Dans la relation "dominant/dominé" il faut bien préciser les choses :

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  • Le 23/01/2026 à 08:24
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Prenons par exemple un colon…

 

Un colon, qu’il soit de n’importe quelle nationalité ou pays ou état, quelle que soit sa religion, quelle que soit son histoire personnelle…

C’est une personne qui, vivant en un endroit donné où que ce soit, décide de quitter cet endroit afin de se rendre dans un autre endroit plus ou moins éloigné de l’endroit où il vivait, dans le but d’avoir une vie meilleure avec davantage d’aisance et de possessions matérielles (maison, terrain, argent), que là où il vivait auparavant et où sa vie était plus difficile…

Le colon, donc, quitte un endroit et s’installe dans un autre endroit.

Dans cet autre endroit vivent des gens avec lesquels le colon doit forcément pour son projet, établir une relation, mais faut-il préciser, une relation qui soit « à son avantage »…

En contre partie de l’avantage ou du « plus » qu’ acquiert le colon sur l’occupant de l’endroit qui est « l’autochtone » , le colon assure la protection et la subsistante de l’autochtone mais en veillant que cette protection et que cette subsistance offertes, n’ait aucune incidence, ne diminue en rien le profit qu’il compte retirer pour lui… Et en conséquence le colon assurera juste le minimum nécessaire à la protection et à la subsistance de l’autochtone.

 

Dans un premier temps plus ou moins long dans la durée, l’autochtone se satisfait de cette situation de relation entre lui et le colon, se fondant ainsi sur l’idée que « c’est dans l’ordre des choses »… « Après tout » se dit l’autochtone « le colon est arrivé avec ses outils, ses machines, son savoir-faire, et nous, nous n’avions rien ou peu »… Et c’est la raison pour laquelle l’autochtone accepte que le colon soit « plus riche » et que ce soit lui, le colon, qui commande…

 

Mais peu à peu dans un second temps, s’établit une relation conflictuelle entre le colon et l’autochtone, se dernier manifestant de la résistance, de la désobéïssance, de l’agressivité et à reventiquer des droits dont il est privé ; ce qui incite alors le colon à se défendre, à s’armer, à utiliser des moyens de coercition afin de « mater » l’autochtone…

 

Deux « points de vue » ou « visions » s’affrontent et deviennent inconciliables : celle du colon qui pense que l’autochtone est paresseux, fourbe, n’a pas la volonté de « mettre en valeur » par lui-même le bout de terrain qu’il occupe depuis bien avant l’arrivée du colon… Et celle de l’autochtone qui pense que le colon « ne voit que pour son avantage, que pour son profit et qu’à ce titre il va tout faire pour que jamais la situation de l’autochtone ne s’améliore et ne porte ainsi préjudice à son projet de s’enrichir et de posséder toujours plus…

Tel est le « shéma » ou le « principe » dominant et d’une intemporalité (donc de tous les temps de l’Histoire) en vigueur et en constante réalité, depuis les sociétés humaines du Paléolithique Supérieur jusqu’aux sociétés du 21 ème siècle… Vingt-cinq mille ans…

 

Encore que… Faut-il différencier cependant, dans les sociétés du Paléolithique Supérieur et d’une partie du Néolithique, les « chasseurs cueilleurs » ou « nomades » d’une part ; et les « semi sédentaires » ou « sédentaires agriculteurs éleveurs artisans ou ayant une activité locale » d’autre part… Soient deux modes de vie totalement différents ne pouvant que difficilement s’accorder et coopérer ensemble, et générant forcément des relations conflictuelles…

 

Et au 21ème siècle c’est le même problème – de relation conflictuelle- entre les « natifs » ou les « implantés en un endroit, en un pays… Et les « migrants » ou les « venus d’ailleurs »…

Pourra-t-on un jour « sortir de ce shéma, de ce principe » ? De ce rapport entre dominants et dominés, entre colons et autochtones, entre migrants et natifs ?

 

Est-ce que l’idée de « progrès dans l’évolution sociale », prônée par des intellectuels, par des humanistes, par des penseurs, (et, il faut le dire, par des rêveurs) peut oui ou non et si oui dans quelle mesure, contribuer au changement du « shéma » ou du « principe » dominant ?

 

 

 
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