependant, sans souligner cette initiative des organisateurs (et de la ville de Saint Dié) de faire participer les jeunes au F.I.G (cela avait d'ailleurs été le cas en 2015, en 2016)... Au travers d'animations, de petites conférences, de jeux éducatifs, de présentations de livres, de bandes dessinées. Ainsi furent mobilisés et inclus dans ces trois journées du F.I.G les enfants des écoles, collèges et lycée, bien accompagnés et encadrés... C'est bien là en effet, un souci, une heureuse initiative, de la part de la municipalité de Saint Dié, de sensibiliser et de faire participer la jeunesse à l'évolution du monde, à la géographie, à l'histoire du monde...

... Je dirai aussi, enfin, que, une grande partie de l'atmosphère de ce F.I.G, résidait dans la déambulation musicale dans les rues de Saint Dié, sur la place du marché, dans l'avenue Thiers, de la fanfare Ensemble National de Reggae sur des reprises de grands succès sud africains aux rythmes endiablés, aux mélodies par moments émouvantes dont les notes retentissaient encore après la fin des morceaux...

Une déambulation musicale de marionnettes géantes, Caramantran ; et "Au rythme du Bushmen" une chorégraphie musicale de l'association Danser sans compter... également présentes lors de ce festival...

 

Une inquiétante odeur de poudre et de soufre...

... Un tiers d'abrutis avec à leur tête un "va-t-en guerre" soit environ 108 millions de gens sur cette Terre dans un pays qui s'appelle les Etats Unis d'Amérique, va peut-être (forte probalilité) être responsable d'un conflit nucléaire risquant de détruire en partie la planète et au pire par les retombées atomiques, réduire la vie sur Terre en survie...

Si la Corée du Nord, se sentant plus que jamais jusqu'alors, menacée, multiplie les provocations et continue à effectuer des essais de lancement de missiles nucléaires, il n'en demeure pas moins -c'est ce que je pense- qu'elle n'envisage pas d'engager la première le conflit (donc la guerre nucléaire)... Sauf si les USA de Donald Trump (un tiers d'abrutis, n'oublions pas que 2/3 des américains sont désolés de cette situation) décident de frapper en premier (en l'occurrence en quelque frappe "préventive")...

Pour "désarranger les choses" (ou les compliquer encore davantage) une partie des Coréens du sud est opposée à la présence militarisée américaine dans leur pays...

En ce qui concerne les seuls essais de lancement par la Corée du Nord, il existe déjà un danger potentiel : ces essais sont effectués à partir d'une région montagneuse dans des tunnels creusés dans la roche, et l'on ne sait pas si ces tunnels sont verticaux ou horizontaux . S'ils sont horizontaux (moindre coût en réalisation) ces tunnels, alors le risque d'un accident nucléaire dans le genre (aggravé) de celui de Tchernobyl en 1986, est très important et affecterait non seulement une bonne partie (la quasi totalité) de la Corée du Nord elle même mais aussi les régions frontalières de la Chine.

Des ingénieurs Chinois ont déclaré que la répétition à courts intervalles d'essais nucléaires à partir de cette zone montagneuse de Corée du Nord, peut faire éclater la montagne et être à l'origine d'un accident nucléaire sans précédent en puissance et en retombées...

Pour en revenir au risque d'un conflit nucléaire impliquant plusieurs puissances, si les USA comme le déclare Donald Trump se décident à une "frappe préventive" dont le résultat serait la destruction d'une partie de l'appareil militaire de la Corée du Nord, cette dernière avec ce qui lui resterait d'armement, répliquerait en attaquant la Corée du Sud (des dizaines de milliers de morts)... Et, dans une telle éventualité (d'une frappe américaine) il n'est pas possible d'imaginer un seul instant que la Chine, que la Russie, que l'Iran, demeureraient sans aucune réaction, rien qu'en observateurs...

Cela dit (dis-je)... Il existe une autre menace qu'un conflit nucléaire, importante aussi :

La dispersion accompagnée de la multiplication des combattants de l'Etat Islamique, à la suite de la disparition par défaites militaires d'un Etat Islamique ayant constitué un territoire (une partie de la Syrie et de l'Irak)...

Cette dispersion se fait pour l'essentiel en direction de l'Europe Occidentale et méridionale d'une part, et en direction de l'Afghanistan d'autre part. Il existerait -mais de cela on n'en parle pas dans les médias- en Bosnie Herzégovine autant qu'en Afghanistan- des camps d'entrainement au combat djihadiste. (La Bosnie est un pays en majorité Musulman, cela date d'avant 1919 quand cette partie des Balkans faisait partie de l'Empire Ottoman)...

Je me demande si les armées de Bachar El Hassad appuyées par les Russes en grande partie en faisant subir défaite sur défaite aux combattants de l'EI, et réduisant ainsi l'EI à une "peau de chagrin", ont bien réalisé là, le "meilleur objectif" (si c'est la meilleure stratégie) ?

Je me demande s'il n'aurait pas mieux valu (moins pire tout en étant dangereux quand même) laisser exister un Etat Islamique tel qu'il s'était constitué en 2014 à l'origine, avec son territoire en partie pris à la Syrie, en partie pris à l'Irak... Quitte à déplorer que des populations entières soient soumises à un tel régime de dictature islamique avec la charia... Quitte à déplorer aussi, que l'Etat Islamique puisse posséder les puits de pétrole, les richesses du sol et du sous sol, et sachant que le pétrole transitant par la Turquie, assurait les revenus de l'EI ? Oui, je me pose la question...

Nous avons bien laissé en dépit de tant et de tant d'interventions ces cinquante dernières années (interventions USA, URSS puis Russie, Europe dont France, Angleterre...) partout dans le monde en quelques "points chauds", se développer quelques régimes "scélérats" d'une dictature inqualifiable ! (Que l'on a fini par plus ou moins tolérer en se foutant de la manière dont les populations dans ces régimes étaient traitées)... Tant qu'à faire, on aurait pu en faire autant pour l'Etat Islamique, comme on l'a fait d'ailleurs pour la Corée du Nord depuis cinquante ans... en se foutant tout aussi royalement du sort des populations soumises ou avec cette puante hypocrisie consistant à plaindre les gens en diffusant des manifestes et des protestations qui ne résolvent jamais rien...

Il n'y a – il n'y a eu et il n'y aura jamais- que les peuples par eux-mêmes en quelque pays, nation, empire, royaume, état que ce soit... qui ont pu, et qui pourront, au prix d'un combat toujours difficile et surtout inégal, se libérer d'un régime, d'une dictature... La dictature peut-être la plus terrible étant celle qui prend le visage de la démocratie et qui ressemble à la démocratie à s'y méprendre...

 

 

Un débat sans grande surprise et décevant...

... Sans grande surprise parce que je me doutais bien que ce débat serait d'une grande violence, mais tout de même pas conduit avec autant de "coups de griffes de panthère", de Marine Le Pen et avec autant "d'olive bien huilée dans le fondement", de suffisance et d'aisance provocatrice, d'Emmanuel Macron.

Ce que je retiens en premier lieu de ce débat quant à sa "philosophie" (notez les guillemets), c'est que le "volet social" argumenté dans ses propositions par Emmanuel Macron, ne pourra être que d'autant plus attaqué, mis à mal, à vrai dire "souverainement aplati" par les lobbies et la finance mondialisée ; qu'il ne l'a déjà été depuis une trentaine d'années sous les gouvernements précédents.

Il y a bien toute une "symbolique" si je puis dire, avec chacun de ces deux personnages que sont Marine Le Pen et Emmanuel Macron, de deux France différentes, de deux cultures différentes, de deux sociologies différentes :

L'une, Marine Le Pen, on l'a bien vu dans ce débat, incarne ces millions de Français en colère dont toutes les voix, dont tous les cris, retentissent en écho ; l'écho étant une "photographie tonale" de toutes ces voix, de tous ces cris...

L'autre, Emmanuel Macron, on l'a bien vu dans ce débat, incarne ces autres millions de Français "bien dans leurs baskets" -mais pas toujours à la bonne pointure soit dit en passant- dont les voix sont rarement des cris ; dont la culture et la pensée se fondent sur un parcours scolaire puis universitaire de formation aux normes établies, un parcours en général "peu accidenté" et qui se poursuit jusqu'à son terme... Et nous avions bien là, dans le débat, avec Emmanuel Macron, l'écho, la "photographie tonale" de ces millions de Français "bien dans leurs baskets"...

C'est connu : la colère en général propose peu, à vrai dire elle est "tellement colère, la colère", qu'elle ne laisse pas apparaître ce que le propos raisonné, ce que l'argumentation, ce que l'explication, une fois la colère déchirée, pourrait mettre en évidence...

C'est connu également : la culture et la pensée qui se fondent sur un parcours d'éducation, qui font les "intellectuels", sont "tellement culture, tellement pensée" qu'elles laissent davantage apparaître de la fierté et de la suffisance, que ce qu'elles contiennent...

Je regrette que Marine Le Pen se soit "cantonnée" dans un discours agressif du genre coup de griffe de panthère, cela durant quasiment tout le débat...

Je regrette qu'Emmanuel Macron se soit "cantonné" dans un discours de "maître de conférence" et en même temps d'attaquant sûr de lui démolissant son adversaire et à, de cette manière conforter son avantage...

Les lobbies et les financiers se moquent bien autant de la colère du peuple que des discours de maîtres de conférence ! Au final, dimanche 7 mai au soir, l'on verra que le taux d'abstention sera en fait le reflet ou l'écho d'une "prestation" d'Emmanuel Macron qui aura amené vers les urnes un peu plus de monde que prévu... Mais qui ne fera pas loin s'en faut l'unanimité...

 

 

Les vivants et les morts

     Les morts ne ressuscitent que par les vivants mais leurs yeux ne voient plus et leurs oreilles n'entendent plus.

Les vivants sont comme les morts lorsqu'ils ne voient pas et n'entendent pas ce qui les fait exister, qui parle d'eux, de ce qu'ils font, de ce qu'ils disent, de ce qu'ils écrivent...

 

... De ces morts ne ressuscitant que par les vivants, il en un auquel je pense c'est Henri Emmanuelli, une grande figure, un "monument de dimension humaine autant de culture que de relation", décédé brusquement à l'âge de 71 ans le lundi 20 mars 2017 à Bayonne.

Un homme droit, socialiste de coeur, de raison et d'action, qui n'a jamais transigé avec ses idées et ses principes.

Nous lui devons un certain nombre de réalisations qui ont fait du département des Landes, un modèle de développement en matière d'équipements, de lieux de réunions, de bâtiments et de services publics, très fonctionnels et très modernes...

Lorsqu'il m'arrivera dans les prochains mois, en visite promenade en quelque village de Chalosse ou du Bas Armagnac, à la vue d'un bâtiment de mairie, d'une salle des fêtes, d'une salle de sports... de construction "très 21 ème siècle" de style, d'architecture, de fonctionnalité... Inévitablement surgira devant moi comme l'image en hologramme du visage "taillé à la serpe"d'Henri Emmanuelli... Un visage qui eût pu inspirer un sculpteur de la force, du réalisme et du talent d'un Rodin... Un visage saisissant reflet, saisissante image, saisissante photographie de l'âme même, de ce qu' est en dimension humaine, en dimension d'intelligence de la relation, ce personnage hors du commun qu'est Henri Emmanuelli... Un personnage dont il est impossible de parler au passé, tant il demeure vivant, présent et comme "immortel"...

... La dernière fois de ma vie que je l'ai vu de près, c'était un premier mai, il y a de cela cinq ou six ans, à la fête des asperges de Pontonx-sur-Adour. De stature, je trouvais qu'il faisait "très député", grand et droit et "monumental" dans sa gabardine bleu foncé, en conversation animée et conviviale au beau milieu des gens, tête nue, broussailleux de sourcils noirs, le verbe rocailleux...

 

... De ces vivants qui sont comme les morts lorsqu'ils ne voient pas et n'entendent pas ce qui les fait exister, je pense à tous ces gens qui s'expriment à leur manière, dont les mots, dont les propos se fondent dans l'immensité du "World Wide Web" (de la Toile) et qui, quelque part, tout près ou tout au loin, peuvent atteindre mais sans que celui ou celle qui s'est exprimé ne le sache jamais... qui a parlé de lui, qui l'a lu, qui l'a commenté au sujet de l'un ou de l'autre de ses propos, quelque part, tout près ou tout au loin...

 

Il y a épouvantail et épouvantail ...

... L'on peut être d'autant plus dur avec le fanatisme des fondamentalistes musulmans, et, par extension tout aussi dur avec l'Islam et avec la société dans l'Islam ; qu'il est moins "approprié" en vérité de l'être, avec le fanatisme des chrétiens (catholiques et protestants) intégristes, et, surtout, oui surtout, avec le fanatisme de la pensée unique dominante, à savoir la libéralisation de l'économie, des modes, du marché, et de la société dans la mondialisation économique de marché présentée comme un évangile à des milliards d'humains...

Il n'est pas, en effet, "de bon ton" par les temps que nous vivons, d'hurler et de s'attaquer à "l'évangile de la mondialisation" (et à sa pensée), quoique bon nombre de citoyens de divers pays dans le monde s'y risquent et s'organisent en dissidence et en résistance...

Se déclarer dur, très dur, intraitable et ennemi juré combattant, contre cet Islam radical et ces fondamentalismes musulmans présentés, agités, brandis comme l'épouvantail le plus effrayant, en somme, c'est davantage "entrer dans l'opinion du plus grand nombre", que de s'opposer en action et en paroles contre l'ordre établi de la pensée unique évangélisée autour de la mondialisation... Ou contre un catholicisme jugé trop intégriste... Quoiqu'il faille bien reconnaître tout de même que, question humour caricatural, il soit plus dangereux (c'est un fait) de se moquer de l'Islam et de son prophète Mahomet, que de se moquer de la religion catholique et du Pape...

Autrement dit, si l'Islam radical est un épouvantail -et il en est un, tout comme le catholicisme de Fransisco Pizzaro l'était en 1540- ... La pensée unique évangélisée de l'économie libérale mondialisée et de la croissance est un autre épouvantail tout aussi effrayant mais dont on a donné au "visage de chiffon" une apparence "acceptable" (avec par exemple, une pomme à la place du nez au lieu d'un bec crochu, tordu et coupant)...

 

 

Le réel mis en scène

      Le réel est saisi sur le vif, soit dans son authenticité, soit selon une représentation orientée dans un sens ou dans un autre, soit encore il est représenté de manière à faire effet, à faire spectacle, autant dire qu'il est "mis en scène" ; mais il n'est pas, il n'est plus l'expression poétique ni la transcendance de ce qu'il porte en lui ; et c'est bien là que réside l'imposture, une imposture qui va toujours de plus en plus loin et qui s'impose dans l'art, dans la littérature...

La presse, les critiques, les éditorialistes, en somme toute une "nomenklatura" d'intellectuels et de faiseurs de prix, soumise aux modes du moment, au sensationnel, à l'émotion, à tout ce qui fait événement et qui s'exprime dans une langue de dominants, une langue d'effets de style et de formulations n'ayant plus rien à voir avec la littérature et que d'ailleurs le "commun des mortels", l'homme, la femme de "la vie qui court", ne comprend pas ou fait semblant de comprendre afin de se donner le genre qui est celui de "l'air du temps"...

Il demeure cependant de par le monde, des gens, des artistes, des écrivains, des êtres qui à eux seuls, chacun d'entre eux, sont une culture, un style, un langage, et sont par là même dirais-je, des "créateurs d'atmosphère"... Lorsque disparait l'un ou l'autre de ces êtres là, c'est à chaque fois, toute une culture, tout un style, tout un langage, qui disparait avec l'un ou l'autre de ces êtres. Mais il reste la trace, l'empreinte, comme sur un mur ou comme sur un chemin du monde. La trace, l'empreinte, vivante... et le souvenir.

Le réel mis en scène sans expression poétique ou sans transcendance de ce qu'il porte en lui, n'a pas d'autre avenir que celui d'une pièce jouée dans un temps et dans un espace limités, une pièce dont les décors se succèdent avec des personnages en vue et des spectateurs qui vont et viennent...

 

Travailler plus pour ne gagner qu'à peine un peu mieux que le SMIG...

... Ou même pas davantage qu'un SMIC net qui, je le rappelle, est de 1128 euro par mois pour -actuellement- 35 heures de travail hebdomadaire...

Dans la libéralisation complète du marché du travail (de l'emploi) envisagé par François Fillon, rien n'empêchera un employeur (en l'occurrence et pour l'essentiel les très grandes entreprises genre VINCI, TOTAL, EIFFAGE, BOUYGUES, LOREAL, COLAS, VEOLIA, SANOFI et j'en passe...) de demander à un salarié de travailler jusqu'à 48 h hebdomadaire...

Et dans le secteur public, du fait de la diminution drastique du nombre de fontionnaires (d'état ou de collectivités territoriales) -de l'ordre de cinq à six cent mille ; cela entraînera automatiquement une forte augmentation du temps de travail pour les salariés demeurant dans le secteur public (fonctionnaires d'état, de collectivités territoriales, enseignants, police, gendarmerie...) ainsi que dans les centres hospitaliers... Certes le temps de travail hebdomadaire n'ira pas jusqu'à 48 h pour l'ensemble des salariés du secteur public, mais il faut s'attendre à des 40/42 heures tout de même... Et cela pour ne gagner qu'à peine -peut-être- 100/200 euro de plus que le SMIC, à condition de ne pas être engagé à temps partiel 20 heures hebdomadaire voire moins...

... "Libérer le marché du travail, réduire les charges, et toutes mesures fiscales et autres pour inciter à l'embauche, à l'investissement"... Lorsque tous les grands groupes et consortiums et lobbyies, ont pour objectif prioritaire d'augmenter leurs profits (dividendes) et de rétribuer leurs actionnaires, au lieu d'embaucher comme ils devraient, au lieu d'investir. Il n'est jamais demandé et encore moins imposé par aucun gouvernement en place, de "contre partie" de création d'emploi et d'investissement en échange de mesures fiscales et de libéralisation du marché du travail. Autrement dit "rateau d'un côté et ceinture de l'autre" !

Les années qui viennent vont être dures, difficiles, pour les femmes de ménage, agents d'entretien, caristes de Bricomarché géant, employés de Banque Postale derrière un guichet, aide-soignant dans un centre hospitalier, enfin de tous ces gens qui font un "travail-travail" (par comparaison à un "travail-activité" ou à une "activité"), un "travail-travail" oui "il faut appeler ça comme ça"... où il faut se lever le matin très tôt, ou bien travailler tard le soir, avec la fatigue, la pression des chefs, le stress...

C'est "ça" le "développement personnel"? Que restera-t-il pour la culture, les loisirs, la famille surtout? (Il n'en reste déjà plus grand chose avec les difficultés dues au chômage, à des emplois précaires et partiels, au temps passé dans les transports... )

Plus de travail c'est surtout plus de "travail-travail" en durée hebdomadaire obligatoire non négociable pour les femmes de ménage, les agents d'entretiens, le cariste de Bricomarché géant, l'employé de la Banque postale derrière son guichet, l'aide soignant... C'est 40/42 heures au lieu des 35 d'avant, et cela pour pas grand chose de plus que le SMIG... Et la retraite à 65 ans (je pense à la femme de ménage de 59 ans qui bosse entre 4h et 10 h le matin dans 3 ou 4 bureaux et le soir de 18 à 22 h dans 3 ou 4 autres bureaux)... pour 1200 euro par mois avec un loyer de 600 euro plus le gaz l'électricité...

 

 

Alep et Mossoul

      Sur le terrain purement militaire, l'organisation Etat Islamique recule ; Mossoul, l'une des plus importantes places fortes de l'EI, est investie, plus de deux mille combattants de l'EI ont été tués...

En revanche sur "un autre terrain", celui là non géographique, sans frontières, et disséminé en particulier dans les pays européens, l'organisation Etat Islamique "marque des points importants" : le gouvernement américain avec Donald Trump et son état major, le gouvernement russe avec Vladimir Poutine et ses forces aériennes et son armée, n'ont plus pour priorité la lutte contre l'Etat Islamique, ce qui va forcément permettre à ses combattants, n'ayant plus les russes et les américains aux fesses, de développer leurs réseaux, de poursuivre leurs actions de terrorisme et de propagande notamment en Europe...

Soit dit en passant, l'Europe est affaiblie politiquement, militairement, économiquement (historiquement parlant sur son déclin) -la puissance militaire de l'Europe ne reposant pour l'essentiel que sur la France et la Grande Bretagne- alors que de grandes puissances politiques et économiques émergent telles que la Chine, la Russie, l'Iran...

Vladimir Poutine avait récemment déclaré qu'il était "réticent" à l'envoi d'appui aérien pour aider les Irakiens et les Kurdes à reprendre Mossoul, du fait qu'il y avait à Mossoul des populations civiles... alors qu'il n'hésitait pas par ailleurs à bombarder depuis 3 mois, Alep... Il faut croire que les civils d'Alep "ne pèsent pas le même poids" que les civils de Mossoul...

L'on pourrait se dire après tout, que les civils de Mossoul en majorité dans cette ville de deux millions d'habitants, sont "pour" l'Etat Islamique (en ce sens qu'ils subissent l'autorité de l'EI d'une manière plus passive qu'active... et qu'en conséquence ils "mériteraient" d'être bombardés... "Humainement parlant", quelle différence y-a-t-il entre les gens qui vivent à Alep et ceux qui vivent à Mossoul?

L'organisation Etat Islamique à bien réfléchir, c'est un "acteur sur la scène du monde" -si l'on peut employer ce terme- dont on laisse produire le rôle terrifiant que joue cet acteur tout au long de la pièce elle même dramatique...

 

... Obama et Poutine (et Erdogan)... avaient-ils déjà -depuis deux ans, depuis 2014- vraiment pour priorité, la lutte contre l'Etat Islamique ? Apparemment oui "dans une certaine mesure" (uniquement dans la crainte de voir se développer dans leurs pays, le terrorisme islamiste)... Mais sur le plan purement stratégique, politique, économique, en fonction de leurs intérêts et de leurs vues ; dans l'ordre mondial qui est en train de se profiler, la réduction des forces islamistes est encore moins une priorité qu'il y a deux ans...

 

La multiculturalité

     La multiculturalité lorsqu'elle n'est que totems érigés sur les places publiques, tous ces totems entourés de sectateurs... N'élargit pas les voies par lesquelles passent et se rencontrent les hommes, mais les rend plus étroites...

La multiculturalité actuelle, depuis surtout la fin du 20ème siècle dans la civilisation de progrès, de développement économique et de sociétés se disant "démocratiques" est une constellation de courants d'idées et de pensées pour la plupart progressistes qui tous, au nom de la modernité, exercent une domination dans un ordre de pensée unique, consensuel et sujet à polémiques, à débats le plus souvent sans issue... Ou bien elle est l'expression ostentatoire, revendicatrice et fanatique parfois il faut dire, de minorités de gens cherchant à exister et à être représentés à tout prix dans une société en évolution...

Cette multiculturalité de totems et de sectateurs était déjà présente il y a plus de deux mille ans dans le monde Hellenistique puis dans le monde Romain, notamment en Palestine au 1er siècle de l'ère chrétienne, dans toutes ces régions du Moyen Orient qui étaient alors un espace multi ethnique, multi religieux, et le foyer permanent de conflits entre sectes issues du Judaïsme et des débuts du christianisme sous la domination politique et économique de l'empire Romain.

Dans les sociétés du Paléolithique Supérieur puis du Néolithique, la multiculturalité était une réalité naturelle dans laquelle les échanges et la communication s'établissaient entre des peuples ou des groupements humains, sans états ni gouvernements organisés ni royaumes ni empires...

Ainsi donc, la multiculturalité n'est plus, depuis le début des civilisations, des états, des royaumes et des empires, des systèmes politiques et économiques, et depuis les religions monothéistes, ce vaste espace naturel et originel de peuples, de langues, de cultures, de croyances et de modes de vie où l'échange primait sur la manifestation et sur l'expression de la différence.

Pour moi la multiculturalité c'est avant tout et pour l'essentiel, l'échange, et non pas la manifestation partisane, ostentatoire, revendicatrice, de la différence... Ni la "reconnaissance obligée" de tous les totems et sectateurs qui caractérisent cette multiculturalité complètement déconnectée de sa vocation originelle et naturelle hors idéologies hors religions hors cultes hors systèmes...

 

... Mais dans les sociétés anciennes d'avant les civilisations et d'avant les religions monothéistes cependant, la représentation matérialisée et symbolique des phénomènes naturels était une réalité, une nécessité, pour des peuples qui n'avaient alors que le regard qu'ils portaient sur ces phénomènes naturels, que l'image leur venant à l'esprit pour seule "explication"...

 

Au soir du dimanche 27 novembre 2016

... A l'annonce du résultat de la primaire de la droite et du centre (François Fillon 65%) je suis "assommé" (mais pas cependant "atterré")... J'espère tout simplement que la médiocrité consensuelle ambiante depuis 2007, avec l'arrogance jusqu'en 2012 d'une droite sarkoziste décomplexée, puis après 2012 avec l'arrogance d'une gauche progressiste d'intellectuels coupés du peuple... que cette médiocrité consensuelle ambiante donc, "mordra la poussière"...

L'intelligence dont je rêve de voir au pouvoir,"humaniste et sans concession à la médiocrité,

proche des gens et non pas des lobbyies"... Existe bel et bien dans ce pays qui est la France, mais cette intelligence là, de la relation humaine, est encore minoritaire...

Je pense qu'avec François Fillon Président de la république Française en 2017, la médiocrité consensuelle mordra la poussière, mais aussi, hélas, les pauvres (je veux dire les très pauvres) mordront la poussière encore plus qu'ils ne l'ont mordue sous le Hollandisme...

Ce que je peux en dire, de ce choix de François Fillon par bon nombre d'électeurs de droite, mais aussi par un certain nombre de "déçus de la gauche" ou de "déçus de Nicolas Sarkozy et autres "droites et centres consensuelles", c'est que nous risquons fort d'être à partir de mai 2017, dans une "droite dure" qui ressemblera question "valeurs sacrées" à la France des années 1960, et en même temps sur le plan économique et social, à l'Angleterre des années 1980... Avec cependant, "une orientation radicale dans la ligne d'un libéralisme actualisé années 2020"...

Nous aurons donc, grande probabilité en mai 2017, un duel entre "L'homme de fer" et "La Panthère"...

 

"Enterrés" -sans regrets- il faut dire, "L'Agité dans le bocal"(NS) et "Le Constipé"(FH), incarnations de la médiocrité française consensuelle et aussi pourfendeurs l'un que l'autre qu'ils furent, des pauvres ; des pauvres qui continueront à galérer et à souffrir sous la "pogne de l'Homme de fer"...

 

Clash sur l'accord sur le réchauffement climatique

... Donald Trump remettant en cause l'accord sur le réchauffement climatique, ce n'est pas "une grande surprise" : au moins, ce que l'on peut dire, ce que j'en dis, c'est qu'on ne peut pas le taxer, Donald Trump, d'hypocrisie à ce sujet !

Cependant, les américains, les citoyens américains sont parmi les premiers sur cette planète à subir déjà depuis plusieurs années, les colères de la nature (tornades à répétition, inondations, incendies gigantesques, sècheresses, tempêtes, côtes envahies par les eaux, etc.) qui à chaque fois, font tout de même pas mal de victimes...

Les cinq plus grands groupes de l'agrochimie, dont Bayer et Monsanto, détiennent un monopole sur les semences autorisées. Si un maraîcher n'utilise pas les standards imposés, il s'expose à une forte amende. Cette mainmise des multinationales menace gravement la biodiversité, à tel point qu'aujourd'hui, depuis 1955, environ 80% des espèces végétales comestibles ont disparu ou sont en voie de disparition.

Les conférences, les sommets, les débats, les accords sur le climat, qui réunissent à chaque fois les principaux acteurs économiques et politiques de quelque 190 pays dans le monde, sont donc, constituent une hypocrisie monumentale. En effet, il n'existe aucune contrainte réelle, aucune obligation expresse à se conformer à quelque ordre que ce soit ; chaque pays étant seulement "invité" à une réflexion, à une "modération" ; et tout "accord" signé par bon nombre de ces 190 pays, ne se traduit que par un "rapport de confiance" entre les intervenants de chaque pays.

Ce sont donc les lobbyies et les multinationales qui demeurent, de fait, les décideurs. De la même façon qu'au moyen âge dans les guerres entre seigneurs, les hommes d'armes et de cavalerie ravageaient les cultures et les villages dans les campagnes.

La puissance et la domination des lobbyies est telle, si organisée, si planifiée, si omni présente, qu'elle interdit pratiquement toute forme de résistance. Tout au mieux, la résistance qui essaye de s'organiser est celle de quelques associations qui parviennent à mettre en place des initiatives, des actions locales, mais se heurtent à un moment ou à un autre, à l'énorme machine judiciaire dont disposent les multinationales. Les lois qui sont censées "protéger" ou "défendre" les citoyens, sont en réalité établies pour qu'au final, elles profitent aux décideurs, aux puissants, aux détenteurs de la propriété et du capital.

En conséquence de tout cela, de cette injustice généralisée, de cette domination des lobbyies et des multinationales avec la complicité intéressée des gouvernants, mais aussi de la dépendance (pour ne pas dire parfois de la dévotion) de centaines de millions de consommateurs dans les pays "développés" -et en "voie de développement- , ce ne sera point 2 degrés maximun de plus en 2100, mais 4 sinon 6 ou 8 même, dès 2080 !

"Normalement" une période glaciaire, celle qui fera suite à celle de Würm (de -115000 à -12000) devrait commencer, soit dans cent ou deux cents ans, soit dans moins de deux millénaires. (L'écart entre les glaciations tend à se réduire depuis 2 millions d'années)...

Les ères géologiques, la nature, l'univers, la géographie, les étoiles... ont un pouvoir infini et éternel par rapport au pouvoir des lobbyies...

 

... L'antarctique hors périphérie, c'est à dire le continent lui même s'il était totalement libéré de glace, est recouvert en très grande partie, de 2000 à 4000 mètres d'épaisseur de glace.

Le volume global de glace antarctique est évalué en gros à quelque 25 millions de kilomères cube...

Chaque année depuis 2003, l'antarctique perd 128 kilomètres cube de glace par an. Ce qui représenterait en un siècle 12800 kilomètres cube...

A ce rythme de 128 km cube par an, il faudrait quelque 1950 ans pour qu'il n'y ait plus que de la terre et de la roche sur le continent antarctique. Je pense aux climatosceptiques qui remettent en cause le réchauffement climatique et ses conséquences... En effet, il faudrait tout de même 1950 ans pour que le niveau des océans s'élève sur toute la planète, de 70 mètres (ce qui changerait complètement le contour des côtes de l'Europe, de l'Amérique, de l'Afrique, de l'Australie, en fait, de chaque continent).

Qu'est ce que cela représente 1950 ans, pour les lobbyies? "L'éternité" dont ils se satisfont pour assurer leur domination déjà au 21 ème siècle et ensuite pour "un bon bout de temps" !

Qu'est-ce que cela représente pour les lobbyies, un ou deux mètres en plus de niveau des océans et des mers en un siècle? Cela ne change pas grand chose il faut croire, puisque les lobbyies n'ont que faire de quelques millions de "réfugiés climatiques" en général des millions de réfugiés de pays "pauvres" ? Les lobbyies auront toujours -à peu près- et cela durant au moins les 3 ou 4 siècles suivants, la même clientèle de un à deux, et même trois milliards de consommateurs. Qu'importe donc, pour les lobbyies, quatre milliards de "petits ou très petits" consommateurs dont deux milliards ne consomment pour ainsi dire RIEN ! (Mais qui vivent dans une forme d'esclavage et de précarité, ce qui permet et entretient l'aisance relative de trois milliards de "clients" des lobbyies)...

 

 

La couleur des sentiments, film de Tate Taylor, 2011

     Dans un état du Sud des Etats Unis d'Amérique, le Mississipi, au début des années 1960, dans une société raciste de même type que celle de l'Afrique du Sud avec l'apartheid, une jeune femme blanche écrivain défend la cause des domestiques noires victimes de la ségrégation.

Ce film est une adaptation du roman de Kathryn Stockett.

 

J'avais déjà vu "Le majordome", l'histoire véridique d'un Noir attaché au service de la Maison Blanche durant plus de 50 ans jusqu'à la présidence de Barack Obama, et dont une scène de ce film "Le majordome" m'avait particulièrement frappé ( un commando du Klu Klux Klan qui arrête un bus de Noirs et qui brûle ce bus en empêchant les occupants de sortir du véhicule en flammes -cela se passait dans les années 1970)...

 

Extrémiste -je n'ai pas peur de le dire- que je suis contre le racisme, le film de Tate Taylor me renforce dans ma conviction que les Etats Unis d'Amérique ne peuvent pas, n'ont jamais été -et ne seront sans doute jamais- un "modèle de civilisation"... Mais je loue, toutefois, ces "grandes et belles âmes" d'écrivains, d'artistes, d'intellectuels, et de quelques personnages politiques fort rares, qui, hier, aujourd'hui et demain, dans ce pays que sont les Etats Unis d'Amérique, combattent pour défendre les Noirs et leurs droits.

En dépit de huit années de présidence Obama, force est de constater que les tensions raciales existent toujours aux USA, et que même depuis deux ans elles se renforcent, et que l'on voit sous les yeux des policiers, des autorités, agir des commandos du Klu Klux Klan au grand jour, oui, en 2016 !

 

Le fait le plus marquant dans le film de Tate Taylor, c'est celui -à mon sens- parcequ'il est "particulièrement révélateur", de la mise en place dans les maisons bourgeoises et de l'aristocratie blanche des états du sud, de toilettes pour domestiques noirs...

Aujourd'hui encore, les salaires perçus par les Noirs, sont inférieurs (d'environ 30%) aux salaires perçus par les Blancs, aux "Etats Unis d'Amérique"... Et il en est de même d'ailleurs, pour les salaires perçus par les femmes, qu'elles soient Noires ou Blanches. Car ce pays, les "Etats Unis d'Amérique" n'est pas seulement un pays raciste, mais en plus, un pays sexiste !

 

Je rappelle qu'à la fin de la guerre de secession 1861-1865, dans les états du nord on disait aux Noirs "sois libre et que le diable t'emporte" et que dans les états du Sud on disait aux Noirs "sois esclave et que dieu te garde" !

"Sois libre..." donc, oui... Mais-autrement dit- "travaille comme un nègre que tu es, pour que puissent s'enrichir les patrons d'industrie et d'agriculture" ! ... et- sous entendu- "crèves si t'es malade ou trop vieux" !

 

...En ce qui concerne ma position au sujet du racisme, je précise -c'est important- que j'ai exactement la même détestation, que je fais le même rejet du racisme "anti blanc" dont l'origine n'est pas forcément liée au colonialisme des Européens en Afrique et ailleurs dans le monde durant les siècles passés. Ce racisme "anti blanc" est présent en effet, un peu partout non seulement dans des pays d'Afrique mais aussi dans des pays européens où sont concentrées des communautés noires, arabes et autres... Il y a là manifestement un "rejet de l'autre", un rejet de la culture et du mode de vie de l'autre", une haine, ou une détestation de cet "étranger à la communauté qui est le "blanc" suspect, dont on se méfie et qui n'est pas accepté...

 

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